LE MONDE | 30.08.07 | 14h00 * Mis à jour le 30.08.07 | 14h00
Pour sa 15e édition à La Rochelle, du 31 août au 2 septembre, l'université d'été du Parti socialiste risque de ressembler à une salle des pas perdus. A l'image de ces salles d'attente qui ornent les gares, les assemblées parlementaires et les palais de justice, elle sera, loin
de donner le coup d'envoi à une rénovation dont elle prétend établir
le "diagnostic", un lieu d'arrêt marquant plus une hésitation qu'une résolution à sauter le pas.
Pourtant, juste après La Rochelle, et selon le calendrier qu'a fait adopter François Hollande, le 24 juillet, des groupes de travail doivent préparer les trois forums - le premier, sur la nation, est programmé pour le 24 novembre - qui rythmeront la rénovation d'ici les élections municipales puis le congrès du printemps 2008.
Les défections en trombe des "éléphants" - de Dominique Strauss-Kahn, candidat à la direction du Fonds monétaire international, à Martine Aubry, en passant par Laurent Fabius, Lionel Jospin, Jack Lang et Jean-Luc Mélenchon -, les commentaires peu amènes des "jeunes lions" rénovateurs sur ce rite estival jugé désormais dépassé - "bal des procureurs" et "concours des mondanités socialistes", aux yeux de Gaëtan Gorce, député de la Nièvre - ont achevé de transformer le rendez-vous en université des pas perdus. Et, à la veille des agapes socialistes, Michel Rocard a rejoint, avec une mission sur les enseignants, la farandole de l'ouverture. Ségolène Royal, Bertrand Delanoë et François Hollande, vedettes annoncées, devront déployer beaucoup d'énergie pour contredire cette image.
Tout se passe comme si, depuis le 6 mai, le PS restait bloqué sur
la case de ses défaites, présidentielle et législatives. Inaudible dans son opposition à un Nicolas Sarkozy qui tutoie les sommets de la popularité, il apparaît au mieux velléitaire, au pire paralysé sur une rénovation dont il ressent l'ardente obligation - au vu de sa crise d'identité et de l'extrême lassitude de militants de plus en plus rebutés par les jeux d'appareil - mais qu'il ne sait plus comment entreprendre. Le PS sait qu'il doit se rénover, mais il a visiblement perdu le mode d'emploi.
La poursuite, et même l'amplification, des querelles de personnes - alors même qu'à l'unisson "éléphants" et "jeunes lions" font le serment d'en finir avec ce que M me Royal a appelé, le 25 août à Melle (Deux-Sèvres), "des règlements de comptes inutilement brutaux"
et "une violence verbale incompatible avec l'idéal socialiste" -, l'affirmation, et même l'exacerbation, de stratégies solitaires, la substitution progressive à des courants devenus obsolètes d'une myriade de microchapelles et de petites écuries aux contours idéologiques plus flous que les précédents compliquent encore
la donne de la rénovation promise.
Le PS semble ainsi revivre à la fois 1990 et 1993. En 1990, c'est le congrès de Rennes, l'implosion du parti d'Epinay, incapable d'ouvrir l'après-mitterrandisme qui s'annonçait, avec un premier secrétaire, Pierre Mauroy, qui vivait son mandat comme "une épreuve"
et peinait à résister aux assauts d'un Laurent Fabius qui ne s'était jamais résigné à le voir occuper cette place.
Aujourd'hui, c'est le cycle d'Epinay, celui de l'union de la
gauche - en voie d'extinction compte tenu de l'effondrement du Parti communiste - qui se termine sans qu'aucune alternative s'esquisse.
M. Hollande achève son long règne, mais la question du leadership reste un non-sujet, un angle mort. Impatiente au soir de sa défaite
de prendre le parti, Ségolène Royal botte désormais en touche.
Les quadras de la rénovation, Arnaud Montebourg et Manuel Valls
en tête, ne masquent pas leurs ambitions. Mais, à ce jour,
il n'y a aucun candidat déclaré à la succession de M. Hollande.
En 1993, le PS est confronté à sa défaite électorale la plus humiliante depuis 1968. Avec 57 députés, il ne peut même pas déposer seul une motion de censure ! C'est aussi, entre autres causes, la sanction du désastreux congrès de Rennes.
Le PS entre dans une crise qui paraît sans fin avec, en deux ans
et demi, quatre premiers secrétaires qui se succèdent à sa tête.
En 1995, Lionel Jospin esquisse une rénovation idéologique. En 2007, les défaites électorales apparaissent aussi, au-delà des erreurs
de campagne de M me Royal, comme la sanction de l'immobilisme idéologique du PS depuis 2002. Nettement moins humiliantes qu'en 1993 - la candidate socialiste a battu le record en voix au deuxième
tour d'une élection présidentielle et, avec 204 élus et apparentés,
le PS a gagné 55 élus par rapport à 2002 ces défaites ont produit
les mêmes symptômes.
CONFUSION ET CACOPHONIE
Le premier parti d'opposition apparaît atone, alors qu'il s'agite,
mais dans la confusion et la cacophonie. Sur la rénovation elle-même, chacun rivalise en férocité pour diagnostiquer les maux - sclérose, sectarisme, immobilisme, déshérence, anémie de la réflexion
et de la proposition, archaïsme, etc. -, mais les potions curatives
ou réformatrices peinent à prendre forme.
La rénovation sera-t-elle une refondation, une remise à plat, une mutation, un aggiornamento ou un simple ravalement de façade ?
Le PS est-il destiné à se muer en parti social-démocrate, progressiste, réformiste, social-libéral ? M me Royal parle d'un "grand parti moderne, portes et fenêtres ouvertes sur la société", et prône "l'équilibre entre
le collectif et l'individuel", mais elle tarde à dépasser les propositions de sa campagne. Arnaud Montebourg imagine "des lignes politiques nouvelles", mais il reste à les définir. M. Valls juge qu'"une grande partie des idées de la gauche se sont épuisées".
Le député de l'Essonne veut "revoir la déclaration de principes",
qui date de 1990, et changer "en profondeur" le logiciel, mais
il n'esquisse encore que des pistes.
Même télescopage de positions sur l'opposition à M. Sarkozy, dont
M. Hollande cherche à faire le combat commun des socialistes.
Mais M. Gorce plaide pour une opposition "ni caoutchouc ni frontale", sans exclure la recherche de convergences avec la droite. De même, M. Valls n'écarte pas de "faire un bout de chemin avec la majorité
sur des sujets qui peuvent faire consensus" .
Même Mme Royal reconnaît à M. Sarkozy "une sincère volonté de réforme", tout en le soupçonnant d'immobilisme. Sur les alliances, l'heure n'est pas à la clarification.
Le PS privilégie toujours le rassemblement à gauche. Echaudée
par son rapprochement avorté durant sa campagne avec le MoDem
de François Bayrou, M me Royal, plus prudente, estime qu'"une alliance se fonde sur un projet politique".
Mais plusieurs de ses proches, tel François Rebsamen, envisagent
des accords aux municipales avec le MoDem, et même M. Delanoë n'en fait plus une question taboue.
Nul n'attend du PS qu'il fasse sa rénovation le temps d'une université d'été. C'est, comme le dit Mme Royal, "un travail de longue haleine" .
Mais encore faut-il avoir la volonté de l'engager.
Ségolène Royal a aujourd'hui déploré le "flou", "l'illusion
de mouvement" et le manque d'annonces concrètes de Nicolas Sarkozy dans son discours prononcé devant l'université d'été du Medef.
"Nous sommes très déçus (...) Nous pensions qu'au bout de cent jours,
le gouvernement aurait la capacité d'annoncer (...) des réformes précises, des engagements financiers tangibles qui nous permettraient à notre niveau de faire un effet de levier", a-t-elle déclaré à la presse.
La présidente de la région Poitou-Charentes était entourée des autres présidents de régions socialistes réunis à La Rochelle, en préambule
de l'université d'été du PS.
"Dans ce flou, dans cette inertie, le constat que nous avons fait
c'est que nous sommes très inquiets", a poursuivi Ségolène Royal
lors d'une conférence de presse à l'Hôtel de ville.
Dénonçant "l'illusion de mouvement" de Nicolas Sarkozy,
les régions socialistes entendent mettre le chef de l'Etat devant ses responsabilités sur les "sujets extrêmement urgents en cette rentrée" comme le pouvoir d'achat, la "croissance en panne" et le chômage élevé des jeunes et des seniors.
Il faut "qu'il sorte de l'inertie et de ce mouvement apparent", a souligné l'ancienne candidate à l'élection présidentielle qui a dénoncé la proposition de la présidente du Medef, Laurence Parisot, de faire passer l'âge de la retraite progressivement de 60 à 62 ans.
"Ce type d'annonce idéologique n'est pas sérieuse" alors que "
le principal problème c'est le taux de chômage très élevé de salariés
Le sérieux revers subi aux législatives par la maire (UMP) de Caen, Brigitte Le Brethon, pourrait être un avant-goût des municipales
de mars 2008. Revigorée par sa double prise en juin - les deux circonscriptions de Caen-Est et Caen-Ouest ont été récupérées
par Laurence Dumont et Philippe Duron -, la gauche locale veut y
croire et entend profiter des querelles qui éclatent au sein
de la majorité municipale.
«Les indicateurs sont au vert depuis trois élections. On n’a donc pas
le droit de décevoir», résume Philippe Duron, président (PS) du conseil régional Basse-Normandie et tombeur de Brigitte Le Brethon, largement élu (54,17 %) dans la 1re circonscription du Calvados. Une dynamique enclenchée en 2004 avec les régionales et qui s’est poursuivie lors
de la présidentielle où Ségolène Royal a obtenu à Caen, un fief
du centre droit, le score de 55,6 %.
Insubmersible
Mais cette remontée de la gauche ne doit pas masquer son principal défi :unir ses forces pour ne pas répéter les mêmes erreurs.
Le camp socialiste était sorti laminé des municipales de 2001 en raison de la rivalité entre deux de ses leaders historiques, François Geindre, ancien maire d’Hérouville, et l’ex-ministre Louis Mexandeau.
Résultat: une 5e défaite pour l’insubmersible «Mex» et une opposition municipale réduite à la portion congrue. «Une belle fenêtre d’opportunité s’ouvre à nous, mais cette fois on a intérêt à mettre
tout le monde dans le jeu», confirme Laurence Dumont, qui a ravi
la 2e circonscription du Calvados, traditionnellement de gauche,
à Rodolphe Thomas (Nouveau Centre).
En discussion avec le PCF, les Verts, le PRG et l’association Citoyens
à Caen, le PS caennais - qui n’est pas «encore un paradis sans nuages» selon Duron - appelle au rassemblement. Pressenti, Duron décidera
de son éventuelle candidature à la rentrée.
«Il est consensuel, pragmatique et sait fédérer, affirme Xavier Lecoutour, porte-parole de Citoyens à Caen-PRG. On a une exigence
de victoire d’autant plus forte que trop de dossiers sont mal engagés.»
Dans la ligne de mire de l’opposition : le manque de vision à long terme pour Caen et sa périphérie et les méthodes de Brigitte Le Brethon, jugées, par certains, à gauche comme à droite, «dures et brutales».
«Depuis le début de mon mandat, tous les qualificatifs me sont tombés dessus : j’aurais soi-disant trop de caractère, je ferais souffrir mes collaborateurs. Tout cela est consternant», se défend l’intéressée,
élue en 2001 pour succéder à Jean-Marie Girault, maire (UDF) durant trente-et-un ans. Pour elle, les attaques «visant à [l]’entacher» sont responsables de sa défaite, ainsi que les effets de la TVA sociale
et la «diabolisation» de Nicolas Sarkozy.
Si elle concède des «faiblesses de communication et d’explication»,
elle vante son bilan, en particulier la maîtrise du budget, des réalisations culturelles et l’accompagnement individuel de jeunes
en recherche d’emploi.
« Autorité excessive »
Mais les critiques les plus virulentes ne viennent pas forcément
du camp adverse. Luc Duncombe, adjoint (UDF) à la mairie, dénonce
l’ «autorité excessive» de Brigitte Le Brethon et son «
refus de la contradiction».
Des dissensions qui remontent aux précédentes municipales :
Luc Duncombe avait renoncé à sa candidature au terme
d’un accord RPR-UDF lui octroyant la présidence de l’agglomération.
Considérant la défaite de Le Brethon aux législatives comme un «avertissement» et un «désaveu», Duncombe a annoncé le 3 juillet
son intention de briguer la mairie : «Je ne tire pas sur une ambulance.
Je constate juste qu’elle n’est plus crédible et que les raisons de son échec seront toujours là en 2008.» Contre-attaque de Le Brethon : dénonçant une candidature «dissidente et déloyale», elle a retiré leurs délégations à Luc Duncombe et à deux autres adjoints qui lui avaient apporté leur soutien.
Pour remporter les municipales, Duncombe veut miser sur sa «capacité à rassembler et [s]on sens du dialogue».
Le Brethon assure aussi qu’elle fera preuve «d’ouverture et d’audace pour réunir toutes les compétences». Face au risque d’éparpillement des voix de droite, tous deux s’accordent donc au moins sur
la nécessité de conduire une liste d’union… mais séparément.
Les " Hollandais " dégainent mais leurs munitions risquent
de connaître l'effet boumerang ...
Lire : Ségolène Royal "doit s'adapter" au Parti socialiste et "pas l'inverse", estime dans un entretien samedi à "France Soir" Faouzi Lamdaoui, secrétaire national du PS en charge de l'égalité.
L'ancienne candidate socialiste, qui fait samedi sa rentrée politique
à Melle (Deux-Sèvres), s'est "isolée du parti" pendant la campagne présidentielle, souligne ce proche du premier secrétaire du PS
François Hollande. Ségolène Royal, poursuit M. Lamdaoui,
a "défendu un programme en lequel elle ne croyait pas, et cela
tout le monde l'a ressenti".
Si Mme Royal "veut jouer un rôle", elle doit "donc s'adapter au PS.
Pas l'inverse".
Dans la rénovation du PS, Ségolène Royal "a sa place".
Il n'y en a "pas en revanche pour les traîtres qui guettent des portefeuilles ministériels, ou ceux qui, au lieu de réserver leurs flèches à la droite, veulent le scalp de François Hollande, tels Gaëtan Gorce
ou Jean-Luc Mélenchon", dit-il.
Pour Faouzi Lamdaoui, il faut aujourd'hui "reconstruire un projet, montrer que nous sommes le parti des classes moyennes et des classes les plus pauvres, et mener une opposition frontale contre
la droite qui défend les intérêts des riches".
Le sécrétaire national en a "marre de voir ces responsables
de la gauche tresser des lauriers au gouvernement" et souhaite
un changement de "visages au sein du PS", l'"émergence d'une nouvelle génération plus représentative de la société française".
" Isolé du parti ", il doit vouloir dire "Isolé des 80% de cadres
qui ont trainés des pieds ou lui ont mis des batons dans les roues "
car à ce que je sache, plus de 60% des militants étaient derrière Ségolène. Quand à l'émergence d'une nouvelle génération plus représentative de la société Française (sic), nous ne pouvons
qu'être en osmose mais si cette nouvelle représentativité
se trouve aussi formatée que celle de ses " référents " non merci.
Ségolène Royal reconnaît, dans un entretien à paraître samedi dans
le quotidien Sud Ouest, "la capacité de mouvement" du président
de la République Nicolas Sarkozy, tout en soulignant que, "paradoxalement, le principal risque (était) celui de l'immobilisme".
Interrogé sur les premiers mois de présidence de M. Sarkozy,
l'ex-candidate du PS à l'élection présidentielle indique: "Si on ne veut pas entrer dans la caricature, je dois lui reconnaître sa capacité
de mouvement. Certains la jugeront excessive.
C'est son style.
L'important c'est d'avoir un style et ce n'est pas négatif."
"Nous avons quelqu'un qui démontre, au moins dans la forme,
sa volonté que ça marche. Mais paradoxalement, le principal
risque c'est celui de l'immobilisme".
"On voit bien que les réformes les plus douloureuses qui permettraient de remettre le pays sur le chemin de la croissance n'ont pas été faites.
Au lieu d'évaluer la situation, on a droit à une nouvelle agitation",
estime Mme Royal.
Sur les élections municipales de 2008, elle estime que "la question
se pose d'une vaste coalition de la gauche, des altermondialistes
et du Modem, sur des projets municipaux. Mais pas de façon désordonnée."
"Sur la responsabilité et la morale politiques, la dépense publique,
il y a plein de questions sur lesquelles on peut se retrouver avec les centristes mais en évitant que ce soient des alliances à la carte qui risqueraient d'émietter le parti socialiste, ce qui serait regrettable. Avec le Modem qui a refusé toute proposition, les choses peuvent évoluer", poursuit-elle.
Evoquant par ailleurs une éventuelle audition de l'épouse du chef
de l'Etat, Cécilia Sarkozy, par la future commission d'enquête parlementaire (CEP) sur la Libye, Mme Royal estime que "c'est la commission parlementaire qui doit dire si l'audition de Mme Sarkozy
est nécessaire ou pas".
Le porte-parole de l'Elysée, David Martinon, avait exclu jeudi
une telle éventualité.
Quant à son prochain livre, Mme Royal indique qu'il paraîtrait "fin octobre", précisant : "C'est un bilan mais aussi une volonté de ne pas oublier la leçon."
Elle vient de publier Chômage, des secrets bien gardés, véritable
"caillou dans la chaussure" de l'ANPE où elle met cartes sur table pour parler des réalités de son métier, sans hésiter à contredire les propos éternellement optimistes de son directeur général Christian Charpy,
ainsi que les annonces viciées du gouvernement.
Actuchomage : Depuis quand travaillez-vous à l'ANPE ? Est-ce un choix ?
J'exerce comme conseillère à l'emploi depuis fin 2001.
Je venais de connaître une période de chômage de plus d'un an.
Je fréquentais l'ANPE de manière assez assidue.
J'ai vu sur le site de l'agence un appel à concours.
J'ai relevé le défi, presque comme un jeu. Je me disais, d'ailleurs,
que mon expérience de chômeuse pouvait m'aider : je commençais
à bien connaître les différentes prestations, propositions, les centres
de formation, les partenaires... De fait, bon nombre de conseillers
de ma "promotion" étaient eux aussi passés par la case chômage.
Quel est le "déclic" qui vous a poussée à écrire ce livre ?
Comment avez-vous choisi votre éditeur ?
Fin 2005, j'ai vu s'intensifier les pressions sur les chômeurs et dans
le même temps, j'ai entendu le gouvernement se gargariser d'une supposée baisse du nombre de chômeurs.
Mon boulot perdait progressivement de son intérêt, je devenais
de plus en plus la courroie de transmission de décisions
que j'estimais humainement injustes (refus de formation, proposition/"imposition" d'offres).
La coupe a été pleine après un flash d'infos très optimiste quant
à la baisse du chômage. J'ai laissé un message sur le répondeur
de l'émission "Là-bas si j'y suis" sur France Inter.
Après sa diffusion, Daniel Mermet a lancé un appel pour que je témoigne. Ce que j'ai fait, de manière anonyme à l'époque (la trouille !).
Cette émission a déclenché un reportage sur Canal + (dans "90 minutes") et un contact avec les éditions Jean-Claude Gawsewitch. Ils ont proposé de publier mon livre. Je l'ai écrit très vite, comme pour crever l'abcès.
Vous faites fi de l'omerta générale et des consignes de votre direction : quels sont les risques que vous encourez ? Avez-vous reçu des menaces ? Comment réagissent vos collègues ?
Je risque un blâme ou la révocation (licenciement).
Des sanctions pénales peuvent même être envisagées.
Mais pour l'instant rien ne se passe, je vais travailler comme d'habitude. La direction de l'ANPE ne communique pas. Elle se garde de tout commentaire, craignant sans doute une mauvaise publicité, du fait de l'impact médiatique. Elle a un temps essayé de me présenter comme une conseillère isolée, qui n'exprimerait qu'un avis personnel. Ce que dément la foule de témoignages de soutien que j'ai reçus, venant de conseillers
et de chômeurs de toute la France !
Selon vous, le chômage ne baisse pas et les chiffres sont truqués...
Les média reprennent en coeur les chiffres communiqués
par le gouvernement. Ces chiffres ne se basent que sur la catégorie 1, oubliant les 7 autres. De deux millions et quelques, on passe à quatre.
Et encore ! on ne compte là que ceux qui prennent la peine de s'inscrire, de pointer, de montrer régulièrement patte blanche, de "subir" (parfois)
un suivi qui s'apparente plus à un flicage qu'à un accompagnement.
Ceux qui ne perçoivent plus d'allocations ou qui n'en ont jamais perçu sont de moins en moins inscrits. Nous-mêmes, conseillers, nous les décourageons ! Les RMistes ne sont pas forcément inscrits non plus.
Les jeunes, les vieux... La réalité du chômage n'est pas à 9%, mais plutôt à 19%. Il faudrait réussir à dénombrer aussi le travail précaire, l'intérim subi, le coup de fil du lundi pour le mardi, les contrats qui durent depuis
1 an sans qu'on sache jamais si on doit y retourner le lendemain...
Qu'en est-il des radiations ?
On parle beaucoup des radiations-sanctions, pour non réponse à offres. C'est vrai qu'elles ont été facilitées par la loi dite "de cohésion sociale" (sic), mais elles ne sont pas le noeud du problème.
Les radiations administratives recouvrent les non présentations à entretien, les abandons de pointage, les refus d'évaluation, de prestation... Les personnes en fin de droits qui "tombent " dans le RMI n'ont pas été radiées pour manquement aux devoirs du demandeur d'emploi, mais pour ras le bol de pointer pour des prunes... Elles se sont en quelque sorte "radiées elles-mêmes", n'ayant pas d'intérêt à rester inscrites.
A propos des radiations, il faut savoir que les "GL" (pour "Gestion
de la Liste", signifiant radiation) devraient toujours être envoyées
en recommandé. C'est rarement le cas. Du boulot en perspective
pour les associations de défense des chômeurs ! Régulièrement,
je donne les coordonnées de ces assos à des gens qui se plaignent d'avoir été injustement radiés. Je ne connais jamais l'issue.
Je crains que les chômeurs n'osent pas. Ces assos ont besoin d'énergies, de soutien.
Christian Charpy a pourtant annoncé une hausse de 8%
des offres d'emplois en 2005 : est-ce exact ?
Fabienne BRUTUS : Probablement... si on considère que 3 millions d'offres sont saisies tous les ans à l'ANPE... Un contrat de 2 jours compte pour une offre, c'est dire ! Un contrat de 4 heures, aussi... A ce rythme-là, on peut bien annoncer une hausse de 15 ou 132% !!!
Un de mes collègues me citait récemment cette phrase " Vous vous accrochez aux chiffres comme un ivrogne à son réverbère, non pas pour être éclairé mais pour tenir debout "...
Selon vous, quel est notre taux de chômage réel ?
19% de la population est sur la touche, toutes catégories confondues
et incluant les non-inscrits. 5 millions de personnes en France
n'ont pas un emploi réel, pourvu d'un minimum de stabilité et de salaire.
Peut-on se reconvertir professionnellement aujourd'hui par le biais
du service public de l'emploi ?
C'est extraordinairement difficile, voire impossible. On pourrait le faire
si les crédits alloués à la formation ne fondaient pas comme neige
au soleil. Les conseillers n'essaient même plus de monter des dossiers de financement, bien conscients que c'est voué à l'échec.
A part les programmes régionaux de formation (forcément disparates d'une région à l'autre et créateurs d'inégalités) et l'AFPA qui elle aussi
se bagarre pour rester en vie, il ne subsiste que quelques formations financées par les Assedic. Uniquement dans les métiers " en tension "
ou déclarés comme tels par les employeurs : maçon, cuisinier, serveur... Si on a d'autres aspirations, la plupart du temps c'est " râpé ".
A quoi sert l'ANPE aujourd'hui ?
C'est la question piège... Il nous arrive encore bien sûr, d'être utiles,
de regonfler à bloc un chômeur qui perdait courage, de mettre face à face un chômeur et une offre... Mais trop rarement ! Souvent, à la place, on s'épuise à remplir des cases. On fait dans l'occupationnel.
Et puis on contrôle...
Décrivez-nous vos conditions de travail...
Le rythme est très soutenu (je sais, ça parait dingue mais c'est comme
ça, et je sais de quoi je parle : j'ai travaillé dans la restauration rapide
pour payer mes études).
Mes horaires sont les suivants : 8h15 / 12h30 ; 13h15 / 16h30.
Je travaille à temps partiel (80%). Mes collègues terminent plus tard.
On est toujours sur la brèche : le coup de fil d'un employeur est prioritaire, il faut faire au mieux, même si ce n'est pas une entreprise de "notre" portefeuille, même si on est en train de bosser sur un autre dossier.
C'est très difficile de trouver un moment pour avancer dans un domaine (se documenter, compulser des docs). Malgré cela, il s'agit de connaître
le secteur, les métiers en rapport, les particularités du poste, les diplômes requis... En parallèle, trouver quelque chose d'utile à dire à ces gens
qui défilent, qu'on a convoqués et à qui on ne peut souvent rien proposer.
Le sentiment d'impuissance est grand ; la schizophrénie règne.
Certains conseillers souffrent du syndrome de Stockholm :
pris en otages par les politiques coercitives de l'établissement,
ils en viennent à penser qu'elles sont justes et anormalement décriées !
(Psychologiquement, c'est une fuite obligatoire pour certains).
Ne mords pas la main qui te nourrit ! Ne crache pas dans la soupe !
Dans les manifs anti CPE, quelqu'un portait une pancarte
"Crachez dans la soupe, elle est dégueulasse"...
Vous avez 15% de précaires à l'ANPE : comment cela se fait-il ?
Comme partout ailleurs ; les économies avant tout ! Si on additionne
les CDD, les agents temporaires, les ex-CES désormais CAE et contrats d'avenir, on a effectivement 15% de précaires. Et je ne compte
pas les stagiaires, peu nombreux mais jamais rémunérés !
Comment les salariés de l'ANPE considèrent-ils les chômeurs ?
Ils les considèrent, globalement, comme des êtres humains (c'est heureux !) mais certains n'hésitent pas pour autant à imposer des actions, à faire fi du choix personnel. Beaucoup oublient leur propre expérience de chômeur. Par contre, attention : "les salariés de l'ANPE", ça n'existe pas.
Il y a autant de conseillers différents que de chômeurs !
On ne peut pas généraliser.
Comment se comportent les entreprises qui font appel à l'ANPE ?
C'est pareil, les entrepreneurs sont des humains : il y en a de toutes sortes. Des gars (ou des femmes, d'ailleurs) sympas qui font leur boulot de citoyen, sortent des gars de la mouise en leur proposant du boulot,
et d'affreux sales types qui ne pensent qu'à percevoir des primes
juteuses et licencier sitôt les aides terminées. Les deux co-existent.
Que pensez-vous des cabinets de recrutements, et du business
du chômage ?
C'est très lucratif, le chômage. Pendant qu'on prive de leurs miettes des chômeurs pas assez corvéables, on rémunère grassement des gens
qui vont les contraindre à reprendre une activité. Encore une fois,
il ne faut pas jeter dans le même sac toutes ces boîtes. Il y en a,
à taille humaine, de respectables. J'ai une dent contre les cabinets
d' "outplacement" (le vilain mot qui cache licenciement).
Une de leurs branches suggèrent aux entreprises de délocaliser,
ce qu'elles font, l'autre de reclasser les chômeurs qu'ils ont eux-mêmes envoyés à la rue. Je trouve ce concept révoltant.
Selon vous, pourquoi la mobilisation des chômeurs est-elle toujours aussi faible ?
Probablement parce que " les chômeurs " ne sont pas un groupe homogène mais regroupent différents types de population. En plus,
ce n'est pas simple de revendiquer son statut de chômeur pour faire avancer ses droits. Cela veut dire, se coller à soi-même une étiquette propre à faire fuir les patrons ! Peut-être les chômeurs croient-ils que
c'est risqué. Le découragement doit jouer aussi pas mal.
D'autres ignorent tout simplement que des assos existent.
Selon le SNU, l'ANPE aurait un taux de syndiqués deux fois supérieur
à la moyenne nationale (qui est à 8%) : qu'en pensez-vous ?
Quelle est votre appréciation de l'action syndicale à l'Agence ?
C'est normal qu'on soit plus syndiqué qu'ailleurs : vu nos conditions de travail... Mais je déplore que beaucoup d'organisations syndicales
ne se préoccupent aucunement du sort des chômeurs.
Certes, il est important de veiller au sort des conseillers
(il y a du boulot : stress, pressions, agressions), c'est le rôle
des syndicats. Mais oublier que ces conditions de travail sont intimement liées aux conditions d'accompagnement des chômeurs, c'est presque indigne. En cela, certains syndicats n'ont de syndicat que le nom.
Heureusement, ça commence à bouger avec le SMP (suivi mensuel personnalisé) qui pose souci aux deux types de public. Chômeurs
Les mots sont là, aujourd’hui au sein du PS : rénovation, modernisation de notre logiciel, même si ce mot de logiciel n’est pas des plus heureux, refondation, et bien d’autres encore indiquant qu’il faut changer !
Tant mieux, nous n’avons que trop attendu pour faire notre aggiornamento. Et tant mieux si tous s’y mettent et tant mieux
si cela dépasse les frontières du seul parti socialiste et concerne
toute la gauche. Mais ne nous y trompons pas, les électeurs n’attendent pas que des mots et ils ne sont pas dupes
des postures des uns et des autres.
Lors de la campagne présidentielle, Ségolène Royal a évoqué
souvent « la politique par la preuve ».J’y suis très sensible,
peut-être plus attachée aux actes qu’aux déclarations, à coup
sûr exigeante sur le fait que les discours et les actes coïncident.
A Melle, nous avons retrouvé cette même volonté d’être en adéquation avec les attentes de nos concitoyens: une opposition constructive
qui n’est pas dans la caricature de l’autre; des thématiques abordées sans présupposés idéologiques; l’organisation d’un grand parti
de gauche moderne. Et plus qu’un désir d’avenir, la construction
d’un avenir.
L’atmosphère y était chaleureuse, sereine, studieuse.
Nous avons été une dizaine (député,es ; élu,es de collectivités, responsables associatifs) à nous exprimer sur les sujets
qui nous tenaient à cœur, chacun se pliant à la règle des trois minutes: un exercice où la personnalité de chacun s’est mise au service d’une réflexion collective.
La voie est ouverte. A vous, à nous, ensemble de nous y engouffrer.
LEMONDE.FR | 26.08.07 | 13h55 • Mis à jour le 26.08.07 | 15h53
La génération des "rénovateurs" socialistes s'était donnée rendez-vous dimanche 26 août à Frangy-en-Bresse à l'invitation d'Arnaud Montebourg.
Ce rendez-vous intervient au lendemain de la fête de la Rose organisée
à Melle par Ségolène Royal.
Etaient notamment présents des personnalités considérées comme "royalistes" telles que Gaëtan Gorce (Nièvre), Manuel Valls (Essonne)
ou Aurélie Filippetti (Moselle), mais aussi des représentants d'autres tendances du parti comme Sandrine Mazetier, proche de Dominique Strauss-Kahn (Paris), ou Philippe Martin (Gers), proche de Laurent Fabius.
"Ce sont des trajectoires différentes de militants politiques qui ont eu des moments de désaccords et qui, aujourd'hui, face à la situation politique créée, ont décidé de discuter entre eux.
C'est un travail de décloisonnement. Les courants, les chapelles,
les écuries, qui nous ont fait tant de torts, sont derrière nous", a résumé
M. Montebourg. "Donnons-nous la main et causons-nous", a-t-il plaidé, avant d'ajouter :
"Voyons si nous pourrions nous rassembler sur des lignes politiques nouvelles".
Même bilan pour Gaëtan Gorce : "Le PS a souffert des stratégies personnelles. Nous n'avons jamais pu débattre du fond. Il faut enfin débattre des idées sans arrière-pensée".
Dans le même esprit, Mme Filippetti a confié: "on en a tous un peu
marre des étiquettes".
Concrètement, Manuel Valls, a plaidé pour un changement du mode d'élection de la direction, "avec une part de scrutin majoritaire",
et une révision de la déclaration de principes du parti.
La société civile doit faire bouger les lignes" pour construire une "gauche moderne", a déclaré, dimanche 26 août, Bernard Spitz, un des responsables des "Gracques", à l'ouverture de la première université d'été de ce collectif d'anciens collaborateurs des gouvernements socialistes.
"Nous sommes de gauche : nous pensons qu'en défendant les plus démunis nous défendons la société toute entière. Ensuite, nous sommes de la gauche moderne, une gauche post-social-démocrate.
Nous pensons que ce n'est pas en regardant l'avenir dans le rétroviseur
de la nostalgie que l'on défend les intérêts des dominés. Nous les défendrons en régulant et corrigeant le monde nouveau", a lancé
a déclaré M. Spitz à l'ouverture des travaux au Théâtre de la Villette
de ce collectif qui avait plaidé durant la présidentielle pour une
alliance entre le PS et le centre.
"LES VOIES DE LA REFONDATION"
"Et puis nous sommes idéalistes, nous pensons que ce sont les idées
qui font naître les révolutions, des Lumières au New Labour.
Or nous constatons que la gauche française ne s'intéresse plus
aux idées", a-t-il encore déploré.
Réunie sur le thème "les raisons de la défaite – les voies
de la refondation", l'université d'été devait accueillir notamment
l'ancien premier ministre Michel Rocard, le maire de Rome
Walter Veltroni, et François Chérèque, secrétaire général de la CFDT
LEMONDE.FR | 25.08.07 | 11h02 • Mis à jour le 25.08.07 | 11h03
On vient de perdre non pas une mais trois élections présidentielles
de suite parce qu'on se sait plus quoi dire, en particulier sur la
mutation récente du capitalisme qui nous a fait passer du plein-emploi à l'insécurité des rapports sociaux et du travail". Le bilan dressé par Michel Rocard sur l'état du PS est sans appel.
Dans un entretien au Parisienpublié samedi 25 août l'ancien premier ministre socialiste lâche : "le PS français n'est plus, pour un paquet d'années, en situation de gouverner".
Deux explications selon lui : l'incapacité à lever l'"ambiguité" originelle qui consiste à savoir, pour le PS, "s'il doit accepter l'économie de marché ou s'il veut tout casser" ; et l'abandon par le parti d'un
discours sur sa "dimension internationale".
Michel Rocard reproche aux socialistes de ne plus "oser parler de capitalisme", un système qui, selon lui "vit une crise foudroyante
et suicidaire à moyen terme pour l'humanité".
Face à ce constat, Michel Rocard s'engage aux côtés du groupe des Gracques, à l'université d'été duquel il prendra part, dimanche.
"Dans la déshérence de la gauche française, il faut des lieux où on pense et cela ne peut pas être dans les partis", estime-t-il en effet.
"Je me suis aperçu de manière indiscutable qu'on ne peut pas réfléchir dans des conditions soumises à des votes", ajoute-t-il encore.
il y a eu un "hiatus entre le fonctionnement de l'équipe de campagne
et le fonctionnement du Parti socialiste" pendant la campagne présidentielle, a admis Aurélie Filippetti vendredi.
"Il y avait quelque chose qui ne collait pas, ou pas suffisamment en tout cas", a estimé sur France-2 cette proche de Ségolène Royal et députée socialiste de Moselle.
Evoquant une "certaine inexpérience d'une partie de l'équipe",
Mme Filippetti a expliqué que l'équipe la candidate socialiste s'était
trouvé dans la position d'une "une petite PME, une petite start-up" face
à la "machine de guerre" du candidat UMP Nicolas Sarkozy.
L'équipe de la candidate malheureuse "avait des idées intéressantes", mais "on n'a pas eu le temps de les faire passer", a regrettée la députée, qui a néanmoins reconnu qu'elle voterait en faveur de Mme Royal "si on faisait demain l'élection du Premier secrétaire (...) en l'état actuel des choses".
Cent jours après le début du nouveau mandat présidentiel, l'élue socialiste a estimé que le président avait "montré les limites des slogans de campagne (...) déroulés comme ça pendant toute la présidentielle"
qui allaient "se confronter très vite à une réalité".
Nicolas Sarkozy est"en train de mettre en place une politique
Bernard Poignant, député PS européen, et Jean-Jacques Urvoas, député PS du Finistère et premier secrétaire fédéral, ont suggéré
jeudi aux Verts de travailler avec le PS à un "contrat d'avenir"
qui définisse une "coalition durable" pour l'ensemble des élections.
MM. Poignant (jospiniste) et Urvoas (strauss-kahnien) assistaient
jeudi à l'ouverture des Journées d'été des Verts, qui se tiennent
jusqu'à dimanche à Quimper, mais ils ne sont pas intervenus
à la tribune.
Dans une "lettre ouverte aux Verts", ils avaient auparavant lancé
un appel au rassemblement des Verts et du PS, qui gèrent
"ensemble la quasi-totalité des régions et des milliers de communes".
"Nos divergences sont devenues plus techniques que stratégiques", affirment-ils, voyant en elles non une différence de lignes mais
"une discussion sur le choix des moyens" pour aboutir à des
"objectifs communs".
"Le temps est venu d'ouvrir un nouveau cycle à gauche, celui
d'une coalition durable", ont estimé encore les élus socialistes.
Sans souhaiter "la naissance d'un parti de toute la gauche", Bernard Poignant et Jean-Jacques Urvoas ont suggéré de "travailler à un +contrat d'avenir+ qui soit un socle d'engagements communs valable pour l'ensemble des élections".
"La gauche témoignerait ainsi de son unité tout en laissant à chacune
de ses composantes le moyen de manifester son autonomie", ont-ils souligné.
L'ex-candidate à la présidentielle fait sa rentrée politique aujourd'hui dans sa ville de Melle. Elle se dit « plus lucide, sereine et forte »
« Une rentrée en douceur »
Recueilli par Patrick Guilloton et Jean-Pierre Deroudille
Mme Royal, après vos vacances, comment allez-vous ?
Je vais très bien ! (Rires.) Je suis heureuse de me retrouver, après cette longue coupure, au contact des militants, des sympathisants, de tous ceux qui me demandaient au cours de l'été : « Qu'est-ce qu'on fait à la rentrée ? » J'assume une responsabilité. Le traumatisme de 2002 avec le départ de Lionel Jospin est resté dans les esprits, et les gens se demandaient si j'allais faire la même chose. Je leur dis que non, et qu'en même temps je ne suis pas pressée. C'est une rentrée en douceur, pas une rentrée tonitruante. Après l'aventure exceptionnelle d'une campagne, les épreuves, les chocs, les joies immenses, et les peines aussi, je suis aujourd'hui une femme différente, fidèle à mes intuitions, ma liberté de pensée et de parole. Mais plus lucide, sereine, déterminée, forte de ce que j'ai vécu et partagé.
Cette campagne vous a-t-elle changée ?
Je ne sais pas si c'est le terme exact. Il y a à la fois une renforcement de ma nature profonde et une dimension nouvelle qui me donnent envie de vivre à un rythme maîtrisé. Nous sommes inscrits maintenant dans un temps long. Le Parti socialiste reste à rénover, des idées neuves doivent germer, et je ne veux plus perdre la moindre seconde dans les affrontements stériles ou les violences verbales. J'ai un besoin profond d'apaisement et de maîtrise de mon temps.
Vous allez publier un livre sur cette campagne ?
Oui ! Il paraîtra fin octobre. C'est un bilan mais aussi une volonté de ne pas oublier la leçon.
Quand l'avez-vous écrit ?
J'ai pris beaucoup de notes pendant la campagne. J'ai beaucoup réfléchi cet été, même si je me suis beaucoup occupée de mes enfants. Maintenant, je vais m'y consacrer.
C'est indispensable parce qu'il y a encore beaucoup de questions, et ce que je veux, c'est que la leçon ne soit pas perdue, que ce moment démocratique intense laisse son empreinte.
Une chose demeure dans les esprits, c'est que sur le smic à 1 500 euros et les 35 heures, vous n'y croyiez pas ?
Je n'ai jamais dit cela. C'est une exigence de vérité. La politique ne peut plus se faire avec des slogans trop simplistes parce qu'alors ils ne sont pas totalement crédibles. J'ai dû bâtir un projet présidentiel très rapidement. Je participais à un combat collectif. Je me suis rendu compte au cours de la campagne que les propositions du projet socialiste sur le smic et les 35 heures rencontraient beaucoup d'avis dubitatifs. Comme j'étais très en écoute, j'ai bien vu que cette proposition du smic à 1 500 euros avait beaucoup moins d'impact que celle de mon adversaire sur l'exonération des heures supplémentaires, car nous n'avions pas défini comment la mettre en oeuvre.
Je suis peut-être trop sincère, mais on ne l'est jamais assez. Il est nécessaire de faire le bilan de ce qui a été compris par les Français. C'est pourquoi le programme du Parti socialiste devra être élaboré avec eux.
Le PS a aussi du mal, aujourd'hui, à se situer dans l'opposition...
Les gens ont soif de voir leurs problèmes résolus. Nous devons peser pour que les problèmes soient réglés, et pas seulement pour critiquer systématiquement.
Vous fixez-vous des échéances ?
On verra. Cela dépendra de ce qui va se passer dans les semaines et les mois qui viennent, comment nous pourrons fédérer et rassembler les intelligences. Il n'en manque pas à gauche et au PS, puisque même la droite y a fait appel !
Comment jugez-vous le premier bilan de Nicolas Sarkozy ?
Si on ne veut pas entrer dans la caricature, je dois lui reconnaître sa capacité de mouvement. Certains la jugeront excessive. C'est son style. L'important, c'est d'avoir un style, et ce n'est pas négatif. Nous avons quelqu'un qui démontre, au moins dans la forme, sa volonté que ça marche. Mais paradoxalement, le principal risque, c'est celui de l'immobilisme.
On voit bien que les réformes les plus douloureuses qui permettraient de remettre le pays sur le chemin de la croissance n'ont pas été faites. Au lieu d'évaluer la situation, on a droit à une nouvelle agitation. Le paquet fiscal a avantagé la rente plutôt que les entreprises dynamiques.
En matière politique, les municipales seront-elles l'occasion de conclure des alliances nouvelles ?
J'ai tendu la main à François Bayrou entre les deux tours de la présidentielle parce que les Français veulent qu'on sorte de l'affrontement bloc contre bloc. Je pense qu'en effet la question se pose d'une vaste coalition de la gauche, des altermondialistes et du Modem, sur des projets municipaux. Mais pas de façon désordonnée.
Sur la responsabilité et la morale politiques, la dépense publique, il y a plein de questions sur lesquelles on peut se retrouver avec les centristes, mais en évitant que ce soient des alliances à la carte, qui risqueraient d'émietter le Parti socialiste, ce qui serait regrettable. Avec le Modem, qui a refusé toute proposition, les choses peuvent évoluer.
Votre présence à l'université du PS ?
Je ferai l'ouverture avec les cinq nouveaux députés de la région, parce que notre score a été exceptionnel ici, ce qui est aussi une forme de reconnaissance de la politique régionale. Je choisirai donc des thèmes d'action régionale qui ont un écho national, comme, par exemple, la décision de justice qui m'a donné raison contre le préfet sur les « contrats nouvelle embauche » et notre politique d'évaluation des OGM.
L'Elysée a fait savoir que Mme Sarkozy ne témoignerait pas devant la commission d'enquête sur la Libye...
Ce qui anormal, c'est que des annonces élyséennes soient faites avant même que la commission se soit réunie. C'est une atteinte dans la séparation des pouvoirs. Le président, qui est si actif et si disponible, comment peut-il refuser de s'y rendre ? Il doit être cohérent et ne pas changer de principes en fonction des ses intérêts. C'est la commissaion parlementaire qui doit dire si l'audition de Mme Sarkozy est nécessaire ou pas.
La rentrée politique de Ségolène Royal à Melle Ségolène Royal
a effectué sa rentrée politique samedi 25 aoüt à Melle.
Elle en a profité pour amorçer un début d’autocritique aussi bien personnel que collectif à propos des dernières présidentielles
et a largement critiqué l’action de la majorité au pouvoir.
Elle est d’abord revenue sur les tiraillements à l’intérieur du Parti socialiste. "Je ne suis en compétition avec personne, je n'ai aucun esprit de rancune, de revanche, aucune amertume, y compris envers ceux dont la chaude affection littéraire m'entourent dans cette rentrée. Ils sont tournés vers le passé nous allons les aider à se dépasser eux-mêmes, tout le monde est bienvenu, toutes les brebis égarées".
Elle a ensuite amorcé un diagnostic sur les difficultés idéologiques connues par son parti reconnaissant au passage la part d’improvisation qui a "parfois" animé sa campagne.
"Nous n'avons pas actualisé complètement nos réponses et nos propositions pour qu'elles soient en prise directe sur les Français
et les attentes d'aujourd'hui.
Le temps nous a manqué, ce temps qui nous a manqué, nous allons
le prendre. Forte de ce que j'ai compris durant cette campagne,
je commence aujourd'hui à mettre ce que j'ai appris au service
de tous les socialistes".
Sur le positionnement du PS, Ségolène Royal s'est étonnée que des socialistes se demandent encore si le PS doit être pour ou contre
le marché. "Le marché nous est aussi naturel que l'air qu'on respire
ou que l'eau qu'on boit. Il s'agit là d'un jeu d'enfoncement de portes ouvertes".
Une grande partie du discours de Ségolène Royal a été consacrée
à un bilan critique des premières actions du gouvernement et du président de la République.
Un président auquel elle a reconnu la volonté réformatrice et le mouvement "parfois frénétique" avant de dénoncer les "vieilles méthodes" de la droite qui conduisent le pays à "l'immobilisme".
Ségolène Royal a énoncé l’empilement des lois tant dans le domaine économique que judiciaire. "Les mêmes promesses ont été faites, la même commisération a été montrée mais aujourd'hui il faut de l'action.
Faut-il attendre le prochain enfant violé, le prochain enfant assassiné pour promettre une nouvelle loi?" rappelant le manque de moyens
de la justice.
"La politique conduite donne beaucoup à ceux qui ont beaucoup, un peu
à ceux qui ont un peu et rien à ceux qui n'ont rien, et surtout c'est une politique qui ne prépare pas la France et les Français à relever le défi
ARGENTEUIL (AFP) - Dans le but de déloger les SDF de son centre-ville, la mairie d'Argenteuil (Val-d'Oise) a acheté cet été des répulsifs nauséabonds appelés "Malodore", "une solution triste" mais nécessaire selon la mairie que dénonce le PS
qui condamne "une chasse aux pauvres".
Depuis trois ans, le maire Georges Mothron (UMP) prend chaque
été un arrêté pour interdire le centre d'Argenteuil aux SDF.
Cette année, pour la première fois, la mairie a reconnu vendredi
s'être procuré du "Malodore" pour éloigner les SDF vivant
notamment aux abords du centre commercial du coeur de ville.
"La mairie utilisera ce produit si elle ne trouve aucune autre solution, notamment sociale, pour éloigner des SDF occupant une sortie de secours du centre commercial. Ils posent des problèmes de sécurité
et gênent les riverains. C'est une solution triste dont on espère
se passer", a expliqué à l'AFP Philippe Metezeau,
premier adjoint au maire.
Selon plusieurs sources, la mairie a demandé en juillet à ses agents
de la voirie d'asperger de répulsif les lieux de prédilection des SDF
dans le centre-ville. Mais elle a essuyé un refus net des employés municipaux.
"Le carton de Malodore précisait que le produit était toxique et irritant,
et qu'il ne fallait pas le respirer, alors, les agents ont décidé de ne pas
le diffuser, car ils veulent bien +chasser des rats mais pas des SDF+", raconte un agent de la mairie sous couvert d'anonymat.
Suite à ce refus, une partie du répulsif a été donné à des agents d'entretien de la galerie marchande "Côté Seine", ce que reconnaît
la mairie.
La direction de "Côté Seine" a précisé à l'AFP que ses employés
avaient bien diffusé le répulsif au niveau des sorties de secours
du centre commercial où les SDF ont leur habitudes.
Livré sous forme de concentré à diluer et à pulvériser, "Malodore"
est une exclusivité de la société Firchim, spécialisée en produits d'entretien.
"C'est un produit pas dangereux qui laisse une rémanence nauséabonde pendant plusieurs semaines. On l'utilise normalement pour éviter que des gens en état d'ébriété ne stationnent près d'endroits dangereux, sous les ponts ou près des routes", a expliqué
à l'AFP le responsable de Firchim, Pierre Pasturel. Selon lui, d'autres collectivités utilisent "Malodore" à cet effet.
Secrétaire nationale à l'égalité des chances du PS et candidat aux législatives à Argenteuil en juin, Faouzi Lamdaoui a dénoncé à l'AFP
la "scandaleuse chasse au pauvres" du maire et "des moyens contraires à la dignité humaine".
En 2005, l'un des arrêtés anti-mendicité de M. Mothron, évoquant une "gêne olfactive anormale" liée à la présence des SDF, avait été annulé
par la préfecture en 2005.
L'arrêté pris le 6 août et qui court jusqu'en 2012, fait l'objet d'une requête en annulation déposé à la préfecture par Valentin Texeira, militant Verts.
J'organise avec la fédération PS des Deux-Sèvres et sa première secrétaire Françoise Billy, une Fête de la Rose le samedi 25 août prochain à Melle. Je souhaite vous y inviter afin que cette fête soit l'occasion d'un rassemblement amical pour les socialistes, les sympathisants, nos amis de la gauche, et bien sûr Désirs d'Avenir.
Au programme, sont prévus, outre la partie politique, un grand pique-nique, un marché de produits locaux et des concerts.
Sur le plan pratique, cette fête commencera à midi pour se terminer dans la fin de l'après-midi. Des navettes en car seront organisées au départ de la gare TGV de Poitiers toute la matinée jusqu'à 14 heures, puis pour le retour. Si vous venez de trop loin pour faire l'aller-retour dans la journée, n'hésitez pas à profiter des hébergements disponibles dans le beau département des Deux-Sèvres. Nous vous conseillons d'apporter votre pique-nique ou de profiter des stands et buvettes qui seront ouverts sur place.
Pour tous renseignements (hébergement, transports) vous pouvez consulter la page internet : http://melle2007.over-blog.com
Pour les éventuelles questions, nous avons mis en place un e-mail spécial : melle250807@gmail.com
Lors de cette journée, un accueil spécifique pour Désirs d'Avenir sera prévu.
Je serai très heureuse de vous retrouver à cette occasion
Beaucoup d'entre vous ont manifestés un intéressement pour la fête de la rose à Melle, le samedi 25 août 2007, mais rencontrent des problèmes de déplacement.
Désirs d'Avenir, qui souhaite faciliter la venue du plus grand nombre
à cette rentrée politique de Ségoléne Royal, a décidé de participer financièrement à la location de cars.
J'organise avec la fédération PS des Deux-Sèvres et sa première secrétaire Françoise Billy, une Fête de la Rose le samedi 25 août prochain à Melle. Je souhaite vous y inviter afin que cette fête soit l'occasion d'un rassemblement amical pour les socialistes, les sympathisants, nos amis de la gauche, et bien sûr Désirs d'Avenir.
Au programme, sont prévus, outre la partie politique, un grand pique-nique, un marché de produits locaux et des concerts.
Sur le plan pratique, cette fête commencera à midi pour se terminer dans la fin de l'après-midi. Des navettes en car seront organisées au départ de la gare TGV de Poitiers toute la matinée jusqu'à 14 heures, puis pour le retour. Si vous venez de trop loin pour faire l'aller-retour dans la journée, n'hésitez pas à profiter des hébergements disponibles dans le beau département des Deux-Sèvres. Nous vous conseillons d'apporter votre pique-nique ou de profiter des stands et buvettes qui seront ouverts sur place.
Pour tous renseignements (hébergement, transports) vous pouvez consulter la page internet : http://melle2007.over-blog.com
Pour les éventuelles questions, nous avons mis en place un e-mail spécial : melle250807@gmail.com
Lors de cette journée, un accueil spécifique pour Désirs d'Avenir sera prévu.
Je serai très heureuse de vous retrouver à cette occasion
Dans la scénographie politique, c'est devenu un grand classique.
Le perdant du second tour de l'élection présidentielle a tous les torts.
En 2002, Lionel Jospin a subi une charge d'autant plus rude qu'il avait été éliminé au premier tour. Cette année, le malheur aux perdants s'abat sans surprise sur Ségolène Royal.
La première salve a été tirée par les lieutenants de ses deux rivaux
à la primaire socialiste.
Celui de Dominique Strauss-Kahn, Jean-Christophe Cambadélis, se livre dans Parti pris (Plon, 302 p., 18,50 euros) à un récit critique, mais sans acrimonie, de la campagne. Celui de Laurent Fabius, Claude Bartolone, se montre plus sévère, jugeant dans Une élection imperdable (L'Archipel, 162 p., 14,95 euros) que c'est la candidate qui a "plombé" sa campagne.
Le second assaut arrive pour la fin août, avec le livre de Guillaume Bachelay, plume talentueuse de la jeune garde fabiusienne, dont le titre, Désert d'avenir (Encyclopédie du socialisme), résume le réquisitoire. Marie-Noëlle Lienemann, ancienne égérie de la Gauche socialiste convertie au fabiusisme va y aller aussi de son pamphlet, au titre encore en balance, sur l'insoutenable légèreté de la candidate (Perrin).
Quand on analyse une défaite, la critique est salutaire si elle ne se limite pas au ressentiment politique ou à l'aversion personnelle. Bien des erreurs de Mme Royal ont été justement pointées : ses improvisations, ses maladresses ou ses gaffes, son dédain du PS et son mépris des éléphants, sa désorganisation, sa solitude et surtout son impréparation. Mais elle a aussi, même si sa méthode était brouillonne et ses concepts flous, renouvelé le débat politique, bousculé des tabous et commencé à rafraîchir l'idéologie socialiste. L'échec de la présidente de Poitou-Charentes est dû aussi à ce que M. Bartolone appelle l'"absence totale
de refondation intellectuelle et politique" d'un PS qui "ne travaillait plus"
et dont le projet supposé servir de matrice à la candidate était "tellement ample qu'il n'avait plus de forme".
Dans le procès qu'ils font à Mme Royal, les procureurs occultent ou minorent trois phénomènes qui ont construit la légitimité de la candidate. Elle n'a pas été désignée au hasard mais à l'issue d'une primaire, dont le PS a su faire un modèle de démocratie interne, où elle a été plébiscitée,
le 16 novembre 2006, par 60,6 % des militants socialistes.
Le hiatus est que les fractures du combat n'ont jamais été cicatrisées.
Le 22 avril, elle a lavé l'affront de 2002 en se qualifiant, avec 25,87 %, pour le second tour de la présidentielle. Le hiatus était qu'elle était distancée de 5,31 points par Nicolas Sarkozy et que la gauche, avec 36,44 %, était à son plus bas niveau depuis 1969. Enfin, le 6 mai, elle a certes, avec 47 %, fait le moins bon résultat en pourcentage de la gauche depuis 1965, comme le soulignent M. Cambadélis et M. Bartolone.
Mais, avec 16 790 611 voix, et grâce à une participation exceptionnelle,
elle a aussi battu le record en suffrages de tous les candidats socialistes à l'Elysée.
Aujourd'hui, ces 17 millions de voix de Ségolène Royal encombrent.
Ils ne permettent pas de solder l'aventure ségoléniste et ils gênent l'inventaire de cette troisième défaite présidentielle d'affilée. Pour s'en affranchir, les procureurs avancent un autre argument : ses électeurs
n'ont pas fait un vote d'adhésion mais un vote de rejet de M. Sarkozy.
Si les sondages attestent un tel comportement, la gauche devrait s'interroger pour savoir quand ses victoires ont été dues à la seule adhésion à son projet . En 1981 ? François Mitterrand a aussi été élu
sur un rejet de Valéry Giscard d'Estaing, sanctionné faute d'avoir vaincu
le chômage.
En 1988 ? Jacques Chirac a été battu à cause de l'ultralibéralisme qu'il incarnait alors. En 1997 ? Le PS a gagné à la suite du mouvement social de 1995 et de l'impopularité d'Alain Juppé.
Les erreurs personnelles d'une candidate ne sauraient occulter
Délivrée de toute amertume, l'ex-candidate à l'élection présidentielle va se battre pour rénover le Parti socialiste. Pour le JDD, Ségolène Royal évoque sa famille, ses vacances, fait son autocritique sur la présidentielle et parle de ses projets pour le PS. "Le temps n'est plus aux règlements de comptes. Ressasser, c'est de l'énergie perdue",
dit-elle. Confidences...
C'est une Ségolène Royal "requinquée", "ressourcée", "apaisée" qui fera sa rentrée politique samedi prochain à Melle dans les Deux-Sèvres, endroit "tranquille et symbolique" où elle se sent protégée. Comme chez elle. L'ex-candidate du PS à l'élection présidentielle a volontairement peu donné de ses nouvelles pendant l'été. Elle a profité de cette coupure indispensable pour se remettre physiquement et psychologiquement de la dureté de la campagne, de l'épreuve du résultat du second tour, et de
ce qu'elle qualifie pudiquement de "reconstructions personnelles".
"Le temps n'est plus aux règlements de compte"
La présidente de la région Poitou-Charentes a choisi avec soin la date
du 25 août pour sa première intervention publique, qui se fera à l'issue d'un pique-nique informel, une semaine exactement avant les universités d'été de La Rochelle. Elle sait qu'elle y est très attendue. En décidant de parler avant le traditionnel rendez-vous de La Rochelle devenu l'an dernier, par sa seule présence, un véritable "barnum", elle sait que l'attention
ne se focalisera pas, cette fois, sur sa seule personne.
La présidente de région interviendra à ces universités, en tant que puissance invitante, dès l'ouverture des travaux, le vendredi 31 août, entourée des cinq nouveaux députés socialistes de Poitou-Charentes. Elle a prévenu ses proches qu'ensuite elle se ferait discrète.
Des proches qu'elle n'a cessé de consulter, le plus souvent au téléphone, tout au long de l'été. Jean-Louis Bianco, Julien Dray, Sophie Bouchet-Petersen, François Rebsamen bien sûr, mais aussi Gaëtan Gorce
ou Aurélie Filippetti. Débarrassée, délivrée même de la campagne présidentielle, un carcan qu'elle avoue ne pas avoir toujours bien « maîtrisé », faute de recul et d'expérience, Ségolène Royal a l'intention, désormais, de maîtriser son calendrier.
"Entre la campagne interne du PS et la vraie campagne, j'ai été sur la brèche pendant presque un an, comme à marche forcée. J'ai dû gérer, parfois à la hâte, les déséquilibres. Il y a eu des dysfonctionnements et des erreurs sur lesquels j'ai pu réfléchir. C'était une expérience à la fois merveilleuse, exaltante, et épuisante. Aujourd'hui, j'ai le temps,
je choisis, je contrôle."
Si elle se rendra à l'étranger où elle est beaucoup demandée, ses voyages seront comptés: à ce jour, un déplacement est prévu, le 9 septembre, en Italie, à l'occasion de la fête du quotidien de gauche, L'Unità ; un autre suivra au Québec au milieu du mois ; peut-être un troisième encore aux Etats-Unis, en octobre. Totalement prête à "réinvestir" pleinement le champ politique, Ségolène Royal n'est, pour autant, pas pressée. Persuadée que rien ne peut se faire ni sans elle
ni contre elle, elle compte jouer un rôle "important" dans le processus
de rénovation du PS qu'elle imagine "forcément long".
Elle acceptera, prévient-elle, toutes les responsabilités qui lui seront confiées par ceux qu'elle nomme toujours ses "camarades".
Son entourage est prévenu: "Le temps n'est plus aux règlements
de comptes. Les comportements passés appartiennent au passé. Ressasser, c'est de l'énergie perdue."
"Une ligne moderniste, éclairée et rassembleuse"
L'ouvrage, à paraître cet automne aux éditions Grasset (dont le titre - encore provisoire - pourrait être Une étrange défaite), ne sera surtout
pas un livre revanchard ou amer. Bien au contraire. Mais une réflexion qu'elle espère "honnête" sur les points forts et les points faibles de
sa campagne. "J'ai attendu pour faire mon autocritique, mais je la fais.
Pour mieux rebondir, pour redémarrer." Parce qu'elle a le sentiment d'avoir vécu une aventure exceptionnelle avec les Français, une aventure qui lui a apporté de la densité, de la maturité et le cadeau si précieux
qu'a été "leur espoir et leur confiance", l'ex-candidate à l'élection présidentielle regarde le futur congrès du PS, dans un an, avec détachement.
Se projette-t-elle comme future patronne du PS ? La question lui semble absurde. "Je ne suis pas du tout dans ces stratégies." Même chose pour les courants. Créera-t-elle le sien ? Elle n'en a aucune idée et, pour l'instant, aucune envie. "J'ai été candidate au nom de tous les socialistes. Pourquoi devrais-je m'enfermer dans un courant?", a-t-elle laissé échapper, récemment, devant un de ses interlocuteurs. Le mot courant
lui semble presque obsolète.
Tout juste pense-t-elle que les militants de Désirs d'avenir devraient "naturellement" adhérer au PS. Le site internet de l'association sera réactivé afin de garder un contact permanent avec les Français.
D'ici au congrès socialiste - un horizon encore "lointain" pour elle -,
elle compte, en tout cas, travailler dur. Entourée de sa petite équipe d'experts économiques et internationaux: Pierre Moscovici, le banquier Matthieu Pigasse, l'économiste Thomas Piketty, Bruno Rebelle pour les questions écologiques auxquelles elle s'intéresse tout particulièrement. Sur tous ces sujets, elle s'emploiera à proposer des idées neuves.
En phase avec l'évolution de la société, des idées qui constitueront progressivement un corpus idéologique, une ligne politique "moderniste, éclairée et rassembleuse". Pas question que se reproduise le flottement idéologique qui a prévalu pendant la campagne sur des questions aussi importantes que les 35 heures, le temps de travail, la sécurité,
ou le besoin de protection des citoyens.
Convaincue que les nouveaux adhérents du PS gagnés en 2007
attendent autre chose que des vieux sujets mille fois ressassés, Ségolène Royal ne regrette pas le départ de ceux qui n'ont pas résisté
aux sirènes de l'ouverture sarkozyste. "Au contraire, cela crée un appel d'air." Un appel d'air qu'elle a bien l'intention d'utiliser à son profit.
Foi de Ségolène. "Lorsque j'étais à la Guadeloupe, tous ceux que je croisais m'appelaient 'la femme debout'. Comme au temps de la campagne. Rien ne m'a fait plus plaisir. Rien ne correspond plus à la réalité qui est la mienne aujourd'hui."
Monsieur le Président de la République Française, Mesdames
et Messieurs les députés européens, nous vous demandons
de faire tout ce qui est en votre pouvoir pour favoriser la mise
en place d’accords humanitaires en Colombie, seule issue envisageable pour la libération des otages.
Nous remettons notre espoir entre vos mains.
Proclamation de Yolanda Pulecio, mère d’Ingrid Betancourt
Le 23 février 2007, Ingrid Betancourt sera privée de liberté depuis 5 ans, c’est à dire 1 825 jours, 43 800 heures ou encore 2 610 000 minutes, sans pouvoir agir pour son propre compte ni prendre ses propres décisions. Sa tragédie est à l’image de ce que vivent plus de 3000 séquestrés en Colombie.
Y avez-vous songé plus d’une minute ?
Ingrid incarne une femme qui s’affronte avec détermination et grandeur aux maux de la société colombienne. Sa lutte contre la corruption et pour la transparence des services publiques a mis plusieurs fois sa vie en péril ; son engagement permanent l’a poussée à être candidate à la Présidence de la République.
Son enlèvement, le 23 février 2002, s’est produit au beau milieu de la campagne présidentielle, alors qu’elle se rendait auprès de ses partisans à San Vicente du Caguan en zone démilitarisée, peu de temps après
la rupture de dialogue entre le gouvernement et les FARC.
La Vie sans Liberté est une vie sans dignité. La séquestration crée des lésions profondes dans la vie et la dignité des personnes. Aucune cause ne la justifie ; il est absurde d’invoquer un révolution supposée rendre
sa dignité à un peuple, si elle s’appuie sur l’enlèvement de milliers
de personnes.
Lorsqu’ils ont enlevé Ingrid ils ont écourté sa campagne politique, ils lui ont enlevé sa liberté et, avec elle, sa dignité de vie. Aujourd’hui, Ingrid
est devenue le symbole de la lutte pour la liberté
de milliers de personnes en Colombie et à travers le monde.
Le supplice de la séquestration est une douloureuse expression
de la dégradation de la guerre.
Seul un accord érigeant les limites humanitaires au conflit armé que connaît la Colombie depuis 40 ans pourra mettre fin à ces séquestrations. Des milliers de personnes ont été aussi victimes d’autres violences : disparitions forcées, déplacements, perte d’êtres chers ou pire, perte
de la vie.
Tout acte de violence commis par un acteur armé contre une population civile désarmée est inacceptable et condamnable quelles que soient ces pratiques arbitraires, et quels que soient les auteurs.
Au milieu du conflit armé en Colombie, il existe des enlèvements crapuleux et des enlèvements politiques comme ceux d’Ingrid, de soldats, de parlementaires et de gouverneurs.
Les séquestrations politiques sont les plus longues ; certains soldats et policiers connaissent ces conditions infâmantes depuis plus de 8 années. Le Gouvernement a le devoir de chercher une solution urgente à cette situation.
A l’heure actuelle aucune des deux parties ne souhaitent la libération des otages. Ni la guérilla qui les considèrent comme butin de guerre, ni le gouvernement qui juge toute négociation comme étant un acte de faiblesse. Rendre la liberté et la vie à ces personnes est la meilleure manière de démontrer la solidité des institutions colombiennes. Il est urgent qu’un accord humanitaire mette définitivement fin à cette pratique inhumaine de la séquestration.
Nous conjurons le Gouvernement Colombien de ne pas tenter de sauvetage « à feu et à sang » ; les séquestrés ont droit à la vie et la vie
est le premier droit de toute nation.
Il est besoin de volonté et décision politique pour trouver une solution qui ne s’applique pas au détriment de l’Etat et des institutions ; plusieurs expériences dans le monde l’ont ainsi démontré.
Parce que “la Vie n’est pas une force pour la violence,
mais pour la Liberté” Hannah Arendt
Déclaration universelle des Droits de l’Homme
Article 1° : Tous les êtres humains naissent libres et égaux en dignité et en droits.
Ils sont doués de raison et de conscience et doivent agir les uns envers les autres dans un esprit de fraternité.
Article 3° : Tout individu a droit à la vie, à la liberté et à la sûreté de sa personne.
Une nouvelle affaire pénale menace le Sarkoland, le département des Hauts-de-Seine, présidé par l’actuel locataire de l’Elysée d’avril 2004 jusqu’à sa récente élection à la présidence de la République (1).
Elle vise son ancien suppléant à l’Assemblée nationale, Charles Ceccaldi-Raynaud, qui a récemment transmis ses mandats
de député-maire de Puteaux à sa fille, Joëlle.
Ceccaldi-Raynaud père, 79 ans, inamovible élu UMP du 9-2 depuis 1969, réfugié au Sénat puis au conseil général, a été mis en examen fin juillet par un juge d’instruction de Nanterre, Richard Pallain, pour favoritisme
et corruption passive. Les présumés corrupteurs actifs sont soupçonnés d’avoir versé une commission de 750 000 euros au Luxembourg,
à l’occasion du renouvellement du contrat de chauffage de La Défense,
3 millions de m2 de bureaux près de Paris.
Le chauffage et la climatisation du premier quartier d’affaires en Europe était assuré à l’origine par une filiale de Charbonnages de France (CDF), Climadef. CDF devant liquider tous ses actifs en parallèle à l’extinction programmée de ses mines de charbon, Climadef était mise en vente
en 2001, concomitamment à la fin de sa concession à La Défense.
Une étonnante équipe se constitue pour récupérer le bébé:
Bernard Forterre, ancien n°3 de Vivendi viré par Jean-Marie Messier;
Jean Bonnefont, président de Climadef rétif à la retraite; Laurent Gimel, intermédiaire en Asie de Lagardère et Dassault. Le tout financé en coulisse par Alain Afflelou et un promoteur passé au football, Alain Pedretti.
Cette équipée baroque fait coup double : elle concourt sous la bannière d’une société, Enertherm, constituée à cet effet, puis rachète la société Climadef, candidate à sa propre reconduction. Cette double casquette
ne semble déranger personne, à ce détail près : Climadef, concessionnaire sortant, avait mis de côté une provision de 15 millions d’euros pour remettre en état l’usine de chauffage. Enertherm étant désigné lauréat à suite d’un appel d’offres, la cagnotte est acquise
à ses repreneurs.
Héliportage. L’autorité décisionnaire est le Sicudef, syndicat intercommunal à cheval sur Puteaux, Courbevoie et Nanterre, les trois villes se partageant La Défense, présidé par Ceccaldi-Raynaud.
Le «Renard argenté des Hauts-de-Seine» dit avoir eu vent
des rumeurs de pots-de-vin autour de ce marché public :
«Il y aurait eu des déplacements en pays étrangers, Suisse
et Luxembourg, au moment de l’acquisition de Climadef,
et notamment le jour de la signature.»
Et même un singulier héliportage au Grand-Duché, mais, dit-il,
«aucun pilote d’hélicoptère n’a fait état de mon déplacement
au moment de l’attribution de la concession; je n’en connais aucun,
aucun ne me connaît.»
Forterre, également mis en examen avec Bonnefont, souligne que les élus locaux avaient statué «à l’unanimité, dans un arc-en-ciel politique». Sous-entendu : il aurait été impossible d’arroser tout le monde, jusqu’aux communistes de Nanterre. Un document interne ne parle que « d’intégration dans le tissu» local…
Lettre anonyme. On en restait là, enquête pénale en suspens depuis cinq ans après les premiers doutes émis par la DGCCRF (Direction générale de la concurrence et de la répression des fraudes) puis l’envoi d’une lettre anonyme au tribunal de Nanterre. Quand revint tout récemment le résultat d’une commission rogatoire internationale.
Des documents enfin réceptionnés, mais aussi saisis en perquisition,
ont convaincu le juge d’instruction de passer à l’action.
Un ancien avocat des repreneurs, qui avait attesté de la sincérité de ses clients, estime aujourd’hui avoir été manipulé. Cela ne fait pas d’eux des corrupteurs, loin de là. Mais produit un peu d’agitation alto-séquanaise.
(1) Thierry Gaubert, ex-collaborateur de Nicolas Sarkozy à Neuilly puis
à Bercy, est également poursuivi à Nanterre dans une affaire immobilière.
Le PS, le PCF et les Verts du Nord ont lancé lundi un appel commun demandant notamment la nomination d'un médiateur pour résoudre
crise des sans-papiers lillois, dont certains en grève de la faim depuis plusieurs semaines ont été expulsés de la Bourse du Travail le 1er août.
"Cette situation n'est pas digne de la République", a notamment dénoncé Gilles Pargneaux, secrétaire fédéral du Nord du PS, lors d'une conférence de presse commune avec Eric Corbeaux, secrétaire départemental
du Nord du PCF et Dominique Plancke, élu vert de la région.
Environ 120 sans-papiers avaient été interpellés le 1er août à Lille, dont une soixantaine affirmaient observer une grève de la faim, pour certains depuis le 15 juin, afin d'obtenir une régularisation. La plupart de ceux qui avaient été placés en rétention ont depuis été libérés.
Depuis lors, les sans-papiers grévistes de la faim sont dispersés dans plusieurs communes de l'agglomération, selon les associations qui les soutiennent.
PS, PCF et Verts demandent la nomination d'un médiateur, le regroupement des sans-papiers grévistes de la faim dans un même lieu pour assurer "un suivi médical régulier" et la participation des principales associations qui aident les sans-papiers à Lille (Mrap, Cimade, Ligue des droits de l'homme, et Comité des sans-papiers du Nord) à la négociation d'une sortie de crise.
Une réunion est prévue mardi entre les représentants des trois partis
et le préfet du Nord. Ce dernier s'est dit à plusieurs reprises prêt à "examiner au cas par cas les dossiers qui méritent de l'être", mais
rejette toute régularisation massive.
"Le préfet (du Nord) Daniel Canépa a choisi d'être le bras armé du ministre de l'Immigration et de l'Identité nationale Brice Hortefeux en rompant les accords conclus le 17 juin 2004" à Lille, qui avaient permis de mettre un terme à une précédente grève de la faim de sans-papiers, en définissant notamment des critères de régularisation et en mettant en place des réunions régulières en préfecture, selon M. Pargneaux.
"Le préfet prend un très grand risque, et il en assumera les conséquences", a de son côté estimé M. Plancke.
Les militants du MJS sont unanimes pour vouloir moderniser la gauche.
Mais, à trois mois de leur congrès national, les divergences persistent.
Ils ont entre 15 et 28 ans, militent à gauche et veulent aller de l’avant.
Malmenée par les défaites aux élections de cette année et les dégâts causés par la stratégie d’ouverture de Nicolas Sarkozy, la gauche
ne parle plus que de rénovation, refondation et, surtout, de nouvelle génération. «L’heure est à la réflexion et le Mouvement des jeunes socialistes, à l’instar du PS, s’y colle», affirme Thibault, un militant parisien.
Et, justement, cette année, le congrès du MJS a lieu en novembre,
avant celui du Parti socialiste, l’occasion pour la jeunesse de donner
le ton, comme le croit Lila, militante dans le Nord : «Si on se mettait,
nous, d’accord, on arriverait à mettre d’accord les anciens.» S’ils s’entendent pour dire que la rénovation est «indispensable» et «
un préalable à toute reconquête du pouvoir», les adhérents du MJS
ne l’envisagent pas tous de la même manière.
En surface, c’est l’unanimité : «L’objectif pour l’ensemble des courants c’est de travailler en commun et pas chacun pour sa chapelle pour ensuite se taper dessus», explique Thibault. Une position que soutient Astrid, membre du bureau national du MJS : «Le conseil national [le «Parlement» du parti, ndlr] de juin a été plus consensuel, on a moins bataillé.» L’idée, c’est de créer un «socialisme du réel», mais la réalité
ne prend pas le même sens pour tous.
«Sociaux-traîtres». En creusant un peu, c’est le désordre.
Pour les uns, comme Martin, en Auvergne, la gauche décomplexée,
c’est «une gauche bien à gauche», qui s’assume «anticapitaliste», combat la mondialisation et «prône des vraies mesures de solidarité». Pour les autres, comme Lila, c’est une gauche «moderne», «sociale-démocrate», qui «avance» et «pourquoi pas ouverte aux Verts et au Modem de François Bayrou». Alors vers le centre ou vers la gauche ?
«Ce n’est pas une question d’alliance», botte déjà en touche le militant parisien Arthur . D’une même voix, les jeunes entendent «briser les tabous du socialisme».
Mais il y a les adhérents qui veulent en finir avec «les régimes spéciaux
de retraites, qui sont une forme d’individualisme», ou «l’utopie qui consiste à penser que l’on peut accueillir tout le monde en France»,
ceux qui voient des «sociaux-traîtres» dans les courants tentés par un rapprochement avec le centre, ou encore ceux pour qui l’erreur se situe dans le positionnement «plus à gauche que moi tu meurs».
L’éventail est large entre Martin, qui souhaite que «la gauche soit performante sur ses thèmes de prédilections», ou Alexandre, animateur fédéral du MJS Paris, qui ne veut plus «qu’on se laisse déporter sur des thématiques de droite», et Astrid, qui estime que la gauche a souffert
«de ne pas avoir osé traiter certains sujets [considérés comme appartenant à la droite, ndlr] sur lesquels elle ne se croyait pas légitime ou par peur de se décrédibiliser».
«Trois virgules». Les moyens de la rénovation divisent aussi. Cet été,
un texte circule dans les fédérations afin que les militants MJS déposent leurs amendements, qui seront mis en débat. L’idée, qui n’est pas neuve, a du succès mais peut irriter. Christophe, qui milite dans le Haut-Rhin tacle : «Au PS comme au MJS, c’est le projet et les belles idéologies
avant tout, mais le problème c’est de savoir comment les appliquer.»
Un manque de pragmatisme que beaucoup de jeunes socialistes regrettent. Autre querelle, les délais. Pour Thibault, «la rénovation du PS passe par des gens qui ont envie de s’attarder à la tâche, qui doit prendre du temps, dans les cinq ans, dix ans à venir.» A l’inverse, pour que les choses bougent, et que «les socialistes arrêtent de faire le grand écart»,
il faut un congrès «explosif», préconise Christophe : «Parce que
si c’est pour faire une synthèse en changeant trois virgules et le lendemain recommencer à se différencier…»
Si quelques militants chuchotent à propos d’une éventuelle scission, Paul, secrétaire national, se veut rassurant : «La cacophonie c’est quand on parle de conflits d’écuries, dès qu’on parle du fond et qu’on est autour d’une table, il y a beaucoup moins de doigts qui se lèvent pour contester.
Ça dépassionne !» A Paris, Sébastien confirme : «Les socialistes
se retrouvent sur un fond commun qui est plus important que leurs divergences.» Et de sourire : «Le PS est un outil trop précieux pour
Hier matin je fut très étonné de recevoir le message ci-dessous
de''Socialiste Occidental''
Voici donc la troisième partie de ce document.
Voici les réponses de
''Socialiste Occidental''à nos propositions
lors de notre réunion Désirs d'avenir à Poitiers!!!
Merci pour tes réponses
Socialiste Occidental !!!
Comme tu vois ce blog est ouvert à toute les sensibilités et il est libre!!!
A vous de réagir à ces propos!!!
Cher Arnaud. Comme tu as pu le constater dans les commentaires,
je suis pas toujours d’accord avec toi.
Toute fois, je te lis régulièrement; puisque sans débat rien ne sera jamais possible au sein de notre parti.
J’ai donc constaté que tu avais ouvert tes colonnes à la réaction d’un
de tes amis du MoDem. J’ai donc pensé que tu accepterais de faire
de même avec celles d’un membre de ton parti, fut-il d’une sensibilité différente.
J’ai suivie la même forme que Badawi, sans structurer thématiquement les réponses. A l’origine, cet article, devait, sous une forme différente, être publié sur mon blog.
- Travailler pour le congrès de 2008
Il est évident que les militants de Désirs d’Avenir, membres ou non
du PS, devront apporter leur contribution à la refondation de la gauche.
- Inventer un nouveau vocabulaire pour faire gagner les idées C’est l’idée que le vocabulaire socialiste, parfois fortement connoté,
n’est plus adaptée à la situation politique actuelle. Qu’en conséquence,
il y aurait décalage entre des ce qui est pensé par les socialistes et ce
qui peut être perçu dans l’opinion, voire que le vocabulaire, correspondant à une grille d’analyse devenue inadéquate, serait « périmée ».
Pourquoi pas, mais il faudrait des exemples précis de la nécessité
de renouveler ce vocabulaire…
- Tourner la page d’Epinay ( 1971 )
Si cela revient à considérer que le parti doit entamer un cycle
de refondation aussi profond que celui qui fut entamé à Épinay,
avec l’adhésion de la CIR et d’une large frange du courant chrétien,
alors oui. Si cela veut dire abandonner l’idée d’union de la gauche
au profit d’une alliance centriste, alors c’est non.
Le PS seul n’a jamais été majoritaire. Seul l’union de la gauche
(et non pas son adition) lui permit de l’emporter. Ce qui ne nous interdit pas d’entamer un dialogue avec le MoDem, mais celui-ci doit reposer
sur une convergence de vue réelle, et non sur un schéma électoraliste.
Et encore, attendons de voir un peu comment se parti évolue, disons après les municipales. Ce ne serait pas le premier parti mort-né,
et entamer la discussion avec un centre introuvable…
- Importance des mots qui pèsent lourds
Sur l’idée de Badawi, je suis d’accord avec, pour ce que j’ai pu
en comprendre.
- Ne pas tout jeter
Effectivement…
- Analyser la situation telle qu’elle est
C‘est une idée…
- Les contributions dans un parti comme le nôtre sont nécessaires
Effectivement. Les contributions (textes d’orientation sur un sujet précis), qu’elles soient d’origines intérieures où extérieures, ont toujours été extrêmement enrichissantes.
- Il ne faut plus de synthèse : il faut une majorité et une minorité
Ou, pour être plus exact, on peut envisager des amendements minoritaires, mais la synthèse ne devra plus se faire sur une le dos
de la lisibilité politique. Mais cela suppose aussi de revenir au système
de scrutin majoritaire : ce qui peut être doublement dommageable
à la fois vis-à-vis des sensibilités minoritaires et des courants
de pensées nouveaux
- Arrêter de jouer les tendances les unes contre les autres
Oui…
- Le PS a déjà enclenché la machine à perdre
Reporté toute la faute de la défaite sur le PS(surtout que Royal n’existe pas en dehors du parti, mais qu’elle en fait parti(e ?) justement…
- Revenir aux statuts
Je ne savais pas qu’on les avait abandonnés…
- Les membres de Désirs d’Avenir adhérents au PS porteront la parole des sympathisants au sein de la commission de rénovation
Tout à fait d’accord qu’ils portent la voix des sympathisants de DA,
mais qu’ils n’aillent pas s’arroger le poste de porte-parole
de la majorité silencieuse…
- Refonder avec les gauches 100% d’accord
- Travailler avec les gauches révolutionnaires qui représentent
10% d’électeurs ; ils pourraient représenter 20%
Idem
- Travailler aussi avec le centre-gauche
Je ne connais qu’un centre-gauche, c’est le PRG, et nous sommes
déjà alliés à lui. Le MoDem n’est pas de centre gauche, puisqu’il
n’est pas fermé à une alliance avec la droite. Il est dans un centrisme radical, qui ne rejette pas ni la droite ni la gauche, mais les acceptent toutes les deux. Or nous ne pouvons travaillé avec des gens qui ailleurs soutiendraient nos adversaires. Donc la clarification est nécessaire.
- Lancer des passerelles pour associer nos partenaires
Oui. Il faut s’associer avec le monde syndical et associatif, les renforcer
et s’y investir.
- L’extrême-gauche ne veut pas prendre de responsabilités
Oui.
- Il faut d’abord émettre des idées
On est d’accord. Faire primer un débat d’idée. Le leader du corant majoritaire devenant logiquement celui du PS…
- Avant d’aller chercher les autres, il faut s’auto reconstruire
Oui.
- Les éléphants m’énervent prodigieusement
Ha bon ? Ségolène Royal n’est pas une éléphante :-D?
- D’abord définir les valeurs sur lesquelles on s’appuie pour être
en force nous-mêmes pour ensuite aller voir les autres
Oui, mais pas seulement les valeurs, mais aussi les modes d’action,
les choix stratégiques et programmatiques, etc…
- Ca va être difficile de se caler en oubliant les vieux schémas qui
n’ont plus lieu d’être
Se caler ? Et de quels schémas parlent-on ?
- On part d’une force réelle que le PS, hélas, auto détruit : il faut absolument résister à ça
S’autodétruit ? En quel sens ?
- Construire une forte motion qui puisse être majoritaire
C’est le but de tout courant…
- Eviter de tomber dans le piège de tirer contre les éléphants
ou les éléphanteaux : on ne pourra se priver de leurs compétences
Exact. Cela est d’ailleurs valable pour tout le monde.
- On est tombé dans un excès avec la démocratie participative
en se privant de groupes spécifiques :
- N Sarkozy s’est appuyé sur un panel de 800 personnes.
Un excès de démocratie ? Je ne crois pas que ça existe. EN revanche,
il est nécessaire d’admettre qu’aucun jury citoyen ne peut remplacer l’expertise. Ce deux choses se complètent mais ne peuvent pas s’annuler, contrairement à ce qu’avait déclarer la candidate du PS.
- La gauche française n’a jamais fait sa mue
Quelle mue ? Social-démocrate? En grand partie, si.
- Le PS est un parti d’élus
Beaucoup moins maintenant, mais un parti ou les élus on encore trop d’influence oui.
- Faire un véritable parti social-démocrate
Qu’Est-ce qu’un véritable parti social démocrate ? Un parti de masse,
qui s’inscrit dans une tradition, accepte l’économie de marché, noue
des relations forte avec les syndicats et les associations ?
Oui, pour cette définition, mais il faut se mettre d‘accord sur
ce qu‘est un parti social démocrate..
- Voir quels sont nos fondamentaux et en être fiers
Oui…
- Mener une réflexion de centre-gauche
Qu’est-ce ?
- Il faut faire entre 30 et 40% au premier tour
Même plus de 50% si on veut…mais comment faire ?
Unir toute la gauche dans un grand parti ?
Coller aux préoccupations de nos concitoyens ?
Sans doute un peu de tout ça …
- On est en train de mettre la charrue avant les bœufs :
il faudrait mettre en place une méthode de travail
Oui.
- Rejet du fait que certains savent et ne tiennent pas compte de
ce que la base pense ; rejet des gens qui parlent, qu’on écoute
et qui pensent pour nous
La base, la base…il y a une pointe de démagogie à jouer la base contre
le pouvoir, supposé illégitime. De plus, il est évident qu’il y en a qui savent des choses que d’autres ne savent pas dans un domaine D.
C’est la définition de l’expert
- Avoir un pied dans le parti plus un pied dans Désirs d’Avenir
c’est plus riche.
Je n’en suis pas convaincu, notamment à cause du rejet que cela peut provoquer dans le parti, mais je ne suis pas juge sur cette question
- On a l’impression ( dans cette réunion ) d’être dans une cellule du PS
Il n’y a pas de cellule au PS. Des Fédérations, des sections, mais pas de cellules…
- Le PS est-il mort ? La seule porte de sortie de Ségolène c’est
de travailler avec le Modem ; le PS est mort
Le PS est il mort? Pour un mort, il ne se porte pas trop mal…« la seule porte de sortie » …ironie des mots J …le PS est mort…prouvez le…
- Certains se sentent proches du Modem, d’autres non
Et donc ? On fait quoi , On peut toujours dialoguer, ça n’engage à rien…
- Les couches populaires : aborder notre problème de déficit face
à elles ; cela passe avant la stratégie à avoir avec le Modem
Je pense pas que le MoDem soit un parti de masse, non plus qu’un
parti ouvrier. En tout cas, la sociologie de l’électorat de Bayrou
est sensiblement la même que celle de celui de SR.
- Jamais franchement les questions d’essence populaire n’ont été abordées au PS ( minima sociaux, …)
C’est un déni historique. Mais c’est vrai qu’elles ont été en retrait
pendant la campagne présidentielle.
-Ne pas singer ceux d’en face y compris au niveau de leur méthode ;
par contre exploiter les compétences que l’on a en interne
Oui. Et donc ?
- Grosse connexion dans certains pays entre les syndicats et le PS
C’est une des bases de la social-démocratie
- Le mode de scrutin est différent dans les autres pays européens :
en France on vote pour une personne
Oui. Cela dit le facteur personnel reste malgré tout présent dans
tout les pays, mais à un degré moindre.
- Rassurer les sympathisants et les militants par rapport
aux ministres « de gauche »
C’est-à-dire ? Les crédibiliser ? Présenter une équipe soudée
et non plus une personne seule ?
- Continuer la démarche participative pour traduire les idées
et les vulgariser
La démarche participative n’est pas un gadget de comm’ !
C’est un moyen de faire participer les citoyens à la vie
politique de manière plus directe, et donc plus démocratique.
- Ne pas penser qu’à une seule classe ( fonctionnaires ) :
il faut s’ouvrir aux gens du privé
Hum…c’est curieux comme propos. Le programme socialiste n’est pas tourné particulièrement vers les fonctionnaires …mais enfin oui…
- Le PS manque d’adhérents ouvriers et employés : à Désirs d’Avenir
de pallier
J’ai du mal à voir comment une structure comment une petite structure comme DA (170000 adhérents) pourrait pallier au manque sociologique d’un parti de 300000 membres…
- Quel rôle doit jouer l’association désirs d’Avenir ?
Pas mon rayon. Labo de proposition, c’est le mieux à mon avis…
- Faire preuve d’une volonté très forte car certains au PS ne voit pas cela d’un bon œil ; Désirs d’Avenir sera combattu pour qu’il n’ait pas d’audience à l’intérieur du parti, ni à l’extérieur
Ben…oui. C’est la dure vie du débat démocratique, non ?
- Il faut que Désirs d’Avenir travaille pour Ségolène
C’est toujours pas mon problème. Mais je ne pense pas que ça puisse
se réduire à ça.
- Faire un peu un coup d’état démocratique : il faut être majoritaire
au sein du parti
Gagner une élection, ce n’est pas faire un coup d’état. Et si vous envisagez une autre méthode, ce n’est pas démocratique.
- Imaginons que nous ne réussissions pas : Ségolène disparaît du monde politique hémorragie de militants, Ségolène pourrait alors essayer de créer à l’extérieur une autre structure
Alors là désaccord total. Comment défendre plus haut la nécessité
du débat d’idée puis celle d’être majoritaire, et avoir une crédibilité
pour dire cela ensuite. Cela reviendrait à dire « on est d’accord pour
jouer le jeu de la démocratie au sein du PS, mais uniquement si on gagne. Et puis c’est pas pour des idées pour lesquelles on se bats,
c’est pour Ségolène… »
- Au congrès il y aura des textes d’orientation
Ha non. Des contributions, des contributions thématiques, des motions
et des amendements, mais pas de TO. Les TO, c’est au MJS…
- Créer de la richesse pour une meilleure répartition
Non, la répartition est proportionnelle, et n’est donc pas inhérente
à la richesse partagée. En revanche, créer de la richesse pour
une répartition plus avantageuse oui. Cependant, il faut bien aussi prendre en compte la nécessité de croissance durable, et donc,
à long terme, d’un croissance supportable.
- Je ne comprendrai pas que le PS ne désigne pas très vite
un(e) candidat(e)
Très vite ? C’est-à-dire ? Si aucun leader ne s’impose naturellement,
le débat d’idée sera celui qui tranchera entre les différents prétendants.
Si un leader s’impose naturellement il n’aura pas besoin d’être désigné immédiatement, puisque leader « de fait ». Après 1974, Mitterrand n’avait pas été désigné immédiatement, mais au contraire seulement quelque mois avant l’élection de 1981.
- Le problème du leadership se pose déjà
Oui. Mais ce n’est pas le seul, et ce n’est pas le principal.
- Rappel que les échecs de François Mitterrand ou de Lionel Jospin
ne les ont pas écartés d’une nouvelle candidature
C’est vrai, mais rappelons également que le seul de ces deux candidats
à avoir fait un moins bon score que SR aux présidentielles est Mitterrand en 1965, face à De Gaulle. Et Sarko n’est pas de Gaulle.
Donc évitons les comparaisons historiques, puisque les situations
sont par trop diverses.
Rénoveret moderniser le PS Repenser les valeurs et l'identité du PS L'Etat, les institutions, la démocratie participative Le nouveau pacte économique et social, l'entreprise Mondialisation, co-développement, relations Nord-Sud Développement durable et excellence environnementale La place de la culture dans le projet de la gauche L'intelligence en partage : éducation, recherche, innovation Sécurité et justice
Oui bien sur, mais aussi immigration, retraite, baisse du temps
de travail, etc…
Réunir sur un thème 2 ou 3 comités locaux
Faire une synthèse
La confronter avec des « hommes du savoir »
avant de la faire remonter Eventuellement la rediscuter Faire un comité par canton : proposition pour ne pas s’éparpiller Important de savoir les thèmes des débats pour pouvoir se déplacer selon les thèmes choisis Essayer d’éviter les chevauchements des réunions des comités
Sur la méthode il me semble aussi que les propositions des «experts » qui peuvent aller dans les sections, pour être discuter, amender, complétées, enrichies, etc…tout doit circuler, dans tous les sens
(de fédération à fédération, etc)
Enfin une remarque sur la forme (sur le fond, nos divergences sont évidentes) à Raphaël. Son vocabulaire est extrêmement soutenu, mais au-delà de ça. Le ton pédant est dommageable au discours politique. Parce que la nécessité d’être précis, pour éviter l’approximation, ne doit pas mener à l’utilisation d’un corpus linguistique inaccessible à certain, car il est dans ce cas non-démocratique.
Si le discours exclue par sa difficulté certaines personnes, il n’atteind pas son but, que l’on soit de gauche et donc attaché à la libération
de l’homme (et de ce fait à sa participation au pouvoir) ou simplement centriste et attaché à l’exigence citoyenne. D’autant que la moitié
de ce vocabulaire est inutile : « plébéiens » est teint d’une forte connotation méprisante, et « vocabularistique » n’existe pas dans
Hier matin je fut très étonné de recevoir le message ci-dessous de ''Socialiste Occidental'' Voici donc la troisième partie de ce document. Voici les réponses de''Socialiste Occidental''à nos propositions lors de notre réunion Désirs d'avenir à Poitiers!!! Merci pour tes réponsesSocialiste Occidental !!! Comme tu vois ce blog est ouvert à toute les sensibilités et il est libre!!! A vous de réagir à ces propos!!!
Cher Arnaud. Comme tu as pu le constater dans les commentaires, je suis pas toujours d’accord avec toi. Toute fois, je te lis régulièrement; puisque sans débat rien ne sera jamais possible au sein de notre parti. J’ai donc constaté que tu avais ouvert tes colonnes à la réaction d’un de tes amis du MoDem. J’ai donc pensé que tu accepterais de faire de même avec celles d’un membre de ton parti, fut-il d’une sensibilité différente. J’ai suivie la même forme que Badawi, sans structurer thématiquement les réponses. A l’origine, cet article, devait, sous une forme différente, être publié sur mon blog.
- Travailler pour le congrès de 2008 Il est évident que les militants de Désirs d’Avenir, membres ou non du PS, devront apporter leur contribution à la refondation de la gauche.
- Inventer un nouveau vocabulaire pour faire gagner les idées C’est l’idée que le vocabulaire socialiste, parfois fortement connoté, n’est plus adaptée à la situation politique actuelle. Qu’en conséquence, il y aurait décalage entre des ce qui est pensé par les socialistes et ce qui peut être perçu dans l’opinion, voire que le vocabulaire, correspondant à une grille d’analyse devenue inadéquate, serait « périmée ». Pourquoi pas, mais il faudrait des exemples précis de la nécessité de renouveler ce vocabulaire…
- Tourner la page d’Epinay ( 1971 ) Si cela revient à considérer que le parti doit entamer un cycle de refondation aussi profond que celui qui fut entamé à Épinay, avec l’adhésion de la CIR et d’une large frange du courant chrétien, alors oui. Si cela veut dire abandonner l’idée d’union de la gauche au profit d’une alliance centriste, alors c’est non. Le PS seul n’a jamais été majoritaire. Seul l’union de la gauche (et non pas son adition) lui permit de l’emporter. Ce qui ne nous interdit pas d’entamer un dialogue avec le MoDem, mais celui-ci doit reposer sur une convergence de vue réelle, et non sur un schéma électoraliste. Et encore, attendons de voir un peu comment se parti évolue, disons après les municipales. Ce ne serait pas le premier parti mort-né, et entamer la discussion avec un centre introuvable…
- Importance des mots qui pèsent lourds Sur l’idée de Badawi, je suis d’accord avec, pour ce que j’ai pu en comprendre.
- Ne pas tout jeter Effectivement… - Analyser la situation telle qu’elle est C‘est une idée…
- Les contributions dans un parti comme le nôtre sont nécessaires Effectivement. Les contributions (textes d’orientation sur un sujet précis), qu’elles soient d’origines intérieures où extérieures, ont toujours été extrêmement enrichissantes.
- Il ne faut plus de synthèse : il faut une majorité et une minorité Ou, pour être plus exact, on peut envisager des amendements minoritaires, mais la synthèse ne devra plus se faire sur une le dos de la lisibilité politique. Mais cela suppose aussi de revenir au système de scrutin majoritaire : ce qui peut être doublement dommageable à la fois vis-à-vis des sensibilités minoritaires et des courants de pensées nouveaux
- Arrêter de jouer les tendances les unes contre les autres Oui…
- Le PS a déjà enclenché la machine à perdre Reporté toute la faute de la défaite sur le PS(surtout que Royal n’existe pas en dehors du parti, mais qu’elle en fait parti(e ?) justement…
- Revenir aux statuts Je ne savais pas qu’on les avait abandonnés…
- Les membres de Désirs d’Avenir adhérents au PS porteront la parole des sympathisants au sein de la commission de rénovation Tout à fait d’accord qu’ils portent la voix des sympathisants de DA, mais qu’ils n’aillent pas s’arroger le poste de porte-parole de la majorité silencieuse…
- Refonder avec les gauches 100% d’accord
- Travailler avec les gauches révolutionnaires qui représentent 10% d’électeurs ; ils pourraient représenter 20% Idem
- Travailler aussi avec le centre-gauche Je ne connais qu’un centre-gauche, c’est le PRG, et nous sommes déjà alliés à lui. Le MoDem n’est pas de centre gauche, puisqu’il n’est pas fermé à une alliance avec la droite. Il est dans un centrisme radical, qui ne rejette pas ni la droite ni la gauche, mais les acceptent toutes les deux. Or nous ne pouvons travaillé avec des gens qui ailleurs soutiendraient nos adversaires. Donc la clarification est nécessaire.
- Lancer des passerelles pour associer nos partenaires Oui. Il faut s’associer avec le monde syndical et associatif, les renforcer et s’y investir.
- L’extrême-gauche ne veut pas prendre de responsabilités Oui.
- Il faut d’abord émettre des idées On est d’accord. Faire primer un débat d’idée. Le leader du corant majoritaire devenant logiquement celui du PS…
- Avant d’aller chercher les autres, il faut s’auto reconstruire Oui.
- Les éléphants m’énervent prodigieusement Ha bon ? Ségolène Royal n’est pas une éléphante :-D?
- D’abord définir les valeurs sur lesquelles on s’appuie pour être en force nous-mêmes pour ensuite aller voir les autres Oui, mais pas seulement les valeurs, mais aussi les modes d’action, les choix stratégiques et programmatiques, etc…
- Ca va être difficile de se caler en oubliant les vieux schémas qui n’ont plus lieu d’être Se caler ? Et de quels schémas parlent-on ?
- On part d’une force réelle que le PS, hélas, auto détruit : il faut absolument résister à ça S’autodétruit ? En quel sens ?
- Construire une forte motion qui puisse être majoritaire C’est le but de tout courant…
- Eviter de tomber dans le piège de tirer contre les éléphants ou les éléphanteaux : on ne pourra se priver de leurs compétences Exact. Cela est d’ailleurs valable pour tout le monde.
- On est tombé dans un excès avec la démocratie participative en se privant de groupes spécifiques : - N Sarkozy s’est appuyé sur un panel de 800 personnes. Un excès de démocratie ? Je ne crois pas que ça existe. EN revanche, il est nécessaire d’admettre qu’aucun jury citoyen ne peut remplacer l’expertise. Ce deux choses se complètent mais ne peuvent pas s’annuler, contrairement à ce qu’avait déclarer la candidate du PS.
- La gauche française n’a jamais fait sa mue Quelle mue ? Social-démocrate? En grand partie, si.
- Le PS est un parti d’élus Beaucoup moins maintenant, mais un parti ou les élus on encore trop d’influence oui.
- Faire un véritable parti social-démocrate Qu’Est-ce qu’un véritable parti social démocrate ? Un parti de masse, qui s’inscrit dans une tradition, accepte l’économie de marché, noue des relations forte avec les syndicats et les associations ? Oui, pour cette définition, mais il faut se mettre d‘accord sur ce qu‘est un parti social démocrate..
- Voir quels sont nos fondamentaux et en être fiers Oui…
- Mener une réflexion de centre-gauche Qu’est-ce ?
- Il faut faire entre 30 et 40% au premier tour Même plus de 50% si on veut…mais comment faire ? Unir toute la gauche dans un grand parti ? Coller aux préoccupations de nos concitoyens ? Sans doute un peu de tout ça …
- On est en train de mettre la charrue avant les bœufs : il faudrait mettre en place une méthode de travail Oui.
- Rejet du fait que certains savent et ne tiennent pas compte de ce que la base pense ; rejet des gens qui parlent, qu’on écoute et qui pensent pour nous La base, la base…il y a une pointe de démagogie à jouer la base contre le pouvoir, supposé illégitime. De plus, il est évident qu’il y en a qui savent des choses que d’autres ne savent pas dans un domaine D. C’est la définition de l’expert
- Avoir un pied dans le parti plus un pied dans Désirs d’Avenir c’est plus riche. Je n’en suis pas convaincu, notamment à cause du rejet que cela peut provoquer dans le parti, mais je ne suis pas juge sur cette question
- On a l’impression ( dans cette réunion ) d’être dans une cellule du PS Il n’y a pas de cellule au PS. Des Fédérations, des sections, mais pas de cellules…
- Le PS est-il mort ? La seule porte de sortie de Ségolène c’est de travailler avec le Modem ; le PS est mort Le PS est il mort? Pour un mort, il ne se porte pas trop mal…« la seule porte de sortie » …ironie des mots J …le PS est mort…prouvez le…
- Certains se sentent proches du Modem, d’autres non Et donc ? On fait quoi , On peut toujours dialoguer, ça n’engage à rien…
- Les couches populaires : aborder notre problème de déficit face à elles ; cela passe avant la stratégie à avoir avec le Modem Je pense pas que le MoDem soit un parti de masse, non plus qu’un parti ouvrier. En tout cas, la sociologie de l’électorat de Bayrou est sensiblement la même que celle de celui de SR.
- Jamais franchement les questions d’essence populaire n’ont été abordées au PS ( minima sociaux, …) C’est un déni historique. Mais c’est vrai qu’elles ont été en retrait pendant la campagne présidentielle.
-Ne pas singer ceux d’en face y compris au niveau de leur méthode ; par contre exploiter les compétences que l’on a en interne Oui. Et donc ?
- Grosse connexion dans certains pays entre les syndicats et le PS C’est une des bases de la social-démocratie
- Le mode de scrutin est différent dans les autres pays européens : en France on vote pour une personne Oui. Cela dit le facteur personnel reste malgré tout présent dans tout les pays, mais à un degré moindre.
- Rassurer les sympathisants et les militants par rapport aux ministres « de gauche » C’est-à-dire ? Les crédibiliser ? Présenter une équipe soudée et non plus une personne seule ?
- Continuer la démarche participative pour traduire les idées et les vulgariser La démarche participative n’est pas un gadget de comm’ ! C’est un moyen de faire participer les citoyens à la vie politique de manière plus directe, et donc plus démocratique.
- Ne pas penser qu’à une seule classe ( fonctionnaires ) : il faut s’ouvrir aux gens du privé Hum…c’est curieux comme propos. Le programme socialiste n’est pas tourné particulièrement vers les fonctionnaires …mais enfin oui…
- Le PS manque d’adhérents ouvriers et employés : à Désirs d’Avenir de pallier J’ai du mal à voir comment une structure comment une petite structure comme DA (170000 adhérents) pourrait pallier au manque sociologique d’un parti de 300000 membres…
- Quel rôle doit jouer l’association désirs d’Avenir ? Pas mon rayon. Labo de proposition, c’est le mieux à mon avis…
- Faire preuve d’une volonté très forte car certains au PS ne voit pas cela d’un bon œil ; Désirs d’Avenir sera combattu pour qu’il n’ait pas d’audience à l’intérieur du parti, ni à l’extérieur Ben…oui. C’est la dure vie du débat démocratique, non ?
- Il faut que Désirs d’Avenir travaille pour Ségolène C’est toujours pas mon problème. Mais je ne pense pas que ça puisse se réduire à ça.
- Faire un peu un coup d’état démocratique : il faut être majoritaire au sein du parti Gagner une élection, ce n’est pas faire un coup d’état. Et si vous envisagez une autre méthode, ce n’est pas démocratique.
- Imaginons que nous ne réussissions pas : Ségolène disparaît du monde politique hémorragie de militants, Ségolène pourrait alors essayer de créer à l’extérieur une autre structure Alors là désaccord total. Comment défendre plus haut la nécessité du débat d’idée puis celle d’être majoritaire, et avoir une crédibilité pour dire cela ensuite. Cela reviendrait à dire « on est d’accord pour jouer le jeu de la démocratie au sein du PS, mais uniquement si on gagne. Et puis c’est pas pour des idées pour lesquelles on se bats, c’est pour Ségolène… »
- Au congrès il y aura des textes d’orientation Ha non. Des contributions, des contributions thématiques, des motions et des amendements, mais pas de TO. Les TO, c’est au MJS…
- Créer de la richesse pour une meilleure répartition Non, la répartition est proportionnelle, et n’est donc pas inhérente à la richesse partagée. En revanche, créer de la richesse pour une répartition plus avantageuse oui. Cependant, il faut bien aussi prendre en compte la nécessité de croissance durable, et donc, à long terme, d’un croissance supportable.
- Je ne comprendrai pas que le PS ne désigne pas très vite un(e) candidat(e) Très vite ? C’est-à-dire ? Si aucun leader ne s’impose naturellement, le débat d’idée sera celui qui tranchera entre les différents prétendants. Si un leader s’impose naturellement il n’aura pas besoin d’être désigné immédiatement, puisque leader « de fait ». Après 1974, Mitterrand n’avait pas été désigné immédiatement, mais au contraire seulement quelque mois avant l’élection de 1981.
- Le problème du leadership se pose déjà Oui. Mais ce n’est pas le seul, et ce n’est pas le principal.
- Rappel que les échecs de François Mitterrand ou de Lionel Jospin ne les ont pas écartés d’une nouvelle candidature C’est vrai, mais rappelons également que le seul de ces deux candidats à avoir fait un moins bon score que SR aux présidentielles est Mitterrand en 1965, face à De Gaulle. Et Sarko n’est pas de Gaulle. Donc évitons les comparaisons historiques, puisque les situations sont par trop diverses.
Rénoveret moderniser le PS Repenser les valeurs et l'identité du PS L'Etat, les institutions, la démocratie participative Le nouveau pacte économique et social, l'entreprise Mondialisation, co-développement, relations Nord-Sud Développement durable et excellence environnementale La place de la culture dans le projet de la gauche L'intelligence en partage : éducation, recherche, innovation Sécurité et justice Oui bien sur, mais aussi immigration, retraite, baisse du temps de travail, etc…
Réunir sur un thème 2 ou 3 comités locaux Faire une synthèse La confronter avec des « hommes du savoir » avant de la faire remonter Eventuellement la rediscuter Faire un comité par canton : proposition pour ne pas s’éparpiller Important de savoir les thèmes des débats pour pouvoir se déplacer selon les thèmes choisis Essayer d’éviter les chevauchements des réunions des comités
Sur la méthode il me semble aussi que les propositions des «experts » qui peuvent aller dans les sections, pour être discuter, amender, complétées, enrichies, etc…tout doit circuler, dans tous les sens (de fédération à fédération, etc)
Enfin une remarque sur la forme (sur le fond, nos divergences sont évidentes) à Raphaël. Son vocabulaire est extrêmement soutenu, mais au-delà de ça. Le ton pédant est dommageable au discours politique. Parce que la nécessité d’être précis, pour éviter l’approximation, ne doit pas mener à l’utilisation d’un corpus linguistique inaccessible à certain, car il est dans ce cas non-démocratique. Si le discours exclue par sa difficulté certaines personnes, il n’atteind pas son but, que l’on soit de gauche et donc attaché à la libération de l’homme (et de ce fait à sa participation au pouvoir) ou simplement centriste et attaché à l’exigence citoyenne. D’autant que la moitié de ce vocabulaire est inutile : « plébéiens » est teint d’une forte connotation méprisante, et « vocabularistique » n’existe pas dans le Petit Robert. A titre d'exemple...
L'Union nationale des agents de police municipale estime qu'il y
a "urgence" à ce qu'un décret les autorise à utiliser le pistolet
à impulsions électriques.
L'Union nationale des agents de police municipale (UNAPM CFE-CGC)
de l'Ile de France a demandé vendredi 10 août que les policiers municipaux puissent être autorisés, par décret, à porter le Taser,
lepistolet à impulsions électriques (PIE).
Le décret du 24 mars 2000, qui fixe la liste des armes des policiers municipaux, ne comprend pas le Taser et des municipalités qui
en ont fait l'achat se sont vu interdire de les utiliser par le préfet.
Arnaud Libert, responsable de l'UNAPM CFE-CGE pour l'Ile-de-France, région qui compte 800 des 17.000 policiers municipaux français,
insiste sur "l'urgence" d'un décret qui permettrait aux policiers
municipaux de porter le Taser, arme de 4e catégorie.
Ce responsable rappelle l'agression le 22 mars dernier d'une policière municipale d'Emerainville (Seine-et-Marne) qui avait été rouée de coups par cinq jeunes encagoulés et qui n'avait pas utilisé le pistolet 7,65 dont elle était armée.
50.000 volts déchargés dans le corps
Autorisés à porter des pistolets ou des revolvers (4e catégorie), les policiers municipaux ne peuvent porter le Taser, arme officiellement non létale, qui équipe trois milliers de gendarmes et de policiers. Le Taser envoie deux dards sur un suspect, jusqu'à dix mètres de distance, lui administrant une décharge de 50.000 volts
(deux fois plus que la décharge encaissée en mettant les doigts
dans une prise électrique) qui agit sur son système nerveux
Adhérez ou renouvelez votre adhésion à Désirs d'avenir:
Chers adhérents, chers amis,
Je tenais à vous remercier de votre soutien et votre implication.
Ce que nous avons fait ensemble, à défaut d'une victoire, constitue
une force que nous devons faire fructifier. Le suffrage universel a parlé.
Le pouvoir devra désormais être jugé sur ses actes.
J'ai engagé un renouvellement profond de la vie politique, de ses méthodes et de la Gauche. Cela s'est traduit notamment par une forte participation des jeunes.
Je vous propose aujourd'hui de renouveler votre adhésion à Désirs d'avenir.
En effet, notre association, qui a tellement fait pour réinventer les méthodes de la vie politique et pour faire vivre la démocratie participative, doit aujourd'hui se doter de moyens plus solides et notamment pour appuyer les comités locaux et poursuivre l'existence du site Internet.
Ce sont les moyens nécessaires au service de l'idéal qui nous
rassemble et qui fait notre force.
Ce que nous avons commencé ensemble,
nous allons le continuer ensemble.
C'est pour pouvoir continuer avec vous ce que nous avons commencé, que je vous propose aujourd'hui de renouveler votre adhésion à l'aide du bulletin joint, oudirectement en ligne sur le site Internet.
Vous pouvez compter sur moi. Je serai au rendez-vous de ce travail indispensable qui m'incombe désormais.
Voici la première partie des réponses d'un ami Raphaël Badawi (membre du Modem) ouvert sur une ''amitié'' et ''concorde''
pour un centre gauche rénové et donc plus ce vieux PS
archaïque, voici ses réponses à nos propositions développés
lors de notre dernière réunion Désirs d'avenir à Poitiers!!!
A vous de réagir!!!
-Travailler pour le congrès de 2008.
Il y a une différence entre travailler et réfléchir, entre la quantité
et la qualité. Dire "travailler" à tout bout de champ, c'est valoriser
le quantitatif sur le qualitatif, comme le fait Mr Sarkozy. Il faut nuancer
ses propos, car sinon on tombe sur l'opinion et non sur l'idée,
et l'opinion comme le disait Mr Bachelard, c'est une forme
pernicieuse d'ignorance.
-Inventer un nouveau vocabulaire pour faire gagner les idées.
Une lexicologie politique, ben voyons, cela signifie : abaisser la valeur
de son propre étalon jusqu'à la plus absurde simplification, afin d'avoir une sémiotique sans sémantique, et être en conséquence incapable
de moduler l'interface vecteur de ses concepts, c'est-à-dire en fin de compte avoir un beau frontispice, mais pas d'ouvrage derrière.
Il faut être capable de légitimer ses idées en démontrant notre maîtrise
de celles-ci, en les adaptant constamment, jouant de cut-off
à la Burroughs, et attester de notre capacité à les approfondir,
à les développer, à les complexifier si besoin.
La vulgate vocabularistique, les récurrences et autres homéotéleutes intempestifs, les syntagmes déjà tout faits à redégoiser tels quels ; axiomatiser, abréger, simplifier, c'est infantiliser et conforter l'interlocuteur dans l'absence totale d'efforts, et après, on s'étonne d'avoir une population parfaitement atonique avec tous ces développements de slogans racoleurs, sirupeux, insipides, et abêtissants ; un politicien doit réfléchir, être capable de simplicité et de complexité, bref, il ne doit pas ânonner.
-Tourner la page d'Epinay (1971).
Il serait temps.
-Importance des mots qui pèsent lourds.
Important, utiliser à outrance des termes comme "fascisme" revient
à considérer le nazisme comme étant benin car de toute façon, toute
la droite est fasciste, digne d'Hitler, donc à voir la droite, Hitler, eh ben
dis donc, ça ne devait pas être grand chose - car le fascime est un
terme précis, très fort, comportant au moins cinq piliers de définition,
être fasciste, ce n'est pas répondre à seulement 20% de la linéature morphématique, comme voudrait nous le faire croire l'ensemble
de l'extrême gauche. L'absence de précision est un drame, comme
le soutenait Bergson, mais je ne pense pas qu'il aurait prévu quelle dégénerescence narcotique cela engendrerait.
-Ne pas tout jeter.
Il ne manquerait plus qu'on encourage le gaspillage. Il ne faut pas non plus passer des heures sur des fadaises parfaitement superfétatoires,
et il faut couper l'idée de son origine afin d'éviter les oeillères.
-Analyser la situation telle qu'elle est.
La quête de l'objectivité est une formidable régression, la recherche instatiable d'une chimère évanescente, parfaitement insaisissable. Analyser la situation de la façon la plus large possible serait une expression allant dans le sens de la mesure prophylactique afin
de ne pas aboutir à une uniformisation morale dangereuse.
-Les contributions dans un parti comme le nôtre sont nécessaires.
Oui, il serait temps que le PS arrête de se, que je me rappelle l'expression, "mithridatiser contre la vermine de droite", ou quelque
chose dans le genre. Considérer les personnes, et non les logiques partisanes. Deux êtres identiques, ça n'existe pas. S'aliéner totalement
en faveur d'une ligne de conduite impersonnelle, ça arrive rarement.
-Il ne faut plus de synthèse : il faut une majorité et une minorité.
Position et opposition sans composition ? Vous voudriez rendre notre ami Hegel fou ! Il faut surtout d'une part privilégier la compétence, d'autre part ne pas considérer le clan, mais l'individuum. S'identifier comme étant un organe du groupe, c'est déjà se dénuer de conscience, se frelater,
et surtout, s'anémier dans la facilité.
-Arrêter de jouer les tendances les unes contre les autres.
Depuis que le PS a décidé d'avoir la vision sociétaire de fin du XIXème siècle d'un Paul Lafargue, interdisant toute forme d'opulence, vivant de réaction, de revanche, de ressentiment et en définitive de mauvaise conscience, le PS a en effet déclenché la machine à perdre tout sens
de la réalité, et au final, toute crédibilité.
-Revenir aux statuts.
Revenir à zéro, tout recommencer.
-Les membres de Désirs d'avenir adhérents au PS porteront la
parole des sympathisants au sein de la commission de rénovation.
Faut-il qu'ils soient nécessairement adhérents au PS ?
-Refonder avec les gauches.
Seulement avec les gauches ?
-Travailler avec les gauches révolutionnaires qui représentent
10% d'électeurs ; ils pourraient représenter 20%.
S'avarier pour l'argument pécunier de l'électorat, que de bassesse !
La tuberculose crée décidemment la panique dans les transports.
Après le trouble semé par un passager américain qui avait pris
plusieurs fois l’avion alors qu’il était malade, les autorités lancent
une nouvelle alerte concernant un trajet en bus Lisbonne-Paris fin mai.
Les passagers sont recherchés en raison d'un cas de tuberculose très contagieuse et résistante aux traitements habituels diagnostiqué en région parisienne chez une personne qui avait voyagé à bord, a averti
jeudi la Direction générale de la santé (DGS).
Numéro d’urgence
«Il s'agit du trajet Lisbonne-Paris effectué par la compagnie Eurolines : départ le 28 mai 2007 à 8h30, Lisbonne Siete Rios - arrivée le 29 mai 2007 à 12h00, Paris Gallieni» avec de très nombreux arrêts et un transit par l'Espagne, précise la DGS.
Ce cas de tuberculose a été diagnostiqué début juin et son caractère résistant ultérieurement, indique la DGS. Ce sont les investigations qui ont permis d'identifier ce déplacement du patient. «Le risque de transmission de la maladie pour les passagers ayant effectué tout ou partie du trajet dans cet autocar n'est nullement négligeable et un dépistage de la tuberculose doit leur être proposé», ajoutent les autorités sanitaires.
Il leur est donc instamment demandé d'appeler le numéro 0820 03 33 33, mis en place par le ministère de la Santé, à partir de vendredi, du lundi
au vendredi de 9h à 19h (0,12 euros ttc/min), pour que leur soient indiquées les modalités de dépistage. Ce dernier peut être réalisé
par le médecin traitant ou par un Centre de lutte antituberculeuse dont
les coordonnées peuvent être obtenues auprès des Directions départementales des affaires sanitaires et sociales (DDASS)
ou sur le Net.
Risques non négligeables
La tuberculose est une maladie infectieuse qui se transmet par voie aérienne. Environ 30% des personnes très exposées à un cas de tuberculose contagieuse sont infectées et 10% des personnes contaminées développent une tuberculose.
«Dans ce cas précis, la durée du trajet (moins de 20 heures)
et le confinement du car constituent des facteurs de risque certains», commente la DGS. De plus, il s'agit d'une tuberculose multi résistante
qui nécessite l'utilisation d'antibiotiques antituberculeux particuliers
et une intervention la plus précoce possible, ajoute-t-elle.
Ce fut un vrai débat entre le champion du premier tour, sûr de sa force, avec un brin de condescendance et s'obligeant à la courtoisie, et son challenger, l'opposante, jouant le jeu en retenant longtemps son agressivité et développant ses arguments. Un duel de styles et de valeurs qui, quel que soit le vainqueur du 6 mai, aura servi la démocratie et donné d'elle la meilleure image
Deux styles et un vrai terrain de désaccord, sans surprise,
celui de l'économie. Nicolas Sarkozy attaque sur le terrain des 35 heures avec un ton professoral qui ne parvient pas à déstabiliser Ségolène Royal, habile à esquiver des questions appelant des réponses techniques.
Candidate à la magistrature suprême certes, mais qui s'appuie
sur son expérience de présidente de Poitou-Charentes pour défendre
et promouvoir les PME, source de la création d'emplois et de renouveau de la croissance.
Deux conceptions
D'un côté, celui du candidat de droite, la volonté, moins libérale qu'il y paraît, de faire de l'Etat le levier de l'action économique, y compris par
le non remplacement d'un fonctionnaire sur deux partant à la retraite.
De l'autre, celle de la gauche, l'approche décentralisée de l'action publique. Deux conceptions, et comme une impossibilité de s'entendre, non pas sur la nécessité de créer des emplois mais sur le moyen
d'y parvenir. Nicolas Sarkozy ne craint même pas d'affirmer qu'il taxera certaines importations...On comprend, dès lors, que si celui-ci entre
à l'Elysée le régime de la V° République connaîtra, plus qu'une inflexion, une véritable évolution vers un pouvoir présidentiel.
Et, il faudra donc que l'hôte de Matignon ait l'échine souple. Ségolène Royal, et c'est la confirmation de ce qu'elle a démontré au cours de sa longue campagne, confiera volontiers les problèmes d'intendance
à son Premier ministre et se consacrera à " mettre en mouvement
la société".
Autorité contre Soutien
La grande question de l'école, de l'éducation, met en évidence là-aussi
un clivage presque caricatural. Le candidat de l'UMP prône un retour aux bonnes vieilles méthodes au respect du maître, à l'implication des familles et son opposante aux mesures de soutien et au rétablissement des emplois supprimés. Avec une très vive polémique sur la scolarisation des enfants handicapés, Ségolène Royal accusant vigoureusement Nicolas Sarkozy "d'immoralité".
Les Français auront alors aperçu les contours de chaque personnalité
et auront eu la confirmation qu'il pouvait y avoir une Ségolène Royal intraitable et un Nicolas Sarkozy pugnace.
On aurait aimé que ce sommet nous éclaire sur la capacité de l'une et de l'autre à porter les couleurs de la France au niveau international. Trop peu de temps, et en premier lieu sur la relance de la construction européenne, ont été consacrés à ce sujet si important. Dommage...
Ségolène Royal: les photos volées ont rapporté 115.000 euros
Il y a 2 semaines, Paris Match publiait une série de photos de Ségolène Royal (au passage en violant son intimité familiale) sur une plage corse avec sa fille. Cette publication avait d'ailleurs fait polémique...
Selon Le Point, ces clichés ont rapporté 115.00€ à ses auteurs, qui les
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Ce que nous avons commencé ensemble, nous allons le continuer ensemble.
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Si vous souhaitez pouvoir participer au projet du Parti Socialiste, au choix de son premier secrétaire et de ses candidats aux différentes élections, votre adhésion au Parti Socialiste est essentielle :
Si vous êtes déjà adhérent, prendre contact avec votre trésorier ou secrétaire de section pour l'adhésion 2007
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Voici la première partie des réponses d'un ami Raphaël Badawi (membre du Modem) ouvert sur une alliance pour un centre gauche rénové et donc plus ce vieux PS archaïque, voici ces réponses à nos propositions développés lors de notre dernière réunion Désirs d'avenir à Poitiers!!!
A vous de réagir!!!
- Travailler pour le congrès de 2008. Il y a une différence entre travailler
et réfléchir, entre la quantité et la qualité. Dire "travailler" à tout bout
de champ, c'est valoriser le quantitatif sur le qualitatif, comme le fait
Mr Sarkozy. Il faut nuancer ses propos, car sinon on tombe sur l'opinion
et non sur l'idée, et l'opinion comme le disait Mr Bachelard,
c'est une forme pernicieuse d'ignorance.
-Inventer un nouveau vocabulaire pour faire gagner les idées.
Une lexicologie politique, ben voyons, cela signifie : abaisser la valeur
de son propre étalon jusqu'à la plus absurde simplification, afin d'avoir une sémiotique sans sémantique, et être en conséquence incapable
de moduler l'interface vecteur de ses concepts, c'est-à-dire en fin
de compte avoir un beau frontispice, mais pas d'ouvrage derrière.
Il faut être capable de légitimer ses idées en démontrant notre maîtrise de celles-ci, en les adaptant constamment, jouant de cut-off
à la Burroughs, et attester de notre capacité à les approfondir,
à les développer, à les complexifier si besoin.
La vulgate vocabularistique, les récurrences et autres homéotéleutes intempestifs, les syntagmes déjà tout faits à redégoiser tels quels ; axiomatiser, abréger, simplifier, c'est infantiliser et conforter l'interlocuteur dans l'absence totale d'efforts, et après, on s'étonne d'avoir une population parfaitement atonique avec tous ces développements de slogans racoleurs, sirupeux, insipides, et abêtissants ; un politicien doit réfléchir, être capable de simplicité et de complexité, bref, il ne doit pas ânonner.
-Tourner la page d'Epinay (1971).
Il serait temps.
-Importance des mots qui pèsent lourds.
Important, utiliser à outrance des termes comme "fascisme" revient
à considérer le nazisme comme étant benin car de toute façon, toute
la droite est fasciste, digne d'Hitler, donc à voir la droite, Hitler, eh ben
dis donc, ça ne devait pas être grand chose - car le fascime est un
terme précis, très fort, comportant au moins cinq piliers de définition,
être fasciste, ce n'est pas répondre à seulement 20% de la linéature morphématique, comme voudrait nous le faire croire l'ensemble de l'extrême gauche.
L'absence de précision est un drame, comme le soutenait Bergson,
mais je ne pense pas qu'il aurait prévu quelle dégénerescence narcotique cela engendrerait.
-Ne pas tout jeter.
Il ne manquerait plus qu'on encourage le gaspillage. Il ne faut pas non plus passer des heures sur des fadaises parfaitement superfétatoires,
et il faut couper l'idée de son origine afin d'éviter les oeillères.
-Analyser la situation telle qu'elle est.
La quête de l'objectivité est une formidable régression, la recherche instatiable d'une chimère évanescente, parfaitement insaisissable. Analyser la situation de la façon la plus large possible serait une expression allant dans le sens de la mesure prophylactique afin
de ne pas aboutir à une uniformisation morale dangereuse.
-Les contributions dans un parti comme le nôtre sont nécessaires.
Oui, il serait temps que le PS arrête de se, que je me rappelle l'expression, "mithridatiser contre la vermine de droite", ou quelque chose dans le genre. Considérer les personnes, et non les logiques partisanes. Deux êtres identiques, ça n'existe pas. S'aliéner totalement en faveur d'une ligne de conduite impersonnelle, ça arrive rarement.
-Il ne faut plus de synthèse : il faut une majorité et une minorité.
Position et opposition sans composition ? Vous voudriez rendre notre ami Hegel fou ! Il faut surtout d'une part privilégier la compétence, d'autre part ne pas considérer le clan, mais l'individuum. S'identifier comme étant un organe du groupe, c'est déjà se dénuer de conscience, se frelater,
et surtout, s'anémier dans la facilité.
-Arrêter de jouer les tendances les unes contre les autres.
Depuis que le PS a décidé d'avoir la vision sociétaire de fin du XIXème siècle d'un Paul Lafargue, interdisant toute forme d'opulence, vivant
de réaction, de revanche, de ressentiment et en définitive de mauvaise conscience, le PS a en effet déclenché la machine à perdre tout sens
de la réalité, et au final, toute crédibilité.
-Revenir aux statuts.
Revenir à zéro, tout recommencer.
-Les membres de Désirs d'avenir adhérents au PS porteront
la parole des sympathisants au sein de la commission de rénovation.
Faut-il qu'ils soient nécessairement adhérents au PS ?
-Refonder avec les gauches.
Seulement avec les gauches ?
-Travailler avec les gauches révolutionnaires qui représentent
10% d'électeurs ; ils pourraient représenter 20%.
S'avarier pour l'argument pécunier de l'électorat, que de bassesse ! Demain la suite sur ce blog !!!
Les sénateurs PS demandent aux sages de censurer l'article
qui limite l'excuse de minorité pour les plus de 16 ans.
Le groupe sénatorial socialiste indique, mardi 31 juillet; qu'il a déposé
un recours devant le Conseil constitutionnel contre le projet de loi
sur la lutte contre la récidive. Selon l'opposition, le texte, adopté définitivement par le Parlement jeudi dernier, ne respecte pas
le principe "d'individualisation et de proportionnalité de la peine",
car il n'autorise les juges à déroger aux "peines plancher" prévues
pour les récidivistes que dans des cas limités.
Demande de censure de l'article 5
Le groupe PS dénonce également "l'incertitude et le flou" que provoque dans la politique de répression la notion de "garanties exceptionnelles" qui autoriserait le juge à ne pas appliquer de sanction automatique en
cas de multi-récidive. Les socialistes s'interrogent sur le "sens exact"
de ce terme.
Les sénateurs socialistes réclament en outre l'abrogation de l'article 5
du projet de loi, qui étend la possibilité pour la cour d'assises des mineurs ou le tribunal des enfants de ne pas appliquer "l'excuse de minorité" pour les récidivistes mineurs de plus de 16 ans. Ils invoquent
le "principe de spécificité du droit pénal des mineurs" pour réclamer
La région présidée par la socialiste Ségolène Royal avait décidé d'exclure de ses aides au développement les entreprises ayant
recours au CNE.
Le tribunal administratif de Poitiers a rejeté lundi deux référés préfectoraux déposés contre la région Poitou-Charentes présidée par Ségolène Royal (PS), qui a exclu le contrat nouvelle embauche (CNE) des dispositifs régionaux d'aides aux entreprises, a-t-on appris mardi 31 juillet
de source judiciaire.
"Contrairement à ce que soutient le préfet rien dans ces dispositions
ne fait légalement obstacle à ce que la région décide de ne pas attribuer d'aides au recrutement de jeunes réalisés au moyen d'un CNE",
a expliqué le tribunal qui n'a pas suivi l'avis du commissaire
du gouvernement.
Ce dernier avait soutenu les deux référés préfectoraux, et réclamé l'annulation des décisions de la région.
" Illégales "
"Si la région contourne la loi en excluant le CNE, elle ne respecte pas l'objet de sa compétence économique qui est l'aide à la création et au développement des entreprises. La région doit privilégier l'intérêt général", avait-il jugé.
La région Poitou-Charentes a décidé en février et juin 2006 de ne pas attribuer d'aides au développement aux entreprises ayant recours au CNE, et d'exclure de son aide à l'accompagnement les entreprises du bâtiment qui embauchent des jeunes dans le cadre d'un CNE.
Le préfet de région, Bernard Niquet, qui n'est plus en poste aujourd'hui, avait saisi le tribunal administratif et demandé l'annulation de ces deux décisions qu'il jugeait "illégales". Selon lui, le CNE a été approuvé
par le Conseil d'Etat et est valable sur tout le territoire.
Les députés ont approuvé jeudi, dans les mêmes termes que les sénateurs, les conclusions de la commission mixte paritaire (CMP,
7 députés et 7 sénateurs) sur ce texte, dont l'examen a été marqué
dans les deux chambres par une forte combativité de la gauche et
par une journée de mobilisation syndicale.
Le projet de loi de Xavier Bertrand (Travail), a été approuvé avec les voix UMP et centristes, les élus de gauche ont voté contre, voyant dans le texte une "provocation" et une "atteinte" au droit de grève.
Les socialistes vont saisir le Conseil constitutionnel
Deux mesures phares ont cristallisé la colère de la gauche et des syndicats: l'obligation au salarié de se déclarer gréviste 48 heures
avant de participer au conflit "sous peine de sanction disciplinaire",
et la possibilité de consulter le personnel par vote secret, y compris
à l'initiative de l'employeur, sur la suite du mouvement au delà de huit jours de grève.
Les socialistes ont annoncé qu'ils saisiront immédiatement
le Conseil constitutionnel.
Le projet de loi
- Les entreprises de transport public terrestre de personnes doivent
se doter d'un accord-cadre de prévention des conflits et de développement du dialogue social avant le 1er janvier 2008.
- La SNCF et la RATP où existe déjà une procédure d'alerte devront avoir mis celle-ci "en conformité par voie d'avenant" avec la présente loi "au plus tard le 1er janvier 2008. Il en est de même pour les "autres entreprises" qui ont conclu des accords avec procédure de prévention de conflits avant le 1er juillet 2007.
- Lorsqu'un préavis de grève a été déposé par une organisation syndicale, un nouveau préavis ne peut être déposé par la même organisation
et pour les mêmes motifs avant l'échéance "qu'à l'issue du délai
du préavis en cours" et avant que la procédure de prévention
des conflits n'ait été mise en oeuvre.
Est ainsi interdite la pratique dite des "préavis glissants".
- L'autorité organisatrice de transport (AOT) définit les "dessertes à assurer en priorité en cas de perturbation prévisible du trafic" et prévoit
un "plan d'information des usagers", en prenant notamment en compte "les besoins particuliers des personnes à mobilité réduite".
L'entreprise de transport élabore un "plan de transport adapté".
Les collectivités territoriales sont informées "de manière directe
et préalable" des plans de desserte et des horaires.
- Les salariés doivent informer 48 heures à l'avance le chef d'entreprise
de leur intention de participer à un mouvement de grève, sous peine
de "sanction disciplinaire".
- Dès le début de la grève, les parties peuvent décider de désigner
un médiateur, en commun accord.
- Au-delà de huit jours de grève, un vote à bulletin secret peut être organisé, y compris à l'initiative de l'employeur, pour décider de la poursuite ou de l'arrêt du mouvement. Le résultat du vote n'est pas contraignant.
- La collectivité concernée peut imposer aux entreprises de transport
"un remboursement total" des titres de transport aux usagers
lorsqu'elles n'ont pas respecté leurs obligations légales.
- Le non-paiement des heures de grève (salaire et ses compléments directs et indirects) est réaffirmé, "à l'exclusion des suppléments
pour charges de famille".
- Un rapport adressé par le gouvernement au Parlement "avant le 1er mars 2008 établit un état des lieux de l'évolution du dialogue social dans les transports publics de voyageurs autres que les transports terrestres".
Le rapport "propose les mesures législatives nécessaires à la mise
en oeuvre d'un dispositif de continuité" dans ces autres modes
de transport et "fait le bilan de la prise en compte, dans la mise
en oeuvre du dialogue social, de la spécificité insulaire,
des dessertes côtières et de la continuité territoriale".
Les députés socialistes ont saisi le Conseil constitutionnel au sujet
de la loi sur le service minimum dans les transports publics terrestres, estimant que le texte a "pour effet d'interdire de façon implicite l'exercice
du droit de grève" a-t-on appris mardi 7 août auprès du groupe.
La loi, un des textes emblématiques promis pendant sa campagne électorale par le président Nicolas Sarkozy, a été adoptée définitivement
le 2 août, au dernier jour de la session extraordinaire du Parlement.
Les députés du groupe SRC (socialiste, radical et citoyen) avaient annoncé dès avant cette adoption leur intention de saisir le Conseil constitutionnel.
" De façon implicite "
Les députés recensent plusieurs points qui, selon eux, aboutissent
à des "remises en cause des conditions d'exercice du droit de grève", selon le texte du recours transmis à l'AFP.
Ils estiment ainsi que "la définition de jours ou de périodes durant lesquels la grève serait dommageable aux usagers obligerait les personnels à être présents en contradiction avec le droit
constitutionnel de grève".
Le texte a donc "pour effet d'interdire de façon implicite l'exercice du droit de grève aux métiers, fonctions et catégories d'agents et de salariés qui figureront dans l'accord de prévisibilité" des transports, estime le recours qui compte une trentaine de pages divisées en six têtes de chapitres.
Délai de 48 heures
Les députés PS dénoncent la déclaration préalable (art. 5) demandée
à tous les salariés 48 heures avant le début de toute grève sous peine
de sanctions disciplinaires. Ils estiment qu'elle risque de conduire des employés "à se déclarer grévistes de façon préventive, sans que leur intention soit encore personnellement établie" et sera donc "contreproductive".
Elle empêcherait par ailleurs les salariés souhaitant rejoindre
un mouvement déjà commencé de le faire, "faute de pouvoir
respecter le délai de 48 heures", selon le recours.
En outre, le recours s'inquiète que "la loi reste silencieuse sur la durée
de conservation de ces informations" ou leur destruction
une fois le conflit achevé.
" Remise en cause du principe de libre-administration "
Il conteste également l'article 6, qui permet l'organisation, au-delà
de 8 jours de grève, d'une consultation du personnel, à l'initiative notamment de l'employeur, estimant que la loi lui donne le caractère
d'une "simple consultation indicative" au "caractère mal défini".
Les députés PS estiment enfin que le texte induit une "remise en cause du principe de libre administration des collectivités territoriales", celles-ci représentant "la quasi-totalité des autorités organisatrices de transport visées par la loi".
La loi oblige désormais toutes les autorités organisatrices de transport (AOT) à garantir aux usagers un service réduit mais prévisible les jours
de grève, et les entreprises à se doter d'un accord-cadre de prévention des conflits et de développement du dialogue social avant le 1er janvier 2008.
Ministres, dits d’«ouverture» ou sarkozystes de la première
heure, tous ou presque sont logés à la même enseigne.
«Ils ne doivent pas s’attendre à être ménagés mais il n’est
pas question de s’acharner» sur les anciens amis ralliés
à la droite ou les membres du gouvernement issus de la
société civile, prévient François Loncle, député (PS) de l’Eure.
«Ils sont devenus des membres du gouvernement et on les traite
comme tels», renchérit le socialiste André Vallini (Isère).
Officiellement, donc, aucune attitude revancharde à l’encontre des
Bernard Kouchner, Eric Besson, Jean-Marie Bockel, et autre
Jean-Pierre Jouyet, promettent les socialistes, qui voudraient bien
clore le débat sur l’ouverture.
Et un seul mot d’ordre: les juger sur pièces.
Taclé. Pourtant sur l’affaire des infirmières bulgares, Bernard Kouchner était à l’évidence attendu au tournant. Du fait de l’importance de son ministère, les Affaires étrangères, et de sa popularité,
«c’est la personnalité la plus saillante des ministres d’ouverture,
et donc aussi la plus vulnérable», confie un élu PS. Les critiques
de ses ex-camarades ont fusé, le 31 juillet, lors de son audition par
la commission des Affaires étrangères de l’Assemblée nationale.
«On ne s’est pas concertés avant, nos questions étaient spontanées
et ne le visaient pas personnellement, assure François Loncle. Cela portait sur une affaire compliquée, on l’a juste placé face à ses contradictions.»
Comprendre: sa conversion récente à la realpolitik. «On est aujourd’hui fondés pour lui dire qu’il est prêt à avaler n’importe quoi depuis qu’il a accepté ce poste», prévient Loncle.
Taclé sur son effacement dans le dossier libyen, Kouchner
a été présenté, à la sortie de son audition, comme un simple
figurant, «un acteur qui finalement n’a joué aucun rôle»,
selon les termes de François Hollande .
Preuve, pour certains, que l’ouverture pratiquée par Nicolas Sarkozy
était un écran de fumée. Les ministres et secrétaires d’Etat venus
de la gauche étaient «supposés apporter leur propre sensibilité,
rappelle Pierre Moscovici, député (PS) du Doubs.
Or, si cette sensibilité se dilue, ce n’est plus une ouverture
mais un débauchage», voire «une absorption par le sarkozysme».
D’après Faouzi Lamdaoui, secrétaire national du PS, «Bockel
[secrétaire d’Etat à la Coopération, ndlr] et Kouchner ont été hors
du coup pour les soignants bulgares, ils étaient là pour les caméras.
Cela montre que l’ouverture est une illusion.» Avant d’ajouter que ce qui vaut pour les ministres de l’ouverture est aussi vrai des autres membres du gouvernement : tous seraient sous la coupe d’un même «hyperprésident qui dirige tout, gère tout, inaugure tout».
Banaliser. Le PS refuse le harcèlement systématique dont il perçoit les effets contre-productifs et préfère banaliser les transfuges. A une nuance près : «Ayant été plus proches d’eux, politiquement et affectivement,
on en attendait plus que les autres et on risque donc d’être un peu
plus déçus», relève Pierre Moscovici.
Mais Besson, le «traître» de la campagne présidentielle, Bockel,
déjà marginalisé du PS pour son blairisme revendiqué, sont autrement traités que Martin Hirsch ou Fadela Amara. Le cas de la secrétaire d’Etat
à la Politique de la ville et fondatrice de Ni putes ni soumises laisse indifférent. «On en parle très peu entre nous.
J’ai juste entendu dire qu’elle ne s’en sortait pas très bien», rapporte
un député socialiste, évoquant ses marges de manœuvre réduites.
Pour l’heure, Martin Hirsch, haut-commissaire aux Solidarités actives
et Jean-Pierre Jouyet, secrétaire d’Etat aux Affaires européennes, considérés moins comme des arrivistes que comme des techniciens
du gouvernement, ne donnent pas prise aux critiques de la gauche.
Verdict de François Loncle : «Jouyet, on ne peut pas contester ses compétences.
D’ailleurs, on a senti quelqu’un qui maîtrisait ses dossiers.
Quant à Hirsch, il a eu l’habileté de ne pas aller jusqu’au ministère :
la nuance n’est pas inintéressante.» Le Haut-commissaire reste
«très respecté», confirme André Vallini.
Si Nicolas Sarkozy a voulu faire «bouger les lignes», la gauche, elle,
reste donc sur la sienne : celle d’une opposition prête à signifier
aux «prises» du chef de l’Etat le revers de leur médaille.
Communiqué de presse de Amnesty International France 02 août 2007 - réf : SF07F29
Projet de loi instituant un contrôleur général des lieux de privation de liberté Premiers commentaires sur les travaux du Sénat
Le 31 juillet 2007, le Sénat a adopté le projet de loi «instituant un contrôleur général des lieux de privation de liberté» avec un certain nombre de modifications correspondant à des recommandations faites par Amnesty International France (AIF). D’autres recommandations n’ont pas été suivies. AIF espère que le travail de l’Assemblée nationale à l’automne permettra de les prendre en compte.
AIF tient à faire le point sur ses recommandations pour que le mécanisme national de prévention prochainement créé satisfasse pleinement aux critères établis par le Protocole facultatif à la Convention contre la torture afin que son action préventive soit plus efficace.
AIF se réjouit que des amendements correspondant à ses recommandations aient été adoptés :
1- Comme le prévoit le Protocole facultatif, AIF demandait que les visites soient inopinées ou annoncées selon le souhait du Contrôleur général (article 4) ; quel que soit le cas de figure, le Contrôleur doit être reçu immédiatement et être admis à contrôler les installations qu’il désire, pour la durée qu’il désire. La nécessité pour le Contrôleur de prévenir «avant toute visite» a été supprimée (article 6).
2- Le Protocole facultatif prévoit un Sous-Comité international de la prévention et des mécanismes nationaux de prévention ; ces derniers doivent pouvoir communiquer toute information utile au Sous-Comité et avoir des contacts aussi fréquents que nécessaire avec ce dernier (article 20). Le texte adopté par le Sénat prévoit désormais que «le Contrôleur général coopère avec les organismes internationaux compétents» (article 9 nouveau).
3- Le Protocole facultatif prévoit des échanges formels sur les rapports transmis par le Contrôleur général de manière à approfondir les recommandations faites et à étudier la façon de les mettre en œuvre (article 22). Le projet de loi tel qu’adopté par le Sénat prévoit désormais, à l'issue de chaque visite, que «le Contrôleur général fait connaître... ses observations… le ministre formule des observations en réponse chaque fois qu'il le juge utile et lorsque le Contrôleur général l'a expressément demandé ; ces observations en réponse sont alors annexées au rapport de visite».
AIF regrette le maintien de dispositions ne correspondant pas à celles du Protocole facultatif :
1- Comme le prévoit le Protocole facultatif, AIF demandait que le mécanisme national soit habilité à inspecter tout lieu de privation de liberté «placé sous la juridiction ou le contrôle» des autorités publiques (article 4) : AIF regrette le maintien de la précision dans le projet de loi que les visites peuvent être effectuées «sur le territoire de la République» ce qui interdira au Contrôleur général d’intervenir dans les cas de privation de liberté par des forces militaires ou de police françaises à l’étranger (article 6).
2- Le Protocole facultatif prévoit une possibilité pour un Etat de «faire objection» à une visite uniquement pour le Sous-Comité et à titre exceptionnel (article 14-2) «Pour des raisons pressantes et impérieuses liées à la défense nationale, à la sécurité publique, à des catastrophes naturelles ou à des troubles graves … qui empêchent provisoirement que la visite ait lieu».. De telles exceptions ne sont pas prévues pour les mécanismes nationaux, comme l’ont d’ailleurs relevé certains sénateurs en faisant un rappel au règlement.
AIF regrette que le projet de loi prévoie encore la possibilité pour les autorités responsables d’un lieu de privation de liberté de s'opposer
à la visite du Contrôleur général en en proposant le report pour un nombre important de motifs : «motifs graves liés à la défense nationale,
à la sécurité publique, à des catastrophes naturelles ou à des troubles sérieux dans l'établissement où la visite doit avoir lieu» (article 6).
En tout état de cause, un tel empêchement ne devrait pas dépasser
la durée de ces circonstances exceptionnelles.
AIF sera vigilante sur certaines recommandations restées en suspens :
1- AIF avait demandé que le projet de loi garantisse l’indépendance
du mécanisme et précise les conditions de désignation du Contrôleur général et des contrôleurs, que le Contrôleur général soit nommé en tant que personne qualifiée, à la compétence reconnue dans ce domaine,
au terme d’une procédure transparente (articles 2 et 3).
La procédure de nomination a été complétée et il a été ajouté que le Contrôleur général serait nommé par un «décret du Président de la République, après avis de la commission compétente de chaque assemblée». La Garde des sceaux, Mme Rachida Dati, a ajouté que le gouvernement analyserait les conclusions de la commission animée par Monsieur Edouard Balladur et chargée de réfléchir sur les institutions françaises. «Les conditions de nomination qui seront retenues s'appliqueront au Contrôleur général», a précisé la ministre. En l’état, la procédure de nomination continue de ne pas complètement satisfaire aux exigences de transparence et d’indépendance.
2- AIF avait rappelé que le Protocole facultatif prévoit que «les Etats parties s’engagent à dégager les ressources nécessaires au fonctionnement des mécanismes nationaux» (article 18.3 du Protocole).
La Garde des sceaux a précisé que le projet de loi de finances pour 2008 prochainement présenté prévoira 2,5 millions d'euros de crédits comme budget de cette institution correspondant à 18 emplois, ce qui est faible pour les 5788 lieux recensés. Elle n’a cependant pas exclu un accroissement de ces moyens avec le temps. Au regard du nombre de lieux relevant de la compétence du futur Contrôleur général et de la gravité de la situation actuelle, AIF estime nécessaire que le gouvernement s’engage formellement sur une montée en puissance significative des moyens dont disposera le Contrôleur général et, ce, dès les prochaines années, et appelle les députés à insister sur ce point. La crédibilité de ce nouveau mécanisme et l’efficacité de son travail dépendront largement des moyens qui lui seront alloués.
Au Conseil général du Val d'Oise, le groupe socialiste et apparentés
est fort de 15 Conseillers généraux, mais celui-ci n'est pas majoritaire puisque c'est la droite (groupe Union pour le Val d'Oise, en réalité
UMP-UDF-divers droite) qui gère depuis 40 ans cette collectivité
territoriale importante :
- en responsabilités (collèges, routes, aides aux communes,
aides aux associations, actions sociales en faveur des personnes
en situation de handicap ou âgés, insertion via le RMI...)
- et en budget (+ de 1 milliard chaque année).
En 2008, lors des élections cantonales, la gauche doit gagner 4 sièges sans en perdre pour permettre une alternance inédite et nécessaire
et mettre fin à une gestion vieillote, sans ambition et en décalage
avec les attentes des valdoisiens par la droite de ce département.
Le groupe socialiste, bien que minoritaire et dans l'opposition,
agit et prend position sur les sujets majeurs du département.
Le groupe présidé par Didier Arnal, Conseiller général
de Sarcelles vient de publier un document unique qui présente
ses tribunes, questions et motions de séance publique
et communiqués en 2006/2007.
Nous vous conseillons vivement la lecture de ce document qui montre qu'une équipe compétente est prête à prendre la direction de notre département si les électeurs en décident ainsi au mois de mars prochain.
Après le paquet fiscal et la loi sur la récidive, place à un autre
gros chantier depuis l’ouverture de la session extraordinaire
à l’Assemblée Nationale, celui de l’autonomie des universités.
Depuis lundi 23 juillet, la réforme des facs est débattue à l’Assemblée Nationale. Après avoir obtenu le vote des sénateurs dans la nuit du jeudi 12 au vendredi 13 juillet, Valérie Pécresse, en charge de ce dossier quelque peu épineux, doit de nouveau convaincre. Un dossier délicat, puisqu’il a du être remanié après la vague de contestations émises par
le monde universitaire.
Le gouvernement a donc dû faire de nombreuses concessions
pour éviter un mouvement similaire aux manifestations
du CPE, et reporter la présentation du texte initial en Conseil
des Ministres. Des efforts donc concernant l’autonomie à la carte
puisque dans le nouveau texte, est mentionné que toutes les
universités ont vocation à devenir autonomes
sur une période de cinq ans.
Un point notamment sur lequel les organisations étudiantes
ne voulaient pas lâcher prises. A la veille de la rencontre
avec Nicolas Sarkozy,Julie Coudry, présidente de la confédération étudiante, pointait du doigt cette autonomie optionnelle.
Le deuxième point, en ligne de mire du corps universitaire,
était la composition du conseil d’administration avec 20 membres
au lieu de 60 actuellement et seulement 3 étudiants. Thiebault Weber, président du syndicat modéré La Fage, fustigeait à LaTéléLibre le 25 juin, que cette limitation « [faisait] passer clairement le statut d’étudiants acteurs à celui de simples figurants ».
Le texte retravaillé offre une plus grande souplesse dans la composition de ce conseil avec une variation de 20 à 30 membres.
Enfin dernier point sur lequel les organisations étudiantes
ont obtenu gain de cause : la suppression de la sélection
à l’entrée à l’université.
Un texte à compléter
C’est donc avec un nouveau texte que la ministre de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche a entamé ce long chemin parlementaire.
Lundi 23 juillet, de nombreux élus de gauche et de droite considéraient qu’il y avait des manquements dans cette proposition de loi.
Bien que Claude Goasguen, député UMP, trouve « cette loi courageuse
et difficile », il compte proposer plusieurs amendements à titre
de complément. D’ailleurs il y en a déjà une quarantaine qui ont déjà été adoptés par la commission des affaires culturelles, qui a étudié le projet avant la présentation dans l’hémicycle.
Valérie Pécresse prend justement ces amendements pour
une richesse plus qu’une remise en cause de la nécessité
de son texte. Elle a d’ailleurs déclaré à i-télé :
« Je ne vais pas réunir des syndicats étudiants, des syndicats de personnels et des membres de la communauté universitaire pendant
une semaine (…) si je ne suis pas prête à l’enrichir encore,
et cela jusqu’au dernier jour du passage au Parlement ».
D’une manière générale, la majorité salue ce texte qu’elle considère efficace et comme une « urgente nécessité ». A l’inverse l’opposition
ne la considère pas comme telle, certains la jugent même dangereuse.
D’après elle, les moyens financiers nécessaires à son application
ne sont pas prévus par le gouvernement, ou en tout cas sont trop flous.
Alain Claeys, député PS, fait parti de ceux qui pensent qu’avant
de mettre en place une loi sur la gouvernance des universités,
il y a d’autres priorités comme la précarité des étudiants ou encore
la fuite des cerveaux français dans les pays étrangers.
En effet ce projet de réforme donne davantage de pouvoir
aux directeurs des universités qui, dans le cas où le texte serait voté, auraient la possibilité de recruter des contractuels au lieu de statutaires.
Le parti socialiste compte bien rectifier ce point à son goût
discordant sans toutefois rejeter le texte dans son intégralité.
Les craintes de voir un système universitaire libéralisé
à deux vitesses sont vives. A ces inquiétudes,
Claude Goasguen répond que tout va finir par se réguler naturellement.
Pour répondre à l’opposition, la droite souhaite rassurer avec l’annonce de la préparation d’autres textes qui viendront compléter l’autonomie
des universités qui n’est que le « socle » : au programme la réforme
sur la vie scolaire, le statut des enseignants-chercheurs ainsi
Alors que Rachida Dati et la majorité ont adopté la loi relative
au traitement de la récidive des infractions pénales, la gauche
conteste cette énième loi visant à réduire la délinquance…
sans pour autant proposer de réelles alternatives.
Après les sénateurs le 5 juillet dernier, ce sont les députés
qui ont adopté, ce mercredi soir, le projet de loi sur la récidive.
Ce texte, s’il est définitivement voté par la commission mixte
et une nouvelle fois par les sénateurs et députés d’ici la fin
de la session extraordinaire en août, instaurera des peines
planchers en cas de récidive et écartera l’excuse de minorité
dans certains cas.
La garde des Sceaux souhaite notamment remettre à plat
l’ordonnance de 1945. Celle-ci fixe par exemple la majorité
pénale à 18 ans, tout comme la majorité civile. Toutefois,
la responsabilité pénale, l’âge auquel le mineur est pénalement responsable de ses actes, n’est pas fixé en France, contrairement
aux autres pays européens. La Justice française estime que
le mineur doit être « doté de discernement », dont il a la capacité
aux environs de 8 ou 10 ans. L’ordonnance donne également
la priorité aux mesures éducatives devant les sanctions pénales
pour les mineurs. Elle permet également aux juges de sanctionner pénalement un mineur à partir de ses 13 ans.
La détention provisoire n’aparaît, elle, qu’à partir de 16 ans.
Enfin, l’ordonnance de 1945 impose que les condamnations
des mineurs ne soient jamais inscrites aux casiers judiciaires accessibles aux administrations ou aux employeurs privés.
Tout cela existe donc déjà depuis 1945.
Au mieux inefficace, au pire dangereux
Malgré la petite dizaine de lois contre la délinquance déjà votée
par la majorité depuis 2002, la droite croit en une véritable
dissuasion grâce à ce nouveau texte. La gauche, elle, le définit
comme étant au mieux inefficace, au pire dangereux. Socialistes,
Verts ou Communistes s’accordent pour affirmer que les lois en place actuellement sont tout à fait suffisantes et que seule leur application serait nécessaire.
Ainsi, la baisse de la délinquance et la véritable dissuasion
passeraient pour eux par des moyens supplémentaires fournis
à la justice et à la police. Si la justice avait la possibilité de juger rapidement les délinquants pour les punir tout aussi rapidement,
l’effet dissuasif serait nettement plus probant.
Arnaud Montebourg disait notamment qu’il était impossible
de juger une personne comme récidiviste si elle n’avait même
pas été jugée une première fois. En résumé, la gauche semble se satisfaire de ce qui existe
déjà et préconise seulement une application claire des lois.
La maison de Ségolène Royal, attraction touristique à Melle
La maison de Ségolène Royal à Melle est devenue depuis l'élection présidentielle l'une des attractions de ce gros bourg des Deux-Sèvres, attirant chaque semaine des dizaines de touristes français et étrangers, selon les responsables de l'office de tourisme local.
"Entre les deux tours de la présidentielle, nous avons eu jusqu'à 80 demandes quotidiennes de touristes qui voulaient voir la maison
de Mme Royal. Depuis, il y a toujours des demandes, même si
elles ont bien baissé", a expliqué à l'AFP Emmanuelle Arnault-Serpault, directrice de l'office de tourisme.
Selon la responsable, le nombre de passages à l'office de tourisme
"est en progression par rapport à l'an dernier, tout comme "
les consultations du site internet". "Mais cette progression
est peut-être liée également à l'organisation d'une biennale
d'art contemporain", ajoute-t-elle.
Le propriétaire de l'hôtel de l'Argentière, Didier Celereau,
ne croit pas trop à "l'effet Ségolène Royal" mais reconnaît
que "certains clients demandent si c'est bien bien le pays
à Ségolène".
"Les gens de passage en profitent pour voir la maison.
Nous avons quelques demandes", confirme-t-on à la maison
de la presse.
La maison de l'ancienne candidate socialiste à l'élection présidentielle,
un bâtiment de taille moyenne entouré d'un grand jardin, est située
500 m du centre-ville.
Mme Royal a fait connaître Melle depuis qu'elle s'y est installée
et a été élue députée de la circonscription en 1988.
En plein coeur de la région Poitou-Charentes présidée par Mme Royal depuis 2004, cette commune de 4.300 habitants à 60 km au sud
de Poitiers abrite les seules mines de plomb argentifère en Europe, exploitées depuis l'époque mérovingienne et possède également
trois églises romanes classées aux Monuments historiques.
Sondage sur la séparation d'un couple
Ségolène Royal a-t-elle tort ou raison de révéler ainsi publiquement
ou en était son couple ? Si le moment choisi - dans la foulée du second tour des législatives - ne fait pas l'unanimité au PS, les Français dans
leur majorité (62 %) jugent, en tout cas, qu'il n'y a là rien de « choquant ».
Sondage le Figaro paru le Jeudi 2 Août 2007
Quand on pose à l'ensemble des français la question: Souhaitez vous que Ségolène Royal joue un rôle important au cours des mois et des années à venir? 43% des français répondent OUI soit deux points en plus qu'au moins de Juillet 2007.
Ce taux montent à 71% chez les sympathisants de gauche!!!
Voici les principales dispositions du projet de loi "sur le dialogue social
et la continuité du service public dans les transports terrestres
de voyageurs", adopté le 19 juillet par le Sénat, dont l'examen
débute lundi 30 juillet à l'Assemblée nationale.
- Les entreprises de transport public doivent se doter d'un
accord-cadre de prévention des conflits avant le 1er janvier 2008.
- La SNCF et la RATP où existe déjà une procédure d'alerte devront
avoir conclu un nouvel accord de prévention des conflits au plus tard
le 1er janvier 2009 (le 1er janvier 2008, selon un amendement
voté en commission spéciale de l'Assemblée).
- Lorsqu'un préavis de grève a été déposé par une organisation
syndicale, un nouveau préavis ne peut être déposé par la même organisation et pour les mêmes motifs avant l'échéance du préavis
en cours et avant que la procédure de prévention des conflits n'ait été mise en oeuvre.
- La collectivité concernée définit les "dessertes à assurer en priorité
en cas de perturbation prévisible du trafic" et prévoit un "plan d'information des usagers".
- Les salariés doivent déclarer 48 heures à l'avance leur intention
de participer à un mouvement de grève.
- Au-delà de huit jours de grève, un vote à bulletins secrets peut être organisé pour décider de la poursuite ou de l'arrêt du mouvement.
Le résultat du vote n'est pas contraignant.
- La collectivité concernée peut imposer aux entreprises de transport d'indemniser les usagers lorsqu'elles n'ont pas respecté leurs
obligations légales.
- Le non-paiement des heures de grève est réaffirmé, avec la précision que toute disposition contractuelle contraire est "réputée sans cause".
- Un bilan d'application sera publié avant le 1er octobre 2008.
Au vu de ce bilan, le dispositif pourra être étendu "aux autres modes
de transport public" (disposition supprimée par un amendement voté
en commission spéciale à l'Assemblée).
Les députés de gauche ont relayé la colère des syndicats
Les députés ont entamé lundi 30 juillet l'examen du projet de loi sur
le service minimum dans les transports, alors que la contestation
monte contre l'instauration d'un préavis individuel pour tout salarié gréviste. Les parlementaires de gauche ont relayé dans l'hémicycle
la colère des syndicats, qui appellent à manifester mardi contre ce texte.
Les organisations syndicales dénoncent essentiellement deux dispositions du projet de loi, déjà adopté par le Sénat le
19 juillet l'organisation dans l'entreprise d'un vote à bulletin secret
au bout de huit jours de conflit social et la déclaration individuelle obligatoire 48 heures avant la participation à une grève.
Les salariés qui ne se déclareront pas grévistes au moins deux jours
à l'avance ne pourront pas changer d'avis, sauf à encourir une sanction, contrairement aux grévistes déclarés, qui pourront finalement décider
de ne pas faire grève. En pratique, cette mesure devrait mettre fin
aux mouvements de protestation spontanés, après une agression
par exemple.
Saisie possible du Conseil constitutionelle
Le groupe SRC (socialiste, radical et citoyen) à l'Assemblée nationale
a annoncé lundi sa décision de saisir le Conseil constitutionnel
dès le vote du texte.
"Il s'agit d'une rupture juridique qui bafoue les principes constitutionnels régissant le droit de grève", a déclaré Alain Vidalies (PS), qui défendait lundi à l'Assemblée une motion de procédure, "l'exception d'irrecevabilité".
Pour le groupe SRC, la caractéristique du projet de loi de Xavier Bertrand (Travail) "est de s'attaquer aux conditions d'exercice du droit de grève
et de s'immiscer dans la libre administration des collectivités territoriales".
Parmi les dispositions qui "seront soumises à l'examen du Conseil constitutionnel", figurent notamment celles de l'article 5, qui imposent
à "chaque salarié l'obligation d'informer le chef d'entreprise de sa participation à la grève 48 heures avant son début".
(...)"Il s'agit manifestement d'une atteinte au droit de grève", a protesté le député socialiste Alain Vidalies. "Quand le métro ne vient pas, quand le train n'arrive pas, c'est d'abord pour des raisons techniques à 98%",
a souligné de son côté sur i>Télé la députée socialiste de Paris
Annick Lepetit.
" Bras de fer avec les syndicats "
"On ne peut plus aujourd'hui exercer librement son droit de grève.
On a l'impression que le gouvernement a engagé une espèce de bras
de fer qui est inquiétant avec les syndicats", a déploré sur LCI
le secrétaire national du Parti socialiste Faouzi Lamdaoui.
"S'attaquer au droit de grève dans les transports, sous couvert
de garantir à l'usager un 'service minimum', est hypocrite et populiste",
a également estimé dans un communiqué Yann Wehrling, porte-parole national des Verts. "Le projet du gouvernement n'a pas pour objectif
le dialogue social ni l'amélioration du service public.
Il s'agit en fait pour lui d'avoir les mains libres en diminuant
la capacité de résistance des salariés, face aux réformes à venir".
Le ministre des Affaires étrangères, Bernard Kouchner,
a estimé mardi 31 juillet que la livraison par la France
d'un réacteur nucléaire à la Libye n'était encore qu'une "hypothèse".
"Il y a eu des grincements (en Allemagne) en particulier parce qu'on
a évoqué l'hypothèse, qui n'est pas du tout avérée", de la fourniture
d'un réacteur à la Libye, lors du voyage du président Nicolas Sarkozy
à Tripoli mercredi dernier, a déclaré Bernard Kouchner à l'issue d'une audition devant la commission des Affaires étrangères de l'Assemblée nationale.
Bernard Kouchner a insisté devant la presse sur le fait que le document signé lors de ce voyage n'était "pas un protocole", mais un simple "mémorandum d'engagement, un cadre éventuel" pour un "éventuel réacteur nucléaire".
"Je vous rappelle que c'est pour désaliniser l'eau de mer, ce n'est pas pour faire la guerre, et que c'est contrôlé complètement", en particulier
par l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA), "si cela se fait,
et il n'est pas sûr que ça se fasse (...) personne n'en sait rien", a-t-il dit.
" Des décisions qui ne font pas plaisir "
"Il n'y a pas eu de rapport entre la firme qui pourrait le faire et la Libye, donc c'est une perspective", a poursuivi Bernard Kouchner.
Le chef de la diplomatie française a reconnu "qu'en Allemagne,
en effet, on a protesté", et indiqué qu'il avait parlé lundi au téléphone
avec son homologue allemand Frank-Walter Steinmeier. "Il y a des décisions qui ne font pas plaisir", a-t-il ajouté, interrogé sur les
critiques allemandes.
L'accord nucléaire franco-libyen, signé dans la foulée de la libération
des infirmières et du médecin bulgares détenues en Libye, a suscité
de vives critiques en Allemagne, dans la quasi-totalité de la classe politique comme dans la presse.
" Flou " du discours
A l'issue de l'audition au Palais Bourbon de Bernard Kouchner,
sur la libération des infirmières bulgares, le Premier secrétaire
du Parti socialiste, François Hollande, s'est empressé de déclarer
que le ministre "était apparu comme un acteur qui n'a joué aucun rôle" dénonçant le "flou" de son discours.
François Hollande a précisé que l'objectif de cette audition devant
la commission des Affaires étrangères était "de savoir exactement
quelles étaient les contreparties qui avaient été offertes au régime
libyen pour obtenir la libération de ce qu'on peut appeler des otages".
Il a ironisé sur le fait que le ministre avait utilisé ce mot "avant de
se récuser ensuite".
" Vigilants " sur l'accord nucléaire
"Il nous a été dit qu'il n'y avait pas de contrepartie financière" et que "
c'est le Qatar qui a joué l'intermédiaire, on verra bien quelle sera
la contrepartie offerte au Qatar," a-t-il ajouté.
Le mémorandum sur l'utilisation du nucléaire à des fins civiles
"est suffisamment large pour ne rien permettre ou tout autoriser",
a-t-il commenté.
Pour lui, "ce qui se dégage de cette rencontre, c'est le flou", assurant
que les socialistes resteront "très vigilants sur la contrepartie à cet
accord nucléaire dont nous ne connaissons pas véritablement
(le) contenu et (le) prolongement".
Pour souligner "l'illusion" de l'ouverture
L'audition, qui s'est déroulée à partir de 9h30 devant la commission
des Affaires étrangères, avait été réclamée notamment par le président
du groupe socialiste à l'Assemblée, Jean-Marc Ayrault, et par
son homologue au Sénat, Jean-Pierre Bel.
Les socialistes demandaient des explications sur l'intervention
de Nicolas Sarkozy auprès du dirigeant libyen Mouammar Kadhafi.
Ils avaient également souligné l'absence singulière de Bernard Kouchner lors des négociations, y voyant la preuve de l'"illusion" de l'ouverture
à gauche prônée par le président de la République.
Des dizaines de rassemblements ont eu lieu en France
mardi 31 juillet contre le projet de loi sur le service minimum
dans les transports publics terrestres, pendant l'examen
du texte par les députés à l'Assemblée nationale.
A Paris, des centaines de personnes -2.000 selon la police, 4.000
selon les organisateurs- se sont massées à proximité
du Palais-Bourbon protégé par un imposant cordon de sécurité.
Entre les barrières métalliques, députés et manifestants ont débattu, parfois virulemment. A l'ouverture de la séance, les groupes
de l'opposition - groupe socialiste, radical et citoyen (SRC)
et gauche démocrate et républicaine (GDR) - ont demandé
une suspension de séance de dix minutes afin de pouvoir
rencontrer une délégation.
" Oui au droit de grève "
A Lyon, un millier de personnes selon les syndicats, 300 selon la police, se sont rassemblées devant la préfecture du Rhône pour cette journée d'action nationale au coeur de l'été à l'appel des syndicats et fédérations de transports, rejoints par le SNES-FSU, principal syndicat d'enseignants, et le Syndicat national des journalistes (SNJ).
Nombre de manifestants portaient collés sur leurs vêtements
des autocollants où on pouvait lire "Oui au droit de grève".
Le gouvernement veut faire du droit de grève un droit mineur,
c'est un texte dangereux qui s'appuie sur une approche mensongère",
a déclaré Bruno Bouvier, délégué régional CGT.
Selon Laurent Brun, cheminot à Lyon et représentant CGT au comité d'entreprise, "sur 848 trains supprimés cette année, 44 seulement
l'ont été pour des faits de grève, et plus de 300 par manque de matériel
ou de personnel".
" Un premier rendez-vous "
A Valence, la CGT a dénombré de 150 à 200 personnes, tandis que
la police en comptait une centaine. A Grenoble, 150 à 200 personnes selon les organisateurs, 130 selon la police, ont manifesté devant la préfecture. 150 ont protesté devant la préfecture de Haute-Garonne
à Toulouse.
A Bordeaux, où 300 personnes se sont mobilisées, Bernard Thibault, secrétaire général de la CGT, a redit que son syndicat utiliserait
"toutes les voies y compris juridiques pour défendre son point de vue"
contre le texte, notamment les recours devant les tribunaux
et la saisine du Conseil constitutionnel.
"Ce 31 juillet est un premier rendez-vous", a-t-il prévenu revenant
sur ses propos publiés dans Le Parisien concernant
la Coupe du monde de rugby qui pourrait être perturbée par des mouvements sociaux à l'automne. Elle débute le 7 septembre.
Situation de blocage
"Je ne menace rien du tout. Simplement, si le gouvernement demande que les entreprises négocient dès le mois de septembre pour imposer des dispositions insatisfaisantes, il ne faudra pas s'étonner que nous soyons dans une situation de blocage. Si on veut profiter de la Coupe
du monde pour imposer des dispositions néfastes,
il ne faudra pas compter sur la CGT", a-t-il dit.
Le vote définitif - par députés et sénateurs - est prévu jeudi
après-midi, juste avant la fin de la session parlementaire
extraordinaire qui s'est ouverte le 2 juillet.
"Ce n'est pas facile de mobiliser (fin juillet) mais nous tenions
à marquer le coup", a déclaré sur Europe 1 Jean-Claude Mailly,
secrétaire général de Force ouvrière.
Vote à bulletin secret
L'opposition et les syndicats sont vent debout contre deux dispositions
du texte qui restreignent selon eux l'exercice du droit de grève,
inscrit dans la Constitution. Le Parti socialiste a annoncé qu'il
saisirait le Conseil constitutionnel.
Sont contestées l'obligation pour tout salarié d'annoncer son intention
de participer à la grève 48 heures au préalable et l'organisation
d'un vote à bulletin secret des salariés au bout d'une semaine de grève.
Obliger un salarié à se déclarer 48 heures à l'avance répond à un objectif pratique et non idéologique, a déclaré mardi sur RTL Xavier Bertrand.
"Ce que je veux, c'est qu'on puisse dire aujourd'hui aux usagers le jour d'une grève (...) si leur train de 7h21 va démarrer oui ou non.
Or si vous voulez le leur dire 24 heures avant, vous avez besoin
de 48 heures avant de savoir qui va venir travailler. C'est purement logique", a-t-il insisté.
"En démocratie, le droit de grève est reconnu et il n'est donc pas nécessaire de se cacher lorsqu'on est gréviste", insiste dans Le Parisien Christian Blanc, député Nouveau Centre et ancien président de la RATP.
Le texte a été "durci"
Selon Jean-Claude Mailly, le texte qui avait été présenté aux organisations syndicales en juin a été "durci" sur plusieurs points dont le préavis
de 48 heures.
Dans la majorité, "on a un peu le sentiment que certains députés
ou sénateurs - ceux qui sont apparemment le moins pour l'ouverture
- en rajoutent un peu", a-t-il estimé.
Il faut laisser "la possibilité pour les grévistes ou les non-grévistes
de choisir jusqu'au dernier moment" s'ils veulent faire grève ou non
sans de sanctions disciplinaires, a-t-il dit.
Comme Bernard Thibault, il met en garde contre les velléités gouvernementales d'intégrer cette disposition lors de la renégociation d'accords déjà en vigueur, notamment à la RATP ou à la SNCF.
Si le gouvernement a l'intention d'y intégrer "des choses qui ne nous conviennent pas, cela risque d'être très difficile", prévient Jean-Claude Mailly.
De son côté, la CGT réunira en septembre l'ensemble des délégués syndicaux et donnera pour consigne de ne signer aucun accord d'entreprise prévoyant cette déclaration préalable de 48 heures,
Le chef de l'Etat Nicolas Sarkozy a annoncé mardi 31 juillet
à Dax la création d'une franchise médicale "ne dépassant
pas 50 euros par an" afin de financer le plan de lutte contre
le cancer, la maladie d'Alzheimer et l'amélioration des soins palliatifs.
Cette franchise sera de 0,5 euro par boîte de médicaments, 0,5 euro
pour tous les actes paramédicaux et de deux euros sur tous
les transports sanitaires.
Cette franchise sera annuellement plafonnée à 50 euros
par assuré social.
En seront dispensés les familles aux revenus les plus modestes,
les enfants et les femmes enceintes.
Cette mesure devra permettre de financer la lutte contre le cancer
et contre la maladie d'Alzheimer ainsi que les soins palliatifs,
désignés le 20 juin comme "chantiers présidentiels"
par Nicolas Sarkozy.
Cinquième branche de l'Assurance maladie
Le président a par ailleurs annoncé la création d'ici "le tout début 2008" d'une cinquième branche de la protection sociale pour les personnes âgées dépendantes ou handicapées.
"J'ai demandé à Xavier Bertrand (ndlr: ministre du Travail,
des Relations sociales et de la Solidarité) la mise en place d'une cinquième branche pour prendre en charge la dépendance,
l'objectif étant la création de la branche début 2008",
a indiqué Nicolas Sarkozy au cours d'une table ronde
avec des professionnels de la santé dans un hôpital de Dax.
"Le défi de la perte d'autonomie et de l'allongement de la vie
est un défi nouveau et structurel, a-t-il souligné.
Nicolas Sarkozy a fait ces déclarations à l'hôpital de Dax,
dans les Landes. Accompagné par la ministre de la Santé Roselyne
Bachelot et par la Secrétaire d'Etat à la Solidarité Valérie Létard, il s'est rendu au centre de gériatrie de l'hôpital qui abrite un service destiné à permettre le maintien à domicile des personnes en début de maladie d'Alzheimer, avant de participer à une table ronde avec des professionnels de la santé.
" Elles contrastent avec les 7 à 8 milliards de cadeaux fiscaux "
L'opposition n'a pas tardé à réagir à l'annonce du président.
"Le masque est jeté", a commenté le député PS de Haute-Garonne Gérard Bapt. "
Présentées comme destinées à financer le développement des soins palliatifs et la prise en charge de la maladie d'Alzheimer, elles
(les franchises) étaient en fait prévisibles au regard du déficit aggravé auquel doit faire face" la Sécurité sociale.
"Ces mesures pourront rapporter plus d'un milliard d'euros en année pleine. Elles ne constituent pas l'amorce des réformes structurelles qu'appelle l'échec de la réforme" de la Sécurité sociale votée en 2004.
"Supportées par une majorité de patients, y compris modestes, elles contrastent avec les 7 à 8 milliards de cadeaux fiscaux qui viennent
d'être faits aux plus grosses fortunes" avec le projet de loi sur le travail, l'emploi et le pouvoir d'achat, dit "paquet fiscal".
Voilà la vraie et seule question à laquelle nous devons
très rapidement répondre!!!
Continuer de nous faire plaisir, c‘est continuer :
- d’élaborer un projet interne au PS qui comble de joie, par une merveilleuse synthèse, les militants, tellement il est beau
et conforme l’esprit de la gauche de 1981.
- de suivre des règles de fonctionnement complexes, bureaucratiques
et désormais obsolètes qui se veulent transparentes et démocratiques
mais qui donnent l’impression de camoufler, sous un dispositif
de motions des luttes internes de personnes !
- de privilégier le projet au détriment du porteur de ce projet
sous prétexte de ne pas sur un homme ou une femme providentiel.
Pourtant ce porteur de projet est le seul garant d’une application
juste de ce projet prenant en compte les évolutions de la société
et de l’environnement national et international auxquels
il sera confronté sans en perdre l’esprit !
Vouloir gagner un jour, c’est :
- prendre en compte les électeurs dans leur globalité pour en convaincre plus de 17 millions, sans se limiter aux 300 000 militants du parti !
- accepter de porter un projet qui soit donc plus large que la simple
vision de nos militants !
- intégrer dans ce projet une forte connotation écologique (qui va rester
le seul levier pouvant faire évoluer la société vers plus de partage
et moins d’égoïsme) que seule la gauche peut réellement porter
et donc revoir une alliance forte avec les Verts ! Pourquoi pas dans
un même mouvement, voire une fusion
(Parti Social Démocrate Ecologique) ?
- se rendre compte que nous nous battons dans les institutions de la Vème République, qui personnalise le combat politique par l’élection d’une personne (présidentielle) !
- comprendre que la société a glissé à droite et accepter de défendre
un projet pour accéder au pouvoir afin de faire une politique qui soit
plus humaniste et adoucisse les perversions du libéralisme, sans
pour autant être un projet ! classiquement de gauche
(plus prosaïquement : il faut mieux arriver au pouvoir grâce à un projet social-démocrate et faire une politique de centre gauche).
Être donc pragmatique pour faire évoluer notre projet vers le partage une fois au pouvoir dans la mesure où nous aurons réussi à faire évoluer la société ou au moins le corps électoral !
- changer nos règles de fonctionnement en adaptant les congrès pour les rendre moins bureaucratiques par une décentralisation des réflexions avec des remontées synthétiques dans des instances allégées comportant moins de personnes !
- jouer collectif mais derrière un leader en respectant impérativement une discipline !
Il convient donc de :
- se choisir très rapidement (au plus tard début 2008 !) un leader
(porteur du projet ), le préparer et faire bloc derrière lui ou elle !
par un dispositif transparent de choix d’une personnalité pour porter
le projet qui deviendra celui des socialistes (ce projet aura pu faire
l’objet de consultations préalables) ;
- construire un projet sur des fondements idéologiques bien expliqués
à partir des quelques valeurs fondamentales partage, humanisme, respect de
l ’environnement ,réduction des inégalités, amélioration
des conditions des plus démunis, moralisation de la vie économique ) mais aussi se réapproprier, en leur donnant
un éclairage humaniste, certaines valeurs dont la droite s’est
emparée (sécurité, travail, respect…).
- intégrer les contraintes imposées par la mondialisation et l’européanisation en construisant et annonçant des clés permettant de modifier ces règles (OMC / réglementation européenne) qui rendent, en l’état, inapplicables de nombreuses mesures de notre projet (dialogue avec les PS européens pour un socle européen commun),
- travailler le projet pour qu’il ne fasse pas peur à la classe moyenne en faisant en sorte qu’elle l’accepte du fait de ses valeurs humanistes mais aussi par la sécurité globale et l’amélioration en terme de qualité qu’il apporte à leurs conditions de vie actuelles et futures !
- commencer à diffuser et expliquer notre projet au moins un an avant les échéances ;
- nouer des alliances claires avec d’autres partis dans des contrats
de gouvernement (Ps Rénové/Verts / MODEM / MRC / PRG / ?….)
Analyser les causes de la victoire de Nicolas Sarkozy, pour se convaincre de la justesse de la nouvelle stratégie à adopter et l’ajuster.
Il est à noter que le 6 mai n’est pas une défaite de la gauche mais
plutôt une victoire personnelle de Nicolas Sarkozy.
Pourquoi les électeurs ont-ils votés Sarkozy ? :
- pour le leader et l’image qu’il a donnée (dynamique, enthousiaste, culture des résultats, image de changement, volontariste …),
- pour quelques idées fortes qu’il a mises en avant : améliorer le pouvoir d’achat (en travaillant plus), diminuer le chômage par des mesures validées par les patrons (ce qui les a rendues plus crédibles),
créer des richesses supplémentaires pour partager un peu de ce surplus, s’attaquer au problème des retraites au travers de l’inégalité
apparente des régimes spéciaux …
Nous devons identifier ce qui nous différencie réellement de Nicolas Sarkozy, l’exprimer clairement et de façon synthétique.
- diminuer réellement les inégalités au profit des plus démunis tant en France qu’au niveau mondial, en préservant la dignité des plus démunis, en liant droits et devoirs, en exigeant un minimum de contre partie,
en fonction des moyens de chacun (matériels, psychologiques…),
pour bénéficier de la solidarité nationale …
- préserver les services publics au bénéfice de tout le monde,
ils sont le principal outil de lutte contre les inégalités naturelles, économiques ou territoriales…
- travailler plus nombreux et travailler mieux pour vivre mieux,
- vivre mieux pour préserver la planète et préserver la planète
pour vivre mieux,
- partager mieux les richesses existantes et pas seulement celles à créer,
- privilégier la relation humaine, l’humanisme, la collaboration et la coopération par rapport au profit financier, à la compétition, la sélection, la course à l’enrichissement des plus riches en résumer l’individualisme forcené …
- lutter contre les injustices flagrantes en moralisant l’économie financière (limiter la grille des salaires vers le haut par respect pour l’utilité sociale des métiers moyennement rémunérés comme les infirmières, les chercheurs, les professeurs, les chirurgiens …)
- améliorer la démocratie en réformant les institutions et l’Etat
(sans en faire un thème de communication) : plus de démocratie participative, plus de pouvoir au parlement, plus de représentativité
par un taux de proportionnelle significatif (des députés, représentant
pour élaborer les lois en évitant le mélange des genres :
l’intérêt général n’est pas la somme des intérêts particuliers,
des sénateurs, représentant des territoires, pourajuster, au mieux,
mais par simple avis, la loi aux territoires), expliquer que la confiscation
du pouvoir législatif par le pouvoir exécutif est une perversion
de la démocratie (suppression du principe fondateur de séparation
des pouvoirs), réformer l’Etat pour le rendre plus performant
(efficace et efficient) au service du plus grand nombre et plus démocratique (redonner un rôle prépondérant aux politiques
par rapport aux , diminuer l’influence des grands corps, réorganiser
les services ministériels …).
Dès maintenant à vous débattre et de me dire selon vous quelle
doivent être les réponses à apportés à la crise du Parti Socialiste,
La région présidée par la socialiste Ségolène Royal avait décidé
d'exclure de ses aides au développement les entreprises ayant
recours au CNE.
Le tribunal administratif de Poitiers a rejeté lundi deux référés
préfectoraux déposés contre la région Poitou-Charentes présidée
par Ségolène Royal (PS), qui a exclu le contrat nouvelle embauche
(CNE) des dispositifs régionaux d'aides aux entreprises,
a-t-on appris mardi 31 juillet de source judiciaire.
"Contrairement à ce que soutient le préfet rien dans ces dispositions
ne fait légalement obstacle à ce que la région décide de ne pas
attribuer d'aides au recrutement de jeunes réalisés au moyen
d'un CNE", a expliqué le tribunal qui n'a pas suivi l'avis
du commissaire du gouvernement.
Ce dernier avait soutenu les deux référés préfectoraux,
et réclamé l'annulation des décisions de la région. "Si la région contourne la loi en excluant le CNE, elle ne respecte
pas l'objet de sa compétence économique qui est l'aide à la création
et au développement des entreprises.
La région doit privilégier l'intérêt général", avait-il jugé. La région Poitou-Charentes a décidé en février et juin 2006
de ne pas attribuer d'aides au développement aux entreprises
ayant recours au CNE, et d'exclure de son aide à l'accompagnement
les entreprises du bâtiment qui embauchent des jeunes
dans le cadre d'un CNE.
Le préfet de région, Bernard Niquet, qui n'est plus en poste aujourd'hui, avait saisi le tribunal administratif et demandé l'annulation de ces deux décisions qu'il jugeait "illégales".
Selon lui, le CNE a été approuvé par le Conseil d'Etat
Le domicile de l'ancienne candidate socialiste, situé
à Boulogne-Billancourt, a été visité dans la nuit de vendredi
à samedi. Cent dix euros et un ordinateur portable ont été dérobés.
L'appartement de Ségolène Royal, situé à Boulogne-Billancourt
(Hauts-de-Seine), a été cambriolé dans la nuit de vendredi
à samedi, a-t-on appris mardi 31 juillet auprès du parquet
de Nanterre, confirmant une information du Parisien.
Le vol a été commis "a priori sans infraction", précise le parquet.
Cent dix euros et un ordinateur portable ont été dérobés mais
"aucun document sensible n'a disparu", a indiqué un proche
de l'enquête au quotidien. "Le vol s'est déroulé sur très peu
de temps", a ajouté de son côté le parquet.
Le fils de l'ancienne candidate socialiste à la présidentielle
était présent au sous-sol au moment des faits et a averti
par la suite le commissariat.
La police judiciaire des Hauts-de-Seine a été saisie de l'enquête.
Le 18 août 2006, l'appartement de Boulogne, occupé
par Ségolène Royal et son ancien compagnon François Hollande,
avait été fouillé, sans qu'aucun vol n'ait été constaté.
"Il ne s'agit pas d'un cambriolage, mais d'une intrusion et de la fouille intégrale de mon domicile, où rien n'a été volé", avait alors déclaré la socialiste qui "ne se sentait pas intimidée par ce qui s'était passé".
Né le 2 mars 1937, Abdelaziz Bouteflika milite très tôt pour la cause nationale ; il achève ses études secondaires quand il rejoint L'armée de Libération Nationale (ALN) en 1956.
Il est chargé d'une double mission de contrôleur général de la wilaya V en 1957 et 1958. Officier en zone 4 et en zone 7 de la Wilaya V, il est ensuite attaché au PC de la wilaya V, puis, successivement, au PC du «COM Ouest», au PC de l'état- major «Ouest» et au PC de l'état- major général de l'ALN. En 1960, le Commandant Abdelaziz Bouteflika est affecté aux frontières méridionales du pays pour commander le «front du Mali » dont la création entrait dans le cadre des mesures visant à faire échec aux entreprises de division du pays de la part de la puissance coloniale; ce qui lui vaudra le nom de guerre de Si Abdelkader El Mali.
En 1961 il entre clandestinement en France dans le cadre d'une mission de contact avec les leaders historiques de la Révolution détenus à Aulnoy.
En 1962, Abdelaziz Bouteflika est député à l'Assemblée Constituante et devient, à 25 ans, ministre de la jeunesse, des sports et du tourisme du premier gouvernement de l'Algérie indépendante. Il est également membre de l’assemblée législative en 1963, avant d'être nommé, la même année, ministre des affaires étrangères.
En 1964 il est élu par le congrès du front de Libération Nationale en qualité de membre de comité central et membre du bureau politique. Abdelaziz Bouteflika prend une part active au réajustement révolutionnaire de juin 1965 qui verra l'instauration du Conseil de la Révolution - dont il est membre - sous la présidence de Houari Boumediène.
Reconduit dans les fonctions de ministre des affaires étrangères, il anime, jusqu'en 1979, une action diplomatique qui vaudra à son pays un prestige, un rayonnement et une influence qui établiront l'Algérie comme un des leaders du tiers monde, et, à ce titre, comme interlocuteur recherché des grandes puissances. Il définit ainsi la ligne directrice dont la diplomatie algérienne ne se départira plus par la suite, fondée sur le respect du droit international et le soutien aux causes justes à travers le monde.
Diplomate chevronné et reconnu, Abdelaziz Bouteflika impulsera, pendant plus d'une décennie, la politique étrangère qui mène aux grands succès de la diplomatie algérienne, dont le renforcement et l'unification des rangs arabes lors du sommet de Khartoum de 1967, puis lors de la guerre d'octobre 1973 contre Israël, la reconnaissance internationale des frontières de l'Algérie et l'instauration de relations de bon voisinage et de fraternité avec les pays limitrophes, ou encore l'échec de l'embargo contre l'Algérie suite à la nationalisation des hydrocarbures.
Abdelaziz Bouteflika joue également un rôle important dans la consolidation des organisations du tiers monde et le renforcement de leur unité d'action, notamment à travers son action lors de la conférence des 77 et du sommet africain, tenus respectivement en 1967 et 1968 à Alger. De même, il fera de l'Algérie un des leaders du mouvement des non-alignés. Il défend également sans relâche les processus de décolonisation dans le monde. L'Algérie devient ainsi le porte-parole du tiers-monde et particulièrement dans sa revendication pour un nouvel ordre économique international.
Elu à l'unanimité Président de la 29ème session de l'Assemblée générale des Nations Unies, en 1974, Abdelaziz Bouteflika obtient la mise au ban par la communauté internationale du régime sud-africain pour sa politique d'apartheid et fait admettre, malgré les oppositions, le leader de l'Organisation de Libération de la Palestine, feu Yasser Arafat, qui prononcera un discours devant l'Assemblée Générale. Il préside également, en 1975, la 7ème session extraordinaire consacrée à l'énergie et aux matières premières dont l'Algérie était l'un des initiateurs.
A la mort du Président Boumédiène, en 1978, et en tant que plus proche compagnon du défunt, il prononce une oraison funèbre remarquée. Mais il devient, dès cette année, la principale cible de la politique de «déboumédiènisation» et est contraint à un exil qui durera plus de 6 années.
Il est de retour en Algérie en janvier 1987 et sera signataire de la «motion des 18» consécutive aux événements d'octobre 1988. Il prend part au congrès du FLN en 1989, qui l'élira membre du comité central.
Pressenti pour occuper les fonctions de ministre-conseiller du Haut Comité d'État, instance présidentielle transitoire mise en place entre 1992 et 1994, puis de représentant permanent auprès de l'ONU, Abdelaziz Bouteflika décline ces propositions, comme il ne donnera pas suite, en 1994, aux sollicitations dont il est l'objet en vue de son accession aux fonctions de chef de l’Etat dans le cadre des modalités et des mécanismes de la transition.
En décembre l998, il fait part de sa décision de se présenter, en tant que candidat indépendant, à l'élection présidentielle anticipée d’avril 1999. Abdelaziz Bouteflika est élu Président de la République le 15 Avril 1999. Dès sa prise de fonctions, le président Abdelaziz Bouteflika réaffirme sa détermination à rétablir la sécurité, la paix et la stabilité. A cette fin, il engage un processus législatif de concorde civile, consacré, le 16 septembre 1999, par un référendum qui recueille plus de 98% de suffrages favorables.
Le rétablissement progressif de la sécurité permet au Président Bouteflika d’entamer, sur le plan intérieur, un vaste programme de refondation de l’Etat algérien, à travers la réforme des structures et des missions de l’Etat, du système judiciaire, du système éducatif ainsi qu’un train de mesures économiques audacieuses, comportant notamment une réforme du système bancaire destinée à rendre l’économie algérienne plus performante, ce qui permettra à l’Algérie d’entrer dans l’économie de marché, de renouer avec la croissance et de réaliser des taux de croissance particulièrement élevés. Le Président de la République décide également, durant son premier mandat, de la constitutionnalisation de Tamazight et sa consécration en tant que langue nationale.
Au plan international, sous l’impulsion du Président Bouteflika, l'Algérie se ré approprie son rôle de leader. Elle joue un rôle actif sans cesse plus important au niveau continental dans le cadre de l’Union Africaine et du Nouveau Partenariat pour le Développement de l’Afrique (NEPAD), dont le chef de l’Etat est l’un des initiateurs.
Au niveau méditerranéen, l'Algérie conclut un Accord d’Association avec l’Union Européenne, le 22 avril 2001.l’Algérie, devenue un partenaire écouté du G8, prend régulièrement part à ses Sommets, depuis l'an 2000.Parallèlement, le Président Bouteflika ne ménage aucun effort pour rendre possible la poursuite de la construction de l'Union du Maghreb Arabe.
Le 22 février 2004, Abdelaziz Bouteflika annonce son intention de se présenter pour un second mandat présidentiel. Fort des résultats positifs de son premier mandat, il mène campagne pour défendre les grands thèmes de son projet de société, notamment la réconciliation nationale, la révision du code la famille, la lutte contre la corruption et la poursuite des réformes engagées. Il est réélu, le 8 avril 2004, avec prés de 85% des voix.
Dès l’entame de son mandat, le président Bouteflika s’attelle à l’affermissement de l’action multiforme entamée durant son premier mandat. Il initie un programme de consolidation et de soutien au développement, doté d’une enveloppe de 60 milliards de dollars, ainsi que deux programmes dédiés au sud du pays et aux hauts-plateaux. Le Chef de l’Etat accorde par ailleurs une attention particulière au suivi des actions engagées.
Sur le plan économique et financier, une politique saine et cohérente permet à l’Algérie de disposer de réserves de changes de l’ordre de plus de 140 milliards de dollars, ce qui la place au premier rang dans le monde arabe.
La croissance moyenne de l’économie, hors hydrocarbures, se situe autour de 5%, avec des pointes de plus de 6%.
La dette extérieure a été ramenée à moins de 5 milliards de dollars, et l’épargne de l’Etat dans le Fonds de régulation des recettes s’élève à plus de 4.000 milliards de dinars.
En septembre 2005, et conformément à sa promesse électorale, le président de la République organise un référendum sur la réconciliation nationale. Près de 80% des Algériens plébiscitent cette politique.
Le processus de réformes de la gouvernance s’est poursuivi, avec le rétablissement de l’autorité de l’Etat.
Sur le plan international, l’Algérie redevient un acteur engagé sur le plan arabe, africain, de la Oumma islamique et au niveau des relations multilatérales. En 2008, elle intègre le processus de l’Union pour la Méditerranée.
Durant ce deuxième mandat, le président Bouteflika reçoit des distinctions internationales, dont la plus haute décoration du pays musulman le mieux gouverné et le prix Louise Michel du centre d’études politiques et de sociétés de Paris.
Fin 2008, le président Bouteflika procède à une révision partielle et limitée de la Constitution.
Le 7 février il procède à la convocation du corps électoral.
Le 12 février, il annonce sa décision de se présenter à l’élection présidentielle du 9 avril 2009 comme candidat indépendant.