Adresse du Forum Officieux Ségolène Royal 2007 : http://www.SegoleneRoyal2007.new.fr -------------------------------- Divers sites sur Ségolène Royal :
Appel solennel aux fonctionnaires intègres et démocrates et tout particulièrement aux magistrats, policiers et militaires, ainsi qu'aux populations juive et musulmane des banlieues parisiennes. Communiqué de Politique de Vie à l'attention des parlementaires français, des électeurs et de la presse étrangère.
M. Nicolas Sarkozy, actuel ministre de l'intérieur français, prépare à ce jour un coup d'État militaro-policier, avec la complicité passive et contrainte de Messieurs Chirac et De Villepin.
Le sénateur socialiste de l'Essonne était l'invité de RTL mercredi matin, pour faire le point sur une candidature anti-libérale à l'élection présidentielle
Le président du Front national était l'invité de RTL lundi matin. Jean-Marie Le Pen n'a pas démenti nos informations selon lesquelles le FN pourrait retirer de son programme électoral l'abrogation immédiate des lois Veil autorisant l'avortement.
Le grand patron et fondateur de SOS est Julien Dray. Au début des années 80, ce dernier était trotskiste ; il fonda le Mouvement d’action syndicale (MAS). Dans les facs et les cités, Julien Dray plus connu alors sous le sobriquet de Juju, brandissait fièrement son trotskisme pour donner l’image d’un révolutionnaire. Le MAS n’était pour lui qu’une passerelle ; en réalité il se sentait coincé dans les coulisses du monde politique, il voulait prendre un raccourci et éviter le long parcours du combattant comme n’importe quelle « limace » militante. Il troqua la casquette trotskiste peu rentable contre l’habit du militant socialiste en y apportant un formidable cadeau au PS : SOS Racisme, l’association championne de la jeunesse
Pour le lancement de la spectaculaire assoce, il fallut trouver des slogans et des discours se rapprochant le plus possible des préoccupations quotidiennes des immigrés.
Ce qui rendait la tâche plus difficile encore est que Juju avait placé à la tête de SOS des membres de l’UEJF (Union des étudiants juifs de France), ultra-sionistes pour la plupart et très provocateurs. L’UEJF qui, pourtant n’avait aucun projet et ne s’intéressait à aucune action antiraciste monopolisa SOS. D’ailleurs, dans un article publié dans le monde du 14 juin 1985, Philippe Bernard s’étonna de la composition de la direction de SOS qu’il trouvait un peu accaparée
2007 TOUS AUX URNES VOUS AVEZ JUSQU'AU 30 DECEMBRE POUR VOUS INSCRIRE SUR LES LISTES ELECTORALES APRES IL SERA TROP TARD POUR CELA IL VOUS SUFFIT JUSTE D'ALLER DANS VOTRE MAIRIE MUNIE D'UNE PIECE D'IDENTITÉ PASSÉ CE DÉLAI VOUS NE POURAIS PAS VOTER EN 2007 FAITE PASSER LE MESSAGE
VOTER POUR FAIRE ENTENDRE VOTRE VOIX ON 2006 ON S’INSCRIS ET 2007 2008 ON GAGNE
2007 TOUS AUX URNES VOUS AVEZ JUSQU'AU 30 DECEMBRE POUR VOUS INSCRIRE SUR LES LISTES ELECTORALES APRES IL SERA TROP TARD POUR CELA IL VOUS SUFFIT JUSTE D'ALLER DANS VOTRE MAIRIE MUNIE D'UNE PIECE D'IDENTITÉ PASSÉ CE DÉLAI VOUS NE POURAIS PAS VOTER EN 2007 FAITE PASSER LE MESSAGE
VOTER POUR FAIRE ENTENDRE VOTRE VOIX ON 2006 ON S’INSCRIS ET 2007 2008 ON GAGNE
2007 TOUS AUX URNES VOUS AVEZ JUSQU'AU 30 DECEMBRE POUR VOUS INSCRIRE SUR LES LISTES ELECTORALES APRES IL SERA TROP TARD POUR CELA IL VOUS SUFFIT JUSTE D'ALLER DANS VOTRE MAIRIE MUNIE D'UNE PIECE D'IDENTITÉ PASSÉ CE DÉLAI VOUS NE POURAIS PAS VOTER EN 2007 FAITE PASSER LE MESSAGE
VOTER POUR FAIRE ENTENDRE VOTRE VOIX ON 2006 ON S’INSCRIS ET 2007 2008 ON GAGNE
2007 TOUS AUX URNES VOUS AVEZ JUSQU'AU 30 DECEMBRE POUR VOUS INSCRIRE SUR LES LISTES ELECTORALES APRES IL SERA TROP TARD POUR CELA IL VOUS SUFFIT JUSTE D'ALLER DANS VOTRE MAIRIE MUNIE D'UNE PIECE D'IDENTITÉ PASSÉ CE DÉLAI VOUS NE POURAIS PAS VOTER EN 2007 FAITE PASSER LE MESSAGE
VOTER POUR FAIRE ENTENDRE VOTRE VOIX ON 2006 ON S’INSCRIS ET 2007 2008 ON GAGNE
2007 TOUS AUX URNES VOUS AVEZ JUSQU'AU 30 DECEMBRE POUR VOUS INSCRIRE SUR LES LISTES ELECTORALES APRES IL SERA TROP TARD POUR CELA IL VOUS SUFFIT JUSTE D'ALLER DANS VOTRE MAIRIE MUNIE D'UNE PIECE D'IDENTITÉ PASSÉ CE DÉLAI VOUS NE POURAIS PAS VOTER EN 2007 FAITE PASSER LE MESSAGE
VOTER POUR FAIRE ENTENDRE VOTRE VOIX ON 2006 ON S’INSCRIS ET 2007 2008 ON GAGNE
2007 TOUS AUX URNES VOUS AVEZ JUSQU'AU 30 DECEMBRE POUR VOUS INSCRIRE SUR LES LISTES ELECTORALES APRES IL SERA TROP TARD POUR CELA IL VOUS SUFFIT JUSTE D'ALLER DANS VOTRE MAIRIE MUNIE D'UNE PIECE D'IDENTITÉ PASSÉ CE DÉLAI VOUS NE POURAIS PAS VOTER EN 2007 FAITE PASSER LE MESSAGE
VOTER POUR FAIRE ENTENDRE VOTRE VOIX ON 2006 ON S’INSCRIS ET 2007 2008 ON GAGNE
2007 TOUS AUX URNES VOUS AVEZ JUSQU'AU 30 DECEMBRE POUR VOUS INSCRIRE SUR LES LISTES ELECTORALES APRES IL SERA TROP TARD POUR CELA IL VOUS SUFFIT JUSTE D'ALLER DANS VOTRE MAIRIE MUNIE D'UNE PIECE D'IDENTITÉ PASSÉ CE DÉLAI VOUS NE POURAIS PAS VOTER EN 2007 FAITE PASSER LE MESSAGE
VOTER POUR FAIRE ENTENDRE VOTRE VOIX ON 2006 ON S’INSCRIS ET 2007 2008 ON GAGNE
2007 TOUS AUX URNES VOUS AVEZ JUSQU'AU 30 DECEMBRE POUR VOUS INSCRIRE SUR LES LISTES ELECTORALES APRES IL SERA TROP TARD POUR CELA IL VOUS SUFFIT JUSTE D'ALLER DANS VOTRE MAIRIE MUNIE D'UNE PIECE D'IDENTITÉ PASSÉ CE DÉLAI VOUS NE POURAIS PAS VOTER EN 2007 FAITE PASSER LE MESSAGE
VOTER POUR FAIRE ENTENDRE VOTRE VOIX ON 2006 ON S’INSCRIS ET 2007 2008 ON GAGNE
2007 TOUS AUX URNES VOUS AVEZ JUSQU'AU 30 DECEMBRE POUR VOUS INSCRIRE SUR LES LISTES ELECTORALES APRES IL SERA TROP TARD POUR CELA IL VOUS SUFFIT JUSTE D'ALLER DANS VOTRE MAIRIE MUNIE D'UNE PIECE D'IDENTITÉ PASSÉ CE DÉLAI VOUS NE POURAIS PAS VOTER EN 2007 FAITE PASSER LE MESSAGE
VOTER POUR FAIRE ENTENDRE VOTRE VOIX ON 2006 ON S’INSCRIS ET 2007 2008 ON GAGNE
2007 TOUS AUX URNES VOUS AVEZ JUSQU'AU 30 DECEMBRE POUR VOUS INSCRIRE SUR LES LISTES ELECTORALES APRES IL SERA TROP TARD POUR CELA IL VOUS SUFFIT JUSTE D'ALLER DANS VOTRE MAIRIE MUNIE D'UNE PIECE D'IDENTITÉ PASSÉ CE DÉLAI VOUS NE POURAIS PAS VOTER EN 2007 FAITE PASSER LE MESSAGE
VOTER POUR FAIRE ENTENDRE VOTRE VOIX ON 2006 ON S’INSCRIS ET 2007 2008 ON GAGNE
2007 TOUS AUX URNES VOUS AVEZ JUSQU'AU 30 DECEMBRE POUR VOUS INSCRIRE SUR LES LISTES ELECTORALES APRES IL SERA TROP TARD POUR CELA IL VOUS SUFFIT JUSTE D'ALLER DANS VOTRE MAIRIE MUNIE D'UNE PIECE D'IDENTITÉ PASSÉ CE DÉLAI VOUS NE POURAIS PAS VOTER EN 2007 FAITE PASSER LE MESSAGE
VOTER POUR FAIRE ENTENDRE VOTRE VOIX ON 2006 ON S’INSCRIS ET 2007 2008 ON GAGNE
2007 TOUS AUX URNES VOUS AVEZ JUSQU'AU 30 DECEMBRE POUR VOUS INSCRIRE SUR LES LISTES ELECTORALES APRES IL SERA TROP TARD POUR CELA IL VOUS SUFFIT JUSTE D'ALLER DANS VOTRE MAIRIE MUNIE D'UNE PIECE D'IDENTITÉ PASSÉ CE DÉLAI VOUS NE POURAIS PAS VOTER EN 2007 FAITE PASSER LE MESSAGE
VOTER POUR FAIRE ENTENDRE VOTRE VOIX ON 2006 ON S’INSCRIS ET 2007 2008 ON GAGNE
2007 TOUS AUX URNES VOUS AVEZ JUSQU'AU 30 DECEMBRE
POUR VOUS INSCRIRE SUR LES LISTES ELECTORALES APRES IL SERA TROP TARD POUR CELA IL VOUS SUFFIT JUSTE D'ALLER DANS VOTRE MAIRIE MUNIE D'UNE PIECE D'IDENTITÉ PASSÉ CE DÉLAI VOUS NE POURAIS PAS VOTER EN 2007
FAITE PASSER LE MESSAGE
VOTER POUR FAIRE ENTENDRE VOTRE VOIX ON 2006 ON S’INSCRIS ET 2007 2008 ON GAGNE
Adresse du Forum Officieux Ségolène Royal 2007 : http://www.SegoleneRoyal2007.new.fr -------------------------------- Divers sites sur Ségolène Royal :
Ségolène Royal ira à Pékin le 8 janvier. Sarkozy, qui s'y est rendu en 2004, reçoit des experts et un dissident.
La Chine est-elle devenue un point de passage obligatoire pour les candidats à la présidentielle ? Il suffisait autrefois de se montrer à Washington, Berlin, et assurément en Israël, pour se donner une stature internationale. Certains avaient déjà fait le détour par Pékin, comme François Mitterrand, à la veille de la présidentielle de 1981, ou comme Jacques Chirac, en tant que maire de Paris, mais plus par tropisme personnel que par enjeu politique.
Aujourd'hui, le poids de la Chine est tel économiquement avec les conséquences pour la France, mais aussi politiquement , qu'un déplacement dans l'empire du Milieu fait partie des must, tant pour Nicolas Sarkozy que pour Ségolène Royal.
Délocalisations. Pour son second voyage à l'étranger en tant que candidate, la socialiste a ainsi choisi la Chine, annonce surprise qui remplace le déplacement prévu, repoussé sine die , aux Etats-Unis, le pays d'Hillary Clinton. Elle s'envolera pour Pékin le 8 janvier, répondant finalement à une invitation du gouvernement chinois lancée dès son investiture comme candidate du PS. Un voyage dont le programme n'est toujours pas finalisé, mais qui sera un nouveau test de crédibilité pour la candidate, novice sur ce terrain, attendue au tournant sur les droits de l'homme, le Tibet, Taiwan, ou les délocalisations, ou encore sur le type de relations qu'elle instaurerait avec une grande puissance devenue incontournable, mais totalitaire.
La Chine figure également, même si c'est plus discrètement, dans l'agenda de Nicolas Sarkozy : le candidat probable de l'UMP a reçu la semaine dernière pour un petit-déjeuner place Beauvau plusieurs experts français sur la Chine, ainsi que invité surprise le dissident chinois Cai Chongguo, installé en France depuis le massacre de Tiananmen en 1989. C'est Cai Chongguo qui a d'ailleurs révélé sur son blog (1) l'existence de ce petit déjeuner. Le dissident, dont la présence chez le ministre de l'Intérieur est visiblement surinterprétée côté chinois, a fait état de la volonté du numéro deux du gouvernement de rééquilibrer la relation franco-chinoise vers le «donnant, donnant», une critique implicite de la complaisance de Jacques Chirac vis-à-vis de Pékin.
Méprise. Le récit de Cai Chongguo fait également état des interrogations de Nicolas Sarkozy sur la politique chinoise à l'égard de Taiwan. «La Chine va-t-elle attaquer Taiwan ?», aurait demandé le ministre à ses interlocuteurs, qui auraient répondu négativement. Le dissident n'est pas d'accord avec eux, et il s'interroge ouvertement sur son blog sur la méprise des experts consultés par Nicolas Sarkozy, tant sur Taiwan que sur la relation sino-américaine.
Le président de l'UMP a aussi profité, selon nos informations, d'un passage à Pékin cette semaine de l'ex-ministre des Affaires étrangères, Michel Barnier (aujourd'hui vice-président de la société Mérieux), pour envoyer un message au président Hu Jintao. Barnier, qui se verrait bien de retour au Quai d'Orsay, pourrait avoir préparé le terrain à une possible visite de Sarkozy à Pékin. Celui-ci s'y était déjà rendu en 2004 en tant que ministre de l'Intérieur, voyage dont on aura surtout retenu les piques contre Jacques Chirac et son goût du sumo... Du point de vue chinois, la perplexité est de mise, une fois passée la tristesse de voir partir l'actuel président de la République. Historiquement, la gauche s'est montrée moins fiable du point de vue de Pékin, notamment en vendant des armes à Taiwan. Mais Nicolas Sarkozy n'a pas impressionné ses interlocuteurs. Cette fois, les enjeux sont plus élevés : l'Elysée vaut bien un passage par Pékin.
Dans un entretien paru mardi 26 décembre dans le quotidien régional Sud Ouest, le syndicaliste paysan José Bové regrette"le patriotisme d'appareil" qui a empêché la désignation d'un candidat commun de la gauche antilibérale. Marie-George Buffet, première secrétaire du Parti communiste, s'est finalement lancée dans la bataille présidentielle sans l'appui des collectifs antilibéraux, alors que M. Bové, un temps candidat à la candidature, s'est retiré de la compétition.
"Il s'est passé ce que je redoutais, le patriotisme d'appareil a rapidement repris le dessus", indique M. Bové, commentant l'éclatement du front commun né à la gauche de la gauche après le non à la Constitution européenne.
"NOUS POUVIONS OBTENIR UN SCORE À DEUX CHIFFRES"
"A partir du moment où nous ne pouvions plus agir de façon collective parce que le PC et la Ligue communiste révolutionnaire jouaient individuellement, je n'avais plus qu'à me retirer, ce que j'ai fait", explique le syndicaliste."L'émiettement est une maladie infantile de la gauche française apparemment incurable", poursuit M. Bové, estimant que "les gens avaient envie d'autre chose en politique et que nous pouvions obtenir un score à deux chiffres nous permettant de poser des questions fondamentales".
De plus, il affirme, dans cet entretien, qu"'il faut tout faire pour battre Nicolas Sarkozy", un homme "très libéral et dangereux". "Ses discours sur les banlieues ne font qu'attiser les haines. Il ne peut qu'accroître la fracture sociale", ajoute-t-il. Il ne lance, en revanche, aucune attaque contre Ségolène Royal, attendant "de voir la suite des événements".
Familier des combats écologistes, M. Bové se montre, par contre, prudent à l'égard de Nicolas Hulot, dont il juge le projet "creux". "Il ne s'attaque pas aux vrais responsables de la crise écologique, les multinationales notamment." "Le constat qu'il nous propose a été fait depuis longtemps", remarque-t-il, mais "on ne peut pas défendre l'écologie sans remettre en cause l'ordre économique de la planète."
Selon l'arithmétique de ceux qui réduisent l'engagement politique au calcul élémentaire, la participation des radicaux de gauche à la campagne de Ségolène ROYAL n'aurait pas d'autre sens que celui d'un troc, soutien du parti socialiste à bon nombre de candidats PRG aux législatives, contre renonciation des radicaux à présenter un candidat à la présidentielle. En suite de quoi les radicaux de gauche devraient, en bonne logique, se faire simplement discrets, dans l'attente de la contrepartie au geste qu'ils ont, pour leur part, accompli.
Il faudra s'accoutumer à autre chose. Le choix politique des radicaux de gauche répond à deux exigences de fond. La première était d'assurer que les français auront bien la possibilité de choisir, au second tour de la présidentielle, un projet de société tourné vers l'avenir ; il fallait, pour cela, une plus grande unité de la gauche. La seconde est que le projet de la gauche soit bien celui d'un nouvel élan de la modernité, un projet de progrès et de liberté, et non de repli sur les illusions du collectivisme et de méfiance indistincte à l'égard de toutes les libertés.
A l'occasion de la campagne présidentielle vont se fixer les grandes lignes du projet de la gauche pour gouverner la France. Dans ce grand débat participatif, les radicaux s'emploieront à faire passer le souffle de confiance dont la France a besoin pour retrouver un indispensable élan :
- confiance dans l'entreprise privée, dont il s'agit d'assurer la modernisation sociale,
- confiance dans l'Europe, nouvel espace de sûreté et de solidarité,
- confiance dans la laïcité, seule capable d'assurer le respect des diversités et l'égalité au sein d'une seule communauté citoyenne,
- confiance dans les libertés, hors desquelles il n'est pas de sécurité durable,
- confiance des françaises et des français envers eux-mêmes, qui ont tous vocation, quelle que soit leur origine, à tisser ensemble les liens d'une nouvelle société, plus juste, plus solidaire et plus ambitieuse.
Avec Ségolène ROYAL, les radicaux de gauche veulent faire gagner la gauche des libertés.
Nicolas Sarkozy règne en maître sur son camp par Le Temps (24/12)
Tels des vassaux face à leur seigneur, les barons de la droite française s'inclinent devant Nicolas Sarkozy. Depuis trois semaines, une procession de ministres, d'anciens premiers ministres et de parlementaires ont annoncé leur soutien à sa candidature à l'élection présidentielle. La compétition au sein de son parti, l'Union pour un mouvement populaire (UMP), semble terminée avant même le vote des militants, qui investiront leur champion le 14 janvier. Le ralliement le plus symbolique est sans doute celui d'Alain Juppé, l'ancien héritier putatif de Jacques Chirac, qui s'est déclaré jeudi partisan de la «rupture», le concept fétiche de Nicolas Sarkozy.
Une droite qui met à l'écart un Villepin affaibli par 24heures (Suisse, 23/12)
Où en est la droite française, alors que l'affaire Clearstream paraît désenfler d'elle-même? Après la journée charnière de jeudi, le contraste est saisissant entre les deux frères ennemis de l'UMP, Dominique de Villepin et Nicolas Sarkozy. Le premier est sorti esseulé de son audition marathon chez les magistrats du pôle financier du Tribunal de Paris, en charge de l'enquête sur les faux listings de la banque des banques au Luxembourg. Le second a la main ferme sur le parti en vue de l'élection présidentielle, après la tenue de trois forums internes à Paris, Lyon et Bordeaux avant-hier, prétextes à des débats compassés.
Les SDF et la présidentielle par La Libre Belgique (22/12)
La thématique du "mal-logement" s'invite enfin dans la campagne pour les présidentielles. Quelques heures après les premiers grands froids. Mardi, des élus écologistes ont passé la nuit dans un campement de tentes volontaire installé le long du canal Saint-Martin, haut lieu "bobo" de Paris, pour sensibiliser à la détresse des SDF. Le soir même, dans les Ardennes, département socialement sinistré, le probable candidat de l'UMP à l'Elysée, Nicolas Sarkozy, a qualifié "d'obligation humaine" le "droit à l'hébergement". Et, comme le candidat Jospin en 2002, a fait une promesse spectaculaire : "Je veux, si je suis élu, que d'ici à deux ans, plus personne ne soit obligé de dormir sur le trottoir et d'y mourir de froid ». Mardi encore, le Premier ministre Villepin s'est frontalement opposé à MDM, qui a annoncé la poursuite de son opération, en soutenant (contrairement à l'association) que des places libres subsistaient dans les structures d'hébergement et que, dans ces conditions, les distributions de tentes ne se justifiaient pas.
"La touche Royal", par Newsweek (21/12)
Ségolène Royal fait la une de l'édition européenne sur les "Who's next", les personnalités qui vont compter en 2007. En titre : "La touche Royal : elle éblouit la France, mais peut-elle la diriger ?". Extraits.
"Les Français ont observé la montée politique irrésistible de Ségolène Royal avec un mélange de ravissement et d'incrédulité, sinon d'interrogation. Qui est cette femme qui n'a jamais géré de cabinet important mais a provoqué une marée "Ségomania", écrasant ses adversaires et remportant l'investiture socialiste ? Comment une ancienne jeune ministre a-t-elle soudainement émergé, à l'aube de ses 50 ans, comme une radieuse oratrice ? Ses partisans l'ont désignée comme l'incarnation du changement, d'une rupture avec le passé. Mais quelle sorte de transformation peut-elle apporter à un pays où les "jours de gloire" semblent souvent partis pour toujours ?"
"Sarkozy s'oppose à Barroso sur l'euro", par Forbes (20/12)
"Sarkozy, l'actuel ministre de l'Intérieur, estime que l'euro est surévalué et que son fort taux contre le dollar est "une sérieuse erreur économique". Un euro à bout de souffle conduit à une main d'œuvre européenne chère, a-t-il dit, en même temps qu'il entraîne une baisse des salaires. "Cela encourage une migration vers les pays à bon marché", a-t-il ajouté, disant que si les choses continuent ainsi, "nous pourrions ne plus être en mesure de construire l'Airbus nulle part en Europe". Le dollar pourrait devenir tellement bon marché, a-t-il prédit, que "nous devrons partir faire fabriquer l'Airbus aux Etats-Unis". Le point de vue de Sarko se trouve en totale contradiction avec celui de José Manuel Barroso. La semaine dernière, le président de la Commission européenne a déclaré qu'un euro robuste était bénéfique pour les consommateurs des pays européens car il permettait de contrôler l'inflation. Sarkozy, qui est également à la tête de la droite française, s'empare des préoccupations de "business"."
"Hillary et Ségolène: partage d'ambitions mais pas d'une poignée de mains?", par le Washington Post (18/12)
"L'une est Française. L'autre Américaine. Les deux pourraient devenir les premières femmes présidentes de leur pays. Mais Ségolène Royal et Hillary Rodham Clinton vont-elles s'aider ou se snober dans ce combat? La spéculation sur la relation entre les deux de femmes de pouvoir est montée en France après qu'un journal a dit que Royal avait reporté un voyage américain prévu ce mois parce que Clinton n'avait pas voulu la voir. La leader régional socialiste Ségolène Royal, 53 ans, relativement nouvelle venue en politique, avec peu d'expérience de politique étrangère, a fait peu de secret du fait elle voudrait rencontrer Hillary Clinton pour se donner du crédit au plan international.
"Quand Ségolène est venu pour rester", par The Independent, quotidien britannique, 12/12
Un épisode longtemps oublié de la vie de Ségolène Royal, la candidate socialiste à la présidentielle française, peut être révélé aujourd'hui. À l'âge de 18 ans, elle était une jeune fille au paire couronnée de succès et populaire à Dublin. Mme Royal, 53 ans, ne mentionne pas son bref séjour irlandais dans son autobiographie. Jusqu'à ce qu'elle soit contactée par L'Indépendant, sa famille d'accueil ne s'était pas rendu compte que la fille française jolie et chaleureuse qui était restée avec eux en été 1971 était aussi la politicienne accomplie qui peut devenir la première présidente de femme de la France l'année prochaine. Quand j'ai appelé et ai expliqué le lien, Graziella Schuster (née Roche), qui avait huit ans en 1971, a cherché un vieil album photos. Elle a trouvé une image charmante de ce que pouvait seulement être l'adolescente Ségolène Royal, assise à une table avec elle et ses deux frères, de sept et cinq ans, dans la cuisine de la famille Roche dans la Route Orwell, Rathgar, Dublin. "Je n'avais aucune idée que cela pouvait être la même personne," a dit Mme. Schuster, 43 ans. "Il y a deux ou trois semaines seulement, je regardais quelque chose sur Ségolène Royal dans les nouvelles de télévision. J'ai dit à mon mari: ' c'est étrange. Nous avions une paire d'au appelée Ségolène quand j'étais un enfant ' (…) " Mme Beale avait passé l'été 1969 à Villers-sur-Mer (Calvados), où elle a rencontré et apprécié Mme Royal - alors prénommée Marie-Ségolène, elle écourtera par la suite son prénom -, qui habitait dans la maison voisine. "Nous avons passé tout l'été ensemble, nageant et jouant au tennis, parlant des garçons et de notre avenir. Nous voulions toutes les deux être avocates." (…)
La campagne de Sarkozy, par 24 heures, quotidien suisse (11/12)
"Le ministre de l'Intérieur Nicolas Sarkozy a 'souhaité' la nomination d'un ministre chargé de l'immigration, lundi matin, lors d'une conférence de presse. Tirant le bilan de la politique de l'immigration qu'il a menée depuis 2002 et soulignant que 'beaucoup reste à faire', Nicolas Sarkozy a souhaité 'la nomination d'un ministre chargé de l'immigration qui sera à la tête de toutes les administrations responsables de ce dossier". Nicolas Sarkozy, candidat à l'élection présidentielle, a par ailleurs estimé "urgent d'ouvrir le grand chantier d'un traité sur les migrations internationales'".
Présidentielle française : Ségolène Royal, candidate de Tel Aviv dans la course à l¹Elysée, par Al Bayane, journal marocain (08/12) "Sur le dossier du nucléaire iranien, Royal est plus 'royaliste' que les faucons du gouvernement d¹Olmert. En niant à Téhéran le droit d¹exploiter l¹énergie nucléaire civile, la candidate socialiste est allée au-delà de la position du gouvernement israélienne qui réclame 'seulement' des sanctions pour empêcher l¹Iran de se doter du nucléaire militaire. Royal s¹est ainsi prononcée contre les règles du protocole additionnel, dont Téhéran est signataire, qui permet aux Etats de développer un programme nucléaire civil. 'Vous avez devant vous la seule responsable politique qui s¹est clairement exprimée contre l¹accès de l¹Iran au nucléaire civil.', s¹est exclamée Royal devant les journalistes israéliens même si le message était adressé au lobby pro-israélien du Rue sulférino à Paris."
La campagne présidentielle pourrait influer sur la position de Chirac sur la Turquie, par Zaman, quotidien turc (07/12)
"Malgré l'opposition tenace au sein de son parti, l'UMP, et l'avis majoritaire de la société française, Jacques Chirac a jusque là résisté à la pression et reste l'un des partisans du processus d'intégration de la Turquie à l'UE. Alors que les élections du printemps prochain approchent, le président français pourrait dès à présent changer sa position. Nicolas Sarkozy a déjà exprimé son opposition à l'intégration européenne de la Turquie."
A Jérusalem, Julien Dray s'emporte, par Haaretz (Israël, 06/12)
"C'était un moment très embarrassant. La scène : un salon de l'hôtel du Roi David à Jérusalem. Les acteurs : le porte-parole de Ségolène Royal Julien Dray et un représentant du CRIF, Conseil représentatif des institutions juives de France. "Je n'ai rien à vous dire!", déclare Julien Dray avec véhémence au représentant juif stupéfait. "Vous avez vendu votre âme à l'autre bord ; nous n'avons rien à voir avec vous. Retournez chez votre ami Nicolas Sarkozy, c'est votre propriétaire". Le représentant CRIF a essayé avec toute sa force de convaincre Dray que son organisation prennait une position absolument objective en ce qui concerne la course à la présidentielle. Mais Dray a persévéré dans ces attaques. "Vous allez payer chèrement pour votre rassemblement unilatéral", a-t-il crié en sortant. "Ségolène sera présidente et vous devrez prier pour qu'elle vous reçoive"."
Ségolène Royal en Israël, par Haaretz (Israël, 05/12)
"Bien que Ségolène Royal ne soit pas chef d'Etat, elle a pu apprécier un accueil digne d'une reine. Aucun chef de l'opposition n'avait été, jusque là, si chaleureusement accueilli par Israël et par les leaders du pays. Des légions de photographes n'ont cessé de suivre la candidate, guettant le moindre soupir ou le moindre sourire. Elle a écouté ses hôtes lui expliquer les complexités de la géopolitique du Proche-Orient. Plus d'une fois, elle a posé des questions simples, basiques, comme "que pensez-vous du problème palestinien ?". Alors qu'elle rencontrait la porte-parole de la Knesset, Dalia Itzik, la socialiste a affirmé au sujet de la polémique sur les propos du Hezbollah, que si elle avait entendu la remarque, elle ne serait pas restée assise sur son siège. Au contraire, elle aurait vivement répondu, et aurait quitté la salle en claquant la porte. Quant à la question iranienne, Ségolène a exprimé une opinion unique qui a trouvé les faveurs de ses interlocuteurs israéliens." "Les liaisons du moment agitent les rédactions".
"Les politiciens français luttent pour convaincre les pauvres", par International Herald Tribune, quotidien britannique (14/12)
"La conférence devait être le jour de la guérison, une façon pour Nicolas Sarkozy, le ministre de l'Intérieur qui veut devenir président, de se débarrasser de son image d'ennemi des communautés noires-africaines et arabes de la France. Mais à peine les invités arrivaient dans le hall Place Beauvau mercredi, que le ministre de l'Intérieur subissait les attaques. "Quand le ministre traite certaines personnes de 'racailles', il ne nous aide pas, parce que nous ne pouvons pas éviter de nous sentir visés", dit Malik Meraoumia, un homme d'affaires d'Amiens, d'origine arabe."
Mais après les gaffes de Royal lors d'un voyage au Moyen-Orient, la sénateur démocrate de New York, que qui pourrait se lancer dans la course à la Maison Blanche en 2008, était moins qu'enthousiaste d'être vu avec la candidate française…"
"Royal peut-elle la diriger la France ?", par Newsweek, hebdomadaire américain (16/12)
"Les Français considèrent l'irrésistible ascension politique de Ségolène Royal avec un mélange de ravissement et d'incrédulité, si ce n'est avec un émerveillement pur et simple. Mais maintenant, une nouvelle étape s'annonce.
Qui est cette femme, qui n'a jamais été à la tête d'un ministère important, mais qui a réussi à soulever le raz-de-marée de la 'Ségomania', pour écraser ses adversaires et obtenir l'investiture socialiste à l'élection présidentielle ?Comment celle qui a dirigé, à une époque, un ministère plutôt morne et mineur parvient-elle à percer soudainement, à cinquante ans passés, en tant qu'oratrice publique radieuse ? Ses partisans voient en elle l'incarnation du changement et de la rupture avec le passé. Mais quel genre de transformation peut-elle apporter à une nation où il semble souvent que 'les jours de gloire' soient définitivement passés ?"
"Les liaisons du moment agitent les rédactions", par The Times, quotidien britannique (15/12)
"Des présentatrices vedettes ont été contraintes de se mettre en retrait de la télévision française pendant la campagne présidentielle à cause de leur relation avec des ministres du président Chirac. Les Français sont rarement informés de la multitude de flirts qui existent entre les journalistes de sexe féminin et les hommes politiques. (…)Béatrice Schonberg, 53 ans, de France 2, qui a épousé Jean-Louis Borloo, 55 ans, ministre de la Cohésion sociale, a accepté de se mettre en retrait pendant la campagne, pour éviter tout soupçon de partialité. De manière plus controversée, l'amertume a entouré la découverte cette semaine d'une seconde journaliste dans la même situation. Marie Drucker, une étoile montante de 32 ans qui présente le journal du soir sur France 3, a déclaré qu'elle se retirerait de ses fonctions après qu'un magazine people a publié des photos d'elle enlaçant François Baroin, 41 ans, divorcé et ministre de l'Outre-Mer."
"La conversion de Le Pen : une photo avec une Maghrébine", par Il Corriere della Sera, quotidien italien (13/12)
"Le danger pour la démocratie française a aujourd'hui le sourire et le corps attrayant d'une jeune Maghrébine. Jeans taille basse, nombril à l'air, cheveux noir de jais et pouce baissé vers le bas, pointant la France qui va mal et les responsables de cet échec, la droite et la gauche qui ont 'tout détruit', les valeurs, la nation, la laïcité, la promotion sociale, l'intégration. Tel est le message astucieux et suave de la campagne électorale de Jean-Marie Le Pen, le leader du Front national, qui se présente plus que jamais comme le troisième homme gênant et comme le possible trouble-fête dans la course à l'Elysée. Accrédité de 15% des intentions de vote dans les sondages, soit plus qu'en 2002, quand il réussit à éliminer le candidat socialiste au premier tour et à défier Chirac au second, le vieux Jean-Marie - 78 ans - a décidé de remonter sur scène et de jouer la carte d'une communication plus moderne. Blog, sites internet et affiches envoient aux oubliettes l'arsenal idéologique afin de conquérir la France d'aujourd'hui. Un pari qui risque d'être gagnant."
Voici, jour après jour, les petites phrases des hommes et des femmes politiques dans la campagne pour l'élection présidentielle de 2007.
Voici, jour après jour, les petites phrases des hommes et des femmes politiques dans la campagne pour l'élection présidentielle de 2007.
DIMANCHE 24 DECEMBRE
Nicolas Sarkozy, ministre de l'Intérieur et probable candidat UMP à la présidentielle, concernant les différents ralliements de ces derniers jours : "On est loin du "Tout sauf Sarkozy"" (Déclaration)
Patrick Lozès, président du Conseil représentatif des associations noires de France, à propos de la représentation de la diversité française : "Les partis méritent un zéro pointé (...) Et aux prochaines élections, le compte n'y sera pas". (Déclaration, Le Parisien)
Johnny Hallyday, à propos de ce que lui aurait dit Nicolas Sarkozy concernant son départ en Suisse :
"Il m'a dit : “Ecoute Coco, t'avais envie de le faire, tu l'as fait, t'as bien fait“" (Déclaration)
SAMEDI 23 DECEMBRE
Nicolas Sarkozy, Ministre de l'intérieur et probable candidat UMP à la présidentielle, à propos du nralliement de Jean-Pierre Raffarin : "C'est beaucoup plus qu'un ralliement. C'est autre chose, c'est une symbiose". (Déclaration)
Marie-George Buffet, secrétaire nationale du PCF et candidate à la présidentielle : "Dès le 4 janvier, je quitterai mes responsabilités de secrétaire nationale du Parti communiste pour mettre ma candidature vraiment à la disposition de tous les hommes et les femmes qui veulent une gauche antilibérale, une gauche qui tienne ses promesses, en allant vraiment faire les réformes nécessaires. La porte est toujours ouverte, et tous mes actes seront des actes qui visent à ce rassemblement". (TF1)
Hervé de Charette, député, à propos de la possible candidature de Jean-Pierre Raffarin au poste de président de l'UMP : "Cette déclaration de candidature est inopportune, inactuelle, et, pour tout dire, plutôt indécente" (Le Parisien)
Jean-Marie Lepen, président du Front Natonal et candidat à la présidentielle : "La bataille schizophrénique que mène M. Sarkozy contre lui-même, contre son propre parti et contre sa propre culture, renforce au contraire la crédibilité de mes arguments. Car enfin, tout ce que dit Monsieur Sarkozy, je l'ai dit avant lui" (Télégramme)
VENDREDI 22 DECEMBRE
Bernard Kouchner, ancien ministre de la Santé, interrogé sur une éventuelle collaboration avec Nicolas Sarkozy : "S'il y a un gouvernement d'union nationale, dépassant les clivages habituels, s'il y a une vraie 'équipe de France', oui".(Entretien au Parisien)
Bernard Kouchner, le programme du PS "contient de bonnes idées et beaucoup d’archaïsmes. La France mérite mieux que ce consensus mou". (Entretien au Parisien)
Thierry Breton, ministre de l'Economie : "Ca fait un petit moment que je dis que Nicolas Sarkozy est mon candidat et que je compte m'impliquer (...) fortement pour que notre camp et que notre candidat gagnent" (France Info)
JEUDI 21 DECEMBRE
Roland Castro, candidat à la présidentielle pour le Mouvement de l'utopie concrète (MUC) : "Cher Père Noël, Serais-tu démocrate? Aurais-tu envie de projet, Voudrais-tu embellir ce pays? Alors ramène-moi dans ta hotte 500 signatures de notables, Je m'occupe de tout le reste". (Lettre au Père Noël)
Jean-Marc Ayrault, président du groupe PS à l'Assemblée nationale: "Il faut arrêter de taper sur Ségolène Royal comme le fait Marie-George Buffet." "Les communistes sont-ils avec l'extrême gauche ou avec les socialistes ?" (Europe-1)
Patrick Devedjian, conseiller de Nicolas Sarkozy à l'UMP : "Dans la campagne électorale, lancer des réformes, ce n'est pas le bon moment". (Canal+)
Philippe Douste-Blazy, ministre des Affaires étrangères : "Il faut entrer dès aujourd'hui dans la campagne, démontrer notre capacité de rassemblement autour de Sarkozy, pour battre la gauche et Ségolène Royal".
MERCREDI 20 DECEMBRE
Ségolène Royal, candidate PS : "Avec vous, je veux construire la France qui se bat et la France qui se relève!" (Débat participatif à Strasbourg)
Dominique Voynet, candidate des Verts : Ségolène Royal, "présumée extrêmement compétente" à propos de l'environnement, n'a été ministre de l'Environnement que "pendant 10 mois, il y a 15 ans". (Public Sénat)
Jean-Marc Ayrault, président du groupe socialiste à l'Assemblée Nationale: "Sarkozy nous fait du Chirac, ce n'est jamais que le clone de Chirac" (Déclaration sur Canal+)
Arnaud Montebourg, député PS de Saône-et-Loire, à propos du déplacement de Nicolas Sarkozy aux Ardennes: "Nicolas Sarkozy a besoin de sortir de Neuilly-sur-Seine, le plus gros coffre-fort de France (...) Il contrôle tous les députés, il a les médias avec lui, le haut patronat, le Conseil constitutionnel. Il gouverne la France de fait, même s'il n'est pas chef du gouvernement, pour autant toute sa politique, il ne veut pas en assumer les conséquences (...) Et tout son discours est aux antipodes de ce qu'il fait chaque jour" (Déclaration sur i-télé)
Clémentine Autain, adjointe au maire de Paris (apparentée PC), sur la candidature de Marie-George Buffet à la présidentielle: "Ce serait une logique suicidaire et pour le Parti communiste, et pour notre rassemblement (...) Sa candidature aboutira à l'explosion des collectifs" (Interview au Parisien/Aujourd'hui en France)
MARDI 19 DECEMBRE
François Bayrou, candidat UDF: "Le ministre de l'Intérieur est responsable de la rue et j'ai pas vu, depuis cinq ans, que des choses aient été faites" (Déclaration à Bron)
Dominique de Villepin (UMP), à une femme enceinte inquiète pour la garde de son futur enfant et qui lui demandait "Dans un an je fais comment ? Je vous l'amène?": Réponse du Premier ministre : "Moi je serai assez peu occupé dans un an, donc croyez-moi, c'est très volontiers." (Déclaration à Rungis)
Brice Hortefeux, ministre délégué chargé des Collectivités territoriales: "D'ici au 14 janvier, Nicolas Sarkozy sera relativement discret".
Nicolas Dupont-Aignan, député UMP, candidat à la présidentielle, sur la réforme de l'impôt sur le revenu: "Cela ne peut pas se faire en quatre mois par un gouvernement sur le départ." (Canal+)
LUNDI 18 DECEMBRE
François Hollande, premier secrétaire du Parti socialiste : "Je ne vois pas comment (Nicolas Hulot) pourrait être candidat dès lors que tous les candidats ont signé son pacte écologique". (LCI)
DIMANCHE 17 DECEMBRE
Dominique Strauss-Kahn, ex-candidat à la primaire socialiste: "Les idées de la social-démocratie sont essentielles pour la victoire. C'est en les affirmant que nous aiderons la gauche à gagner la présidentielle et ensuite à réussir" (Communiqué)
François Hollande, premier secrétaire du PS: "Dès lors que 25% des Français dans des sondages disent qu'ils n'excluent pas de voter Jean-Marie Le Pen, cela peut vouloir dire qu'effectivement il peut réaliser un score tout proche de 2002, voire davantage." (Radio J)
Jean-Pierre Raffarin, sénateur UMP: "Si Nicolas Sarkozy est candidat (de l'UMP), il faut que le sarkozysme soit élargi avec toutes les sensibilités car le candidat ne porte pas seulement son message mais celui du rassemblement qui l'aura choisi." (France Inter)
Cécile Duflot, nouvelle secrétaire nationale des Verts: "Personne ne peut remettre en cause la légitimité d'une candidature verte", il n'y aura "pas d'écologie sans nous" (Le Parisien dimanche)
Rachida Dati, conseillère de Nicolas Sarkozy en charge de la prévention de la délinquance: "je n'ai même pas ma carte à l'UMP!" (Le Parisien dimanche)
SAMEDI 16 DECEMBRE
Jean-Louis Borloo, ministre de la Cohésion sociale (UMP). "Je veux plus que jamais être l'avocat de la justice sociale de notre pays" (Congrès du Parti radical)
Ségolène Royal, à propos de l'émigration fiscale de Johnny Hallyday: "Quand on gagne beaucoup, beaucoup d'argent, on doit donner l'exemple. Il y a tellement de pauvres en France qu'on a besoin de solidarité (…) Il y a plein de gens qui n'arrivent pas à joindre les deux bouts, la vie est chère, il y a des gens obligés d'emprunter pour finir les fins de mois... Peut-être que Johnny Hallyday va réfléchir et revenir en France et y payer ses impôts, c'est la solidarité nationale." (Déclaration à la presse)
Aurélie Filipetti, conseillère d'arrondissement à Paris, ex-Verts passé dans l'équipe de Ségolène Royal: "Les Verts ont un comportement immature. Numériquement, ils ne pèsent rien: sur 8000 adhérents, seuls 4900 ont voté lors du dernier congrès." (Le Parisien)
VENDREDI 15 DECEMBRE
Michèle Alliot-Marie: "Le président représente la France à l'étranger. A l'étranger, la France, c'est la Tour Eiffel et Jacques Chirac. Il est celui qui garantit qu'on n'aura jamais à dépendre de tel ou tel pour notre survie ou notre politique" (Débat UMP à Lyon)
MERCREDI 13 DECEMBRE
Marie-George Buffet (PCF), sur la division au sein des antilibéraux : "Je suis en colère parce que les espoirs levés par la gauche populaire sont freinés. On ne peut pas abîmer cela" (La Provence)
Valéry Giscard d'Estaing, ancien président de la République : "Nul ne doit accomplir plus de deux mandats. Je pense, et l'Histoire le confirme, que les seconds mandats sont déjà difficiles" (L'Express)
MARDI 12 DECEMBRE
Lionel Jospin (PS), sur Nicolas Sarkozy : "Quand il refuse d'assumer la responsabilité de ses actes, il est dans une attitude typiquement chiraquienne" (Paris)
Ségolène Royal, sur le Pacte écologique de Nicolas Hulot : "Ce pacte, je le signerai", même si "j'apporte des nuances" (Déclarations à la presse, Assemblée nationale)
Arlette Laguiller, candidate de Lutte ouvrière à la présidentielle: "Les idées de Jean-Pierre Chevènement, cela doit osciller entre trois circonscriptions gagnables et dix circonscriptions gagnables". (Canal +)
Dominique Perben, ministre des Transports : "Nicolas Sarkozy a la plus grande capacité de rassemblement dans notre camp. C'est la raison pour laquelle je pense que c'est à lui de porter nos couleurs". "Il faut organiser le rassemblement autour de Nicolas Sarkozy". (RTL)
LUNDI 11 DECEMBRE
Faouzi Lamdaoui, secrétaire national du PS chargé de l'égalité et du partenariat: "La politique de l'immigration selon Nicolas Sarkozy, c'est la démagogie dans la parole, l'échec dans l'action". (Déclaration)
Maxime Gremetz, député communiste de la Somme: "Quel spectacle affligeant que ce soi-disant collectif antilibéral, le degré zéro de la politique, un ring où tous les combats sont permis pour être candidat à l'élection présidentielle." (Communiqué)
Marie-George Buffet, secrétaire nationale du PCF : "Les antilibéraux ont donné un choix majoritaire, il ne faut pas bloquer maintenant, il faut y aller!" (L'Humanité)
Dominique de Villepin, Premier ministre : "Qu'il y ait des débats pour la présidentielle, c'est une chose, que le chef du gouvernement soit les deux mains dans l'huile pour essayer de faire mieux marcher le moteur, ça me paraît normal." (France Inter)
François Hollande, Premier secrétaire du PS : "Est-ce que ce ralliement peut permettre la victoire? Je le crois même si cela ne pèse plus autant qu'en 2002. Les petits ruisseaux font les grandes rivières" (Déclarations)
DIMANCHE 10 DECEMBRE
Michel Barnier, ancien ministre des Affaires étrangères : "Sa passion peut parfois paraître comme de l'emportement mais Nicolas Sarkozy, c'est le bon choix". (Le Grand Rendez-Vous - Europe 1 - TV 5 Monde - Le Parisien - Aujourd'hui en France)
Arnaud Montebourg, porte-parole de Ségolène Royal : "Nicolas Sarkozy veut préparer la France à la potion amère des ultra-libéraux inspirée des pires années thatchériennes". (Déclarations)
François Bayrou, président de l'UDF : "Trois heures à Nicolas Sarkozy, sans contradicteur, en prime time, c'était limite". (Grand Jury RTL-LCI-Le Figaro)
Jean-Pierre Raffarin, ancien Premier ministre, au sujet du premier forum de l'UMP : "Ca n'a pas été un match de catch mais ça a été quand même un débat d'idées" (Europe 1)
Jean-Pierre Chevènement, président d'honneur du MRC : "C'est en toute conscience que j'avais pris ma décision de me porter candidat et c'est en toute conscience que j'ai décidé de retirer ma candidature au profit de Ségolène Royal" (Convention nationale du parti)
Michèle Alliot-Marie, ministre de la Défense : "Les règles étaient difficiles à fixer. Elles ont été changées au dernier moment, celles que l'on m'avait indiqué la veille au soir ne sont pas celles qui ont été appliquées. J'aurais pu dire je m'en vais, ce n'est pas mon genre" (Canal plus)
SAMEDI 9 DECEMBRE
Nicolas Sarkozy, président de l'UMP au sujet de la rencontre de Ségolène Royal avec le Hezbollah : "Hitler a été élu, ça n'en a pas fait un interlocuteur respectable". (Forum de l'UMP)
Michèle Alliot-Marie, ministre de la Défense : "Je me réjouis de ces débats", pas pour "imiter" les socialistes, mais pour "tordre le cou à l'idée selon laquelle la droite serait caporaliste" (Forum de l'UMP)
Philippe de Villiers, candidat du MPF à l'élection présidentielle : "Je suis le seul candidat 100% anti-socialiste". (Congrès d'investiture)
VENDREDI 8 DECEMBRE
Dominique de Villepin, Premier ministre : "La rupture tranquille ? La rencontre d'une machine à coudre et d'un parapluie !" (Marianne)
Françoise de Panafieu, maire du XVIIè à Paris: Ségolène Royal "a un peu de mal à serrer la main et à s'adresser aux gens qui n'ont pas la même opinion qu'elle. C'est sûrement une forme d'intolérance, une forme de mal à l'aise vis-à-vis des gens qui ne sont pas exactement dans sa ligne". Elle est "plutôt coutumière de l'affaire". (Canal+)
Jean-Pierre Raffarin: "Avec Alain Juppé et quelques autres, nous avons créé l'UMP pour le quart de siècle à venir. Nous sommes très attachés au développement durable de notre famille politique et nous ne permettrons pas qu'on la fragilise ou qu'on la contourne." (Le Figaro.fr)
Patrice Anderouard, directeur de la communication de Kärcher France: "L'association de notre nom avec une question politique polémique et négative nous porte préjudice. La presse tend à utiliser notre marque dans un contexte qui porte fortement atteinte à notre image. Nous comptons sur vous pour vous inscrire en rupture de cette mouvance" (Lettre aux patrons de presse citée dans Challenges du 7 décembre)
JEUDI 7 DECEMBRE
Olivier Besancenot, candidat de la LCR, à propos des 500 parrainages: "Le PS, en son temps, avait voté contre cet outil antidémocratique, ce serait bien qu'il ne l'utilise pas pour des raisons politiciennes". (France-2)
Dominique Voynet, candidate des Verts à l'élection présidentielle: Si "le président de l'UMP se pique d'écologie", "qu'il passe aux actes, il y a du travail" (Communiqué)
Ségolène Royal, candidate PS à la présidentielle: "Ce n'est plus à M. Trichet de décider de l'avenir de nos économies, c'est aux dirigeants démocratiquement élus." (Congrès du Parti socialiste européen)
Nicolas Sarkozy, ministre de l'Intérieur, candidat à la présidentielle : "Le développement durable et la défense de l'environnement sont des questions si fondamentales qu'elles ne peuvent être la propriété d'un seul parti politique, fût-il de couleur verte." (Déclaration)
Arnaud Montebourg, porte-parole de Ségolène Royal: "Il faut que nous soyons le plus haut possible pour éviter l'élimination. Les scores de François Mitterrand, entre 24% et 30% au premier tour, ont été la clé de la référence positive". ("Questions d'info" LCP/Le Monde/France Info).
François Goulard, ministre délégué à l'Enseignement supérieur et à la Recherche (UMP, villepiniste), sur le slogan de Nicolas Sarkozy, "la rupture tranquille": "La rupture, par définition, ce n'est pas tranquille. C'est un peu comme la cassure sans heurt ou le choc mou." Nicolas Sarkozy "commet une erreur parce qu'il divise en réalité notre camp". Il devrait plutôt "assumer ce qui a été fait" depuis 2002. (LCI)
Dominique Perben, ministre des Transports : "Sur le terrain, ça bouge: les Français sont déjà dans la campagne. (...) Voilà pourquoi Nicolas Sarkozy doit, à mon sens, accélérer. En étoffant son équipe, en montrant davantage encore qu'il est le fédérateur de toute notre famille" (Le Parisien/Aujourd'hui en France)
Dominique Bussereau, ministre de l'Agriculture : "Michèle Alliot-Marie, qui a été présidente du RPR, qui est une des ministres de premier plan, a toutes les qualités pour être candidate. Si elle l'était, cela mettrait un peu plus de vie dans l'UMP". (Canal+)
MERCREDI 6 DECEMBRE
Patrick Devedjian, conseiller de Nicolas Sarkozy à l'UMP, sur le refus de la candidate socialiste de laisser l'Iran accéder au nucléaire civil: "Ségolène Royal a érigé en principe politique ce qui était simplement un dérapage dans le cadre des primaires socialistes". "Maintenant elle l'assume, elle en fait une règle." (LCI)
MARDI 5 DECEMBRE
Philippe Douste-Blazy, ministre des Affaires étrangères (UMP): "Remettre en cause le droit de l'Iran à obtenir l'énergie nucléaire civile, je dis bien civile, comme vient de le proposer Mme Royal, c'est en réalité remettre en cause le Traité de non prolifération qui a été signé par la quasi totalité des pays du monde." (Point de presse)
Clémentine Autain, adjointe (apparentée PCF) au maire de Paris, candidate à l'investiture du rassemblement antilibéral: "Pour sceller un accord et mener une campagne tous ensemble, c'est pas perdu, mais c'est pas gagné." (déclaration)
Gilles de Robien, ministre de l'Education (UDF), sur les propositions des candidats pour l'enseignement: "Certains ont donc peut-être besoin de cours de rattrapage, le ministère est à leur disposition pour un soutien individualisé". (Déclaration)
Nicolas Sarkozy, candidat UMP: "Je veux un président responsable… Les nominations ne peuvent être le fait du prince. Prenons l’exemple d’EDF. La nomination de son président doit être ratifiée par une majorité qualifiée, intégrant l’opposition." (Extrait de l'interview dans la presse régionale, avant amendement - nouvelobs.com)
Nicolas Dupont-Aignan, président de Debout la France, mouvement associé à l'UMP: "Je ne participerai pas aux primaires (...) Ce sont de fausses primaires. (…) "Pendant quatre ans, il n'y a pas eu de démocratie" à l'UMP. "Et entre Noël et le Nouvel an, Nicolas Sarkozy cherche figurants pour assister à son sacre." (France 2)
Les couloirs de la mort japonais n'ont que faire des départs en vacances et des visites au sanctuaire pour aller prier les dieux de la vie et de l'amour. Les couloirs de la mort japonais ne connaissent pas la trêve de la Noël. Hier, après une pause de plus d'un an, le Japon a décidé de reprendre les exécutions. En ordonnant non pas une, mais quatre mises à mort. Une façon de célébrer les quatre mois au pouvoir du Premier ministre, Shinzo Abe, dont le gouvernement a fait une priorité de la lutte contre l'insécurité et la multiplication inquiétante des crimes. Comme d'habitude, car c'est la coutume dans un Japon qui compte près de un millier de condamnés à perpétuité et où le débat sur la peine de mort reste néanmoins marqué du sceau du silence, le nom des condamnés pendus hier n'a pas été rendu public.
Arbitraire. A en croire différents médias, l'un des exécutés de Noël serait Hiroaki Hidaka, 44 ans, condamné à mort pour le meurtre de quatre femmes, dont une adolescente de 16 ans. Les quatre exécutions (par pendaison), très vite annoncées par le ministère de la Justice à Tokyo, ont aussitôt déclenché un tollé parmi de nombreuses organisations de défense des droits de l'homme, et de vigoureuses réactions, tant au Japon qu'à l'étranger. Amnesty International insiste pour que l'Etat nippon mette fin au plus vite à son «usage cynique et arbitraire de la peine de mort». Dans un texte collectif, un groupe de parlementaires japonais issus de plusieurs partis politiques s'est aussi insurgé contre une «peine de mort [...] sans pitié, cruelle et antidémocratique». En cause : l'arbitraire et l'iniquité qui précèdent et entourent chaque exécution. «Les détenus âgés ou mentalement déséquilibrés sont abandonnés des décennies entières dans le couloir de la mort jusqu'au jour de leur exécution», rappelle Amnesty International. Et c'est seulement depuis 1998 que le gouvernement prend la peine d'annoncer officiellement que des pendaisons ont eu lieu.
Echafauds. Au Japon, tout condamné à mort est longuement confiné avant sa pendaison dans une cellule truffée de caméras. Parfois durant de longues années, il lui est impossible de communiquer avec l'extérieur. Les visites de parents et toute correspondance avec la famille sont formellement interdites. «L'univers carcéral au Japon, ce n'est pas Midnight Express, c'est le Moyen Age. Les prisons japonaises utilisent des méthodes sadiques pour tenter d'obtenir, elles le savent en vain, la repentance du condamné», confie un ancien prisonnier français qui a goûté durant plusieurs années aux cellules nippones. De même, la date et l'heure de l'exécution d'un condamné ne sont dévoilées qu'au dernier moment même la famille n'est prévenue que peu avant et parfois juste après la mise à mort. Aujourd'hui, une cinquantaine de condamnés à mort peuvent à tout moment monter sur les échafauds nippons, dont sont équipées au moins sept prisons pleines à craquer.
Châtiment. Pourtant, la peine de mort ne semble pas poser de cas de conscience au Japon. Les sondages montrent qu'une majorité de Japonais restent attachés à ce châtiment, dans un contexte de recrudescence du crime dans l'archipel. Makoto Suzuki, un abolitionniste chrétien, a dénoncé un «acte d'une grande insensibilité».
«La Noël était pourtant le jour propice pour réaffirmer les valeurs humaines au Japon», a-t-il regretté. L'archipel nippon est, avec les Etats-Unis, le seul grand pays industrialisé à ne pas avoir aboli la peine capitale. Seiken Sugiura, le précédent ministre de la Justice, un avocat fermement opposé à la peine capitale en raison de ses convictions bouddhistes, avait suspendu toute exécution et la dernière pendaison avait eu lieu quelques jours avant son entrée en fonctions en 2005. Au Japon, les arrêts de mort doivent être contresignés par le ministre de la Justice pour être exécutés. Malgré d'intenses pressions, le ministre Sugiura s'était toujours refusé à envoyer le moindre condamné au gibet.
D.C : S'agissant de la Corse, qu'attendez-vous du futur président de la République ?
Émile ZUCCARELLI. - Qu'on nous laisse un peu tranquilles ! Depuis 1981, il n'y a pas eu un mandat présidentiel sans un projet de réforme institutionnelle pour la Corse. Toute cette agitation n'a conduit qu'à affaiblir notre île et à renforcer les affairistes, les racketteurs et autres séparatistes qui ont fait leur miel des divisions et des surenchères générées par des discussions plus ou moins occultes.
Pour vous, le non au référendum de 2003 a mis un terme au débat institutionnel...
Oui, les électeurs de Corse ont tranché. Ils ont refusé toute nouvelle réforme institutionnelle. Je me réjouis évidemment que le PS se soit engagé à ne pas même esquisser de nouvelle réforme institutionnelle pour notre région au cours de la future mandature. Je me réjouis aussi que ces engagements soient repris dans l'accord entre le PS et le PRG et entre le PS et Jean-Pierre Chevènement. Je me réjouis surtout que Ségolène Royal, que je soutiens sans réserve, ait confirmé lorsque je l'ai accueillie à Bastia, en juillet, que, si elle était élue, elle ne rouvrirait pas de chantier institutionnel et que la priorité serait donnée au développement économique durable et partagé et à la sécurité pour tous.
Quelles mesures concrètes devront prendre les futurs gouvernants ?
Il y a énormément à faire dans l'île, concernant la lutte contre la vie chère, le droit au logement, la confortation du Plan exceptionnel d'investissement ou encore le déploiement des compétences considérables déjà dévolues à la collectivité territoriale et insuffisamment mises en oeuvre. C'est cela que j'attends du, ou plutôt de la future présidente de la République.
Quelle place aura la Corse dans la campagne ?
J'espère qu'elle aura une place égale à celle des autres régions françaises. Je ne souhaite pas qu'une nouvelle fois la Corse soit sous la lumière des projecteurs. Ce serait le plus mauvais service à rendre à notre île. Cela ne m'interdira évidemment en rien de prendre toute ma place aux côtés de Ségolène Royal dans la campagne.
Le jury du prix "Press club, humour et politique" a procédé à une première sélection de cinq "petites phrases" pour son Prix 2007, a-t-on appris vendredi auprès du jury.
Composé de 18 membres, ce jury est présidé par Jean Miot, ex-président de l'AFP.
Voici les cinq phrases retenues par le jury :
- François Bayrou (UDF): "J'ai été longtemps un jeune conformiste, et sans doute formiste était-il de trop".
- Jean-Marie Le Pen (FN), répondant à la question : Si vous êtes élu Président, quel sera votre premier voyage à l'étranger : "Montfermeil".
- François Hollande (PS): "Jack Lang avait toutes les qualités pour briguer la Présidence de la République. C'est pour cela que je l'ai chaudement encouragé à se retirer".
- Michèle Alliot-Marie (Défense) : "La France, c'est la Tour Eiffel et Jacques Chirac".
- Pascal Clément (Garde des Sceaux) : "Je suis peut-être nul, mais le ministre, c'est moi".
Deux autres sélections sont prévues en avril et juin 2007.
Le Prix 2006 avait été attribué en octobre à Ségolène Royal pour avoir déclaré : "Même quand je ne dis rien, cela fait du bruit".
Animaux. La ministre de l'Environnement relance le débat sur l'estocade.
Et si la mise à mort était proscrite dans les corridas de toros ? Dans un pays où la tauromachie est considérée comme la «fête nationale», cette simple perspective en fait frémir plus d'un. Et lorsqu'un membre du gouvernement s'y risque, la bronca est forcément au rendez-vous. «Il faut renoncer à l'estocade [donc à la mise à mort, ndlr] de façon graduelle, peut-être lors de la prochaine législature. Nous devons en finir avec cette fin sanglante du toro.» Cette petite phrase, la ministre de l'Environnement Cristina Narbona l'a prononcée furtivement lors d'un pot de fin d'année. Mal lui en a pris, à moins qu'elle ait souhaité jeter de l'huile sur le feu.
«Tradition». Publiés dans les pages du quotidien El Mundo la semaine dernière, ces propos ont semé la discorde un peu partout, même si la ministre a ensuite précisé qu'il s'agissait d'une «opinion personnelle» : nombre d'hommes politiques, éleveurs, directeurs d'arènes, toreros ou stars de la télé se sont fendus d'une défense passionnée du toreo. Le président de l'Union des éleveurs de toros (UCTL), Eduardo Miura, a résumé le caractère «inacceptable», à leurs yeux, d'une telle initiative : si l'estocade publique disparaît, «cela revient à mettre à mort la fête taurine», car, a-t-il ajouté, «on touche là à l'essence même de la tradition».
La sortie de Cristina Narbona n'est pas une simple galéjade de cocktail. Comme elle, d'autres ministres du gouvernement Zapatero rêvent en coulisse d'interdire la mise à mort, «cet atroce finale sanglant». Et de voir le toreo espagnol suivre l'exemple du Portugal où, depuis 1928, est prohibée l'estocade dans les arènes même si, au terme de la corrida, le toro est tué, mais hors de la plaza.
Pour les détracteurs de la mise à mort, cette modification s'inscrit dans un combat du gouvernement socialiste : la défense du droit des animaux. Au printemps, l'exécutif de Zapatero s'est prononcé en faveur du «projet grand singe», visant à accorder davantage de droits à certains primates. Il a augmenté les peines de prison pour ceux qui maltraitent les animaux domestiques. Enfin, depuis la semaine dernière, le code pénal interdit les combats de chiens ou de coqs, encore vivaces dans l'Espagne rurale où ils font l'objet de paris. Depuis quelques années déjà, les spectacles où les animaux sont traités «de façon cruelle» ne sont pas autorisés, la corrida de toros constituant à cet égard une exception, au nom de la perpétuation d'une «tradition très ancrée». Lorsque le conservateur José María Aznar était au pouvoir, jusqu'à 2004, Madrid s'était battu bec et ongles pour empêcher Bruxelles d'édulcorer la «fête nationale», mal vue par certains partenaires de l'Union européenne.
«Aberrant». Ce n'est pas un hasard si le monde espagnol de la tauromachie a réagi de façon virulente. Ces derniers temps, le toreo est sur la défensive. Autoproclamée ville «antitaurine» depuis 2004, Barcelone a l'intention de transformer, dans deux ans, ses prestigieuses arènes en lieux de vente aux enchères. D'autre part, un récent sondage montre que la popularité des corridas pique du nez : si un tiers des Espagnols se disaient «intéressés» par le toreo en 1999 (la moitié il y a vingt ans), ce chiffre a chuté à un quart aujourd'hui.
D'où le fait que ce puissant secteur, qui brasse 1,5 milliard d'euros par an et emploie, directement ou non, 200 000 personnes, se sent très menacé. «Ce qui est aberrant de la part des antitoreo, c'est que, sans les corridas, le toro disparaîtrait», affirme le torero César Jiménez. «Quel sarcasme venant d'une ministre de l'Environnement, bondit à son tour Victorino Martín, un important éleveur. C'est grâce aux élevages de toros bravos que des hectares de prairies sont si bien conservés !» Quant à la classe politique, elle est viscéralement divisée, au-delà des clivages de partis, entre ennemis de la fiesta et aficionados inconditionnels.
Au sein du Parti socialiste espagnol, travaillé par les opinions les plus disparates, le secrétaire général, José Blanco, grand amateur de toros, a tranché : «Je me battrai pour que la fin de la mise à mort ne s'inscrive dans aucun de nos programmes électoraux.»
Jean-Luc Mélenchon rentre à la maison. Le sénateur socialiste de l'Essonne prend acte sur son blog de l'échec de la gauche antilibérale et de sa tentative de trouver une candidature unitaire. Il reconnaît, la mort dans l'âme, que la dynamique est désormais plutôt du côté de Ségolène Royal.
Dès le 14 décembre, ce partisan de Laurent Fabius prévenait ses amis réunis dans le groupe Pour la République sociale (PRS) que "le ralliement à Ségolène Royal de Jean-Pierre Chevènement après celui du PRG préfigure la centralité absolue de la candidature socialiste". Ajoutant que "l'autre gauche est, à cette heure, en voie de pulvérisation". "C'est fini, poursuivait-il, le 20 décembre. L'autre gauche est aux pâquerettes."
La déception, pour ce partisan du non à la Constitution européenne, est réelle. Pendant des mois, il a participé à des meetings au côté des figures de la gauche antilibérale - Marie-George Buffet, Clémentine Autain, Yves Salesse et José Bové -, mû par l'espoir qu'il en sortirait une alternative au PS. Ses proches se sont investis dans les collectifs locaux. Au point de croire qu'un scénario "Linkspartei à la française" - du nom du parti que les anciens communistes allemands et quelques figures de l'aile gauche du Parti social-démocrate allemand tente de former - était possible.
Aujourd'hui, M. Mélenchon tire les conclusions de l'échec de cette aventure : la candidature socialiste, dit-il, est "la seule efficace pour atteindre le programme commun le plus élémentaire, être présent au deuxième tour et battre la droite".
Les 20 et 21 janvier, M. Mélenchon réunira les quelque 2 500 adhérents revendiqués de PRS pour tirer les conclusions : l'avenir se joue davantage à l'intérieur du PS qu'à l'extérieur. "Quelques-uns vont se mettre en retrait, mais je les connais : quand ça va chauffer (avec la droite) ils ne vont pas rester les bras ballants", dit-il au Monde.
Le virage sera peut-être difficile à négocier pour des militants qui ont "goûté à l'autonomie politique", selon l'expression de son ami François Delapierre. Y compris pour M. Mélenchon, qui redoute plus que tout que l'on parle de "ralliement" alors qu'il n'a cessé de s'opposer à la direction du PS à tous les congrès depuis 2002.
La presse, écrit-il le 21 décembre, "va révéler que je "rentre au bercail". En lisant cela le lecteur sera confirmé (...) qu'aucun homme politique n'a de suite dans les idées". Il rentre pourtant, mais sans rien négocier. "Nous ne sommes pas dans la situation d'un Montebourg ou d'un Chevènement, qui se rallient pour des places", assure M. Delapierre. "Je ne suis pas gêné, se défend M. Mélenchon, la gauche est en réinvention. Le problème est de savoir : qu'est-ce que la candidate va faire avec des gens comme moi ?"
Lui pardonnera-t-elle sa sortie sur la primaire qui ne devait pas "tourner au concours de beauté ?" "Une erreur", avait admis le sénateur. Sera-t-il compatible avec Mme Royal, lui l'admirateur du chef d'Etat vénézuélien Hugo Chavez, qu'il est allé soutenir début décembre ? Il fera campagne. A sa façon.
Des promesses, mais pas trop ! Ségolène Royal a refusé, vendredi à Poitiers, de s'engager fermement sur la réduction du nombre des SDF si elle est élue à l'Elysée. Elle se démarque ainsi de Nicolas Sarkozy, et de Lionel Jospin, qui, candidat en 2002, promettait qu'en 2007, il n'y aurait plus un seul SDF. «Je me garderai de faire ce type d'annonce. Le changement politique qu'attendent les Français, c'est de dire les choses quand elles sont faites», a assuré la candidate, en marge d'un déjeuner avec des associations caritatives de la Vienne.
Scepticisme. Lundi à Charleville-Mézières (Ardennes), dans son discours «à la France qui souffre», Nicolas Sarkozy avait affirmé vouloir que «d'ici à deux ans, plus personne ne soit obligé de dormir sur un trottoir et d'y mourir de froid». «Ces propos n'ont aucun sens !» réagit Julien Dray, porte-parole de Ségolène Royal. «C'est démagogique et on est bien placé pour le savoir, puisqu'on a fait la même promesse en 2002, avec le succès que l'on sait», ajoute-t-il. «Ségolène Royal est dans la politique de la preuve, indique François Rebsamen, directeur de campagne de la candidate. Les annonces de Sarkozy décrédibilisent la politique.»
Dès mardi, le centriste François Bayrou exprimait lui aussi son scepticisme à propos de l'annonce de Nicolas Sarkozy : «Le ministre de l'Intérieur est responsable de la rue, et je n'ai pas vu, depuis cinq ans, que des choses aient été faites.» Pour le président de l'UDF, «ce n'est pas tout d'offrir un foyer ou un refuge aux SDF, il faut aussi aller les chercher dans leurs blessures, dans leur perte d'estime et de confiance en eux» .
Psychodrame. Pour les socialistes, le sujet est chargé de mauvais souvenirs. En 2002, Lionel Jospin avait risqué un slogan du même acabit que la promesse de Nicolas Sarkozy : «Zéro SDF d'ici à 2007 !» avait-il promis lors de la présentation de son programme. Introduite au dernier moment dans son discours, sans concertation à l'intérieur du PS ou avec les associations de défense des SDF, l'annonce avait suscité une gêne profonde. D'autant que le mot d'ordre était la copie conforme d'un engagement de campagne de Tony Blair... alors que Jospin n'avait cessé, tout au long de son mandat à Matignon, de prendre ses distances avec le Premier ministre britannique. Les économistes avaient jugé cette promesse impossible à mettre en oeuvre ; les associations y avaient vu la négation des difficultés spécifiques de sans-abri : logement, mais aussi chômage, rupture avec la famille, problème de santé ou difficultés psychologiques lourdes.
A l'Atelier de campagne du candidat Jospin, l'affaire avait tourné au psychodrame : elle avait révélé les premières failles du dispositif de campagne du chef de file socialiste. Surtout, en donnant l'impression de se focaliser sur les plus défavorisés, exclus parmi les exclus, le candidat semblait vouloir masquer la faiblesse de ses propositions concernant les salariés modestes, ouvriers, employés. Le 21 avril avait confirmé cette intuition : dans l'isoloir, l'électorat populaire avait boudé très largement Lionel Jospin. De quoi inciter la candidate Ségolène Royal à manier ce type de promesses avec la plus grande prudence.
«Bobo». Avec le retour du froid, le problème des SDF s'est imposé comme un thème de campagne avec l'initiative de l'association les Enfants de Don Quichotte, qui a installé, le week-end dernier, plus d'une centaine de tentes pour les sans-abri sur les quais du canal Saint-Martin, à Paris. «On demande aux gens de venir camper avec les SDF pour exiger que ça change», affirme Augustin Legrand, l'animateur des Enfants de Don Quichotte. Les Verts soutiennent cette initiative, en plein coeur d'un quartier «bobo». Lundi soir, la nouvelle secrétaire nationale, Cécile Duflot, est ainsi venue passer la nuit aux côtés des SDF. La question des sans-abri préoccupe les Français, angoissés sur leur avenir. Un récent sondage (1) BVA pour l'association Emmaüs, paru dans l'Humanité et la Vie, indiquait que près d'un Français sur deux (48 %) croit même qu'il «pourrait devenir un jour sans-abri» .
(1) Sondage réalisé du 4 au 8 novembre, selon la méthode des quotas auprès de 1 008 personnes.
Eric AESCHIMANN, Jean-Dominique MERCHET / Libération
Coup de jeune sur les listes electorales A une semaine de la clôture des inscriptions, la tendance est à la hausse, grâce au travail de sensibilisation d'une myriade d'associations et au «paramètre» Sarkozy.
Annoncée, plus que réelle, à la fin de l'année 2005, après les trois semaines d'émeutes urbaines de l'automne, l'augmentation des inscriptions sur les listes électorales semble se dessiner cette année date de clôture, samedi 30 décembre. La vérification des listes et le calcul du ratio entre inscriptions et radiations sera achevée le 28 février, date à laquelle les compteurs seront précis. Mais, d'après les pointages effectués dans de nombreuses mairies, la tendance est à la hausse. Notamment chez les jeunes électeurs, «démarchés» depuis des semaines par une batterie d'associations particulièrement actives dans les quartiers populaires. «On sent une vraie envie de participer au débat, qui s'ajoute au tam-tam médiatique de la fin 2005. Clairement, les jeunes s'inscrivent davantage», note Manuel Valls, député-maire (PS) d'Evry (Essonne), commune qui devrait totaliser 25 000 électeurs inscrits, contre 22 000 l'an dernier. A Montreuil (Seine-Saint-Denis), 5 000 demandes d'inscription supplémentaires ont été enregistrées par rapport à décembre 2001, point de comparaison utile : un scrutin présidentiel se profilait, comme cette année, quatre mois plus tard. A Drancy (Seine-Saint-Denis), le maire (UDF) Jean-Christophe Lagarde a aussi relevé «un afflux dans les quinze premiers jours de décembre, pour moitié de jeunes et pour l'autre d'électeurs entre 40 et 55 ans».
«Contre Sarkozy». La catégorie des «jeunes» est extensible car, depuis une loi de 1997, les jeunes majeurs sont inscrits automatiquement par la mairie de leur commune, informée par les données recueillies par l'Insee lors des journées d'appel et de préparation à la défense. Les «jeunes» qui doivent s'inscrire volontairement sont donc ceux âgés de plus de 27 ans, qui n'ont pas été inscrits automatiquement. «Et souvent, a encore noté Jean-Christophe Lagarde, cette catégorie annonce qu'elle vient s'inscrire pour voter contre Sarkozy. Cela ressort de leurs conversations avec les agents de l'état civil.» Pierre Cardo, maire (UMP) de Chanteloup-les-Vignes (Yvelines), qui constate une légère hausse des inscriptions, dont celles des 20-25 ans, par rapport à 2005 et 2001, partage cette analyse : «Les problèmes des banlieues et Sarkozy motivent ces initiatives. Je vois aussi venir s'inscrire des jeunes dont les parents ont obtenu la naturalisation. Devenir français donne une forte envie de participer au vote.»
Plus ou moins directement, le paramètre Sarkozy se retrouve dans la puissante campagne d'incitation menée par des associations, dont certaines nées après les émeutes de l'automne 2005. «AC le feu» à Clichy-sous-Bois, «Devoirs de mémoire», emmenée notamment par Joey Starr et Jamel Debbouze, déjà active fin 2005, «Votez Banlieues», une association d'étudiants de Sciences-Po, mais aussi «Citoyenneté et démocratie», «Banlieues respect», la liste est longue de ces collectifs emmenés plutôt par des jeunes, qui rappellent souvent que les formules «Kärcher» et «racailles» de Nicolas Sarkozy ont déclenché leur engagement, ainsi que le souvenir de la présence de Jean-Marie Le Pen au deuxième tour de la présidentielle de 2002.
Sévère. Certains réclament que l'inscription soit obligatoire, ce qui est déjà le cas d'après l'article L.9 du code électoral, qui n'est soutenu par aucune mesure coercitive. Sans cette automaticité, le nombre de non-inscrits (majoritaires dans les couches populaires et chez les jeunes) reste important, même s'il est flou. Les statistiques officielles évoquent 2 millions de Français sur les 45 millions de citoyens qui ne sont pas privés de leurs droits civiques. D'autres sources parlent de 5 millions de non-inscrits. En tout cas, si les jeunes semblent motivés par la politique, leur opinion reste sévère. Selon un récent sondage Ipsos (1), 79 % estiment que «les personnes élues pour représenter les Français ne sont pas à l'image de la société actuelle».
(1) Réalisé du 23 au 30 novembre auprès de 800 jeunes de 18 à 25 ans.
Il est dix heures du soir dans la salle municipale de Cendras, petite commune minière des environs d'Alès, dans le Gard. Après deux heures de discussion, l'heure est venue pour les trente militants du comité Désirs d'avenir du Grand Alès de boire un gobelet de vin en mangeant les tartes préparées par les militantes.
L'association Désirs d'avenir, présidée par Christophe Chantepy, a été créée au début de l'année pour soutenir la candidature à l'investiture de Ségolène Royal. Plus d'une centaine de comités existent aujourd'hui, parallèlement aux sections du Parti socialiste.
Un jeune retraité de l'enseignement, adhérent du Parti socialiste depuis le printemps, raconte avoir été "subjugué par Ségolène, mais surtout par l'ambiance qu'elle crée autour d'elle" quand il est allé l'écouter à Florac, en Lozère. Mais ce qui l'enchante le plus, ce sont les débats : "Au fond, peu importe que nos propositions servent ou pas. Ce qui compte, c'est que cela crée une dynamique très forte." Cet homme qui n'avait jamais adhéré à un parti réfléchit à haute voix : "Qui, à un quelconque moment, m'a donné l'occasion de parler ? De dire librement ce que je pense ? On me laisse la parole, on me demande même de la prendre. C'est peut-être une utopie, mais les utopies sont belles."
Le trésorier de la section locale et "prof du technique" renchérit : "Ségolène a tout bousculé. Elle a lancé des débats sur ce qui se disait dans les couloirs du parti et pas dans les réunions." Pendant deux heures, vingt hommes et dix femmes ont confronté leurs arguments. Certains se retrouvaient sur les positions du PS quand d'autres, en particulier les jeunes femmes, bousculaient les vieux schémas.
Dominique, "toute nouvelle directrice d'école" et adhérente de fraîche date, se disait choquée de "l'attachement des professeurs à leur statut". Valérie expliquait que "souvent les parents d'élèves sont hallucinés par ce que leur répondent les profs." Tous ont parlé des "questions de fond, à partir de ce qu'on vit, de ce qu'on voit", souligne Dominique. C'est ce qui frappe quand on parle avec les adhérents de Désirs d'avenir : le plaisir pris à parler librement en partant de sa propre histoire.
A Marseille, peu avant le sacre de Ségolène, se tient une grande assemblée des comités des Bouches-du-Rhône. Parmi la centaine de présents, une écrasante majorité est membre du PS. Pourtant cette assemblée ne ressemble pas à une fédération.
D'abord, on s'assied en rond dans la grande salle, et non face à une estrade où sont installés les élus. Nadia Brya, présidente du réseau dans le département, explique : "On fait très attention à ce genre de choses, afin que chacun se sente à égalité avec les autres." Les interventions ont été choisies "en fonction de la démarche singulière de chaque collectif, de chaque groupe ou de l'individu qui a réfléchi sur un sujet".
Une militante dit que, s'intéressant à la décentralisation, elle a relu l'ensemble des textes qui l'ont fondée et "redécouvert l'importance du tournant de 1982", lors des lois Defferre. Un autre, voulant montrer qu'il faut "repenser le local et les spécificités du territoire", raconte l'histoire d'"apprentis sorciers" qui ont tenté de dessaler l'étang de Berre en faisant rejeter par EDF de l'eau douce. Il conclut : "On sauvera l'étang de Berre car Ségolène Royal sera présidente de la République et qu'elle a sauvé le Marais poitevin." Rires, applaudissements. Le débat reprend, fidèle à l'idée que "l'expérience est une expertise".
A Marignane (Bouches-du-Rhône), l'animateur, Vincent Gomez, au PS depuis 1989, confirme : "Dans ces réunions, chacun a son mot à dire, parce que chacun peut échanger à partir de son terrain. Et puis il n'y a aucune gêne, on peut sortir des clous du programme."
Au comité de Montpellier, qui se réunit dans l'arrière-salle d'un bar, les militants ont décidé de discuter de "démocratie d'opinion, démocratie représentative et démocratie participative." Yvan Nosbé, un des animateurs du groupe, dix-sept ans de parti et jospiniste rallié à Mme Royal, argumente : "Il faut traiter de la méthode avant de parler du fond."
Dans la salle bondée, une trentaine d'hommes et une vingtaine de femmes écoutent attentivement deux professeurs d'université invités à cadrer les débats. Le premier évoque Benjamin Constant et sa distinction entre "le peuple en gros et le peuple en détail", le second décrit des expériences contemporaines de démocratie participative. Une forêt de doigts se lève, chacun veut parler. L'un de son expérience "lors de la consultation sur la ligne 2 du tramway" ; l'autre de "l'élaboration, par des gens qui ne savent ni lire ni écrire, des budgets participatifs"...
Deux heures plus tard, chacun a parlé, et les coordinateurs proposent de "faire remonter tout ça" sur le site de Désirs d'avenir. Car, comme après les autres réunions, il faut envoyer à "notre candidate ces réflexions, ces idées, ces propositions venues d'en bas", explique Mylène, trente ans de parti, "retraitée que les lois Raffarin ont remise au travail". Quand on lui demande en quoi ces assemblées diffèrent de celles du PS, alors qu'elles sont composées à peu près des mêmes gens, elle répond : "Ici il n'y a pas de hiérarchie, on a juste une équipe d'animation sans pouvoir. Rien ne vient d'en haut, sinon des demandes. Quand on est en section, on écoute le secrétaire, l'élu. Ici on s'écoute les uns les autres. C'est toute la différence."
Le socialiste Bernard Kouchner prêt à participer au gouvernement en cas de victoire de Nicolas Sarkozy
L'ancien ministre socialiste Bernard Kouchner, très critique à l'égard du Parti socialiste, se dit prêt à entrer dans "un gouvernement d'union nationale" en cas de victoire de Nicolas Sarkozy à la présidentielle.
"S'il y a un gouvernement d'union nationale, dépassant les clivages habituels, s'il y a une vraie 'équipe de France', oui", répond l'ancien ministre, interrogé, dans un entretien publié vendredi par "Le Parisien/Aujourd'hui en France", sur son éventuelle participation à un gouvernement présidé par Nicolas Sarkozy après la présidentielle.
"Il faut passer un cap difficile de cinq à dix ans, pour que notre pays retrouve son rang", explique-t-il.
Bernard Kouchner, qui a un temps affirmé qu'il serait candidat à la présidentielle, est particulièrement critique à l'égard de la campagne menée par les socialistes. Selon lui, il y a "de bonnes idées et beaucoup d'archaïsmes" dans le projet socialiste et il faudrait "ne plus mentir à ceux qui souffrent".
"Cela étant, je suis inscrit au PS, fidèle à ce parti", ajoute-t-il. AP
Ex-Officier de police : J'ai fait 20 ans dans la police, dans la police judiciaire, et à la fin de ces dernières années, j'étais syndicaliste. Et ce syndicat a explosé. J'ai été attendu à la sortie, de la manière qu'on peut supposer, et j'ai été déplacé, sanctionné de manière déguisée, et j'ai passé un petit moment d'enfer. Donc j'ai décidé de quitter la police, je suis aujourd'hui enseignant. Une des choses que je dénonçais déjà quand j'étais au syndicat et qui m'a d'ailleurs coûté assez cher, c'est la politique du chiffre et la manipulation de l'opinion concernant la délinquance. On a l'impression qu'on vit dans un état de guerre. J'ai pratiqué 20 ans dans la PJ, il y a des problèmes effectivement dans la société, comme il y en a dans toutes les sociétés, mais ce qui est le plus révoltant c'est l'instrumentalisation de la police qui n'est pas considérée comme un service public par ceux qui la dirigent, mais plutôt comme un instrument de pouvoir. Et la manipulation de l'opinion et des statistiques puisqu'il s'agit de deux choses en relation, ne me paraît pas normal dans la transparence que devrait requérir une démocratie pour que le citoyen soit normalement informé de ce qui se passe. Les chiffres ne représentent rien. On n'est pas plus en sécurité maintenant qu'avant, on fait simplement... on produit... on fabrique du chiffre, à partir d'éléments très artificiels. Les policiers ne peuvent pas parler, et c'est un très gros problème. Et les gens de l'extérieur sont disqualifiés, discrédités. On ne les croit pas, ils sont traités de droits de l'hommistes, on dit qu'ils agissent pour des raisons idéologiques. Alors moi, je tiens à dire que je roule pour personne, ni un parti politique, je ne suis plus délégué d'aucun syndicat, et je tiens à parler parce que les problèmes récents qui ont touchés la police à la fois dans la personne de certains de ses membres et les problèmes qui sont crées à une partie de la population, m'amène à parler, à témoigner de la manière dont on peut percevoir les choses. Voilà.
Partie 2 :
Récupération des statistiques
Question : Comment fonctionnent les statistiques de la délinquance ?
Ex-Officier de police : On chiffre selon un ratio. C'est un ratio d'affaires constatées et d'affaires élucidées, c'est une question de pourcentage. Si vous avez par exemple une infraction très grave - et ça il y en a, il est pas question de le nier, il y en a toujours eu, il y a des infractions financières de haut vol, il y a des bandes organisées – ça n'intéresse pas tellement. De temps en temps, faire une affaire pour la galerie, c'est un peu la vitrine, le paravent, mais globalement ce n'est pas ce qui est recherché. Ce n'est pas l'élucidation de ce genre de délits qui est recherché c'est d'arriver à produire des statistiques. Il faut savoir qu'un escroc, dans la tripartition pénale, c'est un délinquant, au sens strict du terme, c'est-à-dire qu'il a commis un délit. C'est très très long à débusquer, à dénicher, à interpeller. Ça demande du personnel qualifié, ça demande de l'investissement. Mais en terme de statistiques, ça ne rapportera qu'une garde à vue s'il y a un interpellé et le nombre de faits commis sera disproportionné une fois qu'on aura remonté l'affaire.
Question : Quels sont alors les délits « rentables » ?
Ex-Officier de police : Les délits qui sont rentables au sens statistique du terme, ce sont les tous petits délits et surtout les délits – je dirais presque – « crées ». Alors viennent les infractions à la législation sur les stupéfiants. Je parle de l'usage, pas des gros trafics, qui de toute façon débordent largement nos frontières. La police fait de temps en temps des grosses affaires mais ce qui alimente le plus les statistiques, qui est le plus rentable, le plus intéressant, c'est ce genre d'infractions. C'est-à-dire : on constate un fait, on interpelle un individu, et on le met en garde à vue : fait constaté, fait élucidé, interpellation, un ratio parfait. Éventuellement une garde à vue, si l'officier de police judiciaire accepte de mettre en garde à vue, ce qu'il fait maintenant sous la pression. Avant, on faisait des mains courantes pour ça ou des procédures avec mise en liberté immédiate, maintenant non, il faut que ce soit la statistique parfaite. Il y a l'étranger, je dis bien le « sans-papier », ce qu'on appelle l'ILE, infraction à la législation sur les étrangers, dans le jargon policier. Les ILE, il est recommandé d'en faire beaucoup, même si on sait qu'ils sont pas expulsables et qu'ils ne seront pas expulsés, parce qu'ils sont chez eux. Mais une loi leur permet de rester – j'en parlais récemment dans une réunion publique – une loi leur permet de rester et une autre loi refuse de leur donner des papiers. Donc, ils resteront pour diverses raisons : le droit du sol, les enfants etc. mais il est quand même conseillé d'en faire un maximum parce que c'est très intéressant. Parce qu'on constate le fait, on interpelle en même temps, et puis il y a une garde à vue à la clé. Et éventuellement un arrêté d'expulsion qui est notifié qui dans la plupart des cas ne pourra pas être effectif parce que la personne aura disparu, ils ne sont quand même pas tous mis en rétention, ou alors on s'aperçoit qu'il était pas expulsable, ou alors qu'il n'était pas irrégulier... mais c'est toujours très bon. Et il y a un autre avantage, c'est qu'on peut interpeller la même personne plusieurs fois dans le mois, ça c'est très intéressant, c'est juteux pour les chiffres. Il y a aussi l'outrage/rébellion, qui augmente en permanence. Alors là, on est dans quelque chose qui est exorbitant du point de vue du droit public puisque c'est l'agent constatateur qui est en même temps la victime, donc on ne peut rien faire contre un outrage/rébellion. C'est, dans l'ordre : un fait constaté, un fait élucidé et un interpellé, éventuellement une garde à vue, et très souvent même une condamnation au moins financière. En attendant, on a fait du chiffre, du crâne, dans le jargon. « Faut faire du crâne », c'est comme ça qu'on dit dans la police, ou « du bâton », parce que ça fait des petits bâtons les statistiques.
Question : Pourquoi la « politique du chiffre » revient-elle en force ?
Ex-officier de police : La politique du chiffre ça a toujours été une tentation parce que c'est très difficile de juger l'action qualitative de la police. A la limite s'il n'y a pas de délinquance du tout, que la police est présente et qu'elle a de très bons contacts avec la population c'est quelque chose de très bien mais comment on va le calculer ça ? Alors que le résultat chiffré de tel service des BACS, ça c'est quelque chose de tangible, du moins en théorie parce qu'en fait on s'aperçoit à l'usage qu'il y a un traficotage qui n'apporte rien du tout à la population en plus il y a tout un discours qui est faussé derrière : « On a constaté quatre millions de délits, donc il y a quatre millions de victimes », j'ai entendu le ministre dire ça, c'est faux, c'est archi-faux. Quand on interpelle quatre ou cinq fois le même clandestin ou le même sans-papier - puisque je fais une différence - il n'y a pas autant de victimes derrière, ce n'est pas vrai. C'est pareil pour le fumeur de shit, c'est pareil pour outrage/rébellion...
Question : Pourquoi privilégier certains délits à d'autres ?
Ex-officier de police : L'ILE, l'infraction à la législation sur les étrangers, on s'aperçoit que ça revient d'un seul coup à la mode, d'un seul coup, comme ça. Alors qu'on sait très bien qu'on ne pourra pas changer les lois existantes, on ne peut pas, pas d'un seul coup comme ça. On ne peut pas renvoyer comme ça les gens par avions, il y a plein de gardes-fous. Il y a des règles de droit, il y des règles humaines. Comme je l'expliquais il y a des gens sans-papiers qui ne sont pas clandestins. Il y a une grosse nuance entre le clandestin et le sans-papier. Le sans-papier peut avoir des gosses, mais le système administratif fait qu'on ne lui donne rien, il n'a pas le droit d'exercer un travail puisqu'il n'a pas ses papiers mais on ne l'expulsera pas : ses enfants on le droit du sol et lui a le droit de rester avec ses enfants. C'est les lois Giscard, elles ne datent pas d'aujourd'hui, mais ça n'empêche pas que maintenant on dit : « Il va falloir taper là-dessus, c'est ce qui gêne les français ». Il y a eu ça, il y a eu la drogue... Il y a des modes, vous remarquerez qu'il y a des modes, il y a des périodes comme ça. Il y a eu les Roumains, il n'y a pas longtemps, parmi les étrangers c'était les Roumains, on s'est mis à ne parler que des Roumains pendant un instant. En fait, c'est des effets d'annonce, des coups d'épée dans l'eau. Ça ne sert strictement à rien, ce sont des politiques inhumaines, elles détournent la police de ce qui devrait être son vrai travail qui est un service public, on finit par l'oublier.
Question : Quelles sont les conséquences sociales de cette politique ?
Ex-officier de police : Dans les endroits où il ne passe pas grand chose, parce que finalement Paris malgré la propagande c'est quand même une ville relativement calme même par rapport à des tas d'autres capitales européennes - puisqu'on se compare toujours aux autres, c'est à la mode - on est quand même relativement tranquille. Donc c'est pas tellement là qu'il y aura des problèmes. (Note : Cette interview a été réalisée le 27 octobre 2005, avant les explosions de violence dans les banlieues) Mais dans certains endroits qui étaient déjà catalogués comme « sensibles », où les gens savent qu'ils sont catalogués « sensibles », en plus ils sont déjà étiquetés, il suffit de passer le périphérique il n'y a pas besoin d'aller très loin, je crois que là, ça crée des tensions supplémentaires, peut-être même dans certains quartiers de Paris, il y a certains îlots où ça se passe plus ou moins bien, là ça crée des tensions, c'est sûr. Le policier on sait qu'il n'est là que pour chasser.
Question : A qui profite vraiment cette politique ?
Ex-officier de police : Je pense, ça c'est une opinion qui m'est personnelle, qu'il y a de gros problèmes sociaux, on a besoin d'un ennemi comme dans toutes les sociétés, il n'y a pas de guerre, là on a trouvé un ennemi de l'intérieur, le vilain, le méchant. Alors le problème c'est que les vrais délits, les vrais crimes, on ne peut pas en claquant des doigts augmenter d'un seul coup le taux d'élucidation, alors on crée ce sentiment, cette panique qui consiste à dire : « Vous vivez au Bronx, tous, votre vie est en permanence en danger, on va vous dépouiller, vous égorger... » Et donc, on met du bleu partout. Et pour justifier qu'il y a des hommes providentiels, des gouvernements providentiels, on interpelle. Ça rassure les gens et les esprits sont quand même bien préparés je trouve. Parce que je crois que quand je suis rentré dans la police c'était l'excès inverse, on ne pouvait pratiquement rien faire, même dans les cas très difficiles. Maintenant les gens sont près, à ma grande surprise, à accepter d'être fouillés, à être contrôlés, à mettre leurs mains partout, (allusion aux prises d'empreintes ADN) à être photographiés. Je suis assez scandalisé, entre le pas assez et le trop... là je crois qu'on est vraiment dans le trop, parce qu'avec les moyens actuels on ne pourra peut-être plus revenir en arrière, sur les fichages, l'atteinte aux libertés. Maintenant pour un vol à l'étalage on se retrouve avec un prélèvement ADN si on a été condamné. Tout individu condamné même pour quelque chose de minime, même une amende correctionnelle de principe, il a un casier et il est prélevé ADN, c'est une flétrissure.
Partie 3 : Mise au pas
Plusieurs lois vont modifier profondément le fonctionnement de la police. En 1995, notamment, une loi prévoit la fusion des corps entre gardiens de la paix et officiers de police judiciaire... Ce changement de statut va avoir de nombreuses répercussions... Ex-officier de police : A la permanence de nuit, puisque j'ai travaillé trois ans sur un secteur à la nuit, on nous ramenait un délit supposé des fois, une tentative, on renvoyait les gardiens de la paix avec une annotation du rapport, et on faisait une main courante en mettant que le délit n'était pas spécialement établi ou que l'interpellation était peut-être douteuse, ou que le motif du contrôle n'était pas bon. L'officier de police judiciaire était une garantie parce que c'était presque une administration opposée. Je schématise mais c'était presque ça : la police judiciaire et de l'autre côté la police en tenue. Alors c'est vrai que c'était pas très souple, il y avait des guéguerres internes mais ça faisait une sorte de séparation des pouvoirs. Et quand il y a eu cette fusion (1995 : Loi d'orientation et de programmation sur la sécurité) d'un seul coup se sont retrouvés sous la même autorité les officiers de police judiciaire et les gardiens de la paix qui ramènent les affaires et maintenant si on ne « prend pas » il faut s'expliquer : pourquoi on n'a pas « pris » l'affaire ? Et l'idée qui court, c'est que si un officier de police judiciaire ne « prend pas » c'est qu'il ne veut pas travailler, on ne conçoit plus qu'il ne « prenne pas ». Et la deuxième chose rendue possible par cette réforme, ça a été l'accès à la qualité d'OPJ (Officier de Police Judiciaire) par les gardiens de la paix. Normalement l'OPJ, sa casquette c'est le magistrat et en tant qu'inspecteur ou officier il était sous tutelle administrative, en fait une double casquette. Mais après la fusion des corps, les gardiens de la paix ont eu progressivement accès à la qualité d'OPJ, il y avait une raison économique, ça coûtait moins cher, plus on transfère vers le bas, moins ça coûte cher, mais en même temps ça a permis d'écraser un peu plus l'autorité judiciaire sous la coup de l'autorité administrative. Un gardien de la paix obéira plus à son chef qu'à la loi, pour résumer.
Question : Qu'est-ce qui a changé pour les différents services ?
Ex-officier de police : Le service PJ de la préfecture de Police qui touchait au travail clandestin a disparu (...). Les services qui s'occupent des escroqueries et des infractions financières ont diminués ou n'ont pas augmenté, ce qui revient à une diminution parce que les infractions sont de plus en plus complexes maintenant avec les systèmes informatiques de transit de l'argent, les moyens technologiques de fraude, mais ça, ça n'intéresse pas.
Question : Quels sont les « services porteurs » ?
Ex-officier de police : Dans une école de police il faut aller en BAC. Celui qui ne dit pas qu'il veut aller en BAC il passe déjà pour un démotivé, il sortira de l'école mal placé. J'allais souvent à l'ENPP de Vincennes qui forme les futurs gardiens, le rêve c'est d'aller en BAC, déjà pour la tenue et puis pour éviter certaines contraintes. En BAC, dans leur jargon, ils disent : « Nous, on est des chasseurs, on n'est pas comme les autres, les autres c'est des soldats ». Avant il y avait une BAC ou deux, une BAC c'était exceptionnel. Maintenant il y a : la BAC Civile, la BAC de nuit, la BAC 75 qui couvre tout Paris, les BACs d'arrondissement, une BAC dans le Métro, Bac jour, BAC nuit, il y a des BACs partout. Et je peux dire en toute franchise que pendant trois années ou j'étais à la permanence de nuit à l'époque où il y avait encore la division police judiciaire et sécurité publique, je n'ai jamais vu les BACs ramener des crimes. Brigade Anti-Criminalité ça devrait être pour ramener des crimes, non, ils ramènent des délits au mieux, voir des contraventions. Quand ils sont en manque de crânes en fin de nuit, ils ramassent des contraventions. Moi j'ai vu des choses qui m'ont révolté : des BACs qui ramènent des vendeurs de poulbots ou de gri-gris à la sauvette. Alors ça ne sert à rien d'être BAC, d'être armé comme un playmobil pour ramener des vendeurs à la sauvette, c'est même l'argent du contribuable qui part en fumée. Il y a toute une nouvelle manière de concevoir le métier qui a été mise en place. Je pense qu'on est passé à autre chose, à une autre conception de la police. Déjà il y a les médias au sens large, qui donnent une image du policier qui se balade en gilet pare-balle avec une mitrailleuse tout le temps, le recrutement qui a changé. La police, il y a vingt ou trente ans, il y avait beaucoup de gens qui avaient fait autre chose qui venaient du monde du travail, maintenant c'est le concours externe qui prime, il y a beaucoup de jeunes qui sortent des lycées ou des facultés, même pour les gardiens de la paix, donc c'est leur premier boulot. Ils ont une image de la police qui est celle-là. Avant c'était plus peut-être pour gagner sa vie. Moi, j'ai connu des vieux gardiens, ils avaient été à l'usine, ils avaient été carreleurs, ils se sentaient encore en rapport avec le monde du travail. Maintenant, une fois qu'ils ont passé l'habit de lumière, certains, j'ai l'impression qu'ils ne sentent plus qu'ils sont dans la population. Certains, pas tous, là aussi je me garde de généraliser. Il y a une part de ce sentiment peut-être, on ne s'intéresse plus, on n'est plus dans la population, la population c'est autre chose. Alors qu'un policier c'est quand même avant tout un citoyen, c'est un homme, un père de famille, en dernier il est policier comme on est dans n'importe quel métier. Et là, on a l'impression des fois que ça prend le pas.
Question : La création de la Police Urbaine de Proximité a-t-elle apporté quelque chose ?
Ex-officier de police : Ça a été quelque chose qui a été détourné de son but et qui a été mal pensé, qui a été fait trop vite. Ils n'ont pas pensé aux conséquences qu'aurait l'unification des corps par exemple. Il y avait aussi des mesures économiques : il s'agissait de réduire les effectifs et ça a été fait. Parce que les effectifs ne sont pas en constante augmentation, c'est faux. Il y a eu les ADS, les vacataires et surtout on a pyramidé vers le bas, c'est-à-dire que l'encadrement s'est restreint. Il y a très peu de commissaires, de moins en moins d'officiers et il y a une très grosse base. Ça a permis de transférer les charges comme ça vers le bas, à effectif constant on arrive à dépenser moins et la PUP c'était aussi un de ces objectifs-là. Il y a pas mal de choses qu'on pourrait dire qui sortiraient du sujet mais qui permettent de comprendre comment on arrive à faire fonctionner un système en tenant les personnels. Les personnels sont tenus et je crois que c'est un des problèmes de base de la police, c'est d'être sorti du droit commun de la Fonction Publique. Je crois que c'est un des noeuds du problème, c'est essentiel. Il est plus dangereux à l'heure actuelle de désobéir à son chef qu'à la loi. Il vaut mieux faire une garde à vue illégale, que ne pas la faire alors que le chef a demandé des chiffres. Ça, c'est une certitude, et j'en ai des échos quasi quotidiens par des policiers que je continue à fréquenter. Ce n'est pas parce que j'ai quitté la Maison que je rejette tout le monde, je rejette le système qui à mon avis est en train de se pervertir comme il ne l'a jamais été, du moins à ma connaissance.
Partie 4 : Et la justice ?
Question : Quelle est l'action des politiques ?
Ex-officier de police : Il y a un effet de surenchère permanente, de langage de guerre, de reconquête, ce sont des mots qu'on entend : « pacification », « reconquête », « nettoyage », donc on est dans un langage d'occupation, de guerre, en permanence. Il y a toute une terminologie que je n'ai jamais entendue avant qu'on entend depuis quelques années. Maintenant, ils disent les crapauds quand ils parlent des interpellés, même dans les écoles de police : « Quand vous interpellez un crapaud, quand vous demandez les papiers au crapaud... » Alors là, les bras m'en tombent. Avant il y avait un argot policier qui était différent mais pas ce genre de terme : « crapaud », avec toute une image qui est derrière. « Crapaud » c'est le jeune, pas forcément bien conforme... Alors effectivement ils ne le sont pas tous, mais pour survolter des pans entiers de population il n'y a pas mieux que ce genre de terminologie. Je crois qu'on est dans une politique de maintien de l'ordre permanent, de régulation sociale par la police.
Question : Alors qu'il n'y a pas de désordre permanent...
Ex-officier de police : Non, on n'est pas en guerre. Il y a des problèmes mais il y en a dans tous les pays. Non, on ne vit pas à Disneyland, il y a des délits, mais ça ne devrait pas être traité comme ça. Il y a plein de faits qui viennent converger comme ça vers une politique qui place la sécurité, ou la pseudo-sécurité, au centre des choses. Moi je dis la « pseudo-sécurité » parce que si on est victime d'une infraction très grave, ça peut arriver à n'importe qui comme c'est toujours arrivé, je ne sais pas si le service sera mieux rendu qu'avant, je n'en suis pas du tout persuadé, parce que les services d'investigation ne sont pas plus forts qu'avant, même plutôt moins. Par contre, on a plus de chances de se faire interpeller pour une broutille, ça c'est une certitude.
Question : Quels nouveaux pouvoirs vont être donnés à la police ?
Ex-officier de police : On va passer à des possibilités de fouille et de perquisition qui sont plus grandes, des gardes à vue de six jours, pour le terrorisme on dira, oui, mais qu'est-ce qui dit qu'on n'accuse pas les gens de terrorisme pour avoir droit à des gardes à vue de six jours... et tout ça va être hors contrôle des juges alors que la magistrature a quand même un rôle d'équilibre. Entre eux ils ont déjà des contre-pouvoirs : la parquet, l'instruction, le siège - en théorie du moins parce que là aussi le ministre les a bien repris en main - mais toujours est-il qu'ils vont avoir de moins en moins de contrôle sur les services d'investigation, les services de police qui sont eux-mêmes poussés par leurs propres chefs : les commissaires, c'est eux qu'on retrouve dans les cabinets, et eux ils veulent supplanter le procureur, voir le juge d'instruction. L'autre jour, on m'a parlé d'un chef de service que je connais un peu et il a dit : « Les magistrats ils refusent de prendre nos interpellés, c'est de l'idéologie ». Non, ce n'est pas de l'idéologie, les affaires sont bâclées, c'est de la politique du chiffre, on interpelle à tout va. C'est la différence entre la pêche au chalut qui arrache les fonds et qui ne fait rien de bon, et la pêche à la ligne bien calculée, c'est n'importe quoi. On n'est pas à l'abri ici d'avoir une descente, on ramène quarante personnes et puis sur le tas, on essaie d' « habiller » comme on dit dans le jargon, d'en « habiller » quatre ou cinq et hop ! ça fera quatre ou cinq gardes à vue, alors qu'il n'y a rien au départ. On n'est pas à l'abri de ce genre de chose maintenant, parce qu'il faut faire du chiffre. Et donc les magistrats avec la masse qui leur arrive, il faudra traiter : faut faire, il faut traiter. Ça n'est plus conçu comme une séparation des pouvoirs mais comme une division du travail, et c'est là que ça devient dangereux, sur le plan philosophique et de la sécurité et de la justice.
Question : Les magistrats subissent-ils des pressions dans ce sens ?
Ex-officier de police : A partir du moment où le ministre de l'Intérieur est tout-puissant, il n'a pas une autorité officielle et directe sur la Chancellerie, mais dans la pratique on a bien vu de quoi il retournait. Le ministre de l'Intérieur impulse la politique pénale en France, c'est une évidence. Il se prononce sur les cas des magistrats « défaillants » comme il dit, « fautifs », il réclame des sanctions. Moi je pense qu'il a un grand pied dans la Chancellerie déjà. Et il ne se fait pas tellement refouler par ses collègues. Parce que je pense que c'est une aubaine pour un gouvernement qui est confronté à autant de difficultés sociales. C'est très bien de focaliser les gens sur ce problème : l'Ennemi de l'intérieur. C'est une aubaine cette histoire de sécurité et les pressions évidemment sont politiques. Déjà, les procureurs n'ont pas l'indépendance des autres. Le procureur représente l'État, donc il représente le gouvernement qui lui même est aux commandes dans l'État. Donc, à partir de là, ils sont déjà bien plus ficelés. Puis les juges d'instruction sont tout de suite pointés du doigt quand ils ne vont pas dans le sens voulu. Maintenant, le ministre de l'Intérieur condamne directement, il dit : « Dans telle affaire, il est inadmissible que... », donc il se met à la place du juge d'instruction, il commente et même des ministres qui n'étaient pas des tendres ont été très largement... J'ai souvenir de déclarations de Poniatowski qui avaient fait scandale bien avant que je sois dans la police, parce que justement il s'était lancé dans des diatribes contre des magistrats et puis il avait réclamé une peine de mort à l'époque, je crois, alors on avait dit qu'il sortait de son rôle, ça avait quand même fait scandale à l'époque. Maintenant, je ne vois pas tellement la presse s'inquiéter de l'ingérence permanente de Sarkozy dans la Justice. Je trouve ça assez scandaleux.
Question : Et concernant des problèmes plus larges comme le fichage génétique.
Ex-officier de police : Au début c'était les délits sexuels, ça passait assez bien dans la population, parce qu'il y a eu des viols suivis de meurtre alors ça passait assez bien. On va garder ça pour l'exception, c'est ce qui a été annoncé. Et puis après, en catimini, ça a été étendu à toutes les condamnations même pour des délits mineurs : le port d'arme, genre opinel pas la kalachnikov, l'exhibition etc. Et on retrouve ces gens-là, ils sont convoqués avec impossibilité de s'y soustraire, parce que s'ils ne viennent pas ils risquent en plus une sanction pénale, le parquet est avisé, il y a un texte de loi là-dessus que je n'ai plus en tête... j'en ai traité quelques uns de ces dossiers. Ce qu'il y a c'est que c'est un fichage étendu à des délits tout à fait mineurs qui autrefois n'aurait pas eu lieu d'être et qui n'était pas prévu dans la loi initiale. Mais, comme je disais, on glisse vers toujours un peu plus de sévérité. Il y a une idéologie de la sévérité, il y a un aspect moral, transcendant derrière : il faut punir, il faut être sévère, les gens sont responsables de leurs actes, c'est presque... on vit dans une société laïque mais on a l'impression qu'il y a une sorte d'idéologie du châtiment, de la punition, de la rétribution, c'est quelque chose d'un peu gênant comme ça.
Partie 5 : Une omerta ?
Question : Y a-t-il des déçus dans la police ?
Ex-officier de police : Il y a quand même des déceptions mais toute tentative de dire la vérité est mise hors-la-loi. Même si on a raison, on est rejeté parce qu'on vient déranger un ordre établi, c'est comme ça. Il y a plusieurs cas. Je suis un de ceux qui s'en est le mieux sorti parce que j'ai réussi à sortir de là, mais il y a le cas d'Éric Blondin qui a dénoncé des violences. Et les violences elles sont liées à quoi ? Ce n'est pas parce que les policiers ont un chromosome qui les rend plus violents que les autres, c'est pas tellement ça. Je crois que la politique du chiffre, la multiplication des contrôles destinés à trouver des affaires bidons surexcite tout le monde, et tôt ou tard, sur la quantité, il y a beaucoup plus de risques de dérapage. En fait, on ne peut pas isoler les problèmes : politique tout court, politique du chiffre, dérapages qui s'ensuivent, répression interne à la police - ce que j'expliquais encore récemment à une réunion publique - qui empêche les policiers de s'exprimer et qui leur mène une vie d'enfer. On a vu l'affaire récente - qui en fait n'est pas unique, elle est sortie celle-là je ne sais pas pourquoi - c'est l'affaire Roland Gatti, ce policier de cinquante-deux ans, qui n'a rien à gagner ni à perdre, un simple délégué syndical dans sa région, pas un ponte du syndicalisme, et qui sur un mouvement humain de révolte sur les expulsions a voulu parler. Et il a été rejeté, les autres syndicats ne l'ont pas défendu ou l'ont fait très mollement. Il disait qu'il était inadmissible de « faire les fonds de tiroirs », d'aller « faire des familles entières pour faire du chiffre », qui sont expulsables ou qui ne le sont pas mais qu'on maintient dans des conditions terribles simplement pour alimenter les statistiques. Et donc c'est une affaire qui a fait pas mal de bruit puisque la presse nationale s'en est faite l'écho, et là il y a un petit mouvement de soutien qui s'est crée auquel je participe par le biais de Sud Intérieur qui m'a demandé de l'aider le cas échéant devant un tribunal administratif. Comme je ne suis plus dans la police, j'ai quand même une petite marge supplémentaire pour participer en tant que citoyen et dire des choses pour lesquelles j'ai été durement réprimé dans les trois dernières années. Puisque j'ai moi-même été privé d'avancement, déplacé à mon retour de syndicat, rétrogradé dans ma notation et mis dans un placard... déplacé et au sein de mon nouveau service mis dans un placard, et à la demande d'autres syndicats en plus qui estimaient que j'étais dangereux, moi, sale gauchiste, que je risquais de leur bloquer les avancements, donc ils ont négocié ma tête avec le chef de service. Il y a une chaleureuse ambiance et ça, c'est une réalité. Gatti, tout le monde lui tourne le dos, il paraît qu'il serait à moitié en dépression. Éric Blondin qui est assez connu, qui est d'ailleurs cité par Sud Intérieur et repris par Sud Éducation, cite plusieurs cas de policiers comme ça, et il est actuellement en position de harcèlement terrible, il est arrêté. Et ça, c'est un problème qui permet à l'administration d'empêcher la diffusion de l'information. Plus la répression anti-policier de l'intérieur est dure, plus il y a d'omerta, plus l'État est fort, parce qu'il peut discréditer, il peut dire : « Vous voyez, de l'intérieur, il ne se passe rien. » Personne ne va contester.
Question : Quels sont les moyens de pression ?
Ex-officier de police : Si la hiérarchie dit : il faut faire de la garde à vue, on fait de la garde à vue. Et même ceux qui ont raison, on leur reproche en fin d'année... on ne peut pas prendre tout de suite les officiers ou gardiens qui refusent – j'en connais, il y en a beaucoup plus qu'on ne croit – on ne peut pas les prendre tout de suite comme ça et les sanctionner, ce n'est pas possible directement, juridiquement, mais sur la notation, on marque qu'ils n'ont pas la « culture du résultat ». Un fonctionnaire de police vient de me montrer sa feuille de note récemment : « Doit faire sienne la culture du résultat », donc baisse d'un point et les conséquences très lourdes que ça a, puisque après c'est la non-proposition à l'avancement, c'est beaucoup de choses... Donc l'administration d'une part sanctionne, d'autre part, elle évite que les gens qui ne rentrent pas dans le système accèdent à des grades de décision même minimes, même chefs d'une unité ou d'un secteur, parce que d'un seul coup les statistiques s'en ressentiraient, ce n'est pas bon pour la carrière de ceux qui sont encore plus haut. Parce que chacun à son niveau est pendu au niveau carrière, au niveau mutation, parce que la police est sortie - c'est tout le noeud du problème - et sort de plus en plus du cadre de la Fonction Publique. C'est très très perceptible, sur deux décennies j'ai eu le temps de le voir. Le problème, c'est qu'avant il y avait des gardes-fous, on pouvait tenir, il avait des garanties. Tel flic ne plaît pas, il s'oppose, mais statutairement on ne peut pas le toucher, un peu comme un prof maintenant, peut-être plus pour longtemps. Après, avec l'abandon de ces garanties, on est une victime livrée en pâture. Un des collègue de Sud a été très emmerdé, il est passé par un tribunal administratif pour être nommé en grade, il y a eu des collègues très... d'ailleurs ils ont fait sortir un article sur internet intitulé : « Sans casque, ni bouclier, la répression... ». Et il cite trois cas dont le mien, Éric Blondin et un autre qui est à Sud et qui avait refusé de faire chauffeur d'une préfète (NB : Il s'agissait en fait de convoyer le fils d'une préfète). Son statut ne l'a pas protégé, il a été tout de suite mal vu. Il a dit : « C'est pas normal que les gens se fasse convoyer comme des seigneurs avec l'argent public, moi je refuse ». Et son statut ne l'a pas protégé. On l'a déplacé, on l'a mis dans un service bidon etc. Lui, c'est un chef de garage, donc il fait partie du personnel technique, mais ça fait partie de la même... Et Éric Blondin il dira la même chose que moi, il a dit : « Moi, ça ne m'empêche pas de croire à mon boulot mais en même temps de dénoncer quand il est mal fait ». Et il a effectivement dénoncé deux collègues. Enfin, il a dénoncé des faits, même pas des collègues : « Voilà il s'est passé ci et ça, des violences... ». Il a été mis à l'écart, les collègues ont été dressés contre lui. A une époque, on avait quand même des garanties, sauf une bêtise dûment constatée on avait quand même droit à une carrière, maintenant c'est fini, tout est dans les mains du chef et quand le chef n'est pas content, le subordonné n'a droit à rien. Il faut voir que dans la pyramide, il y a : le gardien de la paix, le brigadier, le brigadier-chef, le major, le lieutenant, le capitaine, le commandant, ensuite il y a les commissaires, ça va jusqu'à contrôleurs généraux, inspecteurs généraux. Il y a une pyramide énorme, donc c'est un système très très paralysant.
Pour tenir son objectif de 24000 migrants renvoyés en 2006, le ministre de l'Intérieur intensifie les opérations, au risque de multiplier les couacs
Pour les expulsions, pas de trêve de Noël : Nicolas Sarkozy table sur 24000 reconduites à la frontière en 2006 pour la seule métropole. Il l'a redit le 11 décembre, au cours de sa conférence de presse sur l'immigration. "Les reconduites de migrants en situation illégale ont doublé en trois ans, passant de 10 000 en 2002 à 20 000 en 2005." Appliquée aux expulsions, sa "culture du résultat" s'est traduite ces derniers mois par une accélération des reconduites, constate un responsable d'association de sans-papiers : "Il y a notamment une multiplication des contrôles sur les lieux de travail que sont les restaurants et les chantiers."
Sensible
A Marseille, une intervenante de la Cimade, service d'entraide aux étrangers, a noté, ces deux derniers mois, une augmentation sensible des expulsions. Le centre de rétention où elle intervient a doublé ses capacités d'accueil : "On est passé de 60 en juin à plus de 100 ce mois-ci. Il y a de plus en plus de familles ou de pères séparés de leurs enfants."
Pour faire du chiffre, les services de police ciblent en priorité les Roumains, les plus aisément reconductibles : "Ce sont les plus faciles à renvoyer, explique en policier. Comme ils sont fauchés, on les arrête pour défaut de subsistance. On n'a pas de problème d'identité non plus, car ils conservent sur eux leur passeport, qui leur suffit pour venir en France depuis que la Roumanie n'est plus soumise à visa. En six jours, ils sont expulsés." "On les expulse, mais ils reviennent le surlendemain en France", nuance un humanitaire. Les rafles de Roumains se sont multipliées sur la voie publique, les chantiers et les campements de fortune. Le "vol groupé", communément appelé charter, est devenu le moyen de transport privilégié de la politique de Sarkozy. Pas moins de 18 vols avec des expulsés roumains ont été recensés par la Cimade depuis le 18 janvier dans une "liste non exhaustive". Fier de ses charters : le ministère de l'Intérieur les recense sur son site, à la rubrique "Communiqués et actualités" : "32 Roumains reconduits à Bucarest le 8 novembre 2006 ; 70 Roumains reconduits à Bucarest le 3 novembre 2006..." Un vol part ce jour pour Bucarest. Il faut faire vite... car le 1er janvier prochain les Roumains deviennent citoyens de l'Union européenne. Et deviendront, à ce titre, plus difficilement expulsables.
"Spectacle"
Richard Moyon, porte-parole de Réseau Education sans frontières (RESF), dénonce, lui aussi, une répression accrue des sans-papiers. Le cas de la famille kosovare Raba lui paraît "exemplaire" : tout se passe comme si le ministre de l'Intérieur avait voulu "démontrer sa détermination en organisant une expulsion spectacle". Le jeune couple Raba et leurs enfants, dont deux sont nés en France, a été expulsé à grand frais par avion spécial le 6 décembre. RESF milite pour leur retour. Marie-George Buffet, Noël Mamère, Jack Lang, Josiane Balasko, Emmanuelle Béart et d'autres soutiennent l'action.
Moyon dénonce une "stratégie de la tension" qui criminalise les militants. Mardi, à Marseille, un enseignant a été placé en garde à vue. Il est accusé d'avoir "foncé sur les forces de l'ordre à l'aide d'un véhicule", le 11 novembre, lors d'une manifestation contre l'expulsion d'un Algérien, père de deux fillettes, à l'aéroport de Marignane. Deux semaines plus tard, un autre père algérien était expulsé par bateau. RESF demande l'arrêt de cette "chasse provençale aux pères d'élèves".
Le cas de Georges Frêche examiné le 27 janvier par le PS
La commission nationale des conflits du PS se réunira le 27 janvier pour instruire le dossier de Georges Frêche, après les déclarations du président de la région Languedoc-Roussillon au sujet de la proportion de joueurs noirs dans l'équipe de France de football, a-t-on appris de source socialiste.
Le bureau national (BN) du PS avait décidé à l'unanimité, le 21 novembre, de saisir cette instance disciplinaire.
"S'il s'avère que les propos rapportés sont exacts, alors il y a incompatibilité avec son appartenance au PS", avait alors affirmé le BN, selon le porte-parole du PS Julien Dray. Le premier secrétaire François Hollande avait confirmé peu après que Georges Frêche "ne sera plus membre" du PS "si la preuve est apportée" qu'il a bien tenu les propos qui lui sont reprochés.
M. Frêche avait regretté devant le conseil de l'agglomération de Montpellier, quelques jours plus tôt, que l'équipe de France de football compte "neuf blacks sur onze" joueurs alors que "la normalité serait qu'il y en ait trois ou quatre".
Ces propos, qui n'ont pas été enregistrés, avaient fait scandale à gauche, et nombre de responsables socialistes avaient estimé que ce grand baron régional du parti n'avait plus sa place au PS, ces propos venant s'ajouter à d'autres déclarations polémiques.
En février 2006, M. Frêche avait apostrophé un groupe de harkis lors d'une cérémonie commémorative, les traitant de "sous-hommes". Il avait été ensuite suspendu pour deux ans des instances dirigeantes du PS.
Une amende de 15.000 euros a été requise le 1er décembre par le procureur lors d'un procès à ce sujet devant le tribunal correctionnel de Montpellier.
Par Pierre Kerjean, 45 ans, 2 enfants, cadre commercial, deux enfants, Nîmes. Voici les mots que probablement des millions de Français orphelins du bulletin auraient aimé entendre depuis 23 ans : « Je comprends que vous soyez déçu de la gauche, je comprends que vous soyez déçu du PS, nous avons été amené à renoncer à …. » Que Ségolène Royal solde le passé. Après, seulement après, aurons-nous peut-être envie de lui laisser nous parler du désir d'avenir…
Sarko va chasser l'électeur frontiste dans les cimetières industriels, tandis que Sego renvoit le peuple socialiste à ses tentes pour une « démocratie participative » supposée ramener le voteur manquant mitterrandien au sein de l'orthodoxie électorale.
Sarko a l'air autant à l'aise chez les ouvriers que son mentor Balladur en son temps, quant aux tentes de Sego, il faudrait expliquer en quoi des permanences en tissus plutôt qu'en briques auraient une vertu magnétique sur la brebis égarée.
N'ayant pas vocation à me soucier des déçus de la droite qui, à part Victor Hugo, vont rarement à gauche, j'aimerai revenir un instant sur ces légions complètes de déçus de la gauche dont je suis et que Mme Royal aurait tout intérêt à comprendre vraiment si elle n'a pas envie de se payer un jospin-bis, sans compter un deuxième tour, hasardeux par essence.
Le premier vendeur analphabète venu sait qu'un client perdu, un client qui s'est senti trahi, bafoué est très dur à récupérer, que cet exercice est beaucoup plus difficile que d'en séduire un nouveau. Un excellent vendeur saura, lui, ramener le client perdu. Sous peine d'échec garanti, il respectera quelques règles incontournables.
Pour commencer, il évitera de le coincer dans une inacceptable alternative du style « y a que deux fournisseurs et l'autre est pire, alors… » parce que la nature ayant horreur du vide, il y aura toujours un nouveau fournisseur qui viendra élargir l'offre et dans la cas contraire, le client frustré et, à juste titre scandalisé décidera de se passer définitivement de ce type de service. Le bon vendeur évitera aussi, à tout prix, de faire quelque promesse que ce soit. Ce serait absurde puisqu'on est dans un déficit de confiance et qu'on ne manquerait pas ainsi de renforcer la défiance, la transformant même en hostilité. Dans un premier temps, le vendeur ne parlera pas non plus des trains à l'heure puisque le client, après une plus ou moins longue patience a fini par craquer sous l'accumulation des trains en retard.
Alors, que va faire le bon vendeur ? Il va commencer par faire amende honorable. Il va accepter la colère du client et laisser sa part d'émotion trahie s'exprimer. On n'achète pas qu'avec sa tête mais aussi et surtout avec son cœur, ses tripes. Nous sommes, avant tout, des êtres d'émotion, surtout dans un isoloir. Le vendeur va donc reconnaître et assumer tous les manquements, réels ou supposés, ressentis par son client, en débattre avec lui, l'écouter beaucoup. C'est qu'il y a de la douleur à guérir là-dedans. Puis quand le client est calmé, là, et seulement là, on commence à raisonner, à remettre en perspective, à rappeler tous ces trains à l'heure, tous ces bons moments passés, ces belles réalisations communes et finalement à demander humblement au client de bien vouloir offrir le privilège d'accorder une nouvelle fois sa confiance pour une collaboration apaisée.
Ce qui semble élémentaire, basique, pour celui qui nourrit chichement sa famille en vendant des micro-ondes en grande surface ou des assurances vie dans les H.L.M. semble être totalement opaque pour des énarques trop habitués à biseauter les cartes et à tirer sur les mêmes ficelles. C'est dommage, car le propre de toutes les ficelles, c'est qu'un jour, elles cassent. Elles ont cassé. Il serait peut-être temps de revenir à quelques fondamentaux sains de la relation humaine. Si Mme Royal veut rassembler au delà de ses 16% garantis, elle devra faire ce qui n'a jamais été fait jusque là. Elle devra avoir le courage de reconnaître puis d'assumer tous les renoncements, les erreurs, les fautes et les trahisons depuis 1983.
Le droit d'inventaire des années Mitterrand a duré dix secondes, celui de Jospin a consisté à insulter ses électeurs, Fabius a été la grande calamité du PS jusqu'à sa mystérieuse et récente conversion au socialisme, et Strauss-Kahn représente cette sociale-démocratie en faillite partout à force de soumission au néolibéralisme. Tous ceux là et leur entourage, ont été de pontifiants et arrogants liquidateurs de millions d'espoirs trahis.
Voici les mots que probablement des millions de Français orphelins du bulletin auraient aimé entendre depuis 23 ans : « Je comprends que vous soyez déçu de la gauche, je comprends que vous soyez déçu du PS, nous avons été amené à renoncer à …. » Mme Royal aura-t-elle le courage et la vision pour les prononcer ? Qu'elle solde le passé. Après, seulement après, aurons-nous, peut-être envie de lui laisser nous parler du désir d'avenir.
La candidature Buffet confirmée par les militants communistes
Les 93 000 militants communistes ont confirmé, mercredi 20 décembre, à 81,05 % la candidature à la présidentielle de leur secrétaire nationale, Marie-George Buffet. Au total, selon le PCF, la participation s'est élevée à 56,4 %, soit 52 302 votants.
Le Conseil national du PCF avait décidé, dimanche, d'organiser cette nouvelle consultation, les militants communistes étant invités à choisir entre deux hypothèses. L'une, soutenue par la direction, proposait "la candidature commune de Marie-George Buffet" pour "porter le rassemblement antilibéral à la présidentielle". L'autre suggèrait un "retrait" de la secrétaire nationale et "la recherche d'une autre candidature de rassemblement", sans citer de nom.
Lors d'une précédente primaire interne en novembre, les militants avaient plébiscité à 96 % Mme Buffet pour porter les couleurs du front antilibéral. La participation s'était élevée à 66,2 %.
Le vote a eu lieu dans un contexte tendu, le retrait de Mme Buffet ayant été demandé au sein même du PCF pour débloquer l'impasse chez les antilibéraux. Six chefs de file du courant refondateur, dont Pierre Zarka et l'historien Roger Martelli, ont démissionné de la direction, accusée d'abandonner la démarche de rassemblement. Mercredi, des personnalités et formations antilibérales ont appelé à une candidature du député communiste européen Francis Wurtz, susceptible selon elles de faire consensus. Le PCF a rejeté cette idée, M. Wurtz affirmant qu'il n'était pas candidat contre Mme Buffet.
La désignation de Mme Buffet pourrait conduire à l'éclatement du mouvement antilibéral. Ce dernier tente en effet de choisir un candidat commun à l'Elysée. La candidature de Marie-George Buffet avait été soumise aux collectifs antilibéraux locaux, recueillant 55 % des voix. Mais de nombreuses composantes du rassemblement antilibéral refusent la numéro un communiste comme tête de file.
Ségolène Royal défend le volontarisme économique et se prononce contre une europe naïve
Pour le premier "débat participatif" de sa campagne présidentielle, sur le thème de l'emploi et de la vie chère, mercredi en Alsace, Ségolène Royal a défendu le volontarisme économique que doit incarner, selon elle, la puissance publique.
"Je crois qu'il n'y a pas de fatalité et que la puissance publique doit assumer toutes ses responsabilités", a-t-elle lancé devant 1.400 personnes réunies dans un gymnase d'Illkirch-Graffenstaden, seule commune socialiste de l'agglomération de Strasbourg.
Pour sa première réunion publique de campagne, la candidate socialiste avait choisi la seule région métropolitaine restée à droite à l'issue des élections régionales de 2004.
La présidente de la région Poitou-Charente a fait son entrée encadrée par les "Milka", salariés de l'usine Suchard de Strasbourg où 123 emplois doivent être supprimés et dont elle venait de rencontrer la direction et les syndicats.
"Ce sont des licenciements de confort parce que la mode est à la concentration industrielle, y compris dans des filières qui font des bénéfices. Ce chantage est insupportable. Il n'y a aucune fatalité. Je refuse ce renoncement", a-t-elle lancé à ce sujet.
Pour autant, "nous ne gagnerons pas la bataille de l'emploi en fermant nos frontières", a-t-elle affirmé en réponse à un syndicaliste d'Alstom qui s'inquiétait du contrat des trains franciliens récemment remporté par le Canadien Bombardier au détriment de l'entreprise française.
Contre une europe naïve
Mme Royal a affirmé que la France ne gagnerait pas "la bataille de l'emploi en fermant (ses) frontières". Mais, a-t-elle ajouté, "je souhaite que l'Europe ne soit pas ouverte à tous les vents du libéralisme destructeur et que nous sachions mettre en oeuvre des mécanismes acceptables qui protègent notre industrie". "L'Europe devra cesser d'être naïve. Oui, l'Europe devra être un espace de protection" pour "sauver notre modèle social", a-t-elle repris. La candidate a appelé à "utiliser tous les moyens pour protéger nos marchés, nos emplois, notre industrie tout en restant ouverts sur le monde, mais à armes égales".
"Démocratie sociale"
Elle a néanmoins estimé qu'il fallait "mettre en place des mécanismes acceptables qui protègent notre industrie".
"Si je suis en responsabilité et puisque nous aurons la présidence de l'Union européenne au premier janvier 2008, nous mettrons à plat ce qui se passe dans les autres continents, au premier lieu desquels les Etats-Unis qui savent très bien tenir un discours libéral mais organiser des protections sous des prétextes divers et variés", a-t-elle ajouté.
La candidate a souvent pris exemple sur la Suède pour justifier sa volonté de "rééquilibrer les relations entre le capital et le travail".
"Je créerai dans ce pays la démocratie sociale parce que je pense que c'est une condition fondamentale de la compétitivité économique", a-t-elle affirmé.
Ce discours de quarante minutes concluait une réunion où le terme "participatif" a pris le pas sur le "débat" annoncé.
Plusieurs invités, syndicalistes, présidents d'associations d'insertion, ou chef d'entreprise membre du CJD (Centre des jeunes dirigeants) ont d'abord témoigné sur une scène avancée installée au milieu d'une salle pleine à craquer.
Quelques questions sont venues du public, auxquelles la candidate a parfois laissé répondre Henri Emmanuelli ou Jean-Marc Ayrault, qui étaient du voyage.
Quelques interviews de sympathisants ou de militants socialistes filmés sur le marché de Noël de Strasbourg ouvraient la réunion en exposant les difficultés économiques du moment.
"J'ai voulu, malgré un certain nombre de moqueries, vous donner, vous redonner la parole pour faire cheminer le projet présidentiel", avait lancé en ouverture la candidate socialiste, arborant la veste blanche et le sourire éclatant qui constituent sa marque de fabrique.
Elle a conclu en invitant l'assistance à "organiser d'autres débats participatifs". "Le moment est venu de prendre la parole pour m'aider à construire le projet présidentiel qui répondra le mieux aux attentes des citoyens".
À quatre mois du premier tour de la présidentielle, 49% des Français se déclarent sûrs de leur choix. Les personnes interrogées qui ont l’intention de voter pour Jean-Marie LE PEN sont les plus certaines de leur choix (61%). Les électeurs de Nicolas SARKOZY sont sûrs d’eux à 55%, contre 49% pour ceux qui affirment vouloir voter pour Ségolène ROYAL.
L’institut CSA a interrogé les Français sur leur certitude de choix de vote à l’élection présidentielle. Cette enquête s’inscrit dans un contexte particulier : la précampagne présidentielle intéresse les Français. En outre, les intentions de vote montrent une concentration des suffrages au profit des deux candidats des partis de gouvernement : ils sont crédités à eux deux, par les intentions de vote les plus récentes, de plus de 60 % des voix au premier tour...
Un Français sur deux sûr de son choix...
49 % des Français se déclarent sûrs de leur choix. Ce chiffre traduit, avant tout, le sentiment que la campagne, jusqu’à présent, répond aux aspirations des Français. Et qu’il n’apparaît pas nécessaire en l’état actuel - pour la moitié d’entre eux - de disposer de plus d’informations, tant sur les propositions des candidats que sur les enjeux de la campagne pour déterminer leur vote.
Est-ce à dire que, pour la moitié de l’électorat, les votes sont définitivement ancrés ? Pas tout à fait. Les Français, lorsqu’ils nous répondent, sont intimement persuadés d’avoir arrêté leur décision. On sait, par expérience, que les comportements électoraux potentiels devraient évoluer même parmi cette population "acquise" à un candidat. En effet, la campagne n’a pas véritablement commencé, tous les acteurs ne sont pas présents (Nicolas SARKOZY, notamment, est en effet encore place Beauvau), les enjeux ne sont pas définitivement apparus, les stratégies et axes de communication n’ont pas été exposés aux Français... Reste qu’actuellement, les réponses des Français sont instructives pour déterminer les noyaux durs de chacun des candidats.
Le vote ferme en faveur de LE PEN
Les personnes qui déclarent aujourd’hui avoir l’intention de voter pour Jean-Marie LE PEN à l’élection présidentielle sont les plus certaines de leur choix. Non seulement le vote en faveur de Jean-Marie LE PEN est passé en un an de 9 % à 16 %, mais cette progression - liée pour partie à la montée de l’importance accordée aux thématiques relatives à la sécurité et à l’immigration, ainsi qu’à l’adoucissement du discours frontiste - ne lui nuit pas en termes de certitude de vote.
Les électeurs de Nicolas SARKOZY sont plus sûrs de leur choix que ceux de Ségolène ROYAL. Entre les deux principaux candidats actuels à l’élection présidentielle, on relève une prime au président de l’UMP : 55 % de ses électeurs affirment être certains de voter pour lui, 45 % indiquant qu’ils peuvent encore changer d’avis. La candidate socialiste dispose aujourd’hui d’un noyau un peu moins important : 49 % de ses électeurs indiquent être sûrs de leur choix.
BAYROU : deux tiers peuvent changer d’avis
Les électorats les plus constitués se retrouvent également parmi les électeurs potentiels de Marie-George BUFFET (55 %) et de Philippe de VILLIERS (49 %). Pour autant, être un "petit candidat" n’est pas forcément la résultante d’une reconcentration sur son électorat : ainsi, seuls 32 % des électeurs d’Arlette LAGUILLER sont sûrs de leur choix, 42 % pour Olivier BESANCENOT, et... 10 % des personnes indiquant une préférence pour Dominique VOYNET. Les électeurs de cette dernière sont peut-être en attente d’un démarrage de campagne, sont probablement interrogatifs concernant le positionnement de Nicolas HULOT et sont vraisemblablement tiraillés par des velléités de "voter utile" dès le premier tour. De même, cas à part, François BAYROU - qui actuellement ne "maximise" pas son score au sein de sa formation politique - voit plus de deux tiers de ses électeurs actuels indiquer qu’ils peuvent changer d’avis.
Pour moitié acquis
Les choix ainsi exprimés ne sont pas, dans l’ensemble, des décisions prises par défaut. Se mêlent dans les comportements électoraux potentiels un "mixte" entre efficacité électorale, affirmation de valeurs et capacité à faire évoluer positivement la campagne. Nicolas SARKOZY et Ségolène ROYAL partent chacun, en cette fin d’année, avec un électorat pour moitié confortablement acquis, avec un léger avantage au président de l’UMP. Cette différence est probablement la résultante de deux logiques : l’actuel ministre de l’Intérieur affirme ses axes de campagne et ses positionnements depuis plus longtemps que la candidate désignée par le PS et il apparaît, dans son champ politique, plus hégémonique - en termes d’offre - que ne l’est Ségolène ROYAL.
Prenons le pari que la tournure de la campagne, la nature des débats, auxquels les Français sont très attentifs, feront évoluer des certitudes de choix. Même celles les plus ancrées actuellement...
La candidate a réuni hier députés et sénateurs PS. Fabius et DSK étaient absents.
Soirées diapos en perspective. Ségolène Royal a expliqué hier aux parlementaires socialistes qu'ils ne devaient pas craindre d'utiliser des «slides», des diaporamas, pour animer les réunions électorales, pardon... participatives. Car, en affichant leurs propositions sur un écran, ils favoriseront l' «appropriation collective» des thèmes de la campagne.
Meeting d'élus. «Vous serez les ambassadeurs de ma campagne», a lancé Royal, qui sera ce soir à Strasbourg pour son premier meeting participatif, à la centaine de députés rassemblés autour de Jean-Marc Ayrault, président du groupe PS à l'Assemblée nationale. Deux élus manquaient à l'appel : l'un du Val-d'Oise, Dominique Strauss-Kahn, l'autre de Seine-Maritime, Laurent Fabius.
L'après-midi, la candidate a rencontré les sénateurs socialistes pour leur délivrer le même message. Il tient en une phrase : «Vous connaissez les Français» , donc «vous êtes les mieux placés pour animer cette campagne participative».
François Dosé, député de la Meuse, a proposé un «grand rassemblement de tous les élus locaux» socialistes ou sympathisants, qui sont des «relais formidables». Pour Royal, cette idée est «adjugée, vendue». Le meeting pourrait avoir lieu en mars. «Elle nous a expliqué que, jusqu'à la fin février, nous devions multiplier les rencontres, être à l'écoute et faire remonter, raconte un participant. Puis, en mars et avril, ce sera à elle d'en faire une parole présidentielle.» Dans le dispositif de campagne, il y aura donc l'équipe rapprochée de Royal, le PS et son premier secrétaire, François Hollande, et les parlementaires. Mandat unique. Les propositions de loi déjà déposées par les groupes parlementaires PS, comme le «bouclier logement» ou le service civique obligatoire, seront intégrées dans son programme, a-t-elle promis. Elle a aussi souhaité que, «dès maintenant, les élus travaillent sur des projets législatifs», selon un participant.
Ainsi, Danielle Bousquet (Côtes-d'Armor) doit préparer un texte contre «les violences faites aux femmes», qui serait la première loi de la nouvelle législature en cas de victoire de la gauche. Ayrault est chargé de la «démocratie sociale » et va rapidement rencontrer les syndicats, notamment sur la question de la représentativité. Enfin, les parlementaires vont «élaborer des propositions institutionnelles», comme le mandat unique pour les députés.
«Trop de lois tuent la loi» , a pourtant prévenu la candidate, estimant qu'il ne faut légiférer que lorsque c'est «nécessaire». Au vu de ce programme, ça l'est encore un peu.
Ils ont entre 30 et 50 ans, la moitié d'entre eux disent vivre à la rue depuis au moins cinq ans et leurs problèmes de santé, parfois très graves, ne sont pas traités dans près de deux cas sur trois. C'est, à grands traits, le portait-robot du SDF parisien installé sous une toile de tente, d'après une "enquête de terrain" de Médecins du monde (MDM) rendue publique, mardi 19 décembre.
Un an après le début de sa campagne de distribution de tentes à des sans-abri, l'association humanitaire tire le bilan de son action et interpelle, une nouvelle fois, les pouvoirs publics sur le déficit de solutions d'hébergement adaptées en Ile-de-France.
Sur les 231 personnes questionnées par MDM durant ses tournées de rue, une sur deux dit souffrir d'une dépendance à l'alcool ou être atteinte d'une affection quelconque (troubles respiratoires, problèmes dermatologiques...). Parmi elles, 15 % sont porteuses du virus du sida. Près de la moitié des sans-logis rencontrés déclarent ne pas avoir de couverture maladie.
Une écrasante majorité de "SDF campeurs" (84 %) affirment ne plus composer le 115. Ce numéro d'appel gratuit, qui traite les demandes d'hébergement, est jugé "trop difficile à joindre". Beaucoup confient également être rebutés par les problèmes de sécurité, d'hygiène et de violence qui se posent dans un certain nombre de structures d'hébergement.
Enfin, 94 % des personnes interrogées affirment qu'elles quitteraient la rue si "une solution décente et durable" leur était proposée. Preuve de leur découragement, moins de 1 % d'entre elles ont déposé une demande de logement social.
Bertrand Bissuel / Le Monde
ENFANTS DE DON QUICHOTTE Soumis par Marsipulami le Jeu, 21/12/2006 - 19:14
J'encourage tous les lecteurs de ce blog d'aller faire un tour sur http://www.lesenfantsdedonquichotte.com , le site des enfants de Don Quichotte..qui sont à l'origine de l'action Quai Jemmapes avec les tentes pour les "bien logés" en solidarité avec les SDF !
Il est temps de parvenir à un vrai droit au logement opposable, à une couverture logement universelle et..de convenir qu'il n'est plus normal de voir des SDF dormir sur des cartons et des bouches de chaleur des métros...
Pour que notre candidate s'empare à pleines mains de ce scandale, et que l'on en fasse une priorité !
A l'orée de la campagne présidentielle, le Parti socialiste se lance à l'assaut du web, espérant surfer sur l'effet "Ségosphère" et déjouer les pièges révélés par la campagne sur la Constitution européenne.
"Le référendum nous a servi de leçon a contrario", concède François Rebsamen, co-directeur de la campagne présidentielle de Ségolène Royal. En 2007, le PS doit "être plus à l'écoute" d'internet et y investir "d'importants moyens de campagne".
En 2002, le parti avait consacré 387.000 euros à sa stratégie internet, un chiffre qui sera "nettement réévalué" pour la course à l'Elysée à venir, selon le PS.
La net-campagne socialiste s'appuiera sur deux piliers, le réseau du PS, renforcé par l'arrivée de près de 100.000 adhérents via le net ces six derniers mois, et le prosélytisme des cyber-partisans de Ségolène Royal.
L'équipe numérique du parti, pour l'instant composée de deux permanents et deux stagiaires, doit être étoffée en début d'année, le site vient d'être remanié et doit être enrichi d'une "web-télé" début février.
Côté Désirs d'Avenir, le "site amiral" de Ségolène Royal, la professionnalisation est également en voie. La modération des forums, la rédaction des synthèses ou la veille sur internet est actuellement assurée par une centaine de bénévoles.
Sur le modèle du Parti socialiste espagnol, le PS rêve d'une base de données d'adresses électroniques dépassant le million.
En 2002, "quatre jours avant le 21 avril, on savait qu'il pourrait nous manquer entre 250.000 et 300.000 voix mais il était impossible de les remobiliser avec les moyens traditionnels de campagne", se souvient François Rebsamen.
"TCHATCHEURS" ET "MONDAINS"
Dès le soir de la désignation de la candidate présidentielle du PS, le 16 novembre, Désirs d'Avenir s'est donc transformé en plaque tournante de l'e-campagne, enregistrant plus de 30.000 adresses mails en quelques semaines.
L'une des forces du PS, par rapport à l'UMP ou l'UDF, c'est qu'il a réussi à toucher des militants plus populaires grâce à la nébuleuse Désirs d'avenir, estime Guilhem Fouetillou, chercheur à l'université de Compiègne.
"Ce sont des invités tardifs sur le web, pas issus des CSP+. Ils ne maîtrisent pas totalement l'outil technique mais ils se lancent. Ils assurent une présence et ils s'y tiennent", analyse l'universitaire, auteur d'une "carte de la blogosphère".
Les internautes encartés peuvent également se mettre à la disposition du PS, qui a lancé début décembre un appel aux bonnes volontés numériques.
En trois jours, 12.000 militants - sur 220.000 - ont répondu présents, se félicite Vincent Feltesse, secrétaire national du PS chargé des nouvelles technologies.
Ces e-activistes peuvent devenir des "colleurs d'affiches sur le web", des "tchatcheurs", qui devront relayer les messages du PS dans les forums de discussion ou encore des "mondains", qui ouvrent leurs carnets d'adresses internet à la candidate.
"Nous voulons lever une armée de militants numériques", affirme le secrétaire national qui voit dans internet "l'arme des outsiders politiques".
VIDEO, L'ARME FATALE ?
Pour Nicolas Vanbremeersch, l'un des piliers de la blogosphère française plus connu sous le pseudonyme "Versac", le PS est désormais sur une meilleure voie que l'UMP, qui s'est distinguée par l'achat de mots-clé sur le net et des campagnes de mailing offensives.
Plutôt qu'un "petit état-major" appliquant une "stratégie pyramidale", il faut aujourd'hui "des tonnes et des tonnes de capteurs décentralisés" pour tenter de suivre ce qui se passe sur le net, explique le consultant en communication.
Selon une étude de l'Ifop publiée la semaine dernière, 46% des internautes ont au moins une activité politique sur le web. En revanche, seuls 10% lisent régulièrement des blogs politiques.
En moins d'un an, le réseau a vécu une nouvelle révolution avec l'apparition des sites de vidéo comme Dailymotion, sur lequel des extraits de pré-campagne se sont retrouvés affichés, notamment les propos de Ségolène Royal sur le temps de travail des enseignants.
Dans les cinq mois qui viennent, les "gros coups" de la net-campagne se joueront en vidéo, pronostique Guilhem Fouetillou, selon qui "plusieurs" vidéos ont été "mises en réserve" dans tous les camps dans l'attente de la vraie campagne.
Dans sa typologie des e-militants, le PS a même créé une catégorie spécialement chargée de fouiller les entrailles du net, les "traceurs", dépêchés sur les sites des chaînes de télévision, de podcasts vidéo ou de l'Ina. Une sorte de veille numérique démultipliée.
"Tout seul, je ne peux rien devant la nasse que représente internet", constate Vincent Feltesse. "Si mille personnes, connectées via le PS, me disent qu'elles ont du temps, ça devient jouable".
Ségolène Royal, candidate socialiste à l'élection présidentielle, a demandé mardi aux députés socialistes de commencer à travailler sur des projets de loi à faire voter au Parlement en cas de victoire aux élections présidentielle et législatives de 2007.
La députée des Deux-Sèvres s'est adressée à eux lors de la réunion hebdomadaire du groupe pour évoquer la préparation de la présidentielle, les qualifiant d'"ambassadeurs de (sa) campagne", a rapporté le président du groupe socialiste Jean-Marc Ayrault. Contrairement à ce qui était prévu, elle ne s'est pas adressée ensuite à la presse.
Selon M. Ayrault, "les députés sont tous sollicités à participer à la mise en oeuvre législative, à la préparation d'avant-projets de loi sur les thèmes qu'elle développe ou les thèmes du projet socialiste".
La députée des Côtes d'Armor Danielle Bousquet, a-t-il précisé, s'occupera ainsi, avec d'autres, de préparer un texte sur la lutte contre la violence envers les femmes, dont Mme Royal a déjà indiqué qu'il serait le premier projet de loi déposé sur le bureau des assemblées, en cas de victoire en 2007.
M. Ayrault a estimé que les députés socialistes étaient "dans un très bon état d'esprit" à l'égard de la campagne de Mme Royal.
"Son message est bien entendu. Même ceux qui n'ont pas voté pour elle dans la campagne interne sentaient bien qu'elle touchait juste. Donc, ils sont prêts à participer à la campagne dans leur circonscription", a affirmé le député-maire de Nantes.
Dans l'après-midi, Ségolène Royal a rencontré les sénateurs PS. Le point de presse prévu à l'issue de la réunion a été annulé. La candidate socialiste à la présidentielle a quitté le Sénat sans faire de déclaration.
La candidate socialiste Ségolène Royal semble la plus à même de répondre aux préoccupations des 18-25 ans pour 56% d'entre eux, devant Nicolas Sarkozy (44%) et Olivier Besancenot (34%), selon un sondage Ipsos pour l'association Graines de citoyens.
A quelques mois de l'élection présidentielle, 75% des 18-25 ans inscrits ou ayant l'intention de s'inscrire sur les listes électorales se déclarent tout à fait certains d'aller voter et 19% pensent qu'il y a de grandes chances pour qu'ils se rendent dans les urnes.
Si 57% des 18-25 ans s'intéressent à la politique, 79% ont une mauvaise image des hommes et des femmes politiques, pour seulement 21% qui en ont une bonne image. Parmi les personnalités politiques les plus à même de répondre aux préoccupations des jeunes de leur âge, les 18-25 ans placent en tête Ségolène Royal (56%) devant le président de l'UMP (44%) et le porte-parole de la Ligue communiste révolutionnaire (34%).
Suivent le président de l'UDF François Bayrou (24%), l'ancien porte-parole de la Confédération paysanne José Bové (13%) et la candidate des Verts Dominique Voynet (12%).
Par contre, une majorité des 18-25 ans ne se sent proche d'aucun parti (42%), 33% se sent proche de la gauche parlementaire (25% pour le PS et 6% pour les Verts) et 18% de la droite parlementaire (14% pour l'UMP et 4% pour l'UDF). Cinq pour cent des jeunes interrogés se disent proches du FN et 2% de l'extrême-gauche.
Soixante-treize pour cent, par ailleurs, jugent insuffisante la place accordée aux jeunes dans les programmes et prises de position des candidats (24% d'avis contraires). Pour les 18-25 ans, le prochain président de la République devra avoir pour priorités a lutte contre le chômage (45%), l'augmentation du niveau de vie (36%) et la défense de l'environnement (31%).
- Sondage réalisé du 23 au 30 novembre derniers, auprès de 800 jeunes, âgés de 18 à 25 ans, constituant un échantillon représentatif de la population française de cette classe d'âge, selon la méthode des quotas.
Comment la biologie des océans va-t-elle globalement répondre au réchauffement ? Des chercheurs américains viennent d'apporter d'inquiétants éléments de réponse à cette question, en parvenant à corréler la productivité du phytoplancton avec la température des eaux de surface. Plus celle-ci est élevée, moins le plancton végétal prospère.
Or non seulement la production de cette biomasse est le socle de la chaîne alimentaire océanique, mais son rôle dans la régulation du climat est considérable. Cette biomasse pompe de grandes quantités - environ un tiers - du dioxyde de carbone (CO2) émis par l'homme. Un deuxième tiers est absorbé par les végétaux terrestres. Le dernier s'accumule dans l'atmosphère.
Le début de ces mesures, en 1998, indique un niveau d'activité planctonique très bas, causé par le phénomène El Niño - exceptionnel cette année-là -, dont une conséquence est l'augmentation des températures de surface dans certaines zones des océans. Entre 1998 et 1999, l'activité planctonique est perturbée par le processus inverse, dit La Niña, et remonte en flèche.
Ensuite, entre 1999 et 2005, une fois achevées ces perturbations, l'activité planctonique suit une tendance globale à la baisse. Cette décrue est importante. Chaque année, l'océan a en moyenne absorbé 190 millions de tonnes (Mt) de carbone de moins que l'année précédente, soit environ 695 Mt de CO2 ; soit plus que les émissions annuelles de la France.
Pourquoi mettre en cause le réchauffement ? "L'augmentation des températures de surface de l'océan favorise un phénomène appelé "stratification" des eaux, explique Grégory Beaugrand (laboratoire écosystèmes littoraux et côtiers, CNRS). Ce phénomène entrave la remontée des sels nutritifs, nécessaires au développement du phytoplancton."
"C'est la première fois qu'une réponse globale de la biologie de l'océan est ainsi mesurée et corrélée à des indicateurs physiques, relève Hervé Claustre (laboratoire d'océanographie de Villefranche-sur-Mer, CNRS). Cependant la tendance, mesurée sur six ans, ne peut pas être extrapolée avec certitude aux prochaines décennies."
La productivité phytoplanctonique sera régulièrement perturbée par de futurs phénomènes El Niño et La Niña, impossibles à prévoir sur le long terme. Même si, comme le dit M. Beaugrand, "certains modèles climatiques prévoient qu'ils pourraient être plus nombreux et plus intenses à cause du réchauffement".
Les travaux de M. Behrenfeld ne concernent que l'océan des latitudes moyennes et équatoriales. Selon certaines simulations, explique Scott Doney (Woods Hole Oceanographic Institution), dans un commentaire publié par Nature, "la productivité croît aux hautes latitudes en raison du réchauffement des eaux de surface".
L'étendue de ces zones est cependant limitée, et le gain de productivité qu'elles devraient connaître à l'avenir ne compensera sans doute pas les pertes à déplorer ailleurs. "Il semble que le puits de carbone océanique (la capacité des océans à absorber du CO2) aille en se réduisant", juge ainsi M. Beaugrand.
Pour les écosystèmes marins, l'effet de ces bouleversements sera considérable. D'autant que le phytoplancton subit d'autres stress dus au changement climatique. En particulier, l'acidification des océans (Le Monde du 19 juin), qui, d'ici à 2030, affectera la survie même de nombreuses espèces planctoniques dans certains bassins comme l'océan Austral.
Stéphane Foucart / Le Monde
Lexique
Phytoplancton. Le plancton végétal, différent de son pendant animal, le zooplancton, est constitué de nombreuses espèces microscopiques qui vivent en suspension dans l'eau.
Cycle du carbone. Par activité chlorophyllienne, ces organismes transforment, chaque jour, une centaine de millions de tonnes de carbone inorganique en matière vivante. Soit environ la moitié de la production primaire de biomasse.
Extinctions. Des disparitions massives de phytoplancton se sont produites il y a 55 millions d'années. Cette période a connu une accumulation de gaz à effet de serre dans l'atmosphère dont on ignore les causes.
"Les priorités de la région sont claires et bien encadrées. J'ai une très bonne équipe qui m'entoure, des élus impliqués et des services mobilisés", a-t-elle déclaré à la presse, à l'occasion de la séance plénière du Conseil régional de Poitou-Charentes au cours de laquelle le budget 2007 a été voté.
"Cette présence me met très directement au contact à la fois des difficultés quotidiennes et en même temps des espoirs de développement économique. Les actions conduites ici me permettent d'acquérir cette expérience extrêmement précieuse et irremplaçable", a ajouté Ségolène Royal.
Le Conseil régional de Poitou-Charentes a voté ce lundi un budget 2007 de 636 millions d'euros, soit une augmentation de 21% par rapport à l'an passé. "C'est un budget qui n'augmente pas les impôts, et en même temps monte en puissance sur les actions nouvelles et les priorités de la région, en particulier l'excellence environnementale et l'emploi", selon Mme Royal.
La présidente de région a aussi fait savoir qu'elle avait réalisé 3,6 millions d'euros d'économies. "Nous l'avons fait par le biais de la suppression d'activités de la région qui étaient exercées avant par des associations périphériques de la région que nous avons réintégrées dans nos services pour mieux en contrôler les dépenses".
Samedi, lors de la réunion de travail au CNIT à la Défense, a été remis au 1er Fédéraux et aux responsables DA un "kit" explicatif des débats participatifs. Paris d'Avenir est fier d'avoir participer à l'élaboration de ce kit. En effet, tous les exemples d'affiches et de tétières sont celles que nous avons crées, en voici quelques exemples
Voici les commentaires de la presse, lundi 18 décembre, sur Royal, Borloo, Hulot et Sarkozy.
LA PROVENCE Georges Latil
"Que les lectrices n'y voient aucune allusion machiste, car là n'est surtout pas le propos. Mme Royal est définitivement séduisante. Belle comme le silence après une avalanche, comme une goutte d'eau au milieu du désert. Elle possède ce charme absolu mélangeant l'élégance et la prestance, l'intelligence et la compétence, le tout mâtiné d'un sens évident de la communication. (...) Avec quelques trémolos dans la voix qui validaient sa sincérité. C'est assez rare pour être souligné. Le reste de l'émission et des débats furent davantage chahutés. Car, à l'évidence, Mme Royal doit faire en permanence le grand écart entre les valeurs de la gauche - qu'elle entend reconquérir contrairement à 2002 - et sa différentiation entre un "ordre moral" et un "ordre juste". Entre son rôle désignée de Vestale ou de mère la pudeur et les aspirations des Français de base. Ses explications sur le monde du travail, sur la remise en cause de la carte scolaire ou des 35 heures n'auront guère convaincu ses contradicteurs, ni peut-être les futurs électeurs. Finalement, il en va d'elle comme de M.Sarkozy. La forme séduit. Mais on attend toujours davantage de fond."
LA NOUVELLE REPUBLIQUE DU CENTRE-OUEST François Tartarin
"(...) Les "forteresses" PS et UMP sont-elles si solides? Dans l'un et l'autre camp, les impératifs du rassemblement se font chaque jour plus pressants. Ainsi Jean-Pierre Raffarin a-t-il invité hier Nicolas Sarkozy à entendre "l'expression des diversités" de l'UMP. (...) Le rassemblement, c'est aussi le "chantier" qui échoit à Ségolène Royal. En affichant son désir de s'affranchir de la langue de bois (...) elle court le risque de s'aliéner une partie des militants socialistes. Ceux qui se référent au "projet" et continuent de dire "pouvoir d'achat" plutôt que "vie chère" seront-ils disponibles lorsque la candidate fera appel à eux à la condition, en somme, qu'ils oublient ce qu'ils ont appris sous la houlette d'un premier secrétaire nommé François Hollande? (...)"
LIBERATION CHAMPAGNE Jorge d'Hulst
"À peine les Français avaient-ils commencé à se familiariser avec le nom de Yann Wehrling qu'ils doivent l'oublier. Les Verts se sont dotés ce week-end d'un nouveau leader. Incorrigibles écologistes? Pas cette fois. L'élection de Cécile Duflot s'est effectuée sans psychodrame. Les Verts ne seraient-ils plus ce qu'ils étaient? En fait, ils ne peuvent plus trop se permettre d'afficher leurs rivalités de courant. Ils ont aujourd'hui d'autres préoccupations. À commencer par leur représentativité en chute libre. Sur l'échiquier politique, il y a très longtemps qu'ils n'ont pas pesé aussi peu. (...) Si les Verts se trouvent actuellement en difficulté, cela ne veut pas dire que la sensibilité écologiste n'a plus d'avenir. Il vaut mieux par conséquent pour le PS y prenne garde pour le futur. D'autant que personne à gauche ne peut se réjouir de la faiblesse des Verts actuellement. Car il est toujours plus facile de gagner les élections lorsque le parti principal dispose d'alliés solides. Et non le contraire."
LES DERNIERES NOUVELLES D'ALSACE Olivier Picard
" (...) Le succès, dans les sondages, du très médiatique Nicolas Hulot coricide avec ce basculement des consciences. Les uns et les autres, nous commençons à comprendre qu'une certaine période est révolue et que nous ne pourrons sans doute plus vivre "comme avant". La relative facilité avec laquelle l'animateur de télévision est en train d'imposer son pacte aux ténors de la consultation de 2007 montre à elle seule, l' efficacité et le "danger potentiel" que représente l'homme de TF1. Sans aucune expérience politique, il "sort" à 10 % dans les intentions de vote, s'impose déjà à Nicolas Sarkozy, à Ségolène Royal et à François Bayrou, tous les trois signataires de son plan minimal d'action, et ne rencontrerait aucune difficulté pour trouver ses 500 signatures. Mais au delà du rôle de trouble-fête qu'il n'a pas vraiment envie de jouer, il a réussi à ramener dans le débat une réflexion écologique que les Verts - à l'exception de Daniel Cohn-Bendit en 1999 - ne sont jamais vraiment parvenu à motiver. Les candidats traditionnels, eux, planchent pour se mettre à niveau. Pour une fois, la surenchère serait la bienvenue."
LE REPUBLICAIN LORRAIN Philippe Waucampt
" (...) En attendant que le président de l'UMP sorte de ce trou d'air, la gauche, elle, engrange. Les ralliements des radicaux de gauche et de Jean-Pierre Chevènement limitent le risque de dispersion ayant mené à la surprise du 21 avril 2002. Et les Verts, après un démarrage difficile, semblent s'engager sur la même voie. Mais on observe dans le même temps une montée en puissance de la gauche de la gauche. Amalgamée par le "non" au référendum sur l'Europe, cette dernière est certes très divisée sur la candidature de Marie-George Buffet, qui va jusqu'à susciter des tensions internes au sein même du PCF. Il n'en reste pas moins que son pouvoir de corrosion sur la candidature socialiste est presque aussi réel que celui du Front national sur un Nicolas Sarkozy contraint, de ce fait, de se déporter sur sa droite. Bref, contrairement à ce que laissent augurer les sondages, les jeux sont loin d'être faits dans un sens comme dans l'autre. Des surprises sont même à prévoir."
NICE-MATIN Marc Chevanche
" Un second rôle de premier plan. Pour un homme dont le nom comporte un triple zéro, Jean-Louis Borloo se débrouille plutôt bien. (...) Il faut l'entendre jongler avec les millions d'euros qu'il aurait mobilisés, les énergies qu'il aurait galvanisées, les résultats mirobolants qui seraient à portée de main. (...) Mais, tout avocat le sait bien, la question n'est pas d'établir la vérité, la question est de faire gagner la cause. Devenu son unique client, Jean-Louis Borloo, donc, s'y emploie. Il s'est adossé au Parti radical valoisien qui a la sympathique caractéristique d'être à la fois le plus vieux et le plus petit parti de France. Après avoir minaudé sur une hypothétique candidature à l'élection présidentielle, il s'est mis dans la roue de Nicolas Sarkozy. Il prétendra lui apporter le renfort de la "droite sociale" et, s'il s'avérait avoir tiré le bon numéro, il pourrait prétendre à Matignon. A moins que son style "gavroche" ne le prédestine à la mairie de Paris dont on dit qu'il la guigne."
Adresse du Forum Officieux Ségolène Royal 2007 : http://www.SegoleneRoyal2007.new.fr -------------------------------- Divers sites sur Ségolène Royal :
Au fond de la scène, le thème du jour sur écran géant : «Réussir un débat participatif». Dans la salle, studieux, des centaines de cadres et militants départementaux sont plus venus écouter que participer. Sur l'estrade, Ségolène Royal qui, derrière son pupitre, donne la leçon. Les fondamentaux du jour portent sur le «changement des pratiques politiques». «Tout va se jouer dans la campagne», explique la candidate, qui récapitule l'enjeu de l'examen final : «La responsabilité des socialistes, c'est de ramener vers eux le vote populaire.» D'où une copie qui se doit d'être accessible : «Pas de blabla, pas de formules recuites. Il faut mieux s'exprimer de façon simple» plutôt que d'utiliser «des choses ressassées auxquelles personne ne croit plus». Et puis, bien sûr, il y a l'obligation d'être sage, «la rigueur du comportement», que résume Ségolène Royal : «Entendez-vous bien les uns avec les autres...»
«Volatil et exigeant». C'est un véritable petit précis de campagne participative qu'a délivré aux militants la candidate, samedi au Cnit de la Défense. En insistant sur l'essentiel : «L'électorat populaire, celui que nous devrons reconquérir, [qui] est par définition plus volatil et plus exigeant.» Et qui, selon le sondage LH2 publié par Libération la semaine dernière, marque un intérêt certain au discours de Ségolène Royal ( Libération du 12 décembre). D'où l'importance du ton : «La façon dont nous allons nous adresser aux Français les plus éloignés du militantisme politique va compter énormément dans notre reconquête», assure la candidate, qui rappelle que «la façon dont [elle s']exprime» diffère du vocable en vigueur chez les professionnels de la politique.
Bien sûr, elle aussi disposera d'une armée de communicants. Mais elle les a priés ce week-end de se montrer discrets. Pas question de renouveler l'erreur de la campagne Jospin de 2002, qui semblait avoir été déléguée à une grosse et prestigieuse agence de communication, en l'occurrence Euro RSCG. Pour sa com, Ségolène Royal a confié à ses conseillers qu'elle entend faire dans «l'artisanat». La candidate s'y impliquera directement, déléguera peu, et ne veut pas s'encombrer d'un conseiller tout-puissant et omniprésent à la mode Séguéla.
Pour cultiver ce style qui se veut si particulier, il existe toute une gamme d'outils qu'elle a détaillés à ses fidèles : «ça peut être des microréunions dans une rue, un café, un appartement». Voire «une tente itinérante qui va dans les quartiers populaires». Davantage que la taille, c'est la profusion qui importe : «Il faut que ça se démultiplie sur le territoire.»
Produits dérivés. La candidate, qui entend visiter chaque département, insiste sur le style : elle veut «de la culture, de la poésie». Et, aussi, «de la ferveur, de la gaieté, du désir de gagner, de la beauté, des lieux sympathiques». Au point d'envisager de «faire intervenir des intermittents du spectacle»... Pédagogie oblige, Ségolène Royal n'oublie pas de distribuer des bons points : «Une enveloppe financière vous sera délivrée», précise la candidate sous les applaudissements : «20 % du financement de la campagne seront délégués aux départements». Soit 4 millions d'euros, de quoi relayer le plan marketing. Sans limite côté produits dérivés : «J'ai vu des bouteilles avec des étiquettes "Ségolène", des petits badges, des petits noeuds dans les cheveux pour les enfants. Continuez à inventer !» Façon, encore une fois, de prendre le contre-pied de la campagne de 2002, lorsque les fédérations PS se plaignaient de manquer de matériel pour relayer la parole de leur champion. Quant aux rapports entre l'entreprise Royal et la maison mère, la première ne s'embarrasse guère de propriété intellectuelle : «Le projet présidentiel sera issu du projet socialiste, mais tiendra compte des débats participatifs.»
«Pas une idée». Pas franchement conforme aux canons socialistes, mais l'essentiel est ailleurs. Au sortir de la séance, les élèves, «kit de campagne» sous le bras (lire ci-contre), se pressent, un poil fayots, pour réciter. Arnaud Montebourg : «Elle va mettre le projet socialiste à l'épreuve de la vérité populaire. C'est la révolution douce.» Jack Lang : «Avec Mitterrand, c'est le candidat tout seul qui présidentialisait le projet socialiste. Là, il y aura eu ce processus de consultation, source de créativité et d'adhésion.» Mais il se trouve encore quelques cancres pour ne pas trouver le cours si magistral que ça : «Elle est en phase sur les difficultés des gens, mais elle n'offre pas de solutions, déplorait un militant.
En une heure, elle n'a pas dit un mot de politique. Pas une idée, pas une proposition.» L'après-midi, c'était au tour de François Hollande de concilier, en orfèvre de la synthèse, cette «demande de politique différente» et les usages plus traditionnels : «Il faudra toujours distribuer nos tracts, poser nos affiches, aller dans les meetings, tenir des réunions.» Le premier secrétaire serait-il le chouchou de la classe pour s'éloigner si insolemment de l'enseignement dispensé ?
Marie-George Buffet, dont la candidature ne suscite pas le consensus au sein de la gauche radicale, entend néanmoins aller "jusqu'au bout" de sa "démarche de rassemblement" du mouvement antilibéral en vue de l'élection présidentielle de 2007.
"Maintenant, il faut trancher", a déclaré dimanche la secrétaire nationale du Parti communiste sur Canal+. "Je dis 'Urgence, urgence', il faut décider avant la fin décembre".
Le conseil national du Parti communiste a décidé samedi de reconsulter par vote ses 100.000 adhérents, mercredi prochain, sur le maintien ou non de la candidature de Marie-George Buffet.
"J'irai jusqu'au bout dans cette démarche de rassemblement, mais je crois qu'on ne peut plus attendre, il faut rentrer en campagne", a souligné la dirigeante communiste.
"On ne va pas inventer un homme ou une femme providentiels. Ce serait le contraire de la démarche qu'on a voulu mener dans les (750) collectifs locaux", a-t-elle estimé.
"S'il y avait une candidature qui fasse qu'il y ait vraiment le rassemblement de toutes les forces des collectifs, y compris du Parti communiste, je lui laisse la place volontiers", a-t-elle poursuivi.
"Pour l'instant, c'est ma candidature qui rassemble le plus, elle n'est pas consensuelle, je le reconnais volontiers", a souligné Marie-George Buffet.
"Il n'y a pas une question de casting, il y a une vraie question politique : est-ce qu'on conçoit ce rassemblement comme une extrême gauche plurielle vouée à rester dans l'opposition (...) ou est-ce qu'on se bat sur un rassemblement qui vise toute la gauche pour une politique antilibérale qui fait qu'on gagne?", s'est-elle interrogée.
Les militants communistes devront se prononcer mercredi sur l'alternative suivante : "Je choisis la proposition du conseil national de la candidature commune de Marie-George Buffet, choix le plus partagé des collectifs locaux, pour porter le rassemblement antilibéral à l'élection présidentielle", ou "Je choisis le retrait de la candidature de Marie-George Buffet et la recherche d'une autre candidature commune du rassemblement antilibéral à l'élection présidentielle".
Les collectifs locaux avaient marqué leur préférence pour Marie-George Buffet à près de 55% face à Clémentine Autain, adjointe au maire de Paris (apparentée PCF), et Yves Salesse, président de la fondation Copernic.
La candidate socialiste à l'élection présidentielle Ségolène Royal a annoncé dimanche que sa "première mesure" dans le domaine de l'emploi, si elle était élue, serait de lancer "un vaste plan d'innovation" et de recherche, appuyé par un effort en faveur de la "qualification" des travailleurs et de la "revalorisation de la valeur travail".
"La première décision que je prendrais, c'est de lancer un vaste plan d'innovation et d'investissement dans la recherche", a expliqué Ségolène Royal, interrogée lors de l'émission "Ripostes" sur France-5.
"Le problème premier, c'est l'absence d'innovation et d'investissement dans la recherche", a-t-elle précisé. Elle a promis de jouer "sur tous les claviers", y compris la fiscalité, l'implication des régions et de l'Europe "pour que nous franchissions une étape décisive sur l'innovation et la recherche, c'est-à-dire les emplois de demain".
Mais comme "une seule mesure" ne suffit pas, elle a fait part de son intention de renforcer également "la qualification professionnelle des salariés", qui est "le second facteur de croissance et de développement". "Aujourd'hui, nous avons des milliers de jeunes qualifiés qui sont au chômage et ça, c'est un scandale".
"Je demanderai aux entreprises de faire un effort (...) pour qu'elles tendent la main à ces jeunes et qu'il n'y ait plus un seul jeune qualifié qui soit sur le carreau dans notre pays."
"La troisième exigence, c'est la revalorisation de la valeur travail", a-t-elle lancé, parce que "la précarité tue la valeur travail". Sur ce point, "il faut sécuriser les salariés et faire en sorte que ce soit le contrat de travail à durée indéterminée qui devienne la règle", a-t-elle dit, sans détailler comment elle s'y prendrait.
Elle s'est aussi engagée à "encourager le passage du RMI à l'activité". "Je prends l'engagement de créer ce revenu de solidarité active" pour permettre aux bénéficiaires du RMI de reprendre un travail sans que leur niveau de vie ne pâtisse de la perte des avantages sociaux liés au Revenu minimum d'insertion.
Interrogée sur la justice des mineurs, Ségolène Royal a jugé qu'il conviendrait de modifier les attribution confiées aux juges des enfants en séparant les fonctions de protection de l'enfance et de sanction des délinquants.
Elle a préconisé "une réforme profonde de la justice des mineurs", en créant "une justice à part entière pour tous les jeunes qui sont victimes de violence et où il faut apporter beaucoup de soin et beaucoup de moyens supplémentaires", à côté d'une "justice des mineurs pour les mineurs délinquants".
Face à ces derniers, elle s'est prononcée pour le maintien de l'excuse de minorité parce qu'un "mineur ne peut pas être jugé comme un adulte". Elle souhaite également "que la justice soit plus rapide" et que des sanctions soient prononcées "au premier petit acte de délinquance".
Ségolène Royal a encore dressé le constat de la pauvreté de la justice et s'est engagée à ce que sa "priorité" soit "de donner des moyens matériels à la justice". Elle a notamment fait part de son intention de décentraliser la gestion des prisons en la confiant aux régions et aux départements. Elle n'a pas fourni de plus amples détails.
Ségolène Royal affirme avoir caché sa grossesse pour entrer au gouvernement Bérégovoy
Ségolène Royal a reconnu dimanche, dans l'émission "Ripostes" sur France-5, avoir dissimulé sa grossesse lorsqu'elle a obtenu le poste de ministre de l'Environnement dans le gouvernement de Pierre Bérégovoy en 1992.
"C'est vrai", a-t-elle reconnu, "mais c'est encore tellement vrai dans le monde du travail. Il y a beaucoup de femmes qui, trouvant un emploi, cachent qu'elles sont enceintes malgré les lois sociales de protection".
Après son accouchement, Ségolène Royal avait ensuite invité les journalistes à la maternité. "Je voulais revendiquer cette conciliation entre la vie familiale et la vie professionnelle", a-t-elle expliqué, se souvenant de sa "colère" quand on lui avait dit qu'elle serait remplacée au moment de son accouchement. "Ca m'avait paru révoltant ce préjugé d'inconciliation entre l'exercice du pouvoir ministériel et le fait de mettre un enfant au monde."
Ministre déléguée à la Famille entre 2000 et 2002, Ségolène Royal a notamment créé le congé paternité. Elle a affirmé dimanche qu'il "y a encore énormément à faire sur cette conciliation entre la vie familiale et la vie professionnelle" des deux parents.
Le Premier secrétaire du Parti socialiste François Hollande a appelé dimanche à ne pas oublier "la menace" du Front National pour la présidentielle de 2007, et il a mis en cause à ce propos Nicolas Sarkozy et François Bayrou.
"Oublier cette menace, c'est en définitive la rendre possible", a-t-il déclaré au Forum de Radio J.
"Dès lors que 25% des Français dans les sondages disent qu'ils n'excluent pas de voter Jean-Marie Le Pen, cela peut vouloir dire qu'effectivement il peut réaliser un score tout proche de celui de 2002 (quand il avait battu Lionel Jospin au premier tour de la présidentielle), voire davantage, et à partir de là tout est possible", a ajouté M. Hollande.
M. Le Pen "va tenter de se cacher, comme il le fait à chaque élection, de laisser d'autres travailler à sa place, et Nicolas Sarkozy hélas, s'est engagé dans ce sens", a-t-il ajouté à propos du président de l'UMP.
Il a ensuite critiqué le positionnement "anti-système" et "ni droite ni gauche" du président de l'UDF François Bayrou.
"Je ne trouve pas bon, quand on sait que Jean-Marie Le Pen fait le score qui est attendu -au moins autant que 2002- quand il y a déjà des extrêmes qui poussent ici ou là, que ceux qui justement sont en charge de l'essentiel, qui demain seront peut être associés aux responsabilités du pays, tiennent finalement des discours ni gauche ni droite, contre les institutions, contre le système médiatique, tout en étant invités partout", a-t-il déclaré.
"Je considère que cette démarche n'est pas, pour ce qui me concerne, compatible avec l'idée que je me fais de la République", a-t-il dit.
Ségolène Royal réunissait samedi à Paris les premiers secrétaires fédéraux du Parti socialiste et les responsables des comités locaux Désirs d’avenir.
"Droite et gauche, aujourd'hui, sont à égalité dans les starting blocks. Tout va se jouer dans la campagne, avec une exigence plus forte à notre égard que pour la droite.
L'état de la France n'est pas bon. Il y a de multiples fractures, il y a de multiples ruptures, il y a une montée des brutalités et des violences. Parallèlement, on voit monter une forme de crédibilité du Front national.
Ramener à gauche le vote populaire : il est là l'enjeu de 2007, nulle part ailleurs.
La façon dont nous allons nous adresser aux Français les plus éloignés de la politique va compter énormément. Il faut s'adresser en priorité à cette France qui pense ne compter pour rien: les travailleurs pauvres, les invisibles, les gens de peu, à ces millions de Français victimes de la politique de la droite, qui n'ont pas envie de voter ou iront vers les extrêmes si notre campagne ne répond pas à leurs préoccupations. Tout l'enjeu de cette campagne est de raccrocher les Français qui décrochent vers le mouvement de la France qui avance. Si on arrive à faire ce lien et à être crédibles dans les propositions que nous ferons, à ce moment-là les gens nous feront confiance.
Nous allons construire le projet présidentiel avec les Français. Nous allons organiser jusque début février des débats participatifs dans toute la France. Pour attirer dans ces réunions des Français qui ne sont jamais venus dans une campagne, je vous demande d'être imaginatifs. Trouvez des lieux sympathiques. Ça peut être des petites micro-réunions dans un quartier, dans une rue, dans un bistrot, dans un appartement. Pourquoi pas une tente itinérante qui va dans des quartiers populaires ? Pas de bla-bla, pas de discours pour rien, pas de formules recuites! Ecoutez attentivement les mots que disent les gens, à côté de vous, dans votre famille, chez vos voisins, dans vos quartiers, chez les commerçants". Notez-les, parce que là on est dans la vérité de ce que les gens pensent. Il faut que ça soit joyeux, et même ludique. Les gens attendent désespérément un changement des pratiques politiques. Cette démarche, ne la négligez pas !
Après cette phase d'échange avec les Français, nous établirons en février une hiérarchie des priorités.
Cette campagne sera sérieuse, joueuse, belle, créative. Elle sera imaginative. Et elle sera gagnante !"
Sortant les griffes contre les concurrents de Ségolène Royal à la présidentielle, le patron du PS François Hollande a moqué samedi les candidats qui, de Nicolas Sarkozy à Jean-Marie Le Pen, se veulent "antisystème" et "antipouvoir".
"Quand on regarde les candidatures les plus connues, les plus annoncées, les plus certaines, il y a un fait qui me frappe, c'est que toutes ou presque veulent être des candidatures antisystème, antipouvoir, presque antipolitique", a-t-il constaté lors d'un séminaire de travail du PS au CNIT de La Défense (Hauts-de-Seine).
C'est d'abord à Nicolas Sarkozy que le Premier secrétaire du PS a réservé ses flèches. "Il est antisystème! Il est ministre depuis 2002, président du parti majoritaire, il est dans le système mais contre le système", a-t-il raillé. Il a au passage tancé le soutien du ministre au chanteur Johnny Hallyday dans sa décision de s'expatrier en Suisse. "Il n'y a que lui qui est capable d'organiser lundi prochain un grand rassemblement sur la France qui souffre et qui était vraiment en compassion à l'égard des malheurs fiscaux de Johnny Hallyday. La France qui souffre pour lui, c'est Johnny Hallyday".
François Hollande a ensuite mis en garde contre la "stratégie de banalisation" du Front national. "Le FN essaie de se répandre, pas simplement dans quelques catégories apeurées, mais dans l'ensemble de la société", a-t-il dit. C'est "un parti qui est soi-disant dans l'antisystème, mais qui essaie de se faire accepter par le système".
Il a fait part de sa certitude que Jean-Marie Le Pen obtiendrait les 500 signatures nécessaires pour se présenter. "J'ai même l'impression qu'en haut lieu on s'organise pour qu'il les ait".
Mordant, François Hollande s'est aussi attaqué à François Bayrou, qui "se veut ni gauche ni droite". "Il est aussi contre le système! Il a sa cible, TF1, qui à ma connaissance n'est pas candidat aux élections présidentielles", s'est-il amusé. "Il y a là aussi comme une forme de supercherie", a-t-il jugé, affichant sa certitude que le président de l'UDF se rangerait finalement derrière le candidat de la droite au second tour.
Quant à l'extrême gauche, "c'est quand même la mouvance qui fait du vieux avec du vieux", a-t-il ironisé.
Au PS, "nous ne prétendons pas être contre le système", a-t-il grondé. "Nous sommes là pour exercer des responsabilités".
Sonnant la mobilisation de ses troupes, le N°1 du PS les a prévenues qu'il ne restait que trois mois complets pour faire campagne, en raison des vacances de Noël. L'occasion d'adresser une pique à Jacques Chirac: en janvier, "il y a une période sacrée en France, les voeux. Certains d'ailleurs vont s'y donner pour la dernière fois de leur mandat. Ayez une pensée pour lui..." AP
Marie-George Buffet (PCF), sur la division au sein des antilibéraux : "Je suis en colère parce que les espoirs levés par la gauche populaire sont freinés. On ne peut pas abîmer cela" (La Provence)
Valéry Giscard d'Estaing, ancien président de la République : "Nul ne doit accomplir plus de deux mandats. Je pense, et l'Histoire le confirme, que les seconds mandats sont déjà difficiles" (L'Express)
MARDI 12 DECEMBRE
Lionel Jospin (PS), sur Nicolas Sarkozy : "Quand il refuse d'assumer la responsabilité de ses actes, il est dans une attitude typiquement chiraquienne" (Paris)
Ségolène Royal, sur le Pacte écologique de Nicolas Hulot : "Ce pacte, je le signerai", même si "j'apporte des nuances" (Déclarations à la presse, Assemblée nationale)
Arlette Laguiller, candidate de Lutte ouvrière à la présidentielle: "Les idées de Jean-Pierre Chevènement, cela doit osciller entre trois circonscriptions gagnables et dix circonscriptions gagnables". (Canal +)
Dominique Perben, ministre des Transports : "Nicolas Sarkozy a la plus grande capacité de rassemblement dans notre camp. C'est la raison pour laquelle je pense que c'est à lui de porter nos couleurs". "Il faut organiser le rassemblement autour de Nicolas Sarkozy". (RTL)
LUNDI 11 DECEMBRE
Faouzi Lamdaoui, secrétaire national du PS chargé de l'égalité et du partenariat: "La politique de l'immigration selon Nicolas Sarkozy, c'est la démagogie dans la parole, l'échec dans l'action". (Déclaration)
Maxime Gremetz, député communiste de la Somme: "Quel spectacle affligeant que ce soi-disant collectif antilibéral, le degré zéro de la politique, un ring où tous les combats sont permis pour être candidat à l'élection présidentielle." (Communiqué)
Marie-George Buffet, secrétaire nationale du PCF : "Les antilibéraux ont donné un choix majoritaire, il ne faut pas bloquer maintenant, il faut y aller!" (L'Humanité)
Dominique de Villepin, Premier ministre : "Qu'il y ait des débats pour la présidentielle, c'est une chose, que le chef du gouvernement soit les deux mains dans l'huile pour essayer de faire mieux marcher le moteur, ça me paraît normal." (France Inter)
François Hollande, Premier secrétaire du PS : "Est-ce que ce ralliement peut permettre la victoire? Je le crois même si cela ne pèse plus autant qu'en 2002. Les petits ruisseaux font les grandes rivières" (Déclarations)
DIMANCHE 10 DECEMBRE
Michel Barnier, ancien ministre des Affaires étrangères : "Sa passion peut parfois paraître comme de l'emportement mais Nicolas Sarkozy, c'est le bon choix". (Le Grand Rendez-Vous - Europe 1 - TV 5 Monde - Le Parisien - Aujourd'hui en France)
Arnaud Montebourg, porte-parole de Ségolène Royal : "Nicolas Sarkozy veut préparer la France à la potion amère des ultra-libéraux inspirée des pires années thatchériennes". (Déclarations)
François Bayrou, président de l'UDF : "Trois heures à Nicolas Sarkozy, sans contradicteur, en prime time, c'était limite". (Grand Jury RTL-LCI-Le Figaro)
Jean-Pierre Raffarin, ancien Premier ministre, au sujet du premier forum de l'UMP : "Ca n'a pas été un match de catch mais ça a été quand même un débat d'idées" (Europe 1)
Jean-Pierre Chevènement, président d'honneur du MRC : "C'est en toute conscience que j'avais pris ma décision de me porter candidat et c'est en toute conscience que j'ai décidé de retirer ma candidature au profit de Ségolène Royal" (Convention nationale du parti)
Michèle Alliot-Marie, ministre de la Défense : "Les règles étaient difficiles à fixer. Elles ont été changées au dernier moment, celles que l'on m'avait indiqué la veille au soir ne sont pas celles qui ont été appliquées. J'aurais pu dire je m'en vais, ce n'est pas mon genre" (Canal plus)
SAMEDI 9 DECEMBRE
Nicolas Sarkozy, président de l'UMP au sujet de la rencontre de Ségolène Royal avec le Hezbollah : "Hitler a été élu, ça n'en a pas fait un interlocuteur respectable". (Forum de l'UMP)
Michèle Alliot-Marie, ministre de la Défense : "Je me réjouis de ces débats", pas pour "imiter" les socialistes, mais pour "tordre le cou à l'idée selon laquelle la droite serait caporaliste" (Forum de l'UMP)
Philippe de Villiers, candidat du MPF à l'élection présidentielle : "Je suis le seul candidat 100% anti-socialiste". (Congrès d'investiture)
VENDREDI 8 DECEMBRE
Dominique de Villepin, Premier ministre : "La rupture tranquille ? La rencontre d'une machine à coudre et d'un parapluie !" (Marianne)
Françoise de Panafieu, maire du XVIIè à Paris: Ségolène Royal "a un peu de mal à serrer la main et à s'adresser aux gens qui n'ont pas la même opinion qu'elle. C'est sûrement une forme d'intolérance, une forme de mal à l'aise vis-à-vis des gens qui ne sont pas exactement dans sa ligne". Elle est "plutôt coutumière de l'affaire". (Canal+)
Jean-Pierre Raffarin: "Avec Alain Juppé et quelques autres, nous avons créé l'UMP pour le quart de siècle à venir. Nous sommes très attachés au développement durable de notre famille politique et nous ne permettrons pas qu'on la fragilise ou qu'on la contourne." (Le Figaro.fr)
Patrice Anderouard, directeur de la communication de Kärcher France: "L'association de notre nom avec une question politique polémique et négative nous porte préjudice. La presse tend à utiliser notre marque dans un contexte qui porte fortement atteinte à notre image. Nous comptons sur vous pour vous inscrire en rupture de cette mouvance" (Lettre aux patrons de presse citée dans Challenges du 7 décembre)
JEUDI 7 DECEMBRE
Olivier Besancenot, candidat de la LCR, à propos des 500 parrainages: "Le PS, en son temps, avait voté contre cet outil antidémocratique, ce serait bien qu'il ne l'utilise pas pour des raisons politiciennes". (France-2)
Dominique Voynet, candidate des Verts à l'élection présidentielle: Si "le président de l'UMP se pique d'écologie", "qu'il passe aux actes, il y a du travail" (Communiqué)
Ségolène Royal, candidate PS à la présidentielle: "Ce n'est plus à M. Trichet de décider de l'avenir de nos économies, c'est aux dirigeants démocratiquement élus." (Congrès du Parti socialiste européen)
Nicolas Sarkozy, ministre de l'Intérieur, candidat à la présidentielle : "Le développement durable et la défense de l'environnement sont des questions si fondamentales qu'elles ne peuvent être la propriété d'un seul parti politique, fût-il de couleur verte." (Déclaration)
Arnaud Montebourg, porte-parole de Ségolène Royal: "Il faut que nous soyons le plus haut possible pour éviter l'élimination. Les scores de François Mitterrand, entre 24% et 30% au premier tour, ont été la clé de la référence positive". ("Questions d'info" LCP/Le Monde/France Info).
François Goulard, ministre délégué à l'Enseignement supérieur et à la Recherche (UMP, villepiniste), sur le slogan de Nicolas Sarkozy, "la rupture tranquille": "La rupture, par définition, ce n'est pas tranquille. C'est un peu comme la cassure sans heurt ou le choc mou." Nicolas Sarkozy "commet une erreur parce qu'il divise en réalité notre camp". Il devrait plutôt "assumer ce qui a été fait" depuis 2002. (LCI)
Dominique Perben, ministre des Transports : "Sur le terrain, ça bouge: les Français sont déjà dans la campagne. (...) Voilà pourquoi Nicolas Sarkozy doit, à mon sens, accélérer. En étoffant son équipe, en montrant davantage encore qu'il est le fédérateur de toute notre famille" (Le Parisien/Aujourd'hui en France)
Dominique Bussereau, ministre de l'Agriculture : "Michèle Alliot-Marie, qui a été présidente du RPR, qui est une des ministres de premier plan, a toutes les qualités pour être candidate. Si elle l'était, cela mettrait un peu plus de vie dans l'UMP". (Canal+)
MERCREDI 6 DECEMBRE
Patrick Devedjian, conseiller de Nicolas Sarkozy à l'UMP, sur le refus de la candidate socialiste de laisser l'Iran accéder au nucléaire civil: "Ségolène Royal a érigé en principe politique ce qui était simplement un dérapage dans le cadre des primaires socialistes". "Maintenant elle l'assume, elle en fait une règle." (LCI)
MARDI 5 DECEMBRE
Philippe Douste-Blazy, ministre des Affaires étrangères (UMP): "Remettre en cause le droit de l'Iran à obtenir l'énergie nucléaire civile, je dis bien civile, comme vient de le proposer Mme Royal, c'est en réalité remettre en cause le Traité de non prolifération qui a été signé par la quasi totalité des pays du monde." (Point de presse)
Clémentine Autain, adjointe (apparentée PCF) au maire de Paris, candidate à l'investiture du rassemblement antilibéral: "Pour sceller un accord et mener une campagne tous ensemble, c'est pas perdu, mais c'est pas gagné." (déclaration)
Gilles de Robien, ministre de l'Education (UDF), sur les propositions des candidats pour l'enseignement: "Certains ont donc peut-être besoin de cours de rattrapage, le ministère est à leur disposition pour un soutien individualisé". (Déclaration)
Nicolas Sarkozy, candidat UMP: "Je veux un président responsable… Les nominations ne peuvent être le fait du prince. Prenons l’exemple d’EDF. La nomination de son président doit être ratifiée par une majorité qualifiée, intégrant l’opposition." (Extrait de l'interview dans la presse régionale, avant amendement - nouvelobs.com)
Nicolas Dupont-Aignan, président de Debout la France, mouvement associé à l'UMP: "Je ne participerai pas aux primaires (...) Ce sont de fausses primaires. (…) "Pendant quatre ans, il n'y a pas eu de démocratie" à l'UMP. "Et entre Noël et le Nouvel an, Nicolas Sarkozy cherche figurants pour assister à son sacre." (France 2)
Ségolène Royal a lancé samedi sa "campagne participative" destinée à recueillir des "pépites" auprès des Français, avant d'établir un programme présidentiel en triant et hiérarchisant les propositions du projet socialiste pour 2007.
La candidate du Parti socialiste à l'élection présidentielle a demandé à des responsables et militants du PS, réunis au Cnit de la Défense, d'organiser des débats "à tous les échelons" avec les citoyens, "dans un quartier, une rue, un bistrot, un appartement?", évoquant également des "réunions sous la tente", au moyen d'un chapiteau itinérant.
"La responsabilité des socialistes et des militants de gauche, c'est de ramener vers eux le vote populaire. Il est là l'enjeu de l'élection présidentielle et nulle part ailleurs", a-t-elle expliqué.
La candidate a demandé aux organisateurs de ces futurs débats de s'adresser "aux Français les plus éloignés du militantisme politique" avec pour objectif de rassembler "ces millions de Français qui sont victimes de la politique de la droite, (qui) n'ont pas envie de revenir voter ou (qui), dans un vote de colère au dernier moment, iront vers les extrêmes".
Se présentant "comme fervente régionaliste", la présidente de la région Poitou-Charentes a présenté un "kit pour réussir un débat participatif" constitué de diaporamas thématiques sur l'éducation et le premier emploi, la lutte contre la "vie chère", le combat contre "toutes les formes de violence" et l'écologie.
Elle a également annoncé que 20% du budget de la campagne - soit 4 millions d'euros - seraient alloués aux départements, déclenchant des applaudissements nourris.
"Pas un truc en l'air"
Après les débats participatifs, dont la conclusion doit être présentée le 4 février, "on va choisir, identifier un certain nombre de propositions nouvelles par rapport au projet socialiste", a-t-elle précisé, ajoutant que "c'est une façon de hiérarchiser aussi les propositions des socialistes".
"L'idée sera de dire au bout du compte : 'mon projet présidentiel, je l'ai construit avec les Français'", a affirmé Ségolène Royal, annonçant qu'elle se déplacerait ensuite "sans doute dans tous les départements".
"Dans les débats que j'aurai contre la droite, je serai porteuse non pas de quelque chose qui sera né dans mon cerveau ou qui sera seulement sorti du projet des socialistes, mais j'aurai quelque chose qui sera né du mouvement des Français", a-t-elle expliqué.
"Il n'y a que comme ça qu'on peut gagner", a insisté la candidate.
Egratignant en conclusion Nicolas Sarkozy sans toutefois le nommer, elle a souhaité "éviter d'avoir des amis qui se sauvent en Suisse pour payer leurs impôts", une allusion à la récente décision du chanteur Johnny Hallyday de passer plus de la moitié de l'année dans la station de ski de Gstaad.
Plaidant pour "une morale de l'action", elle a mis en garde les responsables socialistes.
"Ce travail est un travail sérieux, c'est pas un truc en l'air, c'est quelque chose qui va nous obliger", a-t-elle prévenu.
"A partir du moment où nous allons faire cet effort, cela voudra dire que demain aussi, lorsque nous gouvernerons, nous ferons le même effort de sérieux et d'attention", a-t-elle déclaré.
Les stations de sports d'hiver ont du souci à se faire, selon un rapport de l'Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE), dévoilé mercredi 13 décembre, qui estime que le réchauffement climatique menace leur économie.
" Les changements climatiques remettent gravement en question la fiabilité de l'enneigement dans les stations de ski et par conséquent menace les économies régionales qui sont tributaires du tourisme d'hiver", écrit Shardul Agrawala, spécialiste en environnement, dans ce rapport qui sera disponible en février 2007.
Les massifs alpins de France, d'Autriche, de Suisse et d'Allemagne - où, chaque année, se rendent 60 à 80 millions de touristes - sont particulièrement concernés.
Dans ces massifs, le réchauffement récent a été près de trois fois supérieur à la moyenne mondiale. Les années 1994, 2000, 2002, et 2003 ont été les plus chaudes au cours des cinq derniers siècles.
Les projections font état de changements encore plus sensibles dans les décennies à venir, notamment d'une diminution de la quantité de neige à basse altitude et d'un recul des glaciers, conjuguée à la fonte du permafrost plus haut.
Actuellement, on considère que 90 % des domaines skiables alpins, de moyenne ou grande taille - soit 609 domaines sur 666 - bénéficient d'un enneigement naturel suffisant pendant au moins cent jours par an. Les 10 % restants opèrent déjà dans des conditions précaires.
Une hausse de la température de 1°C, de 2°C ou de 4°C à l'avenir pourrait ramener le nombre de domaines skiables jouissant d'un enneigement fiable à respectivement 500, 400 ou 200.
L'Allemagne apparaît la plus vulnérable, puisqu'un réchauffement de 1°C y entraînerait une baisse de 60 % du nombre de domaines skiables bénéficiant d'enneigement naturel fiable.
L'Autriche (où la moitié des revenus du secteur touristique, soit 4,5 % de l'économie nationale, provient du tourisme d'hiver) est légèrement plus sensible que la moyenne. La France est proche de cette moyenne et l'Italie légèrement au-dessus.
C'est la Suisse qui souffrirait le moins de ces changements, mais, même dans son cas, un réchauffement de 4°C diviserait par deux le nombre de pistes bénéficiant d'un enneigement fiable.
"En France, nos grands domaines skiables, situés pour la plupart à plus de 1 200 mètres, sont et seront convenablement enneigés, relève Christian Mantei, directeur de l'ODIT (Observation, développement et ingénierie touristiques). En revanche, les villages de moyenne montagne doivent offrir autre chose que le "tout ski", un paysage pittoresque, d'autres activités, notamment culturelles."
A égalité dans les sondages avec Ségolène Royal, le candidat UMP peine à trouver son rythme et multiplie bévues et faux pas.
Comme une machine qui se grippe. Candidat dans sa tête depuis 2002 et candidat déclaré depuis la fin 2003, Nicolas Sarkozy peine à trouver la sérénité. S'il reste au plus haut dans les sondages, au coude à coude avec Ségolène Royal dans les simulations pour le second tour de la présidentielle, il multiplie les ratages. Premier en date, celui de sa déclaration de candidature. Préparée dans le plus grand secret, son interview à la presse quotidienne régionale a été «outée» sur Libération.fr le 29 novembre, donnant l'impression d'un gros cafouillage.
Depuis, ce professionnel de la communication politique, chouchou des médias, multiplie les faux pas. La désignation de Ségolène Royal, élue triomphalement au terme d'un processus démocratique sans bavure, semble l'avoir déstabilisé. C'est désormais la candidate socialiste qui a l'air d'impulser le mouvement, Nicolas Sarkozy se situant en réaction à ses initiatives.
La laborieuse mise en scène des forums de l'UMP
Plus nerveux que jamais, Sarkozy a dérapé lors du conseil national de l'UMP du 16 novembre. Répondant à Alliot-Marie, qui l'avait sévèrement contredit sur plusieurs sujets, il s'est montré agressif.
Conscient d'avoir commis une «erreur», comme il l'a reconnu plus tard, il a cherché à se donner une image plus rassembleuse en proposant l'organisation des forums. Il pensait du même coup clouer le bec à tous ceux qui, y compris dans son propre camp, louaient les débats du PS et regrettaient que l'UMP soit incapable de se plier à un exercice similaire.
Raté : le premier forum, samedi dernier, a tourné au grotesque. Des jours de discussions sur l'organisation pour aboutir à deux heures trente ennuyeuses, une colère de MAM qui s'est estimée lésée, et un public qui n'était pas au rendez-vous. Le deuxième fut un peu plus animé (lire ci-dessous), mais avec un seul candidat déclaré, la tentative de copier le processus socialiste reste viciée d'avance.
Une adversaire coriace
Nicolas Sarkozy aurait préféré un adversaire plus classique que Ségolène Royal. Le ministre de l'Intérieur entend se montrer poli, courtois, ne jamais attaquer sa personne. Pour ne pas victimiser son adversaire, il est décidé à rester sur le fond et à ne s'en prendre à elle que sur des thématiques précises. Une stratégie qui a déjà montré ses limites. En notant à propos de la rencontre de Royal avec un représentant du Hezbollah lors de son voyage au Liban qu' «Hitler a été élu, ça n'en a pas fait un interlocuteur respectable» , Sarkozy n'a pas marqué des points. Relayé par ses amis, il a paru monter une polémique alors que les Israéliens eux-mêmes ne s'étaient pas outrés de l'attitude de la candidate PS. Beauvau au bord de la crise de nerfs
L'arrivée de nouveaux venus dans le staff de campagne du candidat ne s'est pas faite sans heurt. La mayonnaise a du mal à prendre entre les «historiques» aux côtés du chef depuis quatre ans et les recrues les plus récentes. Henri Guaino, appelé pour écrire les grands discours thématiques, a du mal à trouver ses marques au sein d'une équipe de «plumes» du cabinet placée sous l'égide d'Emmanuelle Mignon. Même confusion dans le «pool» communication où la guerre des ego fait rage. Jean-Michel Goudard, embauché comme consultant, vit mal l'arrivée récente de François de la Brosse, amené par Cécilia Sarkozy. Il faut aussi compter sur Franck Tapiro, qui s'occupe officiellement de la communication du parti mais ne désespère pas de prendre toute sa place dans la campagne. Et bien sûr avec la présence de Cécilia elle-même qui, bien que n'ayant aucun titre officiel, garde une importance considérable dans la stratégie du candidat.
Les rivalités se font également sentir parmi des soutiens politiques chaque jour plus nombreux. Les amis de toujours ne prennent pas toujours bien de devoir s'effacer au profit des convertis de l'hiver. Sarkozy annoncera l'ensemble de son équipe de campagne après son intronisation du 14 janvier. La liste des noms retenus risque de faire des jaloux.
Des amis peu fréquentables dans le show-biz
Sarkozy aurait dû réfléchir à deux fois avant de recruter de nouveaux copains dans le show-biz. Johnny Hallyday, qui a adhéré avec toute sa petite famille à l'UMP, a suscité la polémique en annonçant qu'il s'installait en Suisse six mois par an pour ne pas payer d'impôts en France. Même Jacques Chirac a «regretté», vendredi, «le comportement du citoyen» Johnny. L'ancien ministre du Budget a visiblement du mal à convaincre ses proches de la nécessité de s'acquitter de ses impôts.
Son autre nouvel ami, le rappeur fumeur de pétards Doc Gyneco vient d'être condamné à 700 000 euros d'amende dans le cadre d'un redressement fiscal. Quant au troisième rallié, l'animateur et chanteur Pascal Sevran, il s'est carrément fendu de propos racistes sur les Noirs.
Pour agrandir les images, clickez dessus, pour dérouler le texte faites de même sur le titre et enfin, pour connaitre les prochains évènements, même processus sur les dates en gras à l'intérieur du calendrier puis sur le titre. Merci
Le parti socialiste a dénoncé jeudi des "effets d'annonce tardifs" et de la "poudre aux yeux" après la conférence pour l'emploi et les revenus organisée par le gouvernement.
"Il est consternant que cette majorité ait attendu plus de quatre ans avant de consulter les partenaires sociaux sur l'emploi et le pouvoir d'achat, et ce malgré tous les signaux envoyés depuis 2002 par les Français", déplore le secrétaire national à l'économie et à la fiscalité Eric Besson dans un communiqué diffusé par le PS.
"Le fait que cette rencontre soit organisée après le vote du dernier budget de la législature confirme qu'il ne s'agit que d'une opération de communication", souligne-t-il.
Sur le Smic, le "Premier ministre s'est contenté d'anticiper la revalorisation prévue au 1er juillet sans même annoncer un réel coup de pouce", selon Eric Besson. Pour le système Locapass, "la création de ce fonds a déjà été négociée et conclue par les partenaires sociaux". Quant au crédit d'impôt pour les Français non imposables pour l'emploi de salariés à domicile, il ne "verrait en tout état de cause pas le jour avant 2008", souligne-t-il.
"Le rapport alarmant sur l'augmentation du nombre de travailleurs pauvres et les dégâts du sous-emploi en France, que le CERC (Conseil de l'emploi, des revenus et de la cohésion sociale) vient de remettre au Premier ministre, méritait une autre traduction politique", conclut le communiqué.
C’est sur les hauteurs de Nice baignées par un soleil presque printanier que la candidate du Parti Radical de Gauche, Elodie Jomat, a annoncé sa candidature aux prochaines législatives niçoises dans la troisième circonscription.
Certes, cette candidature n’est pas une surprise et on se souvient de l’inutile tollé qu’avait provoqué, au sein du Parti Socialiste azuréen, l’annonce de l’identité de son suppléant, Jean-François Knecht.
Pour la candidate titulaire, cette polémique est prématurée : « J’ai la responsabilité de faire gagner la gauche dans la 3e circonscription. J’ai donc vocation à être la candidate de l’union la plus large possible ! Il est bien évident qu’en fonction des personnalités et des partis qui me rejoindront, mon comité de campagne, mon comité de soutien, voir le nom de mon suppléant pourront évoluer. Bien évidemment, rien ne se décidera sans JFK qui, en tant qu’ami et conseiller général élu dans un des cantons de la circonscription, jouera un rôle clé à mes côtés. »
Aujourd’hui, Élodie Jomat se déclare prête à relever le défi d’une élection qui placera sur sa route le député UDF sortant, Rudy Salles, et peut-être, selon les prochaines tractations électorales, un candidat UMP.
Bref, du pain sur la planche pour cette niçoise, soutenue par le Parti Socialiste, qui part très en avance en campagne « pour avoir le temps de dialoguer avec un maximum de personnes ». Elle annonce qu’elle sera « une députée utile » car « étant membre d’une formation politique qui pourra appartenir à une majorité, elle sera en mesure d’appliquer son programme destiné à permettre de mieux vivre ensemble ».
Cette ancienne élève de l’IUT de Nice, aujourd’hui directrice de magasin, a fait de la « République moderne » son slogan. Elle propose ainsi de moderniser les pratiques (en respectant une éthique politique et en associant les citoyens aux décisions), de moderniser les institutions (par l’avènement d’une VIe République et la relance de la construction européenne) et de moderniser les lois (par l’instauration de l’égalité des possibles, le renforcement des solidarités et l’établissement de nouvelles libertés). Elle a tout particulièrement insisté sur la défense de l’environnement « qui doit s’imposer à tous les décideurs politiques mais aussi à tous les chefs d’entreprise ».
Elle conclut en nous donnant sa définition de la République moderne qu’elle propose : « c’est tout simplement la République à laquelle nous rêvons tous ; une République qui ne soit pas seulement faite pour les contribuables, les administrés, les usagers, les clients, les électeurs... mais une République qui soit faite par et pour les citoyens ! »
Dans la foulée de sa candidature, Élodie Jomat a présenté aussi son nouveau site web de campagne qu’elle a souhaité participatif. En effet, les interventions de la candidate du PRG sont ouvertes aux réactions des internautes qui pourront aussi lui poser directement des questions d’un simple clic.
Membre du comité départemental de campagne de Ségolène Royal, Élodie Jomat fait partie de cette nouvelle génération de politiques qui outre de se rajeunir, se féminise de jour en jour.
Selon la candidate, la loi version Raffarin doit être revue avec des budgets à la hausse.
Qui a dit que Ségolène Royal calquait aveuglément ses prises de position sur les résultats de la dernière étude d'opinion en date ? Alors qu'un sondage montre que trois-quarts des Français jugent suffisante ou excessive la décentralisation (lire ci-dessous), la candidate socialiste a préconisé, hier à Dijon lors du congrès de l'Association des régions de France (ARF), de poursuivre le processus.
Le vocable a été pesé avec soin, mais l'idée demeure. «Même le mot décentralisation est rejeté par les Français. Il ne faut pas pour autant renoncer à engager une nouvelle phase de la régionalisation», a expliqué la présidente de la région Poitou-Charentes et porte-parole de l'ARF. L'exercice était périlleux, mais Ségolène Royal s'en est habilement tirée, synthétisant les réticences exprimées par l'opinion, les attaques contre la décentralisation menée par le gouvernement Raffarin et son propre corpus politique. Il fut question, cette fois, de «régionalisation par la preuve». «Nous vivons un étrange paradoxe : une part très importante des Français estime que la décentralisation est allée trop loin ou est suffisante et, en même temps, qu'elle n'a pas été accompagnée de moyens suffisants.»
Dans la ville de François Rebsamen, numéro 2 du parti et codirecteur de sa campagne, Ségolène Royal, face à ses «chers collègues» avec 20 patrons d'exécutifs régionaux socialistes sur 22, elle aurait pu parler de «camarades» , a éreinté la loi de transfert de compétences engagée en 2004 par Raffarin. «La loi sur la décentralisation a été ratée», a-t-elle expliqué, jugeant nécessaire de «surmonter le scepticisme de l'opinion à l'égard de cette décentralisation à l'ancienne».
Condamnant une «péréquation souvent promise et non réalisée» et dénonçant des «initiatives régionales entravées par un transfert de charges sans transfert de ressources», elle a prôné «un transfert de ressources à chaque transfert de responsabilité» . Et évoqué la possibilité d' «une sorte de pouvoir de veto des régions» au cas où ces ressources ne seraient pas allouées. La «régionalisation» vue par Ségolène Royal, donc, ne consiste pas en «une nouvelle loi théorique qui mettra des années à être appliquée». Considérant qu' «un euro dépensé en proximité par les régions est un euro efficace», la candidate entend faire «émerger un modèle régional» basé sur les initiatives prises à ce niveau, notamment sur le sujet «crucial» de la jeunesse : «droit d'accès à l'emploi à tous les jeunes diplômés», chèques à la création d'entreprises, transfert aux régions de la compétence des travaux sur les bâtiments universitaires ou du financement des logements pour étudiants et jeunes travailleurs.
Pour « Le Nouvel Observateur », la candidate socialiste explique pourquoi elle est « favorable à la signature du pacte écologiste ». Elle répond point par point à ses propositions qui sont, à ses yeux, « des premiers pas » encore insuffisants pour relever le triple défi de la lutte pour l'environnement, de l'urgence sociale et du développement économique durable
Le « pacte écologique » est un engagement qui touche au coeur de l'exigence environnementale, mais je propose de lancer dès maintenant une nouvelle étape allant au-delà.
J'ai placé l'excellence environnementale au coeur de mon programme et je placerai le développement durable au coeur de mon action. La France doit devenir exemplaire en matière de politiques publiques visant au développement durable dans l'ère de l'après-pétrole.
Dans ma région, j'ai appliqué cette politique par la preuve en assignant l'objectif d'excellence environnementale au territoire, notamment avec l'initiative Climat qui reprend les objectifs de Kyoto. Depuis le Sommet de Rio en 1992, où je représentais la France en tant que ministre de l'Environnement, l'évolution n'est pas bonne. Pourtant, la prise de conscience est là. Manque la volonté politique. Nous avons une responsabilité historique face aux défis du changement climatique et à la préservation de la biodiversité. Nous ne devons pas avoir peur d'affronter cette réalité nouvelle, mais au contraire la saisir comme l'occasion d'une révolution douce dans nos modes de production et de consommation.
Le bilan de la droite sur le développement durable est catastrophique pour la France : dégradation de la recherche, comme l'a relevée la revue de référence « Nature » le 23 novembre 2006, recul sur la taxe sur les véhicules polluants, baisse du budget de l'Ademe... Le dernier plan national d'allocation des droits d'émission a été retiré par le gouvernement français au dernier moment, pour éviter un refus certain, car il prévoyait des quotas d'émissions supérieurs à ceux de 2005. En matière de développement durable, la gauche et la droite, ce n'est pas équivalent !
Le panorama présenté par Nicolas Hulot dans son livre est une bonne base de travail. Je suis favorable à la signature du « pacte écologique » et je me réjouis du succès de cette initiative qui traduit la maturité de l'opinion publique.
Mais le schéma proposé est incomplet : le développement durable est un problème éminemment politique. Les solutions technologiques ou fiscales ne suffiront pas. De puissants lobbies sont dans la place, comme nous l'avons vu sur la directive Reach (contre les composants chimiques toxiques) : il faut une volonté politique inébranlable pour leur faire face et pour réorienter l'économie. Il y a un lien entre les enjeux environnementaux globaux et les questions de pauvreté et d'immigration. Le véritable défi est de concilier la lutte pour l'environnement avec l'urgence sociale et la croissance économique durable.
Je suis animée par cette volonté et je m'engage, si je suis élue, à mettre tout en oeuvre pour que la France devienne le pays leader de l'excellence environnementale, de la réussite économique et de l'ordre social juste.
De même, j'affirme ma volonté de tenir bon sur les mesures les plus difficiles, celles qui engagent les rapports de force les plus délicats et qui permettent des sauts qualitatifs importants. J'annoncerai tout au long de ma campagne les actions que je défendrai après mon élection : je m'engage ainsi à ce que plus un seul permis de construire ne soit délivré s'il n'intègre pas les énergies renouvelables. Cela permettra un cercle vertueux « gagnant-gagnant » : les mesures étant annoncées à l'avance, avec l'assurance que mon engagement sera inflexible, le secteur économique pourra anticiper les décisions, ce qui permettra à la fois des améliorations de l'environnement et la création de milliers d'emplois.
Voilà la nouvelle donne environnementale que je veux instaurer : je ne veux pas d'une politique environnementale punitive, qui alourdit l'impôt. C'est la force de l'anticipation et la stabilité de la volonté politique qui forment le socle indispensable du « pacte écologique » auquel je m'engage. En matière environnementale, il n'y a rien de pire que l'instabilité juridique, car cela rend impossibles les anticipations.
Si je suis élue, c'est la présidente de la République qui sera garante des choix de la croissance durable !Si le climat n'a pas de frontière, le changement climatique et le passage à l'après-pétrole ne frapperont pas tout le monde de la même manière. Certes le diagnostic de la crise n'est ni de droite ni de gauche, mais seule une véritable politique de gauche permettra d'éviter que ce soient les plus modestes qui soient les plus touchés par les désordres écologiques. Je souhaite que la structure gouvernementale reflète les trois axes de notre action : priorité à l'excellence environnementale, à parité avec les préoccupations sociale et économique. Il y aura donc, aux côtés du Premier ministre, ces trois piliers de l'action gouvernementale, à autorité et capacité d'intervention égales.
Nicolas Hulot défend la démocratie participative pour la définition et la mise en oeuvre de ces politiques. J'en suis la plus ardente avocate, car pour que les rapports entre science et société ne soient plus marqués par la défiance et le soupçon, nous devons développer des conférences de consensus.
Quant aux interrogations sur l'agriculture, là encore, je m'appuierai sur ce que je fais en Poitou-Charentes comme preuve de mon engagement pour que les subventions soient réorientées vers l'agriculture biologique et les filières durables, et approvisionnent les cantines publiques et pour que les cultures OGM de plein champ soient interdites. En tant que présidente, je négocierai la réforme de la politique agricole commune.
Je vous propose une nouvelle étape
Les cinq propositions de Nicolas Hulot sont des « premiers pas ». Il faut renforcer notre engagement sur les changements climatiques (la taxe carbone ne suffira pas) et le rendre cohérent avec les mesures sectorielles proposées (sur l'agriculture par exemple). Je m'engage donc sur :
- l'exemplarité de l'Etat et des administrations en matière d'excellence environnementale ;
- une politique des transports ambitieuse prolongeant les mesures encore trop faibles du Plan Climat ;
- l'incitation des entreprises à faire des efforts importants de recherche et développement pour l'efficacité énergétique ;
- la réduction de l'utilisation des substances dangereuses pour la santé publique.
A ce stade, la formulation des objectifs est centrée sur la France, sur l'intervention de l'Etat et finalement assez peu sur une démarche préventive et incitative, y compris au niveau des territoires et des entreprises. Les développements sur l'économie de la fonctionnalité sont pertinents, mais pourquoi ne pas mettre à contribution les industriels et la grande distribution ? La sobriété doit intéresser tous les secteurs industriels : certains pourraient être utilisés comme pilotes. C'est le cas des industries de l'emballage.
Les conséquences de la raréfaction des ressources fossiles sont insuffisamment soulignées. Le cadre français ne peut suffire à traiter cette question. Il faut envisager la dimension politique, les implications sociales et géostratégiques, et l'espace européen. Nous avons à construire un nouveau pacte national, semblable à celui qui, après la guerre, a permis la reconstruction de l'Europe !
Je m'engage pour que soient préservées les valeurs de solidarité entre générations, entre régions, entre pays, entre territoires, entre activités économiques (celles qui dépensent de l'énergie, celles qui en consomment moins) et même entre régions du monde (les zones productrices de pétrole, les zones importatrices) contre les déséquilibres générateurs de tensions et de menaces sur la paix.
En matière internationale, une Organisation mondiale de l'Environnement sans pouvoirsne suffit pas : un Conseil mondial du Développement durable doit assurer la primauté des droits fondamentaux, sociaux et environnementaux dans le cadre d'une nouvelle hiérarchie des normes internationales. L'intervention européenne coordonnée est nécessaire pour une politique européenne durable qui permettra d'éviter que la libéralisation des marchés ne débouche sur la constitution de trusts de l'énergie. Cette politique s'appuiera sur la création de pôles de compétitivité européens, notamment en faveur d'investissements massifs dans les énergies renouvelables.
L'Europe par la preuve doit être au centre de la politique environnementale. Dès la présidence allemande en 2007, et surtout pendant la présidence française de l'Union européenne en 2008, il faudra travailler à une nouvelle politique européenne de l'environnement et de l'énergie autour d'un groupe d'Etats ayant une approche commune et engageant un vaste programme de recherche, d'économies d'énergie et d'investissement (ferroutage).
Je m'engage à oeuvrer au sein de l'Union européenne à la réintégration des Etats-Unis ainsi que de la Chine et de l'Inde (assortie de conditions) dans le processus de négociationpost-Kyoto. Pour être efficace, la mobilisation doit être planétaire.
Je m'engage également pour que toutes les initiatives des collectivités locales (comme la nouvelle Charte du Développement durable des régions) soient encouragées par l'Etat. Quant à la proposition de taxe carbone, elle doit être évaluée avec soin et n'est en tout cas pas suffisante. Elle ne doit pas pénaliser injustement les plus modestes. Elle devrait permettre d'investir dans la recherche et le développement, les énergies renouvelables, l'efficacité énergétique, l'isolation, le ferroutage, les transports collectifs en ville.
Cette taxe ne peut s'envisager sans un schéma de compensation efficace. La baisse des charges sociales sur le travail (pour éviter les délocalisations d'activités consommatrices d'énergies fossiles) peut être une piste. Il faut mettre en place une fiscalité environnementale globale. Un moyen rapide et efficace d'intervention consiste à introduire une variable environnement dans les multiples instruments fiscaux existants : je m'engage pour une TVA tendant vers zéro pour toutes les écoactivités et les produits responsables.
Il faut enfin lancer un vaste plan d'économies d'énergie. L'isolation des habitations est cruciale : toutes les chaudières au fioul devront être remplacées sous cinq ans, avec le soutien d'aides fiscales. Je m'engage pour que des aides à l'isolation dans les logements anciens soient accordées. L'efficacité énergétique passe aussi par des normes sévères sur les appareils électroniques et les éclairages. Je m'engage à une réforme des marchés publics en faveur de critères environnementaux favorisant les nouvelles filières (papiers recyclés, bois certifiés).
En matière économique, la labellisation environnementale rend attractifs des produits qui tout au long de leur cycle de vie respectent les normes environnementales. Le bien-être environnemental, la qualité de l'air, de l'eau sont aussi importants que la croissance du PIB, dont les critères doivent être modifiés. C'est aussi un enjeu de santé publique, permettant d'assurer à chacun - salariés ou consommateurs - que sa santé n'est pas mise en danger.
Merci à Nicolas Hulot d'avoir fait émerger la prise de conscience de l'urgence écologique. Il a montré que les Français se soucient de l'état dans lequel ils laissent la planète aux générations futures.Je veillerai à ce que cette question reste centrale tout au long de la campagne.
Je m'engage aujourd'hui, comme je l'ai fait en tant que ministre et dans ma région, en faveur du développement durable. Je ferai de l'environnement l'un des coeurs de mon action, comme un pilier de la croissance durable et de l'ordre social juste.
Philippe Guyot, ex-SDF et délégué national du PS à l’exclusion “Des mesures simples peuvent améliorer la vie des SDF”
Pendant dix longs mois, Philippe Guyot a vécu, au jour le jour, la grande exclusion des sans domicile fixe : le désespoir de la rue, la quête aléatoire d’une place en centre d’hébergement, la violence sociale faite aux personnes marginalisées. De cette terrible expérience lui vient une mission : faire connaître le sort de ses compagnons d’infortune. Socialiste, il décide d’alerter le Parti sur ses conditions de vie. Après une rencontre déterminante avec François Hollande, Philippe Guyot poursuit désormais son combat en tant que délégué PS à l’exclusion.
Comment avez-vous basculé dans l’exclusion ?
La dégringolade a commencé un matin de mai 2003 à 8 heures, quand la police, un huissier et un serrurier sont venus sonner chez moi pour m’expulser de mon logement. Cela faisait plusieurs mois que je n’avais pas payé mon loyer, car j’avais été licencié économique de l’entreprise de distribution où je travaillais comme responsable de la logistique.
J’avais de maigres indemnités Assedic et je privilégiais le paiement des factures EDF, pour avoir au moins du chauffage. Là, le ciel vous tombe sur la tête : où aller ? Où dormir ? Que faire ? Tout d’abord, je n’accepte pas ce qui m’arrive. Je me réfugie dans le déni, je flotte, je ne sais pas comment réagir. La première nuit, je dors sur un banc, seul. La deuxième aussi, me demandant si je vais devenir un vrai clochard, alcoolique et malade. La troisième, je me décide enfin à appeler le 115 (le numéro du samu social), et toute honte bue, je me retrouve dans un centre d’hébergement d’urgence, à Paris.
Les structures d’urgence sont-elles adaptées à une telle situation de détresse ?
Non, là, c’est le choc ! Cafards sur les murs, puces dans les lits, deux toilettes et deux douches horriblement sales pour 80 bonhommes… Je découvre la manière dont on traite les SDF dans notre pays. Sans parler de la violence, des vols…
Je décide alors d’aller voir les services sociaux de ma commune où l’on me dit en substance « débrouillez-vous », en me donnant un vieux guide des centres d’hébergement qui date de 2001. Je comprends alors que je ne pourrai compter que sur moi-même. Je continue ma découverte des conditions de vie en centre d’hébergement pour SDF : on nous fout dehors à 8 heures chaque matin, qu’il pleuve, qu’il vente ou qu’il neige, avec interdiction de revenir avant 19 heures, et le personnel nous traite comme des animaux.
Je découvre aussi qu’on n’a droit qu’à dix jours de présence dans un centre, et qu’après, pendant un mois, c’est au jour le jour, « premier arrivé premier hébergé », avant de pouvoir à nouveau jouir d’une période de dix jours de répit ! C’est un nonsens alors que la réinsertion passe avant tout par un peu de stabilité. Mais comme il n’y a pas assez de place pour tout le monde, cette règle permet une rotation des personnes. Du coup, devant les centres, il y a des files d’attente très tôt dans l’après-midi, et si vous arrivez trop tard, tant pis pour vous, vous en serez quitte pour appeler le samu social… qui ne pourra rien faire puisque tout est complet depuis le matin. Vous irez donc dormir sous un pont ou sur un banc. En fait il n’y a jamais assez de place pour héberger tout le monde, et ceux qui disent le contraire sont des menteurs.
Rapidement, vous décidez d’alerter les politiques sur la réalité des conditions de prise en charge des SDF…
Au bout d’un mois, j’ai changé de centre, et me suis retrouvé au Bourget, dans une structure plus petite, où les rapports humains étaient moins violents, mais les conditions d’hygiène tout aussi déplorables. C’est là que je décide de me rebeller et de « profiter » de ma situation pour alerter qui je peux sur les conditions de vie des SDF. J’écris au président de la Croix-Rouge, l’organisme qui gère le centre. J’alerte le préfet. Je deviens une sorte de porte-parole de mes compagnons d’infortune, qui m’appellent désormais affectueusement « M’sieur Philippe ».
Étant déjà militant du Parti socialiste, j’écris aussi une lettre à François Hollande qui, à ma grande surprise, me répond. Nous nous rencontrons rue de Solférino et il me demande de lui organiser une visite du centre. Il vient alors avec Jean-Paul Huchon, président de la région Ile-de-France, et plusieurs élus de Seine-Saint-Denis, et tous découvrent ce dont personne ne parle jamais, entre flaques d’urine et cafards. En plus, ils manquent d’attraper la gale, puisqu’il y avait à cette époque une épidémie dans le centre !
Pourtant, la qualité de l’accueil des structures spécialisées n’est-elle pas la base du processus de réinsertion ?
Oui, et mon expérience le prouve. On s’est davantage occupé de moi dans le troisième centre d’hébergement que j’ai fréquenté, à Saint-Ouen, une structure gérée par la commune. Un personnel attentif m’a permis de décrocher un nouveau travail et, finalement, de pouvoir reprendre une vie normale après dix mois de galère. Dix mois pendant lesquels j’ai alterné périodes de désespoir profond, petits moments de répit, et parfois envies d’en finir une bonne fois pour toutes, de tout laisser tomber et de me suicider. Être SDF, c’est tellement dur, tellement humiliant, qu’il faut être très fort psychologiquement pour ne pas sombrer peu à peu, se mettre à boire, se négliger et perdre pied.
Moi, ce qui m’a sauvé, c’est aussi la mission que je m’étais assignée : faire connaître le sort des SDF. Et le soutien de quatre camarades de ma section de Sevran qui m’ont sorti la tête de l’eau et donné des coups de pieds aux fesses quand je sombrais. Sans eux, je serais clochard aujourd’hui…
Comment répondre plus efficacement aux besoins des SDF ?
Il faudrait créer de petites structures pour l’accueil des SDF, avec du personnel qualifié, formé pour recevoir ce public. Aujourd’- hui, le personnel des structures d’accueil est trop souvent constitué de personnes en CDD qui ne sont sensibilisées ni au social ni au contact humain.
Il serait également utile que ces structures comprennent des médecins qui donneraient des consultations d’alcoologie et de psychiatrie. Il faudrait surtout que les centres d’hébergement soient ouverts toute la journée, et qu’ils soient équipés d’ordinateurs et de téléphones : comment voulez-vous trouver un boulot quand on vous jette dehors tous les jours à 8 heures du matin ? Il y a de nombreux bâtiments désaffectés que l’on pourrait réhabiliter pour ce type de structure.
L’essentiel, c’est d’avoir un véritable soutien psychologique de la part du personnel, d’être aidé par des gens qui vous évitent de sombrer et qui vous motivent en vous proposant un contrat moral du type : « je t’aide et en échange, toi tu cherches du travail », comme on l’a fait pour moi à Saint-Ouen. C’est la clé pour s’en sortir : aider, rassurer et motiver des gens qui sont extrêmement fragilisés. Comme cela, et comme cela seulement, ils ont une chance de se réinsérer rapidement dans la société et de ne pas sombrer.
Par-delà l’hébergement, quelles mesures aideraient les SDF au quotidien ?
Certaines petites mesures semblent peu importantes, mais sont déterminantes, telles la gratuité des toilettes publiques à Paris. Une autre initiative qui va dans le bon sens : la prise en charge par la région Ile-de-France de 75 % du coût des transports collectifs pour les rmistes. Ces deux mesures, prises par la gauche d’ailleurs, changent la vie des SDF. D’autant que la plupart des contrôles SNCF et RATP ont lieu entre le 1er et le 7 de chaque mois, alors que les SDF touchent leur RMI précisément le 7 ! Comment voulez-vous que les gens continuent à chercher du boulot ensuite ? On ne le sait pas, mais beaucoup de SDF travaillent, souvent en CDD. Si, en plus, on leur met des bâtons dans les roues, il y a un moment où ils cessent de lutter…
Et puis, il y a des petites choses que l’on pourrait facilement faire, des mesures simples pour améliorer l’existence des SDF, comme faciliter leur domiciliation. Comment voulez-vous réintégrer une vie sociale (Assedic, ANPE, Sécu, entretiens d’embauche…) quand vous n’avez même pas d’adresse où recevoir votre courrier ? Bref : il y a beaucoup à faire pour améliorer le sort des SDF dans notre pays, et c’est le sens de mon engagement après de François Hollande.
Des amis, des partisans de Ségolène Royal et des membres de son équipe de campagne se sont regroupés pour donner naissance à un nouveau réseau, moitié socialiste, moitié société civile.
Le groupe Nouvelle Voix, représenté au sein du Parti socialiste par plusieurs élus (Gaëtan Gorce, Christophe Caresche ou Jean-Louis Bianco, codirecteur de campagne de Mme Royal), a fusionné, mardi 12 décembre, avec le club de réflexion Témoin, dirigé par Jean-Pierre Mignard, un ami du couple Royal-Hollande.
L'ex-élue des Verts Aurélie Filippetti et quelques-uns de ses amis, en rupture avec le parti écologiste, rejoignent ce nouvel ensemble qui conserve le nom de Nouvelle Voix et devrait réunir près d'un millier de participants.
Pour ses promoteurs, il ne s'agit pas d'un nouveau courant mais, comme l'affirme M. Mignard, d'un "lieu de convergence entre anciens et nouveaux adhérents du PS" que l'organisation partisane, pour ces derniers, ne séduit guère.
"Un parti-société" d'inspiration ouvertement sociale-démocrate, poursuit M. Mignard, "dans la lignée de la IIe Internationale". L'investiture de Mme Royal a changé la donne, assure M. Gorce : "Il a clos le cycle d'Epinay", qui, en 1971, avait donné naissance au Parti socialiste. "La société civile rentre de plus en plus dans les partis", ajoute-t-il. Parmi les chantiers que Nouvelle Voix veut explorer, figure la réforme des organisations partisanes, en janvier 2007, avant la défense et la lutte contre le terrorisme en février.
Ce mouvement pourrait ne pas être du goût de tous les socialistes, qui observent déjà d'un mauvais oeil le rôle joué par les comités de campagne Désirs d'avenir, en marge du PS. Et ce, alors que le parti a arrêté son dispositif de campagne en faisant une place à tous les courants classiques : douze pôles ont ainsi été créés qui mêlent des partisans de MM. Hollande, Fabius, Strauss-Kahn et Jospin.
La candidate socialiste à la présidentielle Ségolène Royal a assuré jeudi vouloir faire émerger un "modèle régional" pour la France, en généralisant les réalisations et les expériences qui marchent en région, pour tirer le pays "vers le haut".
Devant les exécutifs régionaux réunis à Dijon pour le congrès de l'Association des régions de France (ARF), Mme Royal a souligné que celles-ci étaient appelées, dans son projet, à jouer un rôle essentiel pour "réussir le changement" et "sortir la France du déclin".
La présidente de Poitou-Charentes, qui s'exprimait en tant que porte-parole de l'ARF, a appelé à engager "une nouvelle phase de la régionalisation", qui permette de donner plus de poids et de compétences aux régions dans les politiques publiques.
Un terme de "régionalisation" soigneusement choisi, alors que de plus en plus de Français expriment leurs réticences sur la décentralisation, 45% d'entre eux estimant, selon un sondage, qu'elle est allée trop loin et qu'il faut revenir en arrière.
Mais pour Mme Royal, ce n'est pas parce que la nouvelle phase de la décentralisation décidée en 2004 par le gouvernement Raffarin a été "ratée", et a créé du "désordre et des inégalités", qu'il faudrait renoncer à engager "une nouvelle phase de la régionalisation". La candidate reste en effet persuadée que les régions sont "l'échelon moderne, pertinent" des politiques publiques.
Pour mener à terme cette "future réforme du renforcement de la régionalisation", elle propose, plutôt que de faire "une nouvelle loi théorique", de faire "la régionalisation par la preuve", déclinant un de ses slogans préférés.
En clair, il faut "mettre en commun ce qui marche" et "faire émerger un modèle régional" qui pourrait être généralisé.
Pour Mme Royal, il s'agit de "réconcilier l'Etat avec le fait régional". D'un côté, "un Etat fort qui fixe les règles, assure l'égalité entre les territoires, protège", de l'autre des territoires "à qui l'on fait confiance", dont on libère "les énergies, les intelligences, les expériences réussies".
Cela suppose toutefois que soit mis en place "un ordre territorial juste", a-t-elle poursuivi, c'est à dire, notamment, que chaque transfert de responsabilité s'accompagne d'un "transfert de ressources juste", faute de quoi Mme Royal propose de donner aux régions un "droit de veto" pour le refuser. Elle s'est également prononcée pour la création d'un fonds national pour l'égalité entre les territoires.
Autre condition: la "clarté dans les responsabilités et l'obligation faite aux régions d'évaluer les politiques publiques et de rendre des comptes aux citoyens".
Pour illustrer son propos, Mme Royal a proposé aux présidents de région de "passer à l'action immédiate" en faisant émerger, à partir des expériences sur le terrain, un "modèle régional pour réconcilier les jeunes et l'avenir".
Ce plan comporte "cinq actions concrètes": "droit d'accès à l'emploi pour tous les jeunes diplômés", permettre à tous les jeunes d'avoir accès à une qualification et à un métier, généraliser les ateliers et les chèques à la création d'entreprises, mais aussi transfert aux régions de la compétence des travaux sur les bâtiments universitaire et du financement des logements pour les jeunes, étudiants ou travailleurs".
Le patron du PS François Hollande a montré du doigt mercredi le projet "dangereux, injuste et coûteux" élaboré par l'UMP pour les élections de 2007, évaluant son coût de 53 à 75 milliards d'euros, soit deux fois celui du projet socialiste.
"C'est un projet dangereux, c'est un projet injuste et c'est un projet coûteux", a martelé le Premier secrétaire du PS lors d'un séminaire de son parti consacré au projet électoral de la majorité.
"Nicolas Sarkozy n'a pas été élevé pour rien par Jacques Chirac. Il en a retenu tous les trucs. En campagne électorale, c'est toujours la même rengaine: tout est possible du moment que des oreilles peuvent entendre", a-t-il moqué. Le président de l'UMP a "la pensée de Giscard d'Estaing, la méthode de Jacques Chirac et la philosophie de Balladur. C'est bien le candidat de la droite!"
Le PS chiffre le coût global du projet de l'UMP d'ici 2012 à "au moins 75 milliards d'euros en dépenses brutes et 53 milliards d'euros en dépenses nettes". Le parti majoritaire avait avancé le chiffre de 27 milliards d'euros. Une évaluation "largement minorée" qui ne recouvre "qu'une dizaine de mesures" phares, selon le PS.
"C'est près de deux fois le coût net du projet du PS, qui s'élève à 30,7 milliards d'euros", souligne le parti d'opposition dans un document de travail. "Cela n'a rien d'étonnant: à vouloir promettre tout et son contraire, l'addition s'envole", ajoute-t-il.
Reportage - A l'approche de la date butoir, les files d'attente pour les inscriptions sur les listes électorales ne désemplissent pas. . La mairie du 15e arrondissement de Paris croule sous les demandes et assure que les inscriptions de dernière minute ont explosé cette année. Axel CONSTANTINOFF - le 21/12/2006 - 17h38
Certains sont surpris, d'autres s'y attendaient... la file d'attente est longue ce jeudi matin à la mairie du 15e arrondissement de Paris, pour s'inscrire sur les listes électorales. A quelques jours de la date butoir, ils sont environ une quarantaine à attendre plus ou moins patiemment leur tour. Et la file s'allonge. En quelques minutes, une dizaine de personnes est venue s'ajouter à la queue. Amal, qui vient d'arriver, ne semble pas surpris par une telle affluence. "J'étais venu me renseigner il y a quelques semaines, parce que je viens de m'installer à Paris. On m'avait prévenu et conseillé de revenir avant décembre, mais j'ai oublié". Ce technicien de 25 ans vient s'inscrire pour la première fois sur les listes parce que l'élection présidentielle de 2002 lui a fait "prendre conscience" que voter était important. "Malheureusement, je dois retourner travailler d'ici 30 minutes et je repars à Pau demain, je ne vais donc probablement pas pouvoir m'inscrire", déplore-t-il.
Même son de cloche pour Omar, un jeune assistant commercial au costume impeccable : "Je vais voter pour la première fois. Jean-Marie Le Pen au 2e tour, ça a réveillé mon sens civique, je me suis rendu compte que mon vote pouvait permettre de changer les choses". Ipod vissé sur les oreilles, son journal à la main, Omar n'est pas découragé par l'attente qui s'annonce interminable : "J'attendrai le temps qu'il faudra, peu importe si je dois faire la queue toute la journée, je m'inscrirai et je vais inciter mes deux jeunes frères à en faire de même".
"Toujours au dernier moment"
Dans la file d'attente, beaucoup de jeunes... mais aussi des moins jeunes. La plupart ont déménagé et doivent donc se réinscrire, mais certains d'entre eux sont aussi venus pour inscrire leurs enfants, à l'image de Patrice : "Mon fils est dans la Marine, il est sous officier dans un sous-marin, je m'occupe donc les formalités à sa place", dit-il en souriant. "Je suis déjà venu deux ou trois fois cette semaine, il y a toujours la queue", continue-t-il.
Plus loin dans la file, une mère de 27 ans patiente : "je n'attends pas depuis très longtemps, mais je ne pensais pas qu'il y aurait une telle queue. Je suis vraiment surprise", assure Sandrine, qui est venue avec son fils, bien emmitouflé dans sa poussette. Elle s'était inscrite à 18 ans, mais a été radiée des listes sans le savoir et n'a pas revoté depuis. "A chaque élection, j'oublie de m'inscrire avant la date limite", avoue-t-elle un peu gênée. Derrière elle, Monique, la cinquantaine, s'est rappelé qu'elle devait s'inscrire grâce à un courrier envoyé il y a quelques jours par la municipalité.
Fin des inscriptions : 30... ou 31 décembre
Dans le hall d'entrée de la mairie, Elodie, qui s'occupe de l'accueil des "retardataires", assure que ce phénomène se reproduit avant chaque présidentielle, mais que "c'est de pire en pire" au fur et à mesure que la date limite approche. "Les gens font toujours ces démarches au dernier moment", déplore-t-elle. Toujours polie mais un brin agacée, elle renseigne avec le sourire les dizaines de personnes qui lui demandent le chemin du bureau d'inscription, pourtant clairement indiqué dès l'entrée du bâtiment. "Samedi matin, en l'espace de trois heures, nous avons recensé 160 personnes qui venaient uniquement pour s'inscrire. Et on attend encore plus de monde ce week-end", poursuit-t-elle.
La mairie précise que les demandes d'inscription peuvent se faire par courrier, "mais peu le font, par peur que leur lettre soit égarée ou que leur demande ne soit pas traitée à temps", conclut Elodie. Le 31 décembre tombant un dimanche, les inscriptions doivent être traitées avant le 30 décembre, sauf pour les mairies qui ouvriront exceptionnellement ce jour-là. Le temps presse donc, mais il n'est pas encore trop tard pour s'inscrire...
Une inscription obligatoire... théoriquement
L'article L.9 du code électoral stipule que "l'inscription sur les listes électorales est obligatoire", mais aucune mesure n'est prévue pour rendre effectif cet acte volontaire. Compte tenu du phénomène abstentionniste qui a touché près d'un tiers de l'électorat lors des dernières élections, ce sont près de 4 Français sur 10 qui ne participeraient pas aux scrutins. Et sur les 2,2 millions de personnes qui chaque année changent de domicile, 500.000 d'entre elles ne se reinscriraient pas, selon le Club des élus "Allez France". En mars 2003, des députés de tous bords ont déposé une proposition de loi visant à rendre automatique cette inscription, mais elle n'a pas été mise à l'ordre du jour. Une autre solution consisterait à rendre le vote obligatoire : dans son projet, le PS promet de consulter les Français sur l'opportunité d'une telle réforme...
Plus que quelques jours pour s'inscrire sur les listes électorales et pouvoir voter à la présidentielle de 2007. Les personnes ayant déménagé ou obtenu la nationalité française en 2006 et celles ne s'étant jamais inscrites avant 1997 sont invitées à se rendre en mairie d'ici le 30 décembre inclus, la Saint-Sylvestre tombant cette année un dimanche. Les jeunes fêtant leur 18e anniversaire avant le 21 avril 2007, veille du premier tour de la présidentielle, sont, eux, inscrits d'office sur les listes électorales. Il leur est cependant conseillé de vérifier en mairie que cette inscription a bien été effectuée.
"Ne laissez pas les autres décider pour vous", exhorte Cédric Bloquet, le directeur de l'association Civisme et Démocratie (CIDEM), dans un entretien à l'Associated Press. "Pour participer en 2007, si vous n'êtes pas inscrits, inscrivez-vous maintenant". L'inscription d'office, en vigueur depuis 1997, s'effectue normalement dans la commune de résidence de l'électeur.
2 millions de personnes pas inscrites
Le CIDEM estimait en octobre que plus de deux millions de personnes en âge de voter n'étaient pas inscrites sur les listes électorales. En décembre 2005, un mois après les émeutes en banlieue, le collectif Devoirs de mémoires, soutenu par des personnalités telles que JoeyStarr, Lilian Thuram et Jamel Debbouze, avait appelé "jeunes et moins jeunes" à s'inscrire sur les listes électorales afin d'être représentés, de "construire l'avenir" et de ne "pas revivre le 21 avril 2002". La portée de cet appel est difficile à évaluer. D'après le CIDEM, il y a eu moins d'1% des inscrits sur les listes électorales fin 2005. Les chiffres pour 2006 ne sont pas encore connus.
" Ça peut prendre 5 minutes"
Cédric Bloquet, du CIDEM, appelle les citoyens à s'inscrire en mairie dès que possible. "Ca peut prendre cinq minutes maintenant. Plus on attend vers le 30 décembre et plus les files d'attente s'allongent", a-t-il prévenu. "Les 28, 29, 30, il y aura certainement la queue dans les mairies. Donc allez-y maintenant!" Les inscriptions effectuées à partir du 1er janvier 2007 ne seront prises en compte qu'en 2008 et ne permettront pas de voter aux élections de 2007. La présidentielle aura lieu les 22 avril et 6 mai et les législatives les 10 et 17 juin.
-----------------------
¤¤ [Inscription d'office sur les listes électorales (jeunes de 18 ans)] ¤¤
Principe
Sont concernées par l'inscription d'office les personnes ayant atteint l'âge de 18 ans entre les dates de clôture de listes électorales, soit entre le 1er mars de l'année en cours, et le 28 (ou 29) février de l'année suivante. Cette année, sont concernés les jeunes atteignant l'âge de 18 ans entre le 1er mars 2006 et le 28 février 2007.
Mode d'inscription Les jeunes majeurs sont inscrits sans faire de demande individuelle sur les listes électorales de leur commune de résidence, lors des opérations de révision annuelle. Ces opérations se déroulent cette année du 1er septembre 2006 au 28 février 2007.
Procédure La commission administrative procède aux inscriptions en utilisant les informations fournies par l'INSEE et en vérifiant si les conditions sont réunies (identité, domicile, nationalité...). Attention , toute personne inscrite automatiquement ne reçoit pas de notification de son inscription.
Précautions à prendre Les fichiers des jeunes de 18 ans pouvant actuellement être incomplets, il est préférable que se renseigner auprès de sa mairie, pour vérifier que l'inscription est effectuée.
Inscription dans une autre commune Si un jeune souhaite être inscrit dans une autre commune que celle indiquée par l'INSEE pour l'inscription d'office (à noter, le domicile de vos parents est réputé être celui du jeune concerné pour cette inscription), elle doit accomplir les formalités d'inscription volontaire. Le jeune doit s'assurer qu'il n'a pas été inscrit en même temps dans sa commune d'inscription d'office.
En cas de litige En cas d'oubli ou si la commission a estimé que le jeune ne réunissait pas les conditions pour être inscrit (nationalité, domicile notamment), il doit s'adresser au tribunal d'instance dont dépend son domicile.
¤¤ [Inscription volontaire sur les listes électorales] ¤¤ Principe
Pour pouvoir voter, il faut : - être inscrit sur les listes électorales, - être âgé d'au moins 18 ans, - être de nationalité française, - jouir de ses droits civils et politiques.
Si l'intéressé ne relève pas d'une procédure d'inscription d'office (jeune ayant atteint l'âge de 18 ans entre deux opérations de révision des listes électorales), il doit se faire inscrire volontairement.
Où s'adresser : - soit à la mairie de la commune où il a son domicile ou de celle où il réside depuis au moins 6 mois, - soit à la mairie d'une commune où il est inscrit au rôle d'une contribution directe communale (impôts locaux) depuis au moins 5 ans, - soit à la mairie de la commune où il est assujetti à résidence en tant que fonctionnaire public.
Pièces à fournir : - le formulaire d'inscription sur les listes électorales des citoyens français, - une photocopie de la pièce d'identité en cours de validité (et présenter l'original de la pièce d'identité), - selon le cas, un justificatif de domicile dans la commune ou un justificatif de paiement des impôts locaux depuis plus de 5 ans, - si l'intéressé habite chez ses parents, une attestation des parents établie sur papier libre, certifiant qu'il habite chez eux, et un justificatif de domicile des parents.
Cas particuliers - Si l'intéressé a acquis la nationalité française, il doit également présenter un certificat de nationalité ou le décret de naturalisation. - S'il est dans l'impossibilité de se déplacer, il peut remettre une procuration établie sur papier libre à quelqu'un. Il peut également demander son inscription par correspondance en envoyant les pièces indiquées.
Quand s'inscrire ? - Il est possible de s'inscrire à tout moment de l'année (cette année avant le 31 décembre 2006), mais l'intéressé ne pourra voter qu'à partir du 1er mars de l'année suivante, après la révision annuelle des listes électorales (entre le 1er septembre 2006 et le 28 février 2007). - Il est possible d'être inscrit et de voter la même année lorsqu'on :
* atteint l'âge de 18 ans entre le 1er mars et le jour de l'élection, * est fonctionnaire muté ou admis à la retraite après le 1er janvier, * est militaire retournant à la vie civile après le 1er janvier, * est naturalisé français après le 1er janvier, * recouvre l'exercice du droit de vote après le 1er janvier.
¤¤ [Listes électorales : inscription des sans domicile fixe] ¤¤
Personnes concernées
Avant le 1er septembre 1998, ne pouvaient être inscrites sur les listes électorales les personnes: - ne pouvant fournir la preuve d'un domicile ou d'une résidence, - et ne bénéficiant pas d'une commune de rattachement.
Possibilité d'inscription ouverte
Désormais, vous pouvez être inscrit si vous avez demandé le rattachement à un organisme d'accueil, pour l'obtention de la carte nationale d'identité. Ceci sous réserve de remplir les autres conditions d'inscription sur les listes électorales (notamment ne pas être déchu des droits civiques..). Vous pouvez vous inscrire sur les listes électorales de la commune:
- où est situé l'organisme d'accueil dont l'adresse figure sur votre carte d'identité depuis au moins six mois, - où est situé l'organisme d'accueil qui vous a fourni une attestation établissant un lien avec lui depuis au moins six mois.
Liste des organismes
Elle est établie par le préfet du département (a Paris, par le préfet de police). Pour connaître ces organismes, adressez-vous à la préfecture, à la sous-préfecture, sauf à Paris: à la préfecture de police. Pour les démarches, adressez-vous à la mairie du lieu où est situé l'organisme d'accueil.
vendredi 15 décembre 2006, à 15:40
A deux semaines de la clôture des listes électorales, plusieurs associations redoublent d'efforts pour inciter les jeunes des banlieues à s'y inscrire et à faire entendre leur voix dans les urnes, un an après la vague de violences de l'automne 2005.
L'association "Citoyenneté & démocratie" lancera ainsi à partir de samedi une campagne qui la conduira jusqu'au 29 décembre dans 50 quartiers classés en zone urbaine sensible (ZUS).Des membres de l'organisation "Votez Banlieues", qui prône la création d'une plate-forme de coordination des associations engagées dans le domaine de la citoyenneté, entameront de leur côté samedi à Paris une marche qui les conduira à Strasbourg."L'objectif est de susciter une ambition de toute la classe politique pour les banlieues", a expliqué à Reuters Mohammed Chirani, un responsable de cette association.L'idée est de poursuivre la Marche pour l'égalité, qui s'est déroulée en 1983 entre Marseille et Paris, en la concluant symboliquement le 31 décembre à Strasbourg, ville "où brûle le plus de voitures à la Saint-Sylvestre", a-t-il précisé.Les statistiques officielles chiffrent à deux millions le nombre d'électeurs potentiels qui ne sont pas inscrits. Des responsables d'associations avancent le chiffre bien supérieur de cinq millions de personnes.Au total, 41 millions de Français étaient inscrits sur les listes électorales en 2002 et 29,5 millions ont voté le 21 avril de cette année-là, au premier tour de la présidentielle.Plusieurs associations plaident pour l'inscription automatique sur les listes électorales. "Mais ça n'est pas fait car ça ferait grimper l'abstention", estime Hassan Ben M'barek, président de "Citoyenneté & Démocratie"."Il y a par ailleurs une volonté politique des pouvoirs publics actuels de ne pas inscrire en masse les jeunes des quartiers sur les listes électorales", dénonce-t-il.Après les violences de l'automne 2005, cet électorat n'est en aucun cas favorable à la droite actuellement au pouvoir, estime Hassan Ben M'barek.Des membres de "Citoyenneté & Démocratie" se rendront dans 50 ZUS, de La Courneuve à Toulouse, pour convaincre les jeunes de s'inscrire, voire pour les inscrire à leur place au moyen de procurations.Outre "Citoyenneté & Démocratie" et "Votez Banlieues", le collectif "Devoirs de mémoire", les association "AC le feu" ou "Le Club des élus Allez France", le PS ou encore la CFDT, mènent des campagnes sur le thème des inscriptions sur les listes électorales.
Les 3 policiers impliqués dans la disparition de Taoufik el-Amri, mort noyé par hydrocution dans un canal de Nantes après un contrôle, ont été mis en examen par la justice et suspendus par le ministre de l'Intérieur Nicolas Sarkozy.
Délaissement Les trois policiers inquiétés ont été placés sous contrôle judiciaire après avoir été mis en examen en début de soirée pour "faux témoignage" et "délaissement", a indiqué le procureur de la République de Nantes, Stéphan Autin.
Hydrocution Devant la presse, le procureur a annoncé que l'autopsie avait permis de déterminer que la cause de la mort de Taoufik el-Amri était la noyade "provoquée par un choc thermodifférentiel provoquant un arrêt cardiorespiratoire".
Accident L'ouvrier tunisien de 33 ans présentait un taux d'alcoolémie de 3,74 grammes. "Les légistes n'ont pas relevé de traces de violence, de blessures, de perforations ou de plaies", a précisé M. Autin, selon qui il n'y avait pas d'eau dans les poumons. Le procureur a précisé que des investigations allaient continuer pour définir si M. el-Amri était tombé accidentellement à l'eau ou s'il y avait été poussé. Il s'agit aussi de déterminer si la mort est survenue juste après le contrôle policier ou plus tard, ce que l'autopsie n'a pas permis de révéler.
Soirée arrosée L'ouvrier avait été vu pour la dernière fois par des témoins à proximité du canal, alors qu'il sortait du fourgon de police où il avait été contrôlé par les policiers dans la nuit de 22 au 23 novembre, après avoir passé une soirée très arrosée avec deux collègues.
Faux témoignage Depuis le début de l'enquête, ces trois policiers ont "délibérément varié dans leurs déclarations" sur les lieux du contrôle ou l'état de M. el-Amri, selon le procureur. C'est dans ce cadre que le parquet a ouvert une information judiciaire pour "faux témoignage" et "délaissement en un lieu quelconque d'une personne incapable de se protéger en raison de son état physique".
5 à 20 ans de prison Les policiers encourent une peine de 5 ans de prison si le délaissement n'a pas entraîné la mort et jusqu'à 20 ans dans le cas contraire.14/12/06 19h22
vidéo sous titrés en français en hommage à taoufik
C'est le résultat de l'autopsie : Taoufik Amri est bien mort noyé à Nantes. Les trois policiers qui l'avaient interpellé ont été déférés au Parquet de Nantes jeudi et ont été mis en examen. Le Procureur de la République de Nantes a aussi annoncé l'ouverture d'une information judiciaire pour "faux témoignage" et "délaissement". Le 22 novembre dernier, tous trois avaient procédé à un contrôle d'identité sur cet ouvrier tunisien. Alors qu'il était en état d'ébriété, ils l'auraient laissé repartir.
Les trois policiers mis en examen
Taoufik Amry est bel et bien mort noyé. C'est le procureur de Nantes qui a révélé jeudi (14 décembre), les résultats de l'autopsie pratiquée sur l'ouvrier tunisien repêché dans un canal. La noyade a été "provoquée par un choc thermodifférentiel provoquant un arrêt cardiorespiratoire", a déclaré M. Autin au cours d'une conférence de presse. Il a précisé que "les capacités de résistance" de M. el-Amri ont pu "être limitées du fait d'une imprégnation alcoolique", avec un taux d'alcoolémie dans le sang de 3,74 grammes.
Malgré cela, les trois policiers impliqués dans sa disparition, ont été suspendus par le ministre de l'Intérieur Nicolas Sarkozy. Le procureur a également annoncé l'ouverture d'une information judiciaire pour "faux témoignage" et "délaissement" à leur encontre. En début d'après-midi, ils ont été conduits au palais de justice de Nantes pour être déférés devant le Parquet et ont été mis en examen.
Lorsqu'ils ont contrôlé son identité le 22 novembre dernier, les trois policiers l'auraient laissé repartir sans l'emmener à l'hôpital, ni en cellule de dégrisement. Taoufik el-Amri aurait pourtant eu 3,5 grammes d'alcool dans le sang. Une faute professionnelle qui, peut-être, aurait pu éviter la disparition de ce père de famille de 33 ans. Il ne semble pas en effet que cet ouvrier tunisien ait été victime d'une bavure policière, mais bien d'un accident qui aurait pu être évité. On a retrouvé son corps mardi dernier dans le canal Saint Félix à Nantes trois semaines après l'intervention des policiers.
Contradictions entre les témoignages Le procureur de la République de Nantes Stephan Autin avait annoncé avoir saisi l'IGPN à la suite de "contradictions importantes entre les déclarations des témoins et celles des policiers". Le procureur avait précisé que "les déclarations des policiers avaient été un peu préparées et n'étaient pas le reflet de ce qui a été constaté" par l'enquête. Il avait ajouté que les enquêteurs avaient retrouvé des témoins ayant assisté à la libération de Taoufik el-Amri par les policiers.
Selon ces témoins, l'ouvrier tunisien "est sorti seul du fourgon, calme, sans qu'il y ait eu la moindre agressivité de sa part ou de la part des personnes qui l'auraient contrôlé". Il a précisé qu'un portefeuille contenant des papiers d'identité et une carte bleue appartenant à Taoufik el-Amri avait été repêché le 24 novembre, 48 heures après sa disparition, dans le canal Saint-Felix par un témoin qui ne l'a toutefois "rapporté que le 10 décembre aux services d'enquête". Le procureur a par ailleurs affirmé n'avoir aucune information sur d'éventuels antécédents disciplinaires concernant les trois policiers de la patrouille ayant contrôlé le disparu.
Sur le cadavre repêché mardi à Nantes, les policiers ont retrouvé des effets personnels de Taoufik Amri, notamment un téléphone portable.
Les trois policiers qui l'avaient contrôlé sont toujours en garde à vue et ont été confrontés aux collègues du disparu.
le 13/12/2006 - 07h04
Le corps de Taoufik Amri emmené dans une ambulance après sa découverte dans un canal de Nantes Le corps retrouvé mardi à Nantes est bien celui de Taoufik Amri, disparu le 22 novembre après un contrôle de police. Le cadavre a été repêché peu avant 16 heures en aval du canal Saint-Félix, non loin du lieu où un témoin avait découvert le portefeuille du disparu. Sur lui, les policiers ont retrouvé le portable du disparu. L'ouvrier tunisien avait été vu pour la dernière fois après son contrôle sur le Cour des Cinquante Otages, non loin de l'embouchure du canal, en amont. Selon l'autopsie, Taoufik Amri "est mort par noyade" et aucune trace de coups n'a été trouvée sur son corps.
Me Gilbert Collard, défenseur de la femme du disparu, a précisé avoir déposé une plainte pour "disparition suspecte" au tribunal de Nantes, pour pouvoir accéder au dossier. Parallèlement à l'information judiciaire ouverte à Nantes pour "disparition inquiétante", le procureur de la République Stéphan Autin a demandé mardi matin une enquête à l'Inspection générale de la police nationale (IGPN, police des polices) sur les trois policiers qui avaient procédé au contrôle de l'ouvrier. Ils ont été placés en garde à vue et ont été confrontés aux deux collègues de Taoufik Amri, qui l'accompagnaient au moment de son interpellation.
Pas de déclarations indiquant que Taoufik Amri aurait été maltraité
Amri avait été interpellé pour un contrôle d'identité alors qu'il déambulait en état d'ébriété avec ses deux collègues le 22 novembre peu après minuit. Libéré peu de temps après, il avait ensuite disparu. L'enquête a confirmé la version des policiers sur les horaires de l'arrestation, entre minuit dix et minuit et quart, peu avant le retour de la patrouille au commissariat. Elle a en revanche révélé, selon le procureur, des contradictions sur trois points : les lieux où le contrôle a été effectué et où Taoufik Amri a été relâché, son degré d'ébriété et "la nature des opérations du contrôle" menées.
Des témoins ayant assisté à la sortie de Taoufik Amri du fourgon de police ont toutefois affirmé que ce dernier semblait normal. "Il n'y a pas sur ce point de déclarations indiquant que (M. Amri) aurait été maltraité", selon le procureur. Il a réaffirmé n'avoir aucune information sur d'éventuels antécédents concernant les trois policiers concernés. Les collègues de Taoufik Amri ont indiqué que l'interpellation s'était déroulée sans violence, la jugeant "normale" compte tenu de l'état d'ivresse de leur ami. Ils ont en revanche estimé que les policiers auraient dû "l'emmener directement au poste car il ne fallait pas le laisser dans la rue" compte tenu de son état. Une estimation contestée par les policiers qui ont affirmé que Taoufik Amri n'était pas dans un état d'ivresse nécessitant de le conduire au poste.
ANGÉLIQUE NÉGRONI (À NANTES) ET JEAN-MARC LECLERC.
Publié le 13 décembre 2006
L'autopsie révèle que le corps repêché dans le canal est bien celui de Taoufik el-Amri, mort par noyade. Son cadavre ne porte aucune trace de coups. Des examens complémentaires sont en cours. Les trois policiers, en garde à vue depuis mardi après-midi, sont toujours en garde à vue.
LE CORPS de Taoufik el-Amri, un ouvrier tunisien de 33 ans dont on était sans nouvelles depuis le 23 novembre, a été repêché hier dans les eaux du canal Saint-Félix, à Nantes, et les trois policiers qui l'avaient contrôlé juste avant qu'on ne perde sa trace ont été placés en garde à vue.
Depuis le matin, les pompiers avaient concentré leurs recherches sur ce bras d'eau car, la veille, le propriétaire d'un bateau amarré à cet endroit avait remis à la police le portefeuille de Taoufik el-Amri, trouvé quelques jours plus tôt le long des berges du canal. Le corps du jeune homme a été transporté hier à l'Institut médico-légal et des examens devront être pratiqués pour connaître les causes de la mort. L'absence d'eau dans les poumons signifierait une mort antérieure à la chute dans le canal.
Pour l'heure, on ignore ce qui est arrivé à Taoufik, un ouvrier en bâtiment, itinérant et jeune père de famille, brutalement disparu dans la nuit du 22 au 23 novembre à Nantes, juste après un contrôle de police. Crime ou accident ? Aucune hypothèse n'était écartée hier.
Mais il apparaît désormais que les fonctionnaires de la compagnie départementale d'intervention (CDI), qui ont interpellé Taoufik cette nuit-là, ont menti aux enquêteurs de la police judiciaire chargés d'élucider l'affaire. Ils ont été placés en garde à vue dans le cadre d'une enquête préliminaire confiée à l'Inspection générale de la police nationale (IGPN), la police des polices. Le procureur de Nantes, Stéphan Autin, a annoncé que l'IGPN était saisie pour faire la lumière « sur les déclarations contradictoires et incohérentes » des forces de l'ordre. Sans parler de mensonges, le magistrat a indiqué que ces « déclarations n'étaient pas apparues spontanées ». En clair, les policiers se seraient concertés pour faire tenir une version.
Plusieurs points litigieux vont être vérifiés. À commencer par les conditions du contrôle, sur le cours des Cinquante-Otages, en centre-ville. Les indications des policiers sont contestées par des témoins. Seule certitude : le contrôle a bien eu lieu à minuit passé, comme ils l'affirment depuis le début.
«Totalement ivre»
Il s'agira aussi de vérifier « le degré d'imprégnation alcoolique de Taoufik el-Amri ». Là encore, les déclarations des policiers indiquant qu'il n'était pas ivre sont battues en brèche par des témoignages. Ainsi, les deux amis de Taoufik el-Amri qui l'accompagnaient ce soir-là. « Il avait passé la soirée à boire une bouteille de Ricard qu'il avait emportée avec lui, et de la bière dans un bar. Il était totalement ivre et zigzaguait », certifie Mansour Benchenina.
Ces déclarations rejoignent celles d'autres personnes entendues. Des étudiantes auraient vu l'ouvrier sortir du fourgon de police en titubant, puis le véhicule s'éloigner. Une précision capitale sur le rôle des policiers.
Enfin, la « police des polices » devra établir comment les fonctionnaires de la CDI ont recueilli l'identité de l'ouvrier. Selon eux, ce dernier a décliné son nom et prénom sans présenter de pièce administrative. « Faux », selon le deuxième ami de la victime, Jhaider Jehwder, certifiant « qu'il a montré ses papiers ». La découverte du portefeuille de Taoufik el-Amri semble aller dans ce sens : il contient la carte d'identité tunisienne du jeune homme. Enfin, les policiers ont parlé d'un attroupement au cours du contrôle justifiant leur décision « d'embarquer » l'ouvrier dans leur voiture, un point démenti par plusieurs témoins. Surtout, les policiers vont devoir expliquer pourquoi ils ont prétendu dans un premier temps avoir relâché Taoufik el-Amri très loin du canal, à plusieurs centaines de mètres de l'endroit où il est effectivement sorti du fourgon.
Au fil des déclarations, les fonctionnaires de la CDI donnent la fâcheuse impression de vouloir dissimuler une quelconque vérité. L'enquête devrait au minimum révéler des méthodes bien peu réglementaires utilisées par des policiers qui n'avaient consigné cette opération de contrôle sur aucun registre.
L'ouvrier disparu après un contrôle de police serait mort par noyade. Son corps ne porterait pas de traces de coups. Les policiers toujours en garde à vue.
Le corps de Taoufik El Amri, disparu à Nantes le 22 novembre après un contrôle de police, a été identifié comme étant celui retrouvé mardi 12 décembre dans un canal du centre-ville tandis que trois policiers ayant procédé à ce contrôle étaient en garde à vue dans le cadre d'une enquête de l'IGPN. Le corps de Taoufik El Amri a été repêché mardi peu avant 16h00 en aval du canal Saint-Félix à Nantes, non loin du lieu où un témoin a découvert le portefeuille du disparu avant de le remettre aux policiers le 10 décembre, déclenchant les recherches. L'ouvrier tunisien de 33 ans avait été vu pour la dernière fois après son contrôle sur le Cour des Cinquante Otages, non loin de l'embouchure du canal, en amont. Selon l'autopsie, Taoufik El Amri "est mort par noyade et aucune trace traumatique (de coups, ndlr) n'a été trouvée sur son corps", a affirmé une source policière qui précise que le portable de ce père de famille de 33 ans a été retrouvé sur lui, ce qui a facilité son identification.
Trois policiers gardés à vue
Parallèlement à l'information judiciaire ouverte à Nantes pour "disparition inquiétante", le procureur de la République Stéphan Autin a demandé mardi matin une enquête à l'Inspection générale de la police nationale (IGPN, police des polices) sur les trois policiers qui avaient procédé au contrôle de Taoufik El Amri suite à des "contradictions importantes" entre leurs déclarations et celles des témoins". Les trois fonctionnaires ont été placés en garde à vue mardi pour s'expliquer "sur les variations dans leurs témoignages quant aux lieux où ils ont procédé au contrôle de Taoufik El Amri et où ils disent l'avoir relâché", selon une source policière. Ils ont également été confrontés aux deux collègues de Taoufik El Amri, qui l'accompagnaient au moment de son interpellation. Un responsable régional du syndicat Synergie a indiqué que la garde à vue était une procédure "classique" après l'ouverture d'une enquête de l'IGPN. Taoufik El Amri avait été interpellé pour un contrôle d'identité alors qu'il déambulait en état d'ébriété avec deux collègues de travail le 22 novembre peu après minuit. Libéré peu de temps après, il avait ensuite disparu.
Le corps de Taoufik El-Amri, disparu à Nantes le 22 novembre après un contrôle de police, a été identifié, mardi soir 12 décembre, comme étant celui retrouvé, en milieu d'après-midi, dans un canal du centre-ville de Nantes. Le corps de Taoufik El-Amri a été repêché peu avant 16 heures en aval du canal Saint-Félix, non loin du lieu où un témoin a découvert le portefeuille du disparu avant de le remettre aux policiers, le 10 décembre, déclenchant les recherches.
L'ouvrier tunisien de 33 ans avait été vu pour la dernière fois après son contrôle sur le cours des Cinquante-Otages, non loin de l'embouchure du canal, en amont.
Selon l'autopsie, Taoufik El-Amri "est mort par noyade et aucune trace traumatique n'a été trouvée sur son corps", a affirmé une source policière qui précise que le portable de ce père de famille a été retrouvé sur lui, ce qui a facilité son identification.
"CONTRADICTIONS IMPORTANTES" DANS LES DÉCLARATIONS DES POLICIERS
Me Gilbert Collard, défenseur de la femme du disparu, avait expliqué, mardi après la découverte du corps, que sa "cliente se prépare au pire, pour elle, c'est sûr" : le corps est celui de son époux. Il avait précisé avoir déposé une plainte pour "disparition suspecte" au tribunal de Nantes, afin de pouvoir accéder au dossier.
Parallèlement à l'information judiciaire ouverte à Nantes pour "disparition inquiétante", le procureur de la République Stéphan Autin a demandé, mardi matin, une enquête à l'inspection générale de la police nationale (IGPN, police des polices) sur les trois policiers qui avaient procédé au contrôle de Taoufik El-Amri du fait des "contradictions importantes" entre leurs déclarations et celles des témoins.
Les trois fonctionnaires ont été placés en garde à vue, mardi, pour s'expliquer "sur les variations dans leurs témoignages quant aux lieux où ils ont procédé au contrôle de M. Amri et où ils disent l'avoir relâché", selon une source policière. Ils ont également été confrontés aux deux collègues de Taoufik El-Amri, qui l'accompagnaient au moment de son interpellation.
Un responsable régional du syndicat Synergie a indiqué que la garde à vue était une procédure "classique" après l'ouverture d'une enquête de l'IGPN.
ÉTAT D'IVRESSE AVANCÉ ?
Taoufik El-Amri avait été interpellé pour un contrôle d'identité alors qu'il déambulait en état d'ébriété avec deux collègues de travail le 22 novembre, peu après minuit. Libéré peu de temps après, il avait ensuite disparu.
L'enquête a confirmé la version des policiers sur les horaires de l'arrestation, entre 0 h 10 et 0 h 15, peu avant le retour de la patrouille au commissariat. Elle a, en revanche, révélé, selon le procureur, des contradictions sur trois points : les lieux où le contrôle a été effectué et où Taoufik El-Amri a été relâché, son degré d'ébriété et "la nature des opérations du contrôle" menées.
Des témoins ayant assisté à la sortie de Taoufik El-Amri du fourgon de police ont toutefois affirmé que ce dernier semblait normal. "Il n'y a pas sur ce point de déclarations indiquant qu'il aurait été maltraité", selon M. Autin. Il a réaffirmé n'avoir aucune information sur d'éventuels antécédents au sujet des trois policiers.
Les collègues de Taoufik El-Amri ont indiqué que l'interpellation s'était déroulée sans violence, la jugeant "normale" compte tenu de l'état d'ivresse de leur ami. Ils ont, en revanche, estimé que les policiers auraient dû "l'emmener directement au poste car il ne fallait pas le laisser dans la rue" en raison de son état. Une estimation contestée par les policiers, qui ont affirmé que Taoufik El-Amri n'était pas dans un état d'ivresse nécessitant de le conduire au poste.
Le ministre de l'intérieur, Nicolas Sarkozy, avait annoncé, vendredi, avoir demandé "un rapport à l'IGPN pour savoir ce qui s'est passé". La France a été saisie d'une "demande d'information" par la Tunisie, dont est originaire Taoufik El-Amri, sur la disparition.
Humeur : La France tu l'aimes ou tu la quittes version Jojo par desirsdavenir44 @ Mercredi, 13. Déc, 2006 - 08:16:11
Johnny Hallyday s'installe en Suisse Le chanteur UMP va s'installer d'ici fin décembre à Gstaad, en Suisse, où il passera six mois et un jour par an, ce qui lui permettra de bénéficier du forfait fiscal suisse. 1.979 des 7.234 habitants de cette commune sont des étrangers, qui bénéficient tous du forfait fiscal suisse.
Ségolène invitée de « Ripostes » sur France 5 par desirsdavenir44 @ Mercredi, 13. Déc, 2006 - 07:41:40
Pour répondre aux attentes de décryptage des Français à l’aube des échéances électorales à venir, Serge Moati reçoit, depuis le dimanche 19 novembre, des personnalités politiques de tout premier plan en proposant cinq émissions exceptionnelles de « Ripostes » d'une durée de 85 minutes.
Ce sera au tour de Ségolène d'être l'invitée de « Ripostes », dimanche 17 décembre à 17h25 sur France 5.
Pacte écologique de N.Hulot : ce que propose Ségolène par desirsdavenir44 @ Mercredi, 13. Déc, 2006 - 07:17:02
En exclusivité pour le Nouvel Observateur, la candidate socialiste a expliqué pourquoi elle est "favorable à la signature du pacte écologiste". Elle répond point par point à ses propositions qui sont, à ses yeux, "des premiers pas" encore insuffisants pour relever le triple défi de la lutte pour l’environnement, de l’urgence sociale et du développement économique durable.
(c) Reuters Le Pacte écologique est un engagement qui touche au cœur de l’exigence environnementale, mais je propose de lancer dès maintenant une nouvelle étape allant au-delà. J’ai placé l’excellence environnementale au cœur de mon programme et je placerai le développement durable au cœur de mon action. La France doit devenir exemplaire en matière de politiques publiques visant au développement durable dans l’ère de l’après-pétrole. Dans ma région, j’ai appliqué cette politique par la preuve en assignant l’objectif d’excellence environnementale au territoire, notamment avec l’initiative Climat qui reprend les objectifs de Kyoto. Depuis le Sommet de Rio en 1992, où je représentais la France en tant que Ministre de l’Environnement, l’évolution n’est pas bonne. Pourtant, la prise de conscience est là. Manque la volonté politique. Nous avons une responsabilité historique face aux défis du changement climatique et à la préservation de la biodiversité. Nous ne devons pas avoir peur d’affronter cette réalité nouvelle, mais au contraire la saisir comme l’occasion d’une révolution douce dans nos modes de production et de consommation. Le bilan de la droite sur le développement durable est catastrophique pour la France : dégradation de la recherche, comme l’a relevé la revue de référence Nature le 23 novembre 2006, recul sur la taxe sur les véhicules polluants, baisse du budget de l’ADEME… Le dernier plan national d’allocation des droits d’émission a été retiré par le gouvernement français au dernier moment, pour éviter un refus certain car il prévoyait des quotas d’émissions supérieurs à ceux de 2005. En matière de développement durable, la gauche et la droite, ce n’est pas équivalent ! Le panorama présenté par Nicolas Hulot dans son livre est une bonne base de travail. Je suis favorable à la signature du Pacte écologique et je me réjouis du succès de cette initiative qui traduit la maturité de l’opinion publique. Mais le schéma proposé est incomplet : le développement durable est un problème éminemment politique. Les solutions technologiques ou fiscales ne suffiront pas. De puissants lobbies sont dans la place, comme nous l’avons vu sur la directive REACH (contre les composants chimiques toxiques) : il faut une volonté politique inébranlable pour leur faire face et pour réorienter l’économie. Il y a un lien entre les enjeux environnementaux globaux et les questions de pauvreté et d’immigration. Le véritable défi est de concilier la lutte pour l’environnement avec l’urgence sociale et la croissance économique durable. Je suis animée par cette volonté et je m’engage, si je suis élue, à mettre tout en œuvre pour que la France devienne le pays leader de l’excellence environnementale, de la réussite économique et de l’ordre social juste. De même, j’affirme ma volonté de tenir bon sur les mesures les plus difficiles, celles qui engagent les rapports de force les plus délicats et qui permettent des sauts qualitatifs importants. J’annoncerai tout au long de ma campagne les actions que je défendrai après mon élection : je m’engage ainsi à ce que plus un seul permis de construire ne soit délivré s’il n’intègre les énergies renouvelables. Cela permettra un cercle vertueux " gagnant-gagnant " : les mesures étant annoncées à l’avance, avec l’assurance que mon engagement sera inflexible, le secteur économique pourra anticiper les décisions, ce qui permettra à la fois des améliorations de l’environnement et la création de milliers d’emplois. Voilà la nouvelle donne environnementale que je veux instaurer : je ne veux pas d’une politique environnementale punitive, qui alourdit l’impôt. C’est la force de l’anticipation et la stabilité de la volonté politique qui forment le socle indispensable du Pacte écologique auquel je m’engage. En matière environnementale, il n’y a rien de pire que l’instabilité juridique, car cela rend impossibles les anticipations. Si je suis élue c’est la Présidente de la République qui sera garante des choix de la croissance durable ! Si le climat n’a pas de frontière, le changement climatique et le passage à l’après-pétrole ne frapperont pas tout le monde de la même manière. Certes le diagnostic de la crise n’est ni de droite ni de gauche, mais seule une véritable politique de gauche permettra d’éviter que ce soient les plus modestes qui soient les plus touchés par les désordres écologiques. Je souhaite que la structure gouvernementale reflète les trois axes de notre action : priorité à l’excellence environnementale, à parité avec les préoccupations sociale et économique. Il y aura donc, aux côtés du Premier ministre, ces trois piliers de l’action gouvernementale, à autorité et capacité d’intervention égales. Nicolas Hulot défend la démocratie participative pour la définition et la mise en œuvre de ces politiques. J’en suis la plus ardente avocate, car pour que les rapports entre science et société ne soient plus marqués par la défiance et le soupçon, nous devons développer des conférences de consensus. Quant aux interrogations sur l’agriculture, là encore, je m’appuierai sur ce que je fais en Poitou-Charentes comme preuve de mon engagement pour que les subventions soient réorientées vers l’agriculture biologique et les filières durables, et approvisionnent les cantines publiques et pour que les cultures OGM de plein champ soient interdites. En tant que Présidente, je négocierai la réforme de la politique agricole commune.
Je vous propose une nouvelle étape :
Les 5 propositions de Nicolas Hulot sont des " premiers pas ". Il faut renforcer notre engagement sur les changements climatiques (la taxe carbone ne suffira pas) et le rendre cohérent avec les mesures sectorielles proposées (sur l’agriculture par exemple). Je m’engage donc sur : - l’exemplarité de l’Etat et des administrations en matière d’excellence environnementale ; - une politique des transports ambitieuse prolongeant les mesures encore trop faibles du Plan Climat ; - l’incitation des entreprises à faire des efforts importants de recherche et développement pour l’efficacité énergétique ; - la réduction de l’utilisation des substances dangereuses pour la santé publique.
A ce stade, la formulation des objectifs est centrée sur la France, sur l’intervention de l’Etat, et finalement assez peu sur une démarche préventive et incitative y compris au niveau des territoires et des entreprises. Les développements sur l’économie de la fonctionnalité sont pertinents mais pourquoi ne pas mettre à contribution les industriels et la grande distribution ? La sobriété doit intéresser tous les secteurs industriels : certains pourraient être utilisés comme pilotes. C’est le cas des industries de l’emballage. Les conséquences de la raréfaction des ressources fossiles sont insuffisamment soulignées. Le cadre français ne peut suffire à traiter cette question. Il faut envisager la dimension politique, les implications sociales et géostratégiques, et l’espace européen. Nous avons à construire un nouveau pacte national, semblable à celui qui, après la Guerre, a permis la reconstruction de l’Europe ! Je m’engage pour que soient préservées les valeurs de solidarité entre générations, entre régions, entre pays, entre territoires, entre activités économiques (celles qui dépensent de l’énergie, celles qui en consomment moins) et même entre régions du monde (les zones productrices de pétrole, les zones importatrices) contre les déséquilibres générateurs de tensions et de menaces sur la paix. En matière internationale, une Organisation Mondiale de l’Environnement sans pouvoirs ne suffit pas : un Conseil Mondial du Développement Durable doit assurer la primauté des droits fondamentaux, sociaux, et environnementaux dans le cadre d’une nouvelle hiérarchie des normes internationales. L’intervention européenne coordonnée est nécessaire pour une politique européenne durable qui permettra d’éviter que la libéralisation des marchés ne débouche sur la constitution de trusts de l’énergie. Cette politique s’appuiera sur la création de pôles de compétitivité européens, notamment en faveur d’investissements massifs dans les énergies renouvelables. L’Europe par la preuve doit être au centre de la politique environnementale. Dès la présidence allemande en 2007, et surtout pendant la Présidence française de l’Union Européenne en 2008, il faudra travailler à une nouvelle politique européenne de l’environnement et de l’énergie autour d’un groupe d’Etats ayant une approche commune et engageant un vaste programme de recherche, d’économies d’énergie et d’investissement (ferroutage). Je m’engage à œuvrer au sein de l’Union européenne à la réintégration des Etats-Unis ainsi que la Chine et l’Inde (assortie de conditions) dans le processus de négociation post-Kyoto. Pour être efficace, la mobilisation doit être planétaire. Je m’engage également pour que toutes les initiatives des collectivités locales (comme la nouvelle Charte du Développement Durable des Régions) soient encouragées par l’Etat. Quant à la proposition de taxe carbone, elle doit être évaluée avec soin et n’est en tout cas pas suffisante. Elle ne doit pas pénaliser injustement les plus modestes. Elle devrait permettre d’investir dans la R&D, les énergies renouvelables, l’efficacité énergétique, l’isolation, le ferroutage, les transports collectifs en ville. Cette taxe ne peut s’envisager sans un schéma de compensation efficace. La baisse des charges sociales sur le travail (pour éviter les délocalisations d’activités consommatrices d’énergies fossiles) peut être une piste. Il faut mettre en place une fiscalité environnementale globale. Un moyen rapide et efficace d’intervention consiste à introduire une variable environnement dans les multiples instruments fiscaux existants : je m’engage pour une TVA tendant vers zéro pour toutes les écoactivités et les produits responsables. Il faut enfin lancer un vaste plan d’économies d’énergie. L’isolation des habitations est cruciale : toutes les chaudières au fioul devront être remplacées sous 5 ans, avec le soutien d’aides fiscales. Je m’engage pour que des aides à l’isolation dans les logements anciens soient accordées. L’efficacité énergétique passe aussi par des normes sévères sur les appareils électroniques et les éclairages. Je m’engage à une réforme des marchés publics en faveur de critères environnementaux favorisant les nouvelles filières (papiers recyclés, bois certifiés). En matière économique, la labellisation environnementale rend attractifs des produits qui tout au long de leur cycle de vie respectent les normes environnementales. Le bien-être environnemental, la qualité de l’air, de l’eau, sont aussi importants que la croissance du PIB, dont les critères doivent être modifiés. C’est aussi un enjeu de santé publique, permettant d’assurer à chacun – salariés ou consommateurs – que sa santé n’est pas mise en danger. Merci à Nicolas Hulot d’avoir fait émerger la prise de conscience de l’urgence écologique. Il a montré que les Français se soucient de l’état dans lequel ils la laissent la planète aux générations futures. Je veillerai à ce que cette question reste centrale tout au long de la campagne. Je m’engage aujourd’hui, comme je l’ai fait en tant que Ministre et dans ma région, en faveur du développement durable. Je ferai de l’environnement l’un des cœurs de mon action, comme un pilier de la croissance durable et de l’ordre social juste.
Environnement: face à Hulot, Ségolène se veut "visionnaire" par desirsdavenir44 @ Mardi, 12. Déc, 2006 - 23:26:26
Peut mieux faire: c'est en substance le message qu'a adressé mardi Ségolène Royal à Nicolas Hulot, venu discuter avec elle des dix objectifs et cinq mesures de son pacte pour l'environnement. Se présentant comme "visionnaire" sur le sujet, la candidate a annoncé qu'elle signerait ce pacte tout en revendiquant des "nuances" et en affichant son intention de le "compléter".
C'est avec un mécontentement visible que l'animateur a découvert la cohorte de journalistes qui l'attendaient pour cette entrevue près de l'Assemblée. La rencontre avait été présentée par l'équipe de Ségolène Royal comme "privée", mais suivie d'un point de presse.
"C'est une séance de travail qui avait vocation à se faire dans la discrétion, c'est un peu raté!", s'est agacé Nicolas Hulot, qui n'a pris position pour aucun candidat à la présidentielle et devrait faire savoir d'ici janvier s'il envisage lui-même de se présenter. "Je suis assez surpris de vous voir, pour être tout à fait franc, parce que l'idée était de bosser", a-t-il expliqué à la presse.
La candidate du PS s'est toutefois défendue de chercher à obtenir le soutien du très populaire fondateur d'Ushuaïa. "Il est libre", "je ne suis pas dans un calcul politique", a-t-elle assuré.
Si Ségolène Royal et Nicolas Hulot ont constaté des points de convergence sur le pacte, aucun accord n'est de fait intervenu en vue d'un éventuel soutien. "Il y a un certain nombre de points qui méritent encore d'être travaillés", a exposé l'animateur à l'issue. "Il n'y a pas convergence sur tout", "on s'appelle bientôt".
La championne du PS a indiqué qu'elle signerait le pacte, comme plusieurs autres candidats à l'Elysée. Mais elle n'entend pas s'en contenter et a affiché sa volonté de le "compléter". "Sur ces questions environnementales, il faut être visionnaire". Ancienne ministre de l'Environnement et très active dans sa région Poitou-Charentes, elle a revendiqué sa "crédibilité" sur le sujet. "Ça fait quinze ans que j'agis pour l'environnement", a souligné celle qui veut faire de la France le "pays de l'excellence environnementale".
A cet égard, elle a discrètement renvoyé dans les cordes son rival de l'UMP Nicolas Sarkozy, qui a récemment dévoilé ses pistes en matière d'écologie. "Il y a vraiment un recul du gouvernement actuel en matière environnementale, qui ne le rend absolument pas crédible si aujourd'hui un membre quelconque de ce gouvernement prend des engagements sur l'environnement", a-t-elle tancé.
Revenant aux cinq mesures concrètes du pacte de Nicolas Hulot, elle a émis des doutes sur son idée de "taxe carbone". Il ne faut pas "augmenter systématiquement les impôts sur les énergies fossiles" pour ne pas fragiliser le pouvoir d'achat, a-t-elle jugé, refusant toute "démarche punitive" en matière d'environnement. Son credo: mieux vaut "encourager" les comportements vertueux en baissant la TVA ou en promouvant les transports collectifs.
Elle s'est montrée dubitative sur l'idée de charger un vice-Premier ministre du développement durable car "il ne faudrait pas tomber dans des annonces artificielles ou démagogiques". Et a estimé que si un tel poste était créé, il faudrait parallèlement un vice-Premier ministre "chargé de la question sociale et de l'emploi".
Enfin, elle a proposé plusieurs "compléments" au pacte de Nicolas Hulot. Elle s'est notamment engagée à conditionner les permis de construire au respect de normes environnementales dans les nouveaux bâtiments. Elle a également proposé un "plan national de grands travaux sur l'isolation des bâtiments anciens", qui permettrait selon elle de créer près de 450.000 emplois. AP
Conditionner les permis de construire au respect de normes environnementales par desirsdavenir44 @ Mardi, 12. Déc, 2006 23:11:06
S'adressant à la filière du bâtiment, Ségolène Royal a annoncé mardi que, si elle était élue à la présidence de la République en mai, tous les permis de construire seront conditionnés au respect de normes environnementales, et notamment à la prise en compte dans les constructions des énergies renouvelables.
"C'est un engagement que je prends dans le cadre de cette campagne: si je suis élue, tous les permis de construire devront obligatoirement intégrer les installations en énergie renouvelable", a promis la candidate socialiste lors d'une conférence de presse, à l'issue d'une rencontre avec Nicolas Hulot à l'Assemblée nationale.
"Dans le permis qui est déposé, toute construction devra intégrer ou l'énergie solaire, ou l'énergie éolienne, ou la géothermie, ou l'énergie bois et l'utilisation des écomatériaux", a-t-elle précisé. "Les normes environnementales, si je suis élue, seront intégrées dans les autorisations administratives".
L'ancienne ministre de l'Environnement a assuré ne pas redouter de se mettre à dos les professionnels du secteur. "Je le dis dès maintenant à la filière du bâtiment et la filière de la construction et à l'ensemble des artisans: l'élection, c'est dans cinq mois et donc ils doivent anticiper ces nouvelles normes", a-t-elle martelé.
Ségolène Royal, qui avait déjà avancé cette proposition lors de la primaire du PS et en fait désormais une promesse de campagne, a assuré que cela permettrait de faire baisser les charges des loyers et de consommation d'énergie pour les particuliers. "Les charges baissent" et "ça permet de lutter contre le réchauffement climatique". Pour elle, "c'est du gagnant-gagnant".
La candidate s'est également engagée à lancer "un plan national de grands travaux sur l'isolation des bâtiments anciens". "Il y a 40% d'énergie qui est gaspillée, qui s'échappe des habitations", a-t-elle observé. Interrogée sur la façon dont ce vaste projet serait financé, elle a évoqué des "réorientations fiscales, des encouragements divers sur plusieurs années". Ce plan permettrait de créer l'équivalent de 450.000 emplois.
Le corps d'un inconnu de type nord-africain a été découvert dans le canal proche de l'endroit où a disparu Taoufik el-Amri. Les policiers qui l'ont appréhendé étaient entendus mardi par l'IGPN.
L'enquête s'est accélérée mardi 12 décembre dans l'affaire de l'ouvrier tunisien porté disparu depuis la nuit du 22 au 23 novembre dernier. Un cadavre, qui n'a pas encore été identifié, a été repêché mardi après-midi dans le canal Saint-Félix à Nantes, alors que trois policiers étaient par ailleurs placés en garde à vue par l'IGPN. Dans le cadre des recherches entreprises pour retrouver Taoufik el-Amri, un corps a été retrouvé mardi dans le canal, a-t-on appris auprès du vice-procureur de la République de Nantes François Touron. Une autopsie est en cours pour déterminer s'il s'agit de l'ouvrier de 33 ans, disparu depuis une vingtaine de jours.
Le portefeuille retrouvé
Le cadavre a été repêché à 50 mètres du lieu où son portefeuille avait été retrouvé par un témoin qui l'avait apporté lundi aux enquêteurs. Les fouilles ont été menées par les plongeurs des sapeurs-pompiers qui agissaient sur demande du juge d'instruction. Le 24 novembre, "un témoin a ramassé dans l'eau du canal Saint-Félix un portefeuille avec la carte d'identité et la carte bancaire de M. El-Amri", a déclaré lors d'une conférence de presse le procureur de la République de Nantes, Stéphan Autin. Il a en outre annoncé avoir demandé la saisine de l'Inspection générale de la police nationale (IGPN) en raison de "contradictions dans les déclarations des fonctionnaires qui ont procédé au contrôle de la personne recherchée". Des témoins confirment notamment que Taoufik el-Amri a bien été relâché à un endroit différent du lieu où il a été interpellé. Trois policiers ont été placés en garde à vue mardi après-midi par des enquêteurs de l'IGPN, a-t-on appris de source policière. Selon Stéphan Autin, ces contradictions portent sur trois points: "le lieu exact du contrôle et l'endroit précis où la personne a été relâchée", "le degré d'imprégnation alcoolique" et "la nature des opérations conduites par les personnes qui ont procédé au contrôle".
"Pas spontanées"
Le magistrat a expliqué que les déclarations des fonctionnaires de police ne paraissaient "pas spontanées" mais "préparés". En réponse à la question d'un journaliste qui demandait si les états de service des policiers ne faisaient pas mention de violence, il a répondu qu'il ne connaissait pas d'antécédents sur ces fonctionnaires. C'est le témoignage de deux étudiantes qui ont indiqué avoir vu Taoufik el-Amri descendre du fourgon de police, le soir de sa disparition, qui a conduit le procureur de la République à demander des investigations à l'IGPN. "Selon ces témoignages, la personne est descendue seule du fourgon de manière calme et sans agressivité. Sur ce point, il n'y a pas de déclaration laissant à penser qu'elle aurait été maltraitée", a précisé Stéphan Autin. "On n'a pas de certitude ni à l'égard de la culpabilité éventuelle des policiers, de quelqu'un d'autre ni à l'égard de l'hypothèse d'un accident", a commenté pour sa part Me Gilbert Collard, avocat de la famille du disparu. "On sait simplement que la version qui nous est fournie est tout à fait discutable et qu'elle ne semble pas correspondre à la réalité", a-t-il dit sur France-Inter. (AP)
par desirsdavenir44 @ Mardi, 12. Déc, 2006 - 22:30:00
PARIS (Reuters) - Ségolène Royal a assuré qu'elle signerait le Pacte écologique de Nicolas Hulot, à l'issue d'une rencontre avec l'animateur de télévision qui laisse toujours planer le doute sur une éventuelle candidature.
"Je le signe tel qu'il est", a déclaré la candidate présidentielle socialiste lors d'une conférence de presse dans les locaux de l'Assemblée nationale.
Elle a précisé qu'elle voulait "intégrer" les cinq points du Pacte à son programme aux côtés d'engagements comme l'obligation d'intégrer les énergies renouvelables aux bâtiments pour obtenir un permis de construire.
Les cinq engagements sont la création d'un poste de vice-premier ministre chargé du développement durable, la taxe sur les émissions de dioxyde de carbone, une réorientation de la politique agricole, le débat participatif sur les questions d'environnement et l'éducation à l'écologie.
Ségolène Royal a exprimé un point de divergence sur une éventuelle hausse de la fiscalité liée aux émissions de CO2, prônant des baisses incitatives plutôt que des pénalités.
"Je ne suis pas d'accord pour augmenter systématiquement les impôts sur les énergies fossiles parce que les gens souvent n'ont pas le choix", a-t-elle expliqué.
"Je pense qu'au contraire on peut baisser les impôts, baisser par exemple la TVA sur toutes les énergies renouvelables, sur l'énergie solaire, sur les matériaux économes en énergie, sur les voitures propres, sur le transport collectif, sur les travaux d'isolation".
"C'est en encourageant les personnes qu'on peut les faire changer de comportement et pas en les punissant encore avec des impôts", a-t-elle poursuivi.
Elle a nuancé la proposition de créer un poste de vice-premier ministre chargé de l'environnement en voulant associer les questions sociales et l'emploi.
"S'il y a éventuellement un vice-premier ministre chargé de l'environnement, il y en aura un aussi chargé de la question sociale et de l'emploi, parce que je crois que le développement économique durable s'appuie sur ces deux piliers", a-t-elle dit, tout en rappelant qu'elle ne souhaitait pas s'exprimer sur la structure gouvernementale avant son éventuelle élection. ECOLOGIE DANS LES BATIMENTS
Ségolène Royal s'est par ailleurs engagée à ce que les permis de construire soient conditionnés à l'intégration des normes environnementales dans les bâtiments, en cas de victoire à l'élection présidentielle de 2007, et s'est prononcé pour un plan d'isolation des bâtiments anciens.
Selon la candidate présidentielle socialiste, 450.000 emplois pourraient être crées dans les énergies renouvelables en dix ans et le même nombre grâce au plan d'isolation.
"C'est un engagement que je prends dans le cadre de cette campagne: si je suis élue, tous les permis de construire devront obligatoirement intégrer les installations en énergies renouvelables", a-t-elle déclaré lors d'une conférence de presse.
"Je le dit dès maintenant à la filière du bâtiment, à la filière de la construction et à l'ensemble des artisans. L'élection est dans cinq mois et donc ils doivent anticiper ces nouvelles normes et les voir non pas comme une contrainte mais comme une chance", a-t-elle ajouté.
Ségolène Royal a ajouté qu'elle lancerait, en cas de victoire, "un grand chantier sur l'isolation des bâtiments anciens" qui permettrait, selon elle, de conserver 40% d'énergie aujourd'hui gaspillée, sans en préciser le mode de financement.
Selon la candidate, 450.000 emplois pourraient être crées sur dix ans dans les énergies renouvelables, auxquels s'ajouteraient 450.000 emplois liés au plan d'isolation.
"L'investissement dans ces secteurs produit le double ou le triple en terme de valeur ajoutée et d'emplois de l'investissement initial. Donc l'environnement peut devenir une locomotive du développement économique", a-t-elle déclaré.
par desirsdavenir44 @ Mardi, 12. Déc, 2006 - 22:41:22
Lionel Jospin a estimé mardi soir à Paris qu'il serait "juste" que la droite fût sanctionnée à l'élection présidentielle de 2007 tout comme Nicolas Sarkozy, "le symbole même du deuxième mandat de Jacques Chirac".
Parlant du "jugement des Français sur la majorité sortante" en 2007, l'ancien Premier ministre a déclaré, pour sa première sortie publique depuis l'annonce de son renoncement à briguer l'investiture du PS pour ce scrutin, qu'"il serait juste, logique, normal qu'il soit sévère".
"A quoi serviraient deux coups de semonce pour ne pas donner le coup au but démocratique, qui est nécessaire en 2007 ?", a-t-il lancé en faisant référence aux "sanctions" qu'ont représentées la défaite de la droite aux élections régionales et eurcopéennes de 2004 et la victoire du non au référendum constitutionnel européen en 2005.
Lionel Jospin s'exprimait, après les maires de Paris Bertrand Delanoë, et de Lille Martine Aubry, devant quelque 300 militants socialistes, pour le lancement de la campagne législative des candidats socialistes dans les 12e et 13e circonscriptions de Paris (15e arrondissement), Anne Hidalgo et Claude Dargent.
L'ex-leader de la "gauche plurielle" s'en est pris vivement au ministre de l'Intérieur et président de l'UMP Nicolas Sarkozy. "Il prétend qu'il n'est comptable de rien, il accumule les privilèges du pouvoir, il est le chef du parti majoritaire et un des ministres essentiels, mais il ne veut pas assumer la responsabilité du pouvoir et du gouvernement auquel il appartient", a dit Lionel Jospin.
M. Sarkozy "est pourtant la personnalité de ce quinquennat la plus médiatisée (...), le symbole même du deuxième mandat de Jacques Chirac", a-t-il ajouté.
"Quand il refuse d'assumer la responsabilité de ses actes, il est dans une attitude typiquemcent chiraquienne (...) M. Sarkozy est à beaucoup d'égards un Chirac jeune et plus dangereux", a affirmé M. Jospin.
L'ancien Premier ministre a invité les militants socialistes "à mener une forte campagne présidentielle pour permettre la victoire de notre candidate, Ségolène Royal" à laquelle, a-t-il dit, il reviendra "bien évidemment" de "porter le projet socialiste devant les Français".
Il s'est par ailleurs "réjoui de ce retour à la raison" que constitue le soutien, dès le 1er tour de la présidentielle, des radicaux de gauche et du MRC de Jean-Pierre Chevènement à la candidate du PS.
Lionel Jospin a regretté que cela n'ait pas été le cas en 2002 lorsqu'il avait brigué la magistrature suprême. "Si ce dispositif avait été respecté, je serais sorti nettement en tête du 1er tour et nous aurions peut-être gagné la présidentielle", a-t-il déclaré
JEAN-MARC LECLERC ET ANGÉLIQUE NÉGRONI. Publié le 12 décembre 2006 Actualisé le 12 décembre 2006 : 16h28
Le papiers de l'ouvrier tunisien ont été retrouvés hier en deux endroits, distants de 5 kilomètres.
«UNE SALE AFFAIRE. » C’est en ces termes sibyllins que la disparition de Taoufik el-Amri à Nantes est aujourd’hui commentée dans les milieux policiers. Plusieurs indices recueillis au cours des dernières heures fragilisent en effet considérablement la version présentée par les trois policiers qui l’ont interpellé dans le centre de Nantes dans la nuit du 22 au 23 novembre dernier. Hier, des documents appartenant à cet ouvrier tunisien de 33 ans ont ainsi été découverts, flottant dans un court d’eau, à près de 500 mètres du lieu où les trois fonctionnaires affirment l’avoir relâché. D’autres effets personnels de Taoufik el-Amri auraient en outre été retrouvés quelques kilomètres plus loin. Enfin, deux étudiantes entendues hier par la PJ de Nantes affirment que le jeune homme, décrit comme souffrant de problèmes cardiaques, a été relâché aux abords du canal Saint-Félix – c’est-à-dire à plusieurs centaines de mètres du lieu évoqué par les policiers. S’appuyant sur ces éléments nouveaux, la police judiciaire et l’Inspection générale de la police nationale (IGPN), saisie par le ministre de l’Intérieur de ce dossier, s’intéressent désormais aux incohérences et aux contradictions qui semblent émailler le récit des policiers nantais. Leur version paraît en effet d’autant plus fragile que les trois fonctionnaires n’ont, le soir du 22 novembre, pas pris la peine de consigner la moindre ligne de procédure sur leur intervention. Selon le procureur de Nantes, Stéphane Autin, l’enquête de la PJ, menée sous le contrôle d’un juge d’instruction, confirme l’extrême brièveté du contrôle de Taoufik, peu après minuit – et non vers 22h30, comme les amis de l’ouvrier l’ont d’abord indiqué. Intervenant sur une alerte signalant une tentative de vol à l’arraché, les trois policiers de la Compagnie départementale d’intervention (CDI) de Nantes auraient un temps soupçonné l’ouvrier, dont le signalement pouvait correspondre à celui fourni par la victime. Lorsqu’il est monté dans le camion, les policiers l’ont conduit à 500 mètres du lieu de l’interpellation, en raison, disent-ils, d’un attroupement qui venait de se former. Puis ils affirment l’avoir mis rapidement hors de cause avant de le relâcher car il ne correspondait finalement pas au signalement. Pour l’heure, les recherches se poursuivent. Les pompiers, qui ont sondé la Loire, n’avaient encore rien trouvé hier en fin de journée. Au même moment, la Tunisie, par la voie diplomatique, aurait réclamé à Paris de plus amples explications sur ce fait divers concernant l’un de ses ressortissants. L’affaire, suivie de près par la hiérarchie policière, apparaît d’autant plus embarrassante qu’elle met en scène plusieurs fonctionnaires de la CDI de Nantes, endeuillée par un drame il y a deux ans à peine. Le 16 octobre 2004, après une mission de sécurisation sur un match de football opposant le FC Nantes au Paris- Saint-Germain, suivi d’un repas trop arrosé, un brigadier-chef de 46 ans avait ouvert le feu avec son arme de service et touché au visage un gardien de la paix de 34 ans, père d’un enfant alors âgé de 7 ans. Par ailleurs, la disparition de Taoufik el-Amri intervient alors qu’à Corbeil-Essonnes (91) la police est accusée de ne pas avoir pris assez de précautions à la suite de l’arrestation d’un dépressif violent qui s’est noyé dans la Seine. La police des polices vient d’être saisie.
Taoufik disparu à Nantes le 22 novembre à la suite d'un contrôle de police, a été repêché mardi dans un canal de la ville. Les trois policiers ayant procédé au contrôle ont été placés en garde à vue.
De sources policières, recueillies par Le Figaro, le corps repêché dans l'après-midi est bien celui de Taoufik Amri, disparu à Nantes le 22 novembre après un contrôle policer. Dans le même temps, des policiers qui avaient procédé à son contrôle ont été placés en garde à vue, en vue de leur audition par l'IGPN (la police des polices). Notant des « contradictions importantes entre les déclarations des témoins et celles des policiers », le procureur avait demandé une enquête préliminaire à l'Inspection générale de la police nationale. Contradictions Ces contradictions portent sur trois points: « le lieu exact du contrôle et l'endroit précis où la personne a été relâchée, le degré d'imprégnation alcoolique du disparu et la nature des opérations conduites par les personnes qui ont procédé au contrôle ». Le procureur de la République de Nantes a déclaré que « les déclarations des policiers ont été un peu préparées et ne sont pas le reflet de ce qui a été constaté » par l'enquête. Selon des témoins ayant assisté à la libération de Taoufik Amri (deux étudiantes en médecine), le disparu est « sorti seul du fourgon, calme, sans qu'il y ait eu la moindre agressivité de sa part ou de la part des personnes qui l'auraient contrôlé ». « Il n'y a pas sur ce point de déclarations indiquant que (M. Amri) aurait été maltraité », a souligné le procureur.
Le cadavre n'a pas encore été identifié, mais il est celui «d'un homme de type nord africain» • Il a été repêché dans le Canal Saint-Félix, là où deux étudiantes disent avoir vu la police relâcher Taoufik El-Amri, l'ouvrier tunisien disparu dans la nuit du 22 au 23 novembre • Un jeu de clefs et un jeton de supermarché appartenant au jeune Tunisien auraient été retrouvés • Les policiers avaient commencé à fouiller le Canal Saint-Felix dans la matinée, dans le cadre de l'enquête sur la disparition de Taoufik El-Amri en plein centre de Nantes, dans la nuit du 22 novembre. Et mardi soir, peu avant 16 h, ils ont confirmé avoir trouvé un corps flottant entre les deux bateaux, au pied d'un ponton, sans pour l'instant confirmer qu'il s'agissait bien de celui de l'ouvrier tunisien. Le corps, qui a été repêché, est encore difficile à identifier. Mais vers 19h, les policiers ont précisé qu'il s'agissait d'«un homme de type nord africain».
De surcroit, aux environs de 22 heures, Me Gilbert Collard, qui défend l'épouse de Taoufik El-Amri, assurait qu'un jeu de clefs et un jeton de supermarché appartenant au jeune Tunisien avaient été trouvés sur le corps.
La plus grande confusion entoure toujours les éléments émergents de l’enquête judiciaire sur la « disparition inquiétante » de ce Tunisien de 33 ans, marié et père d’une petite fille de 3 mois, à Nantes dans la nuit du 22 au 23 novembre.
Intérimaire ne pouvant travailler un jour d’intempéries sur son chantier à Cholet (Maine-et-Loire), il décide, avec deux collègues et amis, d’aller en virée à Nantes (Loire-Atlantique). Un contrôle de police pour état d’ivresse sur la voie publique constitue le denier moment où ses amis l’ont vu.
Après, il faut se fier aux seuls dires des policiers de patrouille qui l’ont embarqué pour ce contrôle à l’irrégulière, sans trace ni inscription d’une main courante. Ces fonctionnaires ont indiqué à leurs collègues de la police judiciaire qu’un attroupement menaçant Cours des 50 Otages (une artère très centrale où a lieu l’interpellation) les avait obligé à embarquer l’ouvrier tunisien, pour vérifier son identité dans une rue perpendiculaire, éloignée des regards. Ponctuée de keblas et de bars, cette allée Flesselles n’est pourtant pas moins passagère.
Mais cette version donnée aux enquêteurs paraît aujourd’hui contredite. Deux étudiantes on apporté leur témoignage à la PJ, selon le Figaro. Elles ont vu la police relâcher calmement Taoufik El-Amri près du Canal Saint-Félix, un secteur à 4 ou 5 minutes en voiture de là où les policiers affirment avoir laissé partir le Tunisien. C'est à partir de leur témoignage et de la découverte des papiers de l'ouvrier par un riverain dans le canal que les recherches avaient été entamées.
Pourquoi les fonctionnaires de police n’ont-ils pas donné ces éléments ? Quoi qu’il en soit, ces précisions parcellaires fragilisent les premières versions de l’équipe de patrouille, révèlent des incohérences, avivent les contradictions. Et l’ouvrier souffrait de problèmes cardiaques. A-il été victime d’un malaise pendant ou juste après ce contrôle, voire plus tard ? De plus, ses papiers et effets personnels auraient été retrouvés en deux endroits différents distant de 5 kilomètres.
Mardi soir, le procureur de la République à Nantes a en tout cas révélé que les deux policiers ayant procédé au contrôle de Taoufik seraient entendus par l'Inspection générale de la police nationale, dans le cadre d'une «garde à vue». L'IGPN a été saisie d'une «enquête préliminaire».
Ce week-end, le procureur avait tenu à confirmer la version policière, balisée par un minutage précis. 0 H 03 pour l’appel aux voitures de patrouille signalant un voleur avec un bras dans le plâtre, avec qui les policiers auraient confondu Taoufik El-Amri. Et après avoir repéré l’ouvrier tunisien ivre dans la rue, il ne se serait passé que 20 petites minutes entre l’attroupement, l’embarquement dans le véhicule de police, le contrôle sans suite aissant l’intérimaire ivre dans la rue, et le retour de la patrouille au commissariat à 0 h 24. Un timing très serré. « Mais possible, confie un policier. A cette heure-là, ça roule bien ».
A moins que rien ne soit lié à au signalement de ce voleur ce soir-là et que les horaires annoncés ne cadrent pas avec les dépositions des policiers. Les hypothèses sont nombreuses. Mardi, un membre de la hiérarchie de la police judiciaire signalait à Libération que l’enquête sur cette disparition était « un peu plus sophistiquée que d’habitude ». Notamment parce que depuis le début de l’affaire, la police se retrouve inclue dans les doutes sur les diverses versions et explications fragmentaires. La PJ a saisi toutes les bandes de liaisons radio entre les véhicules en maraude et la salle de commandement du commissariat.
L’enquête vérifie aussi scrupuleusement les déclarations des proches, n’excluant pas non plus une disparition volontaire. « Pour l’instant, rien dans les déclarations des collègues ne laisse penser qu’ils ont menti, confie Laurent Maldelar, délégué de l’UNSA police. Il y a juste un point de détail sur le lieu de dépôt du gars, mais les suspicions actuelles sur la police sont très pesantes. On est parti sur le fait que c’est un Nord-Africain, que la police lui aurait mis une rouste et balancé son corps à la Loire. Faut arrêter ! Les policiers ont droit comme tout le monde, à la présomption d’innocence ».
Le corps d'un homme de type nord-africain qui pourrait être celui de Taoufik Amri, disparu à Nantes le 22 novembre après un contrôle de police, a été retrouvé mardi dans un canal du centre de la ville et trois policiers ayant procédé à ce contrôle ont été placés en garde à vue.
Le corps a été repêché dans le canal Saint-Félix, à proximité duquel cet ouvrier tunisien de 33 ans avait été vu pour la dernière fois après son contrôle. Le corps, dont l'autopsie était en cours mardi en soirée, est celui "d'un homme de type nord-africain", selon une source policière.
"Un ou deux éléments tendent à considérer" qu'il s'agit bien du corps de M. Amri, a affirmé à l'AFP Me Gilbert Collard, défenseur de la femme du disparu, car selon lui "un jeu de clefs" et un "jeton" qui correspondrait au supermarché fréquenté par le disparu ont été retrouvés sur le corps repêché.
Me Collard a dit tenir ses renseignements d'une "source proche de l'enquête". "Ma cliente se prépare au pire, pour elle c'est sûr" le corps est celui de son époux, a-t-il ajouté, précisant avoir déposé une plainte pour "disparition suspecte" au tribunal de Nantes, pour pouvoir accéder au dossier.
Trois policiers qui avaient procédé au contrôle de M. Amri ont été placés en garde à vue mardi pour s'expliquer devant l'Inspection générale de la police nationale (IGPN) "sur les variations dans leurs témoignages quant aux lieux où ils ont procédé au contrôle de M. Amri et où ils disent l'avoir relâché", selon une source policière. Ils ont également été confrontés aux deux collègues de M. Amri, qui l'accompagnaient au moment de son interpellation.
Un responsable régional du syndicat Synergie a indiqué que la garde à vue était une procédure "classique" après l'ouverture d'une enquête de l'IGPN.
Le procureur de la république de Nantes Stephan Autin avait indiqué auparavant avoir saisi l'IGPN à la suite de "contradictions importantes entre les déclarations des témoins et celles des policiers".
M. Amri a disparu dans la nuit du 22 au 23 novembre après avoir été interpellé pour un contrôle d'identité, alors qu'il déambulait en état d'ébriété avec deux collègues de travail.
L'enquête a confirmé la version des policiers sur les horaires de l'arrestation et du retour de la patrouille au commissariat, intervenus à une dizaine de minutes d'intervalle.
Elle a en revanche relevé, selon le procureur, des contradictions sur trois points: les lieux où le contrôle a été effectué et où M. Amri a été relâché, son degré d'ébriété et "la nature des opérations du contrôle" menées.
Des témoins ayant assisté à la sortie de M. Amri du fourgon de police ont toutefois affirmé que ce dernier semblait normal. "Il n'y a pas sur ce point de déclarations indiquant que (M. Amri) aurait été maltraité", selon M. Autin.
Il a réaffirmé n'avoir aucune information sur d'éventuels antécédents concernant les trois policiers concernés.
Les collègues de M. Amri ont indiqué que l'interpellation s'était déroulée sans violence, la jugeant "normale" compte tenu de l'état d'ivresse de leur ami. Ils ont en revanche estimé que les policiers auraient dû "l'emmener directement au poste car il ne fallait pas le laisser dans la rue" compte tenu de son état. Une estimation contestée par les policiers qui ont affirmé que M. Amri n'était pas dans un état d'ivresse nécessitant de le conduire au poste.
Le ministre de l'Intérieur Nicolas Sarkozy avait annoncé vendredi avoir demandé "un rapport à l'IGPN pour savoir ce qui s'est passé".
La France a été saisie d'une "demande d'information" par la Tunisie sur la disparition
Durée : 03:43
Pris le : 09 décembre 2006
Lieu : Miami, Etats-Unis
par skidoo
Le bilan du voyage de Ségolène par Alain Duhamel alors qu'elle vient d'achever son voyage au Moyen-Orient. Visitez www.segoleneroyal.tv
Arnaud Montebourg estime que le sondage selon lequel Ségolène Royal supplante Nicolas Sarkozy auprès des classes populaires montre que la candidate socialiste reconstruit l'espérance.
PARIS (Reuters) - Le sondage montrant que Ségolène Royal supplante Nicolas Sarkozy auprès des classes populaires montre que la candidate socialiste reconstruit l'espérance, estime Arnaud Montebourg.
"Ce que nous demandent les Français, c'est que nous ayons des éléments politiques pour organiser le monde", a déclaré mardi le porte-parole de la candidate PSC sur France info.
Selon "un baromètre populaire" LH2 publié mardi dans "Libération", 55% des Français estiment que Ségolène Royal prend mieux en compte les préoccupation des classes populaires que le président de l'UMP Nicolas Sarkozy (20%).
Arnaud Montebourg a souligné que François Mitterand avait rassemblé au premier tour de 1988 42% et 43% des ouvriers et employés et que ce pourcentage était tombé à 12% et 13% avec l'ex-Premier ministre socialiste Lionel Jospin.
Selon lui, Ségolène Royal retrouve la voix des plus modestes parce qu'elle défend depuis les primaires socialistes "le primat du politique" qui doit être "au dessus de l'économie, de la technique, des sciences".
"Et c'est cette reconstruction qui s'annonce en France comme un élément très fort", a-t-il dit.
"La Banque centrale européenne, le niveau du taux d'intérêt, c'est très important pour tous les Français, pour les entrepreneurs. Nous avons le devoir de la gérer politiquement par des responsables démocratiquement élus", a-t-il ajouté.
"Ce n'est pas rien comme déclaration, parce que cela veut dire que c'est en quelque sorte la révision du compromis de Maastricht (...). De ce point de vue là, c'est la reconstruction de l'espérance", a-t-il ajouté.
L'enquête qui inquiète Sarkozy par desirsdavenir44 @ Mardi, 12. Déc, 2006 - 13:45:45
Analyse exprimeo
Libération publie ce jour une enquête qui ne peut qu'inquiéter le leader UMP largement distancé par Ségolène Royal en matière de protection sociale.
Agoissés par les menaces généralisées, les Français attendent de la protection sociale. Ils aspirent à un "Etat couette" qui les protège d'un environnement trop précaire.
Cette enquête exprime l'un des défis majeurs de l'UMP : s'extraire de l'image de "parti des favorisés". La mentalité des "remparts" pèse de plus en plus. Etre crédible pour la rupture ne signifie pas que la rupture soit populaire.
En réalité, l'esprit libéral qui souffle sur le programme UMP réduit son assise électorale à des profils à hauts revenus. Il laisse donc un large espace dans lequel la leader socialiste s'est engagée.
Il est impérieux de corriger le tir car, même si les réformes évoquées par l'UMP sont incontournables dans de nombreux domaines, l'état d'inquiétude croissant dans le pays peut conduire à un réflexe conservateur d'ailleurs assez habituel. De façon paradoxale, ce réflexe conservateur doit en l'espèce bénéficier à un vote socialiste.
C'est le défi principal de l'UMP dans les prochaines semaines : avoir des actes de coeur à destination des défavorisés.
Ségolène retrouve la voix des plus modestes par desirsdavenir44 @ Mardi, 12. Déc, 2006 - 06:28:14
La candidate du PS supplante Sarkozy, selon le baromètre que LH2 et «Libération» consacrent aux attentes des classes populaires durant la campagne.
Par Renaud DELY (libération)
Les prétendants à l'Elysée n'ont d'yeux que pour elles, à commencer par Ségolène Royal et Nicolas Sarkozy qui les courtisent assidûment : les classes populaires les ouvriers et les employés décideront de l'issue de la joute présidentielle. Leur comportement a déjà été décisif pour assurer les victoires de Mitterrand (en 1981 et 1988) et de Chirac (en 1995 et 2002), comme pour causer la perte de Balladur en 1995 et de Jospin en 2002 (lire ci-dessous). Voilà pourquoi Libération et l'institut LH2 ont décidé d'ausculter tout particulièrement, au fil de la campagne, les attentes et les hésitations de cet électorat.
Déception. De la première livraison mensuelle de notre «Baromètre populaire» (1), il ressort un constat clair : si elle n'a pas encore empoché leur bulletin de vote, Ségolène Royal a déjà conquis l'oreille de ces catégories. Par le passé, elles ont parfois manifesté leur déception ou leur impatience vis-à-vis de la gauche réformiste en choisissant l'abstention, l'extrême gauche, voire le Front national. Pour l'heure, la candidate socialiste semble conjurer ce péril, puisque 55 % de l'ensemble des Français considèrent qu'elle est celle qui prend le mieux en compte les préoccupations des défavorisés, un taux qui atteint 58 % parmi cette frange de la population. Royal écrase Sarkozy, choisi par 20 % des personnes interrogées (19 % des ouvriers et employés). Et seuls 12 % jugent qu'aucun de ces deux candidats n'appréhende correctement les aspirations des gens en situation modeste. Crédible. Alors que, depuis quatre ans et demi, le ministre de l'Intérieur prétend conquérir le coeur et les voix de cette clientèle électorale grâce à sa politique sécuritaire, ce thème n'apparaît pas comme l'une de ses préoccupations essentielles. Citée en premier choix par 15 % des ouvriers et employés, la sécurité n'arrive qu'au huitième rang de leurs priorités, loin derrière l'emploi (48 %), le pouvoir d'achat (34 %) ou la santé (32 %). Un climat qui contraste avec celui de la campagne de 2002, alimentée par la montée des tensions communautaires post-11 Septembre et la multiplication de faits divers meurtriers. Dominé par les questions sociales, le contexte actuel sert la candidate PS et ses discours sur la «vie chère», l'euro fort ou l'éducation, qui touchent au quotidien des classes populaires. A l'inverse, plombé par ses amitiés patronales et ses élans libéraux, Sarkozy se retrouve enfermé dans le rôle de porte-parole des catégories supérieures pour 60 % des sondés, une conviction partagée par 69 % des cadres. L'élu de Neuilly n'apparaît même pas comme un défenseur crédible des classes moyennes, une catégorie plus diffuse dans laquelle il est devancé de près de 20 points par la présidente de la région Poitou-Charentes. «Hésitants». Nicolas Sarkozy se consolera peut-être en constatant qu'il est adoubé comme le candidat qui «propose une vraie rupture» par 38 % des personnes interrogées. Pas sûr que le patron de l'UMP doive s'en réjouir. Selon François Miquet-Marty, directeur des études politiques de LH2, «l'une des clefs de la présidentielle» résultera du choix «des hésitants» entre «la solidarité» à la mode Royal et «la rupture» façon Sarkozy. Pour l'heure, les classes populaires, d'ordinaire parmi les plus indécises, préfèrent les assurances offertes par la première plutôt que le saut dans l'inconnu, même «tranquille», incarné par le second.
«J'ai très peur d'un Sarkozy au pouvoir» par desirsdavenir44 @
Mardi, 12. Déc, 2006 - 06:20:48
Par Tonino SERAFINI (libération)
Benjamin Bonneville, 25 ans, est vendeur dans un magasin d'électroménager à Paris Sa hantise, c'est un second tour Sarkozy-Le Pen. Alors, Benjamin, vendeur dans une grande surface à Paris, rayon micro-informatique, s'est inscrit sur les listes électorales. «Je vais voter pour la première fois. Et ce sera pour Ségolène Royal, car j'ai très peur d'un Sarkozy au pouvoir. Il me fait l'impression de quelqu'un qui se retient en permanence. Et je ne sais pas ce que ça donnerait le jour où il aura les pouvoirs d'un chef d'Etat.» Habitant d'Aubervilliers (Seine-Saint-Denis), Benjamin se sent pourtant concerné par les questions relatives à la sécurité. «Mais je ne crois pas du tout à la méthode Sarkozy, qui pense venir à bout de la violence par la répression. J'ai tendance à penser qu'en rendant les pauvres moins pauvres on pourrait améliorer les choses, plus qu'en leur tapant dessus. Je ne pense pas qu'on réglera nos problèmes en fourguant les gens en prison.»
Pour lui, la question centrale de la campagne «doit être l'emploi et l'amélioration du cadre de vie des gens qui vivent aujourd'hui dans les ghettos. Je suis persuadé que, si chacun avait un emploi et de quoi vivre décemment, notre société deviendrait plus paisible». Ce titulaire d'un bac S rentré immédiatement après dans la vie active aimerait aussi qu'on arrête de véhiculer des clichés sur la banlieue. Parmi ses copains issus de l'immigration qui étaient avec lui au lycée, «il y en a un qui a intégré Saint-Cyr, d'autres ont fait des BTS, d'autres sont en fac de biologie». Sa copine, d'origine maghrébine, est en maîtrise de sciences de la matière. «Moi, j'ai vécu à l'Isle-Adam [Val-d'Oise], une commune bourgeoise. Ensuite, j'ai été lycéen à Aubervilliers, où je vis toujours. J'ai vu plus de tolérance dans cette ville populaire qu'à l'Isle-Adam.» A Darty, il apprécie la diversité du personnel : «On est loin d'être tous blonds aux yeux bleus. Il y a des Noirs, des Maghrébins, des Asiatiques. Je pense que, si toutes les entreprises jouaient le jeu, moins de jeunes se sentiraient marginalisés ou laissés pour comp
Ségolène accélère l'intégration de futurs électeurs par desirsdavenir44 @ Mardi, 12. Déc, 2006 - 06:12:22
Lancement dans l'Essonne de la campagne «Inscris-toi, c'est ton destin».
Par Olivier REVAULT D'ALLONNES (liberation)
La salle est trop exiguë. «Allez chercher les jeunes et les registres ! Les caméras ne peuvent pas rentrer ici», demande Ségolène Royal. Il y avait foule hier à la mairie de Ris-Orangis (Essonne) pour le lancement de la campagne «Inscris-toi, c'est ton destin.» Un clin d'oeil au bon vieux sketch des Inconnus, même si les promoteurs de l'opération, eux, sont loin de l'être. Le «parrain» de la campagne, c'est Cali, «très fier de participer» (lire ci-contre). Tout frais adhérent du PS, le chanteur, dans une campagne «passionnante et passionnée», entend donner de la voix. «Je suis là pour dire qu'il faut s'inscrire sur les listes électorales», pas «pour dire : votez pour lui ou pour elle». Le coeur, néanmoins, y est : «Ce n'est pas une élection habituelle. Aujourd'hui, le pays peut basculer vers un côté plein d'espoir ou un côté très sombre...» «Nouvelle page». Inévitable architecte des comités de soutien des campagnes socialistes et cheville ouvrière de l'opération, Jack Lang est là aussi, et renchérit : «Ce gouvernement mène depuis cinq ans une politique antijeune, antiécole, anticulture, antiemploi. Les jeunes de France souhaitent écrire une nouvelle page avec Ségolène, présidente de la République.» L'intéressée, toute à son «désir de faire reculer l'indifférence, l'"à-quoi-bonisme"», s'est adressée à «tous ces jeunes qui pensent que la politique est insuffisamment efficace». Avant d'évoquer la «disparition du sinistre Pinochet, [qui] nous rappelle à quel point, aussi, dans le monde, des hommes et des femmes ont risqué leur vie [...] pour avoir le droit de vote». Un peu plus tard, Royal évoquera la «soif de culture et d'intégration» des jeunes. Et conclura sous les applaudissements : «Il est temps que la France puisse reconnaître comme légitimes tous ses enfants, sans discrimination...» «ça fait plaisir.» Ces propos auront-ils parlé aux jeunes Rissois venus s'inscrire hier ? «ça fait plaisir qu'elle se déplace pour nous et d'entendre des mots comme jeunesse et intégration, explique Ahmed, 19 ans, qui sera le premier de sa famille à voter. Pour un candidat qui me défende, et pour éviter qu'un candidat trop extrémiste passe, comme Le Pen ou Sarkozy.» Même empathie chez Kevin, 18 ans, salarié : «Sarkozy dit qu'il va nous nettoyer au Kärcher, et elle dit qu'elle va améliorer nos vies. On ne fait pas que brûler des voitures, on sait aussi voter.» Sabrina, 18 ans dans dix jours, n'a pas encore choisi, mais «pense que ce sera elle. Sarkozy, ce n'est pas la bonne méthode pour la jeunesse». Le maire de Ris-Orangis, Thierry Mandon, proche du porte-parole de la candidate Arnaud Montebourg, a bien fait les choses : ses services ont mobilisé les jeunes de la ville, via les animateurs. L'un de ceux-ci pourtant s'interroge : «On ameute les jeunes parce qu'on a besoin d'eux pour repousser le FN. Mais il faudra vraiment les impliquer dans la vie politique, pas les laisser sur leur faim.» Les jeunes gens se dispersent. Les personnes âgées de la ville les ont remplacés. Dans la mairie, elles attendent leur colis de fin d'année.
55% des Français pensent que Ségolène défend mieux les démunis
par desirsdavenir44 @ Lundi, 11. Déc, 2006 - 19:36:54
PARIS (Reuters)
Cinquante cinq pour cent des Français estiment que les catégories défavorisées sont mieux prises en compte par Ségolène Royal que par Nicolas Sarkozy (20%), selon un sondage publié lundi par LH2.
Ce "baromètre populaire" pour Libération à paraître mardi a été réalisée les 9 et 10 novembre par téléphone auprès d'un échantillon de 1.010 personnes, représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus.
Douze pour cent des personnes interrogées pensent que ni la candidate socialiste à la présidentielle de 2007 ni le possible candidat de l'UMP ne prennent en compte les préoccupations des personnes défavorisées. Treize pour cent ne se prononcent pas.
Parmi les ouvriers et les employés, ils sont 58% à penser que la présidente de Poitou-Charentes prend mieux en compte cette catégorie contre 19% convaincus par Nicolas Sarkozy.
Le possible candidat de l'UMP arrive en revanche largement en tête (60%) pour la prise en compte des préoccupations des catégories supérieures comparé à sa rivale socialiste (14%).
Pour la défense des classes moyennes, ils sont 48% de Français à penser que Ségolène Royal prend mieux en compte les préoccupations de cette catégorie contre 27% qui sont plus convaincus par le président de l'UMP.
Interrogés sur celui des deux qui apporte le plus d'idées neuves dans le débat politique, ils sont 36% de Français à trouver Ségolène Royal est plus innovante contre 34% pour Nicolas Sarkozy.
Ils sont 38% à estimer que le possible candidat de l'UMP propose une "vraie rupture par rapport à ce qui a été fait en politique jusqu'ici" contre 26% de sympathisants pour Ségolène Royal.
Objectif 2007 : Plus que 3 semaines pour s'inscrire ! par desirsdavenir44 @ Lundi, 11. Déc, 2006 - 17:37:03
Ségolène Royal et le chanteur Cali ont lancé lundi à Ris-Orangis, dans l'Essonne, une campagne d'inscription sur les listes électorales en prévision des élections de 2007. "Le droit de vote est un devoir, mais aussi un droit extraordinaire", a déclaré la candidate PS, à moins de trois semaines de la clôture des inscriptions. Elle a appelé les jeunes "à se saisir de ce droit", car, a-t-elle ajouté "on a besoin des jeunes pour être bousculé" . "C'est pour eux que l'on veut construire un monde meilleur", a-t-elle affirmé en ajoutant : "Si les jeunes viennent massivement s'inscrire, ce sera pour nous une exigence supplémentaire".
Cali s'est dit "très fier de participer à la campagne pour l'inscription". Adhérent de fraîche date au Parti socialiste, le chanteur a estimé que l'enjeu était "excitant" et que la campagne serait "passionnante et passionnée". "Inscrivez-vous cette année, on va dire qu'on est là", a-t-il lancé. Jack Lang, conseiller spécial de Ségolène Royal et secrétaire national au développement du PS, a regretté que "12 % des Français ne soient pas inscrits" sur les listes et estimé qu'il était "important de dire aux jeunes +ne laissez pas d'autres décider à votre place+". Selon le député du Pas-de-Calais "la jeunesse de France souhaite tourner la page avec Ségolène présidente".
Ce que je retiens de ma tournée au Proche-Orient par Ségolène
par desirsdavenir44 @ Lundi, 11. Déc, 2006 - 17:30:32
Lundi 11 Décembre 2006
Ce que je retiens de ma tournée au Proche-Orient J’ai choisi le Proche-Orient comme premier voyage après ma désignation car je crois que les conflits qui secouent cette région sont parmi les plus anciens, les plus complexes et les plus dangereux de la planète. Il est donc de la première urgence de chercher à y mettre un terme. Les pays concernés sont liés à la France et à l’Europe par la proximité géographique, par l’histoire, mais aussi par une commune aspiration des peuples à faire de l’espace méditerranéen une zone de paix et de développement économique et social.
La situation dans la région est marquée par des inquiétudes, mais aussi des espoirs.
Après avoir été blessé par la guerre de l’été dernier, le Liban connaît une grave crise politique ponctuée par des assassinats, dont a été victime en dernier lieu Pierre Gemayel. Des manifestations impressionnantes se déroulent depuis une semaine à Beyrouth. Les différents partis, qu’ils appartiennent à la majorité ou à l’opposition, doivent trouver les voies du dialogue : je l’ai dit à tous les responsables que j’ai rencontrés, à M. Fouad Siniora, Premier ministre, à M. Nabih Berri, Président du Parlement, à M. Walid Joumblatt, Président du Parti socialiste progressiste, membre de l’Internationale socialiste, et aux députés de toutes tendances que j’ai rencontrés dans le cadre de la commission des affaires étrangères du Parlement.
La FINUL, dont je suis allée saluer sur place le contingent français, joue, de l’avis de toutes les parties, un rôle de stabilisateur du pays. La mission de nos soldats est délicate, et ils la remplissent avec courage et détermination. La résolution 1701 doit être pleinement appliquée, dans tous ses éléments.
Au moment où je suis arrivée en Israël et dans les Territoires palestiniens, trois événements importants venaient de se produire : la conclusion d’une trêve à Gaza, une déclaration d’ouverture du Premier ministre israélien, et l’échec des négociations entre le Fatah et le Hamas en vue de conclure un accord de gouvernement permettant d’avancer vers la reconnaissance des trois principes du Quartet (renonciation à la violence, reconnaissance d’Israël et reconnaissance des accords passés entre Palestiniens et Israéliens).
Le Président Mahmoud Abbas m’a dit sa détermination à résoudre par la voie démocratique la crise politique interne qui secoue les Territoires palestiniens depuis la victoire aux élections du Hamas, de façon que le dialogue puisse reprendre avec Israël et que l’aide économique européenne et internationale puisse reprendre. Il m’a dit aussi son grand intérêt pour la déclaration de M. Ehud Olmert.
Il est plus que jamais nécessaire que les deux parties reprennent langue et discutent d’un règlement global de ce conflit de plus de soixante ans, qui nourrit le désordre économique, le désespoir social et les extrémismes. L’Europe doit, en parlant d’une voix plus unie et plus forte, prendre toute sa part à ce règlement : je l’ai dit au Premier ministre d’Israël.
J’ai trouvé chez l’ensemble des responsables que j’ai rencontrés une conscience aiguë de l’urgence à régler les conflits et à construire la paix. Leurs peuples n’aspirent qu’à cela. Les jeunes que j’ai rencontrés, à Beyrouth, à Gaza et à Jérusalem, me l’ont dit : ils veulent un avenir où leurs enfants n’auront plus peur du voisin, où il sera possible d’étudier et de se déplacer, où les échanges entre jeunes des différents peuples seront libérés de toute méfiance.
Un de ces jeunes m’a dit : « nous avons tous un même désir d’avenir ». Ce n’était pas un clin d’œil, c’était un cri du cœur
François Hollande salue le ralliement de Chevènement à Royal
par desirsdavenir44 @ Lundi, 11. Déc, 2006 - 12:22:56
PARIS (Reuters)
Le ralliement de l'ancien ministre de l'Intérieur Jean-Pierre Chevènement à Ségolène Royal peut contribuer à la victoire de la candidate socialiste à l'élection présidentielle, estime François Hollande.
"Est-ce que ce ralliement peut permettre la victoire ? Je le pense", a dit le premier secrétaire du PS sur Europe 1. "Même si cela ne pèse plus forcément autant qu'en 2002, les petits ruisseaux font les grandes rivières."
Le président d'honneur du Mouvement républicain et citoyen (MRC), candidat lors de l'élection présidentielle de 2002, avait alors contribué à une dispersion des voix de gauche et donc à l'élimination du candidat socialiste Lionel Jospin dès le premier tour.
François Hollande s'est félicité de ce que les leçons du 21 avril 2002 aient été tirées.
"J'ai veillé à ce que Jean-Pierre Chevènement, son mouvement, le MRC, et le Parti socialiste puissent trouver une candidature commune, en l'occurrence la candidature de Ségolène Royal", a-t-il souligné.
Le président d'honneur du MRC prendra "autant qu'il le faudra" sa part dans la campagne de Ségolène Royal, a ajouté François Hollande, qui n'a pas exclu un retour futur de l'ancien ministre de l'Intérieur de Lionel Jospin dans le giron du PS.
"Jean-Pierre Chevènement a fondé avec François Mitterrand le Parti socialiste (...). Il peut y revenir à tout moment", a dit le premier secrétaire du PS.
Montebourg dénonce "l'idéologie néo-vichyssoise" de Sarkozy par desirsdavenir44 @ Lundi, 11. Déc, 2006 - 12:11:55
(d'aprés l'AFP)
Le porte-parole de Ségolène Royal, dénonce des «résultats totalement contraires» à ce que le ministre de l’Intérieur avait annoncé en matière d’immigration.
Nicolas Sarkozy «porte en bandoulière une forme d'idéologie néo-vichyssoise qui a produit des résultats totalement contraires à ce qu'il avait annoncé» en matière d'immigration, attaque le député PS de Saône-et-Loire, Arnaud Montebourg. Et le porte-parole de Ségolène Royal d’illustrer ses attaques par quelques chiffres : «656.141» premiers titres de séjour ont été délivrés entre 2002 et 2005, contre 545.356 entre 1998 et 2002, sous le gouvernement Jospin.
Conclusion d’Arnaud Montebourg : «Il est possible de maîtriser l'immigration sans porter atteinte aux valeurs de la République comme l'a fait Nicolas Sarkozy». Et d’insister : le ministre de l'Intérieur «s'est livré pendant tout l'été et tout l'automne à la chasse aux enfants étrangers», et a même «subi un rappel à l'ordre de la conférence des évêques».
Brèves par desirsdavenir44 @ Lundi, 11. Déc, 2006 - 07:39:46
Julien Dray, porte-parole du Parti socialiste, a traité par la dérision dimanche le premier Forum de l'UMP en prévision de l'élection présidentielle, qui n'a été pour lui qu'une mise en scène affligeante de banalité. "On voit que tout est joué à l'avance, qu'ils essaient de faire comme si" des rivaux existaient au sein de l'UMP face à Nicolas Sarkozy, président du parti et candidat déclaré à la Présidentielle
Jack Lang, récemment nommé conseiller spécial de Ségolène Royal pour sa campagne présidentielle, estime que la candidate socialiste "l'emporte de loin sur ses rivaux et concurrents" en matière de stature internationale. Jack Lang affirme que ses "contacts avec les pays du monde entier" lui permettent de dire que "les retours sont extrêmement élogieux" sur Ségolène Royal. Le conseiller spécial souligne aussi que le récent voyage de la candidate au Liban, en Israël et dans les territoires palestiniens, critiqué par la droite en France, a été bien accueilli dans la région.
« Ce n'est pas une union factice, un rassemblement de circonstance, mais une union au long cours », a assuré Ségolène Royal.
UN PETIT TOUR et puis s'en va... La candidature à la présidentielle de Jean-Pierre Chevènement aura à peine tenu un mois. L'ancien ministre de l'Intérieur, président d'honneur du Mouvement républicain et citoyen, crédité de 1 % des intentions de vote (lire notre sondage page 8), a annoncé hier qu'il se retirait de la course « au profit de Ségolène Royal ».
« Personne ne me force à retirer ma candidature, a-t-il déclaré devant les délégués du MRC réunis en convention à Paris. Je le fais en pleine conscience pour ouvrir la voie à une dynamique positive dès le premier tour. » Le 6 novembre, Chevènement s'était déclaré candidat « avec la force de l'évidence ». Mais samedi, le MRC a conclu un accord politique et électoral avec le PS.
Pour officialiser ces « retrouvailles », la candidate du PS à la présidentielle a fait le déplacement jusqu'à la salle Olympe de Gouges, dans le XIe arrondissement. « Ce n'est pas une union factice, un rassemblement de circonstance, mais une union au long cours », a-t-elle juré avant de rassurer son auditoire, républicain et souverainiste, sur un certain nombre de « valeurs » : « nation », « République », « sécurité », critique de « l'unilatéralisme américain »... « Vous n'êtes pas mal à l'aise avec l'ordre juste », a-t-elle assuré, en référence à son slogan de campagne. Royal a aussi rappelé qu'elle avait été « en phase » avec Chevènement, lorsqu'ils étaient tous deux ministres du gouvernement Jospin.
Le ralliement de Jean-Pierre Chevènement intervient deux jours après les déclarations de Ségolène Royal critiquant « l'omnipotence » de la Banque centrale européenne et suggérant même une modification de ses statuts. Une position appréciée au sein du MRC, qui avait fait campagne pour le non au Traité constitutionnel européen en 2005. Royal, soucieuse de la « réconciliation de la gauche du oui et du non », n'est toutefois pas revenue sur ce sujet. Elle s'est contentée de plaider en faveur d'une « Europe des citoyens » et d'une Europe qui « affirme sa personnalité politique ». Auparavant, Chevènement avait précisé qu'à ses yeux aucun traité institutionnel « ne saurait prévaloir sur la Constitution française ».
« Catégories populaires »
Écrasée par l'aspiration au renouvellement et au « vote utile », la candidature Chevènement ne menaçait pas Royal. Mais son ralliement (après celui des radicaux de gauche) symbolise avec force un rassemblement autour d'elle, à l'opposé de la dispersion fatale à Jospin en 2002 (Chevènement avait obtenu 5,33 %).
En écho aux positions de Chevènement, désireux de dépasser les clivages politiques, la candidate du PS a lancé un message très large de rassemblement. Elle a souhaité obtenir la confiance des électeurs « et pas seulement des Français de gauche ». Son message, a-t-elle assuré, s'adresse aux « catégories populaires » et notamment à ceux « qui ne savent plus s'ils sont de droite ou de gauche ».
Au-delà des mots, le parti de Chevènement a obtenu un accord électoral qui pourrait lui permettre de revenir à l'Assemblée en juin. Le MRC, qui n'a pas de députés sortants, présentera des candidats soutenus par le PS dans 10 circonscriptions (pas toutes gagnables) : 3e Ardennes, 9e Bouches-du-Rhône, 1re Drôme, 2e Indre, 12e Nord, 3e Seine-et-Marne, 1re Var, 2e Territoire de Belfort, 10e Val-de-Marne, 2e Creuse, où se présentera le maire du XIe arrondissement de Paris Georges Sarre. Finalement Chevènement sera donc quand même candidat en 2007. Mais à Belfort.
Retrait de JP.Chevènement : Ségolène " trés heureuse" par desirsdavenir44 @ Lundi, 11. Déc, 2006 - 07:22:29
La candidate socialiste s'est déclarée "très heureuse de ces retrouvailles" avec l'ancien ministre de l'Intérieur, qui scelle selon elle une réconciliation entre la gauche du 'oui' et la gauche du 'non'. Le Che" s'efface. Ségolène Royal a salué, dimanche 10 décembre, le retrait de Jean-Pierre Chevènement de la course à la présidentielle et son ralliement à sa propre candidature. La candidate du Parti socialiste, invitée à cette convention, a salué un "moment historique" et s'est déclarée "très heureuse de ces retrouvailles. "Ce n'est pas une union factice, ce n'est pas un rassemblement de circonstance, mais une alliance au long cours", a-t-elle affirmé. "Ce jour est également historique", a estimé la championne des socialistes, "parce qu'il scelle une réconciliation entre la gauche du 'oui' et la gauche du 'non'" au référendum sur la Constitution européenne du 29 mai 2005. Selon Ségolène Royal, en joignant leurs forces le PS et le MRC font "finalement aujourd'hui ce qui est espéré, ce qui était profondément attendu, c'est-à-dire un rassemblement, une union, pour que l'espoir qui se lève (...) devienne une réalité et pour que la gauche rassemblée l'emporte en mai 2007".
Sondage : Sarkozy et Ségolène au coude à coude par desirsdavenir44 @ Lundi, 11. Déc, 2006 - 07:13:54
(Reuters)
Le président de l'UMP et la candidate PS obtiendraient tous deux 33% des suffrages au premier tour de la présidentielle.
Au premier tour de l'élection présidentielle, Nicolas Sarkozy obtiendrait 33% des suffrages, tout comme Ségolène Royal, les deux candidats devançant largement les autres, selon le Baromètre présidentiel TNS Sofres/Unilog réalisé pour RTL/Le Figaro/LCI sur les intentions de vote des Français, publié lundi 11 décembre. Par rapport au même sondage effectué au mois d'octobre, la présidente de la Région Poitou-Charentes recule d'un point, alors que le ministre de l'Intérieur en perd trois. Jean-Marie Le Pen arrive en troisième position (10%), devant François Bayrou qui gagne un point (8%), Olivier Besancenot et Arlette Laguiller (3,5%), Marie-George Buffet (2%), Philippe de Villiers (2%) et Dominique Voynet (2%), selon ce Baromètre.
Ségo ovationnée à la convention du MRC par desirsdavenir44 @ Dimanche, 10. Déc, 2006 - 17:31:48
(20 minutes)
Grand prince. Jean-Pierre Chevènement, président d'honneur du Mouvement Républicain et Citoyen (MRC), a annoncé dimanche son ralliement à la candidate socialiste Ségolène Royal et le retrait de sa candidature à la présidentielle, à la suite d'un accord électoral et politique avec le PS. « Personne ne me forçait à être candidat. Personne ne me force à retirer ma candidature. Je le fais en pleine conscience pour ouvrir la voie à un dynamisme positif au premier tour» de la présidentielle, a-t-il déclaré devant la convention nationale de son parti réunie à Paris.
Ségolène Royal est entrée dans la salle de la convention à cet instant du discours. «Le bien commun est très clair, il s'agit aujourd'hui du vote pour Ségolène Royal, que je vous demande d'applaudir», a alors lancé Jean-Pierre Chevènement, en invitant la candidate socialiste, accueillie par une ovation, à monter sur scène à ses côtés. «Ce n'est pas une union factice mais une alliance au long cours, de mouvement à mouvement, de personne à personne», a répondu Ségolène Royal. «C'est un moment très important pour l'histoire de la gauche. C'est la réconciliation entre la gauche du oui et la gauche du non (au référendum européen de 2005) mais pas une réconciliation artificielle», a-t-elle estimé.
Plus tôt dimanche, les délégués de la convention avaient voté à 84% en faveur du soutien à Ségolène Royal et d'un accord électoral réservant au MRC dix circonscriptions pour les législatives, dont notamment l'ancienne de Jean-Pierre Chevènement dans le Territoire de Belfort, passée au PS.
Jean-Pierre Chevènement s'était présenté à la présidentielle en 2002, obtenant 5,3% des voix et sa candidature avait été alors dénoncée par le PS comme l'un des facteurs de l'élimination de Lionel Jospin.
Présidentielle 2007 Chevènement se retire, le PS applaudit
par desirsdavenir44 @ Dimanche, 10. Déc, 2006 - 15:41:16
(source Libération.fr)
C’est une épine de moins pour la candidate socialiste à la Présidentielle. La convention du Mouvement républicain et citoyen (MRC) a apporté dimanche son soutien à la candidature de Ségolène Royal à la présidentielle, Jean-Pierre Chevènement devant par la suite retirer sa candidature à la présidentielle.
M. Chevènement devrait officialiser son retrait dans l’après-midi devant la convention nationale, en présence de Mme Royal. Les délégués réunis à Paris ont voté à 84% «en faveur du soutien à Ségolène Royal et de la validation de l’accord (électoral avec le PS) et 16% ont voté contre», a précisé Patrick Trannoy, secrétaire national aux élections du MRC.
L’accord politique conclu avec le Parti socialiste prévoit que les deux mouvements «entendent définir un programme de législature qui constitue une alternative durable à une politique de la droite». L’accord électoral réserve 10 circonscriptions à des candidats MRC, qui seront également soutenus par le Parti socialiste, et réserve six places de suppléants de candidats socialistes au MRC.
Parmi les circonscriptions réservées au MRC figure notamment la 2e du Territoire de Belfort, ancienne circonscription de M. Chevènement. Dans une soixantaine de circonscriptions restant à déterminer, «le MRC présentera ses propres candidats à côté des candidats présentés ou soutenus par le PS», poursuit le texte.
M. Trannoy a indiqué à l’AFP s’être prononcé contre l’accord, qu’il a qualifié de «baiser de la mort», indiquant que les minoritaires considéraient que les circonscriptions réservées étaient «pour une très large majorité pas gagnables».
Julien Dray, «coordinateur des porte-parole» de Mme Royal, avait estimé plus tôt dimanche que cet accord devait permettre de «créer les conditions du rassemblement», soulignant que M. Chevènement serait «inséré dans la campagne» de la candidate socialiste.
Soulignant que les socialistes étaient «obsédés par une idée, gagner en 2007 pour nos concitoyens et éviter le traumatisme de 2002 et la dispersion», M. Dray a estimé que «les conditions du rassemblement sont en mouvement, les conditions d’une dynamique nouvelle».
Il prévoit de donner «la priorité à la relance économique et à la lutte contre le chômage», notamment en «réorientant la construction européenne pour la mettre au service de l’emploi et de la croissance» et en luttant contre «l’euro fort».
Accord politique PS/MRC par desirsdavenir44 @ Dimanche, 10. Déc, 2006 - 15:31:24
"Le bien commun est très clair, il s'agit aujourd'hui du vote pour Ségolène Royal, que je vous demande d'applaudir". Ovationnée, la candidate socialiste rejoint alors "l'ex-candidat" du MRC sur l'estrade. Jean-Pierre Chevènement a finalement décidé d'apporter son soutien au PS. S'exprimant devant les membres du MRC réunis à Paris dimanche, le chef de file du MRC a annoncé, un mois après s'être porté candidat, le retrait de sa candidature à la présidentielle et son ralliement à Ségolène Royal.
"Personne ne me forçait à être candidat. Personne ne me force à retirer ma candidature. Je le fais en pleine conscience pour ouvrir la voie à un dynamisme positif au premier tour" de la présidentielle, a-t-il déclaré. "Ce n'est pas une union factice mais une alliance au long cours, de mouvement à mouvement, de personne à personne", a renchéri Ségolène Royal. "C'est un moment très important pour l'histoire de la gauche. C'est la réconciliation entre la gauche du oui et la gauche du non (au référendum européen de 2005) mais pas une réconciliation artificielle.".
10 circonscriptions pour le MRC
"Un accord politique" a été passé entre le MRC et le PS, avait annoncé un peu plus tôt le MRC, ce que Julien Dray, "coordinateur des porte-parole" de Ségolène Royal avait confirmé. Ainsi les délégués de la convention ont voté dimanche midi à 84% en faveur du soutien à Ségolène Royal et d'un accord électoral réservant au MRC dix circonscriptions pour les législatives, dont l'ancienne de Jean-Pierre Chevènement dans le Territoire de Belfort.
"Nous avons cédé des circonscriptions pour permettre à des candidats du MRC d'être les candidats du PS et du MRC. Nous avons la volonté de permettre au MRC d'avoir des députés et de créer les conditions du rassemblement", a déclaré M. Dray sur Radio-J promettant que Jean-Pierre Chevènement serait "inséré dans la campagne" de la candidate socialiste et précisant que les deux candidats s'étaient rencontrés à plusieurs reprises.
Le spectre du 21 avril
Sa candidature, le président d'honneur du Mouvement républicain et citoyen et maire de Belfort âgé de 67 ans l'avait annoncée le 6 novembre sur TF1, promettant d'"aller jusqu'au bout". Il y a dix jours encore, il réaffirmait dans une interview à Aujourd'hui en France /Le Parisien sa volonté : "Je n'ai pas de raison de retirer ma candidature. Mon but est de peser, pas de témoigner", avait alors assuré l'ancien ministre de l'Intérieur, affirmant lancer sa campagne le soir même.
Jean-Pierre Chevènement, qui avait obtenu 5,3% des voix en 2002, s'était vu reprocher sa candidature par le PS comme l'un des facteurs de l'élimination de Lionel Jospin. Ce qu'il a réfuté le 6 novembre sur TF1, affirmant : "la responsabilité ne peut être que sur celui qui ne proposait rien".
JP Chevènement se retire au profit de Ségolène ! par desirsdavenir44 @ Dimanche, 10. Déc, 2006 - 15:25:34
Devant la convention nationale du Mouvement Républicain et Citoyen, Jean-Pierre Chevènement, président d'honneur du parti a déclaré, dimanche 10 décembre :"Personne ne me forçait à être candidat. Personne ne me force à retirer ma candidature. Je le fais en pleine conscience pour ouvrir la voie à un dynamisme positif au premier tour" de la présidentielle. Ségolène Royal, dont la présence était annoncée à la convention, n'était pas présente dans la salle au moment du discours de Jean-Pierre Chevènement.
Les termes de l'accord
Un "accord politique" est intervenu entre le Mouvement républicain et citoyen (MRC) et le Parti socialiste, avait annoncé dimanche en fin de matinée le site Web de campagne de Jean-Pierre Chevènement. L'accord électoral prévoit que 10 circonscriptions seront réservées à des candidats MRC, qui seront également soutenus par le Parti socialiste et que six places de suppléants de candidats socialistes seront réservées au MRC. Dans une soixantaine de circonscriptions restant à déterminer, "le MRC présentera ses propres candidats à côté des candidats présentés ou soutenus par le PS", poursuit le texte. La convention du Mouvement républicain et citoyen (MRC) de Jean-Pierre Chevènement a apporté son soutien à la candidature de Ségolène Royal et validé l'accord électoral conclu avec le PS, a indiqué Patrick Trannoy, secrétaire national aux élections du MRC.
Contre Nicolas Sarkozy
Jean-Pierre Chevènement, candidat du MRC à la présidentielle, avait déclaré fin novembre qu'il se présentait "non contre Ségolène Royal", mais "contre Nicolas Sarkozy parce qu'il diviserait gravement le pays s'il était élu". Il devait s'exprimer dans la journée devant la Convention nationale du MRC à Paris. Ségolène Royal devrait être présente. Réagissant à l'annonce de la candidature de Jean-Pierre Chevènement, le 6 novembre dernier, Ségolène Royal avait invité le président du MRC à se rallier à elle. "Je souhaite, bien évidemment -on verra, le moment venu, si je suis désignée- qu'il puisse me rejoindre", avait-elle déclaré. Jean-Pierre Chevènement avait obtenu 5,33% des suffrages exprimés au premier tour de l'élection présidentielle en 2002. Un accord "très important"
Confirmant l'accord, Julien Dray a déclare sur Radio J : "Nous avons cédé un certain nombre de circonscriptions pour permettre à un certain nombre de candidats du MRC d'être les candidats du PS et du MRC. Nous avons la volonté de permettre au MRC d'avoir des députés et de créer les conditions du rassemblement". Soulignant que Jean-Pierre Chevènement serait "inséré dans la campagne" de la candidate socialiste, Julien Dray a indiqué penser que "l'accord a été plus facile à faire parce que notre candidate était Ségolène Royal". "Jean-Pierre Chevènement avait dit qu'il avait des convergences réelles avec la manière dont Ségolène Royal avait commencé à conduire sa campagne", a-t-il relevé. Tout en qualifiant de "très important" l'accord avec le MRC, il a estimé que "le spectre du 21 avril n'est pas terminé", appelant à "créer les conditions pour que l'état d'esprit qui règne à gauche soit un état d'esprit unitaire".
J.L Bianco : Retour sur le voyage au Proche-Orient par desirsdavenir44 @ Vendredi, 08. Déc, 2006 - 05:23:36
De retour du Proche-Orient où il a accompagné Ségolène Royal, Jean-Louis Bianco, co-directeur de campagne de la candidate, revient sur cette visite de quatre jours au coeur de « la région la plus difficile du monde ».
Le voyage de Ségolène Royal au Liban a fait beaucoup parler en France, avec des critiques sans ménagement de la droite. Est-ce malgré tout un succès ?
Tout au long du séjour de Ségolène Royal, la droite a choisi d’instrumentaliser à des fins politiciennes le conflit israélo-palestinien. La vérité est que nous devons être fiers de ce que nous avons accompli lors de ces quatre jours. Alors que les tensions politiques étaient très vives au Liban, Ségolène Royal n’a pas souhaité modifier d’un iota son programme, alors que certains lui conseillaient, dès notre arrivée à l’aéroport, de quitter le Liban pour des raisons de sécurité. Elle a choisi d’aller dans la région la plus difficile, là où se nouent des conflits qui menacent la paix. Les dirigeants des différents pays que nous avons visités ont été reconnaissants du courage dont la candidate a fait preuve.
Quelles ont été les réactions des dirigeants qu’a rencontrés Ségolène Royal ?
Elle a été reçue chaleureusement, au plus haut niveau, en tête à tête, comme l’aurait été un chef d’État. Tous les dirigeants qu’elle a rencontrés ont largement souligné la qualité de la relation qui a pu s’établir avec elle. Il y a une très forte attente à l’égard de la France dans cette région du monde. Ne nous éclairons pas seulement à la lumière de la petite polémique politicienne française. Regardons la presse libanaise, la presse arabe et israélienne, elle est unanime, dans un éloge exceptionnel pour un responsable politique étranger ! Cet éloge commun est d’autant plus à souligner que Ségolène Royal est restée intransigeante sur ses positions, elle a tenu le même langage à Beyrouth, à Amman, à Gaza et à Jérusalem.
De nombreuses critiques ont porté sur la rencontre de la candidate avec des députés du Hezbollah. Dans quel cadre s’est déroulé cet entretien ?
Oui, Ségolène Royal a rencontré des députés, dont ceux du Hezbollah, à Beyrouth. En son honneur, et malgré la gravité de la situation intérieure libanaise, le président de l’Assemblée nationale a réuni la Commission des affaires étrangères, où sont représentées toutes les composantes politiques libanaises. Je ne comprends pas tout ce battage médiatique autour de cette rencontre. Une délégation de parlementaires libanais, comprenant deux députés du Hezbollah, a été reçue au mois de juin à l’Assemblée nationale et au Sénat sans que cela ne suscite la moindre critique de quiconque.
Que s’est-il exactement passé lors de cette rencontre à l’occasion de laquelle un député du Hezbollah aurait comparé l’invasion d’Israël au Liban à celle des nazis en France ?
Il y avait deux traductrices, à deux endroits différents, une pour les journalistes, une pour notre délégation et l’ambassadeur de France. Jamais cette imputation ne nous a été traduite. On ne le dit pas assez, mais l’ambassadeur de France à Beyrouth l’a confirmé devant les radios et les télévisions. Évidemment, dès que Ségolène Royal a eu connaissance de ces propos, elle les a condamnés avec la plus grande fermeté en parlant de « propos abominables ». La polémique a également enflé de manière déraisonnable sur la question du mur entre Israël et la Cisjordanie. Ségolène Royal a simplement dit que le problème du mur devait être réglé par une entente entre Palestiniens et Israéliens et que l’avenir était à une coexistence sans mur, espoir d’une solution de paix.
Son voyage s’est achevé par une conférence de presse au cours de laquelle a été abordée la question du nucléaire iranien. Quelle a été sa position ?
Sa position fut la même que celle qu’elle défend depuis qu’elle traite cette question, à savoir que ceux qui ne respectent pas le traité de non-prolifération, ce sont les Iraniens. Le traité, avant de reconnaître, dans son article 4, le droit au nucléaire civil, le fait précéder d’un article 3 qui dit que pour que ce droit puisse s’appliquer, il faut accepter les contrôles de l’Agence internationale de l’énergie atomique. Ce que l’Iran refuse. Et on sait que l’enrichissement de l’uranium pour le nucléaire civil peut conduire au nucléaire militaire.
Quelle image conservez-vous de cette visite au Proche-Orient ?
Fidèle à ce qui fait sa marque, Ségolène Royal a souhaité rencontrer la population, elle ne s’est pas cantonnée à rendre visite aux dirigeants de la région. Elle a voulu rencontrer des jeunes Libanais à Beyrouth, des jeunes Palestiniens à Gaza, des jeunes Israéliens à Jérusalem. Ces rencontres ont été émouvantes et passionnantes. Les jeunes ont dit qu’ils avaient très rarement l’occasion de tels contacts avec des politiques de leur pays. Ils ont souvent trouvé les mêmes mots pour exprimer leur désir d’avenir. Un jeune a dit : «Pour les Israéliens, la paix, c’est la sécurité. Pour les Palestiniens, la paix, c’est la liberté.» À la suite de ces rencontres, Ségolène Royal a proposé au président de l’Autorité palestinienne, qui l’a accepté avec enthousiasme, l’idée de rencontres tripartites, en France, entre jeunes Palestiniens, jeunes Israéliens et jeunes Français. Le Premier ministre israélien a pris auprès de Ségolène Royal l’engagement de lever les obstacles qui s’opposent aux sorties et aux retours des jeunes Palestiniens.
Ségolène,symbole de renouveau pour les socialistes européenspar desirsdavenir44 @ Vendredi, 08. Déc, 2006 - 16:43:58
LE MONDE
Invité pour la première fois au congrès du Parti des socialistes européens (PSE), qui s'est ouvert jeudi 7 décembre à Porto, le président du Parti démocrate américain, Howard Dean, s'est vu ravir la vedette par Ségolène Royal.
"C'est une vraie rock star !", s'est exclamé M. Dean en patientant devant la salle où la Française recevait, les uns après les autres, des dirigeants socialistes et sociaux-démocrates européens : le premier ministre bulgare, Sergueï Stanichev, l'Allemand Martin Schulz, président du groupe socialiste au Parlement de Strasbourg, le futur chancelier autrichien Alfred Gusenbauer.
Chacun a eu droit à sa poignée de main devant une forêt de caméras avant de s'entretenir quelques instants avec Mme Royal. "Elle a une très forte présence, elle va donner du fil à retordre à Nicolas Sarkozy", confiait M. Dean avant de poser à côté d'elle.
"Nous sommes tous derrière toi Ségolène, a déclaré à la tribune le premier ministre portugais, José Socrates. Ne te fâche pas quand on dit que tu n'es pas de gauche, j'ai moi aussi entendu la même chose, tout comme Mitterrand, Blair, Gonzalez, Soares, tous ces socialistes qui ont fait la fierté de la gauche européenne. Ne te laisse pas impressionner (...). Nous avons besoin d'une nouvelle voix en France et tu es cette nouvelle voix."
En l'absence de MM. Blair et Zapatero, Mme Royal a occupé tout l'espace. Invitée à prononcer le discours d'introduction du congrès, elle s'est présentée comme le chef de file d'une nouvelle génération, après un hommage à François Mitterrand et à Jacques Delors, présent. "C'est à nous, socialistes du XXIe siècle, d'affronter les questions nouvelles, a-t-elle affirmé. La vraie fidélité n'est pas la répétition."
Devant les parlementaires et délégations des vingt-cinq pays de l'Union européenne, Mme Royal a plaidé pour une "Europe des gens", soucieuse de lutter "contre la vie chère" et la précarité : "Je veux, si je suis élue, remettre l'Europe en mouvement."
La Française a proposé la création de pôles de compétitivité européens et insisté sur le développement de la recherche qui serait sortie des critères de Maastricht. Elle s'est attirée les applaudissements de la salle en critiquant la Banque centrale européenne qui devrait être "soumise à des décisions politiques" : "Ce n'est plus à M. Trichet son gouverneur de commander l'économie de nos pays !"
Au sujet du traité constitutionnel européen, rejeté en France et aux Pays-Bas, mais ratifié par seize pays, Mme Royal a fixé un objectif : "Nous devons nous remettre à la tâche, je souhaite que nous puissions déboucher sous la présidence française", en 2008.
Beaucoup de congressistes ont paru conquis, comme en témoignait leur ovation debout à la fin de son discours. "Ça donne un nouveau souffle", jugeait l'Allemand Martin Schulz. "Elle est très proche de la ligne de travail que nous développons avec Zapatero", estimait José Blanco, numéro deux du Parti socialiste espagnol.
Pour l'eurodéputé britannique Richard Corbett, Mme Royal est "représentative d'une nouvelle génération". "Je sens qu'elle a impressionné, son approche est rafraîchissante, ouverte", appréciait-il, avant d'ajouter, pince-sans-rire : "L'idée que vous aurez une présidente Royal, ça convient bien au style monarchique de la Ve République." La députée italienne Donata Gottardi vantait la "simplicité" de Mme Royal : "Chez nous, beaucoup de femmes sont très contentes de sa candidature."
Le premier secrétaire du PS, François Hollande, venu à la tête d'une délégation d'une vingtaine de Français, commentait en restant à l'extérieur du bureau de la candidate : "Beaucoup ne la connaissaient pas et la découvrent. L'Europe est sans leadership, Ségolène, elle, incarne un changement de méthode, de génération, de langage."
MISSIONS par desirsdavenir44 @ Vendredi, 08. Déc, 2006 - 16:46:19
"NOUVELLE RÉPUBLIQUE".
Ségolène Royal a confié aux présidents des groupes parlementaires socialistes la mission de préparer pour fin janvier 2007 des pistes de réforme d'une "nouvelle République". Jean-Marc Ayrault (Assemblée) se consacrera à la démocratie sociale et au "syndicalisme de masse", Jean-Pierre Bel (Sénat) aux institutions.
ETATS-UNIS.
Elle a chargé le président du Parti démocrate américain, Howard Dean, de préparer son déplacement aux Etats-Unis, en janvier, sur le thème de la recherche universitaire et privée.
Affiche de campagne : "Faites-vous entendre en 2007"
Jack Lang : pour la victoire de Ségolène, s’inscrire avant le 31 décembre par desirsdavenir44 @ Samedi, 09. Déc, 2006 - 09:12:16
5 millions d’électeurs potentiels ne sont pas inscrits sur les listes électorales : un chiffre vertigineux, environ 12 % de l’électorat. C’est à nous, élus, militantes et militants, citoyens et citoyennes engagés, de marteler inlassablement cette idée simple : pour pouvoir voter en mai prochain, il faut s’être inscrit comme électeur avant le 31 décembre. Multiplions les initiatives, les actions. Communiquons notre enthousiasme, notre volonté de changer profondément les choses. Il nous faut motiver : celui qui ne s’est jamais inscrit, par manque d’intérêt ou d’information, celui qui a déménagé et a omis de se réinscrire(1), le jeune citoyen, enfin, dont l’inscription automatique à 18 ans n’a pas fonctionné.
L’inscription automatique des jeunes de 18 ans, adoptée en 1997 et dont j’ai été l’un des initiateurs, ne fonctionne en effet que dans 85 % des cas. Erreurs techniques, changements d’adresse, sont autant de facteurs limitatifs.
Répétons-le inlassablement : tous les Français jouissant de leurs droits civils et politiques et âgés de 18 ans au plus tard le 28 février 2007 doivent s’inscrire à la mairie de leur domicile avant le 31 décembre 2006(2). C’est un défi majeur. L’échéance du 31 décembre 2006 est le premier rendez-vous de la victoire électorale en mai prochain.
Ségolène fait campagne avec Cali pour l'inscription sur les listes électorales
par desirsdavenir44 @ Samedi, 09. Déc, 2006 - 09:14:18
Recrudescence des inscriptions sur les listes électorales Le premier tour de l'élection présidentielle sera le dimanche 22 avril 2007... Et pour pouvoir voter, il faut être inscrit sur les listes électorales de sa commune... Plus que quelques semaines avant la fin des inscriptions le 31 décembre... Une démarche citoyenne indispensable. Et les Français sont nombreux à la faire. Les inscriptions sont pour l'instant supérieures à une année normale.
Listes électorales : plus que 15 jours Les électeurs non-inscrits n'ont plus que cinq semaines pour se rendre en mairie afin pouvoir voter pour la présidentielle de 2007.
Plus que cinq semaines pour s'inscrire sur les listes électorales et pouvoir voter à la présidentielle de 2007. Les personnes ayant déménagé ou obtenu la nationalité française en 2006 et celles ne s'étant jamais inscrites avant 1997 sont invitées à se rendre en mairie d'ici le 30 décembre inclus, la Saint-Sylvestre tombant cette année un dimanche. Les jeunes fêtant leur 18e anniversaire avant le 21 avril 2007, veille du premier tour de la présidentielle, sont, eux, inscrits d'office sur les listes électorales. Il leur est cependant conseillé de vérifier en mairie que cette inscription a bien été effectuée.
"Ne laissez pas les autres décider pour vous", exhorte Cédric Bloquet, le directeur de l'association Civisme et Démocratie (CIDEM), dans un entretien à l'Associated Press. "Pour participer en 2007, si vous n'êtes pas inscrits, inscrivez-vous maintenant". L'inscription d'office, en vigueur depuis 1997, s'effectue normalement dans la commune de résidence de l'électeur.
2 millions de personnes pas inscrites
Le CIDEM estimait en octobre que plus de deux millions de personnes en âge de voter n'étaient pas inscrites sur les listes électorales. En décembre 2005, un mois après les émeutes en banlieue, le collectif Devoirs de mémoires, soutenu par des personnalités telles que JoeyStarr, Lilian Thuram et Jamel Debbouze, avait appelé "jeunes et moins jeunes" à s'inscrire sur les listes électorales afin d'être représentés, de "construire l'avenir" et de ne "pas revivre le 21 avril 2002". La portée de cet appel est difficile à évaluer. D'après le CIDEM, il y a eu moins d'1% des inscrits sur les listes électorales fin 2005. Les chiffres pour 2006 ne sont pas encore connus.
" Ça peut prendre 5 minutes"
Cédric Bloquet, du CIDEM, appelle les citoyens à s'inscrire en mairie dès que possible. "Ca peut prendre cinq minutes maintenant. Plus on attend vers le 30 décembre et plus les files d'attente s'allongent", a-t-il prévenu. "Les 28, 29, 30, il y aura certainement la queue dans les mairies. Donc allez-y maintenant!" Les inscriptions effectuées à partir du 1er janvier 2007 ne seront prises en compte qu'en 2008 et ne permettront pas de voter aux élections de 2007. La présidentielle aura lieu les 22 avril et 6 mai et les législatives les 10 et 17 juin.
-----------------------
¤¤ [Inscription d'office sur les listes électorales (jeunes de 18 ans)] ¤¤
Principe
Sont concernées par l'inscription d'office les personnes ayant atteint l'âge de 18 ans entre les dates de clôture de listes électorales, soit entre le 1er mars de l'année en cours, et le 28 (ou 29) février de l'année suivante. Cette année, sont concernés les jeunes atteignant l'âge de 18 ans entre le 1er mars 2006 et le 28 février 2007.
Mode d'inscription Les jeunes majeurs sont inscrits sans faire de demande individuelle sur les listes électorales de leur commune de résidence, lors des opérations de révision annuelle. Ces opérations se déroulent cette année du 1er septembre 2006 au 28 février 2007.
Procédure La commission administrative procède aux inscriptions en utilisant les informations fournies par l'INSEE et en vérifiant si les conditions sont réunies (identité, domicile, nationalité...). Attention , toute personne inscrite automatiquement ne reçoit pas de notification de son inscription.
Précautions à prendre Les fichiers des jeunes de 18 ans pouvant actuellement être incomplets, il est préférable que se renseigner auprès de sa mairie, pour vérifier que l'inscription est effectuée.
Inscription dans une autre commune Si un jeune souhaite être inscrit dans une autre commune que celle indiquée par l'INSEE pour l'inscription d'office (à noter, le domicile de vos parents est réputé être celui du jeune concerné pour cette inscription), elle doit accomplir les formalités d'inscription volontaire. Le jeune doit s'assurer qu'il n'a pas été inscrit en même temps dans sa commune d'inscription d'office.
En cas de litige En cas d'oubli ou si la commission a estimé que le jeune ne réunissait pas les conditions pour être inscrit (nationalité, domicile notamment), il doit s'adresser au tribunal d'instance dont dépend son domicile.
¤¤ [Inscription volontaire sur les listes électorales] ¤¤ Principe
Pour pouvoir voter, il faut : - être inscrit sur les listes électorales, - être âgé d'au moins 18 ans, - être de nationalité française, - jouir de ses droits civils et politiques.
Si l'intéressé ne relève pas d'une procédure d'inscription d'office (jeune ayant atteint l'âge de 18 ans entre deux opérations de révision des listes électorales), il doit se faire inscrire volontairement.
Où s'adresser : - soit à la mairie de la commune où il a son domicile ou de celle où il réside depuis au moins 6 mois, - soit à la mairie d'une commune où il est inscrit au rôle d'une contribution directe communale (impôts locaux) depuis au moins 5 ans, - soit à la mairie de la commune où il est assujetti à résidence en tant que fonctionnaire public.
Pièces à fournir : - le formulaire d'inscription sur les listes électorales des citoyens français, - une photocopie de la pièce d'identité en cours de validité (et présenter l'original de la pièce d'identité), - selon le cas, un justificatif de domicile dans la commune ou un justificatif de paiement des impôts locaux depuis plus de 5 ans, - si l'intéressé habite chez ses parents, une attestation des parents établie sur papier libre, certifiant qu'il habite chez eux, et un justificatif de domicile des parents.
Cas particuliers - Si l'intéressé a acquis la nationalité française, il doit également présenter un certificat de nationalité ou le décret de naturalisation. - S'il est dans l'impossibilité de se déplacer, il peut remettre une procuration établie sur papier libre à quelqu'un. Il peut également demander son inscription par correspondance en envoyant les pièces indiquées.
Quand s'inscrire ? - Il est possible de s'inscrire à tout moment de l'année (cette année avant le 31 décembre 2006), mais l'intéressé ne pourra voter qu'à partir du 1er mars de l'année suivante, après la révision annuelle des listes électorales (entre le 1er septembre 2006 et le 28 février 2007). - Il est possible d'être inscrit et de voter la même année lorsqu'on :
* atteint l'âge de 18 ans entre le 1er mars et le jour de l'élection, * est fonctionnaire muté ou admis à la retraite après le 1er janvier, * est militaire retournant à la vie civile après le 1er janvier, * est naturalisé français après le 1er janvier, * recouvre l'exercice du droit de vote après le 1er janvier.
¤¤ [Listes électorales : inscription des sans domicile fixe] ¤¤
Personnes concernées
Avant le 1er septembre 1998, ne pouvaient être inscrites sur les listes électorales les personnes: - ne pouvant fournir la preuve d'un domicile ou d'une résidence, - et ne bénéficiant pas d'une commune de rattachement.
Possibilité d'inscription ouverte
Désormais, vous pouvez être inscrit si vous avez demandé le rattachement à un organisme d'accueil, pour l'obtention de la carte nationale d'identité. Ceci sous réserve de remplir les autres conditions d'inscription sur les listes électorales (notamment ne pas être déchu des droits civiques..). Vous pouvez vous inscrire sur les listes électorales de la commune:
- où est situé l'organisme d'accueil dont l'adresse figure sur votre carte d'identité depuis au moins six mois, - où est situé l'organisme d'accueil qui vous a fourni une attestation établissant un lien avec lui depuis au moins six mois.
Liste des organismes
Elle est établie par le préfet du département (a Paris, par le préfet de police). Pour connaître ces organismes, adressez-vous à la préfecture, à la sous-préfecture, sauf à Paris: à la préfecture de police. Pour les démarches, adressez-vous à la mairie du lieu où est situé l'organisme d'accueil.
Forums participatifs par desirsdavenir44 @ Samedi, 09. Déc, 2006 09:40:49
Secrétaire national à la coordination du PS et co-directeur de campagne de la candidate socialiste, Ségolène Royal, François Rebsamen revient sur les enjeux des quatre forums participatifs qui enrichiront le Projet.
Peut-on parler d’un nouvel élan participatif, au Parti socialiste, avec la création de ces forums ?
Au contraire, ces forums ne sont pas une surprise pour les socialistes. Outre les expériences passées, les militants ont largement contribué à l’élaboration du Projet, durant le premier semestre 2006, lors des « états généraux du Projet ». De plus, en marge de ces événements, des rendez-vous citoyens ont été organisés au niveau local. Dans ma ville, à Dijon, une quarantaine de réunions se sont mises en place et ont remportée un franc succès. Ce sont près de cent personnes qui, à chaque réunion à la Fabrique de Dijon, ont fait des propositions. Celles-ci ont ensuite été remises au comité national. L’idée de forum participatif n’est donc pas une nouveauté pour les militants. Nous aurons en plus la chance de travailler en lien étroit avec l’équipe de Désirs d’avenir qui a acquis une technicité formidable en ayant organisé déjà un nombre considérable de débat participatifs ces derniers mois.
Dans quelles mesures ces échanges seront pris en compte pour l’enrichissement du socle qu’est le Projet socialiste ?
Nous devons, pendant cette campagne, avoir un dialogue avec les citoyens. Contrairement aux actes de l’UMP, et particulièrement de son président, Nicolas Sarkozy, nous souhaitons une communication qui n’aille pas uniquement du haut vers le bas, c’est-à-dire de notre candidate aux Français. Nous voulons créer une véritable correspondance entre les responsables et les administrés, un véritable dialogue tout simplement. Pendant deux mois, quatre thèmes seront discutés, et chacun pourra faire part de son opinion, de ses souhaits, de ses réserves. Les synthèses de ces forums permettront alors un rassemblement des propositions, qui seront présentées au début du mois de février. Loin d’être un gadget, ces forums participatifs sont une excellente méthode pour que chacun puisse réellement contribuer aux changements qui interviendront, si nous sortons victorieux des élections, en 2007.
La campagne...vue de Chine par desirsdavenir44 @ Samedi, 09. Déc, 2006 - 11:16:47
PARIS, 9 décembre (Agence XINHUA) -- En début-décembre, une visite au Moyen-Orient de Ségolène Royal, candidate présidentielle du Parti socialiste, a suscité une attention particulière en France. La presse n'a pas tardé à remarquer qu'elle a rencontré nombre de personnalités dans la région, estimant qu'elle était reçu " sérieusement" comme un candidat à l'Elysée.
Françoise de Panafieu, une députée de l'Union pour un mouvement populaire (UMP, au pouvoir), qui se trouvait également dans la région, s'est déclarée "profondément choquée par l'absence de réaction de Mme Royal devant les propos inacceptables proférés par un membre du Hezbollah" comparant "la politique menée par Israël au nazisme".
Mme Royal, lorsqu'elle a croisé Mme Panafieu un matin dans leur hôtel à Jérusalem, n'a pas voulu saluer sa collègue à l'Assemblée nationale. Peut-être à cause de "mes critiques" envers elle, a commenté Mme Panafieu, et l'UMP crie au scandale.
Une telle anecdote n'aurait pas fait couler tant d'encre en France si l'on n'était pas à la veille d'une campagne électorale. A l'approche de la présidentielle, l'Hexagone commence à vibrer sur la corde électorale.
Royal gagnante à l'issue d'une primaire réussie du Parti socialiste
La bataille électorale a commencé d'abord chez les socialistes. La victoire dans les élections régionales en 2004 renforce l'espoir de la reconquête du pouvoir en 2007. Le plus grand souci du PS serait d'éviter de revivre le cauchemar de 2002, où Lionel Jospin a été évincé dès le premier tour. D'où l'idée d'organiser une primaire pour désigner un candidat unique du parti, et éviter la division et la dispersion des voix. Grâce à une primaire médiatisée, les socialistes ont réussi par ailleurs à organiser une "pré-campagne" électorale, pour mieux promouvoir son image.
Ségolène Royal a battu deux adversaires de taille: l'ancien premier minsitre Laurent Fabius et l'ancien ministre de l'Economie Dominique Strass-Kahn, pour être désignée le 16 novembre 2006 candidate du PS pour 2007, avec un score de plus de 60% dès le premier tour de la primaire.
Son image plutôt frais, savamment soigné, avec un discours général pour un changement fondamental de la société, pour une politique participative, ne plait pas seulement aux militants socialistes. Mme Royal reste depuis des mois en tête des sondages. Et elle a choisi le Moyen-Orient, l'un des points les plus chauds et les plus compliqués dans le monde, pour commencer sa visite à l'étranger, un effort visant à montrer sa stature de femme d'Etat.
La machine démarre à l'UMP A l'UMP, les gesticulations visant la présidentielle n'ont pas tardé, mais la machine électorale a démarré plutôt après la primaire des socialistes.
"Une année utile", le terme a souvent été utilisé par le Président Jacques Chirac, et son Premier ministre Dominique de Villepin, pour lancer des projets en 2006. D'où la volonté de lancer le CPE (Contrat de première embauche) pour favoriser la création d'emploiss, une initiative qui s'est soldée en crise sociale, s'est avérée coûteuse dans les sondages pour le Premier ministre, et le Président, déjà affaibli par le "non" français au Traité de constitution européenne en mai 2005.
La conjoncture économique en 2006 a fini par apporter quelques éclaircies au gouvernement. La croissance est à la rencontre et le chômage baisse. La popularité de M. de Villepin reprend, mais encore loin du pic de l'époque où il jouissait de la sympathie des Français.
La popularité du président Chirac a également repris à l'approche de la fin d'année. Ses réussites sur la scène internationale et ses interventions pour le dialogue social et pour les valeurs républicaines ont été perçues favorablement par les Français. Se présentera-t-il pour un troisième mandat? La question a été posée à maintes reprises par des journalistes français aussi bien qu'étrangers. La réponse est toujours la même - - "Je m'exprimerai au premier trimestre de 2007"-- suspens.
Entre-temps, les médias sont plus nombreux à parier sur un duel entre Mme Royal et le président de l'UMP et ministre de l'Intérieur Nicolas Sarkozy. M.Sarkozy, l'homme fort prône la " rupture tranquille", est en tête parmi les présidentiables de la droite. Il cultive depuis un certain temps un image intransigeant, notamment sur des sujets de la sécurité et de l'immigration, sujets sensibles à nombre de Français.
Face à lui, la ministre de la Défense, Michèle Alliot-Marie a également exprimé son intention de représenter l'UMP. Entre femmes politiques, on peut parfois dire certaines choses plus facilement dans les débats, a fait valoir Mme Alliot-Marie, une femme qui a su imposer son autorité et gagner du respect dans un milieu traditionnnellement masculin.
L'UMP doit désigner son candidat présidentiel le 14 janvier 2007.
Le Pen et les anti-libéraux
Un "éléphant" du PS, l'ancien ministre de la Culture Jack Lang, a comparé le président du Front national Jean-Marie Le Pen à un " anti-dote". La peur de voir M. Le Pen de nouveau au deuxième tour a persuadé la gauche et la droite de la nécessité de l'union, pour ne pas se faire éliminer dès le premier tour.
"Je me situe plutôt au centre-droit", a déclaré M. Le Pen, classé par les analystes politiques français à l'extrême-droite. Son discours devient moins agressif aujourd'hui, et les sondages montrent que les intentions de vote pour lui augmentent. Avec le slogan "Economiquement de droite, socialement de gauche, nationalement de France", le FN populiste compte attirer "les petits peuples", face aux impacts négatifs de la mondialisation qui augment le sentiment d'insécurité chez des Français de base.
A l'autre bout du paysage politique, le Parti communiste français (PCF), les trotskistes et les altermondialistes, encouragés par le non français au Traité de la Constitution européenne, envisagent de former un front uni contre le néolibéralisme pour s'imposer sur la scène politique française. A l'iniative du PCF, ils comptent choisir eux aussi un candidat unique, la question reste à savoir s'ils arriveraient à surmonter leurs divergeances parfois importantes.
Et au centre, François Bayrou, qui critique le monopole Royal- Sarkozy sur la couverture médiatique, défend une troisième ligne, celle du centre-droit. M. Bayrou jouit d'une grande popularité dans les sondages, plus importante que son parti l'Union pour la démocratie en France (UDF). Certains journalistes attendent de lui une "surprise" en 2007.
Les sondages...
Si on en croit aux derniers sondages, c'est Mme Royal qui est créditée du meilleur score (31%) au premier tour, parmi les candidats déclarés, devant M. Sarkozy (30%), Jean-Marie Le Pen (12% ) et François Bayrou (9%). Et les chiffres donnent Royal-Sarkozy à égalité au deuxième tour.
Pourtant en 2002, les sondages simulant les intentions de vote donnaient Chirac et Jospin en tête du premier tour, et traumatisme politique: Le Pen au second tour face à Chirac, élimination de Jospin...
Qui sera le nouveau patron, ou la nouvelle patronne de l'Elysée? La vraie réponse sera en mai 2007.
La carte scolaire toujours en débat par desirsdavenir44 @ Samedi, 09. Déc, 2006 - 11:52:13
Source Marianne.fr (contribution internaute)
Arrêtons les hypocrisies et les simplifications abusives ! Comment faire de la carte scolaire un instrument de mixité sociale ?
La carte scolaire, mise en place en 1963, recouvre l'implantation géographique des établissements, la répartition des moyens en personnels et le recrutement des élèves en fonction de leur domicile.
Veiller à ce que la carte scolaire permette la mixité sociale ne signifie pas que les critères ayant présidé à l'implantation, à la répartition et au recrutement sont gravés « dans le marbre » une fois pour toutes.
Le constat est unanime : la carte scolaire, telle qu'elle est, ne fonctionne plus !
Elle peut même devenir un facteur de creusement des inégalités.
La carte scolaire n'a pas empêché la concentration sociale des milieux aisés dans les mêmes quartiers, ainsi que la concentration des enfants les plus défavorisés dans les Z.E.P. En effet, "C'est le prix du mètre carré qui fait la différence" (Michel Godet).
Une carte scolaire "juste" ne peut donc pas partir uniquement du découpage géographique que nous connaissons actuellement.
Une politique volontariste de lutte contre les inégalités consisterait ainsi à procéder à une répartition géographique différente.
Que n'a-t-on pas entendu sur Ségolène Royal quand elle s'est déclarée favorable à une « réforme de la carte scolaire » afin de « mettre une forme de choix entre deux ou trois établissements… » ?
François Dubet a d'ailleurs approuvé le diagnostic de Ségolène Royal : "Je trouve qu'elle a raison. On ne peut plus ignorer ce problème. La carte scolaire avait deux finalités: réguler les flux et être l'outil d'une certaine mixité sociale. Cette dernière fonction n'est plus remplie dans la plupart des grandes villes. Elle peut même devenir un facteur de creusement des inégalités. D'abord parce que les inégalités sociales entre les quartiers se sont accentuées, et la carte scolaire a entériné cette évolution. Ensuite, par le biais des écoles privées ou des dérogations, il existe un phénomène de fuite de certains établissements par les parents qui le peuvent."
Pour Philippe Mérieu, une des options possibles pourrait consister à "aménager des secteurs en forme de camembert, la pointe située en centre-ville. Ils comprendraient ainsi des zones favorisées, périphériques et de banlieue."
Le Conseil Général du Nord choisit, quant à lui, de "déplacer" ses collèges. Il construit à Lille des établissements dans des quartiers "charnières" pour briser les ghettos. A Lille, où on compte 30 % de logements sociaux, où certains quartiers populaires sont quasi en centre-ville, on tente de dessiner une carte sur mesure autour des collèges.
Ainsi, au lieu de rénover un collège (la rénovation coûtant aussi cher qu'une construction), collège qui concentre les difficultés, le Conseil Général propose de le fermer et de reconstruire un nouveau collège « plus mélangé » sur un lieu à la charnière d'un quartier populaire et d'un quartier plus bourgeois.
Une carte scolaire "juste" implique le développement d'options d'« excellence » dans les établissements situés dans les quartiers sensibles, ce qui les rendrait plus attractifs aux yeux de la population du quartier et des populations plus favorisés (sections sportives, culturelles, européennes, latin, grec, etc.)
C'est précisément ce que propose Ségolène Royal quand elle souhaite "desserrer ses contraintes", "à condition que les établissements les plus délaissés soient renforcés avec des activités de haut niveau".
"Dans un système idéal, toutes les écoles devraient se valoir. Chaque parent mettant son enfant à l'école doit pouvoir se dire : l'école qui est à côté de chez moi va permettre à mon enfant de trouver les mêmes conditions de sécurité, de non violence, de qualité d'enseignement".
Parce que Ségolène Royal place l'éducation au centre de tout, les enseignants, les parents, les éducateurs ne peuvent que se retrouver dans ses propositions.
Ce week-end, toute la famille socialiste est rassemblée sur le pont !
Durant tout le week-end, le MJS et le PS seront mobilisés. La famille socialiste diffusera le plus largement possible ses campagnes en faveur de l’inscription sur les listes électorales et faisant la promotion des forums participatifs.
Partout en France, les militants iront à la rencontre des citoyens et colleront les premières affiches pour Ségolène Royal.
En Alsace, à Illkirch-Graffenstaden, nous serons dans le quartier populaire Liebermann pour inscrire les jeunes sur les listes électorales.
En Rhône-Alpes, à Grenoble les militants tiendront une permanence à l’entrée du salon de l’étudiant.
En Provence Alpes Côtes d’Azur, la caravane socialiste de l’inscription sur les listes électorales fera étape à Draguignan.
A Paris, dans chaque section, les militants organiseront diffusions de tracts et collages d’affiches.
En Limousin, dans la Creuse, après une action coup de poing à Guéret, le MJS organisera un café débat.
En Aquitaine, à Bordeaux, les militants arpenteront le marché Saint-Michel, et se concentreront sur la 2ème circonscription.
En Bretagne dans le Finistère, aura lieu un marathon citoyen durant toute la journée de samedi à Concarneau et à Brest...
Ainsi, dans toutes les fédérations, les adhérents et sympathisants du Parti socialiste et du Mouvement des jeunes socialistes uniront leur force pour diffuser avec force de conviction les premiers documents de campagne de la candidate de tous les socialistes
Edifiant : Ségo vue par Sarko sur le post interdit par I.Télé ! par desirsdavenir44 @ Samedi, 09. Déc, 2006 - 16:24:44
Voici le post de Laurent Bazin qui rend compte du déjeuner off avec Nicolas Sarkozy retiré de son blog à la demande de la direction d'I Télé.
(DR)
"Ce mercredi midi, la rédaction d'I>télé était invitée à manger place Beauvau avec le ministre de l'Intérieur. Un déjeuner off dans la plus pure tradition, bien entendu. R.V. 13 heures... 13h15, arrivée du Ministre de l'Intérieur, souriant, costume gris élégant, chemise bleue ciel, cravate bleue soutenue. Jolie montre au poignet. Le portable est posé sur la table à sa droite. Un bouton-pressoir noir à coté du verre pour sonner les serveurs. Entrée en matière simple et de bon aloi : "Ah, vous êtes plus sympas là que lorsque je vous écoute parler de moi à la télé. Vous m'épargnez pas... La petite là (Valentine Lopez du service politique, assise à sa gauche, ndlr) : visage d'ange, mais elle jamais un mot gentil. Que des méchancetés. Elle me loupe jamais. Le tout, bonhomme, sans cesser de plaisanter, en fixant la directrice Générale de la chaine et le directeur de la rédaction assis en face de lui. Suit le refrain désormais bien connu (Charles Pasqua, l'avais étrenné en 1986 lors des manifs étudiantes) : "les journalistes de toute façon, vous pouvez pas vous en empécher. La campagne de Ségolène Royal c'est formidable, mon entrée en campagne, c'est nul. C'est sociologique, chez vous : vous êtes 2/3 de gauche, pour 1/3 de droite." L'entrée vient d'arriver : Coquilles Saint Jacques poëlées. Salade mélangée et volaille émincée pour le Ministre. Itélé, ce n'est donc pas sa tasse de thé ? Regard vers son conseiller en communication Franck Louvrier : "Ah! Franck m'a dit de ne pas y aller trop fort, alors... (sourire) Je ne dis pas tout ce que je pense de vous. Je ne veux pas qu'on se fâche. Mais Cécilia, en revanche, elle aime bien I>télé, elle dit que c'est la chaine la plus ouverte, la plus variée. Enfin, il faut reconnaitre que vous avez beaucoup progressé"". L'entrée en matière épuisée, le rapport de force installé, on passe aux questions politiques. Arrivée du plat de résistance : un filet de bar sur un risotto aux champignons et légumes verts pour nous, une deuxième assiette de crudités et son émincé pour Nicolas Sarkozy (régime, régime...). Ségolène Royal ? Elle ne l'inquiète pas, même si il s'agace des grâces que lui font les medias. "Non, elle ne va pas s'effondrer, c'est macho de dire ça. Elle est intelligente, solide, courageuse. Non, elle ne s'effondrera pas. Mais il faut lui opposer les idées. Moi, je serais sur le terrain des idées. Poli, courtois, mais intraitable sur le fond. C'est une femme, mais c'est surtout une responsable politique. Ca fait 20 ans qu'elle est là. Et puis Ségolène Royal, c'est moi qui lui ai ouvert la voie. Si je n'avais pas pris l'UMP comme ça, contre Chirac, vous croyez qu'elle aurait pu bousculer les élephants du PS. Jamais... Maintenant, les français attendent le match. Le match des nouveaux. Ils ne vont pas être décus. Je la sens bien cette campagne. Vous allez voir le sondage IPSOS qui sort cet après midi. Je repasse en tête, j'ai 51% au second tour."
En attendant, il y a débats à l'UMP à partir de samedi. Ca compte ? Il balaie l'affaire d'un revers de main. "Le moins possible. De toute façon les jeux sont faits. Alliot Marie a perdu 9 points dans le dernier sondageMoi je serais sur une chaise, peut-être même sans cravate. J'écouterais, je répondrais. De ma chaise. Ne pas en faire trop. Et si MAM me reprend sur la discrimination positive, cette fois je répondrais calmement. La première fois (lors de la convention du projet en novembre) j'ai été surpris. C'était une erreur". Bayrou. "Je n'en parle pas, je ne critique pas. Ses électeurs voteront pour moi au second tour, je ne l'attaquerai pas. Je dis juste qu'il se trompe de chemin". Le Pen. Il l'aura, un jour il l'aura... "Mais on ne fait pas reculer Le Pen en étant Ministre de l'Intérieur. Il faut pouvoir agir sur tous les terrains. Redonner espoir dans l'avenir. Redonner espoir. Dans les années 50/60 l'avenir était un espoir. Au creux des années 80/90, il est devenu une peur. Il faut redonner espoir. Le Pen il est là depuis 1983, avec les magouilles de Mitterand... On ne le chasssera pas comme ça... " Et Jacques Chirac ? Il parait qu'il regarde LCI, lui. "Oui. Il regarde toute la journée mais on ne parle plus beaucoup de lui. Franchement, je ne voudrais pas être à sa place". Il revient sur sa gestion de medias. Pas trop, "ca use"... Depuis la rentrée il n'a fait que PPDA, Chabot ("Trois heures, six millions de télespectateurs, vous avez vu ca ? Je suis le seul à faire ça."), Inter une fois, RTL une fois et deux fois Europe 1. "Elkabbach c'est le meilleur. Lui, il travaille. Ca me rassure". Le dessert arrive. Un flan au pomme, très fin avec sa boule de vanille couronnée d'une chips de pomme. Pour nous... Nicolas Sarkozy se contente d'un bol de fromage blanc avec son coulis de fraise (sans sucre?) et enchaine sur sa vision de l'ecole. Spectaculaire mémoire. Il connait par coeur, mot après mot le discours prononcé quelques semaines plus tôt sur l'Education. "entre l'uniforme et le jean qui laisse beaucoup trop voir, il y a une marge", dit-il (mais il ne dit pas "string", parce Ségolène Royal l'a déjà fait). Je veux une école sans casquettes vissées sur la tête, sans portables, ou les élèves se lèvent lorsque le prof entre dans la pièce". Nostalgie ? Non, retour à quelques bonne vieilles valeurs dans un monde qui "change si vite". Les parents attablés acquiessent. Nathalie (Ianetta) demande dans un éclat de rire si il ne veut pas venir chez elle donner quelques leçons à son fils Oscar. Nicolas Sarkozy rigole à son tour. A cet instant, les assiettes ont disparu. On sert le café avec de joli truffes carrées et du sucre de canne. Sarkozy le guerrier, l'homme dont la jambe droite n'a pas cessé de s'agiter depuis une heure, se laisse - apparemment - aller à l'évocation de quelques souvenirs. Il raconte les plaisirs simples de son enfance. Les escapades au café avec "son grand père qui l'a élevé", le trajet en métro, le jus d'orange presque rituel de ces sorties magiques, la main dans celle du Docteur Malah. Sarkozy enfant se damnait, dit-il, pour ces moment là. Pour aller au spectacle on reservait quatre mois à l'avance. Ma mère nous achetait des vètements neufs, pour y aller... Des vètement neufs, c'était quelque chose. Attention, hein... On n'était pas pauvres. On était des bourgeois. Ca allait. Mais c'était tout de même quelquechose". Il parle de sa première emotion de cinéma. "Ben hur". "Avec Charlton Eston, celui de 59, hein, pas l'autre... quand je l'ai vu au Kino, ça faisait quatre ans qu'il était à l'affiche. Quatre ans, aujourd'hui un film ca rester quoi ? Trois semaines à l'affiche?". Aujourd'hui, il adore les bronzés 3 : "14 millions d'entrées. Il faut pas cracher sur un film parce qu'il a rencontré le public. C'est comme Jonathan Littel et ses "Bienveillantes" (qu'il a lu et apprécié même si certains passages l'ont mis mal à l'aise) : "250.000 exemplaires vendus sans un seul article de presse. Il s'est bien passé quelque chose, non ? On ne peut pas le nier". Et il affirme : "moi j'ai vendu plus de 400.000 exemplaires de "Témoignages". Ca c'est quelquechose, non ?". Retour à la littérature. Il dit que son livre préféré c'est le "voyage au bout de la nuit" de Celine. Qu'il adore Albert Cohen, et ces quarante pages ou Ariane attend Solal dans "Belle du seigneur". Que l'écrivain ait su se glisser avec une telle précision dans la tête d'une femme l'épate. Il est très sensible à ces quarante pages; C'est "son coté femme", dit-il. Et le voilà érudit : "C'est un livre que Cohen a écrit en 68, sur les bords du lac de Genèves. en 68... Il devait s'emmerder comme un rat". Il redevient sérieux : "Mais mon préféré de Cohen c'est le "livre à ma mère". Celui là, il l'a écrit en en 59. Et la preface, vous savez : "aux insensés qui pensent que leur mère est immortelle". Ca c'est fort, très fort. Il est 14.35, retour à la politique. Nicolas Sarkozy confie qu'il ne se voit pas faire ça toute sa vie. Surprise générale. "Deux mandats et c'est tout ?", glisse une journaliste. "Et encore, répond le candidat, si ca ne tenait qu'à moi je n'en ferais qu'un. Mais je ne peux pas. Tant d'espoirs reposent sur moi. Des millions de gens comptent sur moi. Je ne peux pas faire ça." Et après ? "Après j'irai dans le privé, gagner de l'argent. Je suis avocat, je peux réussir là. Mais j'ai aussi des amis qui me confieraient bien la tête d'une grande entreprise privée. L'argent, ça compte. Je n'ai pas de fortune personnelle. Ce qui compte dans la vie, c'est l'amour. De l'argent, c'est pour les siens, pour acheter une maison, un bel appartement. Offrir un appartement à ses enfants... Je ne veux pas être comme Giscard et Raffarin, un ancien le reste de ma vie à me trainer là, à me lamenter sur ce que je ne suis plus". 14.45. Le ministre-président-candidat est reparti avec une franche poignée de main et un petit mot pour chacun. "C'était très sympa", me dit-il en me serrant chaleureusement le coude. Bien entendu, cher Zbiegnew c'était off. Et oui, Charles, les cuisiners de la Place Beauvau ont le tour de main... Mais on sait maintenant à quoi servent ces rencontrent off... Alors pourquoi se priver de vous le raconter. A moins que vous ne vouliez pas savoir ?"
Les longs discours et les belles promesses non tenues, voilà ce dont les français ne veulent plus. Voilà ce qui nourrit le discrédit et la crise de confiance qui se mêle au délabrement de nos institutions et donc de la démocratie dans notre pays.
En plaçant la rénovation et l'éthique politique au cœur de sa candidature, Ségolène Royal a répondu à la demande de changement que formulent les citoyens.
Ce changement a été plébiscité par les militants socialistes qui lui ont offert une très nette victoire de 60,62 % !
Il reste à faire le plus dur et le plus délicat devant les français : battre une droite aux abois qui conjugue à l’autoritarisme, un clientélisme débridé.
Militants, citoyens, rassemblons-nous tous, pour réaliser nos désirs d'avenir éthique !
Vidéo de propagande pour certains, vidéo reflétant le réel danger que représente Nicolas Sarkozy pour d'autres.
Le débat se doit de transcender cette dualité, la forme ne peut l'emporter sur le fond.
Pour ma part, il n'est qu'un pion sur l'échiquier mondial, sa défaite n'est que peu probable, Ségolène, un leurre imposé par les médias, une proie facile pour Sarkozy.
Pays des valeurs universelles, La France a toujours été un acteur prédominant sur la scène internationale, encourageant le dialogue et prêchant la paix, même si pour beaucoup cette élection se résume à la politique intérieure, nous nous devons aussi d‘envisager le rôle qu’elle incarnera d’un point de vue plus global, dans un monde déjà bien chaotique, avec à sa tète Nicolas Sarkozy. Durant le quinquennat du futur président, il est fort plausible que de nouveaux conflits émergent.
Indubitablement, le jour viendra ou les Etats-Unis et Israël attaqueront l'Iran, ce n'est qu'une question de temps, Israël ne permettra jamais qui que ce soit d'être une menace potentielle à sa politique satanique, de plus l’entrée d’Adolf Lieberman, l’homme symbolisant le vrai visage du sionisme, au sein du gouvernement israélien, promu vice-premier ministre et, ce qui est plus significatif, Ministre en charge des Menaces stratégiques auxquelles Israël doit faire face, visant bien entendu l’Iran, confirme l’objectif suicidaire d’une nouvelle guerre au Moyen-Orient .
Irrécusablement, Sarkozy adoptera la politique belliciste de ses amis de longue date, les 655.000 morts d'Irak sont bien réels, même si peu d'entre nous y prêtent une quelconque attention, nous sommes bien plus sensibilisé lorsque la belle-mère du voisin décède, étrange monde, la distance à elle seule nous déshumanise. Le nombre de morts Iraniens risque d'être bien plus élevé, et pour ma part chaque électeur ayant permis l’accession à la tete d’un pays, d'une personnalité qui sans aucun doute impliquera toute une nation dans une guerre qui n’a pas lieu d’être, se devra d’assumer sa part de responsabilité.
Les leçons tirées des drames de l'humanité n’ont que peu d’importance comme toujours, alors si pour vous Sarkozy incarne un homme de dialogue, une personnalité capable d’apaiser les tensions et œuvrant pour la paix, alors je vous donne rendez-vous dans quelques années, si il vous faut du vécu pour comprendre, je vous souhaite bonne chance.
Le syndicalisme de masse en débat par desirsdavenir44 @ Dimanche, 10. Déc, 2006 - 09:27:06
Contribution sur Paris d'avenir
La promotion d’un syndicalisme de masse constitue une orientation forte des propositions de Ségolène Royal.
Il s’agit de doter la France d’acteurs sociaux plus puissants, davantage légitimes et mieux associés à la conduite des politiques économiques et sociales. C’est également une réponse démocratique reposant sur l’engagement collectif au service de la protection du plus grand nombre.
L’objectif d’un syndicalisme de masse répond à un triple constat sur les lacunes de la situation actuelle.
1) La France est le 30ème et dernier pays de l’OCDE en termes d’adhésion aux syndicats : le taux de syndicalisation est situé aux alentours de 8% au total (5% dans le secteur privé, 15% dans le secteur public). Le taux de syndicalisation global a quasiment été divisé par deux en 25 ans, même si la tendance est à la stabilisation depuis une dizaine d’années. Aujourd’hui, les cadres sont davantage syndiqués que les catégories intermédiaires, les employés et les ouvriers.
La France se situe loin d’autres pays européens dont les taux de syndicalisation sont de l’ordre de 80% en Suède ou 60% en Belgique, 30% en Allemagne, Italie ou au Royaume- Uni.
2) La démocratie sociale traverse, comme la démocratie politique, une crise de la représentation. Outre ces faibles niveaux d’adhésion, les syndicats français, s’ils conservent une efficacité dans leurs mobilisations, peinent à représenter l’ensemble des salariés dans leur diversité. Les phénomènes de mondialisation et de révolution technologique, conjugués au recours accru à la sous-traitance et au travail précaire, ont profondément modifié les structures productives et ont altéré le tissu syndical. Les salariés des petites entreprises, les jeunes, les précaires, les chômeurs expriment souvent le sentiment que les organisations défendent surtout les intérêts des salariés du public et des grands groupes.
3) Faible syndicalisation et crise de la représentation concourent, avec le nombre important d’organisations syndicales, à une relative faiblesse des représentants des salariés face aux employeurs et au gouvernement. Or, un fonctionnement harmonieux de l’économie suppose un partage équitable de la valeur ajoutée et les réformes politiques doivent prendre en compte les attentes des salariés. Un syndicalisme de masse serait par conséquent un facteur puissant de rééquilibrage, susceptible de peser dans la répartition des richesses nationales et dans la conduite des réformes.
Une action résolue en faveur d’un syndicalisme de masse suppose d’explorer parallèlement plusieurs pistes et d’actionner simultanément plusieurs types de leviers.
1) Il s’agit avant tout de donner envie à tous les salariés d’adhérer au syndicat de leur choix, ce qui implique un changement des mentalités de tous mais aussi des mesures concrètes d’aide à l’adhésion. Changement des mentalités des employeurs d’abord, qui à l’instar de leurs homologues d’autres pays, doivent comprendre que le syndicat est un acteur indispensable de la vie sociale et du développement de l’entreprise, l’exemple suédois montrant que des syndicats forts n’impliquent pas blocages et conservatismes.
A cet égard, les pouvoirs publics doivent lutter avec constance et énergie contre les discriminations liées à l’adhésion ou à l’activité syndicale, qui alimentent une forme de peur de se syndiquer. Changement des mentalités des salariés ensuite, dans un contexte où l’individualisme est trop souvent valorisé au détriment de l’action et de la réflexion collective. Changement des mentalités des syndicats eux-mêmes enfin, qui doivent sans doute chercher à représenter l’ensemble des salariés dans leur diversité, faire évoluer leurs modes d’action en apportant davantage de services à leurs adhérents et mieux mêler action revendicative et démarches constructives.
L’adhésion syndicale doit également être encouragée par des mesures simples et concrètes. Si le coût de cette adhésion n’est pas à lui seul l’élément déterminant de la situation actuelle, il peut constituer un obstacle, notamment pour les salariés les moins rémunérés. Or, les aides fiscales actuelles ne profitent qu’aux seuls salariés imposables, ceux qui en ont le moins besoin ! Il faudra par conséquent revoir ce système fiscal en en faisant bénéficier tous les salariés, voire explorer la formule du chèque syndical, public ou privé, pour étendre et faciliter l’adhésion au sein de l’entreprise.
2) Parallèlement, de nouvelles formes de représentation et de dialogue social devront être développées dans les entreprises et dans les territoires, pour insuffler une dynamique nouvelle là où les syndicats peinent actuellement à s’implanter, notamment dans les petites entreprises. Les organisations syndicales ont à terme tout à gagner à voir des salariés, actuellement peu défendus, bénéficier de modes nouveaux d’expression et de représentation.
L’essor d’un véritable dialogue social territorial, par site ou par bassin d’emploi, l’utilisation des nouvelles technologies comme mode de consultation intra- et interentreprises, l’extension des domaines de dialogue et de négociation aux réalités de la vie quotidienne des salariés (conditions de travail, conciliation vie familiale-vie professionnelle, transports, etc.), le recours à des formules de démocratie directe ou à des modes expérimentaux de représentation élective simplifiée dans les petites entreprises sont autant de pistes susceptibles de rapprocher les salariés de la défense de leurs intérêts et donc, d’une manière ou d’une autre, de l’action syndicale. Elles méritent assurément d’être discutées avec les partenaires sociaux.
3) Enfin, le renforcement des syndicats impliquera nécessairement de refonder et de repenser les bases de la démocratie sociale, en inscrivant les logiques de représentation des salariés sur des principes démocratiques simples et clairs d’une part et en articulant mieux démocratie politique et démocratie sociale d’autre part.
Même à niveau de syndicalisation dans un premier temps inchangé, le poids et la légitimité des syndicats peuvent être accrus en fluidifiant les règles du jeu de la démocratie sociale. Ensuite, si ce premier objectif est atteint, les salariés seront davantage incités à s’investir dans une action syndicale plus efficace et mieux reconnue.
Il s’agirait en premier lieu de fonder la légitimité syndicale sur l’expression démocratique des salariés et donc sur l’élection. A cet égard, le projet socialiste est particulièrement clair, en proposant la généralisation du principe majoritaire pour la validation des accords collectifs et l’établissement de la représentativité sur des bases électives. Ainsi légitimés et redynamisés, les syndicats ne peuvent que gagner en poids et en influence.
En second lieu, la démocratie politique devra mieux s’appuyer sur la démocratie sociale. La conduite des réformes en matière économique et sociale peut fournir le terrain d’application d’une nouvelle approche et de nouvelles méthodes dans la conduite des réformes en général, en offrant davantage d’espace et de temps pour la concertation, voire pour la négociation entre acteurs. A cet égard, les mécanismes d’une concertation réelle et systématique devront être posés de manière claire, en s’écartant des méthodes de consultation purement formelle et du contre modèle parfait que constitue la création du CPE.
Au total, c’est bien d’une exigence démocratique qu’il s’agit en renforçant les acteurs sociaux et la démocratie sociale, car comme le relevait Léon Blum, « la démocratie politique ne sera pas viable si elle ne s’épanouit pas en démocratie sociale ; la démocratie sociale ne serait ni réelle ni stable si elle ne se fondait pas sur une démocratie politique.
Entretien avec Marion Paoletti, maître de conférences en sciences politiques
Source : Le Monde
Propos recueillis par Anne Chemin
En France, quand les femmes participent à la vie politique, elles le font différemment des hommes. Pourquoi ?
Souvent, l'engagement militant des femmes dans la cité ne passe pas par l'adhésion à un parti politique. Les femmes ont largement participé, au cours de l'histoire, aux mouvements révolutionnaires, elles sont présentes dans les mouvements sociaux, elles adhèrent aujourd'hui à un syndicat aussi souvent, ou presque, que les hommes, elles militent presque autant qu'eux dans des associations, notamment celles qui ont trait à la famille, au lien social et à la proximité. Mais les partis politiques restent des univers très masculins : les femmes représentent seulement 32 % des adhérents au PS, 35 % de ceux de l'UMP et 40 % de ceux du PC.
Pour comprendre ces réticences des femmes, il faut évoquer une particularité française : il se passe presque un siècle entre l'adoption du suffrage universel masculin, en 1848, et l'octroi du droit de vote aux femmes, en 1944. En Europe, la France est le seul pays, avec la Suisse, à afficher un délai aussi long. Depuis la seconde guerre mondiale, les femmes sont bien sûr devenues des électrices à part entière, leur taux de participation aux élections a rejoint celui des hommes dans les années 1980. Mais la méfiance qu'elles conservent à l'égard des partis politiques traditionnels et des instances officielles de la démocratie représentative est sans doute le prolongement de cette exclusion historique de la citoyenneté, qui a duré presque un siècle.
Pourquoi si peu de femmes ont-elles accédé à des responsabilités politiques importantes pendant la IVe République et les débuts de la Ve ?
Le mode de scrutin des bastions traditionnellement masculins comme l'Assemblée nationale ou les conseils généraux - le scrutin uninominal à deux tours - a été très défavorable aux femmes, qui étaient surtout présentes dans les petites formations politiques. La Ve République, avec ses logiques de fiefs et de circonscriptions, ses habitudes de cumul de mandats et ses reconductions traditionnelles de sortants, a aussi joué contre les femmes. Pendant ces années-là, les partis politiques de gouvernement, qui font les désignations, ont dans l'ensemble porté une faible attention à la question des femmes. Les changements majeurs qui sont intervenus au cours de ces décennies dans la situation économique et sociale des femmes ne se sont donc pas répercutés dans les partis politiques. Enfin, être une femme a longtemps été un handicap : avoir de l'ambition politique était considéré comme une disposition masculine, ce qui est - peut-être - en train de changer.
La loi sur la parité, en 2000, a-t-elle modifié cette donne ?
En plus de ses effets mécaniques - la parité est désormais acquise dans les assemblées élues au scrutin de liste comme le Parlement européen, les conseils régionaux ou les conseils municipaux des villes de plus de 3 500 habitants -, la loi sur la parité a offert une légitimité nouvelle aux femmes qui souhaitaient s'engager dans le monde politique. Dans les années 1990, les professionnels de la politique, dont la légitimité était de plus en plus contestée, ont, pour la première fois, établi un lien entre la crise de la démocratie représentative et l'absence des femmes dans les institutions. La parité est alors apparue à l'ensemble des élus, quelle que soit leur appartenance partisane, comme un instrument de modernisation de la vie politique. En 2001, au moment du baptême enchanté de la parité, la question du renouvellement du personnel politique était centrale.
Plus concrètement, la parité a permis d'investir des femmes sur les listes des européennes, des régionales et des municipales dans les villes de plus de 3 500 habitants : grâce au scrutin de liste, ces institutions sont désormais constituées pour moitié de femmes. Mais il reste des bastions masculins comme l'Assemblée nationale et les conseils généraux. A l'Assemblée nationale, où la loi se contente d'imposer des amendes aux groupes politiques qui ne respectent pas la parité, la progression des femmes a été très faible : en 2002, le nombre de députées a augmenté de 1,4 %. Dans les conseils généraux, qui sont traditionnellement un sas de passage vers la députation, la loi sur la parité ne s'applique pas : en 1998, la part des femmes atteignait seulement 8,3 %, et elle est passée à 9,8 % en 2001 et 10,9 % en 2004... Enfin, la loi sur la parité ne dit rien de l'intercommunalité, qui est devenue "le" lieu de pouvoir des institutions locales.
Finalement, la parité concerne surtout les conseils municipaux et régionaux et le Parlement européen, c'est-à-dire des institutions plus récentes et moins valorisées que l'Assemblée nationale ou les conseils généraux. Et, même là où elle s'applique, la spécialisation reste la règle : dans les exécutifs des conseils régionaux, les femmes demeurent cantonnées aux délégations réputées féminines, comme les affaires sociales, l'éducation ou l'aide aux personnes âgées. Enfin, elles restent d'éternelles "nouvelles" en politique, car elles sont moins souvent réinvesties une fois leur mandat accompli. Dans l'esprit des têtes de liste, elles doivent donc allier ces qualités de femmes et de profanes, ce qui permet aux responsables politiques de garder le monopole de la prise de parole et de l'arrière-cuisine électorale.
Aujourd'hui, quels sont les obstacles à l'investissement politique des femmes ?
Les partis restent des machines très concurrentielles et très professionnalisées, que les femmes, qui sont plus critiques envers la vie politique que les hommes, n'ont pas envie de rejoindre. Il y a donc une autocensure féminine. Mais le blocage majeur, c'est l'inégalité dans le partage des tâches domestiques et la spécialisation des rôles au sein du foyer. Les femmes représentent 46 % de la population active, mais, en 2001, le noyau dur des tâches domestiques - le ménage, les courses, le linge, la vaisselle, les soins apportés aux enfants - reposait à 80 % sur les femmes, qui leur consacraient en moyenne 33 heures par semaine.
Savoir si une femme a ou non des enfants, et a fortiori des enfants en bas âge, est une variable déterminante de sélection pour les partis politiques, car l'une des qualités recherchées pour les têtes de liste, c'est la disponibilité. Faire une carrière politique professionnelle, cela demande de mettre sa vie privée entre parenthèses, ce que les femmes ont moins souvent la possibilité de faire. C'est d'ailleurs pour cette raison que les femmes sans profession sont si nombreuses parmi les conseillères municipales : bien que ce soit un modèle en déclin dans la société française, 22 % d'entre elles ne travaillent pas, contre seulement 8 % parmi les hommes. Les femmes qui travaillent ont un temps contraint : lorsque nous faisons des entretiens avec des vice-présidentes de conseil régional qui ont des enfants, elles expliquent que le soir, à l'heure de la sociabilité masculine autour d'un verre, elles font réciter leurs verbes irréguliers aux enfants. Sans parité domestique, il ne pourra pas y avoir de parité politique.
Les femmes qui entrent en politique ont-elles des comportements différents de ceux des hommes ?
Ce qui est très net, lorsque l'on observe les lieux de pouvoir, c'est que les femmes parlent moins que les hommes et qu'elles interviennent plus tardivement et moins longtemps dans les débats. Elles ont également beaucoup plus de difficultés à obtenir de l'attention. Même si elles sont en général, dans la sphère privée, plus douées pour la parole que les hommes, ce phénomène s'inverse dans l'arène publique. C'est un effet de l'histoire - les règles de la prise de parole ont été élaborées par les hommes -, mais c'est encore très net.
Pensez-vous que la loi sur la parité, pour produire ses effets, doit être complétée par d'autres réformes ?
Si l'on veut que la parité soit la règle dans toutes les assemblées et tous les exécutifs, il faut que la loi soit plus contraignante qu'aujourd'hui. Si l'on veut renouveler le personnel politique, il faut concevoir d'autres réformes, comme le non-cumul des mandats et le statut de l'élu. Certaines femmes élues dans le cadre des lois sur la parité sont déjà en voie de professionnalisation rapide - à l'Assemblée nationale, 89 % d'entre elles ont au moins deux mandats, comme leurs collègues masculins - et la parité, seule, ne peut lutter contre ce phénomène. Enfin, si la parité a pour but de rompre avec la présidentialisation du régime ou de renforcer la démocratie participative, il faut aller plus loin en instaurant un régime parlementaire ou en modifiant les règles du jeu de la décentralisation.
Comment analysez-vous, dans ce contexte, la victoire de Ségolène Royal au sein du PS ?
Ségolène Royal a réussi l'alliance des contraires. Elle a un parcours typique des hommes politiques de la Ve République - l'ENA, le cabinet d'un président de la République, l'élection, ensuite, comme députée -, mais ce qui pourrait être perçu comme un stigmate est gommé par le fait d'être une femme. Et ce d'autant plus que ce qui la distingue des leaders politiques masculins, c'est qu'elle n'a pas emprunté le chemin classique d'un présidentiable, qui passe par la prise de parole au congrès, le dépôt de textes et la structuration d'un courant. Autre alliance des contraires : elle met en avant des qualités traditionnellement féminines - le pragmatisme, la proximité, la famille - au risque de solidifier une identité conservatrice très éloignée des courants libertaires et subversifs des féministes des années 1970, alors qu'elle a impulsé, lorsqu'elle était ministre, des politiques publiques qui entament le modèle patriarcal dont nous sommes les héritiers. Je pense par exemple à la création du congé paternité ou à la loi sur la coparentalité, qui institue la résidence alternée.
Marion Paoletti est maître de conférences en sciences politiques à l'université Bordeaux-IV. Elle a publié en 2002 "Cahiers de campagne" (Le Bord de l'eau)
Ségolène mûrit sa pensée à Porto par desirsdavenir44 @ Vendredi, 08. Déc, 2006 - 05:05:05
A la réunion des socialistes européens, elle a affiné ses positions sur l'UE.
Par David REVAULT D'ALLONNES Libération : vendredi 8 décembre 2006 Porto (Portugal) envoyé spécial
Elle était attendue de pied ferme. Après les déconvenues du traité constitutionnel, et dans un contexte de fin de cycle pour les gauches allemande et britannique, les socialistes européens voulaient, de leurs yeux, apprécier le phénomène Ségolène Royal. «Il y a la recherche d'un leadership européen, diagnostiquait François Hollande. Et ce qui se passe en France peut contribuer à la créer. D'où l'accueil qui lui est fait.» De fait, la candidate a été la vedette du 7e Congrès du Parti socialiste européen (PSE), hier à Porto, adoubée en grande pompe par Poul Rasmussen, président du PSE, et José Sócrates, premier ministre portugais. Incontestablement, Ségolène Royal suscite beaucoup d'espoirs. Mais aussi de questions. Un membre du Labour Party irlandais : «Je ne crois pas que les socialistes européens ont une opinion sur ce que Ségolène ferait en Europe. Elle-même a-t-elle une opinion ?» Un socialiste belge : «Tous les socialistes européens souhaitent sa victoire, d'autant que Sarkozy représente un réel danger pour nos idéaux. Mais notre préoccupation porte sur une certaine indéfinition de ses idées et de ses propositions concrètes». Même au sein de la délégation française, la teneur de son discours interrogeait. «Je ne sais pas sur quoi Ségolène peut intervenir, lançait Benoît Hamon, secrétaire national aux questions européennes, à l'arrivée de François Hollande à la réunion de la délégation du PS. «Peut-on avoir une parole homogène, forte, du PS français ? Ce serait extrêmement utile...» A l'arrivée, Ségolène Royal intégrera dans son discours une référence à la directive sur les services publics, dada des socialistes français qui ont toujours fait entendre une voix dissonante par rapport à leurs camarades européens. «Matière grise». «Nous avons à reconquérir la confiance des catégories populaires, a estimé Ségolène Royal dans son discours. C'est une des raisons de l'échec du référendum.» Au chapitre de la relance européenne, la candidate a estimé que «l'Union à 28 a besoin de règles nouvelles pour bien fonctionner». En insistant sur le calendrier davantage que sur le contenu : «L'Allemagne fera des propositions. Je souhaite que nous puissions déboucher pendant la présidence française [2008, ndlr]», a expliqué Ségolène Royal, qui s'est également attaquée à l'indépendance de la BCE (lire aussi page 17). «Ce n'est plus à M. Trichet de décider de l'avenir de nos économies, c'est aux dirigeants démocratiquement élus.» Un peu plus tard, en marge d'une série de rencontres express (avec Sergueï Stanichev, Premier ministre bulgare, Martin Shultz, président du groupe PSE, Howard Dean, président des Démocrates américains et José Sócrates), la candidate précisait sa pensée : «Toutes les entreprises souffrent de l'euro fort. Il faut un juste équilibre entre gestion rigoureuse des finances européennes et marge de manoeuvre politique par rapport aux besoins de croissance de l'Europe.» Elle a par ailleurs prôné le «lancement de grands projets d'investissement dans le domaine de la matière grise, de la recherche, de la qualification [...]. Si l'Europe va vite, si elle est capable de définir des grandes priorités, les gens vont s'attacher à ce projet européen». Fidèle à sa théorie politique : faire «l'Europe par la preuve avant d'avancer sur un texte.»
Ségolène prône une "Europe des gens" par desirsdavenir44 @ Vendredi, 08. Déc, 2006 04:55:50
(le Monde)
La candidate du PS à l'élection présidentielle française de 2007, Ségolène Royal, a sévèrement critiqué jeudi 7 décembre, à Porto (Portugal), la Banque centrale européenne (BCE) et son président, Jean-Claude Trichet, leur déniant "le droit de décider de l'avenir" de l'économie européenne.
"Ce n'est plus à M. Trichet de décider de l'avenir de nos économies, c'est aux dirigeants démocratiquement élus", a lancé Mme Royal, lors de la séance d'ouverture du congrès du Parti socialiste européen à Porto. Pour Ségolène Royal, remettre l'Europe sur les rails "suppose que la Banque centrale européenne soit soumise à des décisions politiques, bien sûr celles de l'Eurogroupe" – qui réunit les ministres des finances de la zone euro – "mais aussi celles du Conseil européen" des chefs d'Etat et de gouvernement. L'indépendance de la BCE est inscrite dans les traités européens qui stipulent qu'elle ne doit recevoir d'instructions d'aucun gouvernement dans la conduite de la politique monétaire.
Plus généralement, Mme Royal, accueillie en star par ses pairs du Parti socialiste européen, a déclaré : "Je veux, si je suis élue, remettre l'Europe en mouvement, lui redonner un souffle." "Je veux que l'Europe avance par la preuve et l'action, il faut construire l'Europe des gens, qui réussit à lutter contre le chômage, contre la vie chère, contre toutes les formes de précarité", a-t-elle ajouté. Elle a prôné une "Europe de la matière grise, de l'intelligence, des qualifications, l'Europe de la recherche, de l'environnement, de l'après-pétrole", et appelé les socialistes à "porter l'ambition sociale de l'Europe".
par desirsdavenir44 @ Jeudi, 07. Déc, 2006 - 13:14:13
L'ancien ministre de la Culture Jack Lang a annoncé le lancement par le Parti socialiste d'une campagne pour l'inscription sur les listes électorales, avec le chanteur Cali. "Je lance lundi prochain avec Ségolène Royal cette campagne d'inscriptions sur les listes électorales avec Cali comme parrain", a déclaré Jack Lang, jeudi 7 décembre 2006, sur RMC. Selon le député du Pas-de-Calais, "12% du corps électoral" n'est pas inscrit: "Il y a de quoi faire la différence entre deux candidats". Jack Lang a rappelé que la date limite pour s'inscrire était fixée au 31 décembre. Mais ce jour tombant un dimanche, il faut donc s'inscrire avant le 30 janvier. Il ne reste donc plus que 23 jours. Le PS a mis en ligne plusieurs tracts incitatifs. Le premier, "En 2006 on s'inscrit, en 2007 on gagne", s'adresse à l'ensemble des citoyens majeurs, tandis qu'un second, "Je vote où je vis", vise les étudiants.
Plus de millions de non-inscrits
Selon le ministère de l'intérieur, il y a au moins 2 millions de non-inscrits sur les listes électorales en France. L'inscription des jeunes sur les listes électorales est automatique, mais il est conseillé de vérifier à la mairie que cela a bien été effectuée. L'inscription en mairie est indispensable pour les personnes qui ont déménagé et pour celles qui n'ont pas encore été inscrites. Il suffit de fournir une photocopie de pièce d'identité en cours de validité (carte d'identité, passeport…) et de présenter l'original. Il faut aussi une preuve de domicile (facture de téléphone fixe ou d'électricité, avis d'imposition, quittances de loyer…). En cas de résidence chez les parents, une attestation des parents sur papier libre est nécessaire.
L'ancien ministre de la Culture Jack Lang a annoncé le lancement par le Parti socialiste d'une campagne pour l'inscription sur les listes électorales, avec le chanteur Cali. "Je lance lundi prochain avec Ségolène Royal cette campagne d'inscriptions sur les listes électorales avec Cali comme parrain", a déclaré Jack Lang, jeudi 7 décembre 2006, sur RMC. Selon le député du Pas-de-Calais, "12% du corps électoral" n'est pas inscrit: "Il y a de quoi faire la différence entre deux candidats". Jack Lang a rappelé que la date limite pour s'inscrire était fixée au 31 décembre. Mais ce jour tombant un dimanche, il faut donc s'inscrire avant le 30 janvier. Il ne reste donc plus que 23 jours. Le PS a mis en ligne plusieurs tracts incitatifs. Le premier, "En 2006 on s'inscrit, en 2007 on gagne", s'adresse à l'ensemble des citoyens majeurs, tandis qu'un second, "Je vote où je vis", vise les étudiants.
Plus de millions de non-inscrits
Selon le ministère de l'intérieur, il y a au moins 2 millions de non-inscrits sur les listes électorales en France. L'inscription des jeunes sur les listes électorales est automatique, mais il est conseillé de vérifier à la mairie que cela a bien été effectuée. L'inscription en mairie est indispensable pour les personnes qui ont déménagé et pour celles qui n'ont pas encore été inscrites. Il suffit de fournir une photocopie de pièce d'identité en cours de validité (carte d'identité, passeport…) et de présenter l'original. Il faut aussi une preuve de domicile (facture de téléphone fixe ou d'électricité, avis d'imposition, quittances de loyer…). En cas de résidence chez les parents, une attestation des parents sur papier libre est nécessaire.
Voici un petit reportage du Journal de TF1 de 13H du Mercredi 08 Novembre 2006 de Jean-Pierre Pernaut sur les inscriptions dans les listes electorales avant le 31 Décembre 2006 pour pouvoir voter à l'élection présidentielle de 2007 et aux législatives.
Recrudescence des inscriptions sur les listes électorales Le premier tour de l'élection présidentielle sera le dimanche 22 avril 2007... Et pour pouvoir voter, il faut être inscrit sur les listes électorales de sa commune... Plus que quelques semaines avant la fin des inscriptions le 31 décembre... Une démarche citoyenne indispensable. Et les Français sont nombreux à la faire. Les inscriptions sont pour l'instant supérieures à une année normale.
------------------------
Listes électorales : plus que 15 jours
les électeurs non-inscrits n'ont plus que 15 jours pour se rendre en mairie afin pouvoir voter pour la présidentielle de 2007.
Plus que cinq semaines pour s'inscrire sur les listes électorales et pouvoir voter à la présidentielle de 2007. Les personnes ayant déménagé ou obtenu la nationalité française en 2006 et celles ne s'étant jamais inscrites avant 1997 sont invitées à se rendre en mairie d'ici le 30 décembre inclus, la Saint-Sylvestre tombant cette année un dimanche. Les jeunes fêtant leur 18e anniversaire avant le 21 avril 2007, veille du premier tour de la présidentielle, sont, eux, inscrits d'office sur les listes électorales. Il leur est cependant conseillé de vérifier en mairie que cette inscription a bien été effectuée.
"Ne laissez pas les autres décider pour vous", exhorte Cédric Bloquet, le directeur de l'association Civisme et Démocratie (CIDEM), dans un entretien à l'Associated Press. "Pour participer en 2007, si vous n'êtes pas inscrits, inscrivez-vous maintenant". L'inscription d'office, en vigueur depuis 1997, s'effectue normalement dans la commune de résidence de l'électeur.
2 millions de personnes pas inscrites
Le CIDEM estimait en octobre que plus de deux millions de personnes en âge de voter n'étaient pas inscrites sur les listes électorales. En décembre 2005, un mois après les émeutes en banlieue, le collectif Devoirs de mémoires, soutenu par des personnalités telles que JoeyStarr, Lilian Thuram et Jamel Debbouze, avait appelé "jeunes et moins jeunes" à s'inscrire sur les listes électorales afin d'être représentés, de "construire l'avenir" et de ne "pas revivre le 21 avril 2002". La portée de cet appel est difficile à évaluer. D'après le CIDEM, il y a eu moins d'1% des inscrits sur les listes électorales fin 2005. Les chiffres pour 2006 ne sont pas encore connus.
" Ça peut prendre 5 minutes"
Cédric Bloquet, du CIDEM, appelle les citoyens à s'inscrire en mairie dès que possible. "Ca peut prendre cinq minutes maintenant. Plus on attend vers le 30 décembre et plus les files d'attente s'allongent", a-t-il prévenu. "Les 28, 29, 30, il y aura certainement la queue dans les mairies. Donc allez-y maintenant!" Les inscriptions effectuées à partir du 1er janvier 2007 ne seront prises en compte qu'en 2008 et ne permettront pas de voter aux élections de 2007. La présidentielle aura lieu les 22 avril et 6 mai et les législatives les 10 et 17 juin.
-----------------------
¤¤ [Inscription d'office sur les listes électorales (jeunes de 18 ans)] ¤¤
Principe
Sont concernées par l'inscription d'office les personnes ayant atteint l'âge de 18 ans entre les dates de clôture de listes électorales, soit entre le 1er mars de l'année en cours, et le 28 (ou 29) février de l'année suivante. Cette année, sont concernés les jeunes atteignant l'âge de 18 ans entre le 1er mars 2006 et le 28 février 2007.
Mode d'inscription Les jeunes majeurs sont inscrits sans faire de demande individuelle sur les listes électorales de leur commune de résidence, lors des opérations de révision annuelle. Ces opérations se déroulent cette année du 1er septembre 2006 au 28 février 2007.
Procédure La commission administrative procède aux inscriptions en utilisant les informations fournies par l'INSEE et en vérifiant si les conditions sont réunies (identité, domicile, nationalité...). Attention , toute personne inscrite automatiquement ne reçoit pas de notification de son inscription.
Précautions à prendre Les fichiers des jeunes de 18 ans pouvant actuellement être incomplets, il est préférable que se renseigner auprès de sa mairie, pour vérifier que l'inscription est effectuée.
Inscription dans une autre commune Si un jeune souhaite être inscrit dans une autre commune que celle indiquée par l'INSEE pour l'inscription d'office (à noter, le domicile de vos parents est réputé être celui du jeune concerné pour cette inscription), elle doit accomplir les formalités d'inscription volontaire. Le jeune doit s'assurer qu'il n'a pas été inscrit en même temps dans sa commune d'inscription d'office.
En cas de litige En cas d'oubli ou si la commission a estimé que le jeune ne réunissait pas les conditions pour être inscrit (nationalité, domicile notamment), il doit s'adresser au tribunal d'instance dont dépend son domicile.
¤¤ [Inscription volontaire sur les listes électorales] ¤¤ Principe
Pour pouvoir voter, il faut : - être inscrit sur les listes électorales, - être âgé d'au moins 18 ans, - être de nationalité française, - jouir de ses droits civils et politiques.
Si l'intéressé ne relève pas d'une procédure d'inscription d'office (jeune ayant atteint l'âge de 18 ans entre deux opérations de révision des listes électorales), il doit se faire inscrire volontairement.
Où s'adresser : - soit à la mairie de la commune où il a son domicile ou de celle où il réside depuis au moins 6 mois, - soit à la mairie d'une commune où il est inscrit au rôle d'une contribution directe communale (impôts locaux) depuis au moins 5 ans, - soit à la mairie de la commune où il est assujetti à résidence en tant que fonctionnaire public.
Pièces à fournir : - le formulaire d'inscription sur les listes électorales des citoyens français, - une photocopie de la pièce d'identité en cours de validité (et présenter l'original de la pièce d'identité), - selon le cas, un justificatif de domicile dans la commune ou un justificatif de paiement des impôts locaux depuis plus de 5 ans, - si l'intéressé habite chez ses parents, une attestation des parents établie sur papier libre, certifiant qu'il habite chez eux, et un justificatif de domicile des parents.
Cas particuliers - Si l'intéressé a acquis la nationalité française, il doit également présenter un certificat de nationalité ou le décret de naturalisation. - S'il est dans l'impossibilité de se déplacer, il peut remettre une procuration établie sur papier libre à quelqu'un. Il peut également demander son inscription par correspondance en envoyant les pièces indiquées.
Quand s'inscrire ? - Il est possible de s'inscrire à tout moment de l'année (cette année avant le 31 décembre 2006), mais l'intéressé ne pourra voter qu'à partir du 1er mars de l'année suivante, après la révision annuelle des listes électorales (entre le 1er septembre 2006 et le 28 février 2007). - Il est possible d'être inscrit et de voter la même année lorsqu'on :
* atteint l'âge de 18 ans entre le 1er mars et le jour de l'élection, * est fonctionnaire muté ou admis à la retraite après le 1er janvier, * est militaire retournant à la vie civile après le 1er janvier, * est naturalisé français après le 1er janvier, * recouvre l'exercice du droit de vote après le 1er janvier.
¤¤ [Listes électorales : inscription des sans domicile fixe] ¤¤
Personnes concernées
Avant le 1er septembre 1998, ne pouvaient être inscrites sur les listes électorales les personnes: - ne pouvant fournir la preuve d'un domicile ou d'une résidence, - et ne bénéficiant pas d'une commune de rattachement.
Possibilité d'inscription ouverte
Désormais, vous pouvez être inscrit si vous avez demandé le rattachement à un organisme d'accueil, pour l'obtention de la carte nationale d'identité. Ceci sous réserve de remplir les autres conditions d'inscription sur les listes électorales (notamment ne pas être déchu des droits civiques..). Vous pouvez vous inscrire sur les listes électorales de la commune:
- où est situé l'organisme d'accueil dont l'adresse figure sur votre carte d'identité depuis au moins six mois, - où est situé l'organisme d'accueil qui vous a fourni une attestation établissant un lien avec lui depuis au moins six mois.
Liste des organismes
Elle est établie par le préfet du département (a Paris, par le préfet de police). Pour connaître ces organismes, adressez-vous à la préfecture, à la sous-préfecture, sauf à Paris: à la préfecture de police. Pour les démarches, adressez-vous à la mairie du lieu où est situé l'organisme d'accueil.
Des recherches menées samedi sur la Loire pour retrouver Taoufik Amri, 33 ans, disparu le 22 novembre à Nantes après un contrôle de police n'ont donné aucun résultat. Deux équipes de pompiers, l'une partie de Nantes et l'autre de Saint-Nazaire, ont sillonné pendant quatre heures samedi les rives de la Loire à la recherche d'un corps en surface. Les embarcations se sont rejointes à Cordemais, à mi-chemin, sans avoir trouvé trace du corps du disparu, et les recherches ont été abandonnées peu avant midi.
Des recherches réalisées notamment dans les foyers d'accueil et hôpitaux de la région de Nantes se sont montrées infructueuses, selon le procureur de la République de Nantes Stéphane Autin. Ce dernier avait précisé vendredi que les recherches se poursuivraient dans les cours d'eau quand les conditions météorologiques le permettraient. Un hélicoptère de la gendarmerie devait décoller de Saint-Nazaire samedi dans la journée pour faire des recherches aériennes, selon la gendarmerie.
L'IGPN saisie
D'autres investigations ont été menées par la police judiciaire dans le fourgon de police dans lequel l'ouvrier avait été brièvement contrôlé juste avant sa disparition, sans résultat pour l'instant. Vendredi, un témoin a affirmé à la police judiciaire avoir vu le disparu Taoufik Amri entrer puis sortir du véhicule de police après minuit, confortant la thèse des policiers qui avaient procédé au contrôle de l'homme.
Un appel à témoin devrait être lancé afin de collecter des témoignages pour de retracer le parcour de ce jeune père de famille, selon une source proche du dossier. Vendredi, Nicolas Sarkozy a saisi l'Inspection générale de la police nationale (IGPN).
Pris le : 08 décembre 2006
Lieu : Etats-Unis
par MCJanGab1
Moins de 50 personnes assistaient, le 6 décembre 2006, à la commémoration de la mort de Malek Oussékine. Il y a 20 ans, l’émotion ... all » qu’avait suscité le meurtre barbare d’un jeune étudiant de 22 ans avait réuni 300 000 personnes à Paris. Je devais vous présenter un film, mais, pour une raison encore inconnue, je n’arrive pas à importer les images sur mon ordinateur. Dans l’assistance, il y avait Alima Boumediene, sénatrice de Paris, qui s’étonnait que les officiels de la Mairie de Paris ainsi que quelques associations (dont SOS Racisme) ne soient passés que très brièvement, trente minutes avant l’heure annoncée du rendez-vous, accompagnés de la presse nationale. Houria Bouteldja, des Indigènes de la République, visiblement émue, a avancé l’argument de la dépolitisation pour expliquer la faible mobilisation. Juste derrière, Akli D, auteur-compositeur-interprète, lui aussi inquiet, a regretté que les élus nationaux n’aient pas répondu présent. Quelques minutes plus tôt, Bertrand Delanoë était venu se congratuler du dépôt d’une plaque à même le sol, au milieu du trottoir, à la merci des semelles parisiennes. Selon les témoins, avant de mourir Malek aurait crié « j’ai rien fait ! ». Du sursis pour les flics et pour toi une plaque par terre. Pardon.
Bon je vais approfondir le passage traitant de l’OAS (Organisation de l’Armée Secrète), qui n’est pas assez détaillé. L’OAS était une organisation française politico-militaire clandestine, dont l'action concrète a principalement relevé du terrorisme face aux indépendantistes Algériens. Créée le 11 février 1961 après une rencontre à Madrid de Jean-Jacques Susini et de Pierre Lagaillarde. Elle regroupait les partisans du maintien de la présence française en Algérie. L’OAS fût soutenu par de nombreux Français, dont la fierté de leur pays passait par des actes terroristes et la soumission d’un peuple libre. Parmi eux on retrouve :
-Jean-Jacques Susini (fondateur de l’OAS, membre du Bureau politique du FN, conseiller régional du PACA, syndicaliste étudiant, terroriste) 1961 attentat, 1970 hold-up, 1972 participe à des enlèvements. -Pierre Lagaillarde (fondateur de l’OAS, député, terroriste) 1961 condamné à dix ans de réclusion criminelle. -Raoul Salan (général français, terroriste) 1961 parmi les organisateurs du putsch. -Joseph Ortiz (fondateur du FN, miliaire français, terroriste) 1957 attentat, 1961 condamné pour crimes. -Jean-Baptiste Biaggi (ancien résistant, député de Paris, ancien conseiller régional de Corse, terroriste) 1957 fonde le PPR, 1958 s’allie au RFA. -Général Paul Gardy : chef d'état-major, terroriste. -Colonel Godard : adjoint chef d'état-major, terroriste. -Docteur Jean-Claude Perez : Organisation-Renseignement-Opération (O.R.O) : ancien membre de l'Oraf, mouvement contre-terroriste, impliqué dans l'« affaire du bazooka » . -Capitaine Jean-Marie Curutchet : remplace le 1-1-1962 le docteur Jean-Claude Perez -Colonel Jean Gardes : Organisation des rassemblements …. La liste est longue donc je m’arrête là.
Notons que certaines personnalités de cette liste étaient durant la WW2 rattachés à l’AF (mouvement extrémiste, raciste, violent et collaborationniste).
Le bilan de l’OAS s'élève à au moins 12 500 morts(12 000 civils et 500 membres des forces de l'ordre), estimation faite par l’américain Rudolph J. Rummel et comparables à celles de De Gaulle dans ses « Mémoires d'espoir ». Alors avant que nos chères amis bonehaeds, faf, fnistes et nationalistes français condamnent les Musulmans de terroristes il ne faut pas oublier que des gens à majorité d’origine française ont perpétrés des attentats sanglants dans un pays qui n’était pas le leur et ceci au nom de leur pays. Je n’ose même pas imaginer ce que ça serait si la Bretagne ou l’Alsace devaient réclamer leurs indépendances ou du moindre leur autonomie vis-à-vis de la France…sans doute insisterions nous à la répétition d’un scénario algérien.
Pour plus de détail sur les agissements du prétendu pays des Droits de l'Homme en Algérie, voici un documentaire très complet => http://www.dailymotion.com/video/xkaqj_algerie-ennemi-intime-violence
Voilà mon petit speech est terminé, sinon vous pouvez aller voir un autre de mes reportages sur la responsabilité de la France sur le génocide Rwandais. http://www.dailymotion.com/video/xbf74_rwanda-genocide-france-responsabili
Premiers mensonges et nouvelles provocations du candidat Sarkozy
Lisez notre analyse et réagissez à l’intervention de Nicolas Sarkozy sur France 2, du 30 novembre 2006. mis en ligne le 1er décembre 2006 - 649 visites - 25 commentaires
Après un lancement de candidature raté malgré le soutien d’une partie de la presse quotidienne régionale, Nicolas Sarkozy a tenté de rattraper le coup avec 2h52 d’antenne dans l’émission "A vous de juger ", le jeudi 30 novembre.
A nous de juger donc, la prestation du Président de l’UMp qui entre mensonges et provocations, n’a pu éviter de prononcer une jolie bourde : "Ce n’est pas un hasard si j’ai gagné la compétition interne à l’UMP ". Bel esprit démocratique alors que la compétition interne n’a pourtant pas encore commencé...
Voici les extraits les plus intéressants que nous avons retenus de la prestation de Nicolas Sarkozy. A vous de réagir et de nous donner votre avis !
1. Premiers mensonges de campagne :
"Je viens avec un projet pour répondre aux questions que se posent les Français (…) Je ne pense pas qu’il faut masquer la vérité aux Français (…) Je ne peux pas mentir".
« Entre 97 et 2002, 15000 CRS ont été utilisés exclusivement pour - maintenir l’ordre dans les manifestations, je les ai mis par petites unités dans les quartiers où on manquait de police ». Nicolas Sarkozy déforme un peu la réalité. Depuis son arrivée au Ministère de l’Intérieur, les forces de police présentes dans les quartiers difficiles ont été largement diminuées en raison de la suppression de la police de proximité. Résultat : de nombreux commissariats et postes de police ne peuvent fonctionner en raison d’une pénurie d’effectifs. Là où, en revanche, Nicolas Sarkozy a raison, c’est que la seule présence policière réelle dans ces quartiers est consacrée à une mission de "rétablissement de l’ordre" (CRS) plutôt qu’à une sécurisation continue de ses territoires. On en a vu les conséquences lors des événements de novembre 2005... « Chaque fois que j’ai été saisi d’une défaillance de la police française, je l’ai sanctionnée ». Depuis son arrivée au ministère de l’Intérieur en 2002, Nicolas Sarkozy n’a cessé d’encourager les forces de police à “reprendre en main” les quartiers et à punir énergiquement les “voyous”. Ce discours musclé a été suivi dans les faits par un accroissement des violences policières. Ainsi, dans son rapport publié en avril 2005, Amnesty International dénonce “l’impunité généralisée” qui caractériserait les affaires de violence commises par des policiers, en France. Le document recense notamment une trentaine de “graves violations des droits humains, avérées ou présumées, commises par des policiers, le plus souvent contre des jeunes”. Nicolas Sarkozy continue donc de nier la réalité des bavures. D’ailleurs, il expliquait en 2005 à Marseille que “l’augmentation des plaintes, ça ne veut pas dire qu’il y ait une augmentation des bavures”. C’est tout dire... « Je ne pense pas que le fait de devenir chef d’un parti empêche d’être ministre de l’Intérieur. Je ne sais pas ce qu’est être multicarte ». Nicolas Sarkozy ne sait pas ce qu’être multicarte ? Il devrait pourtant s’en apercevoir s’il assumait les différentes responsabilités dont il a la charge. Il cumule, en effet, les mandats électoraux et/ou responsabilités politiques suivantes : président du parti majoritaire à l’Assemblée Nationale (l’UMP), président d’un exécutif local (le conseil général des Hauts-de-Seine) et ministre de l’Intérieur. Ces multiples casquettes posent au moins trois types de problèmes. Sur le plan de l’efficacité, on peut légitimement se demander comment un homme politique peut mener à bien l’ensemble de ces missions au nom de l’intérêt général. Sur le plan du renouvellement démocratique, il apparaît que ce trust met encore plus à mal des institutions qui souffrent déjà cruellement du manque de diversité des classes dirigeantes. Sur le plan de l’éthique enfin, il est pour le moins surprenant de constater que Nicolas Sarkozy, ministre de l’Intérieur, contrôle via un préfet sous sa responsabilité la légalité des décisions prises par Nicolas Sarkozy, président du Conseil Général des Hauts-de-Seine et décide des redécoupages électoraux pour lesquels milite Nicolas Sarkozy, président de l’UMP. « L’erreur des 35H a entraîné une régression salariale et a pesé sur la croissance française ». Rappelons juste que les 35 heures ont créé plus 400 000 emplois et ont favorisé une croissance historique en France entre 1997 et 2000... « Je n’ai pas dit que la justice était laxiste. J’ai ciblé un juge et un tribunal (Bobigny) ». Faux aussi. Nicolas Sarkozy a, à de nombreuses reprises, laissé entendre que les magistrats sont, pour lui irresponsables. Dans un entretien au Figaro du 24 juin 2005, il s’interroge en ces termes à propos des magistrats : “tout le monde doit rendre des comptes, être responsable de ce qu’il fait. Y a-t-il une profession qui peut être à part ?”. Du régime des primes au pouvoir disciplinaire du garde des Sceaux, de nombreux instruments permettent pourtant de contrôler voire de sanctionner des juges. Dans le cas d’une erreur judiciaire, la justice peut même se retourner contre un magistrat dont la responsabilité personnelle est engagée. « Entre 1997 et 2002, et reprenez moi tout de suite si je me trompe, la délinquance a augmenté de 14%. Depuis que je suis ministre de l’Intérieur, elle a baissé de 9%, ce qui fait un million de victimes en moins. Le taux d’élucidation était de 1 coupable sur 4, aujourd’hui 1 sur 3. Avec les mêmes effectifs, la police travaille mieux ». Et bien, nous allons le reprendre puisqu’il se trompe ! Les faits de violence aux personnes n’ont cessé d’augmenter depuis la prise en main de la police par Nicolas Sarkozy. Toutes les études produites par l’Observatoire National de la Délinquance le confirme d’ailleurs ! "Je crois à une grande politique industrielle". Faut- il rappeler que notre pays a perdu cette année plus de 100 000 emplois salariés, que notre commerce extéreur est au plus mal, que nos investissements productions sont parmi les plus bas de la zone euros, etc...mais Nicolas Sarkozy ne doit pas être comptable de la politique gouvernementale, pourtant sur ces 4 ans, il fut un an ministre de l’économie et des finances. "Dans les prisons, on ne peut pas continuer comme cela !" il est nécessaire de rappeler que l’état des prisons françaises est directement lié à l’inadéquation entre la politique d’incarcération voulue par Nicolas Sarkozy et la faiblesse des politiques alternatives à la prison. 2. Nouvelles provocations verbales...
Ces extraits se passent souvent de commentaires mais susciteront certainement vos réactions !
« L’Etat est trop endetté, les Français pas assez ». et d’ajouter : "Il faut permettre aux jeunes de rêver de devenir propriétaire". Ici Nicolas Sarkozy reprend son antienne sur sa volonté de construire une France de propriétaires. Il veut un état moins endetté, mais par l’entremise des prêts hypothéquaires, il veut par contre que ce soit les français qui s’endettent..."pour rêver de devenir propriétaire" et pour le plus grand bonheur des organismes banquaires et de crédits. « Ceux qui s’élèvent pendant la révolte des banlieues, qui défendent les droits de l’homme, je regrette qu’ils n’aient rien dit lors des incendies de bus ». « Je ne fais aucun amalgame, ni de l’âge, ni du lieu d’habitation, ni de la couleur de peau ». « Rien ne m’a été donné dans ma vie car je n’ai rien demandé » . "Il faut dire la vérité aux Français, il y a un lien entre le problème des banlieues et l’immigration....l’accumulation dans les quartiers fait que cela devient une poudrière". "Le président du tribunal de Bobigny refuse de condamner les multirécidivistes, il faut le remplacer !".
La face karchée de Sarkozy "Quand le Ministre de l’Intérieur (...) Bavures : la police accusée par un (...) Une vidéo contre Nicolas Sarkozy, (...) Sur le Net, une vidéo qui crucifie (...) Retrait de badges et justice militaire Nicolas Sarkozy se refuse à interdire Premier AntiSarko Dating à Paris Metrobus censure Télérama qui tape (...) Attaques contre la justice : rupture de
...toute la rubrique 25 Messages de forum Premiers mensonges et nouvelles provocations du candidat Sarkozy
Heureusement que vous êtes là pour reprendre les mensonges de notre cher ministre de l’Intérieur, car on ne peut pas compter sur des journalistes de plus en plus complaisants... Parmi les grossièretés proférées par Sarkozy, vous avez oublié celle-ci : "le travail libère" ?! C’est peut-être vrai pour un avocat, un ministre ou un professeur d’université, mais surement pas pour un agent d’entretien ou une caissière !Voilà quelque chose que ses 49 déplacements en banlieue ne lui ont pas appris par Stop la provoque - 1er décembre 2006 - 19:09 - Répondre à ce message
Premiers mensonges et nouvelles provocations du candidat Sarkozy Je suis pourtant sympathisant de gauche ... je trouve néanmoins que l’esprit anti-sarko et la réthorique catégoriste qui vise à l’affubler d’une image de menteur ou de populiste ne nourri pas son opposition. Au contraire en agissant de manière aussi simpliste je pense que vous décridibilisez le discours que l’on doit présenter à la droite. Il se montre compatissant au débat démocratique, jouons avec ses armes et arrêtons avec ces arguments de gamins. désolé pour ma crudité mais c’est ce que je pense sincèrement. - 1er décembre 2006 - 22:27 - Répondre à ce message
Premiers mensonges et nouvelles provocations du candidat Sarkozy Il me semble justement que les arguments développés dans le commentaire de ReSo.net ne sont en aucune façon simplistes. Par exemple sur la présence policière dans les cités, la démonstration que les mesures réelles prises par Sarko (diminution de la police permanente et remplacement des policiers mutés par des CRS) ne pouvaient mener qu’à l’échec qu’on connaît. Evidemment une telle explication sur un site internt n’a que peu d’efficacité face à la propagande renouvelée avec complaisance tous les jours sur les 20H de TF1 et de FR2. Cela dit, il faut le faire. Merci donc à ReSo.net philippe par Philippe C. - 3 décembre 2006 - 10:25 - Répondre à ce message
Premiers mensonges et nouvelles provocations du candidat Sarkozy Trop naze Ségolène. Lire l’article : http://www.agoravox.fr/article.php3 ?id_article=11810 Sans parler de sa relation avec Louis Schweitzer !
Sarko est plus clean... par Jérôme - 6 décembre 2006 - 02:21 - Répondre à ce message
Premiers mensonges et nouvelles provocations du candidat Sarkozy Toujours des mots, toujours plus de la meme chose.... Le Loup Alpha, evite son bilan, l’inconsequence de la tolerance zero, la resultante de 7 millions de pauvre, et l’analyse de la situation, est un constat d’une société dont il porte a ce jour une partie de responsabilité, en ce sens, c’est assez fascinant, sans parler du concept MitterandoSarkozien. De rupture tranquille : ) bref le Loup Alpha à un talent indeniable, mais il n’est pas dans les faits l’agneau qu’il pretend etre Voir en ligne : Les loups le sarkozysme expliqué aux enfants - 7 décembre 2006 - 01:07 - Répondre à ce message
Idioties du candidat Sarkozy Vous avez oublié de noter les propositions "sublimes dans leur sens d’une vision de l’avenir de notre pays" concernant l’école de M.Sarko :s’occuper des enfants des familles "riches" qui EUX-AUSSI sont en difficulté !!!! Il dit ça après avoir affirmer que tous les chiffres montrent qu’il n’y a pas de correlation entre échec scolaire et conditions sociales de la famille ??? Bon début Nicolas, au pays de Oui Oui Con Con ! par Claire M3T - 7 décembre 2006 - 09:47 - Répondre à ce message
Justice RESO manque autant de jugeote que "Niconcon" sur la justice : Comment dire que le ministre de la justice est capable de sanctionner les juges ? Parce qu"on ne peut être juge et parti, pour sanctionner les juges qui travaillent mal (et il en existe plus que de raison dans notre pays) il faut créer une assemblée de citoyens (choisis au hasard, pour 3 ans non renouvelable) chargés d’examiner les plaintes des justiciables. Suite à l’adresse çi-dessous ! Voir en ligne : Voir la réforme de la justice française par Claire M3T - 7 décembre 2006 - 10:35 - Répondre à ce message
Premiers mensonges et nouvelles provocations du candidat Sarkozy .... Premiers mensonges et...de Nicolas Sarkozi.. Bon les enfants, il faudrait stopper ces délires. TOUS et je dis bien TOUS les POLITICIENS sont des "petits" menteurs... bref ne me dites pas certains sont pires que d’autres, on ne pourra jamais comparer le vrai boulot de SARKOZI contre le vrai boulot de l’ancien Ministre de l’intérieur sous Jospin....ça suffit les gamins ! RéSo est bien un site de Jeunes Militants Socialistes.. et bien militez avec votre programme et non pas en décrivant quelqu’un comme étant "un monstre"..(vous critiquez la démarche de notre ministre de l’intérieur en pronant qu’il ment tout le temps en manipulant les média...Je me demande si vous ne faite pas la même chose avec vos présidents de région...) ça fait pitié à voir, on se croirait à un match de football avec une tribune "boulogne boys de gauche".. une élection à bientôt lieu, c’est le moment de se chamailler ? cela ne m’insite pas à voter "Socialiste" si c’est comme cela que vous concevez une élection. allez soyez adultes. pour en revenir au bla bla du message "Le travail libère" avant tout, je vais mettre les points sur les "i" D’un, je ne suis pas Pro SARKO De deux, je ne suis pas PRO LE PEN De trois, je ne suis pas PRO ROYAL De quatre, je ne suis pas PRO COMMUNISTE mais franchement, je me revendique comme étant un défensseur du "le travail libère". c’est connu, les français n’aiment pas travailler.. J’avoue, C’est vrai que certains boulots ne sont pas du tout évident, mais est ce de la faute de MR SARKOZI ou d’untel et untel patron que cette personne soit agent d’entretien ou bien caissière ? En tout cas, une chose est sure en france, ce n’est jamais de leurs fautes (des caissières et agents d’entretiens hein !)..bon pour éviter une polémique stupide qui va nous amenez à un gigantesque Hors Sujet (études, argent etc etc) réfléchissez UN TOUT PETIT PEU JEUNEs SOCIALISTEs (vous revendiquez être "les plus beaux et les plus intelligents" (J’emploie cette expression avec humour pour signifier qu’un parti qui critique mais ne fait rien est complétement "glonflé" et bien vous allez être servit) qu’une caissière ou un agent d’entretiens, il y en aura toujours ! Certs, vous pouvez déplorez leurs conditions de vie...donc afin de les améliorer, leur donner un salaires minimal de 2000 euros ? mais accroître leurs salaires viendra à signifier que les caissières produisent la même "richesse" qu’un médecin par exemple..il faudrait donc être C.. pour devenir médecin (vu les années d’études..) au lieu de caissière. trouvant stupide et idiot de perdre mon temps à taper sur mon clavier..(et oui, je préfere travailler) je vous laisse, chers monsieurs / madames à votre "guerre sarkoziste". - 7 décembre 2006 - 19:30 - Répondre à ce message
Premiers mensonges et nouvelles provocations du candidat Sarkozy Hein, que vois-je ?! plus de 100 euros de redevance audiovisuelle à payer ! Pourtant il y a de plus en plus de pub sur TF2, hier soir les programmes n’ont commencé qu’à 23h45 !! Au fait, les rédacteurs de Reso ont-ils essayé d’être invité sur le plateau de "à vous de juger" pour s’entretenir en direct avec le ministre ? Car la léthargie jounalistique de M’am Chabot devient accablant...et les politiques ne se foulent plus désormais pour exprimer leurs idées, un discours plat, monotone et connu par tous, vu qu’ils ont perdu l’habitude de devoir répondre à de vraies questions de fond et s’expliquer sur les répercussions de la mise en oeuvre de leurs programmes, passé ou futur. Même Le Pen me fait pitié maintenant, les "Taisez-vous M. Elkabbach !" de Marchais sont aujourd’hui remplacés par des petites blagues amicales entre Sarkozy et les journalistes de France 2 ou d’ailleurs, pas étonnant qu’ils se marient entre eux... par Velvet - 1er décembre 2006 - 23:45 - Répondre à ce message
Correction de votre article !!! Vous êtes adepte de corriger les personnes, donc accepter que l’on vous corrige également. Vous annoncer que les 35h ont crées 400 000 emploies, les socialistes en prévoyaient 600 000. Et pourquoi ne parlez vous ^pas des destruction d’emploie liée au 35h !!! La croissance historique entre 1997 et 2002 n’était pas dut uniquement en France, mais généraliser dans l’ensemble de l’économie mondiale et plus particulièrement européenne. Entre 1997 et 2002 la délinquance a bien augmenter de 14% et entre 2002 et 2006 elle a baissé de 9%, ces chiffres ont été certifié par un observatoire indépendant L’observatoire nationnal de la délinquance, par ailleurs, l’augmentation des viàolence aux personnes ont bien augmenter, c’est vrai de 16% entre 2002 et 2006 mais c’était de 50% entre 1997 et 2002 !!! Ne confonder pas tout !!! Nicolas SARKOZY n’a pas été ministre de l’économie pendant 1an mais de avril 2004 Novembre 2004 (Vous savez compter) Cette année, l’INSEE a confirmer la création de 100 000 emploies en France, les 100 000 emploies en moins que vous parler sont les emploies de l’industrie perdu mais qui ont été cré dans les service (La tertiarisation vous connaissez !!!) Enfin, il serait invraisemblable de placer des criminels en prison en fonctions des places que l’on aurait, sinon sa ferait longtemps que plus personnes y irait, je crois crois pas que sa serait mieu !!!! Voir en ligne : http://romain.maria.free.fr par romain - 3 décembre 2006 - 21:04 - Répondre à ce message
correction à la correction :: : ! Délinquance : le fiasco Sarkozy Il ne manque pas d’air ! Alors qu’il est ministre de l’Intérieur depuis 2002, Nicolas Sarkozy enregistre des résultats de sa politique du tout-répressif désastreux. Il propose néanmoins au Parlement une sixième loi sur la sécurité. Un petit retour en arrière s’impose : 2002. La sécurité avait en effet été utilisée, notamment par Jacques Chirac, comme thème principal du débat. Les médias, non seulement les journaux télévisés, mais également les émissions comme « Le droit de savoir » avaient accompagné le mouvement. D’autant que plusieurs affaires tragiques comme la tuerie de Nanterre apportaient de l’eau au moulin des maniaques de la sécurité. J’ai suivi, comme journaliste, cette période et les mois qui l’ont précédée, notamment en réalisant des enquêtes sur le terrain à propos de la police de proximité mise en place par Jean-Pierre Chevènement. Les faux-semblants des statistiques Jean-Pierre Chevènement a-t-il voulu laisser un cadeau empoisonné à Lionel Jospin ? Toujours est-il que l’une des réformes qui furent appliquées dans le cadre de la mise en place de cette fameuse police dans les quartiers fut que les commissariats devaient enregistrer absolument toutes les plaintes. Les policiers que j’ai interrogés à l’époque m’ont confié que cette mesure allait inévitablement faire grimper les statistiques car auparavant, un grand nombre de faits de petite délinquance ne faisaient que l’objet de ce qu’on appelle « une main courante », c’est-à-dire un simple signalement. Quand Daniel Vaillant a succédé à Jean-Pierre Chevènement, il a senti le danger électoral que cela représentait. Via les préfets, il a demandé aux policiers de revenir au système antérieur, mais le mal était fait : les statistiques avaient déjà sérieusement grimpé. Lorsqu’on regarde les chiffres du ministère de l’Intérieur, on est surpris de constater qu’une baisse de la délinquance serait intervenue dès... mars 2002 ! Comme si la perspective de l’arrivée de Chirac au pouvoir avait découragé les délinquants potentiels. On croit rêver.... « L’agité » de la place Beauvau Le même Chirac, qui a sans doute beaucoup de défauts, mais dont on s’extasie chaque jour du pouvoir de nuisance dans son propre camp, nomma Sarkozy, l’ennemi depuis 1994 au ministère le plus exposé, celui de l’Intérieur. Le plus exposé, puisque Chirac avait bâti sa victoire sur le thème de l’insécurité. A partir de là, « l’agité » de la place Beauvau a multiplié les lois, toutes allant dans le même sens : une plus grande répression, allant jusqu’à empiéter sur les prérogatives de son collègue ministre de la Justice. Nous en sommes au sixième projet qui passe ces jours-ci devant les députés. Entre temps, la première mesure de N. Sarkozy fut de supprimer la police de proximité, mise en place par J.-P. Chevènement. Chacun a encore en souvenir les paroles du ministre quand il se déplaça dans un commissariat où il tança vertement les policiers qui organisaient des activités sportives avec les jeunes des quartiers. « Surveiller et punir », pour reprendre le célèbre ouvrage de Michel Foucault : voilà les deux piliers de la politique Sarkozy. Premier résultat : la police déconsidérée auprès des jeunes Aujourd’hui, à la veille des élections présidentielles, tandis que le ministre de l’Intérieur cumule ses fonctions de ministre, président de conseil général, président de l’UMP (quel homme ! vraiment), il faut bien dresser le bilan de son action. D’abord, une partie des policiers, notamment adhérents de l’Unsa, sont les premiers à critiquer l’action de leur ministre de tutelle. Voir par exemple leur communiqué : unsa.org/communiques/cp-2005-066.html. Les élections professionnelles dans la police ont eu lieu ces jours-ci. Il sera intéressant de voir l’évolution des forces, entre l’Unsa (plutôt à gauche) et Alliance (plutôt à droite). Évidemment, Sarkozy s’est mis à dos la majorité des magistrats qui, du fait de ses lois, croulent sous une charge de travail dont ils savent qu’il est mal fait. Plus grave, comme le souligne l’Unsa, les relations entre les jeunes et la police se sont considérablement détériorées. Il faut dire que « l’idéologie Sarkozy » a contribué à faire de jeunes policiers à peine formés de véritables shérifs de banlieue, y compris en province. Les policiers expérimentés ou les maires sont les premiers à s’en désoler, l’étincelle pouvant créer l’incendie à tout instant. Évidemment, on se souvient tous des émeutes de banlieue qui ont eu lieu il y a un an. A sa communication effrénée, Sarkozy ajouta le mensonge, en déclarant que les incendiaires étaient pour la plupart des récidivistes, ce que démentirent les faits. D’après des sources concordantes, relayées notamment par le PS, Sarkozy aurait passé ensuite un deal avec les caïds des banlieues : « Vous tenez vos troupes et vos gosses, et on ne vous embête pas avec vos petits trafics. » J’ai par exemple entendu plusieurs responsables politiques du PS affirmer cela publiquement. Deuxième résultat : on favorise la sécurité « bourgeoise » Sous l’Ancien Régime, la quasi-totalité des délinquants n’allaient pas en prison mais au bagne. Cependant, il y avait des prisons dans chaque ville un peu importante. Elles servaient à enfermer les pauvres, les clochards et les prostituées. Quand, par exemple, une ville accueillait un personnage important, la maréchaussée de l’époque ramassait tous les clochards, indigents et prostituées, pour les enfermer le temps de la visite. Aucun confort bien sûr, que de la paille d’étable, d’où l’expression : « être sur la paille ». Sarkozy a dû bien lire ses manuels d’histoire car il emploie les mêmes méthodes. Il s’agit moins de faire baisser les actes délictueux que de les rendre moins visibles. Mon Dieu, la population du XVIe ou de Neuilly pourrait en être chagrinée ! La mesure la plus éclatante à cet égard fut la loi de sécurité intérieure, et notamment la nouvelle réglementation de la prostitution. Pour la première fois depuis 1947, la prostitution est considérée comme un délit. La police pourchasse les contrevenantes principalement dans les lieux fréquentés de la capitale. Résultat : les prostituées se sont « délocalisées » en banlieue et dans les bois entourant Paris. Elles sont soumises à toute agression, la plupart du temps sans local ni hygiène. Autant dire que l’objectif de N. Sarkozy, qui était de lutter contre les réseaux de prostitution venant des pays de l’Est ou d’Afrique, a complètement échoué, et les souteneurs peuvent agir désormais en toute impunité, loin des regards de la police. Troisième résultat : la délinquance en augmentation A l’instar de son mentor, Charles Pasqua, qui voulait « terroriser les terroristes », Nicolas Sarkozy voulait, dans ses discours en tout cas, faire baisser la délinquance en exerçant une pression maximale sur eux. Aujourd’hui, que constate-t-on ? La délinquance la plus désagréable pour nos concitoyens, les violences aux personnes, n’a pas cessé d’augmenter. Voir par exemple les infos de LCi, qui ne peut pas être soupçonnée d’être de gauche : http://tf1.lci.fr/infos/france/societe/0,,3354972,00-violences-contre-personnes-hausse-.html qui indique que les violences contre les personnes ont progressé de 6 à 7 % en un an. Là aussi, les statistiques doivent être étudiées avec circonspection : si la délinquance générale stagne, il faut voir dans quel chapitre la baisse est tangible. Ces dernières années, ce sont les vols sur la voie publique qui ont régressé. Pourquoi ? Parce que les opérateurs de téléphones portables, par exemple, ont mis en place des systèmes d’inviolabilité. Jusqu’en 2002, le vol de téléphone portable était l’infraction qui faisait le plus gonfler les statistiques de l’insécurité. Le tout-répressif, adage du ministre de l’Intérieur, montre ici ses limites. Il a beau s’agiter dans tous les sens, multiplier les projets de loi au grand dam de son collègue de la Justice, il ne parvient pas à faire baisser les statistiques. Bilan : un divorce entre la République et les jeunes des banlieues, situation de plus en plus difficile pour les primodélinquants ou les prostituées, augmentation de l’insécurité... Cela fait beaucoup pour un seul homme, même s’il a trois ou quatre mandats. Au total, le bilan de Sarkozy est un échec inédit. En privilégiant le tout-répressif, il s’est mis à dos non seulement les populations des banlieues, mais aussi les policiers. Un grand écart digne d’un pur démagogue ! Il n’y a plus guère que les populations non informées qui pensent qu’un tel homme puisse être efficace. Dernier événement en date, non seulement l’Unsa de la police demande le retour de la police de proximité, mais un collège de sénateurs, venant de tous partis politiques, également. Rappelons que les sénateurs sont souvent aussi des maires. Pour une fois, le Sénat fait preuve d’intelligence et de mesure pour contrer un ministre-candidat, qui se prend pour un Zorro, alors que l’image du sergent Garcia lui conviendrait bien plus, du fait des lacunes et des erreurs flagrantes du futur candidat Sarkozy. Sources : http://www.bugbrother.com/article242.html (la fiabilité des statistiques sur l’insécurité vue par le journal Le Monde. http://tf1.lci.fr/infos/france/societe/0,,3354972,00-violences-contre-personnes-hausse-.html un article de LCI qui décrit la hausse contre les violences contre les personnes. http://www.lemonde.fr/web/article/0,1-0@2-3226,36-831203,0.html du journal Le Monde : des sénateurs de tous les partis politiques réclament le retour de la police de proximité. http://www.interieur.gouv.fr/sections/a_la_une/toute_l_actualite/securite-interieure/statistiques-delinquance-juin06 Les statistiques du ministère de l’Intérieur. http://www.unsa.org/communiques/cp-2005-066.html Le communiqué de l’Unsa qui réclame un retour de la police de proximité. - 3 décembre 2006 - 21:22 - Répondre à ce message Sarkozy a un bilan catastrophique !!! La face cachée du bilan Sarkozy Racolage passif, mendicité agressive, halls d’immeuble... Lors de son premier passage place Beauvau, Nicolas Sarkozy a fait feu de tout bois. Pour des résultats contestables et contestés. Dès son arrivée place Beauvau, Nicolas Sarkozy a d’abord pris soin de s’assurer les moyens de sa politique sécuritaire : le 31 juillet 2002, le vote de la loi d’orientation et de programmation pour la sécurité intérieure prévoit ainsi de dégager 5,6 milliards d’euros pour la période 2003-2007. Une fois cet effort financier assuré, celui qu’on surnomme « le premier flic de France » fait passer sa loi sur la sécurité intérieure (LSI) qui, le 18 mars 2003, crée une série de nouvelles incriminations : « racolage passif », « installation illégale des gens du voyage », « mendicité agressive » ou « regroupements dans les halls d’immeuble ». Ceux qu’il appelle lui-même les « droit-de-l’hommistes » crient au loup : c’est une pénalisation en règle de la « France d’en bas ». Sarkozy n’en a cure et prétend régler les problèmes de délinquance avec un seul leitmotiv : la « tolérance zéro ». Pour motiver ses troupes, Monsieur Sécurité instaure la « méritocratie » dans la police, symbolisée par l’attribution d’une prime au mérite (entre 100 et 500 euros par an). bilan - officiel - de cette stratégie annoncée à grand renfort de communication : en 2003, contrairement à 2001 et 2002, la barre des 4 millions de faits de délinquance recensés n’a pas été franchie. On parle d’une baisse de 3,38 %. Et Sarkozy de claironner : « ce n’est qu’un début ». Il mise sur une baisse de 20 % pour 2006. Mais voilà, l’affichage a son revers. La hausse des crimes et délits contre les personnes est spectaculaire : + 7,3 %. Preuve évidente que le bilan Sarkozy sur la délinquance est loin d’être aussi exemplaire que ce qu’il prétend. Et en parallèle, d’autres chiffres augmentent. Ceux des personnes embastillées : « La politique du ministre de l’Intérieur, lors de son premier séjour place Beauvau, a été de tout miser sur le répressif, résume la CGT pénitentiaire. Conséquence logique : on a enfermé de plus en plus de gens, ce qui n’a pas arrangé les problèmes de surpopulation carcérale. » Mais les limites et les dangers de l’action sarkosienne ne s’arrêtent pas là. Ainsi, l’utilisation par la justice des nouveaux délits créés par la LSI montrent bien qu’il s’agit de mesures « poudre aux yeux ». « Certaines sont déjà obsolètes, commente-t-on au Syndicat de la magistrature. Le délit d’entrave à la libre circulation dans les halls d’immeuble est inapplicable, parce difficile à caractériser. Du coup, il est question de le transformer en simple contravention. » Même constat sur la « mendicité agressive » ou les sanctions à l’encontre des gens du voyage : la réponse pénale ne réglera pas le problème du manque de structures d’accueil. Mais c’est encore sur le délit de « racolage passif » que la perplexité est la plus grande. Passible de deux mois de prison et de 3 750 euros d’amendes, cette disposition était censée aider au démantèlement des réseaux de proxénétisme. In fine, ce sont les prostituées que l’on a poussées encore plus vers la précarité et l’insécurité. En effet, contrairement au discours de Nicolas Sarkozy se félicitant de la baisse de « 20 % » du nombre de prostituées dans Paris, loin d’avoir quitté le bitume, ces filles n’ont fait que changer de trottoir. « Les filles ont vidé les centres-villes où elles se faisaient verbaliser à longueur de temps par l’USIT (Unité de soutien aux investigations territoriales - NDLR), pour des zones périurbaines, des friches industrielles, analyse-t-on au mouvement du Nid, association qui combat la prostitution. « Du coup, elles sont plus facilement exposées à des violences. Et il est plus compliqué de les rencontrer et de jouer à fond la carte de la prévention. » Une preuve supplémentaire que l’affichage politique et médiatique dont use Nicolas Sarkozy est aussi creux que dangereux. Sophie Bouniot - 3 décembre 2006 - 21:24 - Répondre à ce message correction à la correction :: : ! Bravo pour cette analyse que j’enregistre précieusement... par Marcley - 7 décembre 2006 - 11:32 - Répondre à ce message
Correction de votre article !!! Euh, tu dis que la croissance en France était généralisée au niveau mondial en 1997 et que cela explique la création d’emploi et la croissance : ERREUR ! en effet, l’année 2005 a été l’année où il y a eu la plus grosse croissance au niveau mondial pour une croissance française quasi nulle et une création d’emploi quasi équivalente ! Donc, ce sont bien les politiques qui permettent de transformer des contextes économiques en réussite ou en échec. Et à ce jeu là, la gauche se débrouille mieux que la droite ! par Natacha78 - 3 décembre 2006 - 21:26 - Répondre à ce message
Correction de votre article !!! Ah vous n’avez que 16 ans et donc ne voterez pas en 2007, ni en 2008, ouf ! Heureusement que l’âge légal de la majorité n’a pas été abaissé à 16 ans, car à cet âge on manque encore d’esprit critique et d’outils pour comprendre tous les mécanismes de ce monde. Rendez-vous en 2012... - 3 décembre 2006 - 23:04 - Répondre à ce message
Correction de votre article !!! Ah dsl fausse manip’, je m’adressai bien sur à Romain cité plus haut. - 3 décembre 2006 - 23:06 - Répondre à ce message
réso a raison !!! Les statistiques qui éreintent les clichés de Sarkozy Des chiffres du ministère de la Justice contestent la hausse de la délinquance juvénile et le laxisme des magistrats. Par Jacky DURAND, Fabrice TASSEL QUOTIDIEN : mercredi 6 décembre 2006 avec Plus que jamais les jeunes et plus particulièrement les mineurs sont dans le collimateur de Sarkozy. Qu’il s’agisse de l’occupation des halls d’immeuble (six mois de prison) ou de la rébellion contre les forces de l’ordre (un an), son projet de loi voté hier à l’Assemblée alourdit les sanctions et modifie un texte pourtant emblématique de la justice des mineurs : l’ordonnance de 1945. « Nous sommes aujourd’hui confrontés à des actes gratuits, sauvages, tels que l’incendie du bus de Marseille », a dit, le 21 novembre, le ministre pour justifier le durcissement de la loi : « Si on excuse la violence, il faut hélas s’attendre à la barbarie. » Sur le même sujet * Le vrai bilan sécuritaire de Sarkozy * Un nouveau texte qui municipalise l’insécurité * « Des violences aux personnes en hausse de 9 % depuis 2002, ce n’est pas formidable » * L’art de « théâtraliser ses actes » * Dix lois en quatre ans et demi * Panier garni Egrener des faits divers pour servir son propos est une ficelle habituelle du ministre de l’Intérieur, qui, lors du début de l’examen du projet de loi, lançait aussi que « depuis dix ans, la délinquance des mineurs a augmenté de 80 % ». Cette stigmatisation des jeunes qu’elle entraîne ne résiste pas à l’examen des chiffres de la justice, et au décalage avec ceux de la police. Dit autrement, une personne mise en cause par une procédure policière n’est pas forcément sanctionnée d’un point de vue judiciaire. Globalement, 9,8 % des infractions susceptibles d’être pénalement poursuivies (142 000 sur un total de 1 462 000) sont imputées à des mineurs. Alors que Sarkozy fait tout pour braquer les projecteurs sur cette part de la délinquance, celle-ci est donc l’oeuvre à 90 % de majeurs. Dans le détail, plusieurs chiffres issus d’un document de la direction des statistiques du ministère de la Justice, d’août 2006, démentent le cliché d’une délinquance juvénile de plus en plus dure, massive et précoce. Ainsi le nombre d’affaires concernant des mineurs non poursuivables, parce que l’infraction était mal caractérisée ou parce que le mineur avait été mis hors de cause, a augmenté de 17 % entre 2001 et 2005. Dans le même ordre d’idée, les affaires criminelles transmises à un juge d’instruction, donc les plus graves, ont baissé depuis 2000 (2 629 dossiers contre 2 332 en 2005, soit une baisse de 6,4 %). Autre idée imposée par Sarkozy, le laxisme de la gauche. Pourtant, toujours selon le ministère de la Justice, il y avait plus de mineurs condamnés à de la prison ferme sous Jospin : en 1999 le nombre de sanctions était de 8 297 contre 6 204 en 2005. Mais les chiffres du ministère de la Justice sont bien moins médiatisés que ceux de l’Intérieur. Sans doute à cause de la personnalité de leur patron respectif. par Max - 7 décembre 2006 - 14:17 - Répondre à ce message
Romain, attention à ce que tu dis, et pas de mépris svp "Vous êtes adepte de corriger les personnes, donc accepter que l’on vous corrige également." : et le formulaire que tu viens d’utiliser ne s’appelle t il pas "correction de votre article", alors t’énerves pas Romain et exprimes toi tranquillement. "des destruction d’emploie liée au 35h !" : parce qu’il n’y en a pas... "La croissance historique entre 1997 et 2002 n’était pas dut uniquement en France, mais généraliser dans l’ensemble de l’économie mondiale et plus particulièrement européenne." : Un croissance d’un pays sans croissance extérieur n’est guère envisageable en ces temps de mondialisation, on est unpeu tous dans la même galère, mais on peut se débrouiller pour ne pas avoir de croissance même quand le reste du monde occidental en a (cf 2005). "Entre 1997 et 2002 la délinquance a bien augmenter de 14% et entre 2002 et 2006 elle a baissé de 9 [...]" : et dans ces même études il est bien écrit que les violences aux personnes augmentent... Mais tu dois avoir raison, et Sarko avec toi, la meilleur méthode contre la violence, c’est la violence, et c’est si plaisant de se sentir fliquer en permanence, enfin y parait qu’il y en a que ça rassure. Sinon au niveau philosophique, je trouve entièrement faux l’idée exprimés par Sarko lors cette émission comme quoi le facteur sociale, c’est à dire milieu sociale d’origine, c’est à dire le facteur chance, n’est pas corollaire du facteur réussite scolaire. Dire cela c’est aussi dire, les fils de riche sont plus intelligents que les fils de pauvre. Ce qui est absurde. La plupart des études montre une interdépendance extrème entre les deux. Et donc tous se qui échoue sont des bons à rien, ils ne sont bon qu’à se prendre des coup de mattraque. Salut, PS Sur ton site de la jeunesse sarkozyste, on ne peux pas t’écrire le lien vers le mail n’est pas valide, petite bourde inspirée par ton mentor ? par nico - 6 décembre 2006 - 13:18 - Répondre à ce message
Attnetion je ne suis ni romain ni gaulois Bien bien Je découvre le site, les images et le forum... Bien bien bien et bien moi sur mon petit nuage planté au dessus de la France, je crois qu’on est assez bien informés de ce qui s’y passe, ce qui s’y trame nous interroge, y a des fils qui dépassent des murs, les rouges et les bleus ne cessent de se croiser et les verts virent au jaune. Y a un entassement de papiers gribouillés qui montent jusque sur mon nuage et me permet de descendre faire un tour en France après m’être acquittée tout de même de taxes pour l’avenir assez exorbitantes au vu de mes vieux francs. Oh, je dois vous parler des chantiers qui illuminent le ciel en feux follets ces soirs d’hiver. Bon il parait que c’est grâce à, à cause de... Bolkenstein, c un clandestin ? Bref bref, le plus dérangeant quand je me penche sur le monde, c’est de reconnaître le virus d’il était une fois la vie qui s’égosille la voix à scander un discours pro national dans un monde en pleine mondialisation. Sur mon petit nuage, impssible de baisser le volume, bon j’avoue, je vis fenêtres ouvertes mais quand même, "y a plus de respect !". En lisant les messages, je découvre que des gens ne s’informent guère, ou mal, ou croient tir au but tout ce que l’intelligentsia raconte... Alors là oui l’école a failli à sa tâche, exercer l’esprit critique !!! En revanche elle a accompli son devoir : la certitude des chiffres ! Oh lalala la note plus que l’appréciation ! Sans les chiffres, pas de longs poèmes et sans ces épopées, pas d’histoire !! Faut croire. Néanmoins je dois avouer que je suis très inquiète pour la France qui exhibe ses parures (du kitch ! du strass ! des plaies !), se pavane aux deux coins coins du nord du monde. Le reste ? Dans ce pays pourtant cultivé qui a une Histoire, comment ici on entrevoit l’enjeu réel des espèces de présidentielles qui se préparent par média d’idées. Pas de débats, pas d’idées, devrions-nous dire,mais bon quand on est convaincu que tailler un crayon pour le faire écrire est une idée... no comment Quand les candidats se prononceront autre chose que leur image et leur France qu’ils aiment et chérissent, les petites gens, vieilles, débiles, impotentes, si crédules qu’on taxe pour mieux "antidéprimer", quand enfin ils nous présenteront un profil autre que industriel, commercial, financier, pseudo-intellectuel concentré dans le nord du monde, quand ils seont fatigués de trop travailler et que cernes aux yeux, inquiétude et humilité remplaceront assurance et appel à la haine contre les voyelles ! Là quand ils s’exprimeront sur les dessous de tables africains et les rubis chinois et les flirts à l’américaine, quand ils cesseront jouer au bipartisme étatsunien, quand ils m’assureront plus que la sécurité et la croissance, plus que du travail sans relâche et une foi aveugle, quand ils ne chercheront plus à infantiliser les Français, il sera trop tard... la machine infernale est en route, et mon nuage s’embrunit... encore une fois... Si dire que l’Histoire se répète, c pas du fatalisme... Alors il n’y a pas eu d’histoire... par 6 décembre - 6 décembre 2006 - 18:38 - Répondre à ce message
Correction de votre article !!! Pour corriger, il faut savoir écrire, mon dieu ! quelle orthographe ! Je ne parle même pas du fond, juste de la forme ... par guarani - 7 décembre 2006 - 08:07 - Répondre à ce message Mauvaise note de vie scolaire aux romains !! Les chiffres du chômage sont toujours à considérer avec précaution. Il ne faut pas mélanger création d’emploi et baisse du chômage. 100 000 emplois créés par Sarko, sa bande et ses ennemis alliés dans une croissance mondiale formidable et exceptionnelle contre 2 000 000 par la dream team de Jospin. Y’a pas photo. Baisse du chômage de Sarko : avec un peu de chance on revient au niveau de 2001-2002 : bravo la politique de Chirac, Sarko and Ko. Pire, si l’on rajoute les virés des ASSEDIC les contrats de reclassements - 8 mois avant d’intégrer les stats (créé il y a 8-9 mois, tiens ! le chômage ne baisse plus, à voir)on arrive à faire baisser le chiffre, il faudrait voir si la politique économique de la France est si bien menée que cela. Sarko, le champion du bidouillage des thermomètres (ex : Les préfets et les commissaires sont punis si les chiffres de la délinquance ne sont pas bons, c’est eux qui les produisent) aide bien son ami Villepin dans cette magouille (autre champion du bidouillage, mais là la justice passera peut-être !). Merci aux romains de nous rappeler que l’UMP veut bien dire Union pour un Max de Pipeau. LVM par LVM - 7 décembre 2006 - 10:14 - Répondre à ce message
Correction de votre article !!! Je ne sais pas si ceux à qui vous voulez ainsi répondre ne savent pas compter mais ils maîtrisent mieux l’hortographe que vous... S’agissant de la gestion de la délinquance par le ministre de l’intérieur il semble qu’il vous ait échappé que les syndicats de police dans leur majorité contestent la gestion de ces problèmes par leur ministre de tutelle et regrettent, entre autres, la suppression de la police de proximité.Ils l’ont manifesté récemment en diverses occasions dont les médias se sont fait l’écho... Donc votre poulain s’avèrererai plutôt moins bon que ses prédécesseurs de gauche... Quand à la croissance sur la période 1997-2002 si elle n’a pas concerné que la france celle-ci avait le taux le plus élevé d’europe.Alors vérifiez vous aussi vos informations avant de les assèner... Les 35heures,si on peut leur reprocher de n’avoir pas pris en compte certaines particularités ont bien permis la création de 300 à 400000 emplois. par Marcley - 7 décembre 2006 - 11:21 - Répondre à ce message
Correction de votre article !!! Je suis jeune retraité,et j’aimerai réagir avec vous à tous ces messages qui dans l’ensemble sont d’une vérité criante.Pour parler de ce qu’on appelle "sarko"il est difficile d’employer un langage correct,c’est la raison pour laquelle je ne m’aventurerai pas à employer des"Diatribes"àson sujet,notre vocabulaire Français n’en est pas assez riche et cette personne "je suis poli" n’en vaut vraiment pas la peine.Je dirai tout simplement qu’il a depuis des anées un bilan politique "Catastrophique"que ce soit comme ministre des finances,ou comme ministre de l’intérieur,qu’une majorité de Gens le prénoment "monsieur effet d’annonces"et qu’il est d’une nullité rarement égalée.Je dirai tout simplement que cette" chose" est dangereuse,et qu’entre nous ,nous l’appelons à juste titre le "petit pétain".Que chacun en prenne consciance.D’un nombre de plus en grandissant de Genis, sont exédés d’entendre les discours de cette" chose",et qui savent déjà ce qu’elles auront à faire aux prochaines élections. par Santiago - 7 décembre 2006 - 15:49 - Répondre à ce message Correction de votre article !!! Justement Santiago. Sarko (le chef du PMU inversé comme les ambulances inscrites à l’envers, qui vient "d’annoncer" sa candidature dans la petite commune rurale d’un maire UMP, nom de la commune : Tierçé, çà ne s’invente pas) à lancer son slogan (enfin celui du patronat depuis 90 avec la casse que l’on voit déjà) : "libèrez le travail", qui m’a tout de suite fait penser à celui affiché ironiquement par les nazis à l’entreé des camps dits de travail et qui s’avéreront être de concentration :"HARBEIT MACHT FREE" soit "LE TRAVAIL REND LIBRE" et en continuant à suivre son discours on entend bien s’égrainer celui de Pétain : "TRAVAIL, FAMILLE, PATRIE (à la place de celui de république : "LIBERTE, EGALITE, FRATERNITE" comme un appel du pied aux vieux pétainistes et autres royalistes du FN ? Tout çà n’est pas vraiment anodin et touche au subliminal. Y a pas de doute, il ratisse large, tellement large qu’il va se prendre le rateau de 3 mètres dans la poire en boomerang... (voir ci-dessous) ARAMIS Destruction par le travail Le « grand ingénieur » Ferdinand Porsche, ainsi qu’on l’appelait dans les milieux d’affaires, avait été le disciple de Frederick Winslow Taylor (1856-1915), dont les principes d’ « organisation scientifique » du travail trouvèrent leur application dans le fordisme. Il avait visité plusieurs fois les usines de Detroit, et des ingénieurs germano-américains recrutés chez Ford contribuèrent au développement de l’usine Volkswagen. C’est donc à Detroit que Ferdinand Porsche comprit toute l’importance de la mise sous contrôle du travail de l’ouvrier et de sa subordination à un système d’espionnage constant d’un bout à l’autre de la chaîne, grâce à des méthodes « scientifiques ». Sans doute avait-il lu aussi les enseignements d’Henry Ford, dans The International Jew3, qui fut un best-seller dans l’Allemagne de Weimar et qui, avec Mein Kampf, alimenta la réflexion des esprits au sein du Parti national-socialiste (NSDAP). Ferdinand Porsche avait saisi l’importance de la productivité, la nécessité de l’augmenter sans cesse était devenue chez lui une véritable obsession. Une nécessité que l’ami SS Fritz Sauckel, responsable de la déportation massive des travailleurs, résumait ainsi dans sa première directive du travail : « Les travailleurs étrangers seront traités de manière qu’on les exploite au maximum, avec un minimum de dépenses. » Et cette règle ne s’appliqua pas seulement à la main-d’oeuvre étrangère. Aux méthodes classiques pour accroître la productivité (allongement de la journée de travail, accélération des rythmes, introduction d’innovations techniques économisant le travail), Porsche et l’appareil de terreur nazi en avaient redécouvert une quatrième : l’esclavage. C’est ainsi que l’ordre hitlérien ouvrit aux capitalistes allemands frappés par la grande récession de vastes perspectives de profits. Certes, les ouvriers allemands jouirent du plein emploi ; mais ce fut, comme l’a rappelé William Schirer4, au prix de leur abaissement à l’état de serfs et à des salaires de misère. Bientôt, de telles conditions devinrent le lot de toute l’Europe occupée. Compétitivité et flexibilité du travail étaient les mots d’ordre dans le IIIe Reich, et cette sorte d’ajustement structurel avant la lettre devait permettre de préparer l’explosion guerrière de 1937. Mais le slogan « Freude durch Arbeit » (la joie par le travail) dégénéra en « Vernichtung durch Arbeit » (la destruction par le travail), car, au bout de cet ajustement-là, il y avait la mort. Chez Volkswagen, la main-d’oeuvre étrangère soumise au travail forcé était exposée au froid (des photos dans le livre montrent de jeunes femmes soviétiques travaillant pieds nus, réduites à l’état d’esclaves), aux coups incessants, à la malnutrition et à la mort précoce. Un mois à peine après sa prise de pouvoir5, Hitler adressait une note de politique industrielle à la toute-puissante Fédération allemande de l’industrie automobile dont - comme par hasard - Ferdinand Porsche était le président. L’avant-projet du texte av ait été soumis auparavant à toutes les grandes lumières du capital financier allemand, car il s’agissait de définir un total remodelage de l’industrie. Le Führer y réitérait l’assurance que la bourgeoisie n’avait rien à craindre, grâce au soutien illimité de l’Etat nazi. Les mesures d’aide prévoyaient la rapide construction d’infrastructures, des avantages fiscaux et des subventions à l’exportation, la mise à disposition d’une main-d’oeuvre et de matières premières bon marché ainsi que d’importants crédits. Que demander de plus, en pleine dépression mondiale ? Privatiser les gains, socialiser les pertes : la même recette serait préconisée, plus tard, par la Banque mondiale et l’Organisation mondiale du commerce (OMC). Des dizaines de milliers de PME, également au service du credo nazi, profitèrent de l’essor des industries d’armement, de l’expropriation de la bourgeoisie juive et des pillages de la Wehrmacht. Parallèlement, la nouvelle législation du travail signifia la complète liquidation des institutions de la classe ouvrière, édifiées au fil de plus d’un siècle de luttes acharnées. par ARAMIS - 8 décembre 2006 - 13:35 - Répondre à ce message
Correction de votre article !!! Un grand "Salut" Aramis.Je répondrai qu’heureusement, il y a des "Gens"comme toi, qui s’intéressent et analysent a juste raison, le passé de l’europe et pourquoi nous en arrivons aujourd’ui à avoir à subir ce genre de chose qu’est "sarko".Une Majorité de gens de mon âge n’ont jamais voulu s’intéresser à la vie de tous les jours,et de faire entendre leur voix quand il le fallait,et maintenant s’étonnent que l’on en soit arrivé -là.Mais rien n’est perdu !... A mon grand étonnement nous dialoguons de plus en plus et,je m’aperçois, qu’ils commencent à réaliser et percevoir qu’il y aurait un grand "Danger d’avoir cette "chose" à la tête de l’état.Ils vont même plus loin !...Ils me disent, cela va de soi, de le pen nous n’en voulons pas ;mais lui cela a le mérite d’être clair,on sait ce qu’il adviendrait des gens qui ne seraient pas d’accord avec sa politique.Mais la chose c’est un sacré vicieux,qui parle,parle,parle,mais qui ne compend rien, ou plutôt fait semblant de ne pas comprendre que la France qu’ils nous font depuis l’ére chichi,personne n’en veut.Lui qui Prône le "Karcher"pour les Jeunes des Banlieux, ont eux le droit de vivre en france, ils sont Français à part entière.Cette chose ne peut pas en dire autant avec son ami desvejian ,pour eux c’est le "Charter" assuré pour la HONGRIE.Notre idée fait de plus en plus son chemin,si c’est une surprise pour lui,il ne se doute pas de la suite. par Santiago - 8 décembre 2006 - 16:29 - Répondre à ce message
Depuis 18 h 50, la grand-messe médiatique annuelle a commencé. Les Français sont appelés à téléphoner au 36.37 pour participer au Téléthon. Jamais une édition –la vingtième cette année- ne sera suivie avec autant d’attention, après la polémique de ces dernières semaines née des réticences d’une partie de l'Église catholique.
À quoi sert l'argent du Téléthon ? Sur les 100 millions récoltés l'an dernier, 81,5 millions ont été utilisés pour des missions sociales : 63,5 % sont attribués à la mission « Guérir » comme les recherches génétiques du laboratoire Généthon d'Évry. Les 33,6 % restants sont consacrés à des missions d'aide aux patients et à leurs familles. L'essentiel de l'activité du Généthon, un des fleurons de l'AFM, ne concerne absolument pas les cellules souches embryonnaires. Qu'est-ce que les chercheurs ont déjà trouvé grâce à ces fonds ? Dix-sept bébés bulles atteints d'une grave déficience de leur système immunitaire ont été traités par thérapie génique ainsi que huit autres en Italie. Reste que ces essais ont été entachés d'un certain nombre de leucémies chez un petit nombre d'enfants. Par ailleurs, après avoir contribué au développement de techniques qui ont permis l'identification ou la localisation de centaines de gènes à l'origine de maladies génétiques, le Généthon prépare des « vecteurs » capables de transporter certains gènes réparateurs au coeur de cellules lésées. Un site de production vient de sortir les premiers lots de « gènes-médicaments » destinés à un essai de thérapie génique sur l'homme. Un premier essai sur une maladie neuromusculaire doit démarrer en décembre. Trois autres essais cliniques, concernant un déficit immunitaire et deux autres maladies neuromusculaires, dont la myopathie de Duchenne, sont prévus pour l'an prochain.
Pourquoi l'Église catholique critique-t-elle le Téléthon ?
La polémique porte sur l'utilisation de cellules souches extraites d'embryons surnuméraires obtenus après fécondation in vitro destinés à démarrer des recherches dans un domaine radicalement novateur, celui de la médecine « régénératrice », censée révolutionner des pans entiers de la thérapeutique. À commencer par celle des graves maladies génétiques que combat le Téléthon. Mais pour l'Église catholique et d'autres courants de pensée, la création d'embryons pour la recherche représente une forme d'instrumentalisation de l'être humain. Selon eux, l'embryon n'est pas un simple amas de cellules mais une personne humaine potentielle. Objet tout particulier de la controverse actuelle, la création de l'Institut des cellules souches (I-Stem) dans l'un des bâtiments du Généthon, où une équipe dirigée par Marc Peschanski de l'Inserm a entamé des recherches sur des lignées de cellules souches embryonnaires. Ces travaux, soutenus par l'AFM et l'Inserm, se concentrent sur la thérapie cellulaire, notamment pour la maladie de Huntington et de Steinert. Ils ne représentent que 1,5 % du budget de l'AFM selon Bernard Barataud, le « père » du Téléthon en France. La loi permet-elle ou non ce type de recherches ? Ces recherches sont parfaitement autorisées depuis la loi de bioéthique de 2004. Les chercheurs peuvent créer des lignées de cellules souches embryonnaires issues d'embryons surnuméraires, conçus in vitro dans le cadre d'une assistance médicale à la procréation sur le territoire français ainsi que sur des lignées de cellules créées à l'étranger dans les mêmes conditions. « Ce n'est pas parce que c'est légal que c'est moral », rétorque l'archevêque de Lyon, le cardinal Philippe Barbarin. Y a-t-il d'autres pistes de recherche susceptibles d'être acceptées par l'Église ? L'Église prône de concentrer les recherches sur les cellules souches adultes (extraites du sang, du cordon ombilical, de la peau, de l'épithélium olfactif, etc.) qui elle ne passent pas par une destruction des embryons humains. Lors d'un récent congrès international sur ce sujet au Vatican, en septembre dernier, de nombreux spécialistes ont énuméré les possibilités de traitement liées à ces cellules dont l'utilisation ne pose pas de problème éthique. Au même moment, lors d'un colloque de l'Académie des sciences sur les thérapies cellulaires régénératrices, Nicole Le Douarin, secrétaire perpétuelle honoraire de l'Académie, mettait en garde en parlant des cellules souches embryonnaires : «La route est longue avant de découvrir de réelles applications thérapeutiques. Il ne faut pas donner de faux espoirs à l'opinion publique. »
Des peines de 3, 4, et 5 ans de prison ferme ont été prononcées vendredi par la cour d'assises de Haute-Savoie à l'encontre des principaux auteurs des incendies de deux lieux de culte musulman à Annecy et dans sa banlieue en mars 2004.
Michel Guégan, 25 ans, surnommé "SS" par ses amis, Nicolas Paz, 29 ans, ancien hooligan dans les tribunes du Paris-Saint-Germain et Anthony Savino, 24 ans, alors militaire au 27e bataillon de chasseurs alpins (BCA), ont tous été condamnés à cinq ans de prison, mais avec un sursis de un an pour Nicolas Paz et de deux ans pour Anthony Savino.
Les deux derniers ont également une obligation de soins et trois ans de mise à l'épreuve.
Quant au quatrième accusé, Damien Gallaud, 26 ans, l'un des meilleurs amis de Paz, il est condamné à trois ans de prison, dont deux ans avec sursis. Ayant déjà effectué un an de détention provisoire, il ne retournera pas en prison.
Devant le congrès du Parti socialiste européen, la candidate socialiste a sévèrement critiqué le président de la Banque centrale. > Notre Edition spéciale
Ségolène Royal s'en est pris, jeudi 7 décembre, au président de la Banque centrale européenne (BCE) lors de l'ouverture du congrès du parti socialiste européen à Porto, au Portugal. La candidate du PS à la présidentielle a mis en cause la légitimité de Jean-Claude Trichet. "Ce n'est plus à M. Trichet de décider de l'avenir de nos économies, c'est aux dirigeants démocratiquement élus", a-t-elle lancé. Pour la sixième fois en un an, le conseil des gouverneurs de la BCE a décidé jeudi de relever son taux directeur, qui atteint 3,50%. La BCE a laissé entendre qu'un nouveau relèvement était possible. Sous l'autorité de l'Eurogroupe et du Conseil européen Mais pour Ségolène Royal, remettre l'Europe sur les rails "suppose que la Banque centrale européenne soit soumise à des décisions politiques, bien sûr celles de l'eurogroupe", qui rassemble les ministres des Finances de la zone euro, "mais aussi celles du Conseil européen"; qui regroupe les chefs d'Etat et de gouvernement. L'indépendance de la BCE est inscrite dans les traités européens, selon lesquels elle ne doit recevoir d'instructions d'aucun gouvernement dans la conduite de la politique monétaire.
L'IGS (police des polices) qui a établi que la police avait bien poursuivi les deux adolescents morts dans un transformateur, le 27 octobre 2005 à Clichy-sous-Bois (Seine-Saint-Denis), a également indiqué qu'elle avait fait preuve de "légèreté". C'est ce qu'a indiqué jeudi 7 décembre Me Jean-Pierre Mignard, un avocat des familles, confirmant une information du Monde.
Dans son édition datée de vendredi, le quotidien rapporte que le rapport de la police des polices a été remis récemment au juge d'instruction en charge de l'enquête sur la mort de Bouna Traoré et Zyed Benna, qui avait déclenché des émeutes dans cette ville puis dans toute la France. Le rapport note par ailleurs que certains policiers, tout en sachant que ces jeunes s'étaient introduits dans le transformateur, n'ont rien fait pour les protéger.
"Mise en danger délibérée de la vie d'autrui" "L'urgence aurait voulu que fussent appelés les services d'EDF", estime notamment le rapport, cité par Le Monde, tout en soulignant qu'une intervention de ces services n'aurait pas nécessairement prévenu la mort des deux jeunes. Selon Jean-Pierre Mignard, l'IGS évoque ainsi des comportements d'une "légèreté et d'une distraction surprenantes" de certains policiers. Mercredi, les avocats des familles ont déposé une nouvelle plainte, pour "mise en danger délibérée de la vie d'autrui", notamment sur le fondement de ce rapport. Jusque-là, le juge Olivier Géron était uniquement saisis de faits de "non assistance à personne en danger", une qualification pénale moins grave.
Elysée 2007 : Sarkozython dans la presse Pour un scoop qui n'en est pas un, la presse quotidienne régionale manque cruellement d'imagination ce matin... Nicolas Sarkozy avait certes promis une surprise et on ne s'attendait pas à ce qu'il saute à l'élastique du haut du pont du Gard en hurlant "Je veux être présideeeent" (avec l'écho ). Mais en voyant les unes du jour, je m'interroge : n'en fait-il pas un peu trop ? Je sais bien que Nicolas Sarkozy a d'excellents conseillers en com', dont Thierry Saussez, mais tout de même, comment la presse a-t-elle pu s'engouffrer avec une pareille unanimité ??? Entre envoyer un fax (Jospin en 1995) et s'étaler sur toutes les unes du jour, il y avait sans doute un juste milieu... On pourraît presque croire à un cas sévère de mégalomanie . Ca fout les jetons.
ETC, ETC.
"""" 2007 """" TOUS AUX URNE
VOUS AVEZ JUSQU'AU 31 DECEMBRE POUR VOUS INSCRIRE SUR LES LISTES ELECTORALES,
APRES IL SERA TROP TARD
POUR CELA IL VOUS SUFFIT JUSTE D'ALLER DANS VOTRE MAIRIE MUNIE D'UNE PIECE D'IDENTITÉ
On en sait un peu plus sur les conditions de l'annonce officielle de la candidature Sarkozy dans la PQR.
Il s'agit sans doute de l'épisode le plus visible de la Sarkomanie des patrons de presse en France.
C'est Le syndicat national des journalistes qui a soulevé le lièvre : "Pour recueillir ce « scoop », le Syndicat de la Presse Quotidienne Régionale (SPQR) a délégué cinq journalistes reçus mercredi matin au siège de l’UMP pour une interview qui, selon l’AFP, devait être ensuite relue place Beauvau". C'est donc l'organisation patronale de la presse, confirme son président Michel Comboul (également pdg de Nice-Matin) qui a accepté la proposition faite par Nicolas Sarkozy, lequel voyait les choses en grand le concernant.
Le président de l'UMP, ministre de l'intérieur et désormais candidat à la présidence de la République aurait pu tout aussi bien envoyer un publi-reportage par fax ou par e-mail. Mais non, il lui fallait donner une forme de "crédibilité" en se faisant interviewer par cinq journalistes, au siège de l'UMP.
Une fois l'entretien rédigé et dûment approuvé par les services de Nicolas Sarkozy, l'opération consistait ensuite à fournir l'article aux quotidiens régionaux qui le souhaitaient.
Le journal Sud Ouest a, pour sa part, décidé de ne pas passer l'interview : "Aussi bien pour protester auprès du SPQR sur la façon de procéder que par principe: on ne passe pas une interview qu'on n'a pas recueillie", a indiqué Bruno Dive, éditorialiste au quotidien bordelais. Saine réaction. De son côté le Télégramme a indiqué qu'il ne passerait pas l'interview "tel quel".
Pour le SNJ, il s'agit ni plus ni moins que d'une "grossière opération de com" en faveur du ministre-candidat.
"Que des journalistes se soient prêtés, sur injonction patronale au plus haut niveau, à cette opération en dit long sur l'état de la presse en France." Elle est "de plus en plus ouvertement servile, surtout vis-à-vis des politiciens de droite". Ainsi, "les atteintes à la crédibilité de l'information viennent de franchir une nouvelle étape", conclut le SNJ cité par le Nouvel Obs.
¤¤ Adresse du Forum Officieux Ségolène Royal 2007 : http://www.SegoleneRoyal2007.new.fr ¤¤
Voici un petit reportage du Journal de TF1 de 13H du Mercredi 08 Novembre 2006 de Jean-Pierre Pernaut sur les inscriptions dans les listes electorales avant le 31 Décembre 2006 pour pouvoir voter à l'élection présidentielle de 2007 et aux législatives.
Recrudescence des inscriptions sur les listes électorales Le premier tour de l'élection présidentielle sera le dimanche 22 avril 2007... Et pour pouvoir voter, il faut être inscrit sur les listes électorales de sa commune... Plus que quelques semaines avant la fin des inscriptions le 31 décembre... Une démarche citoyenne indispensable. Et les Français sont nombreux à la faire. Les inscriptions sont pour l'instant supérieures à une année normale.
------------------------
Listes électorales : plus que 5 semaines
| 24.11.06 | 18:32
Les électeurs non-inscrits n'ont plus que cinq semaines pour se rendre en mairie afin pouvoir voter pour la présidentielle de 2007.
Plus que cinq semaines pour s'inscrire sur les listes électorales et pouvoir voter à la présidentielle de 2007. Les personnes ayant déménagé ou obtenu la nationalité française en 2006 et celles ne s'étant jamais inscrites avant 1997 sont invitées à se rendre en mairie d'ici le 30 décembre inclus, la Saint-Sylvestre tombant cette année un dimanche. Les jeunes fêtant leur 18e anniversaire avant le 21 avril 2007, veille du premier tour de la présidentielle, sont, eux, inscrits d'office sur les listes électorales. Il leur est cependant conseillé de vérifier en mairie que cette inscription a bien été effectuée.
"Ne laissez pas les autres décider pour vous", exhorte Cédric Bloquet, le directeur de l'association Civisme et Démocratie (CIDEM), dans un entretien à l'Associated Press. "Pour participer en 2007, si vous n'êtes pas inscrits, inscrivez-vous maintenant". L'inscription d'office, en vigueur depuis 1997, s'effectue normalement dans la commune de résidence de l'électeur.
2 millions de personnes pas inscrites
Le CIDEM estimait en octobre que plus de deux millions de personnes en âge de voter n'étaient pas inscrites sur les listes électorales. En décembre 2005, un mois après les émeutes en banlieue, le collectif Devoirs de mémoires, soutenu par des personnalités telles que JoeyStarr, Lilian Thuram et Jamel Debbouze, avait appelé "jeunes et moins jeunes" à s'inscrire sur les listes électorales afin d'être représentés, de "construire l'avenir" et de ne "pas revivre le 21 avril 2002". La portée de cet appel est difficile à évaluer. D'après le CIDEM, il y a eu moins d'1% des inscrits sur les listes électorales fin 2005. Les chiffres pour 2006 ne sont pas encore connus.
" Ça peut prendre 5 minutes"
Cédric Bloquet, du CIDEM, appelle les citoyens à s'inscrire en mairie dès que possible. "Ca peut prendre cinq minutes maintenant. Plus on attend vers le 30 décembre et plus les files d'attente s'allongent", a-t-il prévenu. "Les 28, 29, 30, il y aura certainement la queue dans les mairies. Donc allez-y maintenant!" Les inscriptions effectuées à partir du 1er janvier 2007 ne seront prises en compte qu'en 2008 et ne permettront pas de voter aux élections de 2007. La présidentielle aura lieu les 22 avril et 6 mai et les législatives les 10 et 17 juin.
-----------------------
¤¤ [Inscription d'office sur les listes électorales (jeunes de 18 ans)] ¤¤
Principe
Sont concernées par l'inscription d'office les personnes ayant atteint l'âge de 18 ans entre les dates de clôture de listes électorales, soit entre le 1er mars de l'année en cours, et le 28 (ou 29) février de l'année suivante. Cette année, sont concernés les jeunes atteignant l'âge de 18 ans entre le 1er mars 2006 et le 28 février 2007.
Mode d'inscription Les jeunes majeurs sont inscrits sans faire de demande individuelle sur les listes électorales de leur commune de résidence, lors des opérations de révision annuelle. Ces opérations se déroulent cette année du 1er septembre 2006 au 28 février 2007.
Procédure La commission administrative procède aux inscriptions en utilisant les informations fournies par l'INSEE et en vérifiant si les conditions sont réunies (identité, domicile, nationalité...). Attention , toute personne inscrite automatiquement ne reçoit pas de notification de son inscription.
Précautions à prendre Les fichiers des jeunes de 18 ans pouvant actuellement être incomplets, il est préférable que se renseigner auprès de sa mairie, pour vérifier que l'inscription est effectuée.
Inscription dans une autre commune Si un jeune souhaite être inscrit dans une autre commune que celle indiquée par l'INSEE pour l'inscription d'office (à noter, le domicile de vos parents est réputé être celui du jeune concerné pour cette inscription), elle doit accomplir les formalités d'inscription volontaire. Le jeune doit s'assurer qu'il n'a pas été inscrit en même temps dans sa commune d'inscription d'office.
En cas de litige En cas d'oubli ou si la commission a estimé que le jeune ne réunissait pas les conditions pour être inscrit (nationalité, domicile notamment), il doit s'adresser au tribunal d'instance dont dépend son domicile.
¤¤ [Inscription volontaire sur les listes électorales] ¤¤ Principe
Pour pouvoir voter, il faut : - être inscrit sur les listes électorales, - être âgé d'au moins 18 ans, - être de nationalité française, - jouir de ses droits civils et politiques.
Si l'intéressé ne relève pas d'une procédure d'inscription d'office (jeune ayant atteint l'âge de 18 ans entre deux opérations de révision des listes électorales), il doit se faire inscrire volontairement.
Où s'adresser : - soit à la mairie de la commune où il a son domicile ou de celle où il réside depuis au moins 6 mois, - soit à la mairie d'une commune où il est inscrit au rôle d'une contribution directe communale (impôts locaux) depuis au moins 5 ans, - soit à la mairie de la commune où il est assujetti à résidence en tant que fonctionnaire public.
Pièces à fournir : - le formulaire d'inscription sur les listes électorales des citoyens français, - une photocopie de la pièce d'identité en cours de validité (et présenter l'original de la pièce d'identité), - selon le cas, un justificatif de domicile dans la commune ou un justificatif de paiement des impôts locaux depuis plus de 5 ans, - si l'intéressé habite chez ses parents, une attestation des parents établie sur papier libre, certifiant qu'il habite chez eux, et un justificatif de domicile des parents.
Cas particuliers - Si l'intéressé a acquis la nationalité française, il doit également présenter un certificat de nationalité ou le décret de naturalisation. - S'il est dans l'impossibilité de se déplacer, il peut remettre une procuration établie sur papier libre à quelqu'un. Il peut également demander son inscription par correspondance en envoyant les pièces indiquées.
Quand s'inscrire ? - Il est possible de s'inscrire à tout moment de l'année (cette année avant le 31 décembre 2006), mais l'intéressé ne pourra voter qu'à partir du 1er mars de l'année suivante, après la révision annuelle des listes électorales (entre le 1er septembre 2006 et le 28 février 2007). - Il est possible d'être inscrit et de voter la même année lorsqu'on :
* atteint l'âge de 18 ans entre le 1er mars et le jour de l'élection, * est fonctionnaire muté ou admis à la retraite après le 1er janvier, * est militaire retournant à la vie civile après le 1er janvier, * est naturalisé français après le 1er janvier, * recouvre l'exercice du droit de vote après le 1er janvier.
¤¤ [Listes électorales : inscription des sans domicile fixe] ¤¤
Personnes concernées
Avant le 1er septembre 1998, ne pouvaient être inscrites sur les listes électorales les personnes: - ne pouvant fournir la preuve d'un domicile ou d'une résidence, - et ne bénéficiant pas d'une commune de rattachement.
Possibilité d'inscription ouverte
Désormais, vous pouvez être inscrit si vous avez demandé le rattachement à un organisme d'accueil, pour l'obtention de la carte nationale d'identité. Ceci sous réserve de remplir les autres conditions d'inscription sur les listes électorales (notamment ne pas être déchu des droits civiques..). Vous pouvez vous inscrire sur les listes électorales de la commune:
- où est situé l'organisme d'accueil dont l'adresse figure sur votre carte d'identité depuis au moins six mois, - où est situé l'organisme d'accueil qui vous a fourni une attestation établissant un lien avec lui depuis au moins six mois.
Liste des organismes
Elle est établie par le préfet du département (a Paris, par le préfet de police). Pour connaître ces organismes, adressez-vous à la préfecture, à la sous-préfecture, sauf à Paris: à la préfecture de police. Pour les démarches, adressez-vous à la mairie du lieu où est situé l'organisme d'accueil.