Tous les jours, de jeunes Afghanes, désespérées par le carcan familial et les mariages forcés, choisissent de s’immoler par le feu. Beaucoup survivent dans des conditions atroces.
En Afghanistan, en particulier à Herat, à l’ouest du pays, près de la frontière avec l’Iran, des femmes se font brûler. Dans cette ville, les chiffres sont effrayants : chaque année, plus d’un tiers des huit cents hospitalisations est dû à une immolation volontaire.
D’après les médecins afghans, le pourcentage serait même bien plus important, car beaucoup de femmes meurent sur les lieux où elles se sont suicidées, et n’entrent donc pas dans les statistiques. En 2002, une infirmière de l’ONG marseillaise HumaniTerra arrive en mission au service des grands brûlés de l’hôpital d’Herat. Ce que Marie-José Brunel découvre est innommable : du pus et des mouches sur des femmes suppliciées qui attendent la fin, le corps à vif.
Et la douleur, muette et intense car, dans ce pays, premier producteur mondial d’opium, il n’y a pas de morphine pour calmer les souffrances. Que du paracétamol !
Depuis, l’infirmière d’Aix-en-Provence quitte sa famille plusieurs mois par an pour soigner bénévolement « ses petites immolées », comme elle dit. De très jeunes femmes qui, si elles guérissent, sont définitivement exclues de la vie. Défigurées et mutilées, elles sont condamnées à rester invisibles.
« Il était temps de mettre des mots sur cette désespérance », dit Marie-José Brunel dans « S’immoler à 20 ans », écrit avec la journaliste Dorothée Olliéric, qui l’a suivie dans un de ses longs séjours. Le produit des ventes de ce livre sera entièrement versé par l’éditeur à l’ONG HumaniTerra. Il faut l’acheter et le lire.
« S’immoler à 20 ans », de Marie-José Brunel et Dorothée Olliéric
Le président américain George W. Bush avait menacé le Mexique et le Chili de représailles s’ils ne votaient pas une résolution de l’ONU soutenant l’invasion de l’Irak en mars 2002, lors d’un entretien avec l’ancien chef du gouvernement espagnol José Maria Aznar, selon le quotidien El Pais de mercredi.
El Pais publie le détail d’une conversation entre les deux hommes le 22 février 2002 au Texas, alors que Washington espérait le vote par le Conseil de Sécurité de l’ONU d’une résolution, qui fut finalement retirée faute de majorité, appuyant cette intervention militaire.
"Des pays comme le Mexique, le Chili, l’Angola et le Cameroun (alors membres du Conseil, ndlr) doivent savoir que ce qui est en jeu est la sécurité des Etats-Unis", avait déclaré le président américain, d’après un résumé confidentiel de cette conversation établi par l’ambassadeur espagnol à Washington de l’époque, Javier Ruperez, selon El Pais.
Bush précise qu’une "attitude négative" de Santiago pouvait compromettre la ratification par le Sénat américain d’un accord commercial avec le Chili et menace d’interrompre le versement de fonds à l’Angola.
Au cours de cette conversation, M. Bush avait affirmé à M. Aznar que les troupes américaines seraient "à Bagdad fin mars" de la même année, avec ou sans résolution de l’ONU, toujours selon El Pais.
"Nous irons", même si un membre permanent du Conseil de Sécurité oppose son véto (une menace brandie par la France) à la résolution, aurait ajouté le président américain.
M. Aznar, confronté à d’importantes manifestations anti-guerre en Espagne alors qu’il soutenait Washington, aurait insisté auprès de M. Bush sur le passage de cette résolution avec l’appui d’une majorité du Conseil de sécurité.
"C’est très important. Nous avons besoin que vous nous aidiez vis-à-vis de notre opinion publique. Nous sommes en train de changer la politique suivie par l’Espagne depuis 200 ans", avait déclaré M. Aznar, selon El Pais.
M. Aznar se déclarait par ailleurs "préoccupé" par "l’optimisme" du président américain.
"Je suis optimiste parce que je crois que je suis dans le vrai", lui avait répondu M. Bush. Il ajoute que "nous pouvons gagner sans destruction", précisant que Washington préparait déjà "un Irak post-Saddam", avec "de bonnes bases pour un futur meilleur".
"Nous mettons déjà en place l’Irak de l’après-Saddam et je crois qu’il y a de bonnes bases pour un avenir meilleur. L’Irak a une bonne administration et une société civile relativement forte", selon la restranscription des propos du président américain.
Bush mentionne encore dans la conversation le fait que Saddam Hussein aurait "indiqué être prêt à s’exiler si on le laissait partir avec un milliard de dollars et toutes les informations sur les armes de destruction massive".
La Maison blanche n’a pas remis en question l’exactitude de la retranscription et le porte-parole à la sécurité nationale Gordon Johndroe a refusé de commenter l’information.
Le Syndicat de la magistrature (gauche, minoritaire) s'insurge, jeudi 27 septembre, contre un projet de décret instituant un "juge délégué aux victimes". Annoncé par la Garde des Sceaux aux organisations syndicales la semaine dernière, le projet de décret, censé entrer en vigueur le 1er octobre prochain, prévoit de désigner le président de la commission d’indemnisation des victimes d’infractions (CIVI) comme "juge délégué aux victimes".
L'objectif étant, selon le ministère de la Justice, qu'il "serve d'interface entre les victimes, le parquet et le juge d’application des peines".
L'équilibre du procès pénal "fragilisé"
Sans attributions juridictionnelles, le juge pourrait également être désigné par le président du tribunal de grande instance "pour statuer sur les intérêts civils liés à une affaire pénale".
Le Syndicat de la magistrature dénonce "un projet élaboré une nouvelle fois dans la précipitation pour donner suite aux annonces du président de la République". Il pointe du doigt la "position évidente de partialité" dont devra faire preuve le président de la CIVI à cette occasion. Selon le SM, ce nouveau projet de décret "fragilise dangereusement l’équilibre du procès pénal" et contribue à l'affaiblissement des droits des victimes dans le procès pénal, en ajoutant une nouvelle procédure rapide.
Pour connaître le projet de décret instituant le juge délégué aux victimes,
François Hollande, premier secrétaire du PS, a estimé, mercredi 26 septembre, que le projet de budget 2008 est "plutôt un plan de laxisme" avec des "cadeaux fiscaux" pour "les plus favorisés", qui sera suivi d'un "plan de rigueur pour tous les Français", après les municipales de mars 2008.
Les numéros un du PS et du MoDem François Hollande et François Bayrou s'en sont tenus aux institutions pour leur premier entretien officiel mercredi, se félicitant de convergences de vues mais se défendant de toute "manoeuvre" à l'approche des municipales.
A l'issue de ce rendez-vous inédit, qui s'est déroulé à huis clos à l'Assemblée nationale, les deux responsables politiques se sont exprimés séparément devant la presse. Ils ont précisé qu'ils avaient parlé "exclusivement" de la réforme constitutionnelle, que Nicolas Sarkozy veut faire voter avant mars 2008.
"Il n'y a pas de confusion politique, pas de débauchage, pas de racolage, nous sommes dans la clarté politique, ça change par rapport à d'autres", a lancé M. Hollande. M. Bayrou pour sa part a revendiqué la "liberté de parler à tout le monde" sans "jamais être dans la compromission ou la manoeuvre".
L'objectif de la réunion était de faire prendre conscience au chef de l'Etat de la possibilité d'un tir de barrage PS-MoDem, même si les troupes de M. Bayrou sont plutôt dégarnies au Parlement.
"Le message que nous adressons à Nicolas Sarkozy, puisqu'il veut décider de tout y compris de la réforme des institutions, c'est qu'il n'y aura de réforme adoptée au Parlement que si les principes essentiels sont respectés", a lancé M. Hollande.
Il a souligné qu'"il y aura un enjeu" puisque "le président de la République et le gouvernement ne sont pas sûrs d'avoir la majorité des trois cinquièmes" nécessaire à l'adoption de la réforme constitutionnelle, et que la gauche n'est "pas sûre d'avoir la minorité des deux cinquièmes".
Se disant "prêt à discuter avec toutes les forces démocratiques" du pays, M. Bayrou, qui était à l'initiative de cet entretien, n'a pas exclu de revoir M. Hollande. Rien n'est prévu "pour l'instant, mais je n'écarte aucune rencontre avec qui que ce soit", a-t-il dit.
"Si nous pouvons, au-delà du Parti socialiste, nous retrouver largement rassemblés pour permettre des avancées démocratiques, il faut saisir cette occasion. Mais n'en tirez pas d'autres conclusions", a souligné de son côté M. Hollande.
Les deux hommes se sont dit d'accord sur plusieurs "principes essentiels" qui selon eux doivent figurer dans la réforme des institutions.
Ils ont cité la "nécessité d'une vraie séparation des pouvoirs", qu'il s'agisse de la justice ou des médias, du renforcement des droits du Parlement et des citoyens, et de l'introduction de la proportionnelle aux législatives, concernant "10% des sièges", pour les petits partis ayant obtenu plus de 5% des voix.
M. Hollande a souligné que le PS est aussi "attaché" que le MoDem à la modification du mode de scrutin, même si elle ne l'avantage pas. "Nous la jugeons nécessaire, l'Assemblée nationale n'est pas représentative des forces politiques".
Toutefois, des divergences subsistent, en particulier sur le rôle du président de la République. Pour M. Bayrou, puisque "le président est élu au suffrage universel, il est normal qu'il définisse la politique suivie par son gouvernement". M. Hollande en revanche refuse d'aller vers un régime présidentiel.
Le numéro un socialiste s'oppose également à la possibilité pour le chef de l'Etat de s'exprimer devant le Parlement, comme le souhaite M. Sarkozy. Il "n'a pas besoin d'un lieu supplémentaire pour s'exprimer", a-t-il dit, alors que M. Bayrou disait que "ça ne (le) choque pas".
Il serait évidemment "indigne" de rogner quelques avantages aux petits sans retirer quelques privilèges aux grands.
QUAND il s’agit des privilèges des pauvres, les riches sont intraitables. Entre les défavorisés, ils ne tolèrent ni différence, ni discrimination. A l’idée que l’OS de chez Renault contribue, sans murmure, à l’avantageuse retraite du cheminot de la SNCF, leur sens de la justice s’insurge. Il faut donc au plus vite faire une nuit du 4 août chez les petites gens, et commencer par abolir ces abominables "régimes spéciaux" de retraites qui sont injustes, dit l’UMP, et même "indignes" selon Nicolas Sarkozy. Devant tant de sollicitude, mes yeux s’embuent et mon cœur tressaille de tendresse.
Que les choses soient bien claires. Je suis, depuis 1995, favorable à la réforme des régimes spéciaux ainsi qu’à celle de la Sécurité sociale. C’est pourquoi, avec d’autres personnalités de gauche, j’ai soutenu alors le plan Juppé. Que n’avons-nous entendu, y compris ici même, de la part de cette "gauche brasero", composée d’intellos et de bobos bien décidés à résister jusqu’au dernier prolétaire ! Ce n’est donc pas aujourd’hui, quand presque tout le monde a compris le caractère inévitable de cette réforme, que je vais changer d’avis. Pour réussir, elle a besoin d’être négociée, comme le réclame François Chérèque, et même au cas par cas, comme le préconise Michel Rocard.
Mais ! Mais, Monsieur le Président de la République, quitte à vous agacer encore, je voudrais vous dire ceci : qu’il serait en effet indigne de rogner quelques avantages aux petits sans retirer quelques privilèges aux grands. Tenez, Philippe Séguin, qui préside avec talent la Cour des Comptes, vient de vous donner une bonne idée. Il a remarqué que les "stocks options" ainsi que les indemnités de départ parfois monumentales dont bénéficient les grands dirigeants d’entreprise ne sont pas soumises aux cotisations sociales, alors qu’il s’agit bel et bien de revenus du travail.
Un privilège dans le privilège en somme. On prétend souvent que les avantages consentis aux caciques du CAC 40 sont peut-être excessifs mais qu’ils ne portent pas à conséquence compte tenu du petit nombre des bénéficiaires. Or remarquez bien ce qui suit. L’assujettissement des stocks options et des indemnités de départ aux cotisations sociales produirait, au dire de la Cour, environ six milliards et demi d’euros. Ce chiffre est à rapprocher de celui du déficit des régimes spéciaux : 6,2 milliards. Concluez vous-mêmes.
Vous tenez là une occasion en or, si j’ose dire, de vous élever au-dessus de votre électorat, comme il sied au Président de la République. Réduire simultanément les petits avantages et les gros privilèges authentifierait – plus que l’attribution de ministères et de postes honorifiques à des hommes de gauche en fin de carrière – ce désir d’ouverture que vous proclamez. Car jusqu’ici, tandis que vous avez fort légèrement attribué quinze milliards de gratifications à vos électeurs des classes aisées, les classes populaires n’ont reçu, en termes d’ouverture, que la perspective d’être moins remboursées en cas de maladie et d’être plus encadrées en cas de grève.
Prenez-y garde. Prenez garde à votre tropisme du côté de l’argent, que François Bayrou stigmatisait avec éloquence dimanche dernier. Il est faux que l’argent n’ait pas d’odeur. C’est le contraire qui est vrai, jam olet. Il monte des allées du pouvoir le fumet caractéristique de l’argent roi. En dehors de quelques intellectuels cosmétiques, il n’y a autour de vous que les grandes fortunes de ce pays. Je ne vous le reproche pas. Au moins pourriez-vous profiter de cette familiarité avec les plus opulents de nos concitoyens pour les convaincre de sacrifier un peu de leur superflu.
Certes, votre popularité reste grande. Mais elle est due à votre style plutôt qu’à vos résultats. Quand viendra l’heure de la rigueur – c’est pour bientôt, dit justement Christine Lagarde –, les Français sortiront de leur fascination. Ils n’accepteront les sacrifices que s’ils ont la certitude qu’ils sont partagés. La France n’est pas l’Amérique. La justice y est la condition de l’efficacité. Il faudra bien que vous en preniez votre parti. J.J.
Lionel, rien ne va plus entre nous... Par Fabien pierre-nicolas, militant socialiste depuis 1998. QUOTIDIEN : jeudi 20 septembre 2007
Lionel, je t’écris car je t’ai soutenu dans le passé mais aujourd’hui, rien ne va plus entre nous.
Au soir de ta défaite au premier tour en 2002, j’avais déjà pris la plume pour te confier mon dépit et tu m’avais alors répondu que tu serais «utile autrement».
Je suis jeune, Lionel, j’ai eu 26 ans cette semaine et en 1997, j’avais eu plaisir à voir gagner la gauche. Certes, ce fut au prix de nombreuses triangulaires, et donc grâce au Front national indirectement, mais j’ai vite oublié ce doute pour voir de vrais progrès sociaux entrer en vigueur : le Pacs bien sûr mais aussi la CMU et les emplois jeunes.
Et puis vint le temps des errements et hésitations entre 2000 et 2002 : tu as choisi d’abord de baisser les impôts pour les plus riches, de défiscaliser les stock-options et même de dire que le volontarisme politique était mort et conclure par le «mon programme n’est pas socialiste» qui a connu le succès qu’on sait.
Ensuite, tu as annoncé que tu partais pour d’autres horizons mais en réalité, j’ai bien vu que tu regardais toujours du côté de la rue de Solférino sans nous le dire.
Cependant, le téléphone ne sonnait toujours pas pour te rappeler et les militants avaient désormais appris à faire sans toi. Alors tu as choisi la logique du pire : puisque personne ne se désistait en ta faveur, tu les conduirais avec quelques amis à vivre la pire campagne possible.
Oh bien sûr, pas ouvertement mais en distillant des critiques peu amènes dès juin dernier : la mise en perspective des 35 heures par Ségolène Royal, c’était un «manque de responsabilité» pour Daniel Vaillant, un «problème sérieux» pour Jean Glavany et inacceptable pour Claude Allègre. Aujourd’hui, tu reviens avec deux objectifs : démolir Ségolène Royal et, à défaut de pouvoir prendre cette place de présidentiable, et servir de caution morale pour les ambitions nationales de Bertrand Delanoë.
Pourtant Lionel, tu devrais mieux regarder la ligne politique qu’a proposée Ségolène Royal à Melle et La Rochelle : elle est fort proche de certaines des idées que tu avais commencé à esquisser entre 1997 et 2000. Tu nous proposais des conseils de quartier pour lancer une démocratie participative locale.
Ségolène Royal a étendu ce concept à l’ensemble des sphères citoyennes pour que demain, la politique ne soit plus jamais déconnectée des citoyens comme elle a pu l’être pendant la campagne présidentielle de 2002.
Tu nous proposais des mesures pour que l’interaction entre collectivités locales et entreprises soient plus harmonieuses et que les aides aux entreprises soient le fer de lance de la bataille de l’emploi.
Ségolène Royal a affiné le concept en parlant de filières locales d’excellence mais aussi de ciblage des aides en fonction de secteurs clés pour la compétitivité mondiale et le bien-être des salariés.
Tu évoquais enfin les discriminations au quotidien dans les banlieues. Ségolène Royal a proposé une République métissée et multiculturelle dans laquelle les jeunes de banlieue sont une partie de la solution.
Alors quand aujourd’hui, tu reviens pour démolir la candidate que nous avons choisie à 62 % des voix, nous les militants, et nous donner des leçons pour gagner une présidentielle, j’ai envie de te dire : non, Lionel, tu n’es pas utile. Tu continues, avec d’autres donneurs de leçons, à creuser les tranchées entre nous au lieu de bâtir des passerelles.
Tu ne rends pas même service à Bertrand Delanoë car les militants se souviendront de ces mauvais remakes de procès de Moscou orchestrés par ses proches. Plus grave, tu ne rends pas service au socialiste de demain en continuant sur le mythe que les années Jospin sont exemptes de tout reproche sur la sécurité, l’économie ou l’écologie alors même que tu exprimais si bien le besoin d’un droit d’inventaire des années Mitterrand.
Alors, Lionel, malgré mes tendres souvenirs, j’espère que, comme moi, les militants et le peuple de gauche sauront regarder le passé d’un œil critique pour que demain, la rose refleurisse vraiment grâce à des débats d’idées et non des attaques entre camarades.
Ségolène Royal participe à une manifestation de soutien à la rébellion birmane Présente jeudi à Paris à une manifestation de soutien à la rébellion birmane, Ségolène Royal a proposé de faire pression sur la Chine, principal allié de la junte birmane, pour faire évoluer la situation.
Sollicitée par le Premier ministre birman du gouvernement en exil, Sein Win, Royal est venue apporter son soutien à la cause birmane. "La France a exigé le gel des investissements économiques en Birmanie. C’est un premier geste, j’espère que ce sera efficace, le gouvernement français mais aussi l’ensemble de l’Europe doivent faire pression sur la Chine".
"Il faut que nous soyons plusieurs pays à poser la question de la participation des pays démocratiques aux Jeux olympiques" de 2008 à Pékin. Par le biais de ce "pari politique", nécessitant l'adhésion d'autres Etats, la Chine "pourrait sans doute bouger".
Remplaçant depuis deux matches, Jauzion se voit offrir une nouvelle chance. (L'Equipe)
Par Aymeric MARCHAL, à Marseille UN DERNIER GALOP D'ESSAI
Le XV de France doit valider sa qualification pour les quarts de finale avec son dernier match de poules, contre la Géorgie à Marseille. Après deux rencontres encourageantes contre la Namibie puis l'Irlande, les Bleus doivent gagner avec quatre essais pour espérer arracher la première place de la poule D. Et convaincre avant d'entamer la phase finale.
Presque un derby
Il reste donc un match à l'équipe de France avant d'en finir avec un premier tour mouvementé et stressant. Plombé par la défaite inaugurale contre l'Argentine, le parcours des Bleus est semé d'embûches, et il est sans doute temps de passer à autre chose, au stade des phases finales, des matches couperets. Les Français ont tout connu ou presque depuis le début de la Coupe du monde, mais ils semblent avoir retrouvé la sérénité et la confiance nécessaires à toute envie de succès final. Il reste donc à battre la Géorgie pour en terminer avec cette fichue poule D. Intraitables contre la Namibie, les Bleus doivent encore réussir à marquer la différence de niveau entre les deux équipes, d'autant qu'il leur faudrait obtenir le point de bonus pour rêver à la première place du groupe, à condition que l'Argentine rentre bredouille du Parc des Princes, face à l'Irlande. Ces calculs ne sont pour l'instant pas d'actualité, et tous les acteurs de cette rencontre se sont attelés à le rappeler toute la semaine. Il faut d'abord se coltiner les rugueux Géorgiens, qui ont fait trembler l'Irlande (défaite 14-10) et qui ont accroché l'Argentine (33-3). Ils viennent aussi de gagner leur premier match en Coupe du monde (pour leur deuxième participation) en dominant la Namibie (30-0). Ils arrivent donc à Marseille gonflés à bloc, en ayant rien à perdre, avec la ferme intention de montrer contre le pays hôte l'étendue de leurs progrès.
Très solides physiquement, et redoutables en phase de conquête, notamment en mêlée fermée, les Géorgiens sont durs au mal, et il ne sera pas facile de leur rentrer dedans. Les Bleus ont plutôt intérêt à jouer sur leur vitesse et à les contourner, d'autant que les Caucasiens risquent vite de tirer la langue, quatre jours après leur troisième match (la France aura eu deux fois plus de temps de récupération, bravo pour l'équité). Le premier affrontement de l'histoire entre les deux formations ressemblera aussi fortement à un derby. Il y a en effet autant de joueurs du squad géorgiens qui jouent en France que dans le groupe des trente tricolores (27). Aidés par Henry Broncan, l'entraîneur d'Agen, pour le tournoi, les hommes de Malkhaz Cheishvili ne seront pas en terrain inconnu face aux Français. Et on peut compter sur leur goût du combat pour contrecarrer les rêves de bonus des tricolores.
Du neuf avec les vieux
Est-il encore besoin de le rappeler, le staff de l'équipe de France dispose de trente joueurs et compte bien les utiliser, porté par le désormais fameux slogan «on gagne à trente». Bernard Laporte l'a rappelé pour justifier son choix de procéder à neuf changements : «Oui, nous restons dans notre logique qui est de jouer cette Coupe du monde à 30. Il faut impliquer tout le monde.» Les frustrés (Bruno, Beauxis, Nallet, Rougerie), les revanchards (Dominici, Jauzion, Mignoni, Martin) auront donc une chance de venir troubler la hiérarchie qui semble s'être dessinée lors de la victoire contre l'Irlande. Après l'appel à la fraîcheur contre les Verts, le XV de France prend donc un coup de vieux, avec la rentrée de quatre trentenaires (Bruno, Nallet, Dominici et Mignoni), mais paraît équilibré et surtout paré à faire courir les Géorgiens.
Si les Bleus conservent leur défense de fer et leur conquête intraitable, et s'ils parviennent enfin à roder leurs attaques, ils ne devraient pas connaître de grandes difficultés. Et puis ils seront forcément galvanisés par la folie qui règne toujours au Vélodrome, où on sait ce qu'est un public de sport. Ensuite, il sera temps de penser au quart de finale et à l'ombre noire qui se profile. Mais depuis le 7 septembre, les Bleus ont appris à ne pas brûler les étapes, comme le confirme Clément Poitrenaud : «On pense d'abord à la Géorgie et une fois qu'on aura fait notre boulot et en fonction du résultat, on y pensera. Mais de toute façon, on ira où le destin nous dicte d'aller. On a fait un faux-pas contre l'Argentine, le temps des questions est révolu.» Encore un effort, et si le destin s'habille de vert, il pourrait même apporter des réponses plus faciles.
Les forces de sécurité birmanes sont une nouvelle fois entrées en action jeudi à Rangoun où neuf personnes, dont un journaliste japonais, ont été tuées et des centaines d'autres arrêtées, alors que la junte tentait, non sans mal, de briser un mouvement de protestation. Au moins 50.000 personnes, en majorité des jeunes et des étudiants, ont encore bravé jeudi une interdiction de manifester contre la junte, selon des estimations citées par des témoins.
Le bilan de neuf morts a été donné en fin de journée par la télévision nationale, contrôlée par les généraux. Kenji Nagai, un vidéo-reporter de 50 ans travaillant pour l'agence APF basé à Tokyo, est le premier étranger tué depuis le début des violences à Rangoun. Une source hospitalière birmane a indiqué qu'il aurait succombé à des blessures par balle.
L'organisation Reporters sans frontières (RSF) s'est dite "horrifiée" par la répression, tandis que des manifestations de protestation ont été organisées à Londres, Genève, Rome et Paris.
Le président américain George W. Bush a appelé le monde à faire pression sur la junte pour mettre fin à la répression et le gouvernement américain a annoncé des sanctions économiques contre le chef de la junte, le général Than Shwe et treize autres hauts responsables birmans. L'Asean, dont la Birmanie est membre, a pour la première fois réagi et a exigé que la junte "cesse immédiatement" d'utiliser la violence. Les autorités birmanes ont fait un petit geste en décidant d'accorder un visa à l'émissaire spécial de l'ONU pour la Birmanie, Ibrahim Gambari, qui sera autorisé à se rendre à Rangoun, selon le porte parole du secrétaire général de l'ONU. Malgré l'interdiction de tout rassemblement, des milliers de manifestants ont convergé jeudi vers le centre de Rangoun où ils se sont retrouvés face à des policiers anti-émeute et des soldats armés. Les protestataires ont lancé des slogans liés au héros de l'indépendance, le général Aung San, père de l'opposante Aung San Suu Kyi, maintenue en isolement dans sa résidence depuis 2003.
Ils ont finalement été dispersés après des tirs de sommation et un ultimatum particulièrement ferme.
Au moins cent personnes ont été arrêtées sur place et forcées de monter à bord de camions militaires, alors que d'autres manifestants s'enfuyaient dans les rues adjacentes en courant.
La télévision nationale a accusé la Ligue nationale pour la démocratie (LND) de Mme Suu Kyi d'avoir fomenté des troubles en payant des personnes pour qu'elles participent aux manifestations.
Elle a indiqué que deux membres de la LND, Hla Pe et Myint Thei, avaient été interrogés, ainsi que deux responsables de partis ethniques, Htaung Ko Htan et Chin Sian Thang, pour leur rôle dans le "soulèvement".
Des échauffourées ont éclaté dans au moins trois endroits distincts alors que les forces de l'ordre tentaient d'appréhender des moines pour les placer par la contrainte dans des camions.
Les religieux ont reçu le soutien d'habitants qui ont tenté de s'interposer.
De nombreux bonzes ont, par ailleurs, été interpellés dans leurs monastères et conduits, par camions, en dehors de la ville, vers une destination inconnue, dans le but évident de les empêcher de participer aux défilés.
Des témoins ont relaté avoir vu au moins six camions chargés de moines. Au total, jeudi, les manifestations et les violences ont duré six heures.
Une centaine de bonzes avaient déjà été arrêtés dans la nuit de mercredi à jeudi par les forces de sécurité qui avaient lancé un raid contre un monastère de l'est de Rangoun, selon des témoins.
Certains moines ont été "battus sévèrement", ont indiqué des sources diplomatiques britanniques.
Les moines sont devenus le fer de lance d'un mouvement de protestation contre la junte lancé le 19 août par des opposants à la suite d'une augmentation massive des prix.
Propositions socialistes pour la modernisation de notre démocratie et le rééquilibrage des institutions* adoptées au Bureau national du 18 septembre 2007
Si le Parti socialiste affirme la nécessité permanente d’un approfondissement de la démocratie, l’instauration du quinquennat et l’inversion du calendrier électoral en 2002 rendent aujourd’hui plus urgente que jamais la nécessité de rééquilibrer les pouvoirs entre le Parlement et l’exécutif.
Plus que jamais, la démocratie exige donc que les pouvoirs du Parlement soient renforcés mais aussi que les droits des citoyens soient étendus.
1 – Etendre les droits des citoyens. Renforcer les droits des citoyens doit conduire à vivifier la démocratie par :
-l’exercice du droit de pétition,
-le référendum d’initiative citoyenne, associant le Parlement,
-le contrôle de constitutionnalité par voie d’exception permettant aux citoyens de recourir au Conseil constitutionnel dont l’indépendance doit être assurée par la nomination de ses membres par l’Assemblée nationale à la majorité des quatre cinquièmes, la procédure constitutionnelle devenant transparente et contradictoire.
La participation des Français résidant à l’étranger à la vie politique nationale doit être facilitée, notamment par l’élection de députés représentant les Français de l’étranger. Une Charte de la laïcité, adossée à la Constitution, doit être élaborée. Le droit de vote et d’éligibilité des étrangers non ressortissants d’un pays de l’Union européenne aux élections locales doit être institué. Le mot « race » doit être banni de notre Constitution.
L’Assemblée nationale doit être rendue plus représentative par l’introduction d’une dose de proportionnelle correctrice – compatible avec la nécessité d’obtenir des majorités de gouvernement et de l’ordre de 10 %, dès les prochaines élections législatives. La parité doit être renforcée par la suppression de toute subvention publique aux partis qui ne la respecte pas.* Cette note résulte des consultations des groupes parlementaires à l’Assemblée nationale et au Sénat des 4 et 11 septembre.
Le mode d’élection du Sénat doit faire l’objet d’une réforme :
- rétablissement de l’élection à la proportionnelle dans les départements qui élisent trois sénateurs,
- refonte du collège électoral sénatorial, permettant de représenter équitablement les populations de toutes les catégories de collectivités territoriales,
- renouvellement intégral du Sénat tous les six ans.
La parité doit être instaurée au sein des organes de régulation démocratique et des autorités indépendantes collégiales.
La démocratie participative doit venir conforter la démocratie représentative, les citoyens devant notamment pouvoir participer à l’évaluation des politiques publiques, et la démocratie sociale doit être renforcée : le rôle des partenaires sociaux doit être affirmé dans la Constitution et le principe de concertation préalable avant toute réforme sociale doit être institué. Le Conseil économique et social doit être réformé afin de renforcer sa contribution au dialogue social.
La répartition des pouvoirs locaux doit être clarifiée et cette clarification doit reposer sur un nouveau mode de relations fondées sur le partenariat avec l’Etat, garant de la solidarité nationale et sur la simplification du paysage de l’intercommunalité, les agglomérations ayant pour vocation à être élues au suffrage universel direct.
Cela suppose des élus disponibles et donc la mise en place d’un véritable statut de l’élu
. La démocratie exige par ailleurs une justice responsable et indépendante qui nécessite d’engager trois réformes :
- celle de la composition du Conseil Supérieur de la Magistrature – qui ne serait plus présidé par le chef de l’Etat –pour garantir son pluralisme et un équilibre entre magistrats et non-magistrats. Ses attributions doivent être étendues. Il doit être consulté sur les aspects essentiels du fonctionnement de la justice ainsi que sur les projets de réforme la concernant et doit être associé à la nomination de tous les magistrats, y compris du parquet.
- les justiciables doivent pouvoir adresser au Conseil Supérieur de la Magistrature des plaintes visant le comportement fautif d’un magistrat ou un dysfonctionnement de la justice.
- le parquet, responsable de la mise en œuvre de la politique pénale définie par le Parlement et mise en œuvre par le Gouvernement, doit être à l’abri des pressions, notamment par la suppression des instructions individuelles de nature à dévier le cours de la justice.
. L’équilibre des pouvoirs ne peut enfin faire l’impasse sur l’indépendance des médias qui doit être garantie par la Constitution.
Il est donc indispensable de modifier les règles de composition et de fonctionnement du Conseil Supérieur de l’Audiovisuel pour assurer son indépendance, par la nomination de ses membres à la majorité des 4/5 de l’Assemblée nationale, et de le doter d’un pouvoir de régulation sur l’ensemble des médias, y compris les nouveaux supports.
Il est tout aussi nécessaire de limiter les concentrations horizontales et verticales dans le domaine de la presse et des médias, notamment quand ils appartiennent à des holdings bénéficiaires de commandes publiques, de refondre les aides publiques à la presse, et enfin de créer une société nationale des journalistes qui veillera au respect de l’indépendance des journalistes.
2- Renforcer les pouvoirs du Parlement
Le renforcement des pouvoirs du Parlement doit passer par :
1/ L’évolution vers un bicamérisme rénové
Un véritable bicamérisme exige que les deux chambres disposent d’une compétence législative générale. L’élection au suffrage universel direct de l’Assemblée nationale légitime sa prééminence en cas de désaccord avec le Sénat, y compris en matière constitutionnelle. Le dernier mot serait conféré à l’Assemblée nationale à une majorité des 3/5.2/ Le rééquilibrage des rapports entre le Gouvernement et le Parlement
Les contraintes du parlementarisme rationalisé doivent être allégées :
- en supprimant l’article 49-3 pour les lois ordinaires. Pour les lois de finances et les lois de financement de la sécurité sociale, et afin de prendre en considération le nécessaire respect du principe de continuité de l’Etat, la possibilité pour le Gouvernement d’engager sa responsabilité serait maintenue ;
- en supprimant le vote bloqué (art 44-3 de la Constitution) ;
- en assouplissant le droit d’amendement en matière financière (article 40 de la Constitution) ;
- en limitant l’usage de la procédure d’urgence (article 45 de la Constitution) ;
- en encadrant le recours aux ordonnances (article 38 de la Constitution) ;
- en fixant un délai limite pour le dépôt des amendements tant pour les parlementaires que pour le Gouvernement (sauf s’ils sont acceptés par le rapporteur) ;
- en permettant aux présidents des assemblées de convoquer une commission mixte paritaire pour les propositions de lois ;
- en reconnaissant au Parlement le droit d’adopter des résolutions non normatives et à caractère politique ;
- en renforçant le rôle des commissions, ce qui implique :
. de laisser aux assemblées le soin de fixer le nombre de leurs commissions permanentes ;
. d’organiser la discussion en séance publique sur les projets de loi sur la base du texte adopté en commission sauf pour les lois de finances et les lois de financement de la sécurité sociale ;
. d’attribuer aux commissions permanentes la possibilité d’adopter les textes de lois, à l’exclusion de certaines matières et sauf si 1/4 des membres de l’assemblée s’y oppose, tout en assurant le droit individuel d’amendement, garanti par la Constitution ; les travaux des commissions seraient alors publics ;
. d’adopter certains budgets en commission sans être examinés en séance publique, dans des conditions fixées par une loi organique.
- en conférant au Parlement une meilleure maîtrise de son ordre du jour :
. en portant à un tiers la part de l’ordre du jour déterminé par le Parlement ;
. en fixant un délai minimum de trois semaines entre l’adoption d’un texte en conseil des ministres et l’examen par la première assemblée saisie, sauf urgence déclarée.
3- Le développement de la fonction de contrôle du Parlement
Le contrôle parlementaire de la politique étrangère et de défense doit conduire à :
- réviser l’article 35 de la Constitution afin de prévoir que d’une part, l’engagement des forces armées françaises soit soumis à une consultation préalable du Parlement, et d’autre part, que leur participation à des opérations de maintien, de rétablissement ou d’imposition de la paix qui n’auraient pas été expressément décidées par le Conseil de sécurité des Nations-Unies ou qui ne résulterait pas de l’application d’un accord de défense fasse l’objet d’une autorisation par le Parlement *;
- informer systématiquement le Parlement des accords de défense ou de coopération militaire conclu par la France. Des procédures nouvelles doivent permettre de préserver le secret tout en garantissant le contrôle parlementaire.
L’article 16 doit être supprimé.
Les nominations effectuées par le chef de l’Etat doivent être soumises au Parlement :
- les nominations des autorités administratives indépendantes devraient faire l’objet d’une ratification par le Parlement à la majorité qualifiée des quatre cinquièmes ;
- les autres nominations (celles visées au dernier alinéa de l’article 13 de la Constitution et du décret du 6 août 1985) devraient faire l’objet d’auditions publiques devant les commissions permanentes compétentes et d’un avis conforme à la majorité simple.
Le renforcement de la fonction de contrôle du Parlement exige :
- de permettre l’organisation de questions d’actualité en dehors des sessions ordinaires, et en partageant le temps de parole à égalité entre majorité et opposition ;
* Ces préconisations conduiraient à supprimer de notre Constitution le mot « guerre » prohibé tant par le préambule de 1946 que par la Charte des Nations-Unies.- de renforcer le contrôle parlementaire de la politique européenne :
. l’article 88-4 de la Constitution doit être complété pour préciser les documents autres que ceux comportant des dispositions de nature législative que le Gouvernement est tenu de soumettre au Parlement qui sauf urgence motivée, disposerait d’un délai de six semaines pour se prononcer sur un projet d’acte de l’Union européenne.
. Avant tout Conseil européen, le Parlement doit pouvoir formuler ses orientations sur les questions débattues et le Gouvernement doit les prendre en compte ;
- de renforcer la fonction de contrôle de l’activité gouvernementale et l’implication du Parlement dans l’application des lois.
Dans ce but, il est proposé de :
. rendre obligatoire les études d’impact ;
. reconnaître, dans la Constitution, que le Parlement exerce une mission de contrôle de l’exécution des lois ;
. en l’absence de décret d’application, pris dans un délai de six mois suivant la promulgation de la loi, obliger le ministre à venir s’expliquer devant le Parlement ;
- de renforcer le contrôle par le Parlement des autorités administratives indépendantes :
. la création, l’organisation et le fonctionnement de ces autorités administratives relèveraient du domaine de la loi ;
. ces autorités administratives devraient rendre compte de leur action en remettant un rapport annuel aux présidents des assemblées et aux présidents des commissions permanentes ;
. elles viendraient présenter chaque année leur rapport annuel aux commissions permanentes.
Les propositions de renforcement des pouvoirs du Parlement n’auront de portée que si les parlementaires sont davantage disponibles pour exercer leur mandat.
Nous proposons donc que les ministres ne puissent exercer aucun mandat et le mandat unique pour les parlementaires.
4- Le rééquilibrage entre la majorité et l’opposition :
En la matière, il s’agit moins de conférer aux groupes parlementaires de l’opposition de nouveaux droits que de reconnaître la place qui doit être la leur. Nous proposons :
- d’inscrire dans la Constitution le principe de la représentation proportionnelle stricte pour la représentation des groupes politiques dans toutes les instances du Parlement (Bureau, Questure, vice-présidences, organismes extraparlementaires, groupes d’amitiés etc…)
- la faculté de créer une commission d’enquête à la demande d’un groupe parlementaire de l’opposition doit être assouplie et l’opposition devrait soit présider soit rapporter toute commission d’enquête ou mission d’information.
- la désignation d’un co-rapporteur de l’opposition pour tout projet de loi.
- enfin, la possibilité pour chaque groupe politique de présenter une contribution dans un rapport de commission, sur un projet ou une proposition de loi.
En conclusion, le Parti socialiste rappelle les conditions essentielles de modernisation de notre démocratie :
1- les droits du Parlement doivent être renforcés ;
2- la représentativité de l’Assemblée nationale doit être améliorée par l’introduction d’une dose de proportionnelle, le cumul des mandats interdit et la parité hommes-femmes généralisée ;
3- le Sénat doit être réformé afin d’y permettre l’alternance ;
4- la justice doit être rendue indépendante et responsable et le pluralisme des médias doit être garanti ;
5- le droit de vote des ressortissants étrangers aux élections locales doit être instauré ;
6- aucune modification de la Constitution ne doit conduire à attribuer des pouvoirs supplémentaires au chef de l’Etat. Dans cette optique, les articles 20 et 21 de la Constitution doivent être non seulement maintenus mais appliqués : le Premier Ministre devrait ainsi solliciter la confiance de l’Assemblée nationale avant d’engager son action et présenter, au début de chaque session parlementaire, un programme de travail donnant lieu à débat et à vote.
En revanche, il n’existe pas de responsabilité politique du Président de la République devant le Parlement ; il est donc impossible que le chef de l’Etat puisse s’y exprimer directement tout en conservant le droit de dissolution.
Face à la dérive en cours depuis mai 2007 et qui conduit à la concentration des pouvoirs entre les mains d’un seul homme, il est nécessaire de rappeler avec fermeté et solennité que seul un strict respect de la séparation entre des pouvoirs équilibrés est de nature à garantir un fonctionnement démocratique de nos institutions.
Ségolène Royal dément catégoriquement les propos qui lui sont prêtés concernant un referendum sur la souveraineté du Québec suite à sa rencontre avec Pauline Marois.
Elle rappelle que son déplacement au Québec avait pour but de préparer les cérémonies liées au 400ème anniversaire de la fondation de la ville de Québec et de découvrir le laboratoire d’idées et d’expériences de la Belle province. Elle n’a donc fait aucune déclaration publique ou privée concernant l’avenir institutionnel du Québec, ce qui a d’ailleurs été souligné à plusieurs reprises par la presse tout au long du voyage.
Ségolène Royal souhaite également rappeler avec force qu’elle refuse systématiquement, en France ou à l’étranger, de relater devant la presse ses entretiens privés.
Dans son livre l’Impasse M. Lionel Jospin stigmatise « les propos de touriste » de Ségolène Royal lors de son voyage en Chine, qui aurait vanté les mérites de la justice chinoise.
Accompagnant, en qualité d’avocat de nombreux étudiants poursuivis après les évènements de la place Tien An Men, Ségolène Royal lors de ce voyage, et sur sa demande, je me dois d’apporter les précisions suivantes puisque cette mise en cause concerne directement ou indirectement tous ceux qui faisaient partie de sa délégation.
Ségolène Royal a dès ses premiers pas à l’aéroport de Pékin demandé aux autorités chinoises à rencontrer des détenus ou condamnés, dont trois journalistes et deux avocats, dont un dit « aux pieds nus ».
Elle m’a demandé, ainsi qu’à un parlementaire français de porter une lettre aux présidents de l’association des journalistes chinois et à l’association des avocats chinois pour les interroger sur le sort de ces professionnels dissidents réprimés. Nous avons accompli ensemble avec M. Bruno Le Roux député de Seine Saint Denis cette mission, en compagnie de M. Jean Luc Domenach, avec un relatif succès auprès de l’Association des journalistes et sans résultat apparent en direction de l’association des avocats.
Elle a remis copie de cette lettre à un représentant du comité central du PCC.
Plus tard elle a interrogé à maintes reprises le ministre du commerce extérieur en présence d’une nombreuse délégation sur l’avenir du Tibet et elle a protesté contre le refus du dialogue opposé au Dalai Lama.
Dans sa conférence de presse elle a notamment indiqué que si elle était élue Présidente de la République elle suspendrait la signature de la convention d’extradition franco chinoise à la ratification des instruments du Pacte relatif aux droits civils et politiques de 1966 de l’ONU par la Chine, ce que ce pays n’a toujours pas fait. Ceci en contradiction avec le choix du gouvernement français de l’époque. C’était évidemment cela l’information.
Ouvertement solidaire des démarches identiques effectuées par Mme Merkel, Ségolène Royal a fait informer les autorités allemandes de ce qu’elle avait entrepris durant ce voyage pour que dans l’avenir puissent se coordonner leurs démarches respectives.
La campagne lançée contre Ségolene Royal, suite à un de ses propos détaché de son contexte, l’a été, avec un talent consommé, par Mme Myriam Levy, journaliste au Figaro, devenue depuis membre du cabinet de M. François Fillon.
Voilà les faits et rien d’autre qui ressemble à une soumission quelconque de Mme Royal vis-à-vis de la justice chinoise.
Que 9 mois après M. Jospin se joigne à une contre information de nature aussi orientée et partiale, sans avoir même tenté d’en vérifier le bien fondé, est consternant. Qu’il puisse penser que les personnalités nombreuses qui accompagnaient Ségolène Royal, dont trois présidents de Région, auraient pu cautionner une quelconque complaisance vis-à-vis de l’arbitraire est tout simplement humiliant.
Dans son livre, L’Impasse, Lionel Jospin se livre à une charge féroce contre vous. Ces attaques ne sont-elles pas un hommage involontaire à la place que vous occupez au sein du PS ?
(Rires.) Je préfère les hommages positifs, c’est plus agréable. Plus sérieusement, je crois surtout que ces propos renvoient à la campagne où un certain nombre de leaders socialistes, et non des moindres, n’ont pas été au rendez-vous. J’ai pensé que, puisque j’étais désignée par 60 % des militants, tout le monde se rangerait derrière moi pour que la gauche l’emporte. Je voyais bien que des réticences existaient, mais je n’avais pas imaginé que la violence du ressentiment pouvait atteindre une telle intensité. Certains leaders m’ont même dit en pleine bataille présidentielle – sans doute pour, une fois de plus, me renforcer – que je n’arriverais pas au second tour. S’ils avaient fait fi de leur ego et constitué un bloc autour de moi, alors peut-être aurions-nous eu la dynamique suffisante pour gagner. Il faudrait en tirer les leçons.
Estimez-vous que Lionel Jospin est fondé à faire ces critiques alors qu’il n’est pas parvenu au second tour ?
Je ne ferai aucune remarque désobligeante sur lui. J’ai le sens de la hiérarchie, des fonctions, je n’ai jamais dit de mal du Premier ministre. C’est ma morale politique. Je m’y tiens, je parle des idées, pas des personnes. En revanche, s’il exprime les choses de façon aussi cruelle, c’est que d’autres les ont pensées aussi. Ils n’acceptent pas la mutation de la France, celle du PS, les idées neuves que j’ai développées pendant la campagne, en particulier sur la question de l’ordre juste, de l’adaptation de la valeur travail. Lorsque j’ai dénoncé l’assistanat, on m’a rétorqué que cette critique ne correspondait pas à la tradition de la gauche… Quand j’ai parlé de la nation, du drapeau tricolore, il s’agissait presque de gros mots pour certains socialistes. Ils ont attaqué les jurys citoyens, alors que Gordon Brown est en train de les mettre en place.
Avez-vous l’impression que l’on cherche à vous détruire ?
C’est clair, certains ont commencé la bataille du congrès. Il faut être drôlement solide pour encaisser ces chocs : ceux de la campagne, de l’après-campagne et la tristesse des millions d’électeurs qui voulaient que la gauche gagne. Je la porte en moi, je m’en sens comptable aujourd’hui encore. Mais je n’ai pas le droit de m’écrouler, ne serait-ce que pour défendre la dignité des femmes.
Vous dites que cela confine au racisme…
Il s’agit effectivement des mêmes ressorts : le mépris et la volonté d’abaisser. Mais il faut voir dans la dénonciation de certains éléphants le refus d’une nouvelle génération et de la différence. On m’a même reproché une relation particulière au peuple. Ce qui est un comble dans une démocratie ! Jamais les militants et les premiers fédéraux du PS ne m’ont fait cette remarque. Au contraire.
Ces derniers jours, quand on l’interroge sur vous, Bertrand Delanoë botte en touche. Quels rapports entretenez-vous avec lui ?
Normaux.
Certains pensent que, s’il est réélu [à la Mairie de Paris, NDLR], il pourrait briguer le poste de premier secrétaire du PS. Ne serait-il pas alors votre concurrent le plus sérieux ?
Je lui souhaite d’être réélu, je ne suis en compétition avec personne. Ce qui m’intéresse, ce sont les propositions concrètes pour réformer la France avec efficacité et justice.
Mais souhaitez-vous devenir premier secrétaire ?
On verra. J’ai été candidate de tous les socialistes et je ne peux pas me permettre d’entrer dans cette bataille de chiffonniers, de courants et d’exclusions. J’ai une responsabilité politique et je verrai le moment venu la meilleure façon de l’assumer.
Dans l’entre-deux-tours, vous avez pris langue avec François Bayrou, qui s’attelle à la construction du MoDem. Êtes-vous en contact avec lui ?
Pas encore. Je suis pour l’ouverture, je crois qu’il peut y avoir des rapprochements sur un certain nombre de valeurs, mais sans alignement ni instrumentalisation. Je me reconnais par ailleurs également dans le mouvement altermondialiste. C’est-à-dire que l’on peut bâtir une alliance large de Bové à Bayrou, ce que j’ai tenté entre les deux tours.
Que pensez-vous des déclarations de Bernard Kouchner sur l’Iran ?
J’ai été la première à dénoncer le risque d’accès de l’Iran au nucléaire civil. Souvenez-vous alors des réactions critiques de Nicolas Sarkozy. Aujourd’hui, les faits me donnent raison et réhabilitent ma compétence. C’est également vrai dans d’autres domaines de la politique étrangère et de la politique économique et sociale.
Vous avez essuyé beaucoup de coups durant ces derniers mois de campagne. Comment avez-vous tenu le choc ?
Je remarque que, lorsque l’on se tourne vers les autres, on n’a pas le temps de penser à soi. On est tellement redevable des attentes, des espérances, que l’on se nourrit de l’affection des gens. Il faut aussi être bien entouré, ce qui est mon cas, avoir des amis proches, un cercle solide fait de personnes présentes depuis des années ou de nouveaux venus qui se montrent très combatifs.
L’action politique mérite-t-elle le prix que vous en payez ?
Je me pose parfois cette question. Jusqu’à présent, j’y ai toujours répondu positivement. C’est ce qu’on appelle la passion politique et la passion de la France. Si l’on n’est pas abattu par une épreuve, on en sort renforcé. Une polémique comme celle-là redonne de l’énergie, elle mobilise tous ceux qui me soutiennent. Mais il est vrai que la méchanceté ou la hargne laissent toujours des traces.
Mais, en ce qui vous concerne personnellement ?
Je ne veux pas parler de moi.
Que vous ont apporté ces récentes épreuves ?
J’ai acquis de la stabilité, de la confiance, de la capacité à faire la part entre l’essentiel et l’accessoire. J’ai aussi appris à négocier les coups et à les encaisser.
Qu’avez-vous découvert en vous que vous ne soupçonniez pas ?
Ma capacité de résistance. J’ai ressenti une force intérieure parce que, à un moment, j’ai eu le sentiment très aigu de porter l’histoire des autres : celle de la première femme qui va peut-être accéder à la présidence de la République. De toute façon, je ne peux ni reculer, ni flancher, ni m’agenouiller, ni avoir d’états d’âme. Il en va aussi de la rénovation du socialisme, qui doit rester une force structurante dans la politique française. La première chose à laquelle j’ai pensé lorsque j’ai été attaquée, c’est aux millions de gens qui attendent que leur vie s’améliore. Puis, à ce que les socialistes restent unis. Je me suis dit que, lorsqu’ils entendent que je n’ai pas les « qualités humaines » pour me présenter et que je suis une « candidate de seconde zone », eux aussi allaient être touchés.
Vous vous comparez à Jeanne d’Arc, vous citez les Évangiles. Pourquoi vous situez-vous sur le registre du martyr ?
Je préfère pardonner que rendre des coups bas. Je défends la laïcité et je n’ai aucune ambiguïté làdessus. Mais il existe des pensées profondes universelles et je ne vois pas au nom de quoi je vais m’interdire de les exprimer. Ça fait aussi partie de ma personnalité d’énoncer des vérités profondes. Évidemment, pour les esprits étroits et technocratiques, mieux vaudrait ne s’en tenir qu’aux propos politiciens. Il faut parfois des propos qui transcendent. On ne peut pas à la fois demander aux responsables politiques d’être de vrais chefs de file et leur reprocher de tracer des pistes originales, d’user d’expressions qui correspondent à une densité humaine.
Pensez-vous avoir un destin à accomplir ?
J’ai déjà ce destin. Donc, il a fallu que j’y croie pour assumer cette tâche malgré les embûches. Je n’ai pas surgi par hasard, comme certains voudraient le faire croire. Je pense que cet itinéraire n’est pas terminé. Si je le souhaite, si je suis bien accompagnée sur ce chemin et si cela correspond à l’intérêt du pays le moment venu.
Aujourd’hui, vous êtes aussi en phase de reconstruction personnelle. Qu’est-ce qui vous a permis de prendre un nouveau départ ?
Mes amis et mes enfants m’ont fait tenir debout et réciproquement, parce qu’ils ont souffert doublement de la défaite. Les épreuves sont derrière moi et maintenant j’ai toute ma liberté. Ayant de fortes responsabilités publiques, j’ai dû donner un certain nombre d’explications, car je ne supporte pas les mensonges.
Adame Ba Konaré, historienne et épouse de l’ancien président malien Alpha Oumar Konaré, a invité dimanche les historiens africains à participer à la rédaction d’un manuel d’histoire sur leur continent destiné à "mettre à niveau" les connaissances de Nicolas Sarkozy sur l’Afrique.
L’invitation, rendue publique lors d’une conférence de presse à Bamako, fait suite aux propos tenus par le chef de l’Etat français en juillet dans l’enceinte de la prestigieuse université Cheick Anta Diop à Dakar.
L’orateur, dont c’était la première visite en Afrique sub-saharienne depuis son élection en juin, y avait affirmé que l’Afrique était à la marge de l’Histoire, qu’elle était immobile, stationnaire.
"Le drame de l’Afrique, c’est que l’homme africain n’est pas assez entré dans l’Histoire. Le paysan africain (...) ne connaît que l’éternel recommencement du temps rythmé par la répétition sans fin des mêmes gestes et des mêmes paroles", avait affirmé le successeur de Jacques Chirac devant un parterre d’intellectuels sénégalais.
Pour Adame Ba, dont l’époux préside aujourd’hui la Commission de l’Union africaine, "ce sont des affirmations qui reposent sur des poncifs, sur les théories euclidiennes sur l’Afrique, sur l’imagerie coloniale, qui disaient que l’Afrique n’avait pas d’Histoire, qu’il fallait venir admirer l’enfance du monde en Afrique, que l’Africain était installé dans l’immobilisme et qu’il n’ y avait pas de dynamisme dans les sociétés africaines...".
L’historienne a expliqué que sa démarche, qu’elle a qualifiée de scientifique, consistait précisément à produire des connaissances censées s’opposer à des affirmations qui, selon elle, ne reposaient que sur des "pseudo-théories".
"Donc, l’objectif c’est d’inviter mes collègues historiens à produire chacun un article dans son domaine de compétence académique avant fin 2007. Lorsque tous les textes seront rassemblés, nous en ferons un recueil à paraître courant 2008.
"Et nous prendrons les mesures adéquates pour acheminer un exemplaire de cet ouvrage collectif vers le président Sarkozy et les autorités françaises, afin de les mettre à niveau de connaissance avec l’Histoire de l’Afrique", a ajouté l’universitaire.
De nombreux intellectuels africains avaient été choqués par le discours de Dakar du nouveau chef de l’Etat français, dont les thèses avaient été jugées par certains comme condescendantes et dépassées.
Avancée historique à la conférence de Montréal sur l'ozone.
Un accord a été trouvé pour accélérer l'élimination de substances nocives pour la couche d'ozone et le climat, a annoncé vendredi soir 21 septembre un porte-parole de l'ONU.
"Nous avons un accord historique. Des éléments de cet accord doivent encore être finalisés, mais les pays développés et les pays en développement se sont mis d'accord pour une action accélérée sur les HCFC (hydrochlorofluorocarbones) au bénéfice de la couche d'ozone et (de la lutte contre) les changements climatiques", a déclaré à l'AFP Nick Nuttal, porte-parole du Programme des Nations unies pour l'environnement (PNUE).
Il a précisé que les détails de l'accord seraient annoncés samedi lors d'une conférence de presse à laquelle participeront le ministre canadien de l'Environnement John Baird et le directeur exécutif du PNUE, Achim Steiner.
Trouver un arrangement avec des pays comme la Chine
La conférence des parties au protocole de Montréal, qui regroupe quelque 190 pays, avait commencé lundi. Son principal objectif est de parvenir à une accélération du calendrier d'élimination des HCFC, des substances nocives pour la couche d'ozone utilisées dans la réfrigération et la climatisation.
Leur élimination, plus rapidement que prévu, contribuera en même temps de façon importante à la lutte contre le réchauffement climatique, car les HCFC sont aussi un puissant gaz à effet de serre.
Le protocole de Montréal prévoyait l'élimination des HCFC en 2030 pour les pays développés et 2040 pour les pays en développement.
La plupart des pays représentés à Montréal étaient d'accord pour avancer de dix ans ces dates butoirs, mais des négociations se sont poursuivies tard vendredi sur des dispositions importantes concernant notamment la date du gel de la production des HCFC et les étapes de la baisse jusqu'à l'élimination totale.
Il a aussi fallu trouver un arrangement avec des pays comme la Chine qui souhaitaient une aide pour faciliter la transition vers des substances moins nocives pour l'environnement.
20e anniversaire du protocole
La conférence marquait aussi le 20e anniversaire du protocole de Montréal, signé en 1987 et unanimement salué comme un grand succès pour avoir réussi à pratiquement éliminer une première génération de substances appauvrissant la couche d'ozone, les CFC (chlorofluorocarbones).
L'ozone, une molécule issue de l'oxygène, joue un rôle essentiel en filtrant les rayons ultra-violets B, responsables notamment des cancers de la peau.
Le protocole n'a pas fait disparaître le trou dans la couche d'ozone, mais il a commencé à traiter le problème et a stabilisé la situation.
Retrouver en 2060 un état "voisin" de celui de 1980
La communauté scientifique estime désormais que la couche d'ozone pourrait, d'ici à 2050 ou 2060, retrouver un état "voisin" de celui de 1980, alors que le trou dans la stratosphère (15 à 25 km d'altitude) avait atteint en septembre 2006 la dimension record de 29,5 millions km2. Et, sans le protocole de Montréal, quelque 100 millions de cancers de la peau supplémentaires auraient été contractés d'ici à 2020.
Elle l’a dit tout au long de son séjour ici : « Le Québec, c’est ce qu’il y a de plus proche du paradis féministe ! »
Et Florence Montreynaud s’y connaît. L’historienne française, auteure encensée de l’encyclopédie Le XXe siècle des femmes — d’abord parue en 1989 et qui en est à sa cinquième édition —, milite dans le mouvement féministe depuis 1970.
Déjà connue, elle deviendra carrément célèbre lorsqu’elle crée, en 1999, le mouvement des « Chiennes de garde ». Le groupe manifeste masqué de têtes de chiens pour protester contre les (fréquentes !) insultes à caractère sexuel lancées contre les femmes qui occupent, en France, d’importantes fonctions publiques.
Un an plus tard, Mme Montreynaud fonde un autre groupe, « La Meute », qui lutte spécifiquement contre les publicités sexistes. Et l’an dernier, elle lance le réseau « Encore féministes ! », pour rappeler que le mouvement a encore toute sa raison d’être.
Une femme aussi engagée ne pouvait que suivre ce qui se passait au Québec. Et c’est ce que Florence Montreynaud faisait depuis des années. Mais elle n’y était jamais venue. Jusqu’à la semaine dernière où elle a été invitée à participer au lancement du plus récent numéro de la Gazette des femmes, qui pose la question : « Vaut-il mieux être femme en France ou au Québec ? » Match nul, répond le magazine du Conseil du statut de la femme.
« Je trouve qu’elles sont très diplomates », constate l’invitée, amusée. Car au cours de ses quelques jours ici, elle n’a pu s’empêcher de dresser la liste de ce qu’elle a apprécié et qui lui fait dire que le Québec s’en tire haut la main.
Elle a aimé qu’on la présente spontanément comme écrivaine, avec un gros « e ». Que les journalistes ne la traitent pas comme une rescapée des temps anciens. Et que des lieux publics portent des noms de femmes (« En France, il n’y en a que pour Jeanne d’Arc et Marie Curie ! »), ou que le militantisme de base existe toujours. Elle assure aussi que notre féminisme d’État est ce qu’il y a de mieux, tous pays confondus.
Et puis dans la rue, au resto, avec les étudiantes, personne n’a sursauté quand elle se présentait en tant que féministe. « J’arrêtais des gens dans la rue et je leur disais que j’étais une chercheuse féministe en voyage au Québec et que j’étais égarée. Et pour tout le monde, c’était très bien ! »
L’« adelphité »
Surprise aussi de constater qu’il est possible ici qu’un homme gagne moitié moins que sa femme — chose inavouable en France. Et qu’hommes et femmes ne se sentent pas continuellement tenus de sexualiser leurs relations. Elle a même inventé un mot pour désigner cette façon d’être : l’« adelphité », qui témoigne d’un rapport d’égalité.
« Ici, je peux parler aux hommes comme humains, pas comme si j’étais en train de les draguer. C’est tellement reposant ! En France, tout est sexualisé. Il est du devoir d’un homme de faire la cour aux femmes qu’il croise, même s’il n’a aucune intention d’aller plus loin. Ça fait partie du code, sinon ce n’est pas un homme. Et dans la vie courante, c’est sans arrêt des sous-entendus entre hommes, que les femmes doivent faire semblant de ne pas comprendre. »
Français et Françaises appellent cela de la séduction, et ils y sont terriblement attachés. Florence Montreynaud, elle, y voit plutôt un vernis qui ne cache que du machisme. Les femmes s’y plient parce qu’il est tellement rassurant de s’en tenir à des comportements connus.
Les Québécoises — peut-être à cause de leur passé de pionnières qui les a rendues fortes, avance Mme Montreynaud — ne participent pas à ce jeu de la minauderie généralisée. Elles sont plus à l’affût aussi des dérapages sexistes.
Enfin, presque. Car la militante française a eu une grosse déception durant son séjour : vous avez vu les pubs ? « Depuis que je suis descendue de l’avion, à ma grande déception, je vois des femmes nues pour vendre n’importe quoi ! Moi qui m’étais inspirée de vos luttes contre la publicité pour créer Les chiennes de garde... »
Tenir la garde haute
Conclusion : baissez la résistance et le sexisme revient au galop ! Florence Montreynaud a donc décidé d’agiter les troupes avant de reprendre l’avion. Elle assure que, sous peu, le Québec aura sa Meute pour rappeler que la sexualisation du corps des femmes doit encore se dénoncer. Tout un combat à l’heure où même les fillettes de sept ans ont droit à leurs « strings », comme nous l’apprenait récemment un quotidien montréalais !
« Le corps est un nouvel instrument d’esclavage, soupire la militante. Ce que les femmes ont voulu libérer est devenu notre prison. Le corps n’est pas quelque chose que nous avons l’honneur d’habiter mais un objet que l’on maltraite pour correspondre à des modèles. Et ce corps-marchandise, ce corps exploité dans la publicité, c’est au fond le même vaste sujet que la pornographie et la prostitution. »
Car pour elle, la trame de fond est la même : le droit des hommes à acheter le corps de jeunes femmes qui ne les désirent pas. « C’est le sujet central du féminisme, dit-elle, forte d’années d’études sur la question. Tant qu’un corps sera utilisé comme une chose, on ne pourra pas dire que nous avons obtenu l’égalité. »
Le mouvement féministe est pourtant déchiré face à la prostitution.
C’est un métier qui peut être librement choisi, disent plusieurs. Florence Montreynaud, 54 ans, connaît très bien l’argument.
« Mais je suis assez vieille maintenant pour avoir vu les premières travailleuses du sexe, celles de la révolte des prostituées en France en 1975. Elles disaient : "Nous sommes libres, indépendantes..." Des années après, quand elles ont arrêté, elles nous ont dit : "Comment avez-vous pu me croire ?" Je n’ai jamais oublié cette phrase. »
Elle l’a souvent réentendue depuis. Et il n’y pas là de paradoxe, dit-elle. Rien de plus normal qu’une femme dont le corps est transformé en marchandise cherche, par les mots, à garder une certaine estime d’elle-même. Il est plus étonnant que des féministes acceptent sans broncher qu’on leur dise que faire 20 pipes par jour, c’est un métier.
Car la sexualité, argumente-t-elle, devrait être la rencontre de deux désirs : pas l’un qui s’impose à l’autre. Comment peut-on croire qu’il est possible de consentir à son propre abaissement ?
Il n’est d’ailleurs pas plus acceptable, à ses yeux, que les femmes se payent un beach boy, comme le font de plus en plus de touristes dans les pays chauds. Homme ou femme, un prostitué ne sort jamais indemne d’une telle relation, martèle Florence Montreynaud. Et celui ou celle qui paie est strictement dans une logique de domination.
Et qu’on ne lui dise pas que la prostitution est le plus vieux métier du monde. L’argument n’a pour fonction que de faire croire que ça devrait durer toujours, dit-elle. Mais l’histoire est tout autre. « La sexualité, dit-elle, c’est un besoin, mais pas un besoin primaire. Avant de faire l’amour, il y a le besoin de manger, se vêtir, avoir chaud. Toutes ces fonctions ont entraîné des métiers. La prostitution est venue bien après...
« En fait, le plus vieux métier du monde des femmes, c’est certainement sage-femme ! », souligne avec un grand sourire l’historienne.
MONTREAL - Les questions que se posent présentement les Québécois sur les accommodements raisonnables sont des questions que se posent toutes les nations et l'expérience québécoise en la matière intéresse l'ex-candidate socialiste aux présidentielles françaises, Ségolène Royal.
Mme Royal, de passage au Québec en prévision des fêtes du 400e de la Ville de Québec, a prononcé une allocution, mercredi, devant une salle bondée de l'Université de Montréal.
Au thème prévu de la francophonie mondiale, elle a toutefois ajouté celui des changements climatiques, abordant aussi très brièvement celui des accommodements raisonnables.
Mme Royal a reçu un accueil digne d'une vedette du cinéma américain, traînant derrière elle une suite d'une centaine d'étudiants qui cherchaient à croquer sa photo ou à l'approcher pour lui parler, la hélant par son prénom. Sa garde rapprochée avait peine à circuler dans les couloirs de l'université et dans les escaliers tant elle suscitait l'engouement. Une salle de débordement a dû être ouverte, les 750 places de l'auditorium dans lequel elle prenait la parole ayant vite été comblées.
Ségolène Royal s'intéresse au Conseil des services essentiels
Par Sylvain Larocque, La Presse Canadienne
MONTREAL - Alors que fait rage le débat sur le service minimum en France, la socialiste Ségolène Royal s'est fait expliquer le fonctionnement du Conseil des services essentiels, jeudi.
L'ex-candidate à l'élection présidentielle s'est opposée à la loi adoptée le mois dernier par l'Assemblée nationale française, ce qui ne l'a pas empêchée de se montrer vivement intéressée par l'organisme québécois, pourtant plus contraignant que le projet du président Nicolas Sarkozy.
La loi française obligera chaque salarié des transports en commun à donner un préavis de 48 heures avant de prendre part à une grève. Elle impose aussi aux entreprises du secteur l'élaboration, avant la fin de l'année, d'un plan de "prévention des conflits", comme il en existe déjà un dans le métro parisien.
Mme Royal a estimé qu'il y avait dans le système québécois un "équilibre entre le droit fondamental à la grève et le bon fonctionnement des services publics".
Elle a particulièrement apprécié la "souplesse" du Conseil des services essentiels dans son fonctionnement, qui contraste, selon elle, avec le régime "assez rigide" proposé par le président Sarkozy.
Or, les syndicats québécois critiquent régulièrement le régime des services essentiels, y voyant une limitation de leur droit de grève.
Ségolène Royal s'est aussi montrée intriguée par le Fonds de solidarité de la FTQ, qui investit dans des PME les cotisations REER versées chaque année par des milliers de Québécois.
Plus tard jeudi, Mme Royal devait rencontrer des chefs d'entreprises québécoises, avant de s'envoler pour Paris.
Ségolène Royal cherche des idées neuves au Québec
Par Guillaume LAVALLEE
MONTREAL - Délinquance sexuelle, environnement, culture, l'ex-candidate à la présidence française Ségolène Royal a cherché au Québec des réponses à quelques questions d'actualité importantes en France au cours d'un voyage où elle a été parfois accueillie comme une "rock star".
La visite de Mme Royal a suscité un vif intérêt dans la province francophone, les médias la suivant pas à pas, tandis que des étudiants se bousculaient pour assister à son discours, mercredi, à l'Université de Montréal.
"Ségolène, rock star", titrait jeudi le quotidien Le Devoir au-dessus d'une photo de Mme Royal qui a passé la soirée avec le gotha culturel montréalais dont Luc Plamondon et Robert Charlebois - qui a tenté une brève imitation de Johnny Halliday.
Au-delà de ces mondanités, Ségolène Royal dit être venue au Québec "curieuse" des réalisations de la province francophone en matière notamment de traitement des délinquants sexuels, un sujet d'actualité en France où le président Nicolas Sarkozy prône la "castration chimique" pour traiter certains de ces délinquants et la création d'hôpitaux "fermés pour pédophiles".
Elle a visité l'unité de traitement des délinquants sexuels de l'hôpital Robert-Giffard, à Québec, discuté avec son équipe multidisciplinaire et même avec deux patients en traitement à la suite d'une décision des tribunaux.
"Giffard, ça contrecarre l'idée que l'on ne peut rien faire, que la récidive est une fatalité", explique-t-elle. Au Canada, le taux de récidive des criminels sexuels est estimé à 17% pour ceux qui ne sont pas traités, 10% pour ceux qui sont traités, mais l'hôpital Robert-Giffard chiffre à un peu plus de 7% ce taux dans son programme de traitement.
"Il ne s'agit pas de construire un hôpital-prison. Ce sont essentiellement des problèmes humains, les murs ont les a. Ce sont les équipes humaines qui manquent et là on voit que c'est possible et que c'est réalisable", poursuit Mme Royal.
L'ex-candidate socialiste à la présidence a aussi discuté avec des groupes écologistes québécois du Protocole de Kyoto, des effets du réchauffement de la planète au Canada, d'éco-construction, des OGM et de commerce équitable.
Sur l'environnement, le Québec est "très en avance par rapport au Canada et même par rapport à la France", note-t-elle, évoquant les investissements récents de la province pour développer sa filière éolienne.
Plusieurs ténors indépendantistes ont assisté à son discours sur la diversité culturelle à l'Université de Montréal et les analystes ont fait un rapprochement entre Ségolène Royal et Pauline Marois, nouvelle chef des indépendantistes du Parti québécois (PQ), femme de "gauche" et mère de quatre enfants.
"Nos liens avec le Parti socialiste sont étroits et puis, ils sont idéologiquement forts", note Louise Beaudoin, ex-député du PQ, longtemps chargée de promouvoir en France l'indépendance du Québec. "M. Sarkozy, on ne l'a pas entendu sur le Québec... On ne sait pas ce qu'il pense, il n'a rien dit", poursuit-elle.
Avant Ségolène Royal, Alain Juppé qui a séjourné au Québec un an en 2005-2006, avait lui aussi jugé que la France pouvait tirer des enseignements du fonctionnement de la société québécoise, souligne son ancien collègue à l'Enap de Montréal, Christian Dufour.
Ségolène pour le renforcement de la Francophonie
Par Éric Clément, La Presse
Ovationnée ce mardi midi par quelque 750 étudiants de l’Université de Montréal (UdM) venus entendre son allocution, la socialiste française Ségolène Royal a plaidé pour un renforcement de la francophonie, avec notamment la création d’une université francophone dans les grandes capitales de la francophonie.
L’auditorium Jean-Lesage de l’UdM était trop petit pour accueillir tous ceux qui souhaitaient entendre la candidate du Parti socialiste défaite par Nicolas Sarkozy au second tour des élections présidentielles françaises, en mai dernier.
Plus de 200 personnes ont dû rebrousser chemin et devront se contenter de lire, mercredi, son discours sur le site Internet du Centre d’études et de recherches internationales de l’UdM (www.cerium.ca).
Mme Royal, actuellement présidente de la région Poitou-Charentes, était venue présenter son «nouveau regard sur la francophonie et le monde». Les attentes étaient grandes de la part de l’assistance. L’ancienne ministre péquiste Louise Beaudoin a mentionné à Cyberpresse avant le début du discours: «Que les Français s’intéressent à la francophonie serait déjà un grand pas en avant !»
La francophonie et la question de la langue ont effectivement dominé les thèmes de l’allocution de Ségolène Royal. Celle-ci a insisté sur le fait qu’il fallait profiter du Sommet de la francophonie (qui aura lieu à l’automne 2008 à Québec dans la foulée des célébrations du 400ème anniversaire de la fondation de la Vieille-Capitale) pour donner «un souffle nouveau» à cette organisation de plus d’une cinquantaine d’États dans le monde qui représenteront 300 millions de personnes en 2050.
«Tous les francophones sont de cultures, de continents différents et ne s’opposent pourtant pas, a-t-elle dit. C’est en cela que la francophonie peut devenir un modèle d’un nouvel équilibre mondial.»
Mme Royal a dit que contrairement à ce que pensent « certaines élites », la francophonie n’est pas «dépassée». «Je crois même que notre commune défense de la francophonie préfigure les combats de demain pour une ‘mondialité’ riche de sa diversité linguistique et culturelle, respectueuse de toutes les identités», a-t-elle dit.
Le questionnement actuel des Québécois sur les accommodements raisonnables est d'intérêt pour toutes les nations, estime l'ex-candidate socialiste aux présidentielles françaises, Ségolène Royal.
"Les questions aujourd'hui en débat au Québec autour de ce qu'on y appelle les accommodements raisonnables me paraissent essentielles.
Ce sont des questions que se posent toutes les nations, toutes les sociétés que les vagues migratoires, la soif croissante des individus
et les effets de la mondialisation poussent à actualiser leurs valeurs communes et leurs règles de vie", a affirmé la candidate défaite aux dernières présidentielles françaises.
Mme Royal, de passage au Québec en prévision des fêtes du 400e
de la ville de Québec, a prononcé une allocution, mercredi, devant
une salle bondée de l'Université de Montréal.
Elle s'est dite intéressée par l'expérience québécoise, parce que le Québec a su survivre dans un environnement majoritairement anglophone, tout en tentant de reconnaître ses composantes actuelles "sans heurter le besoin d'unité et de respect des valeurs fondatrices comme l'égalité, la liberté et la fraternité".
Mme Royal a reçu un accueil digne d'une vedette du cinéma américain, traînant derrière elle une suite d'une centaine d'étudiants qui cherchaient
à croquer sa photo ou à l'approcher pour lui parler, la hélant par son prénom.
Sa garde rapprochée avait peine à circuler dans les couloirs de l'université et dans les escaliers tant elle suscitait l'engouement.
Une salle de débordement a dû être ouverte, les 750 places de l'auditorium dans lequel elle prenait la parole ayant vite été comblées,
a-t-on indiqué à l'Université de Montréal.
Invitée par le Centre d'études et de recherches internationales de l'Université de Montréal (CERIUM), Mme Royal a bien sûr abordé
le dossier de la francophonie dans le contexte de la mondialisation,
mais aussi celui, plus délicat, des changements climatiques.
"Je sais que le Canada et la France n'ont pas fait le même choix face
au Protocole de Kyoto mais, depuis, la prise de conscience écologique s'est partout renforcée. Le monde a besoin du Canada", a-t-elle clamé.
Sur la question de la francophonie, Mme Royal a rappelé que, selon les prévisions, il y aura 300 millions de personnes qu parleront français en 2050. "Tous les francophones sont de cultures, de continents différents
et ne s'opposent pourtant pas. C'est en cela que la francophonie peut devenir modèle d'un nouvel équilibre mondial."
En tant que socialiste, elle s'est aussi intéressée au dialogue social
qui a cours au Québec entre les différents partenaires de la société civile.
Elle doit notamment rencontrer des gens du Fonds de solidarité des travailleurs (FTQ) et du Conseil consultatif du travail et de la main-d'oeuvre, un organisme qui favorise la concertation entre patrons
Claironnant à chaque intervention son sempiternel "je ne vous mentirai pas, je ne vous trahirai pas", il a déjà prévu la riposte en cas d'échec :
"Les Français ne m'en voudront pas d'avoir essayé.
Et si ça ne marche pas, je tenterai autre chose." Comptant sur la magie
de son verbe et l'ivresse du mouvement qu'il crée pour maintenir
au plus haut sa cote de popularité, M. Sarkozy semble décidé
à se sauver tout seul en cas d'échec. ( LE MONDE )
Sarkozy déclare : « J’inclinerais pour ma part à penser qu’on naît pédophile, et c’est d’ailleurs un problème que nous ne sachions
soigner cette pathologie-là. Il y a 1200 ou 1300 jeunes qui se
suicident en France chaque année, ce n’est pas parce que leurs parents s’en sont mal occupés ! Mais parce que génétiquement
ils avaient une fragilité, une douleur préalable.
Prenez les fumeurs : certains développent un cancer, d’autres non.
Les premiers ont une faiblesse physiologique héréditaire.
Les circonstances ne font pas tout, la part de l’inné est immense ». « Génétiquement » : une position intellectuelle tellement répandue
outre-Atlantique !"
Ce à quoi le généticien Axel Kahn (Marianne a publié sa tribune, normal son frérot est le fondateur) a rétorqué : “La vision d’un gène commandant un comportement complexe tel que ceux conduisant
à l’agressivité, à la violence, à la délinquance, à la dépression profonde avec dérive suicidaire, est ridicule et fausse”.
Il en tire la conclusion suivante “cette conviction réaffirmée
par le candidat de l’UMP à l’Elysée confirme ses liens
idéologiques avec la nouvelle droite”
LE TABLEAU D'HONNEUR DE SEPTEMBRE 2007 APRES 50 MIN
Merci pour cet accueil extraordinairement chaleureux.
Je n'ai qu'un regret à émettre, en effet, c'est que cette salle ne soit pas assez grande pour accueillir les plusieurs centaines de personnes qui sont à l'extérieur et j'espère que vous allez obtenir, en effet, tout le crédit public pour construire un très grand amphi où je reviendrai l'année prochaine pour vérifier.
Merci monsieur le recteur Vinet pour les mots aimables que vous venez
de prononcer et je salue aussi le directeur du CÉRIUM, Jean-François Lisée, qui a organisé cette rencontre, vos collaborateurs, M. Frémont et Mme Crago, bien évidemment vous tous, étudiants, étudiantes, enseignants, enseignantes, les élus aussi de l'Assemblée nationale,
de la Chambre des Communes, les élus municipaux qui sont présents, un mot aussi pour saluer mon amie Mme Louise Beaudoin, et enfin bien évidemment tous les chercheurs ici représentés.
Nous avons là un concentré de matière grise, toutes générations confondues, et laissez-moi vous dire tout l'honneur qui m'est fait aujourd'hui par cette occasion de prendre la parole devant vous.
D'abord, je suis venue vers le Québec, au Canada, ici à Montréal avec curiosité, et je dois vous dire que je ne suis pas déçue.
J'ai envie de dire d'abord : Merci, merci Québec, peuple né d'un voyage visionnaire, de l'exil et de la rencontre. Au-delà de l'hiver et du doute, quatre siècles durant, Québec, tu as tenu. Arrimé à cette langue de France, tu as su traverser les épreuves du temps et tu connais le prix des mots.
Il faut saluer aujourd'hui, Québec, ton courage et garder cet extraordinaire esprit bâtisseur et qui doit continuer à nous tourner vers l'avenir.
Alors de part et d'autre de l'Atlantique, le nom d'une ville et d'un homme témoignent de notre histoire commune, puisque c'est dans la Région que je préside, à Brouage, que naquit Samuel de Champlain et la promesse d'une Amérique française ou d'une nouvelle France. Comme on voudra. C'est du Poitou, des Charentes, puis de Normandie et d'Île-de-France que par centaines, des femmes et des hommes vinrent au-devant des peuples amérindiens pour inventer le Nouveau-Monde. Et aujourd'hui encore, nous devons, face à la mondialisation qui menace, savoir si nous pouvons faire la pire ou la meilleure des choses et donc à nouveau inventer un nouveau monde.
Ainsi, sommes nous, toutes et tous, unis dans le temps, avec nos différences et nos richesses propres. C'est cette habitude du vivre-ensemble solidaire qui est pour notre avenir la plus formidable des ressources. Ce patrimoine commun est un gage de paix. Ensemble, nous en avons la charge et nous pouvons en donner l'exemple pour d'autres parties du monde.
Ensemble, l'année prochaine, nous le célébrerons le 400e, et c'est encore ensemble que nous aurons la responsabilité de l'accroître et de le transmettre. Grâce à cette ténacité, les quelques arpents de neige dont parlait Voltaire ont vu émerger une société moderne dont le dynamisme et l'ouverture sont souvent cités en exemple. Et c'est mérité. Au cours des dernières décennies, la société québécoise a opéré une transformation à la hauteur du pari audacieux qu'avaient tenu les artisans de la Révolution tranquille. C'est cela aussi qu'ensemble nous célébrerons.
Ce 400e anniversaire de la fondation du Québec et le Sommet de la Francophonie du mois d'octobre qui l'accompagnera seront l'occasion de conjuguer nos efforts pour donner à la Francophonie un souffle nouveau, à la hauteur des enjeux politiques du siècle où nous entrons. Côte à côte, nous avons OEuvré à la reconnaissance de la diversité culturelle pour donner à la mondialisation un autre sens que le seul profit. Cette lutte qu'ensemble nous avons engagée, il nous faut la poursuivre, car de son issue, nous le savons bien, dépend la persistance des valeurs fondamentales de chaque société. Parallèlement, il nous faut tout entreprendre pour éviter les ravages des replis identitaires et le heurt de civilisations. Fernand Braudel nous a enseigné la part de la langue dans la construction de notre identité.
Et il y aura en 2050, 300 millions d'hommes et de femmes qui parlent français. Nous souhaitons qu'il y en ait davantage encore. Tous les Francophones sont de cultures, de continents différents et, pourtant, ils ne s'opposent pourtant pas. Et c'est en cela que la Francophonie peut devenir modèle d'un nouvel équilibre mondial. Parce que quatre siècles après Champlain, face aux enjeux internationaux, la France et le Québec se retrouvent. Et le 400e ne doit pas être seulement une commémoration, mais un nouvel élan pour le siècle qui vient.
Or je sais aussi que pour certaines élites, en France, promptes à épouser les conformismes dominants, la francophonie serait dépassée, hors de la modernité. Quel contresens ! Je crois, moi, à la modernité de cet espace affinitaire dessiné par le partage d'une langue et la volonté de la défendre, de la promouvoir, dans le concert du monde. Je crois même que notre commune défense de la francophonie préfigure les combats de demain pour une > (comme le dit si bien Édouard Glissant) riche de sa diversité linguistique et culturelle, respectueuse de toutes les identités. Le français est, avec l'anglais, la seule langue parlée sur tous les continents : que de fenêtres ouvertes sur le monde ! La langue n'est pas qu'un vernis ou une marchandise, elle est ce qui porte et structure la pensée. Et au risque de vous surprendre, je vous dirais que la monoculture appauvrit la pensée comme elle appauvrit les sols. Et c'est pourquoi je crois qu'il y a un lien d'ailleurs très direct entre le combat culturel et le combat environnemental, c'est-à-dire entre la diversité culturelle et la biodiversité, toutes les deux étant en quelque sorte des sciences du vivant. Antonine Maillet raconte que, jusqu'à Rabelais, la langue française avait un lexique de 100 000 mots. Brutalement, avec Racine, on est tombé à 5 000 mots, où sont passés les autres ? Elle répond au Québec et aux Antilles. Et j'ajoute d'ailleurs en Afrique. Et Antonine Maillet a dit ceci merveilleusement, au fond ces mots qui sont partis ils sont aussi souvent revenus et ils ont enluminé la langue française.
Vous avez, vous, l'ardeur et la lucidité qui, parfois, font défaut chez ceux qui n'ont pas eu à défendre leur langue et leur culture. Vous avez, avant nous, pris des mesures dont, ensuite, nous nous sommes inspirés pour garantir à la radio des quotas de chansons en langue française, par exemple. Et nous partageons cette forte conviction que la culture ne peut se réduire à une marchandise comme les autres, pas plus que la langue, qu'elle justifie un soutien clairvoyant et tenace des pouvoirs publics si l'on ne veut pas du règne sans partage des produits standardisés et de la loi commerciale du plus fort. La vitalité culturelle québécoise et canadienne, et le talent reconnu à l'échelle internationale d'un grand nombre de vos artistes, les réussites de vos industries culturelles témoignent que cette approche est la bonne et que le volontarisme a des résultats et que le monde y gagne en talents qui ont pu éclore et trouver leurs publics.
Des talents comme celui de Robert Lepage, qui m'a conduit dans La Caserne, ou comme celui des nombreux artistes québécois que je rencontrerai ce soir. Et le talent des chercheurs, des scientifiques, des enseignants et des étudiants qui sont aujourd'hui devant moi.
C'est en 1986 que naît la francophonie institutionnelle avec le premier sommet tenu à Paris. Mais, ne l'oublions jamais, c'est la déclaration de Bamako qui fonde, en 2000, la dimension vraiment politique de la francophonie. C'est-à-dire le passage de la défense de la langue à la défense des cultures, à la défense des droits de l'homme, à la défense des solidarités, à celle du développement durable, à la lutte contre la pauvreté et à la lutte contre les écarts entre le Nord et le Sud, et tout se tient dans le combat pour la diversité, pour l'égalité et pour la fraternité.
Une nouvelle étape est à réussir ici en octobre 2008, lors du Sommet de la Francophonie, pour qu'il n'en sorte pas que des discours, mais qu'on y intègre bien les étapes anciennes et les nouvelles qui sont à franchir. C'est une échéance capitale. C'est un des rares endroits où il y a encore un dialogue Nord-Sud. Étape capitale pour développer, pour communiquer, pour inventer, et pour tout faire pour protéger la planète parce que c'est une condition de la paix. Et très rarement, même pratiquement pas, lors des précédents Sommets de la Francophonie, la question environnementale n'a pas été abordée et je pense qu'il est temps de le faire. Chacun en est responsable à son niveau - au niveau global, au niveau local - et moi je rejoins les deux préoccupations et c'est pourquoi aussi en tant que Présidente de la région Poitou-Charentes, j'ai signé hier, à Montmagny, des accords de partenariat sur les éco-industries. Et si chaque territoire fait cet effort, si chaque citoyen fait cet effort et se sent citoyen du monde, alors à ce moment-là, c'est le domaine de prédilection où les comportements individuels, les comportements collectifs, les responsabilités politiques, l'engagement des territoires, rejoint l'épopée à laquelle on nous appelle pour protéger la planète pour les générations futures.
On le voit bien, dans ce domaine, l'égalité démocratique, l'égalité sociale et l'égalité culturelle : ces trois fronts sont aujourd'hui indissociables. Car le paradoxe bien connu maintenant de la mondialisation, c'est qu'en abolissant les distances physiques et en généralisant la concurrence de tous contre tous dans un univers où tout se sait, où tout se voit, où tout se compare, c'est mondialisation révèle - au sens quasi photographique - et parfois avive les distances et les différences culturelles. Comme l'analyse très bien Dominique Wolton, la société de l'information n'est pas nécessairement une société de communication, de compréhension et de respect mutuel. Il y a du chemin à faire pour que l'information soit synonyme de ces trois valeurs. La capacité à communiquer, c'est-à-dire à comprendre l'autre, donc la compréhension, le deuxième pilier et le troisième, le respect mutuel. Entre le rêve illusoire du village global et la désolation des confrontations et des incompréhensions, il y a place pour l'utopie concrète, celle que nous devons construire ensemble. L'utopie réaliste d'une pluralité juste et d'une solidarité vraie.
Dans ce contexte, une langue partagée sous toutes les latitudes, c'est une ressource extraordinairement positive. La solidarité linguistique francophone, j'en suis convaincu, est un facteur de réassurance dans un monde qui bouge de plus en plus vite et dans lequel les citoyens ont besoin de repères. Notre commune identité francophone n'est pas une identité refuge, n'est pas un repli, c'est une identité ouverte, rationnelle. C'est une affinité qui n'exclut pas. Tenir à sa langue, ce n'est pas s'opposer aux autres, c'est se respecter soi-même et, sachant ce que l'on veut pour soi, le vouloir également pour les autres. Défendre le français, ce n'est pas seulement l'affaire des pays où il est langue première ou officielle, mais de tous ceux où on l'aime, où on le parle aux côtés d'autres langues car notre francophonie n'est pas ennemie du plurilinguisme, mais au contraire attentive à tous les qui s'annonce. Je sais que le Canada et la France n'ont pas encore fait le même choix face au protocole de Kyoto mais, depuis, la prise de conscience écologique s'est partout renforcée et je sais que nous allons tous aller de l'avant. Pour moi qui attache une importance prioritaire à l'excellence et à la sécurité environnementales, ce voyage au Québec est aussi une occasion d'évoquer ces questions et de voir, sur place, des réalisations éco-industrielles exemplaires et de rencontrer, tout à l'heure, les associations de défense de l'environnement.
Enfin, et ça n'est pas le moins important, les questions aujourd'hui en débat au Québec autour de ce qu'on y appelle > me paraissent essentielles. Elles interpellent chacun à l'échelle de toutes les nations. Comment assumer la pluralité des origines pour fortifier l'appartenance commune ? Comment lutter efficacement contre les discriminations ? Quels droits et quels devoirs pour les individus et les groupes ? Quelle laïcité ? Comment construire une histoire partagée, quel respect pour les religions, bref, quelle histoire accueillante à toutes les mémoires et toutes les trajectoires, qui soit un point d'appui pour se projeter ensemble vers l'avenir et qui nous unit plutôt que de nous diviser ?
Ce sont des questions fondamentales que se posent aujourd'hui toutes les nations, toutes les sociétés. Et les vagues migratoires, notamment celles qui sont issues de la pauvreté, trouveront aussi leur solution grâce à un développement plus équitable entre le Nord et le Sud, mais la soif croissante de reconnaissance des individus et les effets de la mondialisation nous poussent à réfléchir et à actualiser les valeurs communes et les règles de vie.
L'expérience ici est particulièrement intéressante, car elle est à la fois une réussite pour être reconnue dans un environnement différent, les reconnaissances sont là sans heurter le besoin d'unité et le respect des valeurs fondatrices comme l'égalité entre les hommes et les femmes. Nos approches et nos outils ne sont pas forcément les mêmes, mais nos interrogations sont très voisines et je pense que les échanges sur nos expériences respectives peuvent être très fructueux. J'ajoute que, convaincue que nous devons actualiser un > français qui cherche à mieux tenir ses promesses dans le monde d'aujourd'hui, je suis curieuse de voir aussi comment, ici, on cherche aussi un nouvel équilibre entre le rôle de l'État et celui du marché, entre les adaptations nécessaires et les protections solidaires, auxquelles vous êtes fortement arrimées, comme l'accès à l'éducation et à la santé et sur lesquelles il ne faut pas en rabattre. À cet égard, j'attends beaucoup de la rencontre de demain avec le Conseil consultatif du travail et de la main-d'OEuvre, et la présentation du Fonds de solidarité des travailleurs. Il me semble en effet que nous avons en commun une culture qui refuse l'effacement de la puissance publique et qui croit au pouvoir de la volonté politique pour corriger le désordre des choses en appui sur l'écoute des citoyens et sur la Démocratie participative. C'est, par exemple ici, comme je l'ai dit tout à l'heure, qu'ont été le plus efficacement défendues, les identités culturelles, à la radio et à la télévision où il reste beaucoup à faire. Je crois aussi que ces mesures de protection et de promotion ont favorisé l'éclosion des talents et n'est pas étrangère au vif succès des artistes sur la scène internationale. Mais je vois que dans tous les domaines que nous venons d'évoquer, il y a une convergence un volontarisme, pour agir, et un pragmatisme, c'est-à-dire le souci des résultats, dont la tradition française est peut-être moins familière, mais qui est pourtant, à mes yeux, une condition de l'efficacité des politiques publiques.
En matière de sécurité, par exemple, de prévention de la délinquance et de la récidive, et en particulier de la criminalité sexuelle, il y a aussi ici des expériences et des résultats, comme celles menées par l'Institut Robert Giffard que j'ai visité hier, qui font la preuve de leur efficacité, car elles ont les moyens de leurs objectifs et se gardent de ce populisme pénal qui, jamais, n'obtient les résultats promis. Et la France serait bien inspirée d'installer des instituts Giffard auprès de tous les centres pénitentiaires. Dynamisation économique, protection contre les dérives de la financiarisation, création d'emplois : sur tous ces sujets aussi, je suis très intéressée par vos démarches et vos réalisations.
Comme vous le voyez, l'amitié enracinée dans l'histoire, la curiosité personnelle, le travail de toute mon équipe ici rassemblée, les combats partagés et les questionnements communs sont à l'origine d'un voyage dont j'avais depuis longtemps le projet et dont je prends aujourd'hui le temps avec grand plaisir. Et en plus, je vais vous faire une confidence : je crois que c'est en ouvrant toutes grandes ses portes et ses fenêtres sur l'expérience et l'intelligence des autres, de vous, que la gauche française renouera avec son temps et formulera, à sa manière, une proposition politique en phase avec les attentes actuelles des Français et en prise avec les mutations de notre monde.
C'est pourquoi je me déplace voir ceux qui m'invitent à le faire, comme ici. J'observe. J'écoute. Je continue à m'instruire. Je regarde ce qui marche et j'en tire des leçons pour la France. Et je réalise concrètement des projets très concrets de création d'emploi, comme je l'ai fait en signant un certain nombre de conventions avec des entreprises d'ici. Finissons avec cette belle phrase de Gilles Vigneault : La francophonie c'est un vaste pays sans frontières. J'ajouterais aussi comme disait Boutros Boutros Ghali elle est née d'un désir ressenti hors de France. Je reviens à Gilles Vigneault : La francophonie, c'est un vaste pays sans frontière, c'est le pays de l'intérieur, c'est le pays de l'invisible, spirituel, mental, moral, qui est en chacun de nous.
Merci aujourd'hui de me l'avoir fait partager avec autant d'intensité.
Fin du match253Fin du match Le groupe D ! 1- France, 10 pts (+94) 2- Argentine, 9 pts (+35) 3- Irlande, 9 pts (-3) 4- Géorgie, 1 pt (-34) 5- Namibie, 0 pt (-92) 80'80'Merci à toutes et à tous pour votre fidélité !
On se retrouve très bientôt pour la suite du mondial.
Bonne soirée...
C'est terminé ! La France se relance et obtient presque son billet pour les quarts de finale ce soir ! Les Bleus ont montré un très beau visage et peut à nouveau faire peur aux autres équipes.
80' 80' Les Irlandais se sont heurtés à une belle équipe ce soir
et repartent déçus. Leur qualification devra passer par une victoire face
à l'Argentine. Ils n'obtiennent même pas le point de bonus défensif.
79' La passe irlandaise est trop longue et le ballon sort en touche pour
la France dans les 22 mètres. Enorme coup de pied de Beauxis qui envoie le ballon dans les 22 mètres irlandais !
78' Et la mêlée irlandaise est sanctionnée pour plusieurs ecroulements.
78' Grosse défense des Bleus qui font reculer leurs adversaires !
77' 77' Mêlée introduction Irlande à 20 mètres !
76' La touche est gagnée et les Verts avancent à coup de pick and go.
Ils ne sont plus qu'à 2 petits mètres de l'en-but !!!! Carton jaune pour Damien Traille pour une faute d'anti-jeu ! Ha c'est dommage !
Les Irlandais poussaient...
75' 75' Sur la pénalité, l'Irlande choisit la pénaltouche. Remplacement de Frédéric Michalak par Lionel Beauxis
73' 73' Remplacement de Donncha O'Callaghan par Neil Best Remplacement de David Marty par Yannick Jauzion
73' Remplacement de Olivier Milloud par Jean-Baptiste Poux
73' Nouvelle excellente offensive française. Les Bleus poussent
et gagnent plusieurs dizaines de mètres. Le ballon est ensuite écarté
vers la droite, mais la passe de Michalak est en-avant.
73' Remplacement de Clément Poitrenaud par Aurélien Rougerie, Heymans passe donc à l'arrière.
72' 72' Remplacement de Simon Easterby par Malcolm O'Kelly
Mais quelle défense ! Les Irlandais ne trouvent aucune solution, aucune ! Et un ballon conservé au sol par l'Irlande redonne le ballon aux tricolores.
71' 70' L'Irlande tente de réagir mais se heurte à nouveau à une grosse défense française. Transformation ratée ! En coin, Elissalde rate à nouveau sa pénalité qui passe juste à gauche des poteaux. 69' Essai de Vincent Clerc !!!
Et de deux !! Le coup de pied de Michalak est parfait dans le coin ! Clerc récupère, il est face à trois adversaires et parvient à les écarter pour aplatir ! Magnifique...
68' ESSAI !!!!?
Sur la mêlée, le ballon est vite sorti. Michalak donne un nouveau petit coup de pied par dessus pour l'essai de Clerc, encore. Mais c'est la vidéo ! 68' La mêlée française avance, gagne 10 mètres... et une faute irlandaise donne une nouvelle mêlée aux Bleus.
68' L'Irlande relance mais fait un en-avant ! Ce sera une mêlée française aux 22 mètres plein axe !!
67' Oh la touche bizarre irlandaise ! Le lanceur a envoyé le ballon directement au sol, et Clerc a récupéré et aplatit... mais l'essai est refusé, allez savoir pourquoi. 66' Magnifique touche trouvée par la France à 5 mètres de l'en-but.
65' 65' Les Verts ont le moral dans les chaussettes ! Ils sont totalement cuits. Long coup de pied français qui met en difficulté la défense adverse. Et le ballon est récupéré par Elissalde.
65' Ha non, c'est un en-avant sur la touche. Ce sera une mêlée introduction irlandaise.
64' La France choisit une pénaltouche, à 15 contre 14. 63' 63' Carton jaune pour Paul O'Connell pour répétition de fautes ! Et nouvelle pénalité pour
la France pour encore une fois un hors jeu !
63' Le poteau !! Elissalde frappe un bon coup de pied, qui semble se diriger entre les poteaux... mais le ballon est renvoyé par le poteau droit. 62' Remplacement de Serge Betsen par Yannick Nyanga. Betsen est acclamé !
62' Nouvelle pénalité pour la France pour un hors jeu irlandais !
61' Touche gagnée par la France, et le maul progresse à grands pas !
61' Les Français sont en feu !!! Un nouveau bon coup de pied fait douter les Verts et Trimble doit dégager en catastrophe en touche.
61' Transformation ratée ! Elissalde rate son premier coup de pied depuis le coin droit.
60' Essai de Vincent Clerc !!! Enoooooorme, c'est la folie au stade. Le ballon est sorti sur la gauche, et Michalak donne un petit coup de pied
de l'extérieur, très intelligemment, sur la droite, pour Clerc qui est tout
seul pour aplatir ! Magnifique !
59' La France obtient à son tour une mêlée à 25 mètres !
59' Ooh la mêlée française qui fait exploser la mêlée adverse.
Et le ballon est envoyé en touche non loin des 22 mètres par les Bleus.
58' Remplacement de Raphaël Ibanez par Dimitri Szarzewski
InfoStats – Possession !
France : 54% Irlande : 46%
57' Enorme récupération de Bonnaire qui relance les Bleus à 35 mètres. Ca progresse, la défense de l'Irlande est désorganisée.
56' 56' Ibanez se fait bêtement sanctionner... également pour
un stamping ! L'Irlande récupère donc le ballon.
Ambiance
La Marseille retentit bien fort dans le Stade de France.
55' 55' Remplacement de Franck Sheahan par Jerry Flanneryqui fait son retour après avoir été soigné. Pénalité de Jean-Baptiste Elissalde qui inscrit trois nouveaux points ! Il est parfait ce soir et permet à l'équipe de prendre 12 points d'avance.
54' Pénalité pour la France pour un maul relevé. Elle sera tentée par Elissalde des 25 mètres sur la gauche.
53' Touche encore gagnée, le maul se forme et progresse cette fois...
53' Excellente touche pour la France sur la ligne des 22 mètres !
53' Info Banc
Michalak est au sol, il s'est fait plaquer à retardement. L'arbitre prévient Easterby que ce sera un carton jaune la prochaine fois. Pénalité pour la France.
52' La touche est gagnée par le XV de France encore ! Et Michalak dégage à son tour en touche.
51' La France est sous pression, et Traille dégage en touche, mais
ce n'est pas bien loin ! L'irlande va pousser.
51' 50' Remplacement de Jerry Flannery par Franck Sheahan, remplacement temporaire pour un saignement.
49' Le ballon est parfaitement écarté, la France est totalement désorganisée... mais c'est également un en-avant !
Les Bleus peuvent souffrer.
49' Easterby trouve un espase et s'y engouffre !!!! Oh que c'est bien
fait et l'Irlande est très dangereuse.
48' Offensive irlandaise après cette touche, mais la défense française et les plaquages de Betsen sont bien réglés. Mais ce n'est pas possible ! C'est encore et toujours la même chose, une bonne poussée française,
le ballon écarté et... un en-avant ! Le ballon est perdu alors que la France était en bonne position.
47' 47' Long coup de pied de O'Gara en touche... mais Dusautoir est signalé hors jeu ! Et l'Irlande peut encore dégager en touche, mais aura cette fois le lancer.
Ambiance
Le public du Stade de France encourage les Bleus dans ce début de deuxième période. 47' Nouvelle touche française sur la ligne médiane.
46' Remplacement de Sébastien Chabal par Lionel Nallet, comme prévu.
46' 45' Long coup de pied de O'Gara capté par Poitrenaud.
A son tour, l'arrière français envoie un long ballon en touche. Groooosse progression française après la touche ! Clerc sort et prend le couloir.
Le ballon est écarté aux 22... et c'est un en-avant ! L'Irlande part en contre.
44' Touche lancer à suivre pour la France à 40 mètres de l'en-but adverse.
43' La touche est gagnée par les Bleus !!! Ils se relancent...
43' La France est à nouveau pénalisée sur une touche pour une faute
de Chabal, et l'Irlande trouve une excellente touche avec le lancer à suivre dans les 22 français.
42' Info Banc
Poitrenaud se relève difficilement et reprend sa place.
41' 41' L'Irlande prend cette deuxième période par le bon bout ! Le ballon est perdu sur un arrêt de volée de Poitrenaud, mais le Français se prend un énorme plaquage par O'Driscoll et reste longtemps ausol.
Info Banc
Pas de changement des deux côtés, mais Nallet devrait rapidement remplacer Chabal.
41' C’est reparti, le coup d’envoi de la deuxième période est donné !
40' 40' Il faut que les Bleus continuent sur cette voie !
InfoStats – Plaquages !
France : 31 Irlande : 42
40' 40' InfoStats – Pénalités concédées !
France : 4 Irlande : 6
InfoStats – Occupation !
France : 49%
Irlande : 51% 40' 40' InfoStats – Possession !
France : 52%
Irlande : 48% 2ème période 2ème période Mi temps123Mi temps
C'est la mi-temps au Stade de France.
La France domine dans tous les domaines, mène au score, mais aurait pu avec quelques imprécisions en moins, rentrer au vestiaire avec un score beaucoup plus large en leur faveur.
42'42'Les Irlandais, bien que dominés, rendent là une copier bien plus belle que lors de leurs deux premiers matches. On voit une équipe volontaire et qui défend très bien. Rendez-vous dans 10 minutes pour
la suite.
Pénalité de Jean-Baptiste Elissalde qui marque ces trois nouveau
points sans souci donc.
France 12-3 Irlande
41' Elle va être tentée, ça fera surement 3 points, mais l'essai était tellement proche que la France peut avoir tout de même quelques regrets. 41' Ha non, le ballon est très mal sorti, mais la France obtient toutefois une pénalité.
40' Chabal, puis Betsen, ça pousse !!!!! Les Bleus ne sont plus qu'à 2 mètres de la ligne. 40' Superbe ! Le coup de pied de Traille oblige l'Irlandais à sortir en touche à 5 mètres ! Touche des Bleus.
39' 39' InfoStats – Possession !
France : 55%
Irlande : 45% 39' 39' InfoStats – Occupation !
France : 49%
Irlande : 51% Ha la la ! C'est au tour des Français d'effectuer un en-avant sur le regroupement. La mêlée est pour l'Irlande maintenant.
38' Mêlée française à 25 mètres de l'en-but pour un en-avant adverse.
37' Drop de Ronan O'Gara !! Sur cette offensive des Verts offertent par la France, O'Gara est bien trouvé et n'a aucun mal à faire passer le ballon entre les poteaux. L'Irlande marque ses premiers points et revient.
36' L'Irlande se place à nouveau dans le camp des Bleus avec une touche trouvée à 30 mètres. La France récupère le ballon et lance une nouvelle offensive. Mais c'est une pénalité pour l'Irlande en raison d'un écran.
35' C'est raté ! Michalak frappe bien trop à gauche et ne transforme pas cette pénalité.
34' Et c'est une pénalité pour la France à 50 bons mètres pour un stamping sur Chabal de deux Irlandais. C'est Michalak, et non pas Elissalde, qui va la frapper.
33' 33' La touche irlandaise presque au milieu du terrain est gagnée
par les Verts ! Et le pack irlandais pousse bien fort et gagne une bonne dizaine de mètres. Mais l'Irlande est sanctionné pour une faute signalée par l'arbitre de touche.
Info Banc
L'arbitre convoque les deux capitaines, Ibanez et O'Driscoll, ainsi que Traille et Horgan, pour dire à tout le monde de se calmer.
32' Nouvelle bonne prise de balle en touche, le maul ne progresse pas. Dusautoir sort seul, se fait arrêter, et conserve le ballon au sol ! Quelle erreur ! L'Irlande va pouvoir se dégager.
31' La touche est gagnée par les Bleus. Le maul se forme et pousse... mais s'écroule. Ca se restructure et pousse à nouveau. L'arbitre pénalise l'Irlande. Et ce sera une pénaltouche.
30' Longue passe sautée... et l'interception n'est pas loin, mais Michalak récupère, écarte. Clerc donne un petit coup de pied qui oblige l'Irlandais
à sortir en touche à 5 mètres de l'en-but. 30' Groooosse percée de Betsen qui arrive aux 22 !
29' 28' Ambiance
L'ambiance est toujours exceptionnelle au Stade de France,
les supporters des deux équipes se répondent.
Info Banc
Au tour de Betsen de se faire soigner, il saigne du visage.
27' La France est sanctionnée sur un ballon au sol.
L'Irlande va pouvoir à son tour se dégager.
27' Info Banc
Bonnaire souffre du mollet et se fait soigner sur la touche.
27' La bonne défense française a permis de pénaliser l'Irlande
La France se dégage loin en touche et obtient par la même le lancer.
26' Ha le ballon revient sur Poitrenaud qui dégage directement en touche... Touche pour les Verts à 40 mètres de l'en-but.
25' 25' Grosse pression irlandaise grace à une chandelle. Traille récupère, passe la balle... et se fait intercepter ! C'est dangereux
à 25 mètres de l'en-but.
24' Le ballon est maintenant pour le XV du trèfle qui attaque à son
tour... mais Elissalde dégage d'un long coup de pied peu académique.
La pression offensive des Bleus est littéralement énorme !
Les Irlandais sont au bord de la rupture en défense.
23' Offensive française... sanctionnée par l'arbitre pour un plongeon.
23' Et l'Irlande fait un en-avant sur la touche, et c'est une mêlée pour
la France à 40 mètres !
22' InfoStats – Possession !
France : 54% Irlande : 46%
22' Pénalité de Jean-Baptiste Elissalde , des 20 mètres dans l'axe.
La France prend le dessus !
21' Nouvelle pénalité pour les Bleus
pour un plongeon irlandais. L'arbitre prévient O'Gara qu'il ne faudra
pas recommencer.
20' Groooosse progression française, les joueurs gagnent plusieurs mètres chacun leur tour... 20' Les Français commencent à prendre
le jeu à leur compte !!
19' Et la France toujours offensive avec un petit coup de pied à ras
de terre. Dempsey récupère et doit dégager en touche.
19' Touche française sur la ligne médiane. 18' Pénalité de Jean-Baptiste Elissalde qui marque trois nouveaux points sans problème face aux poteaux et la France qui creuse l'écart !
17' Essai refusé !
Logiquement, l'essai est refusé sur cette splendide action française... mais l'arbitre revient à la faute et donne une pénalité pour la France,
qui sera tentée.
16' ESSAI ??!!
Enoooorme actiondes Bleus qui sortent le ballon par Michalak. Le ballon est écarté au large. C'est un deux contre deux à droite, Poitrenaud choisit d'y aller seul et aplatit... Mais il semble avoir mis le pied en touche. Vidéo... 16' Ballon perdu par l'Irlande, récupréré par Heymans qui met le feu dans la défense.
16' Et la touche est gagnée par la France sur le lancé irlandais !
Superbe...
15' Encore un missile de Traille qui trouve une bonne touche
à 30 mètres de l'en-but !
15' Mêlée française sur la ligne des 22 mètres en raison
d'un passage à vide irlandais.
La France peut se dégager encore avec un coup de pied de Traille.
14' 14' Ha l'Irlande est plutot bien en place offensivement dans ce début de match, la France souffre pour défendre.
13' Info Banc
Arrêt de jeu sur cette action irlandaise. L'arbitre a gêné l'occasion et s'est pris un bon coup au visage. Il se fait soigner et le jeu reprend.
12' Relance totalement ratée par Michalak qui glisse et rend le ballon
à l'Irlande en position offensive, c'est dangereux. Action française qui écarte, bien défendu par l'Irlande.
Et Traille envoie encore un énorme coup de pied vers l'en-but...
ha mais le ballon ne sort pas.
11' 10' Pénalité ratée !! O'Gara rate totalement sa pénalité
des 40 mètres sur la gauche. Le ballon passe bien loin des poteaux,
à droite.
10' Pénalité pour l'Irlande pour une faute de Betsen qui a tenu
un Irlandais en l'air sur la touche.
La France gagne la touche et Traille envoie un missile très loin
en touche pour se dégager.
9' 8' Ouh que c'est chaud, le ballon est écarté vers O'Callaghan sur la gauche, il est bien seul... mais met le ballon en touche !
Les Bleus peuvent souffler...
8' L'Irlande continue de pousser... avec une chandelle d'O'Gara.
7' L'Irlande gagne la touche et envoie de nombreuses charges pour gagner quelques mètres.
7' Bonne pression irlandaise qui oblige Poitrenaud à dégager en touche
à 20 mètres de l'en-but tricolore.
Pénalité de Jean-Baptiste Elissalde qui permet aux Bleus d'ouvrir
le score et de bien se lancer dans ce match ! Très bon début français...
6' Pénalité pour la France qui mettait la pression sur l'adversaire !
Elle va être tentée des 22 mètres légèrement sur la droite.
5' La France gagne la touche et la poussée qui s'en suit est superbe !!!
Le XV de France progresse.
5' C'est en ce moment une partie de gagne-terrain entre O'Gara
et Michalak !
4' 4' Coup de pied d'O'Gara... qui craque et envoie directement en touche ! Bonne touche pour la France sur la ligne des 40 mètres dans le camp irlandais.
Oh que ce début de match st engagé !
Les deux équipes jouent en puissance !
3' 2' Offensive irlandaise avac une nouvelle chandelle d'O'Gara... récupérée par Poitrenaud qui relance superbement. Et Michalak dégage... mais pas en touche.
Touche irlandaise gagnée par Chabal ! Le maul se forme et pousse.... mais les Bleus sont envoyés en touche ! Bien joué de la part des Irlandais.
1' 1' Première chandelle irlandaise pour jouer dans le camp français, récupéré par Heymans. Et Traille dégage bien loin.
Ambiance
On sent que cette rencontre est d'une importance hors du commun ! L'ambiance au stade est phénoménale, les supporters français et irlandais chantent chacun très fort pour encourager les leurs.
Même lieu, le Stade de France, même jour, vendredi, et même pression. Pour éviter une redite du cauchemar argentin et surtout l'élimination,
la France n'a plus le choix, vendredi à 21h00 au Stade de France.
Les Bleus doivent battre l'Irlande et le bonus est recommandé.
L'adversaire des Bleus, eux-mêmes
«Ce qui a été dangereux contre l'Argentine, c'est nous.»
Ce constat de Bernard Laporte vaut pour le prochain match face
à l'Irlande.
Un vendredi au Stade de France pour une rencontre capitale... Cela rappelle des souvenirs bien cruels.
Et la fameuse pression se présente comme un goutte-à-goutte pernicieux. Comment le XV de France va-t-il gérer ses émotions ? «On ne va pas se laisser submerger, on ne va pas commettre deux fois les mêmes erreurs, prévient Jean-Baptiste Elissalde.
Il faut simplement se concentrer sur le rugby et rien d'autre, ne pas penser aux conséquences.» Les conséquences qu'on ose évoquer que du bout des lèvres s'avèrent désastreuses. Une défaite et c'est l'élimination.
«L'Argentine nous a servi de leçon. Nous sommes de grands garçons,
à nous de trouver des solutions pour évacuer la pression, explique
Julien Bonnaire.
Mais c'est avant tout individuellement qu'il ne faut pas se mettre la pression.»
Au rayon des individualités, les hommes ont changé et seuls six joueurs, présents contre l'Argentine, se retrouvent face au XV du Trèfle.
La première ligne demeure identique avec Olivier Milloud, Raphaël Ibanez et Pieter De Villiers. En deuxième ligne, Jérôme Thion conserve sa place, mais il est associé à Sébastien Chabal.
En troisième ligne, Serge Betsen reste le dernier rescapé et est entouré par Thierry Dusautoir et Julien Bonnaire. La charnière est remaniée avec Jean-Baptiste Elissalde et Frédéric Michalak. Et les lignes arrière vivent une refonte totale avec une forte colonie toulousaine, Clément Poitrenaud, Vincent Clerc et Cédric Heymans qui passe de l'arrière à l'aile.
L'effet Namibie (87-10) et son regain de confiance font office
de pansement aux plaies argentines. Pour éviter l'effet placebo
et de transformer "l'accident" argentin en mal plus profond,
les Bleus se doivent de bien débuter le match.
Le premier quart d'heure s'annonce primordial.
Mais l'Irlande, défaite lors de ses cinq dernières défaites contre les Français, ne se présente pas en victime expiatoire. On l'a dit en "crise", mais attention à «la bête blessée», ou au «grand coup de bluff» selon Jean-Baptiste Elissalde.
En difficulté lors de leurs premiers matches face à la Namibie (32-17)
et la Géorgie (14-10), les Irlandais souffrent également d'un jeu très approximatif avec un pack bousculé et des pertes de ballons endémiques (39 et 36 ballons perdus dans les regroupements).
La fébrilité n'est donc pas uniquement un mal français et le changement de Peter Stringer, remplacé par Eoin Reddan, démontre une équipe en proie aux doutes.
Pour effacer les approximations, il faut donc mettre la pression,
occuper le camp adverse voire botter en touche. «Nous nous inspirerons de l'Argentine qui savait ce qu'elle voulait faire dès la première minute», prévient l'entraîneur Eddie O'Sullivan qui ajoute : «Nous avons besoin
de nous libérer alors que pour la France, une défaite signifierait la fin
de sa Coupe du monde.»
Pour redresser la barre, le XV du Trèfle peut compter sur une deuxième ligne très performante et d'excellents trois-quarts comme O'Gara, O'Driscoll et d'Arcy.
Si les Irlandais veulent s'inspirer de l'Argentine, les Français ont bien retenu la leçon. Et les Bleus ont toujours été de bons élèves.
Alors que la France débat de la nécessité de durcir le ton envers les délinquants sexuels à la suite d’une agression commise par un récidiviste, Ségolène Royal dit voir dans le modèle québécois
une inspiration pour son pays.
La présidente de la région Poitou-Charentes et candidate socialiste à la dernière élection présidentielle dans l’Hexagone a profité de son passage à Québec, hier, pour rencontrer les cliniciens de la Clinique d’évaluation
et de traitement des troubles sexuels de l’hôpital Robert-Giffard.
Pendant une heure, les psychiatres, psychologues, sexologues
et autres professionnels de la clinique ont expliqué leur approche
avec les délinquants, sous l’œil des caméras. Par la suite, deux
« clients » sont venus témoigner de leur cheminement, cette fois
à micros et caméras fermés.
Le profil type du délinquant sexuel n’existe pas.
Les 260 clients traités annuellement, en immense majorité des hommes, proviennent de toutes les classes sociales.
Leur participation au programme n’est pas volontaire, mais imposée par un juge, après leur détention. Si bien qu’ils sont habituellement réticents au début, d’autant plus que le programme est exigeant : 80 semaines,
et parfois plus, à raison de six heures par semaine.
« Au début, soulignait Gilles (prénom fictif), je le voyais comme un prolongement du bras de la justice. » Il a fallu longtemps à cet homme,
en traitement depuis plus de deux ans, pour commencer à s’ouvrir,
à faire confiance.
La thérapie de groupe est partie prenante du traitement, ce qui n’existe pas en France pour les agresseurs sexuels, notait Mme Royal.
Elle va aussi largement au-delà des simples problémes sexuels.
« Les agirs sexuels ne sont pas le fruit du hasard, ils découlent
d’une histoire », soulignait le sexologue Daniel Thibodeau.
Les clients de la clinique sont donc non seulement évalués
sous toutes les coutures, mais ils doivent aussi raconter
toute leur histoire, tant familiale que sociale et sexuelle.
Ils doivent apprendre à comprendre leurs émotions, à gérer
leur colère et leur frustration, à développer leurs habiletés sociales.
La visiteuse a beaucoup insisté quant à elle sur la souffrance des victimes et l’importance qu’elle voyait à ce que les agresseurs en prennent conscience, une dimension qui fait également partie du traitement.
Selon les statistiques canadiennes, le taux de récidive des agresseurs non traités est de 17 %, et de 10 % chez ceux qui sont traités.
Les professionnels de Robert-Giffard disent obtenir un taux de 7,2 %.
L’établissement spécialisé tente présentement de déterminer comment
il pourrait venir en soutien aux services de première ligne dans
une optique de prévention, avant qu’un individu ne passe à l’acte.
Promettant au gouvernement une "présence maximale", les députés socialistes ont demandé mardi la saisine du comité consultatif national d'éthique sur l'amendement ADN au projet de loi Hortefeux sur l'immigration.
"En droit français, la filiation est faite par la reconnaissance et non pas
par la génétique", a souligné Aurélie Filippetti, porte-parole du groupe
PS, peu avant l'ouverture du débat sur le texte à l'Assemblée.
C'est "une abjection morale".
La députée de Moselle a promis au gouvernement "une présence maximale dans l'hémicycle pendant tout le temps du débat".
"On sera très offensif", a-t-elle averti.
Le PS va déposer une cinquantaine d'amendements (près de 200 sont déjà enregistrés) et va demander une suspension de séance vers 18h pour permettre à une délégation de députés de l'opposition de participer
à la manifestation prévue aux abords de l'Assemblée à l'appel de l'UCIJ (Uni-e-s contre l'immigration jetable).
Aurélie Filippetti a par ailleurs demandé au ministre des Affaires étrangères Bernard Kouchner de venir dans l'hémicycle s'expliquer
sur un article du texte qui fait passer l'OFPRA (Office de protection
des réfugiés et apatrides) sous la tutelle du ministère de l'Immigration,
et non plus du Quai d'Orsay.
De son côté, le député Vert Noël Mamère a fustigé "un texte néo-pétainiste qui considère les familles d'immigrés comme des parasites". "C'est une opération électorale à la veille des municipales pour attirer l'électorat le plus conservateur ".
Le discours de Nicolas Sarkozy "s'apparente à un véritable plaidoyer en faveur de la confrontation sociale et d'une rupture du pacte social", estime mardi le bureau national du Parti nationaliste dans un communiqué.
Le PS s'interroge notamment sur "la manière expéditive du président
de la République de traiter le problème des régimes spéciaux".
"Deux semaines de négociation, méthode étrange, qui rappelle
le passage en force sur le CPE", dénonce-t-il.
Selon le parti, "les régimes spéciaux et la réforme de nos régimes
de retraite nécessitent un débat global et de fond concerté avec les partenaires sociaux et débattu au Parlement".
Il demande au Premier ministre François Fillon de présenter devant
le Parlement "les conséquences exactes sur le pouvoir d'achat, des réformes Balladur-Fillon sur les retraites".
Enfin, le PS "s'étonne de la décision du président de la République de repousser après les élections municipales le problème du financement de l'assurance maladie: le pire est à craindre".
Sur France-Info, le secrétaire national du PS aux Entreprises Alain Vidalies avait estimé que le discours de Nicolas Sarkozy marquait "l'abandon
du contrat social français".
"Sous la thématique d'un nouveau contrat social, en réalité, c'est effectivement un discours très important puisqu'il marque l'abandon
du contrat social français", a-t-il déclaré. "Il n'y a aucun nouveau droit,
il n'y a que l'abandon parfois de droits importants ou de règles majeures qui existaient dans notre contrat social jusqu'à présent".
Le secrétaire national du PS aux Entreprises a ainsi évoqué "tout ce qui concerne les règles du droit du travail, du SMIC, mais aussi de la protection des Français en matière de santé, avec la piste de la privatisation de la protection qui a été très largement ouverte dans ce discours".
Vincent Peillon, ex-porte-parole de Ségolène Royal pendant la présidentielle, a accusé mardi Lionel Jospin de se prêter à "un jeu
de massacre inacceptable" dans son ouvrage très sévère contre la candidate socialiste.
Le député européen, qui s'est présenté comme "très, très proche
de Lionel Jospin", a regretté sur Europe 1 un livre "qui ressemble à un règlement de comptes, plein d'amertume, de fiel et souvent très injuste".
Selon Vincent Peillon, avec son ouvrage "L'Impasse", l'ancien Premier ministre donne l'impression de "vouloir additionner des ruines à des ruines".
"Ce jeu de massacre auquel Lionel Jospin se prête
est inacceptable", a-t-il dit.
Le député européen, qui fut "la plume de Lionel Jospin en
1995 et 2002, son conseiller spécial pendant deux ans", a ajouté
que "L'Impasse" n'était "pas seulement un livre contre Ségolène Royal, mais contre Dominique Strauss-Kahn, contre François Hollande,
contre tous les socialistes et la gauche". "C'est cela qui est terrible",
a-t-il dit.
Il a pointé aussi "l'absence de respect, qui ne ressemble
pas à Lionel Jospin".
Par ailleurs, Jean-Marc Ayrault, président du groupe socialiste à l'Assemblée nationale, a exprimé mardi sa "colère" contre les livres de Lionel Jospin, "aujourd'hui à la retraite", et de Claude Allègre, qui "n'est plus au PS".
"Je suis en colère et je ne suis pas le seul. C'est un peu démoralisant",
a-t-il lancé sur France Inter, au lendemain de la publication d'extraits du livre de Lionel Jospin, "L'Impasse", très sévères contre Ségolène Royal.
"Claude Allègre n'est plus au PS et règle tous ses comptes. Lionel Jospin est à la retraite et n'aspire pas à un autre rôle", a-t-il insisté, en soulignant que les députés PS, eux, sont "en première ligne". M. Ayrault a rappelé
que les parlementaires étaient réunis lundi pour "préparer la rentrée parlementaire". "Les députés se mettaient au travail.
On s'est réuni pour préparer tout cela et voilà que Lionel Jospin,
qui est aujourd'hui à la retraite, sort un livre polémique", a-t-il déploré.
La publication de ces extraits dans Libération a perturbé lundi la journée parlementaire du PS à Paris.
Les commentaires de la presse française, mardi 18 septembre, sur les propos de l'ancien Premier ministre Lionel Jospin envers Ségolène Royal.
L'UNION Hervé Chabaud
"Crucifiée par Jospin sur le Golgotha du politique, Ségolène Royal en madone d'un socialisme du pardon emprunte les mots de Jésus au jour de sa Passion pour absoudre Lionel de son péché d'orgueil ! Alors que la gauche se retrouve aujourd'hui au siège du PC pour imaginer une riposte à la politique Sarkozy, le PS s'y avance en cachant tant bien que mal le boulet des règlements de compte entre amis. Lorsque " l'aigritude " se substitue à " la bravitude ", on est loin de la sélection des combats utiles que peut conduire une opposition se reconnaissant le plus petit dénominateur commun. Qu'ils soient exagérés, inopportuns, sévères ou complètement justifiés, les mots rudes de l'ancien Premier ministre ont au moins le mérite de crever un abcès et de mettre au jour des frustrations que beaucoup tentent de minimiser depuis leur échec du printemps dernier. (...) Jospin ne veut pas de Royal pour 2012 et il choisit la rentrée sociale pour le dire fort et clair. Retraité, il goûte à être un intermittent du politique pour faire le spectacle lorsque tout le monde s'ennuie.
SUD OUEST Bruno Dive
"(...) Jospin est plus prompt à voir la paille dans l'oeil de ses prochains que la poutre dans son propre regard. L'exercice de la critique, c'est bon pour les autres, pas pour lui. (...) On attend encore le début d'une once d'analyse sur son échec d'il y a cinq ans. Ou plus exactement sur sa part de responsabilité dans le traumatisme du 21 avril. Bref, Jospin serait aujourd'hui plus crédible dans sa charge contre Ségolène Royal s'il s'était livré à cet exercice d'introspection. (...) Pour Jospin, comme pour Royal, la défaite c'est toujours les autres : la gauche, les socialistes, les électeurs."
LA REPUBLIQUE DES PYRENEES Jean-Marcel Bouguereau
"(...) Pour un homme soucieux de l'unité de son parti, Jospin vient de remettre un jeton dans la vieille machine à divisions qui n'est pas prête à faire tilt. (...) Ce réquisitoire n'est pas seulement une fausse note de plus dans ce concert, c'est une fausse note qui, de son propre point de vue, arrive aussi à contretemps. Car Dimanche, Lionel Jospin était l'invité d'honneur d'une réunion destinée à mettre sur orbite Bertrand Delanoë qui, porté par les sondages, peut faire figure de candidat possible à la succession de l'actuel premier secrétaire, avec l'objectif d'en faire le candidat naturel du Parti Socialiste aux prochaines présidentielles. (...) Pas sûr qu'il lui rende service, en sommant les socialistes d'empêcher Ségolène Royal de s'emparer du PS lors du congrès prévu en 2008 ou d'être à nouveau candidate en 2012. (...) Et lui ? Etait-il taillé pour le rôle, avec son charisme de presbytère, sa diction scolaire, son style ânonnant ? On attend toujours l'analyse de sa défaite."
LA LIBERTE DE L'EST Gérard Noël
"Il ne pouvait pas choisir meilleur moment (dérision). Alors que son parti tente une sortie de coma et une cure de remise en forme, Lionel Jospin (souvenez-vous : le battu du premier tour de 2002) renaît de ses cendres dans un rôle de porte-flingue qui n'ajoutera rien à sa gloire passée. Ceux qui estimaient que les batailles d'ego n'étaient plus d'actualité n'en croiront pas leurs yeux en parcourant le brûlot de l'ancien Premier ministre cohabitationniste de Jacques Chirac. (...) Les 'Royalistes' n'ont pas manqué de relever que cet apport de Jospin au débat était dicté par une rancoeur qui fait peine à voir. (...). Tant que les leaders historiques du PS continueront à se passer en boucle la cassette de 'Règlements de compte à OK Corral' plutôt que de travailler sur un programme alternatif crédible, l'actuelle majorité n'a pas trop de soucis à se faire."
LA MONTAGNE Daniel Ruiz
"(...) La violence verbale et la détestation ont quelque chose d'indécent quand elles viennent d'un ancien Premier ministre qui, un jour, a eu toutes les cartes en main pour réussir et qui a manqué l'occasion. (...) Cet excès de fiel, ajouté à son récent retour manqué pour cause de valse-hésitation, est un désastre pour Lionel Jospin et pour son parti. Au moment même où le PS se remet au travail pour sauver les municipales, il n'avait sans doute pas besoin de cette nouvelle et trop virulente piqûre de division. (...) Sans doute persuadés que l'on ne peut reconstruire que sur un champ de ruines, les socialistes ne manquent pas une occasion de s'autodétruire. Et comme la haine n'est pas un sentiment avouable, ils n'hésitent pas à prétendre que c'est dans l'intérêt du parti. L'orgueil est bien la pire des impasses."
MIDI LIBRE Michel Noblecourt
"(...) M. Jospin a remis les querelles de personnes au goût du jour au moment où le PS essaie justement d'en sortir pour se rénover. L'ancien Premier ministre ne surprend personne tant ses préventions étaient connues. Au petit jeu du plus gros ego, il fait preuve de vanité en laissant supposer que le PS ne peut retrouver un leader de sa dimension depuis son échec et son retrait en 2002. Retrait ? M. Jospin peine à se hisser sur l'Aventin où il aurait dû se situer après sa vraie fausse candidature de l'automne 2006. Et il gêne ses amis dans la reconstruction que le PS tente d'entreprendre. Il est vrai que son livre s'appelle L'Impasse. On n'en sort pas !"
LE REPUBLICAIN LORRAIN Philippe Waucampt
"(...) Ignorant les grandes déclarations sur la nécessité du rassemblement en vue d'une nouvelle dynamique, il engage en fait la bataille du congrès, bataille nécessairement féroce puisqu'elle doit conduire à l'émergence d'un leadership autour duquel s'organisera ensuite la renaissance du parti. Ce qui vise Jospin, c'est la reconstitution d'une famille majoritaire débarrassée des deux responsables ayant mené les socialistes dans l'impasse : Ségolène Royal et son narcissisme glamour, François Hollande et sa trop grande habileté manoeuvrière. Abdiquant - jusqu'à un certain point - toute ambition personnelle, il se donne pour objectif de reconstruire un parti fourvoyé dans une querelle de ménage, avant de céder l'outil à celui ou celle que les combats qui s'annoncent auront donné l'occasion d'émerger.
NICE-MATIN Marc Chevanche
"(...) La charge anti-'Royal', qui n'est d'ailleurs pas moins rude que la charge anti-'Hollande', ne se réduit cependant pas à un règlement de comptes personnel. Car si la carrière de Lionel Jospin est sans doute terminée, le jospinisme, lui, a peut-être un avenir. Il dispose en tout cas, en la personne de Bertrand Delanoë, d'une relève disponible. Le maire de Paris n'est certes pas moins médiatique que la présidente de la région Poitou-Charentes et nul ne sait si, en situation d'élection présidentielle, il serait 'au niveau'. Mais il peut, dans la bataille décisive pour la direction du Parti, rassembler et les adversaires de Ségolène Royal et les déçus du 'ségolénisme'. Le 'jospinisme', c'est aussi ce genre d'addition."
Les députés s'attellent mardi 18 septembre à l'examen d'un projet de loi emblématique du programme de Nicolas Sarkozy: le sulfureux projet
de loi Hortefeux sur l'immigration, qui durcit encore les conditions
du regroupement familial et pourrait autoriser dans ce cas des tests ADN.
Vent debout, gauche et associations dénoncent un signal
aux électeurs d'extrême droite.
Un amendement UMP adopté mercredi par la commission des Lois
de l'Assemblée autorise une personne voulant bénéficier
du regroupement familial à recourir à un test ADN pour prouver
son lien de parenté en cas de doute sur ses documents d'état-civil.
L'examen serait volontaire et "à ses frais". Motif avancé par Thierry Mariani, auteur de l'amendement et rapporteur du projet de loi: accélérer le traitement des dossiers délicats.
Manifestation mardi
Il s'agit "d'humilier les personnes, de les empêcher de venir rejoindre leur famille!", a riposté François Hollande (PS), tandis que Marie-George Buffet (PCF) dénonçait des "fichiers génétiques pour les étrangers". Le collectif d'associations UCIJ (Uni-e-s contre l'immigration jetable) appelle à manifester mardi à 18 heures près de l'Assemblée. "Seul un magistrat peut ordonner le recours aux empreintes génétiques pour établir une filiation", a rappelé la LDH.
Mais voilà, "l'amendement ADN" embarrasse jusque dans la majorité.
"Ça me heurte en tant que fille d'immigrés" car "ça jette l'opprobre sur les étrangers qui veulent venir chez nous", a lâché dimanche la secrétaire d'Etat à la Politique de la ville, Fadela Amara.
Ces tests, censés être pratiqués dans le pays d'origine du demandeur, risquent d'être "inapplicables", a relevé le député UMP François Goulard. Le propre rapport de Thierry Mariani sur le projet de loi rappelle qu'un test de paternité coûte près de 300 euros.
"Aucun sujet ne doit être tabou", a lancé jeudi le ministre de l'Immigration et de l'Identité nationale Brice Hortefeux, soulignant que 11 pays européens appliquent déjà de tels tests. "Quel est le problème?",
a relativisé Nicolas Sarkozy dans l'avion qui le ramenait de Hongrie,
selon Le Monde daté de dimanche lundi.
Troisième loi en quatre ans
Au-delà de cet amendement, la gauche et les associations ne décolèrent pas contre le projet Hortefeux, qui durcit encore les conditions du regroupement familial, qui ont déjà fait l'objet d'un tour de vis dans les lois Sarkozy sur l'immigration du 26 novembre 2003 et du 24 juillet 2006.
Une colère encore attisée par la réprimande adressée mercredi par Brice Hortefeux à 19 préfets n'ayant pas atteint leurs objectifs d'expulsions de sans-papiers.
L'ambition avouée de Nicolas Sarkozy, chantre de l'immigration "choisie": porter de 7 à 50% la part de l'immigration de travail. Or, selon Brice Hortefeux, sur 185.000 titres de séjour délivrés en 2005, 94.500 l'ont été pour des motifs familiaux, contre 13.000 pour des motifs économiques.
Concrètement, le texte impose à une personne souhaitant faire venir ses proches de justifier de revenus allant de 1 à 1,2 SMIC hors allocations
(de 1.280 à 1.530 euros brut). En 2003 et 2006, le Sénat avait repoussé des mesures similaires votées par les députés.
De plus, avant de venir en France, un candidat au regroupement familial devra se soumettre à un test linguistique et prouver sa connaissance des "valeurs" de la France. Au besoin, il sera tenu de suivre une formation
de deux mois maximum dans son pays d'origine.
Repartir pour demander un visa
Les conjoints de Français déjà installés dans l'Hexagone seront, eux, contraints de repartir dans leur pays d'origine pour demander un visa, procédure qui prend souvent plusieurs mois. Les parents d'enfants ayant bénéficié du regroupement familial devront signer un nouveau "contrat d'accueil et d'intégration" familial. En cas de non-respect, leurs allocations familiales pourront être mises sous tutelle.
Enfin, l'Office français de protection des réfugiés et apatrides (OFPRA) sera placé sous la tutelle du ministère de l'Immigration et de l'Identité nationale, et non plus de celle des Affaires étrangères.
Un "affichage politique très clair" en direction de l'électorat "qui a des difficultés avec les questions d'immigration", selon la députée guadeloupéenne George Pau-Langevin, porte-parole du PS dans
L'ancien Premier ministre, Lionel Jospin, a estimé, dimanche 16 septembre, que le congrès du Parti socialiste (PS), prévu en 2008, était "un congrès très important" et ne devait pas être un congrès "transitoire". Lionel Jospin participait à Paris à la journée de réflexion organisée par ses amis, où se côtoyaient jospinistes, fabiusiens, strauss-kahniens et partisans de Ségolène Royal. A la tribune il s'est réjoui d'une diversité de participants "féconde".
Le PS dans un "purgatoire"
Il a ajouté : "les difficultés du parti socialiste c'est maintenant qu'il les a et donc c'est maintenant qu'il doit y répondre". Il a évoqué le "purgatoire" dans lequel se trouve le parti.
La strauss-kahnienne Michèle Sabban est allée dans le même sens.
Elle a regretté que le dernier congrès, au Mans, ait été un "congrès de façade" avec une "fausse synthèse", et non "un congrès idéologique". "Donnons-nous le temps de réfléchir sur ce que c'est d'être socialiste
au XXIème siècle", a-t-elle ajouté.
Auparavant, Lionel Jospin avait indiqué qu'il n'était pas venu à l'université d'été du PS à La Rochelle parce qu'il n'avait "pas eu de proposition de venir (s)'exprimer dans un débat".
"Au clair"
En arrivant à la journée de débat organisée par ses amis à Paris, Lionel Jospin a expliqué : "Je suis venu car il s'agit de thèmes de réflexion importants, comme la mondialisation ou l'avenir de la gauche et du PS",
a dit l'ancien chef de gouvernement à la presse, en arrivant dans la salle des Cordeliers. Le PS a "besoin d'être au clair sur son rapport au monde, à la réalité, et à lui-même", a-t-il déclaré. "Je suis un accompagnateur", a-t-il ajouté. Cette journée était organisée par des fidèles de l'ancien Premier ministre : le député européen Harlem Désir, les députées Annick Lepetit et Marylise Lebranchu. Ils ont insisté devant la presse, jeudi, sur le caractère "extrêmement mélangé" de cette rencontre.
Ni Hollande, ni Royal conviés
Pour Harlem Désir, il s'agit de "relancer le débat". La rénovation du parti, a-t-il dit, doit permettre de clarifier des sujets "où on a brouillé notre propre message". "Les valeurs de la gauche restent, et la défaite du 6 mai ne valide pas les positions de la droite". Ni le premier secrétaire François Hollande, ni la candidate à la présidentielle Ségolène Royal, ni ses challengers de la primaire socialiste Laurent Fabius et Dominique Strauss-Kahn n'ont été invités à cette journée, centrée sur "le fond" et non sur "les leaders", selon Harlem Désir. Lionel Jospin a participé au premier débat sur la mondialisation, aux côtés de Josep Borrell, ancien président du Parlement européen. Emeric Bréhier, un strauss-kahnien, a présidé le second sur "société fragmentée, individualisme et projet collectif", auquel ont participé les députées Elisabeth Guigou et George Pau-Langevin et le président de l'Assemblée des départements de, France Claudy Lebreton.
Intervention de Delanoë
Le troisième, sur "quelle gauche, quel parti socialiste, quelle culture démocratique au XXIè siècle", a fait intervenir le politologue Pascal Perrineau ainsi que Mohamed Mechmache, président du collectif AC le feu. La journée s'est terminée par une intervention du maire de Paris, Bertrand Delanoë. Parmi les socialistes qui ont répondu présents, les organisateurs ont cité les fabiusiens Guillaume Bachelay et Philippe Martin, les strauss-kahniens Pierre Moscovici et Alain Bergounioux, des supporters de Ségolène Royal comme Patrick Bloche, des "rénovateurs" comme Gaëtan Gorce, des proches de François Hollande comme Benoît Hamon ou Razzye Hammadi, président des jeunes socialistes.
La période est agitée chez les socialistes, qui ont successivement perdu toutes les élections législatives et présidentielles depuis 2002.
Dans ce contexte déprimant, on pouvait s'attendre à ce que, fort de ton expérience, tu proposes des perspectives pour l'avenir dans l'ouvrage
dont tu avais annoncé la publication.
Les jeunes militants que nous sommes n'en attendaient pas moins
de celui dont ils avaient soutenu l'action de 1997 à 2002.
Tu étais alors Premier ministre et nous avions apprécié l'éthique gouvernementale que tu avais instauré, mettant en oeuvre le programme pour lequel les Français avaient élu une majorité de gauche au Parlement.
Quelle n'est pas notre déception à constater aujourd'hui que ton livre porte si bien son titre: L'impasse.
Nous attendions une analyse et des conseils. Nous découvrons une charge haineuse qui ne nous paraît guère de nature à faire avancer la gauche, mais plutôt à poursuivre interminablement des querelles d'égos.
Libération ne s'y trompe pas, évoquant "un exercice de crucifixion en bonne et due forme", y voyant "la frustration et l'aigreur d'un homme
qui n'a jamais su se remettre de son cuisant échec de 2002 ".
Nous ne pensons pas que ce pamphlet violent contre la candidate
qui a conduit la gauche au second tour de l'élection présidentielle
et recueilli 17 millions de voix soit pour toi la meilleure façon
de servir un parti qui te doit beaucoup.
Aujourd'hui, le PS reprend d'ailleurs nombre de questions soulevées
par Ségolène Royal - les rapports de la gauche et du centre - et développe les pistes qu'elle a tracées, comme l'ordre juste et la démocratie participative.
A vrai dire Lionel, avec cette Impasse qui porte si bien son nom,
tu t'obstines dans un ressentiment qui nous a maintes fois surpris
depuis le 21 avril 2002 . Nous n'avions pas compris ni approuvé
ta tentative de retour en septembre 2006.
Nous connaissons les limites de ton action gouvernementale,
qui apporta beaucoup à la France (croissance, emploi) mais
conforta le doute des Français à l'égard de la gauche.
Dans ton livre, tu regrettes que Ségolène Royal n'ait pas pris "comme socle pour aller plus loin" la période 1997-2002. Peut-être pouvons-nous t'apporter quelques indices. Il faut en effet que les socialistes cultivent
la sincérité.
Ainsi, tu sembles oublier que l'issue de cette période
fut malheureuse, que pendant cette période tu négligeas de conduire
la réforme des retraites, tu perturbas le rapport des Français à la gauche en réalisant des baisses d'impôt et à ta personne en cachant obstinément ton passé trotskiste.
Au même moment, dans une démarche moins complexée, Tony Blair
et Gerhard Schroeder accomplissaient chacun d'importantes et difficiles réformes dans leurs pays.
Alors nous sommes peinés que cinq ans après tu ne trouves rien de mieux à apporter à la gauche que ces pages acerbes. Nous aurions apprécié,
à tout le moins, un peu plus de pudeur.
Nous guettions un souffle et nous prenons une gifle.
Et nous regrettons que cette Impasse porte le nom de Lionel Jospin.
L’ancienne magistrate en charge de l’affaire Elf, devenue conseillère
du gouvernement norvégien, critique les projets de l’Elysée pour «dépénaliser» la vie économique.
L’ancienne juge d’instruction Eva Joly critique violemment les projets
de Nicolas Sarkozy de «dépénaliser» la vie économique et d’interdire dans ce domaine l’ouverture d’enquêtes pénales sur le fondement
de lettres anonymes.
«Il me semble que les valeurs que dessine le président Sarkozy
ne sont pas celles de la France que j’aime. Les méthodes qu’il suggère sont celles de M. Berlusconi. Pour moi, c’est un extraordinaire et étrange choix que de choisir de soutenir les délinquants contre les victimes»,
a-t-elle dit dans un entretien diffusé mardi sur France Info.
La magistrate, qui a quitté Paris en 2002 pour devenir conseillère
du gouvernement norvégien, fait un parallèle entre le projet du chef de l’Etat concernant les entreprises et son idée de permettre des procès
pour les criminels déclarés irresponsables.
«Je ne comprends pas un pays qui responsabilise ses enfants et ses fous et irresponsabilise ses élites et cela me paraît une grave erreur
et surtout une absence de compréhension de ce que veut dire la criminalité organisée et économique», a-t-elle dit.
Dans un discours vendredi devant l’université d’été du syndicat patronal Medef, le président de la République a annoncé son intention de faire interdire l’ouverture d’enquêtes pénales sur le fondement de lettres anonymes et son souhait de «dépénaliser» la vie économique.
Les chefs d’entreprise réclament depuis longtemps une réforme
du délit «d’abus de biens sociaux» (le détournement de fonds
au sein des sociétés).
«Dire que ce n’est pas grave de présenter des comptes inexacts
ou de ne pas respecter la différence entre sa propre poche et la poche
de l’entreprise, c’est grave. Le droit pénal, il ne faut pas l’oublier, protège les victimes», a dit l’ancienne magistrate.
Quant à l’interdiction pour les juges d’utiliser les lettres anonymes,
elle la qualifie de «grave erreur», en rappelant que l’ONU et l’OCDE demandent à leurs membres de légiférer pour protéger
les témoignages anonymes.
Eva Joly a notamment instruit l’affaire visant la société pétrolière Elf, utilisant parfois des lettres anonymes lorsqu’elles était confirmées
par d’autres éléments. Le dossier s’est soldé par de lourdes peines
de prison pour les dirigeants de cette société, reconnus coupables
Entre le titulaire aux multiples casseroles tintinnabulantes qu’il se traîne
et le jeune loup (Martinon) de l’UMP le torchon ne brûle pas encore mais le vieux Jean n’entend pas laisser la place au jeune coq !
Lorsque l’on revient d’entre les morts pour voter c’est dans le Vème alors attention les jeunes, n’ayez pas peur des fantômes et autres zombies qui hantent la formation de droite.
Ce n’est rien en comparaison de ce qui se passe pour la “globale” parisienne, le challenger UMP est allé pleurer chez notre président
et manifestement il n’a pas eu gain de cause puisqu’il s’épanche dans Libé. Il ne vas pas se faire des amis au palais.
La candidate désignée par son parti ne sauve plus que les (pauvres) apparences en essayant de masquer le chaos qui s’empare de la formation de droite parisienne.
Avec son bilan flatteur, sa pugnacité à La Rochelle, ses dons d’orateur,
et pour finir le Vélib qui cartonne à fond on voit difficilement le maire sortant être en difficulté.
Mon sentiment est qu’il est tout a fait possible, voire nécessaire d’enlever a l’adversaire les circonscription du Vème et du XVème, elles sont gagnables, nous les enlèverons !
======================= Vincent =======================
A quelques mois des municipales, les états-majors du Parti socialiste
et du MoDem ont fixé des règles en vue d'éventuelles alliances électorales qui pourraient être mises à mal au niveau local.
Martelée par François Hollande depuis la fin de l'été, la feuille de route socialiste apparaît largement plus contraignante que les consignes édictées dimanche par François Bayrou.
En clôturant le Forum démocrate dans les Landes, l'ancien candidat centriste à la présidentielle a réaffirmé la " ligne d'autonomie " de son nouveau parti sans fermer la porte à des accords locaux.
Les candidats MoDem auront le droit former des " listes de rassemblement" avec tout élu, PS ou UMP, qui s'engagera
à respecter le pluralisme pour créer des majorités "pas sectaires ".
Les yeux rivés sur les sept millions d'électeurs ayant voté Bayrou
au premier tour de la présidentielle, le PS a fixé trois conditions à ces alliances: accepter le rassemblement de la gauche, rejeter la politique
de Nicolas Sarkozy et travailler à un projet commun.
Cela revient à demander à François Bayrou de choisir entre droite
et gauche, ce qu'il avait refusé de faire entre les deux tours
de la présidentielle, quand Ségolène Royal lui avait tendu la main.
"Acupuncture "
En privé, François Hollande est persuadé que le "troisième homme"
de la présidentielle 2007 ne viendra pas vers le PS tant qu'il entretiendra l'espoir d'être à nouveau candidat en 2012.
La question des alliances " ne se pose pas à nous mais au MoDem ", commente un député socialiste, agacé qu'on fasse à nouveau " exister " François Bayrou après l'expérience de mai dernier et le face-à-face télévisé avec Ségolène Royal.
Pour les municipales, " les consignes parisiennes ne marchent pas ", tranche le politologue Dominique Reynié. " Vous avez toute une série d'élus locaux qui veulent préserver leur situation, tenter leur chance
ou faire un 'coup' en interne. C'est le pragmatisme qui prévaut ".
De plus, les Français semblent apprécier " d'attirer à soi des membres
de l'autre camp ", ajoute-t-il. " Sarkozy le fait, donc c'est difficile de ne pas le faire ".
Si elles relèvent avant tout de considérations locales, les alliances électorales avec le centre auront des conséquences sur la rénovation engagée par le PS après trois échecs présidentiels consécutifs, ajoute Dominique Reynié.
" Le PS va devenir social-libéral par acupuncture. Chaque commune
où il y a une liste avec le MoDem sera un point de traitement ".
Dans plusieurs grandes villes emblématiques, les édiles socialistes lancent donc des ballons d'essais. A Lyon, Gérard Collomb ne cache pas son intention de discuter au niveau local avec le MoDem pour conserver
la ville, qu'il a ravie... aux centristes en 2001.
Egalement tenté, son voisin de Grenoble, Michel Destot, réclame des discussions sur des " propositions concrètes " entre appareils politiques dont il dénonce " l'énorme paresse ".
" Gare à la casse ! "
En se lançant dans la course la semaine dernière à Marseille, Jean-Noël Guérini a promis de former une équipe pas seulement socialiste, " avec des gens différents " notamment " des personnalités de la mouvance Bayrou ".
Comme le PS, qui est également engagé dans des discussions avec les Verts et les communistes, François Bayrou, qui envisage une candidature à Pau, a besoin d'alliances des deux côtés, souligne Dominique Reynié.
A la fin de l'année, une fois les listes déposées, il faudra "autant compter les rapprochements avec le PS qu'avec l'UMP" pour " valider " la stratégie autonomiste du député béarnais, explique l'analyste.
Selon Eric Azière, chargé des élections au sein du parti de François Bayrou, l'UDF comptait 800 maires sur 36.000 communes en 2001. Depuis, certains centristes ont rejoint l'UMP, d'autres le MoDem
ou bien le Nouveau centre.
Aux législatives, le MoDem n'a fait élire que quatre députés
contre 22 au parti d'Hervé Morin, désormais associé à l'UMP.
D'où une certaine fébrilité dans les rangs du camp Bayrou à l'approche des municipales où certains craignent une nouvelle migration d'élus centristes vers le parti majoritaire. Des alliances nouées trop vite
avec la gauche pourraient les effrayer.
" Un grand nombre d'élus s'interrogent et mon souhait est qu'il y en ait un minimum qui partent ", explique Didier Bariani, chef de file du MoDem
au conseil de Paris. " C'est vrai pour les municipales à venir et aussi
Extraits de l'intervention de George Pau-Langevin, députée de Paris,
Vice-Présidente du groupe Socialiste en charge de l'immigration
et du co-dévéloppement, lors de la réunion de travail avec les militants
du 20e sur le projet de loi de Brice Hortefeux relatif à la maîtrise
de l'immigration, à l'intégration et à l'asile. Durée : 14 mn.
En 14 minutes, G Pau-Langevin montre de façon claire et précise
tous les dangers de cette loi : non seulement des mesures discriminatoires envers les étrangers (tests ADN, critères linguistiques, économiques…), mais un changement insidieux du modèle de société, avec assimilation encore plus poussée des Français d’origine étrangère aux immigrés, au nom de “l’identité nationale”.
Notre remarquable Maire de Paris, Bertrand Delanoé comme tout politique "joue" le coup d'après.
Nous en avons la confirmation de part la déclaration de Me Virginie Bouilliez, qui défendait lors d'une audience en référé François Devoucoux du Buysson, "rédacteur en chef" du Perroquet Libéré, poursuivi par le maire de Paris pour avoir
Les socialistes ont dénoncé lundi, lors de leur Journée parlementaire,
les amendements "scélérats" ajoutés au projet de loi sur l'immigration, qui visent à permettre notamment l'utilisation de tests ADN
dans la procédure de regroupement familial.
Le texte présenté par le ministre de l'Immigration, Brice Hortefeux,
doit être examiné à partir de mardi par les députés.
On veut "terroriser en France pour que cela ait un effet là-bas", a déclaré Jean-Christophe Cambadélis, prônant une politique européenne sur les questions d'immigration.
"Plutôt que d'engueuler (Jean-Claude) Trichet et l'Eurogroupe, il vaudrait mieux engueuler les pays d'Europe du Nord qui ne veulent pas assumer leur devoir de solidarité avec les pays d'Europe du Sud", a ajouté le député de Paris, dans les couloirs de la Maison de la chimie à Paris.
Pour André Vallini, porte-parole du groupe parlementaire socialiste à l'Assemblée nationale, "le regroupement familial, ce n'est pas seulement une question d'humanisme mais aussi une question d'efficacité. Pour s'intégrer, il faut sa famille".
L'amendement, présenté par le député UMP du Vaucluse Thierry Mariani, est "un amendement scélérat", a-t-il dit. "La République française ne mérite pas cela. Quand on s'appelle Mariani ou Vallini,
on ne commet pas ce genre d'amendements (qui) fait penser aux heures noires de notre histoire".
Pour Claude Bartolone, la droite utilise une "grosse ficelle".
"En France les tests ADN sont réservés aux délinquants",
a souligné le député de Seine-Saint-Denis.
Les tests ADN, a déclaré pour sa part Delphine Batho, "philosophiquement cela rappelle ce que Nicolas Sarkozy a dit
sur la génétique. C'est encore de l'inné".
"Je voudrais déjà que les tests prévus pour les délinquants sexuels soient pratiqués et entrés sur le fichier. La vérité c'est que cela coûte très cher",
a souligné la député des Deux-Sèvres, spécialiste des questions de sécurité au PS.
En plus d'objectifs chiffrés d'expulsions, Nicolas Sarkozy a chargé Brice Hortefeux de faire passer l'immigration du travail à 50% du total contre
7% actuellement.
"Cela ne me gène pas d'ouvrir le débat sur les quotas économiques. Chercher un accord avec les forces sociales de ce pays ne me paraît pas devoir être tabou", a expliqué Manuel Valls, qui voudrait que le PS soit plus "offensif" sur les questions d'immigration.
"Nous devons définir nos propres propositions et sortir du débat entre Hortefeux, qui va vouloir durcir le ton, et les associations", a estimé le député de l'Essonne.
Ségolène Royal a dénoncé lundi le "sexisme" qui "s'apparente
au racisme" des attaques de Lionel Jospin, tout en affirmant
qu'elle "pardonne à tous ceux qui (l)'agressent" et qu'elle est "bien là".
"J'ai l'impression en lisant tous ces ouvrages, que si j'étais Jeanne d'Arc, j'aurais déjà été brûlée vive", a réagi sur Europe-1 l'ancienne candidate à la présidentielle depuis le Québec, où elle est en visite.
"Heureusement que nous ne sommes plus à cette époque."
"Je me demande pourquoi tant de violence, pourquoi tant de haine, presque. Au fond, ce qui me vient à l'esprit c'est cette parole de la Bible: 'pardonnez-leur parce qu'ils ne savent pas ce qu'ils font'", a-t-elle poursuivi. "Donc, je pardonne à tous ceux qui m'agressent.
Parce que d'abord je pense qu'ils font moins de mal à moi qu'aux socialistes, qu'à toute la gauche."
Ségolène Royal voit également "du sexisme" dans les critiques de Lionel Jospin, contenues dans son livre "L'Impasse" à paraître
chez Flammarion.
"Et à le voir à ce point aussi fort, j'en suis moi-même surprise. Je pense qu'il s'apparente au racisme", déplore la présidente de la région
Poitou-Charente.
Et Mme Royal de s'interroger: "Qui peut s'arroger le droit de juger de cette façon-là?". "Donc, aujourd'hui, ma responsabilité c'est de dire très sereinement, très simplement, que je suis là", a-t-elle poursuivi.
C'est la rentrée d'iPol: Trackbacks : DSK pas de blog, Paris Numérique, le MEDEF se met au vert Dossier : le développement est-il durable ? Teaser : Plus sur iPol.fr
Les vives attaques de Lionel Jospin contre "l'illusion" Ségolène Royal
ont semé le trouble lundi chez les parlementaires socialistes réunis
à Paris, la plupart, à l'instar du patron du parti, François Hollande, appelant à en finir avec "les querelles de personnes".
Libération a publié lundi des extraits du livre de l'ancien Premier ministre intitulé "L'Impasse" (à paraître le 24 septembre chez Flammarion)
dans lequel il juge que la candidate PS à la présidentielle était
une "illusion" et la "moins capable de gagner".
"Les questions de personnes aujourd'hui doivent être mises de côté.
On a perdu trois présidentielles de suite. C'est suffisamment grave pour" qu'on se mette en ordre de bataille "pour maintenant être capable de les gagner", a déclaré M. Hollande à son arrivée à la journée parlementaire PS, organisée à Paris.
"La rénovation du parti, ce ne sont pas seulement des règlements de compte entre amis, des amertumes qu'on ressasse", a réagi le président du groupe PS à l'Assemblée, Jean-Marc Ayrault, en regrettant que ces "polémiques" ne "facilitent pas le travail des socialistes".
"Si tous les mois, on remet un euro dans la machine, on ne va pas s'en sortir. C'était une parole qui était attendue, elle est connue. Ce n'est pas Ségolène Royal seule qui explique qu'on ait perdu. Si on devait s'arrêter
à cela, ce serait une contribution incomplète", a estimé Benoît Hamon, secrétaire national du PS.
Plus virulent, Arnaud Montebourg a dénoncé des "déballages"
et "histoires d'orgueil". "Je ne comprends pas cette maladie des socialistes à s'autodétruire.
Je regrette que Lionel Jospin ait lui aussi fait son livre,
il y en avait déjà assez", a-t-il dit.
Proche de Dominique Strauss-Kahn, ancien rival de Mme Royal,
Jean-Marie Le Guen a regretté des propos "exagérés" et "totalement inopportuns" de la part de M. Jospin. "C'est une erreur de focaliser
trop sur la responsabilité de la candidate" plutôt que de s'atteler
à "rénover le logiciel".
La députée Delphine Batho, qui a succédé à Mme Royal dans les Deux-Sèvres, a dénoncé "l'aigreur" qui a "guidé la plume" de Lionel Jospin.
"Plutôt que de la violence, je sens de l'aigreur ainsi qu'une conception aristocratique de la vie politique", a réagi Mme Batho : "Peut-être que
ça éclaire aussi les Français sur les difficultés qu'a eues la candidate pendant la campagne présidentielle.
Les divisions nous ont fait mal".
"Tout ce que Jospin a pu dire se résume malheureusement en un seul mot: l'aigritude", a renchéri Gaétan Gorce, lui aussi proche de Mme Royal.
"Il faut sortir de l'amertume. Ce genre d'expression fait mal à toute la gauche. Je me mets à la place de tous ceux qui peuvent découvrir ce genre de déclarations ce matin et qui doivent être complètement accablés.
Il faut un changement radical des pratiques et des équipes",
a insisté le député de la Nièvre.
Ancien directeur de campagne de la candidate, Jean-Louis Bianco
a regretté des paroles "dictées par le fiel et la rancoeur" qui vont "nous faire perdre du temps dans le travail de la rénovation du PS".
"Celui qui n'a pas été capable d'être présent au second tour en 2002
n'est pas forcément le mieux placé pour donner des leçons", a-t-il lâché.
"On ne peut pas rester à cette explication +2002, c'est la faute des autres+ et +2007, c'est la faute de la candidate+", a estimé Jean-Jack Queyranne, autre proche de Mme Royal.
Y aurait-il aujourd’hui, à gauche, une fracture? C’est le premier des enseignements du sondage LH2- Libération consacré à «l’identité
de la gauche» : 88 % des sympathisants estiment que trop de divisions
la traversent.
L’appréciation n’est pas nouvelle, mais prend aujourd’hui une acuité particulière, puisqu’ils n’étaient que 82% en 2003.
Trop de divisions, donc, qui, loin de se limiter au choc des ambitions, recouvrent également des oppositions idéologiques difficilement conciliables.
Le récent flottement du PS sur les régimes spéciaux le démontre,
qui a vu s’affronter Manuel Valls, «rénovateur», à la gauche du parti,
puis à sa direction.
Clivages. Voilà qui n’incite guère à rêver à des lendemains électoraux qui chantent : 57 % des personnes interrogées pensent que la gauche a «de fortes chances de revenir au pouvoir».
Ils étaient 65 % en 2003. Les tenants de l’effacement des frontières politiques en seront néanmoins pour leurs frais: si 52 % des sondés jugent «dépassées» les notions de gauche et de droite, ils sont 47 %
à estimer qu’elles sont «toujours valables», contre 36 % il y a deux ans.
Valeurs et clivages reprendraient-ils quelque vigueur ? Paradoxe :
dans le détail, ceux-ci ont, doucement mais sûrement, glissé.
Alors que les socialistes n’ont que le mot de «rénovation» à la bouche, sans toutefois s’accorder sur les moyens de celle-ci, les Français de gauche, eux, semblent avoir déjà, en partie du moins, révisé leurs positions.
S’habituer. C’est sur les questions économique que le glissement
est le plus flagrant. Au moment où les socialistes clament que
la question de l’acceptation du marché n’en est plus une, les sympathisants de gauche semblent ne plus combattre l’ordre économique avec la même vigueur. C’est le cas pour la mondialisation,
à laquelle 39 % des sondés estiment qu’il faut s’opposer nettement.
Il y a deux ans, ils étaient 44 %.
Le devoir de contester s’effrite. Alors qu’ils étaient 80 % à juger, en 2003, que les altermondialistes exprimaient des critiques justifiées contre la mondialisation, ils ne sont plus, aujourd’hui, que 68%.
De même pour la structure de notre capitalisme national et le partage entre public et privé auquel, de plus en plus, ils semblent s’habituer. 52 % des sympathisants de gauche considèrent aujourd’hui qu’il y a, «juste
ce qu’il faut d’entreprises nationales et privées», 7 points de plus qu’en 2005. Et sur le rôle de la puissance publique, 59 % d’estimer que «l’Etat joue un rôle trop important dans la société française».
La pilule du libéralisme serait-elle désormais moins amère à avaler ? Certes, pour beaucoup à gauche, l’urgence demeure sociale - 49 % considèrent la lutte contre le chômage comme la priorité, devant la précarité (37 %), l’éducation (32 %), les salaires (27 %), la santé (24 %) et l’égalité des chances à 23 % -, mais l’individualisme gagne du terrain.
Et il investit l’école (77 % des sondés s’affirment favorables au libre choix de l’établissement scolaire par les parents), la protection sociale (61 % approuvent le développement d’organismes privés), la fiscalité (62 % approuvent l’idée de baisses d’impôt permettant de réduire les
dépenses publiques).
Productivité. Même les fonctionnaires n’échappent pas à cette dernière injonction, 61 % des sondés se disant favorables au développement
de la productivité dans l’administration…
Un peu moins ferme sur ses fondamentaux, l’opinion de gauche semble l’être toujours envers les partis. Ainsi, 81% des sondés considèrent qu’ «ils ne s’intéressent qu’au pouvoir et pas aux citoyens». Une opinion que ne manqueront pas de méditer les dirigeants socialistes.
Le maire (PS) de Paris Bertrand Delanoë arrive pour la première fois
en tête de toutes les personnalités politiques avec 76% de bonnes opinions, dans le tableau de bord politique Ifop-Paris Match
de septembre.
M. Delanoë, qui voit sa cote de popularité grimper de 7 points depuis juillet, devance Bernard Kouchner à 75% de bonnes opinions (-3).
Viennent ensuite Dominique Strauss-Kahn à 74% (+8 points),François Bayrou à 71% (+1) et Jean-Louis Borloo à 71% également (-2).
Nicolas Sarkozy subit un recul de 5 points de popularité à 66%
et n'arrive qu'en 7e position, derrière Jack Lang (67%, -2).
Tous les ministres du gouvernement Fillon sont en recul: -3 points à 66% pour Michèle Alliot-Marie, -7 points à 63% pour la ministre de la Justice Rachida Dati. François Fillon lui-même n'arrive qu'en 14e position à 58% (-4 points).
Quant à Ségolène Royal, elle ne pointe qu'à la 23e place à 49%
de bonnes opinions (=).
45% des personnes interrogées, comme il y a deux mois, considèrent que les choses sont en train de changer "plutôt en bien" en France.
69% contre 68% en juillet jugent que l'opposition ne ferait pas mieux
que le gouvernement actuel si elle était au pouvoir, 31% (=) étant d'un avis inverse.
Enfin, Dominique Strauss-Kahn, qui brigue actuellement la présidence
du FMI, est la personnalité socialiste que le plus grand nombre
de personnes interrogées souhaiterait voir porter à la tête du PS.
Elles sont 33% (+2) dans ce cas, contre 19% pour Bertrand Delanoë
(+8) et 17% pour Ségolène Royal (-5). Chez les sympathisants socialistes, DSK arrive aussi en tête (27%) devant Mme Royal (26%) et M. Delanoë (21%).
Sondage réalisé par téléphone du 6 au 7 septembre à partir d'un échantillon national de 1.005 personnes représentatif de la population âgée de 18 ans et plus (méthode des quotas). Notice détaillée disponible à la Commission des sondages.
La France a partiellement effacé son cauchemar argentin dimanche
à Toulouse et s'est de nouveau comportée comme une grande équipe, en laminant de très modestes Namibiens 87 à 10 (13 essais à un).
Les Bleus (en blanc pour l'occasion) ont signé la plus large victoire
de leur histoire, face à des Namibiens réduits à 14 dès la 19e minute après l'expulsion du troisième ligne Jacques Nieuwenhuis.
Le précédent record (+67) remontait à un succès sur les Fidji (77-10)
en novembre 2001. Le XV de France a également égalé le record d'essais inscrits en match international (13), déjà marqués face
à la Roumanie lors des jeux Olympiques en 1924 et face au Zimbabwe lors de la Coupe du monde 1987.
Les hommes de Bernard Laporte peuvent désormais se concentrer
sur le match décisif qui les attend vendredi au Stade de France, contre l'Irlande (Gr.D). En cas de défaite, les Bleus seraient virtuellement éliminés de la Coupe du monde.
Seules la Nouvelle-Zélande et l'Australie avaient réussi à marquer plus de points en un seul match en ce début de tournoi. Les Blacks contre
le Portugal (108-13) et les Wallabies contre le Japon (91-3) Les autres vainqueurs de la journée de dimanche sont les Tongiens et les Fidjiens.
Les Tonga ont réussi le premier authentique exploit de cette Coupe
du monde -- depuis celui de l'Argentine contre la France -- en battant
les Samoa 19 à 15. Les Samoans avaient remporté leurs neuf dernières confrontations. Les Samoa, avec deux défaites, sont quasi hors course pour les quarts de finale. Les Tonga en revanche occupent la deuxième place de la poule A à un point de l'Afrique du Sud.
Mais ils n'ont pas encore rencontré les deux favoris du groupe, Springboks et Anglais. Auparavant, les Fidjiens étaient venus in extremis à bout du Canada 29-16, en marquant à la dernière seconde un essai en contre, alors que les Canadiens tentaient d'arracher la victoire en pilonnant la défense. Les Fidjiens partagent la première place du groupe B avec la puissante Australie, qui ne les devance
qu'à la différence de points.
Le match Galles - Fidji du 29 septembre devrait être qualificatif pour le quart de finale. Les Français ont assuré le point de bonus offensif en 32 minutes, qui suffirent pour inscrire quatre essais par Heymans (7e), Marty (11e), Dusautoir (21e) et Nallet (32e).
Entre temps, les Namibiens perdirent leur troisième ligne centre Jacques Nieuwenhuis, exclu pour un placage dangereux
sur Sébastien Chabal. Au milieu de quelques approximations
et multiples fautes de main, le XV de France a inscrit deux essais supplémentaires par Vincent Clerc et Lionel Nallet, juste
avant la mi-temps (40-3
Auteurs de six essais en première période, les Français en ont
inscrit sept lors des quarante dernières minutes, à ajouter aux
onze transformations de Jean-Baptiste Elissalde, auteur au total
de 27 points.
Lors de son prochain match, le XV de France affrontera l'Irlande,
le vendredi 21 septembre au Stade de France, dans un match
décisif pour la qualification pour les quarts de finale, avant
d'achever la première phase face à la Géorgie, le dimanche
30 septembre à Marseille.
Le deuxième ligne du XV de France Fabien Pelous,
touché à un genou, et le troisième ligne Imanol Harinordoquy, victime d'une entorse d'un pouce, sont incertains pour le match face à l'Irlande, vendredi au Stade de France, a indiqué l'entraîneur Bernard Laporte. "Fabien, ce n'est apparemment pas méchant. Imanol s'est donné une grosse entorse au pouce.
Ce sont les deux points d'interrogation pour vendredi prochain",
a déclaré Bernard Laporte. La Namibie rencontrera l'Argentine
le 22 septembre à Marseille et la Géorgie le 26 septembre à Lens.
La Namibie, pour son premier match du mondial, s'était inclinée
32-17 contre l'Irlande, mais après avoir livré un superbe combat physique pendant la première heure de jeu. Bernard Laporte,
entraîneur de la France, a exprimé sa satisfaction au micro
de TF1: "Je crois qu'on a surtout retrouvé le plaisir de jouer.
On a joué, je ne dirais pas décontracté, mais avec de l'enthousiasme
et le plaisir qu'on demandait (aux joueurs). On ne s'est pas recroquevillé comme vendredi dernier et cela fait plaisir de les voir heureux, de les voir attaquer, de les voir prendre des risques
et c'est vrai que c'est un véritable plaisir.
Maintenant, on a fait vingt bonnes minutes et il y a eu le carton rouge rapidement donc cela nous a facilité la tâche mais l'entame de match
et les premières minutes sont satisfaisantes.
Dans ce genre de match, on ne sait jamais, on peut attaquer partout comme des carnassiers puis se faire contrer... ne le prenons pas à l'envers, on en a déjà pris un (match) à l'envers... on est rentré dans
la Coupe du monde, maintenant le plus dur reste à faire".
Après l'échec des Bleus face aux Argentins lors du match d'ouverture de la Coupe du monde (12-17), Jo Maso, le manager de l'équipe de France, place sous le signe de la reconquête le match que le XV de France livrera dimanche face à la Namibie.
"Il va nous permettre de nous repositioner dans le groupe", a expliqué Maso lors d'une conférence de presse samedi après-midi au Stadium de Toulouse. "On prend ce match comme le match de la renaissance. Je suis sûr que nous n'avons pas vu l'équipe de France a son vrai niveau. On a les capacités et les moyens de faire mieux que ce qu'on a fait contre l'Argentine".
Les Français doivent d'abord gagner et si possible prendre le bonus offensif en marquant quatre essais aux modestes joueurs africains pour la plupart amateurs.
Jo Maso ne doute pas un instant. "Il n'y a que les petites équipes qui ne savent pas rebondir après un échec... Retrouvons cette envie et cette détermination. Pour le reste, je n'ai pas de soucis. On est ici à Toulouse, la capitale du rugby français, et on a envie de repartir dimanche la tête haute avec l'objectif en poche."
Maso estime que les Français sauront résoudre les problèmes posés par les Namibiens s'ils restent lucides et appliqués.
"Les Namibiens ont une vraie motivation", a avancé Maso. "On les a vus jouer leur premier match. Ils ont une capacité à bien porter le ballon, à aller au contact. Il faut que l'on rende simple le match en étant bien en place et sur nos bases."
Dimanche dernier, l'Irlande a battu la Namibie mais s'est fait peur devant des adversaires plus accrocheurs que prévus (32-17).
Douze changements ont été opérés dans la formation tricolore qui avait débuté le match d'ouverture. Maso refuse d'y voir un quelconque pari.
"Nous ne pensons pas que c'est dangereux.
Nous avons trente joueurs de même qualité", s'est défendu le manager.
Cédric Heymans, qui fait partie des trois rescapés du premier match,
a participé au dernier entraînement au Stadium de Toulouse la cuisse bandée. "C'est par protection, car il a reçu une béquille mais il est guéri. Il a couru vendredi et aujourd'hui", a précisé Maso.
L'arrière Clément Poitrenaud, qui a pris un coup dans la semaine, n'a pas participé à cette ultime séance de mise en place. "On lui a dit de pas trop forcer aujourd'hui", a déclaré Maso. "Mais il jouera dimanche."
Les responsables des quatre principaux partis de la gauche se sont retrouvés samedi après-midi sur une estrade de la Fête de l'Humanité pour annoncer une riposte commune à la politique du gouvernement sans réussir toutefois à cacher leurs profonds désaccords.
L'affiche était inédite avec côte à côte, François Hollande (PS), Marie-George Buffet (PCF), Cécile Duflot (Verts) et Olivier Besancenot (LCR). "C'est un événement", a dit Mme Buffet. A sa demande, les chefs de parti se sont accordés sur une réunion mardi soir pour mettre en place un "comité de riposte" à la politique du gouvernement de Nicolas Sarkozy.
La rencontre devrait avoir lieu au siège du PCF.
Le contenu de la discussion de mardi n'a pas été précisé, Olivier Besancenot souhaitant une prise de position commune sur les régimes spéciaux de retraite, tandis que François Hollande demandait que le débat porte plus généralement sur le pouvoir d'achat.
Cécile Duflot, repoussant le spectre d'une nouvelle victoire de la droite, a plaidé pour un projet commun "écologiste".
Olivier Besancenot a estimé qu'il ne fallait pas "esquiver ce qui nous divise", mais qu'il fallait "au-delà de ces divergences" travailler "ensemble contre la droite", avec autre chose qu'une "union
de la gauche molle". "On ne pense pas tous pareil", a noté François Hollande, mais on est "tous unis contre la droite" et "on a besoin de toutes les formations, y compris de la gauche de la gauche".
Cependant, selon lui, "au-delà de la riposte nécessaire, il faut travailler ensemble sur des propositions, un projet, une perspective, une vision". Il a refusé à cet égard de distinguer "une gauche plus pure et une autre plus réaliste". "Arrêtons d'opposer gauche de gouvernement et autre gauche", a renchéri Mme Buffet.
M. Hollande -qui a essuyé à son arrivée quelques huées- a indiqué que sur sa proposition devrait être mis en place fin septembre un "comité de liaison" de la gauche. On y parlera "pas seulement de la riposte,
de la critique, de ce que nous ne voulons pas, mais de ce que nous proposons ensemble pour offrir une alternative, une politique différente au pays", a-t-il dit.
Mais la LCR ne devrait pas y participer.
"La LCR est sur une autre démarche, révolutionnaire", a souligné le premier secrétaire du PS, pour qui "on peut pas dire à un pays, vous allez changer uniquement par des mouvements de rue". A la tribune, MMe Buffet a évoqué les municipales, à l'origine de tensions entre PCF et PS, en demandant que "toute la gauche soit réunie dès le premier tour". M. Hollande s'est borné à se dire favorable à "des listes de rassemblement de la gauche, le plus largement possible".
Devant la presse, il a précisé que lorsque les résultats électoraux "justifieront" que le PCF puisse être "chef de file", les socialistes "seront derrière lui". Mais il a indiqué qu'il pourrait y avoir "quelques primaires". "On mettra ça en négociation", a-t-il dit.
Il a semblé aussi éloigner devant la presse l'éventualité d'alliances avec le Modem, parlant de "stratégie de rassemblement de la gauche dès le premier tour", avec éventuellement "des renforts" au second tour, mais "autour d'un projet".
Alors que François Bayrou, a-t-il dit, est favorable à l'idée d'un rassemblement "tantôt avec les uns, tantôt avec les autres,
Le chef de l'Etat français Nicolas Sarkozy a déclenché une polémique
avec ses partenaires en Europe en épinglant l'action de la BCE,
en pleines turbulences financières, et en s'en prenant sans ménagement au président de l'Eurogroupe.
Selon des propos rapportés samedi par le quotidien Le Monde, il a jugé "curieux" que la Banque centrale européenne se contente de mettre d'importantes sommes d'argent à disposition des banques
pour ramener le calme sur les marchés, mais n'abaisse pas aussi
ses taux d'intérêt pour soutenir la croissance.
"On a fait des facilités pour les spéculateurs, on complique la tâche pour les entrepreneurs", a estimé M. Sarkozy, selon ces propos tenus vendredi soir dans l'avion qui le ramenait de Hongrie.
Le président de la BCE, Jean-Claude Trichet, est sorti de sa réserve pour lancer une pique à Nicolas Sarkozy. Il s'est étonné des critiques
du chef de l'Etat français en rappelant qu'au début du mois, le chef
de l'Etat français avait au contraire salué la décision de la BCE
de ne pas augmenter ses taux, du fait des turbulences financières,
"au point même de l'avoir attribuée à sa propre influence".
La ministre française de l'Economie, Christine lagarde, présente à Porto pour une réunion avec ses collègues européens, avait enfoncé le clou samedi en jugeant que M. Sarkozy a "tout à fait raison de poser
la question des taux d'intérêt" de la BCE, que Paris juge trop élevés.
Le chef de l'Etat français a aussi reproché au président de l'Eurogroupe (forum des ministres des Finances de la zone euro), le Luxembourgeois Jean-Claude Juncker, de faire preuve d'inertie. "Quelle initiative a-t-il prise ?", s'est-il interrogé.
Cette sortie de M. Sarkozy est intervenue le jour même où M. Juncker, au nom de l'Eurogroupe, a publiquement rappelé à l'ordre la France
à Porto pour son manque d'efforts dans la réduction de ses déficits, lors d'une réunion du forum.
Le chef de l'Etat français a toutefois pu mesurer à quel point il reste isolé en Europe dans ses critiques. A Porto, le commissaire européen aux Affaires économiques Joaquin Almunia a rendu hommage
à M. Juncker et plusieurs des partenaires de la France sont montés
au créneau pour soutenir la BCE.
"Je pense que la politique suivie par la BCE est appropriée", a déclaré
le ministre allemand des Finances Peer Steinbrück, en exhortant
à ne pas remettre en cause l'indépendance de la banque centrale,
que l'Allemagne a jadis ancrée dans le traité de Maastricht qui a mis l'euro sur les rails.
"Aucune majorité ne se dessine" en Europe pour cela,
a averti le ministre allemand. Moins diplomate, le gouverneur
de la très orthodoxe banque centrale allemande (Bundesbank),
Axel Weber, a assuré que l'impact des critiques françaises
sur les décisions de l'institut monétaire serait "nul".
De quoi alourdir quelque peu l'atmosphère entre Paris et Berlin alors que, selon la presse allemande, les relations entre la chancelière Angela Merkel et le président Nicolas Sarkozy se sont récemment détériorées.
D'autres pays européens, l'Autriche et l'Espagne en particulier, ont
pris leurs distances avec l'offensive française. En France, le dirigeant centriste et pro-européen François Bayrou, a jugé "inquiétants" les propos de Nicolas Sarkozy. Ses déclarations sont selon lui "extrêmement déstabilisatrices dans ce climat de crise" actuel.
Depuis son élection le 6 mai 2007, le chef de l'Etat français a exprimé des positions tranchées sur les questions européennes, au risque
de froisser ses partenaires, qu'il s'agisse de l'adhésion de la Turquie
Ségolène Royal était, dimanche 9 septembre, l'invitée de la Fête nationale de l'Unità organisée par le Parti des Démocrates de Gauche italien à Bologne. Invitée à l'initiative de Piero FASSINO, premier secrétaire des "Damocratici di
Sinistra", Ségolène Royal était accompagnée de Bruno LEROUX, Député et secrétaire national du PS chargé des élections, et de Delphine BATHO, Députée et secrétaire nationale du PS chargée de la sécurité.
Elle a profité de l'occasion pour faire un tour d'horizon de la situation
de la gauche en Italie et en France. Ségolène Royal est intervenue
devant un millier de personnes et a répondu aux questions
de la journaliste Lucia Annunziata, retransmises sur NessunoTV.
Il a notamment été question des leçons tirées de la présidentielle
en France, le mini-traité européen, la politique de Nicolas Sarkozy et les alliances de la gauche en France.
Jugeant le mini-traité européen promu par le Président de la République en France "trop mini", elle a ajouté qu'il fallait "exiger des politiques européennes communes indépendamment du mini traité; des politiques qui promeuvent les transports, la recherche, le développement durable
et combattre les délocalisations."
En Italie, la gauche a battu Silvio BERLUSCONI en rassemblant une large coalition. Les formations regroupées dans "l'Olivier" envisagent depuis un an de fusionner et de se dépasser pour créer un nouveau parti : le Parti Démocrate. On se souvient que la gauche italienne avait organisé un processus de primaire exemplaire lors de leurs dernières élections : 4,3 millions de citoyens avaient participé au vote pour choisir le dirigeant
de la coalition et voter le programme.
Cette fois encore, la naissance du Parti Démocrate donnera lieu à un vote participatif populaire le 14 octobre prochain. Tout électeur, et plus généralement toute personne de plus de 16 ans, ainsi que les résidants étrangers, moyennant une contribution d'environ 5 euros, pourront voter dans les 10 000 lieux de vote qui seront installés dans toute l'Italie.
Le même jour, les Italiens pourront choisir le dirigeant national du futur parti ainsi que les dirigeants locaux. Les initiateurs de ce processus
ont d'ailleurs promu, parmi les candidats, toute une nouvelle génération de leaders et de nombreuses femmes (les candidatures respectent strictement la parité). Ségolène Royal a souligné que ce processus
en Italien d'union et de démocratie participative est un exemple utile
pour la France alors que le PS engage un travail de rénovation de
ses idées, de sa stratégie d'alliance et de son fonctionnement.
Elle a notamment rencontré lors de cette rencontre Sergio COFFERATI, maire de Bologne, ancien leader du syndicat CGIL, Marina SERENI, Présidente adjointe du groupe parlementaire de l'Olivier à la Chambre
des Députés et Luciano VECCHI, secrétaire international de DS.
Paris Match. A La Rochelle comme à Melle, dans les derniers jours d'août, vous êtes apparue radieuse. Comme si la conjoncture morose du P.s., les livres à charge contre vous et votre situation personnelle, officiellement séparée depuis l'été de François Hollande, n'entamaient en rien votre énergie. Toujours prête à "gravir la montagne" comme vous le disiez vous-même pendant la campagne présidentielle?
Ségolène Royal. Le plus difficile est passé. J'ai trouvé un nouvel équilibre en franchissant une étape. Une campagne présidentielle en première ligne, c'est une mutation profonde, un moment d'une exceptionnelle intensité. Exaltant, émouvant, violent aussi. Aujourd'hui, je me sens plus dense et plus forte de ce que j'ai vécu, appris, compris. Le contact avec les gens, qui n'ont pourtant rien oublié de leur déception, est toujours d'une exceptionnelle chaleur. Libérée du poids d'un calendrier contraignant je peux faire ce qui me plaît. Quant à ma vie privée, j'ai déjà eu l'occasion de faire une sobre mise au point, nécessaire et suffisante. Je n'ai pas à en dire plus.
En route pour une nouvelle candidature? Pour la prise en charge du P.s.?
Aucune échéance interne ne nous contraint à présent: ni congrès immédiat, ni choix d'une candidature pour 2012. Profitons-en pour ouvrir les portes et les fenêtres sur la France et le monde tels qu'ils sont. Mettons à profit ce temps pour réfléchir ensemble, élaborer des idées neuves, en finir avec certains comportements individuels hargneux. Je me suis engagée dans un travail de longue haleine, à l'écoute des Français et avec des chercheurs dont je lis les travaux et avec lesquels je discute. Les avis de Philippe Aghion, Daniel Cohen, Thomas Piketty, Dominique Meda, Patrick Weil, Olivier Duhamel et bien d'autres enrichissent ma réflexion. A l'intérieur du Parti socialiste, au-delà du cercle de mes proches, je trouve agréable de reparler avec ceux qui ont combattu ma candidature et que j'avais perdu de vue. Pierre Moscovici, Henri Weber et bien d'autres j'apprécie leur liberté de pensée. Il faut décloisonner la réflexion, réapprendre à se parler et à échanger sur le fond
Un Strauss-kahnien et un Fabiusien. Vous pratiquez "l'ouverture" en somme au sein du parti?!
Si vous voulez, à ceci près que je ne cherche à récupérer personne. Il y a différents pôles de réflexion au sein du Parti socialiste: les groupes parlementaires bien organisés, les commissions qui vont être mises en place par le parti pour la rénovation, les débats dans les fédérations. Cette diversité est une bonne chose. Les travaux sont mis en commun et versés au débat. La qualité des ateliers de l'université de La Rochelle montre à quel point les militants ont soif de discussions solides. Comme candidate ayant porté pendant la campagne un certain nombre d'idées qui furent jugées iconoclastes mais apparaissent aujourd'hui comme des clefs de la rénovation, je suis impliquée dans ce travail collectif.
Voulez-vous dire que vous avez eu raison trop tôt?
Les procès en hérésie qui m'ont été faits en pleine campagne nous ont coûté combien de millions de voix? A l'université d'été du Parti socialiste, j'ai entendu non sans stupéfaction parler d'ordre juste, d'autorité bien comprise, de la nation, des sécurités dues à tous, de la valeur travail, de l'aspiration légitime à la réussite individuelle, du refus de l'assistanat et du besoin d'agilité des entreprises: l'hérésie d'hier devient le moteur de la rénovation et la doctrine de demain! Je ne vais pas m'en plaindre. Ce sont ces thèmes-là, aussi, qui ont fait le succès de la droite. Ce ne sont pas des thèmes de droite, ce sont des préoccupations des Français auxquelles nous devons apporter nos réponses. Ce qui a fait le succès de la droite, c'est l'impression de cohérence idéologique et de discipline organisationnelle. Avec un temps long de préparation, des relais puissants et les moyens de l'Etat mobilisés pendant cinq ans. Ce qui n'empêche pas, aujourd'hui, Nicolas Sarkozy de virer de bord sur des sujets où il a combattu mes positions. Sur la Turquie, il a menti aux Français et fait aujourd'hui machine arrière car il était évident qu'il ne pourrait pas interrompre du jour au lendemain le processus d'adhésion. Quant à la réforme de l'indice des prix que j'avais proposée pour mieux défendre le pouvoir d'achat il vient de l'annoncer. Tout comme le revenu de solidarité active dont j'avais lancé l'idée avec Martin Hirsch car je pense que le travail doit payer. Et bien d'autres exemples pourraient être pris! J'ajoute que la France attend des réformes structurelles qui tardent à venir. Attention à l'illusion du mouvement dans une France en panne de croissance.
Vous ne vous reprochez rien donc. Vous avez pourtant déclaré dans votre discours de rentrée à Melle être prête à autant d'autocritique qu'il le faudrait...
J'assume sans problème ma part de responsabilité mais ce qui nous a le plus manqué, c'est le temps pour mener jusqu'à son terme la mutation de notre parti et de son projet politique. Les Français ont bien senti cet inachèvement et, entre nous, ces décalages, parfois ces contradictions, qui persistaient. C'est pourquoi il faut maintenant prendre ce temps qui nous a fait défaut pour aller au fond des choses, pour bâtir une alternative claire, en prise sur son époque, en phase avec les attentes des Français, portée par un grand parti moderne, ouvert, créatif et discipliné.
On vous reproche aussi l'improvisation permanente, l'impréparation, le goût du pouvoir personnel. Ne reconnaissez-vous rien de ces défauts pointés dans les livres qui vous éreintent?
Je laisse de côté les attaques personnelles qui font malheureusement plus de mal à l'image des socialistes qu'à moi. Je suis rodée si j'ose dire. Bien sûr qu'il y a eu parfois de l'improvisation dans la communication et de la désorganisation, encore une fois, faute de temps mais aussi une créativité, de l'imagination, des temps collectifs incroyables. Car il a fallu tout mener de front durant cette campagne: surmonter les divisions de la campagne interne, ouvrir des pistes nouvelles, remettre les Français au coeur de notre démarche, et aussi convaincre de la légitimité d'une candidature féminine... Quant au pouvoir personnel, c'est une légende. Jamais je ne serais arrivée là où je suis si j'avais travaillé en solo. Je sais écouter, consulter et décider, voilà tout. Et le moment de la décision d'un dirigeant est forcément solitaire sinon rien n'avance.
Et votre propre livre de diagnostic, annoncé pour octobre?
L'éditeur, Grasset, assure n'avoir rien vu venir. Quand il sera prêt, il le verra venir. Je l'écris à mon rythme, c'est ma liberté.
Cela ne vous gêne-t-il pas non plus de voir la nouvelle vie sentimentale de votre ex-compagnon François Hollande exposée en une de magazines? N'en êtes-vous pas affectée? Quel impact sur le parti et sur la fonction de Premier secrétaire?
Il a droit, comme chacun, à la protection de sa vie privée. J'ai tourné une page sans renier la part de bonheur qui fut la nôtre et sans ressentiments inutiles. Je n'ai pas à commenter les épisodes qui ne me concernent plus.
La rupture du couple que vous formiez avec le Premier secrétaire ne risque-t-elle pas de compliquer vos relations avec le parti qu'il dirige? Jusqu'à ce qu'un nouveau chef le remplace au prochain congrès en tout cas? En clair, vos relations peuvent-elles rester professionnellement normales?
On nous a assez reproché un mélange des genres pour qu'aujourd'hui le reproche inverse ne soit pas fait. Vie privée et vie publique sont disjointes clairement désormais. Mais les actions politiques devront être naturellement complémentaires et responsables. Pour l'instant, j'ai besoin de souffler. Celles et ceux à qui c'est arrivé savent bien qu'il faut laisser le temps faire son oeuvre. J'ai eu la chance d'être très entourée: dans ces moments-là, c'est précieux. C'est ce qui m'a permis de me rétablir assez vite et de cicatriser la blessure en allant de l'avant.
Avez-vous réellement dit, comme l'assure dans "Le Point" quelqu'un de votre entourage: "Si je lui demande, il revient"?
C'est tout le contraire: je lui souhaite très sincèrement d'être heureux. Et je garde au père de mes enfants la part de considération que ce lien avec eux implique et qu'ils doivent garder.
Et si vous étiez concurrents pour la candidature à la présidentielle, puisque François Hollande a laissé entendre qu'il serait "prêt en 2010"?
Ce n'est pas d'actualité. Je ne suis en compétition avec personne. Je suis la première femme de l'histoire à avoir été présente au second tour de l'élection présidentielle et à avoir partagé avec les Français un moment démocratique très intense suivi dans le monde entier. C'est aujourd'hui un travail collectif qu'il faut continuer à faire en restant à l'écoute des Français. Le leitmotiv au P.s. en ce moment est de mettre de côté les questions de personne pour travailler sur le fond. Il n'empêche que, chaque jour apporte son lot de favoris pour la relève du parti comme pour la présidentielle.
Quand il ne s'agit pas de vous ou de François Hollande, on cite Bertrand Delanoë, Manuel Valls, Vincent Peillon. Que pensez-vous de toutes ces supputations? Ne craignez-vous pas, vous-même, d'être instrumentalisée par certains de vos fidèles?
Je pense que tout cela est prématuré. Je sais combien les Français sont exaspérés par les querelles d'appareil politique. Je ne m'y abîmerais pas. Mais je pense qu'il faut que les talents de la nouvelle génération politique s'épanouissent. Je travaille avec elle. Je m'occupe de ma région mais je vais aussi répondre aux invitations internationales. Je choisis ce que je fais et qui je rencontre avec plaisir, je sors d'une période tellement contrainte pendant laquelle j'ai aperçu des gens passionnants entre deux portes. Aujourd'hui j'approfondis. Je me ressource.
Voulez-vous dire que, vous aussi, commencez une nouvelle vie? Vous à qui on a prêté pendant la campagne tant de soupirants!
Ah bon? Vous me l'apprenez. Certaines personnes racontent n'importe quoi pour se rendre intéressants. Je ne vois pas comment, avec la charge de travail et cette longue et pénible épreuve intime, j'en aurais eu le temps et le goût. Quant à aujourd'hui, c'est mon jardin secret. Les ruptures ouvrent de nouveaux possibles comme dit le poète! Cet été ma priorité fut de bien stabiliser les enfants qui, même s'ils sont grands, ont été, comme dans toutes les familles où des évènements de cette nature surviennent, très secoués, sans parler de la période de campagne. Maintenant, je peux penser un peu à moi.
Ségolène Royal était, dimanche 9 septembre, l'invitée de la Fête nationale de l'Unità organisée par le Parti Démocrate italien à Bologne. Invitée à l'initiative de Piero FASSINO, premier secrétaire des Démocrates de Gauche, Ségolène Royal était accompagnée de Bruno LEROUX, Député et secrétaire national du PS chargé des élections, et de Delphine BATHO, Députée et secrétaire nationale du PS chargée de la sécurité.
Elle a profité de l'occasion pour faire un tour d'horizon de la situation de la gauche en Italie et en France. Ségolène Royal est intervenue devant un millier de personnes et a répondu aux questions de la journaliste Lucia Annunziata, retransmises sur NessunoTV. Il a notamment été question des leçons tirées de la présidentielle en France, le mini-traité européen, la politique de Nicolas Sarkozy et les alliances de la gauche en France.
Jugeant le mini-traité européen promu par le Président de la République en France "trop mini", elle a ajouté qu'il fallait "exiger des politiques européennes communes indépendamment du mini traité; des politiques qui promeuvent les transports, la recherche, le développement durable et combattre les délocalisations."
En Italie, la gauche a battu Silvio BERLUSCONI en rassemblant une large coalition. Les formations regroupées dans "l'Olivier" envisagent depuis un an de fusionner et de se dépasser pour créer un nouveau parti : le Parti Démocrate. On se souvient que la gauche italienne avait organisé un processus de primaire exemplaire lors de leurs dernières élections : 4,3 millions de citoyens avaient participé au vote pour choisir le dirigeant de la coalition et voter le programme.
Cette fois encore, la naissance du Parti Démocrate donnera lieu à un vote participatif populaire le 14 octobre prochain. Tout électeur, et plus généralement toute personne de plus de 16 ans, ainsi que les résidants étrangers, moyennant une contribution d'environ 5 euros, pourront voter dans les 10 000 lieux de vote qui seront installés dans toute l'Italie.
Le même jour, les Italiens pourront choisir le dirigeant national du futur parti ainsi que les dirigeants locaux. Les initiateurs de ce processus ont d'ailleurs promu, parmi les candidats, toute une nouvelle génération de leaders et de nombreuses femmes (les candidatures respectent strictement la parité). Ségolène Royal a souligné que ce processus en Italien d'union et de démocratie participative est un exemple utile pour la France alors que le PS engage un travail de rénovation de ses idées, de sa stratégie d'alliance et de son fonctionnement.
Elle a notamment rencontré lors de cette rencontre Sergio COFFERATI, maire de Bologne, ancien leader du syndicat CGIL, Marina SERENI, Présidente adjointe du groupe parlementaire de l'Olivier à la Chambre des Députés et Luciano VECCHI, secrétaire international de DS.
a un retentissement particulier car il s’inscrit dans une histoire
au long cours : parce que Champlain était saintongeais, né à Brouage
en Charente-Maritime ; parce que beaucoup d’habitants de ma région
ont jadis émigré au Québec (et aussi en Acadie) : dans les mémoires familiales et l’histoire des territoires, ce lien transatlantique perdure ; parce que la Région Poitou-Charentes est aujourd’hui engagée dans
des actions communes et des partenariats avec le Québec auxquels j’attache beaucoup de prix (sujets ?).
Cela suffirait au plaisir que je prends à cette visite et aux rencontres
dont elle sera l’occasion.
Mais d’autres raisons poussent aussi la responsable politique nationale que je suis à m’intéresser de près à ce laboratoire de la modernité, imaginatif et pragmatique, qu’est aujourd’hui le Québec.
2èmeraison :
Notre engagement conjoint dans la francophonie,
notre conviction commune que la défendre et la promouvoir,
c’est contribuer activement au respect de la diversité des cultures
dans une mondialisation qui peut être, selon ce que nous en ferons,
une chance riche de nouveaux possibles ou un risque majeur d’uniformisation marchande et d’accentuation des inégalités,
toutes choses qui alimenteront les replis apeurés et haineux,
les fondamentalismes réactifs et, au bout du compte,
les insécurités planétaires.
Cet apport de l’expérience francophone dans un monde globalisé,
que le Québec incarne si bien, j’y vois une chance pour civiliser la mondialisation.
Les Québécois savent, eux, ce que défendre une langue, une culture,
une histoire, une identité veut dire, pour soi donc aussi pour les autres
et en relation avec les autres.
Certaines élites adeptes des conformismes dominants ne voient
pas la modernité du message francophone et cette promesse d’avenir contenue dans notre obstination à faire vivre et respecter la langue
que nous avons en partage.
J’y vois, moi, les prémisses d’une nouvelle cohabitation planétaire.
3èmeraison :
Je suis, vous le savez, partisane d’une relation équilibrée
entre l’Europe et les Etats-Unis, où l’amitié n’exclue pas la franchise,
la liberté de jugement et, le cas échéant, les désaccords. Le Canada anglophone et le Québec ont l’expérience d’un voisinage au long cours sans inféodation.
C’est là un sujet sur lequel les échanges entre nous me paraissent
utiles et nécessaires.
En particulier au moment où les organismes de ce qu’on appelle, hélas un peu abusivement, « la gouvernance mondiale » peinent à trouver un second souffle, à s’ouvrir aux préoccupations du sud et aux nouvelles puissances émergentes, à un moment où ils doivent trouver une légitimité et une efficacité en phase avec le monde d’aujourd’hui, ses attentes, ses rapports de forces et ses risques inédits.
4èmeraison :
Dans la lutte contre le réchauffement climatique,
le monde a besoin du Canada, directement touché par la fonte
de la banquise et engagé dans la « bataille de l’Arctique » qui s’annonce.
Je sais que le Canada et la France n’ont pas fait le même choix face
au protocole de Kyoto mais, depuis, la prise de conscience écologique s’est partout renforcée. Pour moi qui attache une importance prioritaire
à l’excellence et à la sécurité environnementales, ce voyage au Québec est aussi une occasion d’évoquer ces questions et de voir, sur place,
des réalisations éco-industrielles exemplaires (comme cette entreprise de construction de maisons à ossature bois que je visiterai à Montmagny).
5èmeraison :
Enfin, et ça n’est pas le moins important, les questions aujourd’hui en débat au Québec autour de ce qu’on y appelle « les accommodements raisonnables » me paraissent essentielles.
Comment assumer la pluralité des origines pour fortifier
l’appartenance commune ? Comment lutter efficacement contre
les discriminations ? Quels droits et quels devoirs pour les individus
et les groupes ? Quelle laïcité ? Comment construire une histoire partagée, accueillante à toutes les mémoires et toutes les trajectoires, qui soit un point d’appui pour se projeter ensemble vers l’avenir ?
Ce sont des questions que se posent toutes les nations,
toutes les sociétés que les vagues migratoires, la soif croissante
de reconnaissance des individus et les effets de la mondialisation poussent à actualiser leurs valeurs communes et leurs règles de vie.
L’expérience québécoise est particulièrement intéressante car elle
est à la fois lutte opiniâtre pour être reconnu dans un environnement majoritairement anglophone et volonté reconnaître toutes les composantes actuelles du Québec. Nos approches et nos outils
ne sont pas forcément les mêmes mais nos interrogations sont très voisines et je crois que la confrontation de nos expériences respectives peut être très fructueuse.
6èmeraison :
J’ajoute que, convaincue que nous devons actualiser un « modèle social » français qui tient mal ses promesses dans le monde d’aujourd’hui, je suis curieuse de voir comment, au Québec, on cherche aussi un nouvel équilibre entre le rôle de l’Etat et celui du marché, entre les adaptations nécessaires et les protections solidaires.
Il me semble que nous avons en commun une culture qui refuse l’effacement de la puissance publique et croit au pouvoir de la volonté politique pour corriger le désordre des choses. C’est, par exemple,
le Québec qui, bien avant la France, a mis en place des quotas
de chansons en langue française à la radio, mesure de protection
et de promotion qui a favorisé l’éclosion des talents et n’est pas
étrangère au vif succès des artistes québécois sur la scène internationale. Mais il me semble aussi que ce volontarisme
fait bon ménage avec un pragmatisme dont la tradition française
est moins familière et qui est pourtant, à mes yeux, une condition
de l’efficacité des politiques publiques.
En matière de sécurité, de prévention de la délinquance et de la récidive, en particulier des délinquants sexuels, il y a au Québec des expériences qui font la preuve de leur efficacité car elles ont les moyens de leurs objectifs et se gardent de ce populisme pénal qui, jamais,
n’obtient les résultats promis.
Dynamisation économique, protection contre les dérives de la financiarisation, création d’emplois : sur ces sujets aussi, je suis très intéressée par la démarche et les réalisations québécoises.
Comme vous le voyez, l’amitié enracinée dans l’histoire, la curiosité personnelle, les combats partagés et les questionnements communs sont à l’origine d’un voyage dont j’avais depuis longtemps le projet et dont je prends aujourd’hui le temps avec grand plaisir.
Je vais vous faire une confidence : c’est en ouvrant toutes grandes ses portes et ses fenêtres sur l’expérience des autres que la gauche française renouera avec son temps et formulera, à sa manière, une proposition politique en phase avec les attentes actuelles des Français et en prise avec les mutations de notre monde. C’est à cela que je m’emploie.
J’étais il y a quelques jours en Italie et j’y ai vu un bel exemple de démocratie participative associant largement les citoyens au choix
des dirigeants et candidats de la gauche.
Je voyage. J’observe. J’écoute. Je regarde ce qui marche et ce qui ne marche pas. Et j’en tire des leçons pour la France.
L'ex-Premier ministre Dominique de Villepin a été entendu pendant huit heures par les juges de l'affaire Clearstream, un dossier dans lequel il conteste toute implication, attaquant Nicolas Sarkozy qu'il accuse notamment d'avoir menti sur sa connaissance de l'affaire.
Toutes les questions n'ayant pas pu être abordées, une nouvelle audition est prévue "dans le courant du mois d'octobre", a indiqué
M. de Villepin à la presse à sa sortie.
Arrivé à pied vers 9H50 devant les locaux du pôle financier du TGI de Paris, accompagné de ses deux avocats, Mes Olivier d'Antin et Luc Brossollet, il avait fait une courte déclaration à la presse: "L'affaire Clearstream n'est pas une affaire politique. (...) Je fais confiance à la justice pour dire le droit, pour dire
la vérité et la justice avec sérénité".
Après une pause déjeuner d'une heure trente, il est ressorti du pôle financier à 19H30, affirmant que l'audition avait "permis de faireun grand pas vers la manifestation de la vérité".M. de Villepin est poursuivi depuis le 27 juillet pour "complicité de dénonciation calomnieuse, recel de vol et d'abus de confiance et complicité d'usage de faux".Il est soupçonné par les juges Jean-Marie d'Huy et Henri Pons d'avoir participé à une conspiration visant à déstabiliser l'actuel chef de l'Etat, Nicolas Sarkozy, partie civile dans ce dossier.
Dans une note de 23 pages suivie de 20 notes en annexe, adressée mercredi aux magistrats instructeurs, M. de Villepin réfute cette thèse estimant que le dossier n'est pas politique, mais qu'il s'agit d'une manipulation industrielle sur fond de succession à la tête du géant aéronautique européen EADS.
En outre, dans une des notes remises mercredi aux juges, Dominique de Villepin met en cause Nicolas Sarkozy, en estimant que l'ancien ministre de l'Intérieur, informé plus tôt qu'il ne l'affirme de l'existence d'une manipulation, a donné une orientation politique à un dossier qui, dit-il, a été "privatisé au profit d'une seule partie civile".Partie civile dans le dossier, Nicolas Sarkozy a fait savoir jeudi par la voix de son porte-parole David Martinon qu'il ne retirerait pas sa plainte, réaffirmant sa volonté de "connaître la vérité".
M. de Villepin avait été entendu pour la première fois le 21 décembre 2006 par les deux magistrats du pôle financier. L'ex-Premier ministre, qui bénéficiait alors du statut de simple témoin, avait été entendu pendant 17 heures. Il avait notamment regretté "l'instrumentalisation politique" de l'affaire.
De leur côté, les deux magistrats ont planifié l'interrogatoire et préparé leurs questions depuis qu'ils ont reçu, à la fin du mois de juin, les résultats d'une expertise de l'ordinateur du général Rondot, témoin
clé de l'affaire.
Les éléments retrouvés sur son ordinateur suggèrent une implication de M. de Villepin dans une manipulation qui a consisté à dénoncer faussement la présence de personnalités, dont M. Sarkozy,dans un listing bancaire de la chambre de compensation luxembourgeoise Clearstream.
Jean-Louis Gergorin, ex-vice président d'EADS, mis en examen dans le dossier, a notamment affirmé aux magistrats en juillet avoir transmis de manière anonyme le fameux listing au juge Renaud van Ruymbekeà la demande de M. de Villepin, qui lui aurait fait part d'une "instruction" du président Chirac.
Dans sa note, l'ancien chef de gouvernement de Jacques Chirac nie avoir demandé à M. Gergorin d'aller trouver un juge, assurant notamment que si tel avait été le cas, "d'aucun n'aurait pas manqué d'informer" Nicolas Sarkozy. Il nie également toute "instruction" du président de la République.
Sondage paru dans le magazine VSD à la page 6 de ce magazine
Ségolène Royal a-t-elle encore un rôle à jouer ?68%32%
Ségolène Royal bientôt en déplacement au Quebec Ségolène Royal viendra présenter sa vision de la politique internationale à l'invitation du Cérium le mercredi 19 septembre prochain.
L'ancienne candidate socialiste à l'élection présidentielle, Ségolène Royal, se rendra prochainement au Québec, où elle prononcera notamment un discours à l'université de Montréal, a annoncé
cette institution.
La candidate socialiste à l'élection présidentielle française de mai dernier, et présidente de la région Poitou-Charentes, Mme Ségolène Royal, sera l'invitée du Centre d'études et de recherches internationales de l'Université de Montréal, le CÉRIUM, le mercredi 19 septembre prochain.
Mme Royal prononcera un important discours portant sur les questions internationales et la Francophonie devant un auditoire composé d’étudiants, de professeurs et de citoyens intéressés.
L’événement se tiendra à l'auditorium Jean-Lesage du pavillon 3200, Jean-Brillant, à 11h30. Après son allocution, Mme Royal répondra aux questions de la salle. L'entrée est libre.
L'événement est organisé par le CÉRIUM et sa Chaire d'études sur la France contemporaine. « Nous avions lancé l'invitation à Mme Royal
il y a plus d'un an et demi, a expliqué Jean-François Lisée, directeur exécutif du Centre. Nous sommes très honorés qu'elle ait choisi le CÉRIUM pour présenter sa vision de la politique internationale.
Elle tenait à faire ce discours devant un public universitaire et nous
en sommes ravis. »
Rappel :
Conférence publique de Mme Ségolène Royal au CÉRIUM Mercredi 19 septembre 2007, à 11 h 30 Auditorium Jean-Lesage Pavillon 3200, Jean-Brillant Université de Montréal
Entrée libre
Interview de Ségolène dans Paris Match
A La Rochelle comme à Melle, dans les derniers jours d'août, vous êtes apparue radieuse. Comme si la conjoncture morose du P.s., les livres à charge contre vous et votre situation personnelle, officiellement séparée depuis l'été de François Hollande, n'entamaient en rien votre énergie. Toujours prête à "gravir la montagne" comme vous le disiez vous-même pendant la campagne présidentielle?
Ségolène Royal. Le plus difficile est passé. J'ai trouvé un nouvel équilibre en franchissant une étape. Une campagne présidentielle en première ligne, c'est une mutation profonde, un moment d'une exceptionnelle intensité. Exaltant, émouvant, violent aussi. Aujourd'hui, je me sens plus dense et plus forte de ce que j'ai vécu, appris, compris. Le contact avec les gens, qui n'ont pourtant rien oublié de leur déception, est toujours d'une exceptionnelle chaleur. Libérée du poids d'un calendrier contraignant je peux faire ce qui me plaît. Quant à ma vie privée, j'ai déjà eu l'occasion de faire une sobre mise au point, nécessaire et suffisante. Je n'ai pas à en dire plus.
En route pour une nouvelle candidature? Pour la prise en charge du P.s.?
Aucune échéance interne ne nous contraint à présent: ni congrès immédiat, ni choix d'une candidature pour 2012. Profitons-en pour ouvrir les portes et les fenêtres sur la France et le monde tels qu'ils sont. Mettons à profit ce temps pour réfléchir ensemble, élaborer des idées neuves, en finir avec certains comportements individuels hargneux. Je me suis engagée dans un travail de longue haleine, à l'écoute des Français et avec des chercheurs dont je lis les travaux et avec lesquels je discute. Les avis de Philippe Aghion, Daniel Cohen, Thomas Piketty, Dominique Meda, Patrick Weil, Olivier Duhamel et bien d'autres enrichissent ma réflexion. A l'intérieur du Parti socialiste, au-delà du cercle de mes proches, je trouve agréable de reparler avec ceux qui ont combattu ma candidature et que j'avais perdu de vue. Pierre Moscovici, Henri Weber et bien d'autres j'apprécie leur liberté de pensée. Il faut décloisonner la réflexion, réapprendre à se parler et à échanger sur le fond
Un Strauss-kahnien et un Fabiusien. Vous pratiquez "l'ouverture" en somme au sein du parti?!
Si vous voulez, à ceci près que je ne cherche à récupérer personne. Il y a différents pôles de réflexion au sein du Parti socialiste: les groupes parlementaires bien organisés, les commissions qui vont être mises en place par le parti pour la rénovation, les débats dans les fédérations. Cette diversité est une bonne chose. Les travaux sont mis en commun et versés au débat. La qualité des ateliers de l'université de La Rochelle montre à quel point les militants ont soif de discussions solides. Comme candidate ayant porté pendant la campagne un certain nombre d'idées qui furent jugées iconoclastes mais apparaissent aujourd'hui comme des clefs de la rénovation, je suis impliquée dans ce travail collectif.
Voulez-vous dire que vous avez eu raison trop tôt?
Les procès en hérésie qui m'ont été faits en pleine campagne nous ont coûté combien de millions de voix? A l'université d'été du Parti socialiste, j'ai entendu non sans stupéfaction parler d'ordre juste, d'autorité bien comprise, de la nation, des sécurités dues à tous, de la valeur travail, de l'aspiration légitime à la réussite individuelle, du refus de l'assistanat et du besoin d'agilité des entreprises: l'hérésie d'hier devient le moteur de la rénovation et la doctrine de demain! Je ne vais pas m'en plaindre. Ce sont ces thèmes-là, aussi, qui ont fait le succès de la droite. Ce ne sont pas des thèmes de droite, ce sont des préoccupations des Français auxquelles nous devons apporter nos réponses. Ce qui a fait le succès de la droite, c'est l'impression de cohérence idéologique et de discipline organisationnelle. Avec un temps long de préparation, des relais puissants et les moyens de l'Etat mobilisés pendant cinq ans. Ce qui n'empêche pas, aujourd'hui, Nicolas Sarkozy de virer de bord sur des sujets où il a combattu mes positions. Sur la Turquie, il a menti aux Français et fait aujourd'hui machine arrière car il était évident qu'il ne pourrait pas interrompre du jour au lendemain le processus d'adhésion. Quant à la réforme de l'indice des prix que j'avais proposée pour mieux défendre le pouvoir d'achat il vient de l'annoncer. Tout comme le revenu de solidarité active dont j'avais lancé l'idée avec Martin Hirsch car je pense que le travail doit payer. Et bien d'autres exemples pourraient être pris! J'ajoute que la France attend des réformes structurelles qui tardent à venir. Attention à l'illusion du mouvement dans une France en panne de croissance.
Vous ne vous reprochez rien donc. Vous avez pourtant déclaré dans votre discours de rentrée à Melle être prête à autant d'autocritique qu'il le faudrait...
J'assume sans problème ma part de responsabilité mais ce qui nous a le plus manqué, c'est le temps pour mener jusqu'à son terme la mutation de notre parti et de son projet politique. Les Français ont bien senti cet inachèvement et, entre nous, ces décalages, parfois ces contradictions, qui persistaient. C'est pourquoi il faut maintenant prendre ce temps qui nous a fait défaut pour aller au fond des choses, pour bâtir une alternative claire, en prise sur son époque, en phase avec les attentes des Français, portée par un grand parti moderne, ouvert, créatif et discipliné.
On vous reproche aussi l'improvisation permanente, l'impréparation, le goût du pouvoir personnel. Ne reconnaissez-vous rien de ces défauts pointés dans les livres qui vous éreintent?
Je laisse de côté les attaques personnelles qui font malheureusement plus de mal à l'image des socialistes qu'à moi. Je suis rodée si j'ose dire. Bien sûr qu'il y a eu parfois de l'improvisation dans la communication et de la désorganisation, encore une fois, faute de temps mais aussi une créativité, de l'imagination, des temps collectifs incroyables. Car il a fallu tout mener de front durant cette campagne: surmonter les divisions de la campagne interne, ouvrir des pistes nouvelles, remettre les Français au coeur de notre démarche, et aussi convaincre de la légitimité d'une candidature féminine... Quant au pouvoir personnel, c'est une légende. Jamais je ne serais arrivée là où je suis si j'avais travaillé en solo. Je sais écouter, consulter et décider, voilà tout. Et le moment de la décision d'un dirigeant est forcément solitaire sinon rien n'avance.
Et votre propre livre de diagnostic, annoncé pour octobre?
L'éditeur, Grasset, assure n'avoir rien vu venir. Quand il sera prêt, il le verra venir. Je l'écris à mon rythme, c'est ma liberté.
Cela ne vous gêne-t-il pas non plus de voir la nouvelle vie sentimentale de votre ex-compagnon François Hollande exposée en une de magazines? N'en êtes-vous pas affectée? Quel impact sur le parti et sur la fonction de Premier secrétaire?
Il a droit, comme chacun, à la protection de sa vie privée. J'ai tourné une page sans renier la part de bonheur qui fut la nôtre et sans ressentiments inutiles. Je n'ai pas à commenter les épisodes qui ne me concernent plus.
La rupture du couple que vous formiez avec le Premier secrétaire ne risque-t-elle pas de compliquer vos relations avec le parti qu'il dirige? Jusqu'à ce qu'un nouveau chef le remplace au prochain congrès en tout cas? En clair, vos relations peuvent-elles rester professionnellement normales?
On nous a assez reproché un mélange des genres pour qu'aujourd'hui le reproche inverse ne soit pas fait. Vie privée et vie publique sont disjointes clairement désormais. Mais les actions politiques devront être naturellement complémentaires et responsables. Pour l'instant, j'ai besoin de souffler. Celles et ceux à qui c'est arrivé savent bien qu'il faut laisser le temps faire son oeuvre. J'ai eu la chance d'être très entourée: dans ces moments-là, c'est précieux. C'est ce qui m'a permis de me rétablir assez vite et de cicatriser la blessure en allant de l'avant.
Avez-vous réellement dit, comme l'assure dans "Le Point" quelqu'un de votre entourage: "Si je lui demande, il revient"?
C'est tout le contraire: je lui souhaite très sincèrement d'être heureux. Et je garde au père de mes enfants la part de considération que ce lien avec eux implique et qu'ils doivent garder.
Et si vous étiez concurrents pour la candidature à la présidentielle, puisque François Hollande a laissé entendre qu'il serait "prêt en 2010"?
Ce n'est pas d'actualité. Je ne suis en compétition avec personne. Je suis la première femme de l'histoire à avoir été présente au second tour de l'élection présidentielle et à avoir partagé avec les Français un moment démocratique très intense suivi dans le monde entier. C'est aujourd'hui un travail collectif qu'il faut continuer à faire en restant à l'écoute des Français. Le leitmotiv au P.s. en ce moment est de mettre de côté les questions de personne pour travailler sur le fond. Il n'empêche que, chaque jour apporte son lot de favoris pour la relève du parti comme pour la présidentielle. Quand il ne s'agit pas de vous ou de François Hollande, on cite Bertrand Delanoë, Manuel Valls, Vincent Peillon. Que pensez-vous de toutes ces supputations? Ne craignez-vous pas, vous-même, d'être instrumentalisée par certains de vos fidèles?
Je pense que tout cela est prématuré. Je sais combien les Français sont exaspérés par les querelles d'appareil politique. Je ne m'y abîmerais pas. Mais je pense qu'il faut que les talents de la nouvelle génération politique s'épanouissent. Je travaille avec elle. Je m'occupe de ma région mais je vais aussi répondre aux invitations internationales. Je choisis ce que je fais et qui je rencontre avec plaisir, je sors d'une période tellement contrainte pendant laquelle j'ai aperçu des gens passionnants entre deux portes. Aujourd'hui j'approfondis. Je me ressource.
Voulez-vous dire que, vous aussi, commencez une nouvelle vie? Vous à qui on a prêté pendant la campagne tant de soupirants!
Ah bon? Vous me l'apprenez. Certaines personnes racontent n'importe quoi pour se rendre intéressants. Je ne vois pas comment, avec la charge de travail et cette longue et pénible épreuve intime, j'en aurais eu le temps et le goût. Quant à aujourd'hui, c'est mon jardin secret. Les ruptures ouvrent de nouveaux possibles comme dit le poète! Cet été ma priorité fut de bien stabiliser les enfants qui, même s'ils sont grands, ont été, comme dans toutes les familles où des évènements de cette nature surviennent, très secoués, sans parler de la période de campagne. Maintenant, je peux penser un peu à moi.
Vidéo à regarder absolument tellement cette entretien est beau et plein
de sincérité, Venez tous voir cette vidéo et faite la circuler autour de vous!!!
Vidéo des confessions de Mme Royal à Paris Match sur le lien suivant
A La Rochelle comme à Melle, dans les derniers jours d'août, vous êtes apparue radieuse. Comme si la conjoncture morose du P.s., les livres à charge contre vous et votre situation personnelle, officiellement séparée depuis l'été de François Hollande, n'entamaient en rien votre énergie. Toujours prête à "gravir la montagne" comme vous le disiez vous-même pendant la campagne présidentielle ?
Le plus difficile est passé. J'ai trouvé un nouvel équilibre en franchissant une étape. Une campagne présidentielle en première ligne, c'est une mutation profonde, un moment d'une exceptionnelle intensité. Exaltant, émouvant, violent aussi. Aujourd'hui, je me sens plus dense et plus forte de ce que j'ai vécu, appris, compris. Le contact avec les gens, qui n'ont pourtant rien oublié de leur déception, est toujours d'une exceptionnelle chaleur. Libérée du poids d'un calendrier contraignant je peux faire ce qui me plaît. Quant à ma vie privée, j'ai déjà eu l'occasion de faire une sobre mise au point, nécessaire et suffisante. Je n'ai pas à en dire plus.
En route pour une nouvelle candidature ? Pour la prise en charge
du P.s ?
Aucune échéance interne ne nous contraint à présent : ni congrès immédiat, ni choix d'une candidature pour 2012. Profitons-en pour ouvrir les portes et les fenêtres sur la France et le monde tels qu'ils sont. Mettons à profit ce temps pour réfléchir ensemble, élaborer des idées neuves, en finir avec certains comportements individuels hargneux.
Je me suis engagée dans un travail de longue haleine, à l'écoute des Français et avec des chercheurs dont je lis les travaux et avec lesquels
je discute.
Les avis de Philippe Aghion, Daniel Cohen, Thomas Piketty, Dominique Meda, Patrick Weil, Olivier Duhamel et bien d'autres enrichissent ma réflexion. A l'intérieur du Parti socialiste, au-delà du cercle de mes proches, je trouve agréable de reparler avec ceux qui ont combattu ma candidature et que j'avais perdu de vue. Pierre Moscovici, Henri Weber
et bien d'autres j'apprécie leur liberté de pensée. Il faut décloisonner
la réflexion, réapprendre à se parler et à échanger sur le fond
Un Strauss-kahnien et un Fabiusien. Vous pratiquez "l'ouverture"
en somme au sein du parti ?!
Si vous voulez, à ceci près que je ne cherche à récupérer personne.
Il y a différents pôles de réflexion au sein du Parti socialiste : les groupes parlementaires bien organisés, les commissions qui vont être mises en place par le parti pour la rénovation, les débats dans les fédérations.
Cette diversité est une bonne chose. Les travaux sont mis en commun et versés au débat. La qualité des ateliers de l'université de La Rochelle montre à quel point les militants ont soif de discussions solides. Comme candidate ayant porté pendant la campagne un certain nombre d'idées qui furent jugées iconoclastes mais apparaissent aujourd'hui comme des clefs de la rénovation, je suis impliquée dans ce travail collectif.
Voulez-vous dire que vous avez eu raison trop tôt
Les procès en hérésie qui m'ont été faits en pleine campagne nous ont coûté combien de millions de voix ? A l'université d'été du Parti socialiste, j'ai entendu non sans stupéfaction parler d'ordre juste, d'autorité bien comprise, de la nation, des sécurités dues à tous, de la valeur travail,
de l'aspiration légitime à la réussite individuelle, du refus de l'assistanat
et du besoin d'agilité des entreprises : l'hérésie d'hier devient le moteur
de la rénovation et la doctrine de demain ! Je ne vais pas m'en plaindre.
Ce sont ces thèmes-là, aussi, qui ont fait le succès de la droite.
Ce ne sont pas des thèmes de droite, ce sont des préoccupations des Français auxquelles nous devons apporter nos réponses. Ce qui a fait le succès de la droite, c'est l'impression de cohérence idéologique et de discipline organisationnelle. Avec un temps long de préparation, des relais puissants et les moyens de l'Etat mobilisés pendant cinq ans. Ce qui n'empêche pas, aujourd'hui, Nicolas Sarkozy de virer de bord sur des sujets où il a combattu mes positions. Sur la Turquie, il a menti aux Français et fait aujourd'hui machine arrière car il était évident qu'il ne pourrait pas interrompre du jour au lendemain le processus d'adhésion. Quant à la réforme de l'indice des prix que j'avais proposée pour mieux défendre le pouvoir d'achat il vient de l'annoncer.
Tout comme le revenu de solidarité active dont j'avais lancé l'idée avec Martin Hirsch car je pense que le travail doit payer. Et bien d'autres exemples pourraient être pris ! J'ajoute que la France attend des réformes structurelles qui tardent à venir. Attention à l'illusion du mouvement dans une France en panne de croissance.
Vous ne vous reprochez rien donc. Vous avez pourtant déclaré dans votre discours de rentrée à Melle être prête à autant d'autocritique
qu'il le faudrait...
J'assume sans problème ma part de responsabilité mais ce qui nous a le plus manqué, c'est le temps pour mener jusqu'à son terme la mutation de notre parti et de son projet politique.
Les Français ont bien senti cet inachèvement et, entre nous, ces décalages, parfois ces contradictions, qui persistaient. C'est pourquoi
il faut maintenant prendre ce temps qui nous a fait défaut pour aller au fond des choses, pour bâtir une alternative claire, en prise sur son époque, en phase avec les attentes des Français, portée par un grand parti moderne, ouvert, créatif et discipliné.
On vous reproche aussi l'improvisation permanente, l'impréparation,
le goût du pouvoir personnel. Ne reconnaissez-vous rien de ces défauts pointés dans les livres qui vous éreintent ?
Je laisse de côté les attaques personnelles qui font malheureusement plus de mal à l'image des socialistes qu'à moi. Je suis rodée si j'ose dire. Bien sûr qu'il y a eu parfois de l'improvisation dans la communication et de la désorganisation, encore une fois, faute de temps mais aussi une créativité, de l'imagination, des temps collectifs incroyables.
Car il a fallu tout mener de front durant cette campagne: surmonter les divisions de la campagne interne, ouvrir des pistes nouvelles, remettre
les Français au coeur de notre démarche, et aussi convaincre de la légitimité d'une candidature féminine... Quant au pouvoir personnel,
c'est une légende. Jamais je ne serais arrivée là où je suis si j'avais travaillé en solo. Je sais écouter, consulter et décider, voilà tout. Et le moment de la décision d'un dirigeant est forcément solitaire sinon rien n'avance.
Et votre propre livre de diagnostic, annoncé pour octobre ?
L'éditeur, Grasset, assure n'avoir rien vu venir. Quand il sera prêt,
il le verra venir. Je l'écris à mon rythme, c'est ma liberté.
Cela ne vous gêne-t-il pas non plus de voir la nouvelle vie sentimentale de votre ex-compagnon François Hollande exposée en une
de magazines ? N'en êtes-vous pas affectée? Quel impact
sur le parti et sur la fonction de Premier secrétaire ?
Il a droit, comme chacun, à la protection de sa vie privée. J'ai tourné une page sans renier la part de bonheur qui fut la nôtre et sans ressentiments inutiles. Je n'ai pas à commenter les épisodes qui ne me concernent plus.
La rupture du couple que vous formiez avec le Premier secrétaire ne risque-t-elle pas de compliquer vos relations avec le parti qu'il dirige ? Jusqu'à ce qu'un nouveau chef le remplace au prochain congrès en tout cas ? En clair, vos relations peuvent-elles rester professionnellement normales ?
On nous a assez reproché un mélange des genres pour qu'aujourd'hui
le reproche inverse ne soit pas fait. Vie privée et vie publique sont disjointes clairement désormais. Mais les actions politiques devront
être naturellement complémentaires et responsables.
Pour l'instant, j'ai besoin de souffler. Celles et ceux à qui c'est arrivé savent bien qu'il faut laisser le temps faire son oeuvre. J'ai eu la chance d'être très entourée: dans ces moments-là, c'est précieux. C'est ce qui m'a permis de me rétablir assez vite et de cicatriser la blessure en allant de l'avant.
Avez-vous réellement dit, comme l'assure dans "Le Point" quelqu'un
de votre entourage: "Si je lui demande, il revient" ?
C'est tout le contraire: je lui souhaite très sincèrement d'être heureux.
Et je garde au père de mes enfants la part de considération que ce lien avec eux implique et qu'ils doivent garder.
Et si vous étiez concurrents pour la candidature à la présidentielle, puisque François Hollande a laissé entendre qu'il serait "prêt en 2010" ?
Ce n'est pas d'actualité. Je ne suis en compétition avec personne. Je suis la première femme de l'histoire à avoir été présente au second tour de l'élection présidentielle et à avoir partagé avec les Français un moment démocratique très intense suivi dans le monde entier.
C'est aujourd'hui un travail collectif qu'il faut continuer à faire en restant à l'écoute des Français. Le leitmotiv au P.s. en ce moment est de mettre de côté les questions de personne pour travailler sur le fond. Il n'empêche que, chaque jour apporte son lot de favoris pour la relève du parti comme pour la présidentielle.
Quand il ne s'agit pas de vous ou de François Hollande, on cite Bertrand Delanoë, Manuel Valls, Vincent Peillon. Que pensez-vous de toutes ces supputations? Ne craignez-vous pas, vous-même, d'être instrumentalisée par certains de vos fidèles ?
Je pense que tout cela est prématuré. Je sais combien les Français sont exaspérés par les querelles d'appareil politique. Je ne m'y abîmerais pas. Mais je pense qu'il faut que les talents de la nouvelle génération politique s'épanouissent. Je travaille avec elle.
Je m'occupe de ma région mais je vais aussi répondre aux invitations internationales. Je choisis ce que je fais et qui je rencontre avec plaisir,
je sors d'une période tellement contrainte pendant laquelle j'ai aperçu des gens passionnants entre deux portes. Aujourd'hui j'approfondis.
Je me ressource.
Voulez-vous dire que, vous aussi, commencez une nouvelle vie ?
Vous à qui on a prêté pendant la campagne tant de soupirants !
Ah bon ? Vous me l'apprenez. Certaines personnes racontent n'importe quoi pour se rendre intéressants. Je ne vois pas comment, avec la charge de travail et cette longue et pénible épreuve intime, j'en aurais eu le temps et le goût. Quant à aujourd'hui, c'est mon jardin secret.
Les ruptures ouvrent de nouveaux possibles comme dit le poète ! Cet été ma priorité fut de bien stabiliser les enfants qui, même s'ils sont grands, ont été, comme dans toutes les familles où des évènements de cette nature surviennent, très secoués, sans parler de la période de campagne. Maintenant, je peux penser un peu à moi.
Une star dans sa loge. Il est un peu plus de neuf heures du matin,
et l’ex candidate socialiste à la présidentielle a déjà pris son petit déjeuner avec des socialistes chiliens, lu la presse, et s’apprête
à rejoindre l’université d’été du parti socialiste. Dans la chambre de l’hôtel de La Rochelle où elle vient de passer deux jours, la coiffeuse
a été transformée en bureau. Un ordinateur portable, un agenda,
et un miroir : les armes sont en ordre de bataille.
Le temps n’est pas à la nostalgie. Ségolène Royal reprend le combat, sans François Hollande, et sans état d’âme. Désormais, l’ex-candidate et le toujours Premier secrétaire s’évitent.
Ségolène nous dira cependant sa « considération » pour celui qui reste « le père de ses enfants ». Politiquement aussi, l’atmosphère se veut fair-play. Aux universités d’été, Ségolène Royal annoncera même qu’elle ne se place en compétition avec personne… «
Je vous parle en tant que présidente de la Région Poitou-Charentes,
et cela me va bien. » Mais personne n’y croit.
Et l’ovation des militants suffit à démontrer que pour Ségolène,
et le résultat du match d'ouverture FRANCE - ARGENTINE.
On va tout de suite commencher par les choses pas top top drôles du tout: les Français ont été battus 12 à 17, ils ont été complètement dépasshés par l'enjeu, crishpés dès la 1ère seconde, on a eu beau chanter, bêler (surtout moi), mettre notre plus beau maillot bleu, ils ont totalement râté leur entrée et les Pumas (c'est le shurnom des Argentins)
l'ont lochiquement emporté face à une équipe incapable de développer son jeu... de développer quoi que ce shoit. La déshillushion est d'autant plus grande que les Bleus restaient sur 3 très bonnes preshtas en matchs de prépa et qu'ils arrêtaient pas de nous dire qu'ils étaient top prêts, physhiquement et mentalement, motivés comme jamais, pershonne pourrait leur résister, etchétéra etchétéra.
Et flan! Le 1er match arrive (après une chérémonie d'ouverture bof bof bof c'est tout ce qu'on a trouvé pour le 3ème événement sportif le plus regardé dans le monde après les JO et le Mondial de Foutch?) et tout s'écroule.
Maintenant on a intérêt à battre les Irlandais si on veut se qualifier
pour les quarts de finale sachant que si on finit 2èmes de notre poule (c'est le shurnom des groupes d'équipes qui s'affrontent au 1er tour)
on rencontrera certainement les All Blacks et ça me souvient pas que de bons rappels... euh, non, la bonne formule c'est ça me rappelle pas que de bons souvenirs...
Enfin, pour le moment on est toujours en courshe
et "tant qu'y a de la brebish (et du rugbish) y'a de l'eshpoir"
alors ALLEZ LES BLEUS BEEEEEEEH!
De toute fachon c'est pas votre envoyée qui va se laisser gagner
par la déconfiture (même si elle est de fraise, miam!) parce que depuis
le temps qu'on l'attendait et ben ça y est, la Coupe du Monde 2007
de Rugbisha commenché, beeeeeeeh! (je vous ai mis un lien vers
le shite offichiel, vous cliquez sur la Coupe du Monde 2007 de Rugbish
et vous y arrivez, ça vous apprendra pas grand'chose de plus que ce je vous raconte mais ça fait pro) et c'est parti pour 44 jours de shuspense, de placaches, d'émoshion, de dropshs, de pleurs, de transformashions, de joie, d'esshais et de FIESHTA... surtout si le XV de France gagne ou
au moins va le plus loin possible et moi ce soir j'ai quelques doutes, j'en avais déjà avant parce que j'aime pas quand on se croit champions avant d'avoir tapé dans une seule balle, les Argentins? Une formalité!
Les Blacks? On va les écrasher, c'est sûr, préparez le bush à impériale pour notre défilé sur les Champs Elyshées! Tout ça m'a un peu rappelé
la Coupe du Monde de Foutch en 2002, les foutcheux se voyaient trop beaux et résultat: éliminés au 1er tour!, mais bon même si on gagne pas
il faut rester fairplaysh, l'important c'est de partichiper et moi je vais la vivre à fond cette Coupe, jusqu'au bout (le 20 octobre), avec ou sans les Bleus (avec èssheuvépé! :D) mais en tout cas avec vous parce que
je vous la ferai vivre aussi, je serai partout et notamment dans les 12 villes qui accueilleront les 20 équipes en compét' pour 48 matchs pleins
de shuspense, de placaches, d'émoshion, de dropshs, de pleurs,
de transformashions, de joie, d'esshais et de FIESHTA... surtout si le XV
de France gagne ou au moins va le plus loin possible.
Presque comme avec la Coupe du Monde Foutch de l'année dernière mais encore mieux, d'où le preshque, j'ai mis en place un dishpositf assez exchepshionnel pour couvrir cet événement "autrement que les autres" (c'est ce que dit la webmaistre mais sans le "que les autres" que j'ai mis pour que vous compreniez, en fait moi j'avais pas compris la 1ère fois qu'elle l'a dit alors elle a rajouté "que les autres" et j'ai piché et donc
je l'ai rajouté aussi au cas où vous seriez comme moi). Je serai la 1ère brebish sur la Coupe du Monde de Rugbish, foi de votre envoyée, beeeeeeeh! :D
Shurcheux je vais vous laisser, le stade est tout vide et je dois dormir un peu si je veux tenir le coup, en plus demain soir... ah non, c'est ce soir en fait vu que c'est samedi soir et qu'on est déjà samedi, donc ce soir je vais à Milan asshishter à Italie-France, c'est un match de qualif à l'Euro 2008 de Foutch et les 2 équipes ont tout à craindre, et moi aussi je la sens craignosh cette rencontre, elle est pas déchisive mais après le shpectacle de ce soir... non, de hier soir... waouh, je suis un peu beaucoup perdue moi, vite, un coin d'herbe (ça devrait pas être dur à trouver par ici :D), dodo et demain tout à l'heure je serai en pleine forme pour crier ALLEZ LES BLEUS DU FOUTCH ET DU RUGBISH BEEEEEEEH! :D
C'était votre envoyée spécialeen direct live du Stade de France pour la Coupe du Monde de Rugbish et le résultat du match d'ouverture FRANCE - ARGENTINE. A vous la webmaistre.
Le maire de Paris avait annoncé avoir déposé un recours en référé pour obtenir la fermeture de "delanoe.2008". Les créateurs du site dénoncent une "judiciarisation du débat public".
Les responsables du perroquet libéré, site internet d'opposants
à Bertrand Delanoë, ont désactivé vendredi 7 septembre "delanoe.2008", une adresse consacrée au bilan de la politique et à la campagne
du maire de Paris, qui les a menacé mercredi, d'un recours en référé
pour en obtenir la fermeture. François Devoucoux du Buysson et Max Dupré avait ouvert ce blog mardi.
Le même jour, Bertrand Delanoë avait lancé son site officiel
de campagne, bertranddelanoe.net. Il leur reprochait ainsi d'avoir voulu "usurper une identité à des fins politiciennes en semant la confusion
dans l'esprit d'internautes de bonne foi" et avait annoncé avoir déposé
un recours en déféré devant le TGI de Paris.
Judiciarisation du débat public
Sur le Perroquet libéré, les responsables indiquent qu'ils n'ont "pas les moyens d'affronter la puissance médiatique et financière du maire de Paris", et ont décidé de fermer le site "à titre de précaution".
A l'annonce du recours en justice, les deux responsables du site estimaient mercredi qu'"un nouveau pas dans la voie de la judiciarisation du débat public était franchi (…)
Cette menace pour la liberté d'expression augure mal de la campagne
qui s'engage pour les élections municipales".
Les deux auteurs revendiquent 40.555 visites mensuelles de 20.496 visiteurs différents, et 475.995 pages lues en un mois. Des chiffres importants, précisent-ils, puisque l'écart entre Ségolène Royal et Nicolas Sarkozy durant la campagne atteignait moins de 4.000 voix à Paris.
Lors de la clôture de l'université d'été, L'actuel premier secrétaite
a proposé de créer un " comité de liaison " de la gauche, le PCF,
les Verts et le PRG y ont répondu favorablement.
Soulignant que la stratégie de son parti est "le rassemblement de la gauche" François Hollande a proposé que ce "comité de liaison" juge
la politique gouvernementale et lance des initiatives, par exemple
sur le pouvoir d'achat ou le budget.
Puis, a dit François Hollande, "il faudra aller plus loin"
et "faire des propositions communes", par exemple "
sur le Grenelle de l'environnement.
"Le PCF est favorable à un comité de liaison de la gauche pour l'organisation de la riposte face à la politique de Sarkozy", indique un communiqué du parti communiste, qui rappelle la proposition
de Marie-George Buffet de réunir un collectif "pour déployer
un contre-offensive contre la politique régressive du gouvernement".
"Le PCF participera à toutes les initiatives permettant de nourrir
le débat de fond pour dégager le contenu d'une alternative de gauche forte", ajoute le communiqué.
Le président du PRG (radicaux de gauche) Jean-Michel Baylet a indiqué, dans l'édition de la Dépêche du Midi à paraître lundi, que la proposition de François Hollande constitue "enfin une bonne initiative du PS".
"Naturellement, nous y répondrons de manière positive",
a poursuivi le président du PRG.
De son côté, Cécile Duflot, secrétaire nationale des Verts, avait déjà suggéré la semaine dernière une reprise des actions communes
avec d'autres partis de gauche, et dans un premier temps
"l'ouverture de discussions sur le Grenelle de l'environnement".
"Le plus dangereux serait que chacun entonne à nouveau le chœur
du "chacun chez soi bien au chaud"", avait-elle prévenu.
Le premier secrétaire a exclu de son initiative la Ligue communiste révolutionnaire, précisant que son appel ne concernait pas "le parti guévariste en train de se créer", allusion au parti anticapitaliste qu'Olivier Besancenot veut construire autour de la LCR.
Comme nous pouvons le constater, la rénovation de la vie politique
La ministre de la Culture, Christine Albanel, a tancé Henri Taquet, directeur du Granit, scène nationale de Belfort, jugeant "déplacé"
à l'égard de Nicolas Sarkozy l'éditorial de la plaquette
de la saison 2007-2008 de ce théâtre subventionné, a-t-on appris
mardi 4 septembre.
Le texte mis en cause, qui prend la forme d'un courrier du "metteur
en scène associé" au théâtre, Benoît Lambert, à son directeur Henri Taquet, évoque "les conséquences profondes, et probablement désastreuses, sur le cours de nos existences" de l'élection
de Nicolas Sarkozy à l'Elysée.
Dans une lettre adressée à Henri Taquet le 29 août dernier, Christine Albanel s'émeut de ce texte qu'elle juge "particulièrement déplacé".
La ministre de la Culture estime qu'"un théâtre investi d'une mission
de service public et financé par l'Etat et les autres collectivités doit
à son public le respect des choix et des opinions démocratiquement exprimés. Vous foulez au pied cette exigence en attaquant, avec un sectarisme qui est la négation même de son action et de son style,
un président de la République élu au terme d'une campagne exemplaire. Cela me choque profondément.
Je tenais à vous le dire", conclut la ministre.
" Sur le coup, je n'y ai pas cru "
Le directeur du Granit, joint par l'AFP, s'est dit "plutôt estomaqué". "Quand j'ai lu la lettre de la ministre, je n'y ai pas cru, sur le coup.
Cet éditorial traite avec humour une espèce de déception post-électorale, je ne vois pas où est le drame", a fait valoir Henri Taquet, directeur depuis la saison 1991-1992 de la scène nationale de Belfort, après avoir été à la tête de celle de Calais.
"On a le droit de trouver que ce texte n'est pas rigolo, mais je suis étonné qu'il soit pris au pied de la lettre. Est-ce qu'on n'a plus le droit
à l'irrévérence ?", s'est-il interrogé.
Henri Taquet invoque en l'espèce "la liberté de l'artiste", Benoît Lambert, qui a rédigé sa lettre sur le ton de la joyeuse provocation.
"J'ai par exemple découvert que mon voisin, avec lequel j'entretenais des rapports tout juste polis, n'a pas voté pour Nicolas Sarkozy", écrit notamment Benoît Lambert, avant d'ajouter : "Du coup, non seulement ça simplifie les questions de clôture et de mitoyenneté, mais en plus, s'il a besoin, je suis prêt à lui garder son chien".
Le député européen Daniel Cohn Bendit a accusé, mardi 4 septembre,
le "couple Sarkozy" d'avoir utilisé l'affaire des infirmières bulgares
à des fins de "thérapie familiale".
"On a instrumentalisé l'Europe pour une thérapie familiale du couple Sarkozy", car il fallait pour le président français "occuper Cécilia",
a estimé le co-président du groupe des Verts au Parlement européen lors d'un point presse.
Le dirigeant libyen Mouammar Kadhafi l'a "très bien compris"
et des contrats d'armement "qui étaient bloqués depuis un an
et demi" ont ainsi pu être finalisés, a souligné Daniel Cohn-Bendit.
Ces contrats "ont pu être débloqués par le fait que la France, pour
avoir la photo de Cécilia avec les infirmières bulgares, a donné aux Libyens des armes, une centrale nucléaire, et la reconnaissance
d'un dictateur".
" Scandaleux "
"Il est scandaleux", d'affirmer, comme l'a fait Cécilia Sarkozy
dans des déclarations publiées mardi en France, que Paris n'avait
offert que des "contreparties d'ordre médical" pour libérer
les infirmières bulgares détenues en Libye, a encore estimé
le dirigeant écologiste.
"On ne peut pas dire qu'il n'y a pas de contreparties quand
on vend une centrale nucléaire pour dessaler l'eau de mer",
a-t-il précisé.
Dans le cadre de l'affaire des infirmières bulgares, "personne n'a posé de questions sur la question des droits de l'homme en Libye", a-t-il par ailleurs relevé.
Mme Sarkozy s'est rendue deux fois en Libye lors de la phase finale
des négociations ayant mené le 24 juillet à la libération des infirmières et d'un médecin bulgares détenus depuis huit ans.
Son intervention avait provoqué de nombreuses polémiques, des négociations avec le colonel Khadafi étant déjà en cours au niveau européen. L'opposition avait demandé, et obtenu, la création d'une commission d'enquête parlementaire pour éclaircir les conditions
Le maire d'Evry, estime que Hollande "ferait un très bon candidat
au poste de premier secrétaire (...) s'il ne l'était pas depuis 11 ans".
Manuel Valls a répondu aux critiques de François Hollande,
lundi 3 septembre, estimant qu'il "ferait un très bon candidat au poste
de premier secrétaire et à la rénovation du Parti socialiste s'il ne l'était
pas depuis 11 ans".
"Je n'ai pas de leçon à recevoir sur ce patriotisme de parti", a dit le député PS de l'Essonne et maire d'Evry, au "Franc-parler" France Inter/I-Télé/Le Monde.
Le Premier secrétaire du parti socialiste l'avait critiqué sans le nommer
en clôture de l'université d'été du PS dimanche à La Rochelle.
Un parti " pas très démocratique "
Regrettant de ne pas s'être vu proposer d'y intervenir - "ça fait partie
parfois des moeurs d'une formation politique pas très moderne et pas très démocratique" -, le député a jugé que "François Hollande ferait un très bon candidat au poste de premier secrétaire et à la rénovation
du Parti socialiste s'il ne l'était pas depuis 11 ans".
"Permettez-moi cette boutade puisque j'ai été sans qu'il me nomme
la cible de ses flèches acérées", a-t-il glissé.
Selon lui, François Hollande "ouvre des chantiers, mais il ne suffit pas
de les nommer, il ne suffit pas de nous faire de nouveau le coup
de la rénovation" comme "entre 2002 et 2007".
Remise en cause de la stratégie d'alliance
Manuel Valls a de nouveau appelé à construire "un grand parti moderne, populaire, avec d'autres forces qui pourraient nous rejoindre", via des "assises de la gauche ou du camp du progrès":
"je trouve cette idée plus dynamique, plus moderne, plus judicieuse
que la mise en place d'un comité de liaison" annoncée dimanche
par le numéro un du PS.
Ce dernier lui avait en outre reproché de vouloir renoncer au nom "Parti socialiste". Si Manuel Valls, affirme "aimer ce mot", il a fait remarquer qu'un changement de nom ne serait pas une première pour sa formation, et il a plaidé pour "un parti de la gauche ou du camp
Jean-Louis Bianco, proche de Ségolène Royal, a estimé lundi que les thèmes abordés par François Hollande à l'université d'été de La Rochelle ressemblaient "étonnamment" à ceux évoqués durant
la campagne présidentielle par Mme Royal, qui "a posé l'acte
de la rénovation" du PS.
M. Bianco a relevé sur LCI, dans "le discours de François Hollande, comme dans celui de Bertrand Delanoë ou d'autres de nos dirigeants, beaucoup d'accents" qui "ressemblaient étonnamment aux thèmes que Ségolène Royal a avancés dans la campagne et qui parfois
ont choqué".
"Avec cette campagne, elle a posé l'acte I de la rénovation en mettant sur le terrain des thèmes, des éléments, des accents, qui n'étaient peut-être pas mis autant en avant dans le projet du PS",
a jugé l'ex-codirecteur de campagne de Mme Royal.
"Je constate une convergence par rapport aux idées qu'elle
a développées", a insisté M. Bianco.
Selon lui, La Rochelle a montré que "le PS n'est pas mort, travaille
à sa refondation : il y a un début de vent nouveau, comme l'a dit Ségolène", mais "la route est longue, nous en sommes tous conscients".
Interrogé sur une concurrence entre Hollande et Royal pour la prochaine présidentielle, M. Bianco a observé que "la présidentielle c'est en 2012, la désignation du candidat (PS) en 2010" et celle
du prochain chef du parti "en 2008". "Pour l'instant on travaille
à la refondation du parti et on verra la question de concurrence
Après une réflexion estivale et encouragé par de nombreux socialistes
et de nombreux Asniérois au-delà des traditionnels clivages politiques,
j'ai décidé d'être candidat aux élections municipales d'Asnières
en mars 2008.
Les adhérents du Parti Socialiste d'Asnières devront se prononcer
par un vote officiel le 4 octobre 2007.
Porter les couleurs de la gauche est une responsabilité immense.
Je ne souhaite pas être une candidature de témoignage où l'objectif serait de faire le meilleur score possible pour la gauche dans notre ville.
Je suis candidat pour gagner en mars prochain.
Né à Asnières, il y a 30 ans, ayant fait ma scolarité au collège et au lycée Renoir et conseiller Municipal depuis 2001, j'ai appris tout au fil des années à aimer ma ville et ses habitants : des Asniérois ouverts,
un tissu associatif dynamique, des commerçants accueillants,
un personnel municipal à l'écoute...
J'ai aussi pu constater un certain déclin de notre ville : la ghettoïsation
de certains quartiers en particulier le nord de la ville et les Grésillons, l'augmentation de l'insécurité malgré les effets d'annonce, la diminution des espaces verts, la disparition de nombreux commerces de proximité, l'aggravation sans précédent de notre dette : près de 200 millions d'euros pénalisant les générations futures, le manque flagrant d'équipements publics notamment de crèches et d'écoles...
La ville est mal gérée et le Maire actuel en porte une lourde responsabilité. Englué dans les affaires et dans ses propres divisions,
la majorité municipale oublie l'essentiel : être au service des Asniérois.
Conseiller Régional d'Ile-de-France depuis 2004, je me suis toujours efforcé de mettre mon mandat au service de notre ville et de ses habitants.
Mon action a permis d'apporter plusieurs dizaines de millions d'euros
de financement pour Asnières. C'est ainsi que par exemple, la région
a financé en grande majorité le prolongement du métro afin
de désenclaver les quartiers nord d'Asnières.
L'ouverture de deux nouvelles stations aura lieu en mai 2008.
La région a financé de nombreuses structures : maison de l'enfance, médiathèque Alexandre Jardin, rénovation du commissariat d'Asnières, studio théâtre...
La région a participé aussi aux financements de nombreuses associations de notre ville ainsi que de la mission locale.
Dans le domaine du logement, la région construit 41 logements sociaux, rue du Ménil et participe à l'opération de renouvellement urbain du quartier Voltaire. Enfin, il est utile de rappeler que la région a financé à 100%
la rénovation du lycée Renoir (plus de 7 millions d'euros)
Mon action à la région mais aussi en tant que président du groupe socialiste au conseil municipal aux côtés d'élus volontaires
et dynamiques a souvent permis de rattraper certains retards,
de corriger certaines erreurs ou de combler un certain vide
de la municipalité.
Cette expérience et cette efficacité, je souhaite la mettre pleinement au service des Asniéroises et des Asniérois. Je souhaite répondre à leurs attentes et leurs préoccupations par un programme crédible et ambitieux.
Ce programme municipal que je souhaite élaborer en concertation
avec l'ensemble de la gauche et des démocrates mais aussi grâce
à l'expertise citoyenne des Asniérois devra mettre au coeur de ses priorités le développement harmonieux de notre ville et de ses habitants.
Le logement et l'éducation seront mes priorités.
Le logement: Il n'est en effet pas normal que 3 000 familles soient en attente de logements sociaux, que des centaines de personnes vivent dans des foyers insalubres, que des milliers d'Asniérois soient mal logés alors que la municipalité s'apprête à détruire 300 logements sociaux, que la ville se bétonne et que la population explose (85 000 habitants).
Il faudra construire des logements sociaux dans tous les quartiers
afin de favoriser la mixité sociale. Il faudra favoriser la construction
de petites unités de logements sociaux pour bien les inscrire dans les différents paysages urbains de nos quartiers afin que ceux-ci ne soient pas dénaturés.
Je souhaite également que la mairie s'engage en faveur du logement des jeunes. Bien que cela ne soit pas une compétence municipale, je souhaite que la mairie étudie par exemple la possibilité de se porter caution pour les jeunes Asniérois cherchant à louer un appartement
dans notre commune.
Dans le domaine éducatif, les écoles sont surchargées.
De la maternelle à l'école primaire. Certaines cantines sont obligées de refuser des enfants par manque de place. Là aussi, la municipalité porte une lourde responsabilité en n'ayant pas anticipé l'augmentation
de la population. Il faudra construire de nouvelles écoles, rénover
et moderniser les anciennes. Il faudra donner davantage de moyens pédagogiques aux écoles mais aussi aux centres de loisirs
pour permettre de faire des activités innovantes, des sorties culturelles...
Nous devrons également développer une véritable politique de la jeunesse dans notre ville. Faire une soirée des bacheliers et créer un Conseil des Jeunes rassemblant des militants UMP ne peut pas servir
de faire valoir à la municipalité. Les jeunes dans notre ville sont les grands sacrifiés. Je souhaite par exemple qu'un véritable service vacances-colonies soit créé afin que chaque petit Asniérois puisse
partir au moins une fois par an en vacances.
Pour lutter contre l'échec scolaire, je souhaite mettre en place un véritable plan de soutien scolaire gratuit en lien avec les associations existantes. En tant que professeur de lycée, je sais l'importance de l'éducation et de la jeunesse pour le dynamisme d'une ville. Elu Maire, je m'engage à en faire ma priorité.
Aucune génération ne devra être oubliée notamment les personnes âgées. Chacun d'entre nous a été confronté au drame du vieillissement, de la maladie et parfois de l'isolement. Chacun peut aussi mesurer le formidable dynamisme de nos aînés. Nous devons conjuguer les talents en créant un véritable service municipal des aînés : lutte contre l'isolement, multiplication d'activités et de sorties culturelles, service de taxi à la demande pour aller faire des courses, aller à la banque, aide
aux démarches administratives,... Il faudra également faciliter
le bénévolat associatif des aînés notamment dans la lutte contre l'échec scolaire. Je souhaite pour notre ville faciliter l'intergénération. Enfin, un effort particulier devra être fait pour rendre plus accessibles
les bâtiments publics d'Asnières aux handicapés.
En matière de sécurité, les effets d'annonce devront laisser place à une politique efficace. Elu maire, je faciliterai le retour d'une police de proximité. Je souhaite renforcer l'ilotage de la police nationale et municipale par des rondes plus fréquentes à pied et en vélo
afin de faciliter le contact avec la population.
La création d'un service de correspondants de nuit permettra de prévenir certains dangers et délits. Pour qu'une politique de la sécurité soit efficace, elle doit s'appuyer sur ses deux jambes : la prévention
et la répression.
L'environnement et le cadre de vie ont été sacrifiés durant cette dernière décennie. Nous sommes le plus mauvais élève des Hauts-de-Seine en terme de superficie d'espaces verts. Nous avons l'impression d'étouffer dans certains quartiers.
La création de pistes cyclables, la création de véritables places et rues piétonnes avec le retour de fontaines, d'une coulée verte, la plantation d'arbres et de fleurs permettront à Asnières de retrouver son atmosphère « village » que les Asniéroises et les Asniérois apprécient particulièrement. Je souhaite revoir le contrat des entreprises de nettoyage afin que les rues soient dans tous les quartiers plus fréquemment nettoyées.
Bien entendu, d'autres thèmes de campagne devront être développé notamment dans le domaine culturel où le patrimoine de la ville devra
être davantage mis en valeur.
Pourquoi ne pas créer un office du tourisme comme il en existe à Clichy pour vanter les monuments d'Asnières (Château, cimetière des chiens,...) mais aussi certains commerces ? Dans le domaine de l'emploi,
du stationnement, du développement économique, de la santé,
la mairie devra intervenir plus efficacement aussi.
De même aussi dans la lutte contre les discriminations.
Enfin, je m'engage à ce qu'aucun quartier d'Asnières ne soit oublié. Durant mon mandat, si je suis élu, je souhaite qu'un véritable plan de rattrapage en terme d'équipements publics et de commerces permette de faciliter le développement des quartiers nord et des Grésillons, sacrifiés par l'actuelle municipalité.
Ma méthode sera simple : la concertation. Je souhaite restaurer le climat démocratique dans notre ville. Aucune décision ne sera prise sans que les habitants, les acteurs locaux ne soient concertés.
Des conseils municipaux décentralisés dans différents quartiers,
des conseils municipaux thématiques permettront de répondre plus précisément aux préoccupations des habitants. Des commissions municipales pourront être ouvertes à certains acteurs locaux.
Des conseils de quartier seront véritablement ouverts à la population.
Enfin, comme je le fais en tant que Conseiller Régional, je m'engage
à rendre compte de mon mandat chaque année et dans chaque quartier. Le journal municipal devra être juste et équilibré.
La propagande partisane devra laisser place à l'information locale.
Les droits de l'opposition seront renforcés.
J'attache une importance particulière à l'éthique et à l'honnêté.
Elles ont toujours inspiré mon engagement politique.
Ces grandes lignes programmatiques seront précisées dans les semaines et les mois qui viennent par des réunions de travail.
Il ne s'agit que l'ébauche d'un vaste projet qui doit remettre Asnières
en mouvement.
Il n'y aura pas de promesse qui ne sera pas tenue. Pas de projet qui
n'y aura pas son financement. Elu maire, je ferai faire un audit indépendant sur les finances de la ville.
Je mettrai fin aux dépenses superflues. Je réduirai drastiquement
par exemple les frais de communication, les frais de justice.
Je supprimerai les envois de propagande municipale aux électeurs Asniérois ou bien encore les frais de représentation du maire...
Chaque euro dépensé sera un euro utile aux Asniérois.
Le programme sera ambitieux mais aussi réaliste avec comme souci
de diminuer la dette de notre ville qui pénalise les futures générations
et de ne pas faire porter l'effort uniquement aux Asniérois.
En dynamisant Asnières, de nouvelles entreprises s'installeront
dans notre commune permettant de dégager des moyens financiers supplémentaires grâce à la taxe professionnelle. Il faudra aussi être imaginatif en terme de financement. Mon action en tant que Conseiller Régional a montré qu'il était possible de trouver de véritables partenaires pour faciliter le développement de notre ville.
Parce que j'aime la ville où je suis né, parce que j'ai de l'ambition pour Asnières, je veux à travers ma candidature faire gagner les Asniérois en mars 2008 pour construire une ville plus humaine et plus forte.
Ensemble, je veux que notre ville ne subisse plus l'avenir mais qu'elle se donne les moyens de l'écrire.
Dans une interview au Parisien, le maire de Paris annonce
qu'il briguera un nouveau mandat à la tête de l'exécutif parisien
aux prochaines élections municipales. Il reste en revanche discret
sur ses ambitions au sein du PS, voire nationales.
Le faux suspense qui agitait le microcosme politique parisien est désormais levé. A un peu plus de six mois des élections municipales
et fort du succès du lancement du service de vélos en libre service Vélib, Bertrand Delanoë a annoncé qu'il était candidat à sa propre succession. A la question "Serez-vous candidat à un nouveau mandat?", le maire de Paris répond par l'affirmative,
dans une interview au Parisien de ce mardi.
"Ce n'est pas une décision qui va de soi, après un mandat qui
aura duré sept ans. Donc, j'ai bien réfléchi. Mais si j'ai décidé
de m'engager à nouveau, c'est pour impulser une dynamique nouvelle.
Mon projet consiste, avec les Parisiens, avec une équipe,
à donner un temps d'avance à Paris", a-t-il déclaré.
Premier maire de gauche de la capitale, il avait été élu en mars 2001
à la faveur de la désunion de la droite entre Jean Tiberi, maire sortant, et Philippe Séguin. Il est aujourd'hui au sommet dans les sondages, après une passe difficile lors de l'échec en 2005 de la candidature
de Paris aux JO de 2012.
Son éventuelle réélection à Paris pourrait lui ouvrir des perspectives nationales en 2012, comme ce fut le cas pour Jacques Chirac
qui s'était lancé à la conquête de la présidence en 1995.
Il a été une des personnalités les plus en vue lors de l'université
d'été du PS à La Rochelle, le week-end dernier, et fait figure
de successeur possible de François Hollande à la tête du parti.
Même s'il estime que "cette question n'est pas d'actualité", ajoutant dans Le Parisien: "Réélu demain, je ferai mon travail de maire à 100%".
Sa principale rivale, Françoise de Panafieu, députée-maire du XVIIème, a été désignée par les adhérents UMP en 2006 et a dû faire face à quelques turbulences au sein de son parti. Marielle de Sarnez
pour l'UDF-Modem et Denis Baupin (Verts) devraient également
lui être opposés. "Je souhaite une campagne digne, sans attaques personnelles, mais concentrée sur le fond et les propositions,
car c'est cela qui intéresse les citoyens", a déclaré le maire sortant.
Dans cette interview, il souligne que c'est son futur projet qui "déterminera les alliances futures", estimant qu'au Conseil de Paris, les élus du Modem "ont souvent des votes disparates". Au sujet de ses turbulents alliés Verts, composante de la majorité, il affirme que ce sont les Parisiens qui "par leur vote au premier tour", détermineront "
la représentativité de chacun à l'avenir".
Mais il met en garde: "les uns et les autres devront dire dès avant le premier tour - la remarque vaut pour les Verts comme pour le Modem - ce qu'ils ont l'intention de faire au second."
Il affiche dans le domaine de l'environnement un objectif de baisse
de 25% des gaz à effet de serre lors de la prochaine mandature
(ils ont déjà baissé de 9%, selon la mairie, depuis 2001).
Et le maire de Paris propose d'atteindre dès 2014 l'objectif de la loi
SRU (Solidarité et renouvellement urbains) de 20% de logements sociaux, ce cap étant prévu pour 2020 dans la loi.
Pour Jean Louis Bianco,Mme Royal ''a posé l'acte I''de la rénovation
du PS Jean-Louis Bianco, proche de Ségolène Royal, a estimé lundi
que les thèmes abordés par François Hollande à l'université d'été
de La Rochelle ressemblaient "étonnamment" à ceux évoqués
durant la campagne présidentielle par Mme Royal, qui "a posé l'acte
de la rénovation" du PS.
M. Bianco a relevé sur LCI, dans "le discours de François Hollande, comme dans celui de Bertrand Delanoë ou d'autres de nos dirigeants, beaucoup d'accents" qui "ressemblaient étonnamment aux thèmes
que Ségolène Royal a avancés dans la campagne et qui parfois ont choqué".
"Avec cette campagne, elle a posé l'acte I de la rénovation en mettant
sur le terrain des thèmes, des éléments, des accents, qui n'étaient
peut-être pas mis autant en avant dans le projet du PS", a jugé
l'ex-codirecteur de campagne de Mme Royal.
"Je constate une convergence par rapport aux idées qu'elle
a développées", a insisté M. Bianco.
Selon lui, La Rochelle a montré que "le PS n'est pas mort, travaille
à sa refondation : il y a un début de vent nouveau, comme l'a dit Ségolène", mais "la route est longue, nous en sommes tous conscients".
Interrogé sur une concurrence entre Hollande et Royal pour la prochaine présidentielle, M. Bianco a observé que "la présidentielle c'est en 2012,
la désignation du candidat (PS) en 2010" et celle du prochain
chef du parti "en 2008". "Pour l'instant on travaille à la refondation
du parti et on verra la question de concurrence entre personnes
plus tard".
La Haine contre Mme Royal continue de plus en plus fort, au lieu de proposer des solutions pour la rénovation, ils préfèrent cracher
du venin gratuit sur Ségolène, ne dépensé pas vos deniers
pour ces livres minables!!!
Mélenchon, Allègre, Lienemann et Bachelay reviennent
sur la crise qui agite le PS.
L'ANALYSE de la défaite se poursuit. Pour la première fournée des livres de la rentrée, c'est la gauche du PS et le jospiniste Claude Allègre
qui ont pris la plume. Quatre ouvrages paraissent cette semaine,
pas tendres avec Ségolène Royal.
Dans Au revoir Royal , Marie-Noëlle Lienemann n'y va pas par quatre chemins. Pour la député européenne, « la victoire de Ségolène Royal
aux primaires [du PS] est le symptôme le plus patent de la crise
de la gauche ». Suit un portrait implacable de la candidate socialiste, présentée comme une femme lucide, déterminée, « raisonnée,
pas forcément très structurée ».
« Elle considère tous ceux qui pensent différemment comme illégitimes », ajoute Lienemann. Elle raconte aussi par le menu détail les tactiques et les manipulations politiques de Ségolène Royal et François Hollande.
Au bout du compte, si elle assure ne pas être favorable à une scission
du PS, elle s'interroge ouvertement : « Je serai peut-être amenée
à réviser mon point de vue et à constater que si le PS n'est pas
à la hauteur des enjeux, il faudra en passer par la création
d'un parti de gauche plus homogène. »
De rupture, il est aussi question dans En quête de gauche,
de Jean-Luc Mélenchon . Pour le sénateur de l'Essonne aussi,
« la candidature de Ségolène Royal cristallise une évolution profonde
du parti socialiste ». Une évolution vers la social-démocratie vouée
à l'échec selon lui : « Il était impossible de gagner avec la ligne
que défendait Ségolène Royal. » À force d'exemples et d'analyse, Mélenchon explique pourquoi, selon lui, la social-démocratie
est un modèle qui a déjà échoué.
Anticipant un glissement de la gauche vers un modèle « démocrate »,
il est inquiet : « La gauche peut tout simplement être rayée de la carte politique au profit d'une alternance molle à l'américaine entre deux courants qui partagent 90 % d'idées et de valeurs communes. »
Après avoir raconté lui aussi la campagne, sa réflexion se termine
sur une question : la possibilité de créer une force politique nouvelle
à gauche « et seulement de gauche ».
Avant d'ouvrir une nouvelle page de la gauche, Guillaume Bachelay pense qu'il faut en « tourner une autre ». Le titre de son livre, Désert d'avenir ? , sonne comme un réquisitoire contre Ségolène Royal.
En réalité, la réflexion de la plume de Laurent Fabius est historique.
Pour lui, la crise du PS remonte à loin : à 1983, deux ans après
la victoire de François Mitterrand, lorsque « le socialisme a renoncé
à son projet mais n'a pas osé le dire et d'abord aux siens ».
Du « tournant de la rigueur » au référendum sur le traité constitutionnel
de 2005, Guillaume Bachelay décrit les étapes du renoncement du PS
à son idéal au profit d'une « fiction » : « Identifier le socialisme et l'Europe était une voie périlleuse dès lors que celle-ci suivait une pente de plus
en plus libérale », écrit-il.
Le fil rouge de cette histoire, c'est Lionel Jospin, auteur de la théorie
de la « parenthèse » pour justifier le choix de 1983 sans l'assumer.
La situation du PS en 2007 est alors, selon lui, le produit de cette histoire.
Dans La Défaite en chantant , l'ancien ministre Claude Allègre
n'épargne personne. Même son ami Lionel Jospin est égratigné
pour ses atermoiements. Mais la hargne de l'ancien ministre vise François Hollande et Ségolène Royal. Hollande d'abord et ses manoeuvres pour empêcher le retour de Jospin ou l'émergence
d'un présidentiable. Ségolène Royal, surtout dont il dénonce
le « populisme » avec outrance.
« La force Ségolène c'est de penser comme Mme Michu et donc d'être comprise par Mme Michu. » Sa définition du royalisme : « Ce sont des gens dont l'ambition dépasse largement les capacités et qui l'assument
en toute lucidité. » Finalement Claude Allègre se réjouit d'avoir contribué
à la défaite de Ségolène Royal : « Rien ne me ferait plus plaisir que cela soit vrai. »
Lundi 3 septembre, Marcoussis, 9h15 : la Coupe du monde démarre.
A J-4 du match d'ouverture contre l'Argentine, l'annonce de l'équipe
par Bernard Laporte et Jo Maso revêt un caractère particulier,
une dimension spéciale, presque tragique après une préparation parfaite. Il a donc bien fallu en sortir quinze noms, puis sept,
pour en laisser huit dans les tribunes, malgré leurs efforts,
malgré leur comportement irréprochable.
On attendait donc avec impatience de savoir enfin qui allait débuter
au Stade de France vendredi, pour mettre fin à ce sujet tabou
de l'équipe type, soigneusement évité par les membres du staff
depuis deux mois, au nom du désormais sacro-saint credo :
on gagnera à trente. Parmi les heureux élus, deux noms ressortent logiquement : Rémy Martin (photo) et surtout Cédric Heymans.
Le premier a donc été préféré à Thierry Dusautoir, le préféré
des dernières heures après ses bons matches amicaux.
Jo Maso justifie : «Bernard avait demandé un montage des actions
de chaque joueur sur chaque match. En fonction du match contre
les Argentins, on a donc choisi, et on a vu que Rémy Martin était
le meilleur plaqueur avec Serge Betsen. Il nous a semblé qu'il était
en pleine forme, et que c'était l'homme de la situation.»
C'est donc bien l'adversaire qui influence la composition de l'équipe.
Idem pour le choix de mettre cinq avants sur le banc, comme
le confirme Bernard Laporte : «Par rapport au jeu que nous
proposent les Argentins, qui se situe beaucoup autour des avants,
il nous fallait renforcer devant. C'est un match où il va y avoir
beaucoup de combat, où le jeu au près sera déterminant.»
Le choix de renforcer le banc en «gros» est aussi ce qui aurait condamné Clément Poitrenaud à l'arrière, Cédric Heymans pouvant
bien sûr aussi couvrir le poste d'ailier.
Laporte explique : «Si on prend cinq avants, on est obligés de mettre
Cédric. On ne peut pas faire autrement. Et puis il a fait un bon match contre Galles, donc cela ne nous semble pas préjudiciable.
Mais ce n'est pas aux dépens de Clément. Mais il ne couvre que le poste d'arrière.»
Pour le reste, il n'y a pas de grosses surprises : à l'aile, où la concurrence est également vive, le choix était attendu, et suit la logique selon l'entraîneur tricolore : «Aurélien a été l'ailier le plus performant lors des matches de préparation, donc il y était d'office.
Après la dimension humaine, psychologique de Christophe dans des matches comme ça a fait la différence.» Sur le banc, «il faut faire des choix» (Laporte), donc Szarzewski est préféré à Bruno, Poux à Mas
ou Chabal à Nallet. Au centre de la troisième ligne, c'est comme
prévu la touche qui a fait la différence, et dans ce secteur, Imanol Harinordoquy est un peu meilleur que Julien Bonnaire.
La charnière est logiquement celle qui a brillé pendant la tournoi : «C'est la continuité. Non pas que Michalak et Elissalde soient
en deçà, mais quand on voit les performances de Pierre et de David...»
Voilà donc la vérité du match contre l'Argentine, qui ne sera pas forcément celle des autres rencontres, puisque les deux patrons
du staff ont encore rabâché que la France gagnerait à trente.
Maso conclue : «Chaque match a ses soucis et ses vérités.
On verra pour la suite.» Il faut donc maintenant battre
les redoutables Pumas pour lancer la conquête du titre.
Elle est l'un des "nouveaux" visages du Parti socialiste. A 35 ans,
Delphine Batho, la secrétaire nationale chargée de la sécurité,
a sans doute un bel avenir devant elle. Celle qui a succédé
à Ségolène Royal à la députation de la 2e circonscription
des Deux-Sèvres, livre ses réflexions sur son parti
et le paysage politique français.
Quel bilan tirez-vous de cette première journée ?
Une page se tourne à La Rochelle dans la façon de concevoir
ce rendez-vous. Par le passé, cela a été le défilé des éléphants
et le concours des petites phrases. Aujourd'hui, l'événement n'est pas l'absence d'untel ou d'untel.
Les universités d'été montrent que le PS
est bien vivant, qu'il y a des militants motivés, des élus de terrain,
qui ont envie de se battre et de battre la droite. Si les enjeux de pouvoir
ne sont pas présents, c'est surtout parce que c'est la volonté des militants, qui nous poussent à aller dans cette voie.
Vous pensez donc que La Rochelle ne sera plus un défilé d'éléphants, que ce mode de fonctionnement au PS n'aura plus cours ?
J'espère. Il y a des dirigeants de qualité au PS, des dirigeants historiques du parti, mais ils doivent respecter leur famille, se comporter comme des militants. Cela commence par venir ici.
Vous êtes chargée des questions de sécurité au sein du PS, et dans
le parti, nombre sont ceux ici qui estiment qu'il ne faut pas adopter
une position trop droitière à ce sujet, que leur répondez-vous ?
La violence est le produit du libéralisme. Je parle de la violence
physique mais aussi sociale, environnementale.
Le libéralisme s'affranchit de toutes les règles et c'est pour cela qu'il faut remettre de l'ordre juste dans la société.
Les caïds dans les quartiers ne sont pas des "robins des bois",
ils prônent des valeurs telles que le consumérisme.
De plus, ceux qui subissent la violence sont les plus pauvres,
les jeunes, les femmes. Ces gens là attendent de la gauche
une réponse, ils attendent que la gauche leur parle sur ce sujet.
Lors de la campagne, il y a eu un moment important qu'on n'a pas
su gérer, c'est celui de la gare du nord. On a laissé Nicolas Sarkozy s'engouffrer dans la brèche alors que c'était une interpellation sérieuse sur son bilan.
On entend ici et là, notamment chez les "jeunes lions", que chacun souhaite travailler avec tout le monde, sans préjuger des courants,
est-ce la fin des courants au sein du PS ?
Les courants nous ont fait beaucoup de mal. Ils créent des débats factices, qui nous empêchent d'être d'accord entre nous, que ce soit
sur des problèmes de fond ou d'organisation, tel que le calendrier.
On ne réfléchit plus qu'à travers une étiquette. C'est pour cela que beaucoup disent: "On veut pouvoir dire qu'on est d'accord quand on
l'est et pas d'accord quand on ne l'est pas", pour mettre fin à ce systématisme mécanique. Avant, les courants étaient des courants d'idées, aujourd'hui, ce sont des enjeux de personnes. Mais ce ne doit pas être la fin des sensibilités pour autant.
Le PS est une grande famille, qui doit regrouper toutes les sensibilités,
de la gauche de la gauche, à la gauche du centre.
Il faut éviter un schisme au sein de la gauche.
Ce nouvel oeucuménisme est le premier effet de la rénovation ?
La rénovation passe par de nouvelles têtes. Il est hypocrite de dire que
ce n'est pas une question de génération. Ce qui ne veut pas dire qu'il
faut se priver de l'expérience des dirigeants plus anciens.
Mais au sein du PS, il y a un problème de renouvellement.
Pour autant la rénovation ne se résume pas à parler entre nous
ou à changer l'âge du capitaine.
Par quoi passe cette rénovation à votre sens ? Elle consiste d'abord à trancher quelques questions essentielles,
à dire dans quelle direction on veut aller, à avoir une vision cohérente,
à analyser le fait qu'on est dans un nouveau cycle politique, avec une nouvelle communication politique. C'est un travail qui n'a pas été mené,
à mon sens.
Au PS, nous sommes restés dans la pensée de Jacques Pilhan
sur le désir de la parole politique, alors qu'en face, Sarkozy
a révolutionné cette prise de parole en installant la saturation
de cette parole. Le temps politique va plus vite, on est arrivé
à un nouveau stade. Le PS n'y est pas entré, ni dans ses idées,
ni dans son organisation. Tout l'été, j'ai lu des tribunes intemporelles
qui auraient pu être écrites il y a 20 ans.
Certes le mur de Berlin est tombé mais nous sommes dans le monde post-11 septembre, dans le monde du réchauffement climatique.
Les réponses qu'on donnait il y a 20 ans ne peuvent nécessairement
plus être celle que l'on donne aujourd'hui. De même, nous n'avons pas analysé cette nouvelle phase du capitalisme et la manière dont la droite s'est construite
Avez-vous débuté vous-même cette réflexion ?
On peut déjà remarquer des similitudes - même si je ne les mets pas
sur le même plan - de Berlusconi, Bush et Sarkozy.
C'est une droite qui assume sa droite, qui fait de la triangulation
sur le social et qui provoque un fort rejet à gauche. Aux Etats-Unis,
en Italie ou en France, face à ce type de candidat, la gauche a été très
en difficulté. Il y a beaucoup de pièges dans lesquels la gauche est tombée durant la campagne présidentielle.
Déjà, une campagne se gagne en positif. J'ai réfléchi à ce qui s'est passé en 2007: Ségolène avançait, faisait bouger les lignes, puisque le travail
de reconstruction n'avait pas été fait auparavant. Mais cela divisait le parti et ce sur quoi on se retrouvait, c'était de taper sur Sarkozy.
A qui est-ce la faute si le travail n'a pas été engagé avant la campagne ?
La responsabilité est collective. Après 2004, le PS a été paresseux face aux enjeux de rénovation qui avaient pourtant été pointés dès 2002.
Mais beaucoup de camarades pensaient que mécaniquement le pouvoir allait changer de camp en 2007, alors à quoi bon rénover.
C'est le début d'un bilan de la dernière campagne. Le livre de Ségolène Royal n'est pas attendu avant l'automne. N'arrive-t-il pas un peu tard ?
Il fallait un recul nécessaire pour poser les choses à froid sans qu'elles soient instrumentalisées et prises pour ce que c'est, une réflexion.
Si La Rochelle avait eu lieu en juin, je peux vous assurer que la tonalité n'aurait pas été la même... Tous les livres qui sont sortis sur la campagne de Royal son très faibles en termes d'analyse, caricaturaux.
Ségolène réplique
Accusée par l'ancien Ministre de l'Education Nationale de ne s'intéresser qu'à "sa promotion", Ségolène Royal n'a pas tardé à réagir. Parlant de propos "contre nature", l'ex candidate à la présidentielle a notamment déclaré sur I-Télé "Je ne veux pas me laisser tirer vers le bas dans des polémiques qui ne font pas honneur à leurs auteurs... Les critiques ne m'atteignent pas parce que j'essaie de rester au-dessus pour incarner l'espoir".
Manuel Valls s'exprime
Manuel Valls, le député-maire d'Evry, est arrivé à l'Université d'été
du Parti socialiste de La Rochelle après le discours introductif
de Jean-Christophe Cambadélis et Ségolène Royal. Visiblement détendu, celui à qui certains prêtent la volonté de "prendre" le PS,
nous a confié sa volonté d'écouter, de faire "bouillonner les idées", dans cette période qu'il dit "sans enjeux".
Dans quel état d'esprit arrivez-vous à La Rochelle ?
Positif, très positif. Je suis là pour montrer mon respect aux militants qui veulent la rénovation, et à ma formation politique.
Est-ce à dire que ceux qui ne sont pas là manquent de respect
aux militants et au parti ?
Non! Bien sur que non. Certains ont des excuses, certains
sont agacés de ce type de rendez-vous, car soyons clairs,
ce n'est pas là et aujourd'hui que seront tranchées les principales questions.
Quelles sont les principales questions sur lesquelles le PS doit
se mettre au clair ?
Deux sont essentielles à mes yeux, celle du travail, qui est une question intimement liée à la gauche, ainsi que celle de l'autorité. Il faut rebâtir tout notre corpus idéologique, le travail à mener est très lourd. Il faudra désormais faire des propositions plus concrètes.
La société a évolué et nous ne nous sommes pas adaptés.
Si ces questions ne sont pas tranchées, quel est donc votre intérêt d'être là ? Profitez de la place laissée vacante par le désistement
des éléphants ?
Je ne vais prendre la place de personne. Tout ceci n'est pas digne d'un parti comme le PS. Le parti socialiste est une force qui va au-delà
de ce que nous sommes. Le PS n'appartient à personne, ni à François Hollande, ni aux jeunes lions, mais aux militants. Il est intéressant d'être là pour prendre la température, pour rencontrer des gens, des experts, poser des jalons pour le futur et évidemment rencontrer les militants
Il aurait été mieux encore de les consulter.
Ce que vous aviez proposé ?
Le problème du calendrier de Hollande est qu'il n'y a pas de consultation des militants et que cela va déboucher sur un congrès, qui produit des synthèses et on a vu lors de la dernière présidentielle comment cela s'était terminé. Déjà il aurait fallu une direction collective pour mener
à bien ce processus de rénovation. Il aurait fallu les consulter sur tout
un tas de questions qui n'ont pas été tranchée depuis des années
au PS et qui nous ont fait défaut au PS lors de la campagne présidentielle.
Il aurait également fallu une mise à plat complète de nos statuts.
Mais que voulez-vous, ma ligne n'a pas été suivie,
je ne vais pas quitter mon parti. Je continue de travailler
à l'intérieur et à l'extérieur.
A l'extérieur ?
Surtout à l'extérieur. Si on est au clair sur nos valeurs, on peut aller discuter avec d'autres. Jeudi, j'étais présent à l'université d'été du Medef, car les entreprises sont des composantes importantes de notre société. La semaine prochaine je suis à un colloque sur la gauche organisé
à Grenoble par Libération. Bientôt je serais à Tours pour une nouvelle réunion des réformateurs. Il faut que ça bouillonne à l'intérieur, à l'extérieur mais que les idées convergent ensuite pour servir la rénovation du parti.
Nous sommes dans un moment de réflexion, il faut ouvrir portes et fenêtre et parler avec tout le monde. Il n'y a pas d'échéance, il faut en profiter.
Si on commence à penser à qui prendra le parti aujourd'hui,
on n'arrivera jamais à le rénover.
Un mot sur Michel Rocard qui a cédé à son tour à l'ouverture
de Nicolas Sarkozy ?
J'ai adhéré au PS il y a 27 ans par Michel Rocard. Je n'en dis donc
que du bien. Plus sérieusement, je connais ses convictions,
je n'ai aucun doute à ce sujet là. C'est un homme libre.
les prochains rendez-vous du Chapiteau régional d'information près
de chez vous Emploi, formation, apprentissage, création d'entreprises… Vous avez des questions, des projets ? La Région vous écoute
et trouve des solutions avec vous.
Pour être au plus près de vous, le Chapiteau Régional d'Information revient actuellement dans les quartiers des villes de Poitou-Charentes.
Il s'agit notamment d'aider les jeunes des quartiers populaires à créer leur propre emploi avec les Bourses Tremplin, en étant accompagné
par les Ateliers de la Création. Sous le Chapiteau, la Région et ses partenaires vous proposent des entretiens individuels. Il sera :
à Jarnac le 14 septembre ; à Angoulême (Ma Campagne) le 4 octobre, plus particulièrement sur le thème de l’apprentissage ; à La Rochelle (Villeneuve-les-Salines) le 10 octobre, notamment sur le thème de la validation des acquis de l’expérience et de l’apprentissage.
Tour Poitou-Charentes : bravo à Thomas Voeckler Première partenaire
du Tour Poitou-Charentes, la Région félicite chaleureusement Thomas Voeckler vainqueur ce soir de l’édition 2007. Félicitations également aux organisateurs et aux coureurs et notamment aux vainqueurs d’étape,
qui ont reçu cette semaine le Maillot Région :
l’Australien Christopher Sutton, vainqueur de Ruelle-sur-Touvre -
La Rochelle ;
le Biélorusse Yauheni Hutarovitch, vainqueur de La Rochelle - Cerizay ;
Sébastien Chavanel, vainqueur de Mauléon - Châtellerault ;
Thomas Voeckler, vainqueur ce matin du contre-la-montre
à Jaunay-Clan ; et Jean-Eudes Desmaret, vainqueur de la dernière
la Ville de Poitiers et l'Etat organisent le 6ème Forum régional
de l'Environnement. Sur le thème « Découvrir, connaître, protéger,
la biodiversité », vous êtes tous invités à rencontrer,
sur la place de l'Hôtel de Ville de Poitiers, ceux qui se passionnent
et travaillent pour l'environnement.
Le vendredi 21 septembre, plus de 1000 jeunes de collèges et lycées seront accueillis pour des conférences en divers lieux de Poitiers.
La Communauté de Communes Libre Pougne Hérisson Montemboeuf organise depuis six ans un festival qui associe musique théâtre, arts
de la rue et arts du cirque. Démarche des organisateurs : faire tomber
les barrières du handicap grâce à la culture, démontrant qu’il est possible de vivre des moments de grande émotion dans le respect des différences de chacun. La Région, bien sûr, soutient cette initiative et sera présente
sur le festival du 6 au 9 septembre. Venez soutenir cette belle initiative !
Avec le soutien de la Région, Coup de Chauffe vous propose cette année représentations les 7 et 8 septembre à travers toute la ville de Cognac. Cette 13e édition de l’événement Arts de la Rue est placée sous le signe des auteurs et des créations. Au cœur de la ville et de la vie de ses habitants, les compagnies qui ont effectué une résidence de création
à l’Avant-Scène Cognac telles le S.N.O.B., Ulik ou encore Attention Fragile dévoileront leurs réalisations.
Du 20 au 23 septembre 2007, vous êtes invités à la découverte
du patrimoine roman des communes du Mellois organisée par les communes participantes et le Pays Mellois avec le soutien de la Région Poitou-Charentes. Rndez-Vous :
le 20 septembre à Beaussais
le 21 septembre à Loizé
le 22 septembre à St-Martin-d'Entraigues
le 23 septembre à Clussais-la-Pommeraie
Festival « Piano en Valois » à Angoulême du 15 octobre au 18 novembre
Adhérez ou renouvelez votre adhésion à Désirs d'avenir:
Chers adhérents, chers amis,
Je tenais à vous remercier de votre soutien et votre implication.
Ce que nous avons fait ensemble, à défaut d'une victoire, constitue
une force que nous devons faire fructifier.
Le suffrage universel a parlé.
Le pouvoir devra désormais être jugé sur ses actes.
J'ai engagé un renouvellement profond de la vie politique, de ses méthodes et de la Gauche. Cela s'est traduit notamment par une
forte participation des jeunes.
Je vous propose aujourd'hui de renouveler votre adhésion
à Désirs d'avenir.
En effet, notre association, qui a tellement fait pour réinventer les méthodes de la vie politique et pour faire vivre la démocratie participative, doit aujourd'hui se doter de moyens plus solides et notamment pour appuyer les comités locaux et poursuivre l'existence du site Internet.
Ce sont les moyens nécessaires au service de l'idéal qui nous
rassemble et qui fait notre force.
Ce que nous avons commencé ensemble, nous allons le continuer ensemble.
C'est pour pouvoir continuer avec vous ce que nous avons commencé, que je vous propose aujourd'hui de renouveler votre adhésion à l'aide du bulletin joint, oudirectement en ligne sur le site Internet.
Vous pouvez compter sur moi. Je serai au rendez-vous de ce travail indispensable qui m'incombe désormais.
Adhérez ou renouvelez votre adhésion au Parti Socialiste:
Si vous souhaitez pouvoir participer au projet du Parti Socialiste, au choix de son premier secrétaire et de ses candidats aux différentes élections, votre adhésion au Parti Socialiste est essentielle :
Si vous êtes déjà adhérent, prendre contact avec votre trésorier
Voici les principales déclarations lors de l'université d'été du Parti socialiste qui se déroule du vendredi 31 août au dimanche
2 septembre à la Rochelle :
Benoît Hamon, membre de la direction du PS, député européen:
"On passe du discours sur la 'droitisation' de la société à la
droitisation du PS, en tout cas d'un certain nombre
de dirigeants socialistes", a regretté Benoît Hamon.
Selon lui, "tout le monde, plus exactement beaucoup de ceux qui se sont exprimés hors des ateliers de l'université d'été, braconne sur les mêmes terres. Comme s'il fallait donner des gages à la droite".
Il a toutefois estimé que "les travaux en ateliers ne reflètent pas
cette tendance".
Le secrétaire national à l'Europe a critiqué "un nouveau discours qui consiste à être dur à l'égard du PS et doux à l'égard de la droite".
"Pourtant, avec la politique que mène Nicolas Sarkozy, ça n'a jamais
été aussi facile d'être de gauche!", a-t-il ajouté. (Déclaration, dimanche 2 septembre)
Bertrand Delanoë, maire de Paris: "C'est bien de préparer l'élection présidentielle, mais que faisons-nous maintenant ?", a déclaré Bertrand Delanoë aux militants. "Nous avons le devoir d'être une opposition utile pour ceux qui ont besoin de nous".
Il a jugé que "les rivalités de personnes ont fait assez de mal
(au PS) pour qu'on n'en abuse pas".
Il s'en est pris à Nicolas Sarkozy sur les sujets internationaux :
son discours de Dakar "aux relents colonialistes, avec une sorte
de condescendance", ou encore celui devant les ambassadeurs
où il a parlé de risque de "confrontation entre Islam et Occident".
"Confusion intellectuelle", a tranché le maire de Paris, pour qui
"toutes les religions sont respectables".
(Déclaration au cours d'un atelier sur l'état de la gauche,
samedi 1er septembre)
"Si je rêve la nuit, ce n'est pas de pouvoir", a ensuite déclaré Bertrand Delanoë à la presse, jurant n'être "candidat à rien" à l'échelle nationale. "Si je peux, comme d'autres, donner un coup de main, je le ferai.
Tout ça c'est un boulot titanesque et on a besoin des 300.000 socialistes pour le faire (...) Moi parmi" d'autres, a proposé le maire de Paris.
"Je suis tout à fait disponible".
Il a également appelé ses camarades à travailler "collectivement".
"Il faut surtout se poser les questions du socialisme du XXIe siècle",
a-t-il exhorté, évoquant la nécessité de trouver une "réponse progressiste à l'économie de marché", une réforme "de gauche" à la question des retraites. "Tout le reste, c'est pipeau" et "les enjeux de personnes n'ont d'intérêt que par rapport à la force des idées".
"J'espère que la question des leaders sera la conséquence d'un choix
de fond", a-t-il ajouté.
"Je ne suis candidat à rien, et je peux être candidat à des choses",
a ensuite éludé le maire de Paris. "Je n'ai pas dit que j'étais candidat
à quelque chose, moi! Vous m'avez entendu dire ça? Je fais mon boulot, je défends mes convictions et voilà! Après, on verra".
"Il n'y a aucune chance que ça me grise. Mes plaisirs, dans la vie,
ce n'est ni le pouvoir ni la médiatisation", a-t-il juré. "Si je rêve la nuit,
ce n'est pas de pouvoir", a-t-il plaisanté. "Il m'arrive en me rasant
le matin de rêver de Bizerte", ville où ce natif de Tunisie a grandi.
"C'est plus intéressant de voir des amis d'enfance et de partager des choses formidables que de courir après le pouvoir", confie-t-il. "Mais quand on a des convictions, il faut accepter d'exercer des responsabilités, sinon je ne serais pas maire de la capitale de la France. Il ne faut pas être non plus faux-cul!".
(Déclaration, samedi 1er septembre)
Jean-Marc Ayrault, président du groupe socialiste à l'Assemblée nationale, a défendu "un réformisme musclé et assumé, un socialisme performant".
Affirmant vouloir tenir "un langage de vérité, sans oeillères ni tabous",
il a expliqué que la gauche avait "payé au prix fort à l'élection présidentielle" sa "déconnexion du réel" et "le plus grand flou"
dans ses propositions.
"Aucun pays au monde, fût-il le plus productif, ne peut encaisser (le) choc" de la dégradation du rapport entre actifs et inactifs. Il faut "augmenter
le nombre de Français au travail, notamment chez les jeunes et les seniors, et accroître la durée de la vie professionnelle".
La gauche doit construire "un nouveau pacte d'activité entre les générations, où toutes les questions du passage du travail
à la retraite seront sur la table".
Critiquant le "mutisme" du PS "sur le poids toujours croissant des dépenses qui assaillent notre protection sociale et sont une cause de notre atonie économique", Jean-Marc Ayrault a soutenu que "ce n'est pas l'augmentation continue des prélèvements qui sauvera la sécurité sociale". "Nous sommes au pied du mur. Si la gauche continue de se mettre
la tête dans le sable (...), elle connaîtra les mêmes déboires
que sur la valeur travail".
(Déclaration au cours de l'atelier "L'état de la France",
samedi 1er septembre)
Michel Rocard, député européen, a dénoncé devant les militants socialistes le "marasme masochiste de la rumination de l'échec"
et "le mal croissant, dans le parti", consistant à "préférer la politique
de la posture à celle du résultat".
"Il faut que nous passions à la capacité d'écrire un projet, un objet présentable à l'opinion. Mais je ne suis pas pessimiste sur le fait
d'y arriver en un an, un an et demi", a-t-il assuré. Ajoutant: "A condition
que le monde journalistique nous fiche la paix sur les problèmes d'hommes pendant ce temps-là. C'est une condition majeure."
"Vous centrez votre intérêt sur des histoires de personnes, et jamais
de substance. On va en crever, nous!", a-t-il lancé aux journalistes.
"Nous avons maintenant besoin de sérénité pour approfondir
ce travail de création intellectuelle".
(Déclaration, samedi 1er septembre)
François Hollande, premier secrétaire du parti socialiste, a défini
ce que pouvait être la rénovation du parti "à la sauce hollandaise",
à savoir d'abord "changer les modes de fonctionnement, du comportement de chacun", mais surtout changer "l'approche,
le contenu, les propositions quand il le faut".
Il a cité la mondialisation, dont il faut "corriger les inégalités"
et qu'il faut "réguler".
Il a souligné qu'"il ne faut pas avoir peur du mot nation", symbole du "vivre ensemble dans la république". Quant au travail, il a relevé que la France "doit collectivement travailler plus" pour réduire le chômage. Sur l'ordre,
il a souligné être favorable à "l'ordre social, public", opposé au désordre "créé par le capitalisme", la sécurité étant "un droit fondamental".
"C'est en se payant de mots que les socialistes finissent par
ne plus être compris".
"Ainsi, je ne peux pas accepter l'incantation sur le capitalisme", a-t-il dit. "On ne va pas raconter des histoires, dire qu'à l'horizon de cinq ou dix ans si on est au pouvoir on va en terminer avec le capitalisme".
"On est là pour suivre un long cheminement.
C'est ça qu'il faut expliquer : c'est fini le grand soir (...) !".
"On est là pour la réforme, la réforme exigeante, la transformation
de la vie quotidienne, ça prend du temps, on est là sur un long chemin,
on vient de loin et on ira loin, enfin !", a-t-il conclu.
(Discours, vendredi 31 août)
Henri Emmanuelli, député des Landes : "Après une campagne électorale déroutante dont la cohérence et l'inspiration étaient parfois surprenantes, une offensive idéologique se développe contre le socialisme,
contre la gauche, contre les valeurs de progrès, de justice
et d'égalité qui fondent son identité".
Il s'agit d'un "véritable ouragan venu d'en face mais aussi, malheureusement de nos rangs" et "l'attaque contre la redistribution"
est "l'œil de cet ouragan".
Le leader de l'aile gauche du PS dénonce ainsi la "fausse exhortation"
de ceux qui demandent au PS "d'accepter enfin l'économie de marché". Or, "parvenus au pouvoir, les socialistes ont bel et bien accepté l'économie de marché" mais une "économie de marché régulée".
Par cette offensive, ils "veulent que nous renoncions définitivement
à toute forme de régulation, à toute prétention de redistribution" et que "nous acceptions une marchandisation de tous les biens et services
sans exclusives".
"Je le dis aux adversaires comme aux faux frères: qu'ils ne comptent
pas sur un forfait. Le match aura lieu, dedans comme dehors", prévient-il.
A l'intérieur du PS, "parce qu'il nous faut retrouver un minimum de cohérence si nous voulons être crédibles" et dehors, pour tenir "
le rôle d'une opposition compétitive".
(Discours, vendredi 31 août)
Martine Aubry, maire socialiste de Lille: "Le vrai sujet aujourd'hui,
c'est de ne pas donner l'impression que pour être moderne il faut
courir derrière les idées de la droite".
"J'ai un peu l'impression parfois qu'on jette le bébé avec l'eau du bain
et que l'idée du progrès social, c'est presque un gros mot aujourd'hui
à gauche".
Les valeurs de la gauche "n'ont jamais été autant d'actualité". "Ca fait longtemps que le Parti socialiste, en tout cas ceux qui ont gouverné au nom du Parti socialiste, savent que le marché existe,
qu'il faut réconcilier l'économique et le social".
"Je ne veux pas, comme je l'ai entendu hier, que le Parti socialiste soit admiré, nous ne sommes pas des stars, je veux que le Parti socialiste soit crédible pour redonner espoir à tous les Français", a estimé Martine Aubry, critiquant sans la nommer Ségolène Royal.
"Chacun depuis hier à La Rochelle dit 'je, je'. J'aimerais que nous disions 'nous'. Arrêtons de nous regarder le nombril, de savoir s'il faut être plus vieux, plus jeune, un peu à droite, un peu plus à gauche", a-t-elle plaidé.
(Déclaration sur RTL, samedi 1er septembre)
Jean-Christophe Cambadélis, député de Paris proche de Dominique Strauss-Kahn, en charge de l'université d'été du PS : "Le traumatisme
de la défaite est derrière nous, la nécessité de reconstruire est devant nous, la reconquête c'est pour plus tard", a-t-il affirmé.
Après avoir remercié "ceux qui sont venus", il a ajouté : "J'ai failli,
emporté par mon élan, dire aussi merci à ceux qui ne sont pas présents" parce qu'"ils nous ont nous donné une très grande visibilité".
"Nous souhaitons redresser le Parti socialiste, nous voulons une opposition debout, la sarkolatrie est maintenant finie", a lancé
Jean-Christophe Cambadélis.
Selon le député strauss-kahnien, il faut "bien sûr être rénovateur
et novateur, réorienter la gauche" mais "cela ne passe pas obligatoirement par le concours de celui qui veut aller le plus à droite".
(Déclaration lors de la clôture de l'université, dimanche 2 septembre)
Le succès de la rénovation du parti se jouera dans "le trimestre" qui commence, soulignant qu'il ne s'agissait "ni de verrouiller ni de s'agiter, mais de réussir". Il a estimé que "la réorientation socialiste
pour un socialisme nouveau est une nécessité".
"Mais il faut la réorientation dans la stabilité". "Il ne faut pas seulement avoir des agitateurs d'idées, mais il en faut aussi. Il ne faut pas non plus avoir des 'éteigneurs' d'idées, encore que parfois ils sont utiles. Il ne s'agit ni de verrouiller, ni de s'agiter mais de réussir, et le trimestre va être déterminant pour cela".
(Discours d'ouverture des travaux de l'université d'été, vendredi 31 août)
Ségolène Royal, ex-candidate à l'élection présidentielle, a dit vouloir que "le PS soit admiré des Français", affirmant qu'elle allait s'investir pleinement dans "la réflexion collective" des socialistes durant l'université d'été de son parti.
"Je suis là pour que mon parti change et redevienne attractif (...),
je veux que l'imagination revienne (...), je veux que le Parti socialiste
soit admiré des Français". "Voilà le rêve que je fais pour le PS".
Elle a décelé "une ambiance nouvelle" à La Rochelle en dépit des "inquiétudes" exprimées ici ou là sur le PS. "Quelque chose se passe
à l'université d'été".
Elle a insisté sur la "soif très profonde" des militants de "se remettre au travail", qualifiant de "queue de comète" et de "contre-mouvement de ce qui est en train de se produire ici" la sortie de nombreux ouvrages de socialistes, critiques sur sa campagne et le PS.
"La responsabilité des dirigeants est d'être bien conscients de cette aspiration des militants", a-t-elle ajouté. De ce fait, Mme Royal s'est
dit "optimiste". "Je vais à l'encontre du pessimisme sur la difficulté
à reconstruire" le PS, a-t-elle dit, assurant que "les choses iront plus vite que prévu".
Ségolène Royal a relevé que le prochain congrès (au plus tôt au printemps 2008) aura lieu à "une date assez éloignée",
ce qui "permet qu'il ne soit pas l'enjeu de l'université d'été" 2007.
Exprimant sa "disponibilité studieuse", Ségolène Royal a indiqué
qu'elle assisterait à trois des 18 ateliers prévus d'ici samedi soir, confirmant sa volonté, exprimée samedi dernier à Melle
(Deux-Sèvres), de participer au "'travail collectif".
Se félicitant de "la qualité" des intervenants extérieurs -des spécialistes de sciences politiques notamment-, elle a souhaité
que le PS "redevienne un lieu d'attraction des meilleurs"
chercheurs et intellectuels. "Ce doit être un lieu d'excellence",
a-t-elle dit, à rebours de ses critiques sans détour du PS
pendant la campagne présidentielle.
Elle a mis en avant "les grands sujets d'avenir", citant l'environnement et le développement durable, le vieillissement et "l'engagement
des fonds publics".
Sur son absence au discours de clôture par François Hollande, son ancien compagnon dimanche, elle a déclaré : "Je ne veux pas que l'événement de dimanche soit le fait de savoir si j'assiste ou pas,
quelle tête je fais ou je ne fais pas. Ce qui compte, c'est le débat d'idées".
(Déclaration lors d'une rencontre avec des journalistes sur le bateau
"France 1", vendredi 31 août)
Manuel Valls, député-maire d'Evry (Essonne) : L'université d'été du PS
à La Rochelle n'était "jamais un rendez-vous décisif", c'est "un thermomètre de l'état du PS" et les responsables "devaient y être".
L'absence de ténors du part, "reflète l'ambiance actuelle du PS et les problèmes qu'on a à affronter". "Mais ce n'est pas ici qu'on les tranche".
"Mais un processus de rénovation qui n'appelle pas le vote des militants et qui débouche sur un congrès ordinaire, ce n'est pas pour moi la meilleure assurance de conduire la gauche vers le succès".
Il a ambitionné "porter un jour les idées d'une gauche moderne",
mais il faut commencer par "la rénovation des idées pour rebâtir une doctrine et des propositions, ce qui n'a pas été fait depuis longtemps".
"Les évolutions du monde sont telles que l'on ne peut que constater
que l'épuisement des idées de la gauche".
Sur des thèmes comme la libre entreprise, la valeur travail, l'autorité, l'éducation, la retraite, les 35h ou le nucléaire, il estime qu'il faudrait "faire trancher les militants". Il a villipendé "une direction de 70 personnes qui se réunissent le mardi et ne produisent rien", il estime qu'il faut aussi "changer l'organisation du PS.
"Etre premier secrétaire d'un parti qui ne tranche rien, ça ne sert à rien". Il a réitéré qu'il n'était pas hostile à faire "un bout de chemin avec la majorité" par exemple sur la sécurité, les moyens donnés à la justice
ou l'immigration, "pour autant qu'on nous entende".
(Déclaration, vendredi 31 août)
Bertrand Delanoë, maire de Paris : "Je n'ai aucune préoccupation personnelle, je veux donner tout ce que je peux dans une démarche collective", "avec les autres, un parmi les autres".
Pour nous, "il y a un enjeu de clarification, nous avons des différences,
ce n'est pas honteux, nous devons les assumer, c'est le meilleur moyen d'être rassemblés". Mais "si on pose la question en termes de personnes, on va de nouveau se planter".
"La démocratie, notamment à gauche, c'est de faire en sorte que les questions de leadership soient la conséquence des choix politiques". "Au lendemain des élections présidentielles Ségolène Royal nous a dit qu'elle se préparait pour 2012, François nous dit, en ce moment, qu'il
se prépare aussi pour l'élection présidentielle. A mon avis, il va y en
avoir d'autres, il faut rester calme".
"Tout cela n'a d'intérêt que si les Français trouvent que nous méritons
de les représenter, il me semble qu'ils viennent de nous dire, il y a quelque mois, que nous ne méritons pas, commençons par y travailler".
"François (Hollande), en tant que personne et en tant que premier secrétaire, je le considère avec estime". "En même temps il n'a pas
tout réussi, nous non plus".
"Nous avons raté des choses sur le plan des idées, sur le plan de la clarté des choix que nous présentions aux Français". "Il faut qu'on invente, on a des progrès à faire", mais "sans s'autodénigrer et sans s'autoflageller, avec le courage d'être lucides sur nous-mêmes".
(Déclaration à son arrivée à l'université d'été du PS, vendredi 31 août)
Interrogé lors d'un point de presse pour savoir s'il était possible à la fois d'être maire de Paris et premier secrétaire, Bertrand Delanoë a répondu: "j'en sais rien, ce n'est pas d'actualité.
Le maire de Paris a ironisé sur ceux qui se font "du souci pour (lui)
en disant: 'pourvu qu'il ne se fatigue pas trop'" en s'investissant à la fois
à Paris et dans le PS. "S'il faut que j'en fasse encore plus,
j'en ferai encore plus".
Il a jugé que "les rivalités de personnes ont fait assez de mal (au PS)
pour qu'on n'en abuse pas".
Il a ajouté : "Dans les circonstances actuelles, j'ai une petite utilité.
Pour le reste, on verra".
"Je n'exclus rien du tout, je ferai ce que je crois juste, honnêtement
et sérieusement".
Il a fait observer que, "comme leader de la gauche, les Français voient plus Ségolène Royal ou Dominique Strauss-Kahn qu'Olivier Besancenot ou moi". Cependant, "vous auriez pu faire état d'autres sondages",
a-t-il dit à un journaliste qui en citait un en particulier.
"Le moment est de respecter notre parti et notre premier secrétaire.
Il n'est pas parfait et il fait des bêtises, et nous devons le respecter pour sa fonction et sa personne", a-t-il dit.
C'EST TERRIBLE, NOUS NOUS EN ETIONS PAS APERCU.....
François Hollande, premier secrétaire du parti socialiste, a reconnu dimanche 2 septembre à la Rochelle que son parti n'était "pas entendu par le plus grand nombre", parce qu'il ne dit "rien de net, de clair,
de lisible".
"Nous sommes dans une perpétuelle mauvaise conscience, dans l'équilibrisme, le ni-ni ou dans les formules incantatoires, qui préparent souvent piteusement les compromis avec le réel", a déclaré le premier secrétaire lors de la séance plénière de clôture de l'université d'été
du PS."C'est ce qui explique, a-t-il ajouté, que nous ne sommes pas entendus par le plus grand nombre, parce que le PS, et moi aussi
parfois, nous parlons une langue connue de lui seul".
Le numéro un socialiste a proposé la mise en place d'un "comité
de liaison de la gauche" pour engager "des initiatives"
contre la politique du gouvernement, prélude à des "assises de la gauche".
Le premier secrétaire François Hollande a toutefois brocardé les "rénovateurs" du PS qui disent vouloir changer "le logiciel" du parti,
en affirmant que "le logiciel politique ne se confond pas avec un
disque dur qui devient vite un disque rayé". "QUE N'AI-JE ENTENDU ÇA ?"
"Rénovation. Le mot est vieux comme le Parti socialiste. A chaque défaite, un rénovateur s'annonce, parfois plusieurs, j'en ai fait partie.
Les formules sont connues : 'ouvrir les portes et fenêtres', que n'ai-je entendu ça ? Comme si nous vivions cachés, comme si n'avions pas fait venir 100 000 nouveaux adhérents", s'est exclamé François Hollande
au début de son discours de clôture de l'université de La Rochelle.
Le numéro un socialiste visait les jeunes députés Manuel Valls et Gaëtan Gorce, notamment, qui avaient voté contre le calendrier de rénovation
du parti fin juin au Conseil national. M. Hollande a aussi estimé
que le renouvellement des générations était "un mouvement réducteur nécessaire, mais qui ne peut pas seulement être réducteur de têtes".
Le premier secrétaire a récusé l'"idée en vogue" de changer le nom
du Parti, une suggestion de M. Valls."Quand on a le flambeau du Parti socialiste, non seulement on le garde, mais on le porte!", s'est exclamé
le député-maire de Tulle, particulièrement applaudi à ce moment
Bertrand Delanoë à la Rochelle : "J'ai une petite utilité"
(ouf nous avons eu peur qu'il nous la montre, sa petite ..... utilité )
Le maire de Paris connaît une grande popularité à l'université du Parti socialiste, que le Premier secrétaire, François Hollande, doit clôturer
par un discours, dimanche matin.
Bertrand Delanoë (Reuters)
"Candidat à rien" mais éventuel "candidat à des choses", Bertrand Delanoë a rivalisé de prudence, samedi 1er septembre, sur son avenir politique à La Rochelle.
Le maire de Paris, qui entretient un apparent suspense sur une nouvelle candidature dans la capitale, a concentré sur lui une grande partie
de l'attention médiatique au deuxième jour de l'université d'été du PS, délaissée par les autres "éléphants" cette année.
S'il a accepté d'organiser une conférence de presse suivie par une soixantaine de journalistes, c'est "pour parler directement plutôt que vous me prêtiez des intentions (...) ou qu'il y ait des rumeurs", explique-t-il dans une petite salle remplie de caméras.
"Dans les circonstances actuelles, j'ai une petite utilité.
Demain, on verra", répond placidement l'édile devant l'affluence
de questions sur son envie de briguer le poste de premier secrétaire
ou l'investiture présidentielle du PS pour 2012. "Opposition valable, intelligente et utile"
Prêt à participer à une "aventure collective", détendu et bronzé après
un été où il a "déconnecté", Bertrand Delanoë a "toujours pensé"
que les questions de leadership "découlaient des lignes politiques".
"Les querelles de personnes (...) ont fait assez de mal pour qu'on en n'abuse pas trop", souligne-t-il à l'heure où les ouvrages assassins
sur la campagne présidentielle de Ségolène Royal se multiplient
dans les librairies.
La rénovation selon Bertrand Delanoë passe par trois étapes
dans un ordre bien défini: construction d'une "opposition valable, intelligente et utile", recherche du "contenu de l'alternance"
et ensuite seulement "management du parti".
"Humilité et pragmatisme"
A la tête d'une majorité de gauche plurielle à Paris, il a réfuté les "combinazione" d'appareils avec le Modem à l'heure où le PS
s'interroge sur ses alliances en vue des municipales.
Les alliances doivent se déterminer sur le "contenu, qu'est-ce qu'on
veut faire, quelle politique" seulement, martèle l'ancien sénateur,
proche de Lionel Jospin.
Avec "humilité et pragmatisme (...) il faut toujours travailler au rassemblement de la gauche", a souligné le chef de la gauche
plurielle parisienne à la tribune du débat "Où en est la gauche"
en milieu de journée. Pour lui, "le PS sans arrogance sans volonté hégémonique est le seul instrument pour faire gagner toute la gauche
et pas seulement le PS".
Sur le fond, l'ancien sénateur a invité les socialistes à reprendre le chemin de la réforme, du temps de travail - le mot flexibilité ne le "gêne pas" - des retraites, sur lesquelles le PS n'a pas été "assez clair" ou la place du salariat dans les entreprises privées.
A la frontière entre "civilisation et gestion", il se dit ravi que le PS
ait intégré le défi écologique. "Je m'en étais aperçu au moins
depuis six ans et demi", glisse-t-il dans un sourire. (avec Reuters)
Jean-Marc Ayrault en appelle à "un réformisme musclé et assumé"
Le président du groupe socialiste à l'Assemblée s'est exprimé en faveur d'un accroissement de "la durée de la vie professionnelle".
Le groupe des strauss-kahniens avaient estimé que l'évolution des conditions de vie "peut justifier d'allonger le nombre d'années d'activité".
Jean-Marc Ayrault (AFP)
Les socialistes ne sont pas tous hostiles à l'allongement de la durée d'activité. Jean-Marc Ayrault, président du groupe socialiste
à l'Assemblée nationale, a défendu samedi 1er septembre
à La Rochelle, lors de l'université d'été de son parti,
"un réformisme musclé et assumé, un socialisme performant", préconisant "d'accroître la durée de la vie professionnelle".
La veille, les strauss-kahniens estimaient dans un "manifeste pour un socialisme nouveau" que l'évolution des conditions de vie "peut justifier d'allonger le nombre d'années d'activité" ouvrant droit à une retraite pleine.
La question d'un relèvement de l'âge légal de la retraite avait été
soulevée mercredi par la présidente du Medef lors de l'université
d'été de l'organisation patronale. Laurence Parisot avait alors
proposé de le faire passer à 61, puis 62 ans.
"Un nouveau pacte d'activité entre les générations"
Exhortant les socialistes à cesser "de se mettre la tête dans le sable", Jean-Marc Ayrault a voulu tenir "un langage de vérité, sans oeillères
ni tabous", au cours de l'atelier "l'état de la France", expliquant l'échec
de la gauche à l'élection présidentielle par sa "déconnexion du réel".
"Aucun pays au monde, fût-il le plus productif, ne peut encaisser (le)
choc" de la dégradation du rapport entre actifs et inactifs, selon
le député-maire de Nantes. La solution: "augmenter le nombre
de Français au travail, notamment chez les jeunes et les seniors,
et accroître la durée de la vie professionnelle".
Selon le dirigeant socialiste, la gauche doit construire
"un nouveau pacte d'activité entre les générations,
où toutes les questions du passage du travail à la retraite
seront sur la table".
"Nous sommes au pied du mur"
Critiquant le "mutisme" du PS "sur le poids toujours croissant
des dépenses qui assaillent notre protection sociale et sont
une cause de notre atonie économique", Jean-Marc Ayrault
a soutenu que "ce n'est pas l'augmentation continue
des prélèvements qui sauvera la sécurité sociale".
"Nous sommes au pied du mur.
Si la gauche continue de se mettre la tête dans le sable
(...), elle connaîtra les mêmes déboires
que sur la valeur travail", a-t-il prédit.
Le chef de file des députés socialistes s'est attardé
sur "le décrochage" de l'investissement, "parent pauvre
de la croissance".
Contre "la cécité d'une partie de la gauche"
"Le refus d'assumer la réforme de l'Etat et de ses structures,
la difficulté de concevoir une fiscalité plus favorable au travail
et à l'investissement, notre méfiance de l'entreprise nous
empêchent de répondre à cette crise de l'investissement",
a assuré Jean-Marc Ayrault.
Il a critiqué "la cécité d'une partie de la gauche sur l'état réel
de la société". "Là où les catégories populaires demandent
la reconnaissance de leurs efforts, de leurs mérites et de leurs aspirations à évoluer socialement, nous avons trop souvent
assimilé la politique sociale à la lutte contre l'exclusion".
Quant à la mondialisation, elle n'est "ni l'enfer, ni le paradis",
mais "un rapport de force où la capacité d'agréger
et d'entraînerdes partenaires fait évoluer le système.
"Manifeste pour un socialisme nouveau"
De leur côté, les strauss-kahniens estiment que l'évolution des conditions de vie "peut justifier d'allonger le nombre d'années d'activité" ouvrant droit à une retraite pleine, dans le texte qu'ils ont adopté vendredi, qui n'est à ce stade qu'"un document de travail"
et "un outil de dialogue", ont-ils précisé.
Le manifeste souligne toutefois que "dans le domaine des retraites, l'ajustement ne peut se faire au seul détriment des nouvelles générations".
"Nous devrons proposer des solutions novatrices
qui tirent parti de la nouvelle donne: l'accroissement
de la longévité, l'amélioration générale de la santé".
Cette évolution "accroît la 'rentabilité' du capital humain
et peut justifier d'allonger le nombre d'années d'activité",
Ségolène Royal à La Rochelle: ''Je veux que le PS soit admiré
des Français''
A l'occasion de l'université d'été du Parti Socialiste à La Rochelle, Ségolène Royal a déclaré vouloir que "le PS soit admiré des Français", affirmant qu'elle allait s'investir pleinement dans "la réflexion collective" des socialistes.
"Je suis là pour que mon parti change et redevienne attractif (...), je veux que l'imagination revienne (...), je veux que le Parti socialiste soit admiré des Français.
Voilà le rêve que je fais pour le PS".
Ségolène Royal a dit déceler "une ambiance nouvelle" à La Rochelle en dépit des "inquiétudes" exprimées ici ou là sur le PS. "Quelque chose se passe à l'université d'été", a-t-elle soutenu.
Ellel a insisté sur la "soif très profonde" des militants de "se remettre au travail", qualifiant de "queue de comète" et de "contre-mouvement de ce qui est en train de se produire ici" la sortie de nombreux ouvrages de socialistes, critiques sur sa campagne et le PS.
"La responsabilité des dirigeants est d'être bien conscients de cette aspiration des militants. Je vais à l'encontre du pessimisme sur la difficulté à reconstruire. Les choses iront plus vite que prévu".
Ségolène Royal a relevé que le prochain congrès (au plus tôt au printemps 2008) aura lieu à "une date assez éloignée", ce qui "permet qu'il ne soit pas l'enjeu de l'université d'été" 2007.
Exprimant sa "disponibilité studieuse", Ségolène Royal a indiqué qu'elle assisterait à trois des 18 ateliers prévus d'ici samedi soir, confirmant sa volonté, exprimée samedi dernier à Melle (Deux-Sèvres), de participer au "'travail collectif".
Se félicitant de "la qualité" des intervenants extérieurs --des spécialistes de sciences politiques notamment--, elle a souhaité que le PS "redevienne un lieu d'attraction des meilleurs" chercheurs et intellectuels. "Ce doit être un lieu d'excellence".
Voici la journée de Ségolène à la Rochelle11 h 40. Ségolène Royal, qui doit prononcer un discours inaugural dans l'après-midi, pourrait faire une intervention auprès des journalistes à l'heure du déjeuner...mais pas à l'espace Encan. Elle préfèrerait un endroit moins officiel... loin de l'appareil socialiste. Le lieu est encore tenu secret. Il pourrait s'agir d'un bateau.
11 h 50. La nouvelle fait vite le tour parmi les journalistes. L'ancienne candidate à la présidentielle prépare une conférence de presse - impromptue - sur le pont du France I, lieu d'accueil du musée maritime de La Rochelle. L'endroit se trouve à seulement quelques dizaines de mètres de l'espace Encan.
12 h 20. Ségolène Royal arrive. Petite jupe bleu en popeline, cheveux coiffés en chignon, elle sort d'un monospace et affiche son habituel sourire.
Elle s'étonne de la présence massive des journalistes et emprunte la passerelle du bateau. «Oh mais il y a du monde ici...». Les photographes se bousculent, les cameramen jouent des coudes.
12 h 35. Mme Royal pose sur le pont haut du bateau, l'océan Atlantique au dos. «Je suis ravie de vous recevoir, adresse-t-elle aux journalistes. On va se faire un petit échange informel. Comme ça... entre nous. Et si on s'asseyait à même le sol ? Ce serait même plus simple».
12 h 45. Ségolène Royal discute avec les journalistes : «Ce week-end va marquer le lancement d'une nouvelle ère pour le parti. Malgré les inquiétudes entendues ici ou là, nous avons toutes les raisons d'être optimistes. Nous allons oublier les conflits du passé». Elle poursuit : «Je veux être dans une démarche collective. Je n'ai pas d'arrière pensée. Mon seul intérêt, c'est que le parti se redresse».
13 h 10. Concernant le dernier ouvrage assassin de Claude Allègre (La Défaite en chantant), et les autres publications attendues dans les semaines prochaines, Mme Royal joue l'indifférence : «Je ne les ai pas lus. Je conseillerais juste à leurs auteurs de concentrer leurs intelligences au service du parti. Je suis dans une démarche collective. Je n'irai donc pas plus dans le commentaire individuel».
13 h 15.Interrogée sur son affrontement à distance avec François Hollande infondé: «Ca intéresse les journalistes. Mais pour les militants, toute la couverture médiatique autour de cette histoire est insupportable»
13 h 35. Mme Royal quitte le bateau entourée de sa petite garde rapprochée. Jean-Louis Bianco, son directeur de campagne pendant la présidentielle, reste sur le pont avec les journalistes et le buffet prévu spécialement pour l'occasion.
15 h 05. Pour l'ouverture officielle de l'université d'été, la grande salle de conférence est pleine à craquer. Aux premiers rangs, Bertrand Delanoë, Jean-Paul Huchon, François Rebsamen et même Michel Rocard. Puis des applaudissements et des cris surgissent dans toute la salle. Sous les hourras, Ségolène Royal descend de manière triomphale dans l'arène. Les festivités peuvent enfin commencer...
Pour voir le discours de Ségolène Royal lors des universités d'été
Mme Royal "très déçue" par les annonces de Sarkozy devant le MEDEF
L'ancienne candidate socialiste à la présidentielle Ségolène Royal
s'est dite "très déçue" jeudi par les annonces économiques
de Nicolas Sarkozy devant l'université d'été du MEDEF,
invitant le chef de l'Etat à "sortir de l'inaction et de ce
mouvement apparent".
"Nous sommes très déçus" et "très inquiets", a-t-elle déploré au terme
de la réunion des présidents de régions socialistes qui se tient chaque année à l'hôtel de ville de La Rochelle (Charente-Maritime).
"Nous pensions qu'au bout de cent jours, le gouvernement avait la capacité d'annoncer des réformes précises, des engagements
financiers tangibles".
"Nous attendions avec beaucoup d'impatience le discours du président
de la République" et "nous attendions des réponses extrêmement précises destinées à améliorer la vie de nos concitoyens", a souligné celle qui n'est plus que présidente de la région Poitou-Charentes.
"Ce que nous attendions du chef de l'Etat, c'est des annonces concrètes sur des sujets extrêmement urgents en cette rentrée", a-t-elle développé, citant les aides économiques aux petites et moyennes entreprises (PME), et "dans ce domaine nous n'avons rien entendu". Elle a également évoqué la relance de l'innovation et de la recherche, mais "le compte n'y est pas". Enfin, elle espérait "des annonces financières concrètes pour l'université" suite à la loi sur l'autonomie votée cet été.
Ségolène Royal a donc déploré "le flou", "l'inertie" et "l'inaction"
de son ex-rival pour l'Elysée Nicolas Sarkozy, brocardant "l'illusion
de mouvement, l'illusion de l'accumulation des discours et des commissions". Elle l'a pressé d'assumer ses "responsabilités"
et de "sortir de l'inaction et de ce mouvement apparent".
L'ex-candidate a par ailleurs montré du doigt la proposition
de la présidente du MEDEF Laurence Parisot de relever
de 60 à 62 ans l'âge de la retraite.
"Le principal problème, c'est le taux de chômage très élevé des salariés de plus de 50 ans. Ce type d'annonce idéologique n'est pas sérieuse",
a-t-elle tempêté.
La réunion des présidents de régions socialistes se tenait comme de coutume à La Rochelle à la veille de l'ouverture de l'Université d'été
du PS, dont Ségolène Royal doit prononcer le discours inaugural
vendredi après-midi. Selon son entourage, elle n'assistera
pas dimanche au discours de clôture du Premier secrétaire
François Hollande, son ex-compagnon à la ville.
Mr Chevènement défend Mme Royal
Jean-Pierre Chevènement monte au créneau pour défendre Ségolène Royal, cible de nombreuses critiques au sein du PS : « Je trouve d'abord peu élégant de taper à bras raccourcis sur une candidate qui a quand même fait 47 % des voix, soit 17 millions de suffrages », a-t-il déclaré
hier dans une interview au « Parisien ».
La suite du plaidoyer est plus surprenante : « Ségolène Royal a fait une campagne courageuse, elle a su résister victorieusement à l'offensive pro-Bayrou menée de l'intérieur même du PS par les Gracques, Michel Rocard, Bernard Kouchner et quelques autres », déclare-t-il, oubliant la main tendue de la candidate au président du Modem entre les deux tours de la présidentielle. Pour l'avenir, « la gauche est à refaire », souligne-t-il : « Ce qui a manqué au PS en 2007, comme en 2002, c'est,
outre une analyse solide de la globalisation, un projet à la fois
original et crédible pour la France. La gauche doit à la fois assumer
Un accord sur la fusion entre les groupes d'énergie Suez et Gaz de France semblait imminent samedi, sur la base d'un nouveau schéma négocié directement entre Suez et l'Elysée qui permettrait de mettre
un terme à un long feuilleton industriel et politique.
Les conseils d'administration des deux groupes pourraient se réunir dimanche en fin de journée "si un accord est conclu" entre Suez
et l'Elysée, a-t-on appris samedi de source proche du dossier.
L'annonce de l'accord aurait lieu lundi et serait laissé aux deux groupes, selon l'Elysée. "Les deux entreprises annonceront elles-mêmes lundi si elles fusionnent ou non", a déclaré samedi à l'AFP Claude Guéant, secrétaire général de l'Elysée.
Selon la fédération syndicale FO Energie, qui s'est entretenue samedi en fin de matinée avec un conseiller de l'Elysée, les conseils des deux groupes sont convoqués dimanche, celui de GDF l'étant à 18H00.
Les deux groupes, interrogés, se sont refusé à tout commentaire.
Sur la base de son entretien avec l'Elysée, FO Energie a confirmé les grandes lignes du nouvel accord en préparation : filialisation de l'activité environnement de Suez et participation de l'Etat à hauteur de 34% dans le nouveau groupe.
GDF-Suez serait le numéro quatre mondial de l'énergie, une fois le pôle environnement filialisé. Le patron de Suez, Gérard Mestrallet, en serait le PDG.De leur côté, des représentants de la fédération syndicale CGT Energie ont été reçus samedi par le président de la République
Nicolas Sarkozy à la résidence de la Lanterne, près de Paris.
Ce mariage, se distinguerait, sur la forme et sur le fond, du projet initial.
Sur la forme, puisque l'annonce initiale avait été faite, dans
la précipitation, le 25 février 2006, par le Premier ministre d'alors, Dominique de Villepin, à Matignon, et non par les groupes.
Sur le fond, le projet initial prévoyait l'échange d'une action Suez
contre une action GDF, plus le versement d'un dividende exceptionnel d'un euro aux actionnaires de Suez. Or, l'action Suez vaut désormais environ 5 euros de plus que celle de GDF.
En effet, depuis le lancement du projet, la différence de valorisation entre les deux groupes s'est accentuée au profit de Suez, qui valait vendredi plus de 54 milliards d'euros, contre 36 milliards pour GDF.
Pour réduire l'écart, le nouveau schéma en discussion prévoit
que le groupe Suez se sépare, sans en perdre le contrôle,
d'une partie de son pôle environnement (eau, propreté),
valorisé à près de 20 milliards d'euros par les analystes.
Par une opération de "spin-off" (scission), le pôle serait d'abord
mis en Bourse.
Ensuite la nouvelle entité GDF-Suez rachèteraitplus d'un tiers (33%)
des titres du pôle, afin d'en garder le contrôle, tandis que les deux tiers restant seraient redistribués aux actionnaires du groupe Suez.
Il s'agit de ne pas léser les actionnaires de Suez mais aussi
de satisfaire l'Etat français, désireux de détenir dans la nouvelle
entité une minorité de blocage, soit plus de 33% du capital.
A l'issue de sa rencontre avec le président de la République,la CGT Energie a redit son opposition à une fusion "qui aboutira à une participation extrêmement minoritaire de l'Etat" et a dit avoir rappelé
à M. Sarkozy qu'il renierait un engagement, pris en 2004 quand il était ministre de l'Economie, de ne pas privatiser GDF.
Source : AFP - samedi 1 septembre 2007, 17h54
Vidéo et commentaire : par metal31
Le reniement de Nicolas Sarkozy « L’État ne descendra pas en dessous de 70 % du capital. (…) Il n’y aura pas de minorité de blocage,
donc pas de privatisation. » : propos de Nicolas Sarkozy ; alors ministre de l’Économie et des Finances qui commentait ainsi, sur France 2 le 27 mai 2004, la loi réformant le statut d’EDF-GDF au soir d’une journée d’action des syndicats de l’énergie. 80 000 salariés avaient manifesté
à Paris. Rappelons qu’il était initialement prévu que l’État ne conserve que 50 % des deux entreprises publiques Quelques jours plus tôt,
le 19 mai 2004, présentant le projet de loi devant l’Assemblée nationale, le ministre avait précisé : « Compte tenu de l’importance de ces deux entreprises pour la mise en oeuvre de la politique énergétique de la France, Gaz de France et Électricité de France, de surcroît en raison
de la forte composante nucléaire de son parc de production, ne seront pas privatisés. Elles resteront des entreprises publiques majoritairement détenues par l’État, qui continuera à définir, en liaison avec les entreprises, leurs orientations stratégiques. »…. Le même Nicolas Sarkozy soutient aujourd’hui le projet de loi qui privatise GDF
Ségolène Royal et François Hollande se sont félicités chacun
de leur côté, samedi, du déroulement de l'université d'été
de La Rochelle, mettant l'accent sur "le travail" qui s'y accomplit
pour relancer le PS après sa défaite à la présidentielle.
Soulignant "l'excellence de la réflexion intellectuelle" qui ressort
des ateliers organisés depuis vendredi, Mme Royal a assuré que
les socialistes étaient "au travail dans un état d'esprit serein, appliqué, réconcilié, rassemblé".
"C'est pourquoi j'ai confiance dans la capacité des socialistesà se relever et à se faire entendre", a-t-elle ajouté.Selon l'ex-candidate
PS à la présidentielle, qui s'exprimait devantla presse à son arrivée
à l'Encan, lieu de l'université d'été, les socialistes sont réunis pour "
se projeter vers l'avenir, construire une opposition sérieuse, travailleuse et surtout constructive, capable de faire des propositions".
Un quart d'heure plus tard, le premier secrétaire du PS a abondé dans le même sens. "Ce qui se passe depuis l'ouverture, c'est toutà fait
ce que j'avais voulu pour le PS: du travail, du respect des idées,
de la liberté - chacun peut apporter ses explications, notamment
sur la défaite, mais aussi ses propositions pour l'avenir, ne pasavoir d'enjeu de personnes", a déclaré aux journalistes M. Hollande.
"Il y a ceux qui sont là, d'autres qui ne sont pas là, et alors ?", a-t-il observé dans une allusion à l'absence de Dominique Strauss-Kahn, Laurent Fabius, Lionel Jospin, entre autres.
Selon M. Hollande, "nous ne sommes pas là pour faire un concours
ou une évaluation des forces, nous sommes là pour participer
à l'élaboration d'une pensée commune (...).
Jamais il n'y avait eu une aussi grande participation.
C'est ça le travail que j'avais souhaité, il est là".
Grands témoins : Eric Dupin, journaliste, maitre de conférences
à l”IEP de Paris
Animateurs: Isabelle Thomas & Vincent Peillon Gérard Filoche, Adeline Hazan
ATELIER N°16 [Chassiron/Richelieu]
LES RECOMPOSITION DE LA GAUCHE EN EUROPE
Grands témoins : Patrick Le Galès, sociologue, directeur
recherche CNRS au CEVIPOF
Animateurs: Catherine Trautmann & Benoit Hamon Bernard Poignant, Harlem Désir
ATELIER N°17 [plenière]
LES SOCIALISTES, LES TERRITOIRES FACE AU DÉFI ZARKOZYSTE
Animateurs: André Laignel & Gilles Pargneau
François Cuillandre, maire de Brest Vincent Feltesse,
maire de Blanquefort Philippe Kaltenbach, maire de Clamart Hélène Mandroux, maire de Montpellier François Pupponi, maire de Sarcelles Claudy Le Breton,
président de la FNESR
de 14 h 30 à 16 h 30
ATELIER N°18 [Eider]
L’ETAT DE LA FRANCE
Animateurs: Jean-Marc Ayrault, président du groupe socialiste
à l’Assemblée nationale & Jean-Pierre Bel, président du groupe socialiste au Sénat
Michel Delebarre, député-maire de Dunkerque Michel Destot, député-maire de Grenoble François Rebsamen, maire de Dijon Pascal Priou, secrétaire national au développement (UNSA)
ATELIER N°19 [Ilates]
STRATÉGIES DE CONQUÊTE MAJORITAIRE CHEZ NOS CAMARADES
DU PSE
Grands témoins
Monika Griefahn, députée SPD au Bundestag (Allemagne) Frederica Mogherini, responsable internationale des DS (Italie) Javier Moreno-Sanchez, député européen secrétaire général de la délégation
socialiste au Parlement européen (Espagne)
Animateurs: Pierre Moscovici, Alain Richard & Philip Cordery