le 29/11/2007 à 18:20 GMT PARIS (AFP) Avocats, magistrats et greffiers se sont mobilisés jeudi partout en France pour exiger l'abandon des projets de suppression de plus de 300 juridictions dans le cadre de la réforme de la carte judiciaire lancée par Rachida Dati.
Manifestants la corde au cou à Paris, pique-niquant devant le tribunal à Toulouse, occupant les lieux à Marmande, Saint-Gaudens ou Charleville, en opération ville morte à Guingamp : la journée d'action à l'initiative des principales organisations du monde judiciaire a aussi été marquée par de nombreux renvois d'audience.
La décision sur une éventuelle semi-liberté de l'ancien membre d'Action Directe Jean-Marc Rouillan a ainsi été reportée d'une semaine à la cour d'appel de Paris.
Cette journée de justice au ralenti devait marquer le point d'orgue de la contestation contre la réforme lancée fin juin par la ministre de la Justice. Mme Dati a annoncé la suppression annoncée de 23 tribunaux de grande instance (TGI), 178 tribunaux d'instance (TI), 63 conseils de prud'hommes et 55 tribunaux de commerce.
A l'instar du délégué lillois de l'Union syndicale des magistrats (USM, majoritaire), Loïc Binauld (bien Binauld), il s'agissait de dénoncer une "politique du mépris" qui a abouti à "une réforme bâclée, menée au pas de charge avec un simulacre de concertation".
"On parle d'une réforme. On a juste un démantèlement de la carte judiciaire, sans débat ni prise en compte des situations sur le terrain", a critiqué à Nancy Eric Bocciarelli, membre du Syndicat de la magistrature (SM, gauche).
A Marseille, une intersyndicale des personnels de justice brocardait des "soldes chez Dati: 178 TI supprimés sur 473, 23 TGI sur 181".
Les avocats, dans la lutte depuis des semaines au sein de chacun des barreaux supprimés, ont été en pointe dans la mobilisation en multipliant les initiatives comme les grèves totales.
Une journée "cabinets fermés" a été organisée à Châlons-en-Champagne (Marne). A Saint-Nazaire, une quinzaine d'avocats a passé la nuit au tribunal en signe de protestation. Les avocats lyonnais ont proposé des consultations gratuites.
La crainte partout exprimée est que soit défait le maillage judiciaire du pays. "Tout le monde parle de désert judiciaire, mais nous ici en plein centre Bretagne avec la suppression de tribunal de Pontivy (Morbihan) c'est plus un désert qu'il va y avoir, c'est un gouffre où plus rien ne repousse même en arrosant, avec zéro juridiction de Saint-Brieuc à Vannes (120 km) et de Rennes à Quimper (200 km)", selon Me Jean-Marc Allain.
Les fonctionnaires et greffiers redoutaient surtout que la réforme menace "le service public de la justice de proximité", en éloignant de leur tribunal les justiciables.
"Entendez-vous dans nos campagnes mourir nos juridictions" pouvait-on lire sur la pancarte d'une greffière de Dinan (Côtes d'armor) dont le tribunal doit être fermé.
"Cette réforme de la carte judiciaire a été faite à la tronçonneuse", a dénoncé Jacky Wagner, secrétaire général de la CGT Bas-Rhin, réclamant à l'instar de beaucoup son "abrogation pure et simple".
Le porte-parole de la Chancellerie, Guillaume Didier, a laissé entendre que la réforme n'était pas négociable, alors qu'elle est déjà entrée "dans sa phase de mise en oeuvre et d'accompagnement". Des négociations sont en cours notamment pour indemniser fonctionnaires et avocats touchés.
"C'est un mouvement comme je n'ai pas le souvenir d'en avoir vu, c'est vraiment une vague profonde de révolte", a déclaré de son côté l'ancien garde des Sceaux Robert Badinter sur France Inter.
Rachida Dati aurait menti sur ses diplômes ; La ministre de la Justice française, rachida Dati aurait présenté de faux diplômes afin d'intégrer l'Ecole de la Magistrature.
Aujourd'hui en France des policiers ont été victimes de tirs à balles réelles.
Il s'agit là d'une escalade intolérable de la violence sur le territoire national. L'Etat doit garantir partout en France la sécurité l'ordre et la justice.
Une école et une bibliothèque ont également été victimes d'un incendie.
Je voudrais dire à ceux qui s'en prennent aux services publics en général : la police, l'école et la culture, qu'ils se font du tort à eux même et que ces actes de violence sont insupportables.
Ces faits se sont déroulés non loin du lieu où il y a deux ans ont éclaté les émeutes.
Que s'est il passé pendant ces deux années ? Pas grand-chose, il faut bien le dire et les maires des villes concernées l'ont rappelé tout à l'heure.
Alors il est temps de passer des discours aux actes, même si, je le répète, les actes de violence d'une extrême gravité sont inexcusables.
Il faut stopper cette escalade de la violence car nous devons tous refuser, citoyens de France, que nos quartiers, ressemblent aux quartiers des Usa où les tirs à balles réelles sont fréquents.
C'est dire l'enjeu dramatique qui aujourd'hui doit nous rassembler. J'appelle donc à une mobilisation nationale, toutes tendances politiques confondues pour que la question de nos quartiers, et de l'avenir des jeunes dans nos quartiers pour qu'ils aient l'espoir de trouver du travail, devienne une grande cause nationale.
L'actualité en fait aujourd'hui un enjeu crucial. Il est temps de passer aux actes.
La mairie de Puteaux est attaquée en justice par l'artiste Pierre Maraval . Celui-ci demande 200.000 euros pour violation du droit artistique. En janvier 2005, le journal municipal de Puteaux avait reproduit la couverture d'un livre de photographies de Pierre Maraval publié au profit de l'association AIDES. La couverture représentait une mosaïque de portraits de personnalités engagées contre le Sida.
Sur la reproduction publiée par le magazine de Puteaux, la photo de François Hollande avait été remplacée par celle du maire de Puteaux !! Devant le conseil municipal, Joëlle Ceccaldi-Raynaud s'étonne qu'"on en fasse toute une histoire".
Pour lutter contre le Sida, il ne suffit pas de publier une pub dans le journal municipal, en tirant la couverture à soi, ou d'organiser un banquet une fois par an à l'hôtel-de-ville avec quelques amis parisiens. Il faut aussi mener des campagne de prévention via le centre médico-social et les écoles, et soutenir les associations locales et nationales. Toutes choses qui ne sont pas faites par la municipalité. Au lieu de cela, nous voici une fois de plus au tribunal. Triste image donnée à notre ville. Christophe Grébert
Un vrai direct, avec un léger trac... et des questions un peu piégeantes : le journaliste voulait souligner à la fois mon côté blogueur, donc pas trop sérieux et "virtuel", tout en me reprochant presque de vouloir parler et d'agir comme un "vrai politique". Jamais content quoi ! :o)))
Cette nouvelle interview montre que la campagne municipale à Puteaux sera très suivie par les médias. Ma candidature attise la curiosité des journalistes, ainsi d'ailleurs que la bataille entre Charles et Joëlle Ceccaldi. Je vais avoir dans cette histoire un rôle de modérateur : face à la guerre familiale, il faudra montrer qu'à Puteaux, il y a aussi des citoyens qui débattent démocratiquement et qui préparent l'avenir sérieusement. Christophe
Le village de Nöel sur le parvis de La Défense ouvre aujourd'hui. Avec ses 250 chalets sur 10.000 m2, c'est l'un des plus importants de la région. D'ici au 29 décembre, 500.000 visiteurs sont attendus. Le marché sera ouvert tous les jours de 11h à 19h30 et le samedi de 9h30 à 20h00 (femeture le mardi 25 décembre).
Les Quatre Temps se sont mis également aux couleurs de Noël : sapins, guirlandes, illuminations. Les photos sont sur le site d'Adrien www.defense-92.fr.
Defense-92 qui organise un grand concours à l'occasion des fêtes, avec plein de cadeaux à gagner, notamment un iPod nano ! Il suffit de répondre à 2 questions très faciles. Profitez-en !
Sur la page FaceBook ouverte à cet effet, 18 personnes ont déjà confirmé leur présence vendredi soir devant la mairie de Puteaux et 67 autres précident qu'elles viendront peut-être. L'objectif de ce rendez-vous est de demander à l'association ELUS CONTRE LE SIDA présidée par Jean-Luc Roméro de choisir une autre élue que Joëlle Ceccaldi-Raynaud pour la représenter dans les Hauts-de-Seine. La députée-maire de Puteaux, condamnée à 2 reprises pour des insinuations homophobes, refuse en effet de revenir sur celles-ci. Nous remettrons à chaque invité de la soirée organisée dans le cadre de la Journée mondiale contre le sida une lettre ouverte adressée à Jean-Luc Roméro. J'espère bien entendu que cela se fera dans le calme, sans la présence des gros bras locaux. La police est prévenue. Pour notre part, nous serons dignes. Le sujet en effet est grave.
Je suis invité ce soir à intervenir lors de la 2e édition d'"Apéros 2.0+", organisée par Marketing perso, à Culture Bière sur les Champs-Elysées.
J'expliquerai comment un simple citoyen peut ouvrir un site sur sa localité ou son quartier et en dévenir le référent sur le web. Et comment se développe naturellement, autour de ce site, un réseau de contributeurs, qui viennent enrichir votre contenu.
Je donnerai aussi quelques "tructs" pour améliorer la visibilité d'un site et son référencement sur les moteurs de recherches.
"(..)Actuellement, un camion passe chaque lundi, mercredi et vendredi pour ramasser les encombrants. Outre le caractère écologiquement aberrant de ce passage quasi-quotidien, les trottoirs se transforment en décharges. Nous proposons un ramassage des encombrants une ou deux fois par mois (comme à Suresnes), voire sur demande (comme dans la plupart des communes, Colombes par exemple). Les conteneurs à verre sont insuffisants. Il faut soit les multiplier, soit envisager une collecte séparative en porte à porte (remise de bacs verts individuels). Pour les végétaux (petites branches, feuilles mortes…), des sacs spécifiques peuvent être mis gratuitement à disposition. Ces déchets seront récupérés pour être valorisés en compost. De même, on peut envisager la généralisation ou l'incitation d'achat de composteurs individuels, à disposer dans les jardins, permettant de fabriquer son propre terreau (..)".
A l'occasion d'un article sur la nouvelle médiathèque de Puteaux, le Mouvement Démocrate condamne "la gestion approximative de la municipalité" :
"La ville se repose sur son aisance financière actuelle sans tenir compte de la gestion changeante de La Défense. La gestion financière doit être plus responsable et raisonnable (..) Contrairement à ce que peuvent dire d'autres personnes, il ne s'agit pas de se « couper les jambes », de mettre fin à toute activité du domaine du bien-être, du loisir et de la vie sociale, il s'agit simplement, comme chaque habitant s'évertue à le faire dans son propre foyer, de ne pas jeter en l'air l'argent du contribuable, sous le seul prétexte que l'argent coule aujourd'hui à flot".
Voici notre projet de "Charte Ethique". Il s'agit d'une première version. Dans l'esprit de participation qui caractérise notre liste et notre projet, je vous invite à l'amender :
LA « CHARTE ETHIQUE » DE LA LISTE « PUTEAUX ENSEMBLE »
Les 9 et 16 mars 2008, nous nous présentons à l'élection municipale de Puteaux sur une liste d'ouverture et de rassemblement. Venus de différents horizons politiques, nous partageons des valeurs communes : l'ouverture aux autres, le respect de la dignité humaine, la solidarité, la transparence et la démocratie. Le projet local que nous soumettons aux électeurs a été conçu de manière participative.
En signant cette « Charte éthique », nous nous engageons solennellement :
ENGAGEMENT DE PRESENCE
L'élu municipal donne de son temps à la collectivité. Il se forme à sa fonction. Il prend part activement aux réunions du Conseil municipal. Il s'intéresse à la vie locale. Il reçoit et va au devant des citoyens, à chaque occasion.
ENGAGEMENT D'ECOUTE
L'élu municipal est à l'écoute de tous les citoyens, dans leur diversité. Il favorise la consultation et la participation, sous toutes ses formes et à chaque étape du processus municipal de décision. Cet engagement d'écoute de l'élu vaut autant pour les citoyens que pour les employés municipaux, les associations et les entreprises locales.
ENGAGEMENT DE TRANSPARENCE
L'élu municipal s'engage à rendre compte de son travail mené aussi bien collectivement qu'individuellement dans ses délégations. Il en organise l'évaluation permanente. Il présente aux citoyens des informations utiles, complètes et énoncées dans un langage clair.
ENGAGEMENT DE RESPECT
L'élu municipal, en tant que représentant de la ville et de ses habitants, défend la dignité de l'être humain et lutte contre toutes les formes de discrimination. Il fait preuve de probité et défend l'équité dans l'accès aux services de la ville, en rejetant catégoriqement le clientélisme.
Sur Puteaux.org, nous vous invitons à participer à notre projet citoyen. Une nouvelle contribution écrite par Annie propose de renforcer le soutien scolaire pour les écoliers. Extrait : "Seule une nouvelle Municipalité de Puteaux, éprise de justice et de rigueur, par ses talents neufs, saura penser un soutien scolaire efficace, en concertation avec les enseignants de la commune, les parents d'élèves et avec leur accord. Des spécialistes, dont certains sont sans doute déjà à l'œuvre, rémunérés, unis en un groupe d'intervention , disposant d'une salle de travail avec ordinateurs et ouvrages sur le soutien scolaire, soutenus par des formations, aideraient les élèves en difficulté sur des objectifs prioritaires, hiérarchisés, par exemple : - Apprendre normalement à lire au cours préparatoire (10 à 15% des élèves n'y parviennent pas) - Ne pas redoubler le cours préparatoire (ce redoublement est un indicateur d'échec à long terme*)".
La section UMP de Puteaux tenait réunion vendredi soir au "palais" des congrès. Mais Joëlle Ceccaldi-Raynaud n'a fait convoquer qu'une partie des militants. Tout le monde en effet n'a pas reçu d'invitation. "La claque -elle- était nombreuse", raconte un présent. Investie par l'UMP pour l'élection municipale, la députée-maire sortante a indiqué qu'elle annoncerait sa liste au début de l'année prochaine. Qui de l'ancienne équipe du père sera reconduit ? Elle entend conserver encore le suspens. Sur son programme ? Il faudra attendre aussi. Interrogée par la salle sur des questions uniquement locales, elle a expliqué être critiquée (par son père) sur ses décisions, mais que celles-ci "avaient été autorisées par le préfet" (sic!). Sur l'attribution des logements HLM ? Tout est bloqué par son père (celui-ci préside l'Office HLM), a-t-elle affirmé. Bref, à Puteaux, selon les Ceccaldi, la politique se réduit à des histoires de famille. A noter que Charles a l'honneur cette semaine de figurer à la une du Canard Enchaîné pour ses déclarations aimables sur sa fille publiées dimanche dernier dans le JDD.
Jeudi après-midi, nous étions présents entre la rue de la République et la rue Anatole France pour distribuer la 4e Lettre aux Putéoliens consacrée à la petite enfance et à l'école. A la sortie de l'école République et autour des 2 petits terrains de jeux pour enfants de l'Hôtel-de-ville, notre tract rencontre un gros succès auprès des papas et des mamans ! Des parents qui nous parlent du manque de crèches -plus de 100 familles putéoliennes seraient en attente d'une place-, mais aussi d'espaces verts. Des signes de sympathie et d'encouragement nous sont lancées. Ces rencontres avec les Putéoliens motivent l'équipe. Nous en sommes à 33.000 tracts distribués depuis le début de notre campagne citoyenne !
Je suis invité à intervenir aux "Interco 2007" qui ont lieu à Lyon les lundi 3 et mardi 4 décembre. Il s'agit des rencontres nationales de l'intercommunalité et des TIC.
Je participerai à la 1ère conférence plénière, lundi à 11h30, pour un débat intitulé "Prochaines échéances électorales, quel rôle pour Internet ?" :
"La campagne présidentielle ayant montré une véritable émergence de stratégies politiques via le web, il est intéressant de s'interroger sur la réalité de ce phénomène sur le plan local : le Web est-il un outil de campagne ? Quelles incidences peuvent avoir les blogs sur l'opinion publique ? Quelles sont les limites à ne pas franchir ? Et au delà de la communication voit-on émerger des stratégies internet des élus ?
Autant de question qui seront posées par Frederic Duval, animateur de cette plénière à des élus, opposants, bloggeurs, experts et analystes.
Avec les interventions de:
Thierry Solère - Maire-adjoint de Boulogne-Billancourt, secrétaire national de l'UMP chargé de la Fédération Numérique. Benoît Thieulin - Responsable de la "Net Campagne" de Ségolène Royal, directeur de l'agence internet La Netscouade Nicolas Voisin - créateur du PoliTIC'show Nathalie Dreyfus - directrice du cabinet Dreyfus & associés Christophe Grebert - créateur du blog monPuteaux.com"
"Sky Prods" est une association créée par des jeunes de Levallois-Perret qui a pour double objectif : - donner la possibilité à de jeunes réalisateurs de trouver les moyens de réaliser leurs projets, - promouvoir la production et la diffusion d'images inédites auprès d'un large public. Ces jeunes ont la chance -tout arrive- d'être gracieusement accueillis samedi 24 novembre au "palais" de la culture de Puteaux pour la 1ère édition du "Skyprods Festival". Au programme, à partir de 15h, projection des courts-métrages des finalistes et remises des prix des concours de nouvelles et de courts-métrages par les membres des jurys présidés par Olivier Nakache, réalisateur et scénariste du film « Nos jours heureux ».
J'espère avoir le temps d'y faire un petit tour... Et puis je rêve qu'un jour des jeunes de Puteaux recoivent la même aide de la mairie pour mener à bien leurs projets associatifs. Chriustophe
Pour l'élection municipale des 9 et 16 mars 2008, nous voulons nous adresser à tous les Putéoliens. Nous présenterons également un projet... pour la jeunesse. C'est l'objet d'une nouvelle contribution publiée sur Puteaux.org :
"(..) « la jeunesse » n'est pas une seule personne, que l'on peut cloner à l'envie. Il y a toutes les jeunesses, tous les jeunes qu'il faut satisfaire. De la même façon que toutes les cultures doivent être défendues, aucun jeune Putéolien ne doit se sentir exclu de ce que sa ville propose en matière d'activité. Tout en saluant le travail exceptionnel mené par le personnel du Centre Jules Verne, c'est tout de même parce que leur ville les a oubliés –et volontairement méprisé- que nombre de jeunes putéoliens ont fait du Grand Paris une terre d'exil pour exprimer leurs envies et leurs passions sportives, culturelles ou artistiques (..)".
Un habitant de Puteaux d'origine libanaise a eu la surprise de recevoir un courrier du député-maire lui témoignant de sa "sympathie" et de son "amitié" à l'occasion de la fête nationale du Liban, célébrée le 22 novembre. Cet habitant s'interroge : comment Joëlle Ceccaldi-Raynaud a eu son adresse ? Comment sait-elle qu'il est d'origine libanaise ? Y-t-il à la mairie de Puteaux un fichier des putéoliens originaires du Liban ? Comment a-t-il été constitué ? Existe-t-il d'autres fichiers ? selon les origines nationales ou selon la religion ? Ce type de fichier ne serait évidemment pas légal. J'invite les personnes qui recevraient ce type de courrier nominatif à m'avertir et à avertir la CNIL.
"Considérant que si l'article R 16 du Code Electoral prévoit la mise à disposition des listes électorales à tout électeur de la Commune, à condition qu'il n'en soit fait aucun usage commercial et si l'article 32 de la loi du 6 janvier 1978 prévoit l'égalité d'accès des candidats et partis politiques aux listes électorales, ces dispositions doivent être combinées avec les dispositions de l'article L 164 du Code Electoral qui limitent la durée de la campagne électorale ; que les listes électorales ne peuvent dans ce cas être utilisées pour l'envoi de documents de propagande électorale en dehors de cette période ; qu'il en est de même pour la collecte de fonds assimilable à l'envoi de propagande électorale ; que, sauf dispositions législatives contraires, l'utilisation des dites listes à d'autres fins et en dehors de cette période, est susceptible de constituer le détournement de finalité réprimé par l'article 44 de la loi du 6 janvier 1978".
Article 226-21 du code pénal :
"Le fait, par toute personne détentrice de données à caractère personnel à l'occasion de leur enregistrement, de leur classement, de leur transmission ou de toute autre forme de traitement, de détourner ces informations de leur finalité telle que définie par la disposition législative, l'acte réglementaire ou la décision de la Commission nationale de l'informatique et des libertés autorisant le traitement automatisé, ou par les déclarations préalables à la mise en oeuvre de ce traitement, est puni de cinq ans d'emprisonnement et de 300.000 Euros d'amende".
Condamnée en première instance et en appel pour avoir insinué que j'étais pédophile, Joëlle Ceccaldi-Raynaud dit avoir agi par "principe de précaution" ! Me reprochant de prendre des photos des manifestations locales, elle a signé un arrêté municipal interdisant de prendre des photos d'enfants, expliquant qu'il s'agissait d'un "moyen d'approche dangereux" ! Dans le journal municipal, elle ajoute, après sa double condamnation, qu'elle n'agira pas autrement à l'avenir... "Je continuerai dans cette voie", a-t-elle lancé lors d'un récent conseil municipal. Bref, aucun regret, aucune excuse. Au contraire, l'odieux sous entendu est pleinement maintenu : un homosexuel serait un danger potentiel pour les enfants.
Comment accepter dès lors que Joëlle Ceccaldi-Raynaud reste déléguée pour les Hauts-de-Seine de l'association Elus contre le Sida ? Après avoir lu ma lettre ouverte l'alertant de la situation, le président de l'association, Jean-Luc Roméro, a déclaré au journal TETU : ""Joëlle Ceccaldi a eu tort d'accuser Christophe Grébert de pédophilie, mais elle n'est pas Vanneste"!. Pour Jean-Luc Roméro, il y a donc des degrés dans l'homophobie et certains seraient acceptables. Ce n'est pas mon opinion. L'homophobie n'est jamais supportable, surtout de la part d'un élu.
Vendredi 30 novembre, Jean-Luc Roméro a accepté l'invitation de notre députée-maire . Celle-ci organise, en puisant dans le budget de la ville, un grand banquet en faveur de l'association Elus contre le Sida. Cette soirée lui permettra ensuite d'affirmer qu'elle est l'"amie des gays", alors même que ses supporters continuent de me traiter de "sale pédé" et d'"enculé".
Je vous donne donc rendez-vous devant la mairie de Puteaux, vendredi 30 novembre, à 19h, pour demander à l'association Elus contre le Sida de retirer sa délégation à Joëlle Ceccaldi-Raynaud. Christophe Grébert
Contrairement à ce qu'elle a fait dire au journaliste du JDD, Joëlle Ceccaldi-Raynaud est bien en campagne électorale. Selon le candidat socialiste Stéphane Vazia et l'ancien maire Charles Ceccaldi-Raynaud, la maire sortante a commencé à organiser des réunions d'appartement, où elle apporte "cadeaux et victuailles".
"D'ou viennent ils?", s'interroge Charles Ceccaldi sur son blog, précisant que "la loi sur les comptes de campagnes interdit ces procédés". "Les Putéoliens proches de nous et conviés par inadvertance, ne manqueront pas de nous relater dans le détail le discours de campagne de Joëlle Ceccaldi", écrit de son côté le candidat PS sur son site.
Espérons que la campagne municipale à Puteaux ne se maintiendra pas à un tel niveau et qu'on aura aussi l'occasion de parler des problèmes des vrais gens.
J'ai participé hier soir à une réunion du collectif de soutien à Monsieur Haddaoui qui a été expulsé vendredi soir vers le Maroc et dont ses trois enfants et sa femme sont toujours sur notre territoire. La mobilisation continue pour le faire revenir en France afin que cette famille puisse continuer à vivre ensemble. Un rassemblement est prévu devant la mairie samedi à 11H30.
Je reste particulièrement choqué par cette politique de M. Hortefeux qui consiste à faire du chiffre en matière d'expulsion au mépris des droits fondamentaux de la famille. Parce que ce cas est symbolique, j'ai décidé, pour la première fois, de m'associer au Maire d'Asnières, pour faire un communiqué commun pour réclamer son retour.
Chacun sait ici ce qui m'oppose à M.Aechlimann et notamment sur la politique d'immigration. J'ai décidé malgré tout, de proposer et de signer un communiqué commun pour mettre tout notre poids politique pour aider cette famille. Pas de petit calcul politicien, juste une seule volonté, celle de réunir M. Haddaoui, sa femme et ses trois enfants et que ceux-ci puissent poursuivre normalement leur scolarité à Asnières.
Communiqué commun:
Au delà des clivages politiques et de toutes compétitions électorales, Monsieur Manuel Aeschlimann, Député des Hauts-de-Seine, Maire d'Asnières-sur-Seine, et Monsieur Sébastien Pietrasanta, Conseiller Régional d'Ile-de-France, Conseiller municipal d'Asnières-sur-Seine, ont décidé de s'associer pour demander, ensemble, le retour de Monsieur Mohamed HADDAOUI auprès de sa famille.
Monsieur Mohamed HADDAOUI a été expulsé vers le Maroc le 23 novembre dernier. Il est arrivé en France en1999 et vivait à Asnières avec ses trois enfants âgés de 8 mois (né sur le sol français), 7 ans (scolarisé à Asnières à l'école primaire Mauriceau) et 12 ans (scolarisé à Asnières, en 6ième au collège Truffaut).
Les enseignants de ses enfants, les autres élèves et les parents se sont mobilisés pour leur permettre de poursuivre sereinement leur scolarité.
Monsieur HADDAOUI a fait de nombreuses démarches en vue d'être régularisé et a prouvé son attachement à la France.
Monsieur Manuel Aeschlimann et Monsieur Sébastien Pietrasanta proposeront au prochain Conseil Municipal que l'ensemble des conseillers se prononcent pour le retour en France de Monsieur Mohamed HADDAOUI.
1 000 personnes ont signé la pétition www.asnieres-democratie.org ,que j'ai lancée sur ce blog et qui a été reprise par des élus et des citoyens de toutes tendances politiques, pour obtenir le rapport de la Chambre Régionale des Comptes sur la gestion municipale d'Asnières de 1999 à 2006.
Cette pétition a donc connu un vaste succès. Rassemblant l'ensemble de l'échiquier politique : de la majorité présidentielle au Parti Communiste en passant par le MODEM, le PS, les Verts, etc... Surtout ce sont des citoyens Asniérois qui ont voulu un peu de transparence dans cette ville.
La réponse de la municipalité est aujourd'hui négative. Cela prouve une fois de plus que le Maire n'est pas très à l'aise avec ce rapport. Mais que cache-t-il qui lui fasse si peur? Soyons sûrs que si le rapport avait été positif sur la gestion municipale, le Maire aurait convoqué un conseil municipal extraordinaire pour nous le présenter...
Malgré la forte mobilisation des élus et des citoyens le Maire refuse tout geste démocratique de transparence..Il est grand temps de restaurer un climat démocratique à Asnières. Vivement le printemps !
LES HABITUES du marché du centre-ville d'Asnières ont eu droit, hier, à une véritable haie d'honneur. Difficile d'éviter les tracts tendus par une dizaine de militants particulièrement motivés.
Face à l'UMP, le front de l'opposition PS-MoDem-Divers Droite s'est rassemblé sous la bannière d'ANTICOR. L'association de lutte anticorruption créée par Eric Halphen et basée dans la ville voisine de Clichy lançait sa campagne exigeant la transparence de la gestion municipale.
A Asnières, les militants demandent l'organisation d'un conseil municipal avant le 30 novembre afin que la municipalité présente le rapport de la chambre régionale des comptes sur la gestion de la ville de 1999 à 2006. Tout est affaire de date. L'équipe en place a reçu ce rapport en octobre. Le prochain conseil est prévu le 13 décembre.
Or, en période électorale, une loi de décembre 2001 interdit la publication de ce type de document moins de trois mois avant l'échéance. La date limite est donc vendredi prochain. Faute de quoi, le rapport ne pourra être rendu public qu'après les élections municipales. Mais le maire UMP, Manuel Aeschlimann, a fait savoir qu'il refusait « de procéder à une quelconque manipulation du calendrier ».
« Le maire se cache derrière la loi qui organise l'opacité », insiste Séverine Tessier, présidente d'ANTICOR. Côte à côte, les militants d'horizons différents parlent pour le coup d'une même voix : « En agissant ensemble, au-delà des sensibilités politiques, nous donnons d'autant plus de poids à nos revendications ! » La pétition lancée par ANTICOR totalise déjà 800 signatures.
Ce samedi 24 novembre, je me suis rendu au rassemblement initié par le CLAN (Collectif Libre Asnières Nord) pour la transparence dans l'attribution des logements. Pas grand monde mais c'était une première. Il faut dire qu'une association télécommandée par la mairie avait essayé de dissuader quelques habitants d'y participer...
Par ma présence symbolique, j'ai voulu encourager ce jeune collectif. Ce combat est noble. J'ai moi-même demandé lors du dernier conseil municipal un peu plus de transparence dans l'attribution des logements appartenant à la ville. J'encouragerai toute initiative citoyenne visant à plus de transparence et de démocratie dans cette ville !
Un peu plus tard, je me suis rendu avec mes collègues Laurence Lenoir et Julien Richard à la journée porte ouverte de la maison de retraires, les Marines. Pendant près d'une heure trente, j'ai discuté avec les patients, le personnel et j'ai visité les locaux. Ce fut une visite instructive et enrichissante. J'ai pu y découvrir un personnel particulièrement à l'écoute, dynamique et des patients particulièrement heureux.
Je souhaite faire une place de choix à nos aînés en développant notamment l'intergénération. Je me suis engagé notamment à créer un véritable service municipal des aînés: aide administrative, développement d'activités culturelles, lutte contre l'isolement, taxi à la demande pour nos aînés pour les accompagner faire des courses, à la banque. Je souhaite aussi favoriser l'engagementbénévole de nos aînés et notamment dans la lutte contre l'échec scolaire. Voilà un bel exemple d'intergénération.
Monsieur Haddaoui a été expulsé hier soir vers le Maroc malgré une dernière tentative de parents et des enseignants auprès de la préfecture pour le laisser vivre avec sa famille à Asnières et notamment ses 3 enfants dont deux sont scolarisés à l'école Mauriceau et au collège Truffaut.
Je m'insurge contre cette expulsion. Est-ce cela le droit des enfants que l'on vient de célébrer ? Séparer un père de famille de ses enfants est indigne.
Vouloir faire du chiffre à tout prix pour annoncer 25 000 expulsions à la fin de l'année au prix de briser des familles, des vies. Mais où va-t-on ?
Le collectif de soutien à M. Haddaoui va continuer à se mobiliser.
Ce mercredi 22 novembre 2007 a eu lieu l'inauguration du lycée Renoir en présence de Jean-Paul Huchon, président du conseil régional et de l'Inspecteur d'académie. Après un an de travaux, j'ai pu redécouvrir avec le président de la région et de nombreux parents d'élèves et aux côtés de Madame Moussin, proviseur et de Monsieur Azam, ancien proviseur du lycée, les rénovations de l'établissement: CDI, bureaux, cafétaria,...et surtout le très bel auditorium du lycée.
A l'occasion de cette inauguration les élèves ont fait une démonstration de la richesse culturelle du lycée par un petit spectacle de musique et de théâtre.
Une belle rénovation de plus de 8 millions d'euros payée à 100% par la région avant la rénovation du gymnase.
Rapport de la chambre régionale des comptes : le maire joue la montre
VIVE ÉMOTION chez les élus d'Asnières ! Le député maire UMP, Manuel Aeschlimann qui a été destinataire le 31 octobre dernier d'un rapport complet de la chambre régionale des comptes (CRC), n'a pas encore réuni le conseil municipal alors que « conformément au Code des juridictions financières, la communication de ce rapport doit être faite par le chef de l'exécutif municipal ».
Les élus de l'opposition craignent notamment que ce dossier qui passe au crible toute la gestion de la ville de 1999 à 2006 ne puisse être porté à la connaissance du public juste avant les élections. Car comme le souligne la CRC, ce document doit être publié trois mois avant les élections. Or le prochain municipal se déroule le 13 décembre et il sera donc trop tard.
400 signatures
Une première lettre a donc été envoyée au maire par le conseiller municipal MNR Henri Massol pour lui demander - comme cela est tout à fait possible, il suffit que le maire le décide - la mise en place d'un nouveau conseil municipal ou alors d'avancer la date prévue du conseil « afin que les électeurs puissent se déterminer sereinement » aux prochaines municipales.
Depuis, tous les élus d'opposition l'ont rejoint en faisant signer une pétition sur Internet : « Nous avons déjà réuni quelque 400 signatures sur www.asnieres-democratie.org, précise Sébastien Piétrasanta, conseiller régional et conseiller municipal PS soutenu dans sa démarche par la section locale du MoDem. Si le député-maire Manuel Aeschlimann ne rend pas public ce rapport qui a été rédigé par des magistrats apolitiques, c'est qu'il a des choses à cacher. Et c'est un comble que les Asniérois soient privés d'un document qui leur permettrait de connaître le bilan du député-maire. »
Josiane Fischer, tête de liste désignée par l'association anticorruption Anticor créée par le juge Halphen, souligne de son côté que son association : « Anticor va demander que l'article de loi qui interdit toute communication d'un document trois mois avant les élections soit supprimé, souligne l'ex-conseillère régionale RPR. Nous réclamons la totale transparence de la part de la municipalité afin que les Asniérois puissent connaître avant les élections la manière dont est gérée la ville. »
L'ex-élue souligne au passage que les villes de Paris et de Gennevilliers (92), qui ont reçu elles aussi leurs rapports de la CRC récemment ont décidé respectivement de convoquer un conseil municipal supplémentaire, les 12 et 14 novembre 2007.
Pas de conseil municipal supplémentaire
Mais Manuel Aeschlmann ne compte pas céder à la pression des élus : « La mairie refuse de procéder à une quelconque manipulation du calendrier en déprogrammant-reprogrammant sa séance du conseil pour contourner la loi du 21 décembre 2001 qui interdit toute communication de ces travaux à partir du 1 e r décembre 2007, souligne la municipalité dans un communiqué. La mairie d'Asnières ne pourra publier ce document qu'au lendemain du tour de scrutin où l'élection est acquise, selon les termes de l'article L 214-11 du Code des juridictions financières. La mairie respectera le caractère apolitique du travail de la CRC. »
Une nouvelle association "Le Collectif Libre Asnières Nord " (CLAN) - appelle à une Marche pour plus de transparence dans l'attribution des logements sociaux dans notre ville. Cette jeune association a reçu le soutien du DAL (Droit au logement).
La manifestation aura lieu des quartiers nord à la mairie le samedi 24 novembre. Rendez-vous à 14H30, place des 4 routes.
Je ne peux que soutenir cette initiative citoyenne. A Asnières, je constate tous les jours dans mes permanences la détresse de ces familles qui attendent pour certaines depuis plus d'une dizaine d'années un logement social dans notre ville.
Faut-il rappeler que la municipalité ne respecte pas la loi ? Seulement 16% de logements sociaux sur notre ville et la municipalité s'apprête à en détruire 317 aux Gentianes.
Comme je m'y suis engagé, je ferai du logement une de mes grandes priorités. En attendant, un peu plus de transparence ne fera pas de mal dans l'attribution des logements sociaux mais aussi pour les logements (appartements et pavillons) appartenant à la ville !
Hier, la 14ème chambre correctionelle du tribunal de grande instance de Nanterre a condamné le 1er adjoint au maire d'Asnières, Charles Caillet, pour diffamation à l'encontre de la réalisatrice de télévision Marion Sarraut.
Il devra verser 3 000 euros d'amende, 5 000 euros de dommages et intérêts et payer 4 000 euros de frais de procédure. Le jugement fera également l'objet d'une publication dans trois journaux. Chargé de la communication, l'élu a été attaqué par Marion Sarraut dans le cadre de l'épineux et sensible dossier de la fondation aux origines iranniennes Elahi. Installée à Asnières, elle est suspectée par la municipalité de "dérives sectaires". La réalisatrice poursuivait également le Député-Maire UMP Manuel Aechlimann qui a été relaxé par le tribunal de Nanterre, la diffamation n'ayant pas été établie.
Au printemps dernier, la municipalité avait distribué à 40 000 exemplaires un quatre pages sur cette fondation qui a fait l'objet d'une enquête effectuée par la Mission Interministérielle de vigilance et de Lutte contre les dérives sectaires (MIVIDULDES). Le document intitulé "La mividuldes donne raison à la mairie d'Asnières" citait publiquement et nommément des associations et des personnes dont Marion Sarraut, comme faisant partie de la "nébuleuse Elahi". Toujours dans ce document, Charles Caillet s'exprimait sous la forme d'une interview.
"On présentait Marion Sarraut comme quelqu'un supportant une secte, en déformant le rapport de la Mivildudes. Les propos étaient manifestement attentatoires à son honneur." résume Me Charrière-Bourmazel, en charge des intérêts de la réalisatrice. Une vision absolument pas partagée par Me Michèle Brault, l'avocate de la municipalité qui défendait Charles Caillet et Manuel Aeschlimann. "Le nom de Marion Sarraut est cité incidemment, de façon accessoire et anecdotique. Il n'était bien évidemment pas dans l'idée de la mairie d'Asnières de la viser. Au final, la condamnation est assez lourde." L'avocate de la ville a d'ailleurs fait appel dans la foulée du jugement prononcé contre Charles Caillet.
Le soutien à M. Haddaoui, père de famille marocain de trois enfants dont un scolarisé à l'école Mauriceau et l'autre au collège Truffaut a été un succès ce 20 novembre sur les marches de la mairie d'Asnières.
Comme indiqué sur ce blog, Rama Yade n'est pas venue. Mais les manifestants, dont de nombreux enseignants et de lycéens, ne se sont pas découragés en demandant aux pouvoirs publics de permettre à cette famille de continuer à vivre ensemble sur notre territoire.
Je me suis rendu à ce rassemblement aux côtés de Julien Richard, conseiller municipal et des militants socialistes pour exprimer ma solidarité et ma vigilance. La mobilisation continue.
Rue89 reprend indices et témoignages sur le déroulement de l'accident qui a provoqué deux nuits de violences.
Après avoir reçu ce mercredi matin les familles des deux jeunes de Villiers-le-Bel, Nicolas Sarkozy a promis l'ouverture d'une information judiciaire. Nouvelle confirmée en début d'après-midi par la procureure de la République de Pontoise: "Une information judiciaire a été ouverte contre X, a dit Marie-Thérèse de Givry, sur les deux personnes des deux jeunes décédés dimanche, Moshin Cehhouli, 15 ans, et Lakami Samoura, 16 ans". Information ouverte pour "homicide involontaire", ce qui abandonne donc la "non-assistance à personnes en danger" de l'enquête administrative réalisée par l'IGPN.
L'avant accident. Que faisaient Larami, 16 ans, et Mouhsin, 15 ans, sur une moto de cross Kawasaki de 80 cm3, moto non homologuée, donc non autorisée à circuler sur la voie publique? D'après les témoignages de leurs amis, ils étaient partis se promener dans les champs. D'autres amis des victimes ont avancé le fait que les deux jeunes auraient fait l'objet d'un contrôle par les policiers dans la journée parce qu'ils roulaient sans casque. Une information démentie par le ministère de l'Intérieur, qui n'en trouve pas trace. "Aucun rapport" sur le sujet, précise la DGPN (Direction générale de la Police nationale).
A qui appartient cette moto? Pour le moment, on ne le sait toujours pas.
Le choc. Les indices laissés sur les lieux concordent avec les témoignages. Selon les premiers éléments de l'enquête de l'IGPN, la moto arrive par la gauche, "à vive allure" d'après un témoin, coupant la priorité à la voiture de police qui s'avance sans gyprophare, ni sirène. A une vitesse normale, semble-t-il. Cette voiture est en patrouille ordinaire, pas en intervention. Le conducteur et ses deux passagers ont un taux d'alcoolémie négatif, d'après les analyses effectuées sous le contrôle du procureur.
Que se passe-t-il ensuite? D'après l'IGPN, l'avant défoncé de la voiture aurait été dégradé par des jeunes. Un point qui n'est pas corroboré par les images d'une vidéo tournée juste après l'accident, que Le Monde a pu visionner:
"Les images tournées quelques minutes après l'accident montrent un véhicule sérieusement endommagé, ce qui correspond aux photos publiées dans la presse. Elles vont dans le même sens que les déclarations de témoins qui disent avoir protégé le véhicule de toute exaction pour faciliter l'enquête."
L'attitude des policiers. Contrairement aux premières rumeurs, les trois policiers de la voiture ont prodigué les premiers secours (massage cardiaque) aux deux victimes. C'est en tout cas ce que raconte Robert, un voisin interrogé par le Bondy Blog -l'homme est arrivé dans les minutes suivant la collision. Trop tard: leur décès est rapidement constaté.
Deux autres voitures de police arrivent sur les lieux, en même temps que les jeunes du quartier. Le ton commence-t-il à monter? En tout cas, "après trois à quatre minutes" selon Robert, les policiers quittent les lieux, laissant les secouristes travailler. Non sans avoir "déplacé" la moto selon ce même témoin.
L'attitude des habitants. Certains jeunes ont-ils sciemment dégradé l'état de la voiture de police? Cité par Le Monde, un major-pompier de Villiers-le-Bel est formel:
"La première réflexion que je me suis faite quand j'ai vu les photos de la voiture de police parues dans la presse, c'est qu'elle n'était pas aussi dégradée quand je suis intervenu. Elle n'était pas dans l'état que j'ai vu sur ces photos. Le capot était certes abîmé, le pare-brise et la calandre gauche aussi mais du côté droit, ça tenait encore."
Mais ce point n'est pas du tout confirmé par les autres témoins. Ainsi, un confrère arrivé sur les lieux à 21h00, un peu plus de trois heures après les faits, recueille des témoignages contraires. Les voisins, dit-il, ont protégé la scène de l'accident. Ce point litigieux est au coeur de la polémique.
La moto a été traînée sur 35 mètres, comme le montrent les traces laissées dans le bitume. A ce moment-là, les voisins -jeunes et adultes- ont placé des barrières autour de la voiture et de la moto (voir photo ci-dessous) pour protéger ces pièces à conviction. La police est absente. La police scientifique interviendra sur place sept heures après l'accident.
Les secours prodigués. Selon Le Monde, les urgentistes du Samu prennent très vite le relais des policiers. Ils sont là quinze minutes après l'accident.
"Après quelques minutes, on voit arriver un véhicule du Smur de Gonesse. Or, selon le Samu du Val-d'Oise, averti de l'accident à 17h03, le camion d'intervention médicale est parti à 17h08 de l'hôpital de Gonesse qui se trouve à 5 kilomètres du lieu de l'accident, soit à 10 minutes environ en respectant les vitesses maximales. Selon nos calculs, le Smur serait donc arrivé vers 17h18."
Si l'on résume, les premières indications confirment plutôt la version policière et tendent à dédouaner les gardiens de la paix. Mais certaines zones d'ombre subsistent:
- la vitesse exacte des deux véhicules au moment de l'impact; - l'état de la voiture de police, soumise à une expertise technique; - les résultats de l'autopsie des deux corps; - le récit des faits par les policiers.
Le 17 décembre 1999, par sa résolution 54/134, l'Assemblée générale de l'ONU a proclamé le 25 novembre Journée internationale pour l'élimination de la violence à l'égard des femmes, et a invité les gouvernements, les organisations internationales et les organisations non gouvernementales à organiser ce jour-là des activités conçues pour sensibiliser l'opinion au problème. Les militants en faveur des droits des femmes ont choisi en 1981 la date du 25 novembre comme journée de lutte contre la violence, en mémoire des trois soeurs Mirabal, militantes dominicaines brutalement assassinées sur les ordres du chef de l'État, Rafael Trujillo (1930-1961).
La violence à l'encontre des femmes et des filles est un problème majeur qui concerne la santé et les droits de la personne humaine. A tout moment de leur vie, dans leur petite enfance, leur enfance, leur adolescence, à l'âge adulte ou pendant leur vieillesse, les femmes peuvent subir des mauvais traitements physiques ou moraux. La violence nuit gravement à la santé des victimes, mais il s'agit d'un problème social qui appelle l'action immédiate et coordonnée de multiples secteurs.
L'opération rénovation du PS lancée hier à Avignon par François Hollande commence mal : pas un seul ténor n'a fait le déplacement. Et le parti semble toujours incapable de former un nouveau projet.
Mais ils sont où, les socialistes ? L'interpellation de Josiane Balasko résonne encore aux oreilles de tous les responsables de la rue de Solferino.
Quasi absent du mouvement social ou des actions aux côtés des mal-logés, divisé entre courants hostiles, en panne de « vrai » leader et en proie à une cacophonie générale, le PS a décidément du mal à se remettre de sa troisième défaite d'affilée à la présidentielle.
Faute d'avoir mis ses idées au clair ces dernières années, il apparaît aux yeux de tous - et d'abord de ses propres militants - en perte de repères.
Julien Dray, député de l'Essonne, porte-parole du PS
Pourquoi le PS a-t-il été inaudible pendant les grèves ?
Julien Dray. Parce qu'il faut une profonde refondation du PS, de ses idées et de ses équipes dirigeantes. D'autre part, le danger qui guette le Parti socialiste, c'est à nouveau un excès de présidentialisation, qui aboutit à ce que les grandes voix, celles qui portent, deviennent prudentes dans les situations difficiles.
Les éléphants s'autoneutralisent. Mais je fais aussi attention aux effets de mode. Et la mode est à la fête au Parti socialiste, depuis l'interpellation, infondée d'ailleurs, de Josiane Balasko (NDLR : « Ils sont où les mecs du PS ? » avait lancé l'actrice à propos des mal-logés de la rue de la Banque).
Les socialistes ont entamé samedi un travail de longue haleine, celui d'une réflexion de fond pour reprendre à la droite le leadership des idées, avec un premier "forum de la rénovation" à Avignon qui a ressemblé à une séance d'échauffement en l'absence de nombreux ténors.
Cette réunion de près d'un millier de personnes donnait le coup d'envoi de trois débats qui seront tranchés au prochain congrès, sans doute à l'automne 2008, pour sortir du flou et des contradictions qui minent le PS.
"Il n'y a pas de victoire possible si nous n'engageons pas la bataille des idées. Le combat politique est un combat idéologique, nous l'avons peut-être trop oublié", a déclaré le premier secrétaire François Hollande dans l'allocution de clôture.
Le rapport de Denis Olivennes, président de la Fnac, portant sur l'offre culturelle et la lutte contre le piratage sur internet a rencontré vendredi 23 novembre de fortes critiques à l'Assemblée nationale.
Christian Paul, député de la Nièvre, estime qu'il "dresse un constat éclairant et dessine des réponses inquiétantes".
Pour l'élu socialiste, qui fut le porte-parole de son groupe dans le débat sur la loi relative aux droits d'auteur et des droits voisins dans la société d'information d'août 2006 (loi DADVSI), ce rapport "fait le constat de décès" de ce texte.
Objectif: démontrer qu'ils peuvent encore réfléchir ensemble. Le PS, largement inaudible pendant le conflit des régimes spéciaux, tient samedi en Avignon son premier "forum de la rénovation" sur le thème de la nation.
Ce séminaire express de trois heures conclu par François Hollande -snobé par Ségolène Royal et les autres présidentiables- est le premier d'une série de trois forums thématiques décidés en juin après la double défaite à la présidentielle et aux législatives.
Les deux suivants se tiendront à Paris le 15 décembre sur le marché et le 20 janvier sur l'individu.
L'Etat, les fournisseurs d'accès internet (FAI) et les acteurs de l'audiovisuel, du cinéma et de la musique ont signé vendredi 23 novembre à l'Elysée un accord destiné à lutter contre le téléchargement illégal sur Internet, dans le cadre de la mission Olivennes.
Le texte a été signé en milieu de journée en présence du président de la République, Nicolas Sarkozy, et des ministres de la Culture, Christine Albanel, de l'Economie, Christine Lagarde, et de la Justice, Rachida Dati. Il prévoit en particulier la création d'une "Autorité publique spécialisée, placée sous le contrôle du juge" qui pourrait, sur plaintes, envoyer des courriels d'avertissement aux internautes qui téléchargeraient illégalement des œuvres.
Elle pourrait même en cas de récidive prendre des sanctions allant jusqu'à l'interruption ou la résiliation de l'abonnement Internet.
Sénateur de Paris, David Assouline avait voté non lors du référendum sur la constitution européenne. Il appelle aujourd'hui à voter oui au traité européen négocié par Nicolas Sarkozy. Pourquoi ?
A vous de juger: Ségolène Royal affronte le grand oral de France 2
La finaliste de la présidentielle se soumettra jeudi 6 décembre au feu roulant des questions de la rédaction de France 2. Le public présent sur le plateau ou via internet pourra aussi intervenir dans les débats. Six mois après l'élection du Président Sarkozy, Ségolène Royal en profitera certainement pour dresser un bilan des premières décisions du quinquennat.
A vous de juger Le rendez-vous politique de la rédaction de France 2 le jeudi 6 décembre à 20h50 en direct.
Ségolène Royal en promo chez Ruquier le 15 décembre
La candidate malheureuse à l'élection présidentielle, Ségolène Royal, sera l'invitée de Laurent Ruquier le 15 décembre prochain dans On n'est pas couché.
Elle y fera la promotion de son nouveau livre, « Ma plus belle histoire, c'est vous », attendu le 3 décembre chez l'éditeur Grasset.
Lundi prochain !!!
Ségolène Royal sera en débat sur la gauche
avec le journal Le Monde
lundi 3 décembre au Théâtre du Rond-Point à Paris.
Grèves : Jean-Pierre Pernaut, un journaliste partisan ?
Les Guignols de l'info et le Zapping de Canal+ se sont appliqués à relever les lancements pour le moins originaux du journaliste Jean-Pierre Pernaut à l'occasion des conflits sociaux qui ont touché la France la semaine dernière. La journaliste Raphaëlle Bacqué du quotidien Le Monde est revenue samedi sur la polémique qui enfle sur la toile : « Jean-Pierre Pernault, tête de turc des grévistes ».
Extrait de l'article du quotidienLe Monde :
« De fait, si de nombreux reportages montrent syndicalistes et grévistes, dès le 12 novembre, lors des premiers arrêts de travail dans les transports, Jean-Pierre Pernault annonce en troisième titre de son journal : "A partir de mercredi, une grève illimitée", hausse les épaules et poursuit : "Et, une nouvelle fois, ce sera aux usagers de se débrouiller pour aller travailler." Quelques minutes plus tard, lançant un reportage rappelant les grandes grèves de 1995, il explique : "Les grévistes d'aujourd'hui protestent contre la réforme des régimes spéciaux qui était dans le programme de Nicolas Sarkozy et c'est pour cela qu'il a été élu."
Le lendemain, après avoir annoncé que "plusieurs sondages confirment l'hostilité des usagers à cette grève et revendiquent la liberté de voyager", Jean-Pierre Pernault redit : "La mobilisation se heurte à la volonté de créer un système plus équitable de financement des retraites. C'était dans le programme de Nicolas Sarkozy et il a été élu en partie pour ça." Le 14 novembre, le journaliste s'étonne : "La grève doit s'arrêter, tout de même, car des négociations s'ouvrent." »
Le député Manuel Valls considère que les "forums de la rénovation", dont le premier a été organisé samedi en l'absence de Fabius et Delanoë, sont "un artifice pour ne pas prendre de décisions".
En marge du premier "forum de la rénovation" organisé en Avignon par le Parti socialiste, Manuel Valls
dénonce dimanche 25 novembre dans le Journal du Dimanche(JDD) un processus qui est "un artifice pour ne pas prendre de décisions". "Un an de perdu, c'est grave", regrette le député-maire socialiste d'Evry (Essonne), qui voit même dans l'entreprise de rénovation engagée l'origine du "ressentiment à notre égard".
Selon lui, la direction du PS aurait dû convoquer un congrès extraordinaire, qui "nous aurait permis de trancher, une bonne fois pour toutes, les questions essentielles -notre rapport au monde, à l'Etat, à l'entreprise, à l'individu- en associant intellectuels, associations, partenaires sociaux et sympathisants". Ulcéré par les "fausses synthèses au nom de l'unité", Manuel Valls impute les "cacophonies" du PS au "flou" et à "l'attentisme" de ses dirigeants, comme l'a illustré le conflit des régimes spéciaux de retraite "sur lesquels nous sommes inaudibles". D'après le député-maire socialiste d'Evry, "la crise du PS est profonde" mais elle vient surtout "de son manque de travail, de son incapacité à faire des choix, de son absence de leadership et, même, de notre difficulté à vivre ensemble, pas de sa diversité".
A l'avenir, le PS "doit s'engager beaucoup plus clairement aux côtés de la CFDT et la CGT, et établir avec elles un partenariat solide et durable pour inventer un nouveau contrat social", préconise-t-il, jugeant que "la gauche de gouvernement doit dépasser son 'surmoi marxiste' qui la paralyse". Plus que la refondation voulue par la direction du PS, les prochaines élections municipales pourraient constituer, d'après lui, "une étape majeure de la reconquête".
Les socialistes peinent à trouver un nouveau souffle
L'opération rénovation du PS lancée hier à Avignon par François Hollande commence mal : pas un seul ténor n'a fait le déplacement. Et le parti semble toujours incapable de former un nouveau projet.
MAIS ILS SONT où, les socialistes ? L'interpellation de Josiane Balasko résonne encore aux oreilles de tous les responsables de la rue de Solferino. Quasi absent du mouvement social , divisé entre courants hostiles, en panne de « vrai » leader (à part Ségolène bien-sur, selon moi) et en proie à une cacophonie générale, le PS a décidément du mal à se remettre de sa troisième défaite d'affilée à la présidentielle. Faute d'avoir mis ses idées au clair ces dernières années, il apparaît aux yeux de tous - et d'abord de ses propres militants - en perte de repères.
A bout de souffle, le parti fondé en 1971 à Epinay par François Mitterrand semble arrivé à la fin d'un cycle, alors que ses homologues européens ont opté sans état d'âme pour la social-démocratie. Mais comment le PS peut-il s'en sortir ?
Le faible signal d'Avignon. Sommée de bouger, la direction a organisé hier à la hâte à Avignon un premier forum de la rénovation. Mais le signal envoyé de la Cité des Papes n'est guère rassurant. Au menu d'hier... « les socialistes et la nation ». Six cents militants et une poignée de parlementaires ont fait le déplacement. Les éléphants du PS ont, eux, tous snobé ce premier grand rendez-vous aux faux airs de débat participatif : ça sonne creux sous les lumières blafardes du hangar du parc des expositions.
Jack Lang est à l'étranger, Fabius s'est contenté d'une interview à « Libération ». Quand à Delanoë, il accompagne à Rome l'archevêque de Paris pour sa promotion au rang de cardinal ! Tendu, François Hollande fait la leçon en évoquant « ces maux dont le PS doit se prémunir : l'individualisme, le narcissisme, le manque de respect ». Petit commentaire d'un militant à la sortie : « A l'heure où le PS doit s'ouvrir, on reste entre nous. Dommage. »
Hostilités déclarées. Manuel Valls, qui n'a pas fait le voyage, ne se prive pas, en revanche, de critiquer ce qu'il qualifie dans le « JDD » d'aujourd'hui « d'artifice ». Bien présent, lui, à Avignon, Malek Boutih raille l'organisation de ce premier forum : « On m'a donné trois minutes, c'est très peu pour dire notre amour de notre pays. » Et l'ancien président de SOS Racisme, parlant de la nation, de réfuter l'idée selon laquelle « il y aurait une France de droite et une France de gauche ». Au moment où tant de « camarades » de premier plan sont attirés par les sirènes sarkozystes de l'ouverture, ces propos prennent tout leur relief.
Le risque du vide. Reste que ce processus de rénovation apparaît avant tout comme un « placebo », chacun se doutant bien que la grande explication ne pourra avoir lieu (au mieux) que lors du prochain congrès PS en novembre 2008. D'ici là, il y a une vraie épreuve : les élections municipales. « Selon qu'ils seront bons ou mauvais, les résultats éclaireront d'un jour très différent la suite », estime le fabiusien Claude Bartolone. Faute d'une véritable rénovation, le PS laisse, en attendant, un vide dangereux, dans lequel peuvent s'engouffrer l'extrême gauche, ou un François Bayrou, au centre.
A propos des événements de Villiers-le-Bel (Val d'Oise)
Ségolène Royal a appelé mardi à une "mobilisation nationale toutes tendances politiques confondues" pour "passer des discours aux actes" sur les banlieues après les émeutes à Villiers-le-Bel (Val d'Oise).
"Il faut stopper cette escalade de la violence. Nous devons tous refuser, citoyens de France, que nos quartiers ressemblent aux quartiers des Etats-Unis où les tirs à balles réelles sont fréquents".
Ségolène Royal a appelé au rassemblement face à cet "enjeu dramatique". "J'appelle donc à une mobilisation nationale toutes tendances politiques confondues pour que la question de nos quartiers, de l'avenir des jeunes devienne une grande cause nationale. L'actualité en fait aujourd'hui un enjeu exceptionnellement dramatique et il est temps de passer aux actes".
Ségolène Royal a déploré que "pas grand-chose" n'ait été fait depuis deux ans pour les banlieues." Elle a condamné "l'escalade intolérable de la violence" depuis dimanche dans le Val d'Oise, demandant à l'Etat de "garantir partout en France la sécurité, l'ordre et la justice". Les jeunes qui s'en prennent aux bâtiments publics "se font du tort à eux-mêmes".
PARIS (AFP) - Le député socialiste Arnaud Montebourg a estimé mardi qu'"aucune leçon n'a été tirée" des émeutes de 2005, en évoquant la flambée de violences dans le Val-d'Oise après la mort dimanche de deux adolescents à Villiers-le-Bel Entre la police et la population, "ce sont des accusations réciproques qui mènent maintenant non plus seulement à des attaques aux biens mais à des attaques sur les personnes", a souligné M. Montebourg sur Canal+.
"Soixante policiers en une nuit, dont cinq dans un état grave, attaqués semble-t-il avec des armes, cela veut dire finalement qu'aucune leçon n'a été tirée de 2005", a-t-il ajouté.
Selon le député de Saône-et-Loire, dans l'enquête sur les circonstances de l'accident mortel qui a coûté la vie à deux adolescents, il faut "prendre son temps, recouper et ne pas se précipiter", car dans ces quartiers on se trouve face à "une population qui n'a plus confiance dans les institutions".
Arnaud Montebourg a mis en cause "une restriction, un désengagement des services publics, de l'Etat" dans les banlieues. Il a plaidé pour un rétablissement de la "police de proximité" pour restaurer "la confiance", faisant valoir, à titre d'exemple, qu'"il n'y a pas de commissariat à Villiers-le-Bel".
Communiqué de presse du 26 novembre 2007
De nombreuses personnalités politiques soutiennent la « Journée sans lui » du 30 novembre
Voici les textes qui nous été communiqués par : Juliette Benedetti, Jean-Pierre Chevènement, Michèle Delaunay, Daniel Ehret, Laurent Fabius, Paul Fromonteil, Jean-Patrick Gilles, Elisabeth Kergoat, Alain Krivine, Catherine Lemorton, Noël Mamère, Didier Mathus, Michel Sapin.
S'il est un savoir-faire qui n'a pas échappé aux professionnels de la communication et du marketing, c'est celui de l'emballage. Une bien jolie boîte et un gros nœud cacheront une piètre contenance en chocolat, voire une qualité moindre de ce dernier. La multiplicité de l'encartonnage et du plastifiage justifiera le coût exorbitant d'une cartouche d'encre.
L'omniprésence de Nicolas Sarkozy dans les médias ne serait-elle que de l'emballage ? « Une journée sans Sarko » ne relèverait pas alors de l'anecdote ou d'une petite blague d'intellos à l'encontre du pouvoir en place, mais bien d'une vraie tentative pour alerter ceux qui croient encore que (sic) « ce qu'il dit, il le fait ». Parce que ça, c'est bien de l'emballage ! Juliette Benedetti, candidate Modem aux élections législatives 2007
Sachez-le : je soutiens votre initiative.
Jean-Pierre Chevènement, président d'honneur du MRC
Bravo pour la « Journée sans Sarkozy » : l'humour est souvent plus efficace que tout.
Michèle Delaunay, députée de la Gironde (PS)
Et si elles s'unissaient toutes, les forces diverses qui rejettent le libéralisme échevelé qu'incarne « sans complexe » le solitaire de l'Elysée ? Si elles se rassemblaient dans l'inédite posture du grand silence démocratique, rendant particulièrement grotesque, par antinomie, le tintamarre névrotique de Nicolas Ier ?
J'y verrais une forme nouvelle de sagesse politique consistant à renoncer dignement à l'amplification médiatique, à l'abandonner pour un temps aux effets virtuoses et creux du plus roublard des communicateurs que la France ait connus depuis Bonaparte.
Ce boycott sans précédent, cette ataraxie de contraste, je me plais à le croire, aurait pour salutaire conséquence un réveil massif des innombrables consciences qu'assoupit aujourd'hui, depuis tant de mois, l'hypnotique et sempiternelle médiatisation du monologue sarkozien. Daniel Ehret, écrivain, responsable local des Verts Alsace
Que penser d'une démocratie où des citoyens aspirent à vivre 24 heures sans que leur principal dirigeant apparaisse dans les médias ? Que celle-ci ne se porte pas au mieux.
Chaque jour, à la radio et à la télévision, le chef de l'Etat s'éveille, déjeuner, dîne avec nous. Au fil de la journée, les chaînes d'information continue nous donnent de ses nouvelles. Nous croisons son visage sur les kiosques, les bus, les affiches. Impossible d'y échapper, comme jadis à la fumée du tabac dans les lieux publics.
Cette stratégie ne doit rien au hasard. Elaborée depuis 2002 et l'arrivée de l'intéressé au ministère de l'Intérieur, elle consiste à saturer l'espace et à occuper sans cesse les esprits. L'agitation permanente oblige la presse à relayer l'action plutôt qu'à l'analyser.
La personnalisation mâtinée de peopolisation vise la dépolitisation : on décortique la méthode, le style, les postures, rarement le contenu des décisions prises ou leurs effets. Il est regrettable que certains à gauche se laissent prendre au piège comme s'il s'agissait seulement pour l'opposition de commenter l'actualité élyséenne ou de contester la seule méthode.
Cette surexposition conjuguée à l'appropriation de plusieurs médias par les amis, est désormais une question d'équilibre démocratique. Aujourd'hui, l'expression du président de la République dans les médias audiovisuels n'est pas décomptée.
Il serait juste que son temps d'intervention audiovisuelle et celui de ses collaborateurs soient désormais comptabilisés, et que soit accordé un temps équivalent à la majorité et à l'opposition. J'ai souhaité qu'un article sur la démocratie médiatique soit inscrit dans la Constitution. La rédaction suivante pourrait servir de base de travail : « L'expression pluraliste des courants de pensée et d'opinion est une des conditions de la démocratie. Afin d'en assurer le respect, les radios et les télévisions doivent comporter dans leur programme un équilibre entre trois temps d'intervention et assurer des conditions de programmation comparables : celui du Président de la République, de ses collaborateurs et des membres du gouvernement, celui des personnalités appartenant à la majorité parlementaire, celui des personnalités de l'opposition.
» Cet aspect est devenu probablement plus décisif pour l'équilibre des pouvoirs que beaucoup de subtilités juridiques. La prise en compte de cet enjeu sera l'un de mes critères d'appréciation de la réforme des institutions.
Laurent Fabius, député de Seine-Maritime (PS)
Le Groupe PCF à la Région Poitou-Charentes s'associe à votre mouvement.
Je pense en effet que la présidentialisation excessive du pouvoir autour de Sarkozy est une mauvaise chose pour la République. La République a besoin d'une démocratie populaire et représentative qui ne peut passer par le pouvoir absolu autour d'un homme niant le principe républicain de l'équilibre des pouvoirs.
Pour répondre aux enjeux sociétaux d'aujourd'hui, il faut partager les pouvoirs, partager les richesses, partager les savoirs. C'est dans une telle démarche que se situe l'efficacité économique sociale et politique d'une société moderne. C'est dans cette voie que les hommes et les femmes vivront ensemble, en harmonie avec les grandes valeurs assurant l'avenir de l'humanité.
Paul Fromonteil, vice-président du Conseil régional Poitou-Charentes (PCF)
Je m'associe à cette journée parce que je pense que c'est l'occasion d'attirer l'attention de l'opinion sur le phénomène de collusion entre Nicolas Sarkozy et les grands groupes industriels, notamment ceux de l'armement et du nucléaire, qui détiennent de surcroît les grands médias. Il faut réfléchir à une loi, de type anti-trusts, qui freine la concentration des pouvoirs : espérons que le débat sur la réforme des institutions nous en donne l'occasion ! Le 30 novembre, il sera de salubrité publique que chaque citoyen réfléchisse à cette situation indigne d'une démocratie moderne.
Jean-Patrick Gilles, député d'Indre-et-Loire (PS)
Plus on se montre, plus on est apprécié. Cette théorie, Sarkozy en a pris le parti. Soit, chacun sa stratégie. Il a juste oublié le principe de la démocratie, à savoir la possibilité d'expression des autres partis. Médias, ne soyez pas complices de ça, retrouvez l'honneur de votre profession, ce n'est qu'un début, continuons le combat !
Elisabeth Kergoat, candidate Modem aux élections législatives 2007
Un des mérites de la grève dans les transports, c'est d'avoir réduit au silence pendant plusieurs jours N. Sarkozy.
Une journée sans Sarkozy c'est bien mais c'est 5 ans qu'il faudrait car, le lendemain, le réveil risque d'être douloureux.
Contrairement à Sarkozy, la LCR défend l'indépendance des médias, le pluralisme de l'information, ce qui nécessite une lutte contre la concentration des grands groupes audiovisuels.
Pas d'information libre et indépendante sans un véritable service public de l'information et de l'audiovisuel, sans journalistes dont la qualification soit reconnue par des statuts protecteurs et une rémunération satisfaisante.
Alain Krivine, porte-parole de la LCR
J'ai fait un rêve : « une journée sans lui » !! Une journée sans sa vie privée, son divorce, son ex-femme, son jogging, ses vacances, son frère « Lagardère », son ami Bush… Bref, tout ce qui fait le populisme de cet « hyper Président », hyper présent… hyper lassant, hyper navrant avec ses hyper slogans… ! Le nommer serait le faire encore une fois exister.
Patientez, chers concitoyens, Votre peine plancher était de 1825 journées ; vous en avez effectué 202 vous êtes juste assurés d'une remise de peine de 5 « journées sans lui » !
Pour faire passer le temps, travaillez plus pour gagner…moins ! Catherine Lemorton, députée de la Haute-Garonne (PS)
Votre idée d'une journée sans Sarkozy est excellente. Mais je parie que, excédés par ce véritable harcèlement médiatique, les Français finiront par se lasser et par « débrancher » le pantin agité de l'Elysée. Noël Mamère, député de la Gironde (Verts)
L'appel à une « journée sans Sarkozy dans les médias » que votre association a lancé est une heureuse initiative.
J'ai moi-même alerté le Conseil supérieur de l'audiovisuel sur les dérives auxquelles nous assistons depuis l'élection de Nicolas Sarkozy.
La double pression de l'exécutif et des actionnaires des grands groupes de presse commence à poser de sérieux problèmes pour la liberté de la presse dans notre pays.
Je souhaite plein de succès à cette journée du 30 novembre. Didier Mathus, député de Saône-et-Loire (PS)
Aujourd'hui, le Président de la République est devenu un acteur incontournable et imposé du paysage audiovisuel. On le constate, il ne se passe pas un jour sans que les médias ne relatent l'action, les déplacements, les activités du Président de la République, du jamais vu dans l'histoire de la Ve République.
Alors que quelques grands groupes du secteur industriel possèdent la plupart des médias de l'hexagone, et que les patrons de ces groupes sont des amis personnels de Nicolas Sarkozy, ce constat ne suffit pas à expliquer l'omniprésence du Président de la République dans les médias. Nicolas Sarkozy a imposé sa façon de faire de la politique et de se rendre indispensable à des journalistes qui ressentent le besoin de le mettre en avant régulièrement.
La « journée sans Sarkozy dans les médias » est une action symbolique qui va permettre aux citoyens de prendre acte de l'omniprésence du Président de la République dans les médias et leur montrer que « l'homme providentiel » n'est pas le seul à conduire la politique de la nation, qu'il est accompagné par un gouvernement et une majorité. Mais, j'espère surtout que ce sont les journalistes qui vont prendre conscience de la dérive actuelle. Ils doivent reconquérir leur liberté de pensée et d'expression qui est déterminante pour le métier.
Mais, au delà de cette journée symbolique, je suis convaincu avec mes collègues socialistes, de la nécessité de faire évoluer les règles qui protègent l'expression pluraliste. Afin d'assurer une équité de traitement entre les différentes formations politiques, les socialistes proposent de faire évoluer le mode de décompte du temps de parole effectué par le CSA. Au vu du rôle de chef de la majorité endossé par le Président de la République, il convient maintenant d'intégrer son temps de parole dans le quota alloué aux membres du gouvernement.
Michel Sapin, député de l'Indre, secrétaire national du Parti Socialiste à l'économie
Rassemblement pour la démocratie à la télévision (RDT) 28, rue d'Entraigues 37000 Tours Tél. 02 47 39 58 30 (de 14h à 18h) / 06 71 08 96 45 Courriel :rasdemtv@orange.fr
A consulter régulièrement: la page dédiée au député de la deuxième circonscription de Haute-Saône sur le site de l'Assemblée Nationale. On y trouve, notamment, ses coordonnées et la question qu'il a posée à Rachida Dati à propos de la réforme de la carte judiciaire. (réponse inexistante!)
Pensez-vous que la France qui se lève tôt a gagné du pouvoir d'achat ces 6 derniers mois?
vous avez répondu:
oui 8% (2 voix) non 92% (26 voix)
prochain sondage:
Le Président de la République française peut-il se rendre en Chine sans y évoquer les droits de l'Homme?
De multiples caricatures de qualité inégale circulent sur le net. On se fait plaisir, sans doute, à les recevoir et à les faire suivre, on se fait plaisir à se gausser d'un Sarkozy dont les mimiques et le discours se prêtent si bien à l'humour, à la satire politique et à la caricature !
Il est vrai que la caricature appartient à la tradition politique Française et c'est pour elle une richesse. Le succès de la caricature et de l'humour sur papier demeure celui du Canard Enchaîné, tandis que celui des Guignols de l'Info sur Canal+ ne se dément pas, tandis que d'innombrables blogs satiriques et vidéo-humoristiques commentent les petites phrases des politiques avec un esprit partisan singulièrement ciblé ... Nombre d'entre eux deviennent en quelque sorte le défouloir des internautes....
Dire que trop, c'est trop, je n'irai pas jusque là, bien au contraire, d'autant que cette pratique participe à un droit inaliénable, celui de rire du "monarque"ou de faire rire de lui. Oh, combien les journalistes danois qui avaient eu l'audace de publier les fameuses caricatures de Mahomet méritaient de voir défendre leur droit à le faire !
Ce qui mérite pourtant réflexion, à mon sens, c'est une double constatation : 1 ) D'abord celle que certaines méthodes employées pour faire de l'audience sur le net, où la concurrence fait rage, n'élèvent pas automatiquement le débat démocratique et peuvent atteindre, à un moment où à un autre, leurs limites dans ce débat ... 2 ) C'est aussi celle que Sarkozy représente un phénomène inédit, jamais encore rencontré dans la vie politique française par son style, sa manière de s'exprimer de bateleur, par le choix de son vocabulaire, etc, etc ... De ce fait, on est tenté de se gausser de Sarkozy autant pour sa pratique que pour sa politique.
Alors, on peut se demander si Sarkozy n'ouvre pas de fait une espèce de guerre du langage, de guerre du discours ... on aurait tort dans l'opposition de ne pas réfléchir à cette nouvelle guerre engagée par un président moins soucieux, comme l'écrit Christian Salmon " de cohérence que de rythme, moins d'action que de mise en scène ". Plutôt que de cultiver égoïstement, chacun dans leur coin, leur égo personnel, mes amis socialistes ne feraient-ils pas mieux de méditer ensemble ces réflexions de trois experts du discours que publie fort opportunément Le Monde 2 dans " SARKOZY, L'EGOCRATE " ?
Gérard Denecker
Le Nouvel Observateur La Parole aux lecteurs
"Je fais partie des nouveaux adhérents à 20€ du PS. Nous serions près de 40.000 à ne pas avoir renouvelé notre adhésion, selon "Le Nouvel Obs" du 1er novembre.
Je ne suis pas surpris par un tel désenchantement. Beaucoup d'entre nous sont venus pour rénover ce parti dans ses méthodes ou ses dirigeants. Mais les égo des uns - les cadres ayant quitté le navire pour le gouvernement Sarkozy - ou les calculs des autres au plan local pour décourager les nouveaux ont fait le reste: la déception des nouveaux l'emporte et c'est ce qui était recherché.
Un cadre du parti ne disait-il pas autre chose dans "Le Monde" d'il y a un an lorsqu'il affirmait: "Comment le parti pourra-t-il vivre désormais avec 300.000 adhérents?". Bref les adhérents à 20€ étaient de trop: ils venaient perturber les jeux de pouvoir séculaires entre fabiusiens, strausskahniens, jospiniens, hollandiens... Les brûlots anti-Royal sortis ces derniers mois dans les librairies ont montré aux citoyens les bassesses de la politique: machisme, jalousie, complot.
Les nouveaux venus étaient et restent porteurs d'un idéal: rénover la gauche au délà du PS et en faire une organisation capable de gagner et non de se déchirer. L'exemple de la gauche italienne est à ce titre saisissant (ndlr: j'ajoute l'exemple grec plus récent).
J'ai envie de dire aux ex-adhérents à 20€ : "Réadhérez au PS" car l'échance du congrès de 2008 ne se fera qu'avec vous ou se fera sans vous.
Vous pouvez aussi travailler avec nous à la démocratie participative de demain auprès des comités locaux Désirs d'Avenir ou sur le site desirsdavenir.org. Personne ne sait ce que sera la gauche demain: une multitude de partis comme chez nous ? Une union comme en italie ? Une association avec le centre gauche ?
Venez construire avec nous la gauche de demain. Votre voix compte, la gauche et le pays en ont tant besoin.
Pour se faire entendre, il y a mieux. Du coup, lorsqu'il tient son premier forum de rénovation, on tend désespérément l'oreille. Va-t-il rabâcher les mêmes complaintes ou se décider à regarder la France ? Régler ses comptes internes, ressasser le passé, brider le débat et se couper du présent ou réapprendre enfin à parler de politique ?
Car les Français se moquent éperdument de savoir comment se porte le PS et qui doit le diriger. La seule chose qui les intéressent est de savoir ce qui est bon pour le pays. Tout le reste, les jeux d'appareil et les manoeuvres, creuse le fossé entre les citoyens et la classe dirigeante.
Or, pour stopper la course vers l'abîme, le parti socialiste doit proposer des solutions aux problèmes actuels - le pouvoir d'achat, les retraites, l'éducation, l'environnement, la sécurité sociale, l'emploi, l'Europe - et non polémiquer sur le rôle du premier secrétaire, l'absence de leader reconnu ou la désignation du candidat, pour une élection qui aura lieu dans cinq ans.
Car le renouveau n'est pas affaire de congrès, de forum ou de motions. Il s'opère dans la vie interne du PS, avec le rassemblement et la cohésion au programme. Et aussi un projet, puisque la pensée d'aujourd'hui prépare les actes futurs.
Le reste n'est que stratégie suicidaire et pain béni aussi bien pour la droite, qui a le champ libre, que pour l'extrême gauche, dont le discours radical trouve un écho chez ceux qui pensent que le PS incarne désormais la gauche au bois dormant. Une gauche dont Olivier Besancenot, deviendrait le prince charmant.
La réalité est là. Dure, implacable, mais peut être indispensable pour réveiller les socialistes.
Voitures et bennes à ordures ont recommencé à brûler lundi, après la mort accidentelle de deux jeunes dimanche. Reportage.
Après les échauffourées dimanche à Villiers-le-Bel (Val-d'Oise) qui ont suivi la mort de deux jeunes dont la moto a été heurtée par une voiture de police, une nouvelle nuit de violences a éclaté lundi soir. Présente à 20h00 dans la cité où a eu lieu l'accident, Zineb Dryef, journaliste à Rue89, a expliqué par téléphone: "Une centaine de jeunes et le triple de policiers sont en train de s'affronter." (Ecoutez le son.)
Deux compagnies de CRS ont été dépêchées en renfort lundi dans le département, selon la préfecture, pour calmer les tensions se propageant dans les communes alentour, notamment à Gonesse. La préfecture a également indiqué que des policiers avaient de nouveau été blessés. Si tous les habitants de la cité "considèrent que c'est un accident", ils "tiennent la police pour responsable de la dégradation" de la situation, décrypte Zineb Dryef. (Ecoutez le son.)
Difficile d'établir les faits exacts de la mort des deux jeunes hommes. Plus que jamais, la rumeur a été à l'origine des heurts violents qui ont opposé policiers et jeunes des cités de Villiers-le-Bel et de villes voisines. 40 policiers avaient déjà été blessés dimanche soir, dont le commissaire de Sarcelles, et huit jeunes interpellés. (Voir le diaporama.)
Lundi, la procureure de la République de Pontoise a confié une enquête à l'Inspection générale de la Police nationale (IGPN), co-saisie avec la sûreté départementale. Cette enquête est ouverte sur des faits "d'homicide involontaire et de non-assistance à personnes en danger".
Marie-Thérèse de Givry confirme la version donnée par les policiers:
"Les témoins qui ont vu les circonstances de l'accident et qui ont été entendus dimanche soir confirment la version donnée par les policiers,
à savoir que cette mini-moto est arrivée relativement rapidement
sur leur gauche."
Apparemment, les policiers ont été heurtés par la gauche, par une mini-moto cross de 80cm3, non immatriculée, qui d'après des témoins cités par Le Monde, roulait "à très vive allure".
Les deux jeunes n'avaient pas de casque. Le test d'alcoolémie pratiqué sur les policiers s'est avéré négatif.
Ces premiers éléments rassemblés par l'IGPN confirme la thèse d'un "accident de la circulation", avec un "véhicule de police qui circulait normalement, qui n'était pas particulièrement en opération, qui n'avait pas enclenché son deux tons et qui ne poursuivait personne". Les policiers étaient en patrouille ordinaire, mais pas en intervention. Ils roulaient normalement, à moins de 50km/h.
Une photographie prise dimanche soir montre la violence du choc
A 21h00, environ trois heures et demi après l'accident qui a coûté la vie à ces deux adolescents de 15 et 16 ans, un confrère a pu prendre la photo de la voiture des policiers. Une image qui témoigne de la violence du choc.
Entretemps, les habitants du quartier ont empêché d'autres jeunes de brûler cette pièce à conviction primordiale. D'abord en encerclant la voiture, puis en déroulant le bandeau rouge et blanc visible sur le cliché. Tout cela avant que la police scientifique puisse effectuer son travail de relevés, huit heures après les faits.
Par terre, les journalistes présents ont pu voir les traces de la moto profondément incrustées dans le bitûme. Sur 35 mètres. Un autre indice témoignant de la violence du choc.
► Si vous souhaitez témoigner sur Rue89, écrivez-nous
Charles Pasqua, à son arrivée au tribunal correctionnel
de Paris, pour l'ouverture de son procès le 5 novembre 2007.
AFP/BERTRAND GUAY
e procureur de la République a requis dix-huit mois d'emprisonnement avec sursis contre Charles Pasqua, lundi 26 novembre. L'ancien ministre de l'intérieur doit répondre devant le tribunal correctionnel de Paris du financement illégal présumé de sa campagne pour les élections européennes de 1999.
Il est également poursuivi pour abus de confiance et faux.
Selon le procureur Philippe Combettes, le financement de la campagne de 1999 s'est monté sur "un pacte de corruption".
En 1994, M. Pasqua, alors ministre de l'intérieur, avait délivré, dans des "conditions anormales", l'autorisation d'exploitation du casino d'Annemasse, en Haute-Savoie, à des proches.
D'après le représentant du parquet, l'exploitation du casino a été attribuée contre l'avis de l'administration, avec pour contrepartie "la promesse d'un soutien aux activités politiques futures" de Charles Pasqua.
Celui-ci aurait bénéficié en 1999 de 7,5 millions de francs (1,14 millions d'euros) issus de la vente du casino en 1995.
Le procureur a requis quatre ans de prison ferme et 150 000 euros d'amende à l'encontre d'un des bénéficiaires de la vente, Michel Tomi, un proche de M. Pasqua, jugé pour "corruption active".
Trois peines avec sursis, de six mois à trois ans, ainsi que deux relaxes ont été requises contre les autres prévenus.
RISQUE D'EMPRISONNEMENT NUL
Agé de 80 ans, Charles Pasqua a d'abord refusé de répondre aux questions du tribunal. Mais après sa mise en cause par Michel Tomi, il a expliqué n'avoir commis aucun délit. Le jugement sera mis en délibéré mercredi après les plaidoiries de la défense.
Le risque de prison est quasiment nul pour Charles Pasqua, en raison de son statut de sénateur des Hauts-de-Seine.
Les fonctions sénatoriales interdisent toute mesure coercitive comme le mandat de dépôt, la garde à vue ou le contrôle judiciaire, sauf avis contraire du bureau du Sénat ou condamnation définitive, après appel et cassation.
Dans le même dossier, il fait l'objet, en tant qu'ancien ministre, d'une procédure pour corruption passive devant la Cour de justice de la République.
Voitures calcinées le 26 novembre 2007 chez un concessionnaire de Villiers-le-Bel au lendemain d'émeutes après la mort de deux adolescents.
Les premiers éléments de l'enquête sur la mort de deux adolescents, dimanche à Villiers-le-Bel (Val d'Oise), entrés en collision à mini-moto avec une voiture de police, écartaient lundi la responsabilité des policiers, mais les affrontements entre jeunes et forces de l'ordre ont repris en début de soirée.
De nouveaux affrontements ont éclaté peu après 19H30 entre quelques dizaines de jeunes et forces de l'ordre à environ 200 mètres du lieu de l'accident.
Un commissariat de Villiers-le-Bel incendié le 25 novembre 2007 lors d'emeutes après la mort de deux adolescents.
La mini-moto des deux adolescents sur le lieu de l'accident à Villiers-le-Bel, le 25 novembre 2007
Deux compagnies de CRS, soit 160 policiers, étaient déployées lundi soir en renfort à Villiers-le-Bel, s'ajoutant aux effectifs locaux habituels, selon la préfecture.
Les familles des deux adolescents ont demandé que "justice soit faite, dans le calme et la sérénité". "Elles demandent à tous les jeunes de respecter ces deux jeunes, sans violence, sans heurt, dans le respect de la légalité", a déclaré un homme qui s'est présenté comme "le cousin de Moushin", l'une des deux victimes.
Il a précisé que les familles avaient choisi pour avocat Me Jean-Pierre Mignard, l'avocat des familles des deux adolescents de Clichy-sous-Bois décédés en octobre 2005 dans un transformateur électrique après avoir été poursuivis par des policiers.
La procureure de la République de Pontoise, Marie-Thérèse de Givry, a déclaré que trois "témoins" entendus dimanche soir par l'Inspection générale de la police nationale (IGPN) avaient confirmé "la version des policiers": "la mini-moto est arrivée relativement rapidement sur leur gauche".
Elle a parlé d'un "accident de la circulation", survenu entre une mini-moto "non homologuée" et "un véhicule de police" circulant "normalement", qui "n'avait pas enclenché son deux tons et ne poursuivait personne".
En marge d'une visite d'Etat à Pékin, le président Nicolas Sarkozy a souhaité que "chacun s'apaise et qu'on laisse la justice déterminer la responsabilité des uns et des autres".
La ministre de l'Intérieur Michèle Alliot-Marie s'est rendue lundi après-midi dans cette commune située à une vingtaine de km au nord de Paris.
Moushin, 15 ans, et Larami, 16 ans, ont été tués dimanche vers 17H00 dans une collision entre leur mini-moto et un véhicule de police.
Une enquête, ouverte lundi par le parquet de Pontoise pour des "faits d'homicide involontaire et de non-assistance à personne en danger", a été confiée à l'IGPN.
Mme de Givry a confirmé à l'AFP que l'"examen technique des véhicules" avait confirmé que "le véhicule des deux jeunes avait bien heurté celui des policiers sur l'avant gauche", que la mini-moto "avait sa troisième vitesse engagée" et que les policiers roulaient "entre 40 et 50 km/h".
Sur le fait de savoir si les policiers ont ou non tardé à porter secours aux victimes, l'IGPN est mesurée: elle écarterait "toute faute grave", jugeant que sur cet "aspect de l'enquête plus difficile", "plus d'investigations" s'imposaient.
"Je ne laisserai pas dire que les services de police n'ont pas porté assistance aux jeunes. Ces jeunes ont été secourus. Les pompiers sont arrivés tout de suite. Tout a été fait pour tenter de les sauver", a souligné la procureure.
Les décès avaient déclenché dimanche soir des violences à Villiers et dans les communes voisines: 40 policiers et un pompier ont été blessés, 28 voitures et 5 bâtiments dont une antenne de la police incendiés, selon la préfecture.
Quelque 200 à 300 personnes ont marché silencieusement lundi après-midi à Villiers-le-Bel en hommage aux deux adolescents décédé.
25 novembre 21:41 - PARIS (AFP) - La mort de deux adolescents âgés de 15 et 16 ans dans un accident entre une moto et une voiture de police à Villiers-le-Bel (Val-d'Oise) a déclenché des violences dimanche, des habitants brûlant poubelles, voitures et un garage, et blessant un commissaire.
Pompiers près d'une voiture en flammes le 25 novembre
2007 à Villiers-le-Bel
AFP - martin bureau
Des incidents avaient encore lieu dimanche à 20h30 près de la place de la Tolinette, un quartier de cette petite localité de banlieue parisienne proche de Sarcelles, à une vingtaine de km au nord de Paris.
Selon un journaliste de l'AFP sur place, une vingtaine de cars de CRS sont stationnés tandis que plusieurs centaines de policiers semblaient s'apprêter à intervenir.
Selon une source policière, des effectifs déployés en temps normal à Paris et toutes les brigades de criminalité des environs ont été envoyés sur place.
La gare de Villiers-le-Bel a été fermée par mesure de précaution.
Selon la préfecture du Val d'Oise les deux victimes de l'accident sont des garçons âgés de 15 et 16 ans.
La police a pour sa part indiqué que la voiture était "en patrouille (dans) la circonscription de Sarcelles et roulait à vitesse réglementaire, sans gyrophare". Peu après 17h00, "en traversant le carrefour elle a été heurtée par la moto sur l'aile gauche et les deux jeunes sont décédés sur place".
Les deux jeunes, qui circulaient sur une "mini-motocross", restée sur place et étonnamment intacte, n'auraient pas porté de casques, selon plusieurs témoignages. Selon un journaliste de l'AFP, la voiture au pare-brise éclaté, porte pour sa part des traces d'un violent choc frontal.
Un habitant du quartier joint par téléphone vers 18H30, a indiqué sous couvert d'anonymat, qu'"entre 50 et 100 jeunes brûlent actuellement des poubelles après avoir brûlé deux voitures".
Deux voitures de police ont brûlé, dont celle d'un commissaire, a-t-on par ailleurs indiqué de source policière.
"Quatre véhicules de police se sont déplacés, mais ils ont été aussitôt attaqués par les jeunes et ils sont repartis", a pour sa part indiqué l'habitant.
"Les jeunes ont brûlé des voitures un peu partout et personne ne peut accéder au quartier", a indiqué un autre habitant, également joint sur son portable peu avant 19H00.
"La police ne rentre pas. Dès qu'elle rentre, les jeunes chargent avec tout ce qu'ils peuvent trouver", a-t-il déclaré, en précisant que la voiture de police et la moto n'avaient pas encore été retirées.
Mais selon lui, paradoxalement c'est l'absence des forces de l'ordre et de constatations policières pour tenter de déterminer les circonstances de l'accident qui a encore avivé la colère des habitants.
"Même des habitants (généralement calmes, ndlr) sont dehors et crient à l'injustice", ajoute-t-il.
Un commissaire de police qui aurait tenté d'intervenir pour calmer les esprits a été blessé. Selon la préfecture, l'homme, souffrant d'un traumatisme facial, a été transporté à l'hôpital.
Le maire PS de Villiers-Le-Bel, Didier Vaillant, s'est rendu sur place pour tenter de calmer les esprits, mais il a dû rebrousser chemin ne parvenant pas à le faire, a expliqué à l'AFP un habitant du quartier.
"Peu avant 19H30, après avoir fabriqué des cocktails molotov, une partie des jeunes ont quitté la place pour une destination inconnue", a rapporté une résidente, sous couvert d'anonymat.
Les jeunes ont incendié un garage, après l'avoir pillé et se dirigeaient vers le nord de la ville, selon un journaliste de l'AFP.
Jean-Pierre Mignard a été élu nouveau président de l'association, il succède ainsi à Christophe Chantepy. Par ailleurs, Dominique Bertinotti, Delphine Batho,Najat Vallaud-Belkacem, Pascal Tallon et Monique Saliou ont été élus au conseil d'administration.
Ils rejoignent ainsi les six membres fondateurs : Nicole Rastoin, Christophe Chantepy, Sophie Bouchet-Petersen, JL. Fulachier, Leroy et Maury.
407 personnes ont pris part au vote dont 5 nuls et 405 exprimés. Sur ces 407 votants, 226 étaient présents, 181 représentés (pouvoirs). Le rapport d'activité et les comptes de l'exercice précédant ont été approuvés.
Association Désirs d'Avenir
Voir le lien sur le compte rendu de l'Assemblée général Désirs d'avenir
La filière Image en Poitou-Charentes : un pôle économique à la pointe de l'innovation et de la formation.
« La Vallée des Images qui s'étend d'Angoulême à La Rochelle, constitue un vrai pôle économique pour la Région. Un pôle d'excellence axé sur l'innovation, la formation et la recherche, totalisant aujourd'hui plus de 3 000 emplois, dont plus de 700 à Angoulême. C'est assurément un secteur porteur tant pour la Région qu'à l'international.
La Région a beaucoup investi dans ce secteur d'activité. Elle peut être fière des résultats et avancées technologiques obtenus. Je souhaite que de plus en plus de jeunes s'engagent dans cette voie professionnelle, pour un emploi stable et durable en Poitou-Charentes.»
Ségolène Royal Présidente de la Région Poitou-Charentes
Vallées des Images : Ségolène Royal à Angoulême
De l'E.E.S.I. (l'Ecole Européenne Supérieure de l'Image) où elle a rencontré les étudiants du premier
Master spécialisé en B.D., aux studios Blue Spirit où se fabrique en ce moment « Yona Yona Penguin », le long métrage d'animation du japonais Rintaro, en passant par les travaux de la Maison Alsacienne où s'installera prochainement le service régional « Poitou-Charentes Cinéma », jeudi 22 novembre, la journée de Ségolène Royal à Angoulême s'est déroulée sous le signe de la filière de l'image. Une filière que la Région soutient massivement, en investissant dans la formation des jeunes, dans les bourses-emplois tremplins de l'image, dans le soutien aux entreprises, dans l'aide à la création et dans la recherche. Aujourd'hui, la Vallée des Images emploie plus de 3 500 salariés dans tout le Poitou-Charentes.
Témoignage : « une voiture réparée grâce au micro-crédit social, pour plus de chances de trouver un travail »
Avec deux enfants à charge et un budget serré, difficile de faire face à une dépense imprévue, surtout si elle est conséquente : c'est ce qui est arrivé à Elodie pour une réparation de sa voiture.
Montant de la facture : 500 €. Une dépense d'autant plus incontournable qu'Elodie recherche un emploi... « Et sans véhicule, impossible d'aller travailler », estime-t-elle. Orientée par son assistante sociale vers une association agréée par la Région, Elodie dépose un dossier de micro-crédit social universel régional. Aujourd'hui, la demande acceptée et avec une voiture réparée, « c'est beaucoup plus facile, d'entamer des recherches ».
Le plus pour Elodie ? L'accompagnement tout au long de son remboursement. Celui du Centre d'Information sur le Droit des Femmes et des Familles des Deux-Sèvres, qui l'a orienté vers le micro-crédit. Mais aussi celui de la Caisse d'Epargne Poitou-Charentes, qui lui a accordé son prêt. « L'association Parcours Confiance Poitou-Charentes, animée par des conseillers de la Caisse d'Epargne, assure au moins une fois par mois un entretien individuel pour faire le point sur la situation budgétaire et financière de chaque bénéficiaire », explique Laurent Beauchesne, chargé d'animation Engagement Sociétal. Un suivi éventuellement complété d'une formation de groupe « Finances et Pédagogie » sur la gestion de son budget, « où, en plus, les gens discutent entre eux, constatent qu'ils ne sont pas seuls dans les situations parfois difficiles qu'ils rencontrent », poursuit-il. Des réunions « très pédagogiques », confirme Elodie.
Vous aussi, vous souhaitez faire une demande de micro-crédit social universel régional ? Pour savoir comment ça marche, à qui s'adresser :cliquez ici.
Contrat de Projets Etat-Région 2007 - 2013 : 12 conventions-cadres d'application pour avancer sans attendre
12 conventions-cadres permettront d'engager des actions concrètes pour :
le développement de la recherche, autour des axes d'excellence régionaux ;
la réalisation d'importants équipements universitaires et de vie étudiante à Angoulême, La Rochelle, Niort et Poitiers ;
la réalisation du service régional de communications électroniques à haut débit pour les établissements d'enseignement supérieur et de recherche ;
l'accès pour tous aux réseaux Internet haut débit et le soutien à l'usage des technologies de l'information et de la communication ;
la compétitivité et la diversité de l'agriculture régionale et l'évolution vers des modes de production respectueux de l'environnement ;
l'intermodalité, afin de réaliser des pôles d'échange concourrant au développement des transports collectifs de voyageurs et pour offrir une alternative au « tout routier » ;
la modernisation et la sécurisation du Port de La Rochelle ;
la réduction des émissions de gaz à effet de serre ;
le soutien au développement des trois sites culturels majeurs (le musée de la Bande Dessinée à Angoulême, le site gallo-romain de Chassenon et le site de Saint-Savin-sur-Gartempe) ;
l'anticipation et l'accompagnement des mutations économiques, par la concrétisation du droit individuel à la formation tout au long de la vie ;
la promotion d'un tourisme solidaire, respectueux de l'environnement et sur toute l'année ;
les services à la personne, avec le soutien aux actions innovantes en télémédecine et la modernisation des lieux spécialisés pour personnes âgées et personnes en situation de handicap.
du 29mai 2006 et parce que la bibliodiversitéet l'accès de tous à la lecture sont de véritables enjeux de société, le Conseil Régional a adopté lundi une nouvelle politique « Livre et lecture ». Ses moyens d'actions :
- le Plan régional pour le soutien et le développement des lieux de diffusion du livre ;
- la création d'aides régionales aux éditeurs indépendants ;
- la formalisation des aides régionales aux manifestations littéraires, dont les salons du livre.
La Région revalorise la rémunération des stagiaires de la formation professionnelle acquérant une première qualification
La Région a décidé d'encourager les demandeurs d'emploi sans qualification qui s'engagent dans une formation conduisant à une certification à la fois parce que :
la formation est un véritable passeport vers l'emploi,
le pouvoir d'achat est une préoccupation majeure.
Ce soutien se concrétise par une revalorisation de leur rémunération en tant que stagiaire de la formation professionnelle, qui permettra :
aux moins de 26 ans de bénéficier désormais d'une rémunération similaire à celle d'une première année d'apprentissage ;
aux plus de 26 ans de bénéficier d'une majoration de 10 % par rapport à la rémunération de stagiaire de la formation professionnelle.
Contrat d'Objectifs Territorial « Services à la personne au domicile » : Une première en Poitou-Charentes.
De gauche à droite : C.Guillemet (Directrice ADMR Poitou-Charentes), M-F.Willaumez (Présidente ADMR Poitou-Charentes), B.Tondusson (Vice-Présidente Conseil Régional), R.Claude (Direction Régionale du Travail, de l'Emploi et de la Formation Professionnelle), A.Fleury (Délégation Académique aux Formations Professionnelles, Initiales et Continues)
Co-signé par la Présidente de Région, le Préfet et Région assisté du Recteur de l'Académie de Poitiers, et les Représentants de la branche professionnelle, il est financé dans le cadre du Contrat de projets Etat - Région 2007/2013 avec une participation directe de la branche professionnelle concernée.
« Ce contrat doit permettre aux employeurs de services à la personne au domicile, de réunir, avec le concours de la Région et de l'Etat, les meilleures conditions pour le développement de leur action en investissant ensemble sur la professionnalisation et la qualification des personnels, et répondre au potentiel de croissance qui s'offre aux services à la personne au domicile en Région Poitou-Charentes. » a souligné Brigitte Tondusson, vice-présidente du Conseil Régional, lors de cette présentation.
Responsable de la carte des formations professionnelles initiales et continues sur son territoire, la Région Poitou-Charentes souhaite associer les représentants de la branche professionnelle signataire de ce COT aux travaux préparatoires de la cartes des formations.
La Région a déjà mis en place un Portail des Services Publics qui propose des informations sur les services à la personne, les métiers, les formations et les conditions d'emploi.
Rendez-vous
« Un habitant, un arbre » : le programme des animations de cet hiver
Pour replanter 1.600.000 arbres en Poitou-Charentes dans le cadre de son plan de reconquête des paysages, la Région travaille avec l'Office National des Forêts et également avec de nombreux acteurs du monde forestier et du paysage. Certaines de ces opérations de plantation se déroulent dans le cadre d'animations publiques : pour découvrir les partenaires soutenus par la Région dans ces opérations et une sélection d'animations, cliquez ici.
La Région vous propose des places pour Pollutec 2007
Du 27 au 30 novembre, la Région, le Pôle des Eco-Industries de Poitou-Charentes et le Biopôle de Poitiers seront présents à Pollutec, 23ème salon international des équipements, des technologies et des services de l'environnement. Les trois partenaires offriront cette année encore une vitrine à une dizaine d'entreprises régionales.
Etudiants, entreprises, collectivités et professionnels du secteur, la Région vous propose des entrées pour le Salon : merci de contacter Isabelle Herrierpar courrielou au 05 49 38 47 61.
Expo : « Elégance » à la Maison de la Région
Attirée depuis toujours par le dessin et la peinture, Johanna s'est naturellement laissée guider par cette expression universelle et sa passion pour le continent africain. A la recherche de force et de spontanéité, elle s'est peu à peu éloignée des portraits réalistes pour évoquer des attitudes par ces silhouettes qu'elle fait évoluer dans un monde de couleurs et de lumières où se mêlent matières et écritures. Une constante dans ses œuvres : l'élégance des personnages. Exposition jusqu'au 30 novembre, du lundi au vendredi à la Maison de la Région. Vernissage mercredi 21 novembre à 17h45. Entrée libre.
Du 24 novembre au 29 décembre, « Poitou-Charentes sur glace »
Dans le cadre de l'opération Poitou-Charentes Québec 2008, chaque patinoire de la région recevra une animation sur le thème du Québec du 24 novembre au 29 décembre 2007. La Région vous propose en effet de découvrir dans chaque patinoire pendant une journée ce pan important de la culture québécoise qu'est la pratique des sports sur glace... et ce pour 1 € seulement, location des patins incluse. Les rendez-vous de cette semaine : Niort le 24 novembre, Royan le samedi 1er décembre et Cognac le 8 décembre.
Le 29 novembre, la Région vous invite au 1er Forum régional du logiciel libre
En organisant ce Forum à Poitiers, la Région souhaite partager les clefs de compréhension sur l'utilisation et le développement du logiciel libre, conformément à son Plan Numérique Régional. Elle souhaite également offrir un temps fort qui nourrisse le débat sur la gestion mutualisée de projets portés par les collectivités locales, tels que le Portail Poitou-Charentes des Services Publics.
Poitou-Charentes Québec 2008 : projection publique de C.R.A.Z.Y. le 5 décembre au Théâtre de Poitiers
Récompensé 14 fois en 2006 à la cérémonie des Jutras, C.R.A.Z.Y. de Jean-Marc Vallée, est « le » film de l'année 2005 au Québec : près d'un million de québécois l'aurait vu. La Région, dans le cadre de Poitou-Charentes Québec 2008, vous invite à une projection publique au Théâtre de Poitiers le mercredi 5 décembre, pour découvrir ou redécouvrir la vie de Zachary. Séance à 19h15 et entrée libre... dans la limite des places disponibles !
Le Tyran Rouge (Chavez) interdira les «manifestations dans son pays»
Le Venezuela a annoncé lundi l'interdiction des «manifestations » suite aux incidents survenus après les rassemblements d'étudiants opposés à la réforme du président Hugo Chavez.
Les manifestations de rue «ne seront plus autorisées », a déclaré le ministre vénézuélien de l'Intérieur Pedro CarreÀo, affirmant «défendre le droit à la vie».
Cette décision intervient alors que le Venezuela connaît une montée de tension avant la tenue d'un référendum le 2 décembre, portant sur la réforme constitutionnelle proposée par M. Chavez pour renforcer ses pouvoirs et imposer un modèle économique du type Castro à Cuba.
Plusieurs manifestations étudiantes ont été émaillées d'échauffourées avec la police ces derniers jours à Caracas: quatre jeunes ont été blessés par balles mercredi lors d'une attaque armée sur le campus de l'Université centrale du Venezuela (UCV), la plus grande du pays.
Une trentaine d'incidents ont éclaté dans les enceintes scolaires au cours des quatre dernières semaines, selon les chiffres officiels.
M. Chavez, un dirigeant autoritaire proche du Cubain Fidel Castro, a qualifié les manifestations étudiantes de «nouvelle offensive fasciste» téléguidée par les États-Unis.
La nouvelle Constitution défendue par le chef de l'État lui offre la possibilité de se présenter indéfiniment à l'élection présidentielle et d'instaurer un «état d'exception» permettant de censurer la presse.
La démocratie menacée au Venezuela
Dans un entretien accordé à ZENIT, Mgr Baltazar Porras, ancien président de la Conférence épiscopale du Venezuela et actuel vice-président du CELAM (Conseil épiscopal latino-américain), lance une mise en garde contre toute prétention idéologique basée sur le socialisme bolivarien qui, a-t-il dit, constitue une menace pour la démocratie dans le pays.
Mgr Porras, archevêque de Merida, capitale de l’Etat du même nom, au nord-ouest du Venezuela, se trouve actuellement en Italie.
L’entretien a été réalisé par Giorgio Salina, président de l’association pour la Fondation européenne.
Q - Le président du Venezuela a proposé une réforme constitutionnelle, soit un total de 30 articles auxquels s’ajoutent 30 autres articles décidés par l’assemblée nationale ; tout ceci fera l’objet d’un referendum qui suscite de fortes réactions. De quoi s’agit-il et pourquoi tant d’inquiétude ? Mgr Porras- Nous pouvons dire que ce qui sera soumis à référendum n’est pas une révision de la constitution, mais une nouvelle constitution qui, de fait, confère pratiquement les pleins pouvoirs au président et au gouvernement, ôtant ainsi au peuple, malgré les apparences, tout espace de participation.
D’autre part, les propositions ne peuvent être acceptées ou repoussées qu’en bloc et non sélectivement, empêchant ainsi tout discernement opportun entre les divers articles.
Q - Dans un récent document, la CEV (Conférence épiscopale du Venezuela) se montre particulièrement sévère et inquiète vis-à-vis de cette proposition de réforme. Elle va jusqu’à la qualifiée de ‘moralement inacceptable”. Expliquez-nous
Mgr Porras- Les récentes prises de position de l’Eglise, qu’elles viennent de la hiérarchie, des communautés religieuses ou des laïcs, sont bien accueillies et appréciées par le peuple qui y voit une manifestation de la défense de leurs droits à tous, et pas seulement de ceux qui ont le pouvoir et agissent par la force.
Les évêques en particulier ont qualifié cette réforme de « moralement inacceptable » pour quatre raisons : - cette réforme est, comme je le disais auparavant, bien plus qu’une réforme ; - elle affaiblit la protection des droits humains, tout en augmentant le pouvoir du gouvernement à agir sans contraintes ; - voter 60 articles regroupés en deux blocs empêche toute possibilité de choix sélectif, limitant ainsi de fait la liberté d’expression de la volonté populaire. - la campagne électorale est fortement manipulée et prévoit des possibilités trop différentes d’information entre la propagande gouvernementale, l’opposition, et la société civile.
Q - L’AFP (Agence France-Presse) a fait état il y a quelques jours d’une manifestation de masse en faveur du gouvernement. Que pouvez-vous nous dire à ce sujet ? Mgr Porras- Il faut savoir que la participation aux manifestations organisées par le gouvernement est obligatoire pour tous les employés de la fonction publique, auxquels on garantit des moyens de transport, et pour lesquels sont également prévus des panier-repas, et une indemnisation financière ! Tout cela parce que le gouvernement tient à l’effet médiatique, qu’il cultive à travers les grands réseaux d’information.
Pour l’opposition, les conditions sont très différentes ; elle doit affronter des difficultés en tout genre, et ses possibilités d’information sont beaucoup plus limitées. D’autre part, tout le monde a vu à la télévision que les gens, au bout de quelques heures, avaient déserté en masse, et on voyait qu’un certain malaise, un climat de mécontentement s’était installé.
Q - L’AP (Associated Press) a rapporté qu’une manifestation pacifique avait eu lieu pour demander au Tribunal suprême de proroger les temps visant à s’informer sur le contenu du texte et émettre des jugements pouvant être motifs d’opposition. Cette manifestation s’est déroulée pacifiquement, mais sur le campus, des étudiants et d’autres personnes ont subi de graves attaques de la part de personnes, armées etsoutenues par des éléments proches du gouvernement. Quels sont vos sentiments à ce propos ?
Mgr Porras- C’est vrai, et c’est exactement ce qui s’est passé à San Cristóbal, à Maracaibo et encore à Caracas. Aujourd’hui, au Venezuela, beaucoup de gens portent des armes et la police leur garantit l’immunité, ce qui ne fait qu’accentuer le climat d’insécurité et de peur. La violence, provoquée par des infiltrés sur le campus universitaire, justifie l’intervention du gouvernement contre l’autonomie de l’université. Q - Deux dépêches de l’agence AP présentent des affirmations inquiétantes : la première soutient que l’issue positive du référendum affaiblirait les libertés civiles ; la seconde parle du risque d’entraîner le Venezuela dans une aventure que personne ne souhaite. Aidez-nous a déchiffrez cela…
Mgr Porras- Elle affaiblirait les droits civils, car elle renforcerait le pouvoir discrétionnaire du gouvernement : qui n’est pas socialiste bolivarien n’est pas un bon Vénézuélien, et peut donc être poursuivi. En outre, l’expérience communiste castriste est étrangère à notre culture, c’est pourquoi personne ne souhaite se lancer dans des aventures de ce genre ; les positions proches de celles de Che Guevara sont perçues comme violentes et injustes.
Si le réferendum devait aboutir à un ‘oui’ cela voudrait dire que la majorité du peuple est avec Chavez et partage ses propositions, et qu’il s’agirait de toute façon d’accepter un choix démocratique. Vous êtes d’accord avec cela ?
Mgr Porras - Non, ça ne serait de toute façon pas un choix démocratique. Il suffit de regarder les chiffres : 80% du temps d’antenne, à la radio et à la télévision, est aux mains du pouvoir actuel, les 20% restants du temps, et bien entendu à des horaires où le taux d’écoute est bien inférieur, sont laissés à l’opposition. Un autre grave problème concerne le monitorage sérieux et indépendant du rendez-vous électoral, une fonction irremplaçable de contrôle pour garantir la démocratie qui, au Venezuela, il faut le reconnaître, n’existe pas.
Certes, il faut reconnaître aussi que l’opposition est divisée et incapable de faire une proposition unitaire ; les alternatives proposées vont de l’abstention à la participation au vote en votant contre, mais ceci crée une incertitude.
Je dois dire que je vois, hélas, un avenir plutôt sombre pour notre pays, un avenir de luttes et non un avenir de paix. Le communisme castriste ne fait pas partie du panorama que souhaite le peuple vénézuélien.
Q - La situation que vous venez de décrire a-t-elle une influence sur la vie de l’Eglise et sur celles des communautés chrétiennes dans le pays ?
Mgr Porras- Le résultat imprévisible de cette situation est un fort sentiment d’unité à l’intérieur de l’Eglise, et entre l’Eglise catholique et les autres confessions. Ils espéraient créer une division au sein de l’Eglise, alors qu’au contraire, mis à part quelques prêtres qui font beaucoup de bruit à la radio et à la télévision, évêques, prêtres et laïcs sont très unis et solidaires.
Et cela même s’ils font usage et abusent de symboles chrétiens, et si tout le gouvernement se déclare catholique. C’est une tactique qui a jusqu’à présent échoué. Alors qu’une toute petite minorité de chrétiens prend position pour le gouvernement, en matière de défense dans des domaines comme la liberté, les droits de l’homme, ou la paix dans le pays et en dehors du pays, nous sommes vraiment soudés, et les vocations et conversions augmentent. Tout ceci, alors que 200 personnes ont été assassinées, sans compter les prises d’otages, les actes d’intimidation etc., sous l’œil indifférent et complice du pouvoir.
Libertés d'expression et syndicale: le Venezuela sévèrement tancé par l'OIT
L'Organisation internationale du travail (OIT) a sévèrement tancé jeudi le gouvernement du président vénézuélien Hugo Chavez pour atteinte aux libertés syndicales et d'expression.
"La liberté syndicale ne peut s'exercer que si l'on respecte et garantit pleinement les droits fondamentaux de l'homme", a averti l'OIT, saisie par l'organisation d'employeurs Fedecamaras et par un syndicat de personnels de santé du secteur public.
L'OIT a en particulier demandé au gouvernement de M. Chavez de "s'abstenir de toute ingérence dans la ligne éditoriale des médias indépendants", dans un rapport adopté jeudi à Genève par le Conseil d'administration de l'organisation internationale.
Evoquant le retrait de la concession de la deuxième chaîne vénézuélienne (Canal 2) au groupe privé Radio Caracas Television (RCTV), et des menaces contre deux autres médias pour les faire changer de ligne éditoriale, l'OIT a prié le gouvernement de ne pas "utiliser des sanctions économiques et juridiques" contre les médias indépendants.
Le gouvernement doit "garantir, via l'existence de moyens d'expressions indépendants, le libre échange d'idées qui est essentiel à la vie et au bien-être des organisations d'employeurs et de travailleurs", a fait valoir l'OIT.
Saisie d'accusations d'agressions contre des locaux et des membres d'organisations, l'OIT a relevé que "les droits des organisations de travailleurs et d'employeurs ne peuvent être exercés que dans un climat dépourvu de violence, de pressions ou de menaces de toute sorte contre les dirigeants et les adhérents de ces organisations".
"Il incombe aux gouvernements de garantir le respect de ce principe", a rappelé l'organisation internationale.
Venezuela: "le populisme n'est pas la solution" en Amérique latine
Le président de la Commission européenne, le Portugais José Manuel Barroso, a critiqué vendredi à Barcelone le président vénézuélien Hugo Chavez en affirmant que "le populisme n'était pas la solution" en Amérique latine.
"Le populisme n'est pas une bonne solution aux problèmes qu'il y a en Amérique latine", a déclaré M. Barroso, dans un entretien à la chaîne de télévision catalane TV3.
Il a ajouté que la Commission européenne avait déjà fait savoir au Venezuela qu'elle estimait "que son développement (devait) être compatible avec la démocratie, la tolérance et la liberté d'expression".
Le président de la Commission de Bruxelles a fait ces déclarations sur fond de brouille entre l'Espagne et le Venezuela, où se tiendra le 2 décembre un référendum sur une réforme de la Constitution, qui permettra à M. Chavez de se présenter indéfiniment à la présidentielle ou de décréter un "état d'exception" autorisant la censure pure et simple de la presse.
M. Barroso a estimé que M. Chavez ne s'était pas comporté correctement en traitant samedi l'ancien chef du gouvernement espagnol, José Maria Aznar (centre-droit), de "fasciste", lors du sommet ibéroaméricain au Chili.
Ces propos avaient fait sortir de ses gonds le roi d'Espagne Juan Carlos, qui avait intimé au président Chavez l'ordre de se "taire", provoquant une brouille avec Caracas.
"Si Chavez veut le respect, il doit respecter les autres et ne doit pas procéder au dénigrement (...). "Cela n'est pas correct", a commenté M. Barroso.
Le président de la Commission européenne a aussi encouragé l'Espagne et le Venezuela dans la voie du dialogue, de la "tolérance" et de "l'amitié".
Hugo Chavez a annoncé mercredi soir un "profond réexamen" des relations de son pays avec l'Espagne et demandé des "excuses" au souverain espagnol.
Le chef de la diplomatie espagnole, Miguel Angel Moratinos, a répondu jeudi qu'il ne voulait pas entrer dans la "surenchère verbale".
Hugo Chavez avertit les "traîtres" qui souhaiteraient voter contre sa réforme
Le président vénézuélien Hugo Chavez a haussé le ton à l'approche
du référendum sur sa réforme constitutionnelle le 2 décembre, avertissant ses détracteurs vendredi que quiconque votera contre sera considéré comme "traître".
Les amendements constitutionnels incluent la possibilité pour le chef de l'Etat d'effectuer un nombre illimités de mandats, qui seraient allongés de six à sept ans.
Hugo Chavez, qui ne pourrait se représenter dans cinq ans si sa réforme est rejetée, a tenté vendredi de mobiliser ses partisans pour que le "oui" l'emporte le 2 décembre, après la défection récente de plusieurs ex-alliés, comme l'ancien ministre de la Défense Raul Baduel, qui qualifie la réforme de "coup d'Etat".
"Celui qui dit qu'il soutient Chavez et qui vote 'non' est un traître, un vrai traître", a martelé le président devant les représentants de comités locaux de la mouvance chaviste. "Il est contre moi, contre la révolution et contre le peuple".
Les critiques avertissent que le président tente de s'arroger plus de pouvoir et de rester président à vie, comme son allié Fidel Castro, le leader cubain que Chavez n'hésite pas à citer en exemple.
"Si vous ne l'approuvez pas (le référendum), peut-être aurons-nous le temps de faire un saut en parachute dans cinq ans", a déclaré l'ancien para de l'armée. "Mais si vous le voulez -si vous approuvez le référendum-je resterai aussi longtemps que Dieu le veut! Jusqu'à ce que le dernier os de mon squelette se dessèche"!
Des rires et des larmes. Avec humour et émotion, Ségolène Royal dit tout sur les épreuves et les bonheurs de la campagne présidentielle. Avec le courage et la force qu'on lui connaît, elle en tire les leçons pour continuer, aujourd'hui, et demain, à écrire avec vous l'histoire de France.
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Un sondage Opinionway établit le profil du maire idéal: homme ou femme, cet élu aurait moins de 50 ans, serait expérimenté mais pas cumulard, ouvert à d'autres camps et porté sur la protection de l'environnement.
Selon un sondage Opinionway pour le Figaro Magazine de samedi 24 novembre, les Français veulent un
maire de moins de 50 ans, ayant une expérience politique mais n'exerçant que ce mandat et pratiquant l'ouverture. Une écrasante majorité - 76% - de Français habitant des villes de plus de 20.000 habitants sont satisfaits de l'action de leur maire, seuls 20% étant d'un avis contraire (4% ne se prononcent pas, NSP), selon cette enquête. Le maire idéal ? Homme ou femme, peu importe. Mais quelqu'un de moins de 50 ans, répondent 63% des personnes (20% préfèrent un quinquagénaire et plus, 17% ne se prononcent pas).
Les Français le veulent expérimenté: 50% préfèrent une personnalité ayant déjà exercé un mandat politique, 33% se prononçant pour un membre de la société civile (17% NSP). C'est de loin la politique qui dicte les choix: 66% se disent prêts à élire un candidat proche de leurs idées, 32% pour quelqu'un dont ils apprécient la personnalité (2% NSP). Le non-cumul des mandats est plébiscité: 74% inclinent pour quelqu'un qui n'aurait que le mandat de maire (contre 16% prêts à voter un sénateur, député ou autre). Idem pour le panachage des listes: 76% les veulent ouvertes à des personnalités de camps différents, 17% les préférant monocolores (7% NSP).
C'est le projet (79%) qui dictera les choix plutôt que le bilan du sortant (19% et 2% NSP). Un projet dont la priorité sera la protection de l'environnement (56% le mettent en tête dans une liste où 3 réponses sont possibles) devant la réduction des impôts locaux (42%) et la lutte contre l'insécurité (36%).
Etudiants et lycéens manifestent contre la loi Pécresse
Ils sont entre 2.600 et 7.000 à Paris. A Bordeaux, ils étaient entre 1.800 et 2.500 lycéens et étudiants, à Lyon, entre 700 à 1.500 et à Lille, entre 2.500 et 4.500.
Quelques milliers d'étudiants et lycéens, 2.600 selon la police, 7.000 selon les organisateurs, manifestaient jeudi à Paris, pour protester contre la loi Pécresse sur l'autonomie des universités, à l'appel de la coordination nationale étudiante. Derrière une banderole réclamant "des diplômes nationaux" et "le retrait de la loi LRU" (sur l'autonomie
des universités), les manifestants se sont ébranlés vers 15h30, en direction de Port-Royal, puis de la montagne Sainte-Geneviève, près du ministère de l'Enseignement supérieur de Valérie Pécresse. Venus de lycées et d'universités de la région parisienne, ils scandaient : "Pas de financements privés, retrait de la loi Pécresse, ou alors ça va péter !".
Entre 1.800 lycéens et étudiants, selon la police, et 2.500 selon les organisateurs étaient réunis à Bordeaux. "Loi Pécresse: étudiants en détresse", "Contre l'école des riches et des patrons, refusons la sélection" proclamaient notamment des banderoles en tête de cortège. Des élèves de lycées, généraux ou professionnels, ont participé en bon nombre au rassemblement, pour être "solidaires avec les facs en galère".
A Lyon, entre 700 étudiants et lycéens, selon la police, et 1.500, selon les organisateurs, ont manifesté jeudi en fin de matinée. "On manifeste pour l'abrogation de la loi Pécresse mais c'est aussi une riposte globale contre les projets sociaux du gouvernement sur les retraites, la santé, le contrat de travail unique", expliquait, dans le cortège, Samy Dichy, étudiant à Lyon II, représentant de la Fédération syndicale étudiante (FSE).
A Lille, environ 2.500 étudiants et lycéens selon la police, 3.500 à 4.500 selon les organisateurs, ont défilé alors qu'une vingtaine de lycées, selon les rectorats, ont été bloqués ou perturbés dans le nord de la France. Le cortège lillois, rassemblant lycéens et étudiants, a été bloqué par la police à proximité du rectorat, où une délégation de deux lycéens et quatre étudiants a été reçue. "Nous sommes la jeunesse, on va virer Pécresse", ont notamment scandé les manifestants, dont certains portaient des pancartes "Etudiants-Lycéens. Solidarité. No pasaran" ou "On veut pas être des Fac Food". Onze lycées ont été bloqués, trois ont fait l'objet d'une tentative de blocage et un appel à la grève a été lancé dans sept autres établissements de l'académie de Lille au cours de la matinée, selon le rectorat. L'université Lille II, la faculté de lettres et de sciences humaines d'Arras et le pôle droit et lettres de Reims étaient bloqués, tandis que Lille I était uniquement bloquée pour la manifestation. L'université Jules-Verne de Picardie était partiellement touchée. A Lille III, une assemblée générale était réunie jeudi pour décider de la suite à donner au mouvement.
Dans l'académie d'Amiens, "il y a eu un peu d'agitation dans trois lycées, mais pas de blocage", selon le rectorat. Dans la Somme, une centaine de lycéens ont manifesté jeudi matin à Friville-Escarbotin et à Montdidier, selon la police. Dans l'académie de Reims, des lycéens ont manifesté à Vitry-le-François (Marne), Chaumont (Haute-Marne) et Romilly-sur-Seine (Aube), selon le rectorat. Plusieurs universités du Nord-Pas-de-Calais, de Picardie et de Champagne-Ardenne étaient toujours touchées jeudi par des mouvements de blocage.
Des manifestations d'ampleur inégale ont rassemblé jeudi plusieurs milliers d'étudiants et de lycéens dans les principales villes de l'Ouest, notamment à Rennes, Caen et Rouen, a-t-on appris auprès des organisateurs et de la police. A Caen, plusieurs voies du périphérique nord ont été bloquées pendant plus d'une heure par 2.600 étudiants et lycéens protestant contre la loi Pécresse, selon la police. A Rennes, la manifestation a rassemblé 900 jeunes -dont 200 lycéens- selon la police, 1.000 selon les étudiants. En fin de manifestation, une poignée de jeunes est brièvement entrée dans le hall du quotidien Ouest-France, criant "Ouest-France collabo" et jetant des classeurs à terre. Certains cameramen ont également été pris à partie, visés par des jets d'oeufs à plusieurs reprises. Des manifestations ont également rassemblé entre 1.000 (police) et 1.200 (organisateurs) étudiants et lycéens à Rouen, 800 à Lannion (Côtes-d'Armor) selon la police, 600 à Nantes (police), 250 au Mans ou 150 à Brest. Dans la région Centre, une manifestation a rassemblé 300 étudiants et lycéens à Tours, où le blocage de la faculté des Tanneurs a été reconduit jusqu'à mercredi prochain. A Orléans, où ont manifesté 150 personnes, la faculté de lettres, langues et sciences humaines restera bloquée jusqu'à lundi. A Poitiers, plusieurs centaines de lycéens ont défilé jeudi. Le blocus entamé lundi dans les 2 UFR de sciences humaines/arts et lettres/langues a été reconduit mercredi jusqu'à lundi.
Plusieurs centaines d'étudiants et lycéens (250 selon la police, 600 selon les organisateurs) ont défilé dans l'après-midi pendant une heure et demi dans le centre de Perpignan. Les étudiants, venus en cortège depuis l'université, dont le blocage a été reconduit pour une semaine à la suite d'un vote mercredi, ont retrouvé dans le centre des lycéens venus des trois principaux établissements de la ville. Jeudi matin, le lycée Arago, emblématique lycée du centre-ville, a été bloqué par un amoncellement de tables, de chaises et d'arbres. Une centaine d'élèves avaient défilé dès le matin "pour montrer la spécificité de leur opposition à la loi" Pécresse. En soirée un groupe d'étudiants se proposait d'organiser un "cours happening" dans l'enceinte d'un hypermarché du sud de la ville, le professeur et les élèves se plaçant dans des caddies, pour montrer que "la culture n'est pas une marchandise".
Je dis au gouvernement qu'il ne faut pas gâcher cette bonne réforme, c'est-à-dire qu'il faut l'accompagner des moyens nécessaires pour que les inégalités ne se creusent pas entre les universités.
J'ai toujours dit que pour lutter contre l'échec universitaire (40 % des jeunes sans diplôme à la fin de la deuxième année d'université !) il fallait plus d'autonomie et plus de moyens aux universités pour accompagner plus efficacement les étudiants.
En revanche, la réforme telle qu'elle est conduite, comme je l'ai précisé, pose de graves problèmes :
- l'autonomie sans moyen va creuser les inégalités entre université et les jeunes en ont parfaitement conscience
- le problème de l'échec universitaire n'est pas du tout réglé par la réforme
- il y a un grave malaise social chez les jeunes étudiants, dont un sur trois souffre de précarité et même de pauvreté.
Le pacte présidentiel que j'ai défendu prévoyait :
1/ une loi de programmation pour donner à l'université et à la recherche les moyens de l'excellence
2/ la création d'une allocation-autonomie pour les jeunes afin de leur permettre de faire leurs études dans de bonnes conditions.
Ségolène Royal veut "un Grenelle du pouvoir d'achat"
Ségolène Royal a réclamé mardi la convocation "d'un Grenelle du pouvoir d'achat, des salaires et des retraites" pour résoudre les conflits sociaux, critiquant la politique de "désordre injuste" de l'exécutif.
"On ne réforme pas la France dans la brutalité et l'arrogance en dressant les Français les uns contre les autres".
"Nicolas Sarkozy doit nous dire comment il compte réformer la France en entraînant tout le monde", ce qui implique de "donner une explication claire d'une répartition juste des efforts à accomplir et des progrès à distribuer et à répartir".
Elle a demandé au gouvernement de "remettre dès maintenant l'ensemble des partenaires autour de la table, autour d'un Grenelle du pouvoir d'achat, des salaires et des retraites, parce que tout se tient", précisant que "dans ce Grenelle, il (fallait) intégrer les questions de santé et de logement".
Selon la présidente du Poitou-Charentes, "il y a une sorte de désordre, d'incertitude, de sentiment que les efforts sont inégalement demandés. En six mois, le pouvoir a donné beaucoup aux gros, et s'en est pris aux petits et aux moyens, et c'est pour ça que les réformes ont du mal à passer".
"Finalement, nous avons un désordre injuste dont souffrent les Français.
Donc, il faut rétablir de l'ordre juste", a ajouté Mme Royal, pour qui "il y a parfois des réformes qui vont dans le bon sens mais qui, à cause d'une méthode détestable, sont vouées à l'échec".
Elle a jugé qu'il fallait "réformer le système pour garantir aux Français le maintien du niveau des retraites et remonter les petites retraites".
Ce n'est pas en dressant les français les uns contre les autres qu'on réussira les réformes
La France souffre : fin de mois difficiles, vie chère, menaces sur la santé avec les franchises médicales, craintes sur l'avenir des retraites, accès au logement au prix des loyers. L'avenir, qui devrait être objet d'espérance, devient toujours plus un sujet d'angoisse pour les français.
Si pendant la campagne présidentielle j'avais émis la crainte qu'avec Nicolas Sarkozy, six mois après l'élection, la France serait plongée dans un tel désordre, on aurait dit que j'exagérais. Et pourtant, le grand désordre de cet automne est en large partie la conséquence de la méthode utilisée par le pouvoir. Cette méthode date d'un autre âge : ce n'est pas en dressant les Français les uns contre les autres que l'on réussira les réformes. Elles se feront en entraînant les français, en impliquant tout le monde, plutôt qu'en humiliant, ou en brutalisant.
Des réformes imposées d'en haut avec arrogance plongent ces jours-ci la France dans le désordre. Chacun en souffre : ceux, qui à cause de la méthode du gouvernement se sentent désignés à la vindicte, mais aussi ceux qui ont à faire face au désordre des transports et qui en paient les conséquences dans leur travail et dans leur vie de famille.
C'est d'un désordre injuste dont souffrent les Français. Le désordre, en effet, n'est pas dissociable de l'injustice avec laquelle le pouvoir engage la réforme : j'observe que c'est des petits et des moyens qu'on exige les efforts, après avoir octroyé cet été plus de treize milliards d'allégements fiscaux aux gros contribuables. Les Français sont favorables à la réforme, celle des régimes spéciaux, celle de l'autonomie des universités, et beaucoup d'autres encore. Ils comprennent que des efforts seront nécessaires, mais ils attendent que ces efforts soient justement partagés.
Je demande au pouvoir en place du respect pour chacun, notamment envers ceux qui sont directement concernés par les projets de réformes, qui doivent être traités comme des interlocuteurs, et pas comme les responsables de toutes les faiblesses de notre système de retraites. Alors que cette négociation aurait pu constituer une préparation au rendez-vous sur les retraites, légalement prévu pour 2008, il est sur le point de mettre en péril la faisabilité même de ce temps de délibération.
Pourquoi ne pas ouvrir un grenelle de la vie chère, qui serait l'occasion de discuter des salaires, du niveau des retraites, mais aussi, puisque – comme l'a dit au nom du groupe socialiste le député François Brottes - de la protection sociale et du logement ? Toutes ces données doivent être prises en compte ensemble pour favoriser la réconciliation des français avec l'idée d'avenir, car tout se tient dans la vie quotidienne.
Dans l'immédiat, pour redonner le minimum de confiance nécessaire à la reprise du dialogue social, je suggère plusieurs mesures concrètes :
- mettre fin aux abus bancaires qui plongent certaines familles dans le surendettement,
- l'amélioration de l'encadrement légal de l'évolution de certains prix et des loyers,
- la baisse des taxes sur l'essence (Total annonçait le 7 nov dernier un résultat semestriel de 3 milliards d'euros, cela entraîne 1 milliards de recettes fiscales pour l'Etat. Pourquoi ne pas utiliser ces recettes pour baisser les taxes que paie le consommateur à la pompe ?).
700.000 Manifestants pour dire NON à la casse social du gouvernement Sarkozy-Fillon
"Plus de 700.000" personnes, des fonctionnaires, accompagnés de cheminots et d'étudiants, ont manifesté hier dans toute la France.
Voilà le fil de la journée d'hier
17 heures. Bernard Thibault, le secrétaire-général de la CGT, annonce près de 700.000 manifestants dans toute la France, essentiellement des fonctionnaires, accompagnés de cheminots et d'étudiants. A Paris, la manifestation a rassemblé au moins 70.000 personnes selon la FSU. En province, les défilés ont rassemblé 60.000 personnes à Marseilles, 30.000 à Bordeaux, 25.000 à Rennes, 4.000 à Strasbourg, 15.000 à Lyon, 30.000 à Toulouse.
15 heures. Le taux de participation à la grève de la fonction publique pour ce mouvement du 20 novembre 2007 est supérieur à celui de la dernière mobilisation sur la même question du pouvoir d'achat qui s'était déroulée en février dernier.
En effet, le ministère de la fonction publique avance un chiffre à la mi-journée de 30,12% de grévistes, en accord donc avec les prévisions de ces derniers jours. En février, ce chiffre n'était que de 20,30% (11,09% hors Education nationale)
Dans l'Education nationale le mouvement a été particulièrement suivi avec 38,82% de grévistes. Mais c'est au sein du ministère du budget, des Comptes publics et de la Fonction publique que les grévistes sont les plus nombreux, avec 49,26% de déclarés.
Au sein du ministère de l'Economie, des Finances et de l'Emploi, le taux est de 20,19 %. Au ministère de la Justice, le taux est de 14,33 %. Au ministère de l'Ecologie, du Développement et de l'Aménagement Durables, le taux est de 13,92 %. Les fonctionnaires auraient donc été ragaillardis par la mobilisation, en parallèle, des cheminots qui eux sont en lutte pour la défense des régimes spéciaux.
Midi.Le taux de grévistes à la SNCF contre la réforme des régimes spéciaux est en très légère hausse au septième jour de grève, à 27% contre 26,2% lundi, selon la direction.
11 heures. Une moyenne de 65% des enseignants du primaire et de 58% des enseignants des collèges et lycées sont en grève selon la FSU (majoritaire) à l'AFP. Le chiffre tombe à 38,98% des enseignants du primaire et du secondaire selon le ministère de l'Education qui a «démenti formellement les chiffres de la FSU».
A la Poste, la grève lancée à l'appel des six fédérations des télécommunications (CFDT, CFTC, CGC, CGT, FO et SUD) est suivie mardi matin à 15,18%, selon les premières estimations communiquées par la direction. A Météo France, Environ 75% des centres sont en grève selon le premier syndicat de Météo France, Spasmet-Solidaires. 9h30. Sur i-télé, le premier secrétaire du PS François Hollande assure que les socialistes seront nombreux mardi dans les manifestations pour la défense du pouvoir d'achat des fonctionnaires et réclame la réunion d'une «conférence sur les salaires». Ce matin, 8 heures. Sur France Inter, le ministre du Budget et de la Fonction publique, Eric Woerth, reconnaît que «les fonctionnaires ne gagnent pas très bien leur vie», mais explique que «pour gagner mieux leur vie il faut accepter de prendre plus de responsabilités, il faut accepter de faire plus d'heures supplémentaires».
Au même moment, le porte-parole du gouvernement, Laurent Wauquiez, déclare sur RTL que la tendance à la reprise du trafic doit se confirmer dans les transports publics si les syndicats veulent s'assurer de la présence d'un représentant de l'Etat lors de la négociation de mercredi. Il annonce également une possible intervention de Nicolas Sarkozy «dans les jours qui viennent».
Sur BFM, Guillaume Pépy, directeur général exécutif de la SNCF, confirme que la SNCF a prévu une série de «mécanismes d'accompagnement» de la réforme du régime spécial de retraite de cheminots représentant entre 80 et 100 millions d'euros.
Dans le secteur de l'énergie, les négociations sont déjà en place: patronat et syndicats de l'énergie (EDF, GDF) ont décidé de se retrouver dès mercredi, puis deux fois par semaine, pour poursuivre leurs négociations sur les régimes spéciaux.
Avant hiersoir. A la veille de la conjonction dans la rue du mouvement des cheminots sur la réforme des régimes spéciaux de retraite, et des fonctionnaires sur la question du pouvoir d'achat, François Fillon a réaffirmé sa détermination à réformer les régimes spéciaux, assurant qu'il ne «cèderait pas parce qu'il y a des trains qui ne roulent pas, des bus qui sont bloqués ou des métros qui ne fonctionnent pas». Cheminots et fonctionnaires devraient être rejoints mardi dans la rue par les étudiants opposés à la Loi LRU sur l'autonomie des universités. Quarante-quatre sites universitaires étaient perturbés à des degrés divers hier soir, dont 29 bloqués en tout ou partie, alors que de premiers blocages apparaissaient dans les lycées.
Manifs: beaucoup de monde à Paris...
Dans le cortège parisien, cheminots, fonctionnaires et étudiants battent le pavé ensemble mais chacun pour ses raisons: régimes spéciaux, pouvoir d'achat et suppressions de postes, autonomie des universités...
Cheminots, enseignants, personnels de la santé, fonctionnaires des impôts, intermittents du spectacle, étudiants, lycéens... Ils étaient plusieurs dizaines de milliers (70 000 selon la FSU) à manifester cet après-midi à Paris de la place d'Italie aux Invalides, pour protester à la fois contre la réforme des régimes sociaux, la baisse du pouvoir d'achat, les suppressions de postes dans la fonction publique, la défense du service public, la loi pour l'autonomie des universités.
Déjà, dans le métro en direction de la place d'Italie, bondé pour cause de grève, l'ambiance est au rassemblement. «Lâchez pas, on est avec vous, les usagers avec les grévistes!», lance un passager à un groupe d'agents SNCF occupés à réviser leurs slogans, tandis qu'un autre interpelle le conducteur : «Terminus, tout le monde descend, viens faire grève avec nous!». Ce qui déclenche l'enthousiasme d'une sexagénaire : «C'est comme en mais 68, tout le monde se parle!».
Place d'Italie, sous la pluie et enfumée par les fumigènes, on tient son parapluie dans une main et une pancarte ou un verre de vin chaud dans l'autre. De l'aveu de beaucoup, le mouvement a un caractère un peu «fourre-tout». Les slogans restent d'ailleurs assez généraux: «Ensemble pour les salaires, l'emploi et les services publics», «Les jeunes dans la galère, les vieux dans la misère, on n'en veut pas de cette société là». Mais, assure le gros des manifestants, l'important est de «faire bloc», «d'être solidaire», «d'être là en masse». Dans le carré de tête, l'union semble moins évidente, chaque leader syndical étant soucieux de plaider pour sa chapelle. Gérard Aschieri, secrétaire général de la FSU, souligne que «la jonction est factuelle, ce n'était pas un plan pré-établi». Alain Olive, secrétaire général de l'Unsa, renchérit: «On n'a jamais été pour une confusion des mouvements. L'intérêt pour des fonctionnaires et des agents est que leurs problèmes soient traités de manière séparée.»
A l'arrivée de François Chérèque, secrétaire général de la CFDT, et qui avait appelé à la suspension du mouvement dès vendredi, huées et insultes pleuvent: «Chérèque-trahison», «Chérèque au gouvernement». Le climat se tend, jusqu'à ce que le leader syndical soit contraint de quitter les lieux, protégé par le service d'ordre.
Parmi les revendications des fonctionnaires, la hausse du pouvoir d'achat arrive en tête. «Quand Eric Wœrth(ministre du Budget et de la Fonction publique, ndlr) prétend que nous sommes augmentés de 3,5% chaque année, moi je lui montre mes fiches de salaire quand il veut !, s'emporte Josiane, fonctionnaire des impôts à Choisy-le-Roy. C'est un mensonge, et c'est méprisant. Je suis cadre B, j'ai 32 ans de boutique, je touche 2100 euros nets par mois, dont 30% de primes. Notre seul privilège, c'est la sécurité de l'emploi. C'est la première fois que je vois l'ensemble de mon bureau faire grève. Aujourd'hui, ce qui nous attend, c'est travailler plus pour gagner moins.»
Marie-France et Isabelle, infirmières à Poissy, réclament «au moins le droit de prendre (nos) RTT et le paiement des heures supplémentaires», mais sentent bien que «au milieu de toutes ces revendications, le problème du secteur de la santé est inaudible». Elles auraient préféré un mouvement spécifique, «mais c'est de plus en plus difficile, dès qu'on veut faire grève on est assignées. Là, c'est exceptionnel».
Du côté des enseignants, on est venus en nombre pour dénoncer la baisse du pouvoir d'achat et les suppressions de postes. Eric et Cécile, respectivement professeur des écoles et CPE à Argenteuil, ont chacun trois ans d'ancienneté. «Ce métier, on l'a choisi par vocation et pas pour de quelconques privilèges, on ne compte pas nos heures», assurent-ils de concert. «On n'est pas résignés, c'est justement parce qu'on aime ce qu'on fait et qu'on croit en l'école qu'on réclame des postes et des moyens», poursuit Eric, «fils d'ouvrier qui doit beaucoup aux enseignants».
Etudiants et lycéens ferment le cortège. Ils disent être là «autant pour la défense du service public que pour contrer la loi LRU. L'un ne concurrence pas l'autre». Mais comptent bien se «recentrer sur (nos) propres revendications dans les jours qui viennent».
... et en province
Beaucoup de monde dans les manifs de fonctionnaires en province.
A Lyon, les mouvements sociaux démarrent souvent lentement.
Pas cette fois.
16.000 personnes ont arpenté les rues mardi matin selon les organisateurs. Un cortège dont les revendications mêlent le pouvoir d’achat, les retraites, la survie des services publics et de l’autonomie des universités…
"On est 2.000, non ?", demande Sandra, inscription "fonction publique à vendre" tracée en vert sur le visage. Plus. A Strasbourg, les fonctionnaires en grève sont plus de 4.000. Ils défilent dans le froid et la grisaille pour la défense de leur pouvoir d'achat et du service public.
A Toulouse, beaucoup de grévistes ont préféré prendre la manifestation en marche que de rendre à son point de départ, place Saint-Cyprien. Au point que le défilé a dû attendre une heure pour se mettre en marche, le temps de s’étoffer un peu. Pour animer le sur place, quelques feux et pétards du côté des camions des syndicats, quelques trompettes du côté des étudiants et jeunes employés de la fonction publique.
Ségolène Royal veut "un Grenelle du pouvoir d'achat"
Mme Royal a réclamé mardi la convocation "d'un Grenelle du pouvoir d'achat, des salaires et des retraites" pour résoudre les conflits sociaux, critiquant la politique de "désordre injuste" de l'exécutif.
"On ne réforme pas la France dans la brutalité et l'arrogance (...) en dressant les Français les uns contre les autres", a affirmé devant la presse l'ex-candidate socialiste à la présidentielle depuis ses nouveaux locaux du 95 boulevard Raspail à Paris.
"Nicolas Sarkozy doit nous dire comment il compte réformer la France en entraînant tout le monde", ce qui implique de "donner une explication claire d'une répartition juste des efforts à accomplir et des progrès à distribuer et à répartir", a affirmé la présidente de la région Poitou-Charentes.
Elle a demandé au gouvernement de "remettre dès maintenant l'ensemble des partenaires autour de la table, autour d'un Grenelle du pouvoir d'achat, des salaires et des retraites, parce que tout se tient", précisant que "dans ce Grenelle, il (fallait) intégrer les questions de santé et de logement".
Selon la présidente du Poitou-Charentes, "il y a une sorte de désordre, d'incertitude, de sentiment que les efforts sont inégalement demandés. En six mois, le pouvoir a donné beaucoup aux gros, et s'en est pris aux petits et aux moyens, et c'est pour ça que les réformes ont du mal à passer".
"Finalement, nous avons un désordre injuste dont souffrent les Français. Donc, il faut rétablir de l'ordre juste", a ajouté Mme Royal, pour qui "il y a parfois des réformes qui vont dans le bon sens mais qui, à cause d'une méthode détestable, sont vouées à l'échec".
Elle a jugé qu'il fallait "réformer le système pour garantir aux Français le maintien du niveau des retraites et remonter les petites retraites".
J'apporte tous mon soutien à la manifestation du mardi 20 novembre. Arnaud Fage
Le mécontentement monte dans le pays. Les belles promesses de M. Sarkozy sont déjà oubliées. Aprèsavoir fait 15 milliards d’euros de cadeaux fiscaux aux plus riches ,après s'être augmenté de 206%, le gouvernement multiplie les ponctions sur le pouvoir d’achat des Français : franchises médicales, absence de mesures d’atténuation de la hausse des prix des carburants, etc.
Les salaires ne suivent ni dans le privé, ni dans la fonction publique. Le désengagement de l’Etat se généralise, avec la fermeture de tribunaux, la disparition de services publics, l’arrêt du service de fret SNCF. Loin de la soi-disant « ouverture » du début de mandat, nous voyons aujourd’hui un gouvernement fermé, refusant d’ouvrir de vraies négociations, tant sur les retraites que sur les universités, préférant la politique du pire à la recherche de solutions d’avenir largement concertées.
C’est pour sa qu'aujourd'hui nous devons tous manifester en ce Mardi 20 Novembre 2007 !!!
Mouvement social : Contre l’intérêt général, le gouvernement persiste à refuser l’évidence
Cinq jours que le mouvement social dure et le gouvernement continue, au risque d’aller à la catastrophe, de mettre en scène sa pseudo fermeté à l’égard des légitimes revendications des salariés en lutte.
Fidèle à sa méthode de gouvernernement qui consiste à jouer une partie de l’opinion contre l’autre, le gouvernement joue la montre et parie sur la crise en instrumentalisant de drôle de manifestation bien peu spontanée. En effet qui peut raisonnablement croire à la sincérité de slogan tel que « fillon tiens bon » entendu cet après midi dans une manifestation aux cortèges bien maigrelets malgrè le soutien chiffré de la préfecture de Police (organisateur et préfecture donnant, chose rarissime, le même nombre de manifestants).
L’attitude gouvernementale devrait être tout autre. Il s’agit maintenant, au lieu de stigmatiser les titulaires de régimes de retraite liés la pénibilité de leur travail en les rendant responsable du déficit du régime général, de s’attaquer à une réforme du financement qui ferait que le capital cotise au même niveau que les salariés. Mais au mépris de l’intérêt général, le gouvernement refuse l’évidence et préfère continuer dans sa logique désastreuse de bouc émissaire.
Cinq lycées bloqués et 128 AG contre la loi Pécresse
Quatre lycée de Basse-Normandie et un à Lille sont bloqués depuis ce matin pour protester contre la loi d'autonomie sur les universités. Selon la Fidl, des AG se sont tenues dans une quarantaine de ville. Le syndicat lycéen appelle à la mobilisation jeudi.
Cinq lycées, dont quatre établissements de Basse-Normandie un à Lille, étaient bloqués lundi 19 novembre au matin pour protester contre la loi Pécresse sur les universités. Selon le syndicat lycéen Fidl, 128 assemblées générales devaient avoir lieu lundi dans les établissements secondaires.
Le blocage concernait, en Basse-Normandie, les lycées Jean Rostand et Augustin Fresnel à Caen, Salvador Allende à Hérouville-Saint-Clair, dans la périphérie de Caen, et Louis Liard à Falaise. D'autres lycées de Caen et de sa périphérie notamment organisaient des assemblées générales dans la matinée afin de décider du blocage ou non de leur établissement.
Le lycée Fénelon de Lille était lui aussi bloqué lundi matin par des élèves et les cours ont été suspendus pour la journée par la direction de l'établissement.
Les accès au lycée ont été bloqués dès 7h30 par des élèves de l'établissement et une assemblée générale s'est tenue dans la cour, selon la direction du lycée situé en centre-ville. Une très large majorité d'élèves s'est prononcée pour le blocage de l'établissement jusqu'à jeudi et la direction a alors décidé de suspendre les cours pour la journée de lundi. La Fidl a fait état lundi de "128 assemblées générales" dans des lycées.
Dans un communiqué, le syndicat a assuré que des AG lycéennes s'étaient tenues dans une quarantaine de villes, parmi lesquelles Paris, Lyon, Marseille, Caen, Bordeaux, Annecy, Meaux ou Lons-le-Saulnier.
Elle a appelé "l'ensemble des lycéens à se mobiliser jeudi 22 novembre", jour de manifestation décidé par la coordination nationale étudiante dimanche à Tours, pour protester contre "l'instauration d'une inégalité légale dans l'Enseignement supérieur par la loi Pécresse".
Le syndicat lycéen a annoncé pour cette journée "des assemblées générales, des sit-in, des happenings sur le thème du retrait de la loi Pécresse, des manifestations, des blocages".
La Fidl avait également souhaité que les lycéens participent aux manifestations liées à la grève de la Fonction publique prévues mardi 20 novembre.
L'Union nationale lycéenne (UNL) a elle aussi enjoint les lycéens à "participer massivement à la mobilisation du 20 novembre" aux côtés des principales fédérations de l'Education "contre la casse du service public d'éducation".
Benazir Bhutto, une femme politique pakistanaise, née à Karachi le 21 juin 1953, fille de Zulfikar Alî Bhutto.
Biographie
Récemment interviewée à Londres, Benazir Bhutto a affirmé qu'elle était d'origine kurde, de par sa mère.
Après ses études à Oxford, elle rentre au Pakistan en 1977 peu avant que son père soit renversé par le général Zia ul-Haq. Après sa détention et son exil, elle revient au pays en 1986 et dirige l'opposition à la loi martiale.
Le 17 août 1988, Zia ul-Haq meurt dans un mystérieux accident d'avion et en novembre de la même année, à la tête du PPP, le parti socialiste pakistanais créé par son père, Mme Bhutto gagne d'une faible majorité les élections législatives et devient Premier ministre le 1er décembre 1988, la première femme à occuper ce type de poste dans un pays musulman. Cette nomination irrite profondément les milieux islamistes, toujours puissants au Pakistan.
Son gouvernement est démis par le président Ghulam Ishaq Khan sous l'accusation mensonger de corruption et d'abus de pouvoir en août 1990. Son époux Asif Alî Zadari est maintenu en détention de 1990 à 1993, puis est acquitté, mais le parti de Bhutto perd les élections de 1990.
En 1993, cependant, elle devient à nouveau Premier ministre. Elle agit maintenant en politicienne plus chevronnée, fait des alliances, y compris avec des militaires, ce qui lui permet de traiter certains des problèmes de façon plus efficace que lors de son premier mandat, mais elle doit faire face à la montée du fondamentalisme musulman. En novembre 1996, son parti perd à nouveau les élections au profit de la Ligue musulmane.
Mme Bhutto, en exil en Angleterre et aux Émirats arabes unis, conteste ce jugement. En 2002, ne s'étant pas présentée au procès en appel, elle est condamnée à ne plus pouvoir pénétrer sur le territoire pakistanais. De plus, le président pakistanais Pervez Musharraf fait voter cette même année un amendement à la constitution interdisant de faire plus de deux mandats de Premier ministre, ce qui lui interdit tout retour au pouvoir.
Retour d'exil
Durant l'été 2007, de longues transactions ont lieu avec le président Musharraf, pour un partage du pouvoir.
Le 5 octobre 2007 Musharraf signe l'ordonnance sur la réconciliation nationale, en accordant l'amnistie au couple Bhutto et ainsi que d'autres dirigeants politiques, sauf à l'ancien premier ministre en exil Nawaz Sharif, dans toutes les affaires judiciaires à leurs encontres, y compris toutes les charges de corruption. En retour, Mme Bhutto et son parti, ont convenu de ne pas boycotter les élections présidentielles.
Le 6 octobre 2007 Pervez Musharraf remporte l'élection présidentielle, toutefois, la Cour suprême a statué que le vainqueur ne peut être officiellement proclamé jusqu'à la décision de savoir s'il peut être président tout en restant général de l'Armée.
Après huit années d'exil à Londres, elle est de retour à Karachi, le 18 octobre 2007 afin de préparer pour les élections législatives de 2008. En larmes, elle est accueillie par de nombreux sympathisants dès sa descente d'avion à l'aéroport international Jinnah. En route pour un rassemblement dans la capitale ou 250.000 personnes s'était rassemblées, deux explosions se produisent. Elle est victime d'un attentat-suicide, dont elle sort miraculeusement indemne mais 136 personnes sont tuées dont au moins 50 des gardes de sécurité de son parti et 6 policiers, qui formaient une chaîne humaine autour de son camion pour la protéger d'éventuelles attaques et nombreux sympathisants. Un certain nombre de hauts fonctionnaires ont également été blessés.
Le 3 novembre alors qu'elle est à Dubaï depuis le 1er novembre pour voir ses enfants, elle rentre en urgence après que le président Musharraf a décrété l'état d'urgence par la l'augmentation des attentats-suicides et l'ingérence de la justice dans le domaine politique. Il annonce également le report des élections législatives prévues pour la mi-janvier.
Le 7 novembre, elle appelle à manifester en masse contre l'état d'urgence. 250 de ses partisans sont arrêtés. Le jour-même Pervez Musharraf annonce la tenue des élections législatives avant le 15 février 2008 et promet de démissionner de son poste de chef des armées avant de prêter serment pour son deuxième mandat en tant que chef de l'État.
Le 9 novembre, elle est assignée à résidence pour lui éviter de participer au meeting de son parti interdit par l'état d'urgence et par crainte d'attentats-suicides. Malgré l'interdiction, elle réussie à passer deux barrages de polices avant d'être stoppée. Dans la nuit son assignation est levée, le lendemain, elle participe à une manifestation organisée par des journalistes. Dans une déclaration, elle lance un appel à une "longue marche" le 13 novembre entre Lahore et la capitale Islamabad pour exiger du pouvoir la fin de l'état d'urgence et le maintien des législatives mi-janvier. Alors qu'elle souhaite rencontrer l'ancien président de la Cour suprême, le juge Iftikhar Muhammad Chaudhry assigné à résidence, elle est empêchée par la police qui a disposé deux camions en travers de la rue pour bloquer son passage.
Pour ma part, je soutien totalement Benazir Bhutto pour le rétablissement de la démocratie au Pakistan, et tout faire pour que le Pakistan ne tombe jamais dans les mains des islamistes fondamentaux qui ne rêve que d'une chose, conquérir le pouvoir et avec à la clé la bombe atomique!!!
« L’égal accès à la santé pour tous, c’est un droit fondamental. Si l'Etat et l'Assurance Maladie en sont les premiers garants, la Région y contribue au quotidien, en aidant notamment les professionnels de santé à bien se former et en incitant les futurs praticiens à exercer en milieu rural. » Ségolène Royal Présidente de la Région Poitou-Charentes
Métiers du secteur sanitaire et social : 430 nouvelles formations financées en 2007
Pour que chacun ait un métier en Poitou-Charentes et pour répondre à de forts besoins en soins, la Région s’est engagée en 2004 à soutenir 10000 futurs professionnels du secteur sanitaire et social à l’horizon 2010. Cette action se concrétise notamment avec les bourses versées chaque année à quelque 1000 étudiants en formation initiale dans les secteurs paramédicaux, sociaux et de santé.
Dans le cadre d’une convention avec l’Assedic, la Région soutient aussi depuis 2006 la formation de demandeurs d’emplois au métier d’aide soignant. Après une première promotion à l’issue de laquelle 95 % des élèves ont aujourd’hui trouvé un emploi, cette action est renouvelée cette année pour 361 nouveaux élèves entrés en formation en septembre.
De plus, la Région aide désormais chaque année 72 personnes à obtenir un diplôme dans ce même secteur (infirmiers, mais pas uniquement), notamment par validation des acquis de l’expérience.
Plus d’infos sur ces aides régionales: lire le projet de décision soumis au vote des élus régionaux lors de la Commission Permanente du lundi 19 novembre.
L'Actu
24 nouveaux étudiants en médecine soutenus
par la Région pour lutter contre la désertification médicale
Pour aider à maintenir un réseau de médecins généralistes de proximité en milieu rural, la Région incite les étudiants en médecine à s’installer à la campagne dans le cadre de sa compétence d’aménagement du territoire.
Pour l’année universitaire 2007 – 2008, 24 nouveaux étudiants vont ainsi bénéficier d’une indemnité régionale (logement et déplacement) pour effectuer leur stage pratique de 3ème cycle en milieu rural.
Depuis 2005, 115 étudiants ont bénéficié ou bénéficient de cette aide. A noter :
- à l’issue de ce stage soutenu par la Région, deux bénéficiaires sur trois envisagent de s’installer en milieu rural, contre un sur trois avant le stage ;
- les étudiants de la nouvelle « promotion » sont plus nombreux d'un tiers par rapport aux promotions précédentes ;
- les médecins accueillant ces étudiants sont, pour moitié, formés à la maîtrise de stage avec l’aide de la Région.
Plus d’infos sur cette nouvelle promotion : lire le projet de décision soumis au vote des élus régionaux lors de la Commission Permanente du lundi 19 novembre.
Découvrez dès maintenant tous les projets de la Commission Permanente du 19 novembre
Comme les élus régionaux s'y sont engagés en 2004, vous pouvez dès maintenant découvrir tous les nouveaux projets qui seront soumis au vote de la Commission Permanente du Conseil Régional lundi 19 novembre.
Contrat Nouvelle Embauche : l’O.I.T. confirme la position de la Région Poitou-Charentes
Ségolène Royal et les élus régionaux ont accueilli jeudi 15 novembre avec satisfaction la décision de l’Organisation Internationale du Travail relative au Contrat Nouvelle Embauche. L’OIT a en effet condamné le CNE, considérant que la période d’essai de deux ans "n’était pas raisonnable".
Cette décision vient confirmer celle du tribunal administratif de Poitiers qui déjà avait conforté la Région dans sa décision de ne pas aider les créations d’emplois réalisées sous forme de CNE. Ce type de contrat favorise la précarité, ce qui est néfaste tant pour le salarié qui est exposé à une fin de contrat brutale et non motivée que pour l’entreprise qui a besoin de personnels motivés et formés.
La Présidente de Région et les élus régionaux ont toujours estimé que le contribuable n’a pas à financer des aides accordées pour des contrats favorisant la précarité, mais au contraire des contrats de travail « Gagnant – Gagnant » garantissant une plus grande stabilité pour les entreprises et les salariés. La Région préfère investir dans l’innovation et la qualification des salariés, pour améliorer la productivité des entreprises et les inciter à mieux payer leurs salariés. Ils demandent que « le Gouvernement en tire les conséquences dans le droit français en rendant illégal ce type de contrat de travail ».
En quelques clics, trouvez rapidement un service à la personne près de chez vous
Vous avez besoin d'une garde d'enfant ou de soutien scolaire à domicile ? D'une aide personnelle ? Mais vous ne savez pas où et comment chercher ?
A toute heure, le Portail Poitou-Charentes des Services publics vous propose :
- le carnet d'adresses régional le plus complet ;
- des contacts près de chez vous et dans toute la région ;
- la possibilité de connaître immédiatement le mode de paiement qui vous est proposé par chaque prestataire, et le prix de chaque prestation.
L’écotourisme, un des grands projets touristiques régionaux pour 2008
Mardi dans les Deux-Sèvres, la Région et le Comité Régional de Tourisme Poitou-Charentes ont organisé un Forum des professionnels du Tourisme. D’abord pour dresser le bilan d’une saison 2007 contrastée mais satisfaisante, marquée par :
- un bon début de saison ;
- une activité ralentie par une météo très difficile en mai et en juin ;
- un bon bilan global d’été (notamment pour les sites de visites) malgré des conditions météorologiques toujours difficile qui ont en revanche pénalisé l’hôtellerie de plein-air ;
- une arrière-saison très satisfaisante.
Une journée qui a aussi été l’occasion pour le Comité Régional de Tourisme et sa présidente, la conseillère régionale Marie-Claude Bridonneau, de présenter les grandes orientations du CRT pour 2008. Parmi celles-ci : le développement de l’écotourisme, sur lequel quelque 180 professionnels ont pu faire des propositions lors d’un atelier d’échanges et d’expériences à l’invitation de la Région.
Du nouveau sur le Portail Jeunes des 15-25 ans : places gratuites pour l’avant-première du film « On dirait que » au cinéma Le Relais à St Georges de Didonne.
Vous connaissez le Portail Jeunes régional des 15-25 ans ? Etudier, se loger, travailler, sortir : une mine d’informations utiles… avec notamment des places gratuites à saisir.
Et justement, le 20 novembre à 20h30, la Région vous invite à la projection en avant première du film « On dirait que… », réalisé avec son soutien par Françoise Marie et tourné notamment en Charente-Maritime. Vous pouvez dès à présent réserver votre place sur le Portail Jeunes… à condition d’avoir entre 15 et 25 ans, bien sûr !
Et si vous aimez le sport, vous pouvez aussi réserver vos places pour :
Rugby : SC Angoulême – Soyaux le 25 novembre
Football : Niort – Gueugnon le 30 novembre
Football : Châtellerault – Bayonne le 1er décembre
Tennis : Internationaux féminins de la Vienne du 17 au 25 novembre
Intéressé ? Matchs, avant-premières, spectacles :c'est par ici...
Expo : « Elégance » à la Maison de la Région
Attirée depuis toujours par le dessin et la peinture, Johanna s'est naturellement laissée guider par cette expression universelle et sa passion pour le continent africain. A la recherche de plus de force et de spontanéité, elle s'est peu à peu éloignée des portraits réalistes pour évoquer des attitudes par ces silhouettes qu'elle fait évoluer dans un monde de couleurs et de lumières où se mêlent matières et écritures. La constante présente dans les œuvres de Johanna est dans l'élégance extrême de ses personnages.
Exposition jusqu’au 30 novembre, du lundi au vendredi à la Maison de la Région. Vernissage mercredi 21 novembre à 17h45. Entrée libre.
« Habiter l'agglomération de Poitiers », l'exposition
Le territoire de l'agglomération de Poitiers est en pleine mutation : autrefois rural, il est voué à une densification autour de la capitale régionale. Pour mieux préparer son développement futur, il était nécessaire de comprendre comment il a été occupé et utilisé au fil du temps, jusqu'à aujourd'hui. La Région et la Communauté d'Agglomération de Poitiers ont donc décidé de conduire l'inventaire du patrimoine de l'agglomération. Pour en faire partager les premiers résultats au public, elles proposent « Habiter l'agglomération de Poitiers », une exposition grand public qui circulera dans l'ensemble des communes de l'agglomération.
L'exposition sera présentée en avant-première le lundi 19 novembre à 17h30 à la Maison de la Région. Rendez-vous à l'Hôtel de Ville de Poitiers du 20 au 30 novembre.Plus d'infos.
La Région vous propose des places pour Pollutec 2007
Du 27 au 30 novembre, la Région, le Pôle des Eco-Industries de Poitou-Charentes et le Biopôle de Poitiers seront présents à Pollutec, 23ème salon international des équipements, des technologies et des services de l’environnement. Les trois partenaires offriront cette année encore une vitrine à une dizaine d’entreprises régionales. Etudiants, entreprises, collectivités et professionnels du secteur, la Région vous propose des entrées pour le Salon : merci de contacter Isabelle Herrier par courriel ou au 05 49 38 47 61.
Le 29 novembre, la Région vous invite au 1er Forum régional du logiciel libre
En organisant ce Forum à Poitiers, la Région souhaite partager les clefs de compréhension sur l'utilisation et le développement du logiciel libre, conformément à son Plan Numérique Régional. Elle souhaite également offrir un temps fort qui nourrisse le débat sur la gestion mutualisée de projets portés par les collectivités locales, tels que le Portail Poitou-Charentes des Services Publics.
Elus et techniciens territoriaux, acteurs du logiciel libre en Poitou-Charentes, vous voulez participer ? Découvrez le programme détaillé de la journée et inscrivez-vous en ligne sur le Portail Poitou-Charentes des Services Publics. Clôture des inscriptions mardi 27.
Ségolène Royal, en déplacement en Guyane, a appelé vendredi le gouvernement français à "sortir de son entêtement" face au mouvement social en cours et lui a reproché d'avoir tardé à négocier.
"L'entêtement n'est jamais bon conseiller, j'appelle le gouvernement à sortir de son entêtement", a affirmé Ségolène Royal vendredi soir à l'aéroport de Rochambeau, en Guyane, où la présidente PS du Conseil régional de Poitou Charente a achevé une visite de quatre jours à l'invitation du président du Conseil régional de Guyane, Antoine Karam (Parti Socialiste Guyanais).
"Le gouvernement porte une grande partie de la responsabilité de ce qui se passe pour avoir tardé à négocier", a ajouté devant la presse l'ancienne candidate du PS à la présidentielle avant de s'envoler pour Paris.
"Mieux vaut tard que jamais, il faut absolument que le gouvernement accepte la proposition qui est faite par les organisations syndicales de se mettre autour d'une table pour discuter les conditions de la négociation", a-t-elle précisé.
"On ne peut pas s'amuser à faire des bras de fer pour savoir qui perd la face et qui ne la perd pas. Pour que les usagers du service public sortent de la galère qu'ils subissent, il faut que le gouvernement fasse un effort puisque les syndicats en ont fait un en acceptant de négocier et en acceptant le principe de la réforme", a expliqué Ségolène Royal.
"Il faut accepter de temps en temps de perdre la face », a-t-elle ajouté.
"Aujourd'hui il y a du désordre en France, et les premières victimes de ce désordre, ce sont les usagers, et souvent des catégories moyennes et modestes, qui n'ont pas les moyens d'autres modes de transport, donc ils perdent du temps pour aller au travail, ce sont des familles perturbées dans leur vie, et ce sont des salariés inquiets pour leur avenir", a déploré Mme Royal.
"Le désordre vient quand il y a un sentiment d'injustice. Si on veut que l'ordre qui permet à chacun de vivre bien dans notre pays revienne, il faut que le gouvernement apporte la preuve que les réformes qu'il propose sont justes", a-t-elle ajouté.
Georges Frêche soutiendra Ségolène Royal ou Delanoë en 2012
Invité de France3 Sud, Georges Frêche répète qu'il faut saborder le PS pour voir renaître la gauche
Ségolène ou Bertrand. Georges Frêche, invité de la Voix est libre ce samedi sur France 3 Languedoc Roussillon, voit deux candidats possibles à gauche en 2012, Ségolène Royal ou Bertrand Delanoë. Une fois le parti socialiste liquidé et un nouveau parti de gauche créé.
Ségolène Royal s'oppose à un projet de mine d'or en Guyane
Ségolène Royal a pris position jeudi contre le projet de mine d'or
de la multinationale canadienne IamGold sur la montagne de Kaw, en Guyane française. "Ce projet n'est pas opportun", a déclaré à la presse la présidente de la région Poitou-Charente, invitée en Guyane par son homologue, Antoine Karam, membre du Parti Socialiste guyanais.
Mme Royal a plaidé pour "l'organisation d'un référendum d'initiative populaire" sur cette question, "en mettant toutes les informations scientifiques sur la table".
"Le principe de précaution doit l'emporter sur tout le reste, la population doit être parfaitement informée des conséquences en terme de dégâts sur l'environnement", a-t-elle ajouté.
Mené dans le cadre d'une concession accordée pour 25 ans sur 30 km2 en novembre 2004, le projet a reçu un avis favorable des services de l'Etat.
CBJ Caïman promet la création de 340 emplois directs - plus de six cents avec les emplois indirects - pour une exploitation minimale de sept ans, et une production de 27 tonnes d'or.
La société indique avoir dépensé 79 millions d'euros depuis 2003, et projette d'investir 132 millions d'euros dans la construction de l'usine et la mise en exploitation du site, après deux ans de chantier.
Elle s'est engagé à "mettre en oeuvre les techniques les plus avancées" pour "préserver le patrimoine naturel".
Réunis dans le collectif "Non à CBJ Caïman sur la montagne de Kaw", 35 partis, association locales ou nationales - l'essentiel de la gauche guyanaise, des syndicats et associations de protection de l'environnement - prônent le classement de la montagne de Kaw en "réserve de biosphère" et la création d'emplois durables dans ce cadre.
A l'opposé, le projet minier est soutenu par les organisations patronales et socio-professionnelles locales, l'UMP Guyane et la commune de Roura, où se situe le projet.
Ségolène Royal: rendre "illégal" le CNE après la décision de l'OIT
Ségolène Royal a salué jeudi la décision de l'Organisation internationale du travail qui a considéré que la période d'essai de deux ans du Contrat nouvelles embauches (CNE) n'était
"pasraisonnable", demandant au gouvernement de rendre ce contrat "illégal". "Ségolène Royal et les élus régionaux accueillent avec satisfaction la décision de l'Organisation Internationale du Travail relative au Contrat nouvelle embauche", affirme la présidente socialiste de Poitou-Charentes dans un communiqué.
"Cette décision vient confirmer celle du tribunal administratif de Poitiers qui déjà avait conforté la Région dans sa décision de ne pas aider les créations d'emplois réalisées sous forme de CNE", rappelle l'ex-candidate.
"Le gouvernement doit désormais en tirer les conséquences dans le droit français en rendant illégal ce type de contrat de travail", ajoute-t-elle.
Avec un peu de retard, voici le Programme de la visite de Mme Royal en Guyane,
- Eclairage - Une base qui n'obéit pas aux chefs syndicaux, des étudiants qui sortent du bois...
- Le conflit risque d'être plus corsé que prévu.
Pas de rupture sarkozyste en la matière... Un confit social demeure toujours en France un sacré film à rebondissements. Lundi soir, à la veille de la grève, l'ouverture surprise de Bernard Thibault a pu laisser espérer au gouvernement et aux usagers un conflit de courte durée. Le patron de la CGT a en effet accepté un dialogue entreprise par entreprise, une réforme régime spécial par régime spécial, ce qu'il avait jusqu'alors toujours refusé. Le syndicat se mettait habilement au centre du jeu, laissant ses partenaires accepter immédiatement sa stratégie lors de rencontres avec le ministre du Travail.
L'optimisme était donc de rigueur, et les commentateurs louaient le doigté de Xavier Bertrand et le courage de Bernard Thibault, promu légitimement en héros du virage réformiste. Le patron de la CGT prenait en effet un risque similaire à celui de la CFDT en 2003, au moment de la réforme des retraites de François Fillon. Le syndicat de François Chérèque en avait peu après payé le prix avec une hémorragie de 30% de ses militants vers la CGT et SUD Rail.
Que vont faire les militants CGT cette fois-ci ? A la veille du week-end, une première réponse s'impose : la base résiste et se crispe. Les AG reconduisent les arrêts de travail, à la RATP et à la SNCF. Le peu d'empressement de la base à suivre ses chefs sur la voie de la discussion éloigne donc considérablement
la sortie du conflit. Car les dirigeants ne peuvent se couper de leurs adhérents et maintiennent donc leur appel à la grève. Cela leur permet en sus de peser sur les négociations en cours. Mais à l'Elysée et au gouvernement, on ne l'entendait pas de cette oreille, et on ne l'avait (peut-être) pas prévu. "On ne négocie pas avec un pistolet sur la tempe", a ainsi affirmé jeudi soir Nicolas Sarkozy cité par Le Monde. Ce que redoutait le pouvoir est donc en passe de se produire : une jonction entre le mouvement des cheminots et la grande mobilisation des fonctionnaires mardi, pour l'emploi et le pouvoir d'achat.
Si le gouvernement refuse de discuter tant que le travail ne reprend pas, le conflit risque de changer de braquet. D'autant plus qu'un autre front surprise est en train de s'ouvrir. Avec près de la moitié des facs en grève ou touchées par la contestation, le mouvement étudiant prend de l'ampleur. Certes, à première vue, il apparaît moins périlleux que celui des régimes spéciaux. Mais après des tâtonnements stratégiques, Bruno Julliard a appelé jeudi à "amplifier la mobilisation" au sortir de sa rencontre avec la ministre de l'Enseignement supérieur. Le savoir-faire de l'Unef en matière de grèves étudiantes et la justesse de ses revendications pour de nombreux étudiants (manque de logements, bourses) peut
conduire à une contestation-tache d'huile, au contraire des blocages de minorités d'extrême-gauche très impopulaires comme constaté cette semaine.
Prendra, prendra pas ? Impossible de prévoir l'alchimie étudiante mais si la loi sur l'autonomie des universités ne cristallise pas l'opposition, le manque de moyens financiers reste une arme toujours efficace car éternellement d'actualité. Les syndicats étudiants savent bien que Valérie Pécresse veut éviter un conflit mais si la solution passe par une inévitable rallonge budgétaire, ils savent aussi que la ministre ne tient pas les cordons de la bourse. Or depuis deux semaines de conflit, ses collègues ministres ou supérieurs (Matignon ou Elysée) ne lui ont pas été d'une grande aide. Mais y a-t-il encore du grain à moudre pour calmer les étudiants ? Cette question-là aussi n'était pas prévue. Rebondissements à suivre donc... "Attachez vos ceintures", avait prévenu François Fillon.
L’association "Désirs d’avenir" se propose de fédérer toutes celles et tous ceux qui trouvent que notre société devrait aller mieux et qu'il faut se donner les moyens qu'elle aille mieux, pour débattre et construire ensemble des propositions. Elle s’est constituée autour d’un premier groupe de proches de Ségolène Royal, qui ont déjà travaillé ou milité avec elle, qui la connaissent et apprécient ses convictions et sa manière de se saisir à bras-le-corps des problèmes.
Vous pouvez également faire un don à Désirs d'Avenir en adressant un chèque à l'ordre de" M. Berthommier, mandataire financier de Désirs d'Avenir", d'un montant maximum de 7500€. (déclaration à la préfecture
de police de Paris en date du 23 mars 2006).
Votre don est déductible de vos impôts sur le revenu pour 66% de son montant, dans la limite de 20% du revenu imposable. Un reçu à joindre à votre déclaration de revenus vous sera adressé au cours du premier trimestre de 2008.
Comment adhérer à « Désirs d’avenir » ?
Pour adhérer à « Désirs d’avenir », il vous suffit de nous retourner le bulletin d’adhésion ci-joint, accompagné d’un chèque à l’ordre de « Désirs d’avenir ». Le montant de la cotisation est fixé à 10 euros minimum et 50 euros maximum.
Vous pouvez aussi utiliser le formulaire ci-dessous.
Si vous souhaitez faire un don à « Désirs d’avenir », il vous suffit de nous retourner le bulletin ci-joint, accompagné de votre chèque libellé à l’ordre de notre mandataire financier. Seuls les dons des personnes physiques sont acceptés, pour un montant plafonné par la loi à 7500 euros par personne.
Désirs d'avenir est une association loi 1901, créée en décembre 2005 et placée depuis le mois de mars 2006 sous le régime de la loi du 11 mars 1988 relative à la transparence financière de la vie politique.
Conformément à ce texte, elle a nommé un mandataire financier et désigné deux commissaires aux comptes. Les comptes de Désirs d'avenir et ceux du mandataire font l'objet du contrôle légal et réglementaire exercé par la commission nationale des comptes de campagne et des financements politiques.
Désirs d'avenir ne se finance que grâce aux adhésions (10 à 50 euros) et aux dons. Seules les personnes physiques peuvent adhérer et adresser un don au mandataire de l'association, dans la limite de 7500 € par personne et par an. Le montant des adhésions tourne en moyenne autour de 25 euros
Pour financer nous dit Nicolas Sarkozy, les programmes de recherche sur des maladies graves, faisons appel au porte-monnaie des malades y compris des plus modestes. Plutôt que de porter remède aux lacunes de notre système. Il y a là une triple faute : insécurité sociale, erreur sanitaires, inefficacité économique.
1/ Insécurité sociale, tout d'abord.
C'est une aberration de faire financer les programmes de recherche utiles pour les malades de demain par les malades d'aujourd'hui. Même si des exonérations sont prévues, la contribution va peser de manière uniforme sur tous ceux qui doivent prendre des médicaments ou recourir à des soins, alors même que la contribution de chacun à l'assurance-maladie est proportionnelle aux revenus. De manière insidieuse, on revient sur les principes de la sécurité sociale chacun cotise selon ses moyens et reçoit selon ses besoins), illustrant une fois de plus la volonté de la droite de remettre en cause les assurances publiques universelles, pour favoriser la marchandisation de la santé. Une fois de plus, ce sont les personnes âgées à faible revenu et les salariés les plus faiblement rémunérés qui vont consacrer une part plus importante de leurs revenus à leur protection sociale. On pourrait objecter que les montants sont faibles mais nous savons d'expérience qu'une fois que le principe est acquis, ce genre de prélèvements augmente au fil des ans, sous la pression du déficit des comptes sociaux.
La fixation de son montant par un simple décret et non son inscription dans la loi renforce cette perspective. En outre, ils viennent d'ajouter à une série de mesures déjà très sensibles pour les ménages : forfait de 1 à 4 euros par consultation, autre forfait de 18 euros à l'hôpital, déremboursements de toutes sortes. Lors de l'instauration de la franchise sur les consultations médicales, ses inspirateurs avaient indiqué qu'il s'agissait d'une mesure exceptionnelle. A quand la franchise sur tous les actes ? A quand de nouveaux déremboursements déguisés par la hausse de ces franchises ? En vérité, les classes modestes et moyennes sont celles qui vont être progressivement orientées vers les assurances privées, pour couvrir toutes ces charges nouvelles, laissant au bord de la santé tous ceux qui n'ont pas les moyens de financer une couverture complémentaire et l’accès au soin doit rester une sécurité de base.
2/ Erreur sanitaire ensuite.
Ces franchises s'appuient sur l'idée que l'on pourrait, étant malades, faire le choix de consommer moins de soins dès lors qu'on serait sensibilisé aux coûts. Outre que c'est le médecin qui prescrit et non le malade qui décide, allez expliquer aux personnes qui ont été jugées suffisamment malades pour être prises en charge à 100 % (les diabétiques, les cancéreux, les personnes atteintes par le VIH…, tous ceux qui souffrent d'une maladie longue et coûteuse, y compris comble de l’ironie les patients atteints de maladie d’Alzheimer) que c'est à elles que reviendra en priorité la charge de financer les dépenses d’assurance-maladie. L’affectation de cette nouvelle contribution à la recherche sur une autre maladie est un leurre, comme en témoignent les comptes présentés par le Gouvernement.. Toutes les études montrent que l'on doit donner la priorité à la prévention, au traitement et au dépistage précoce des affections, au bon suivi des traitements. C'est un enjeu de santé publique fondamental, car se soigner tôt évite le plus souvent des dépenses plus lourdes ultérieurement. Inviter le malade à peser sur le choix des prescriptions en le faisant payer est donc un contresens qui pourrait se révéler très dommageable pour la santé des Français à moyen terme. C’est d’autant plus pernicieux que déjà 13 % des Français restreignent leurs soins pour des raisons financières. Il est donc absurde de faire payer une franchise aux malades chroniques alors que même les petites dépenses sont indispensables.
3/ Inefficacité économique enfin.
Toutes les études sur la compétitivité et l'attractivité de notre pays, montrent que l'un des points forts de la France est précisément la qualité de son système de santé et les conditions d'accès aux soins, malgré les attaques dont il est l’objet. S'il existe des rigidités dans certains domaines, que j'avais moi-même soulignées en proposant que le dialogue social accorde plus d'agilité aux entreprises exposées à la concurrence, il est économiquement contre-productif de s'attaquer à l'un des points forts de notre compétitivité par une approche erronée. Ce dont notre pays a besoin, c'est de travailleurs bien formés, motivés par une juste rémunération et rassurés par l'existence d'une sécurité sociale qui leur permet de se concentrer sur leur vie professionnelle et leur épanouissement. Il est donc primordial que des mesures soient prises pour restaurer l’équilibre des comptes sociaux pour conserver cet acquis économique du pays.
C’est d’autant plus vrai qu’il existe d’autres solutions. Le produit de cette nouvelle taxe sur les malades (800 millions d'euros) aurait pu être trouvé en faisant des économies. Je propose comme je l’avais déjà fait une réduction des 60 milliards d'aides aux entreprises, dont chacun sait qu'une grande partie bénéficie à des secteurs protégés qui n'en ont pas besoin et dont la Cour des Comptes a très justement souligné les manques de justification. Il est surtout nécessaire d’engager une réforme sur l’offre de soins, la meilleure coordination entre médecine de ville et hospitalière, le renforcement de toutes les actions de précautions et le lancement de programmes de recherche européens pour faire baisser le coût des soins.
«Il nous avait promis un choc de croissance, aujourd'hui nous avons un choc de défiance. Nicolas Sarkozy a dégradé le climat social. Un piège est tendu aux organisations syndicales et aux salariés: il va prendre les Français à témoin en disant “vous voyez je vais aller jusqu'au bout, je vais faire la confrontation dans l'intérêt du pays». C'est lui qui a dégradé le climat social parce que les premières décisions qu'il a prises sont celles qui ont avantagé les hauts revenus.»
«Il y a arrogance, il y a archaïsme et il y a volonté de ne pas régler les problèmes au fond».
Sur la réforme des retraites
«Bien sûr qu'il faut réformer le système de retraites globalement, mais ce qu'il ne faut pas faire et ce que fait malheureusement ce gouvernement, c'est faire de la provocation ou aller à l'affrontement pour l'affrontement.»
Sur l'automonie des Universités
Ségolène Royal soutient «une réforme qui permet aux universités d'avoir davantage d'autonomie», mais, il faut que «le gouvernement dise clairement» que la réforme des universités «sera accompagnée par une augmentation des moyens».
«Lorsque vous donnez de l'autonomie sans donner de moyens, vous mettez en place la loi du plus fort», c'est-à-dire que «les universités les plus prestigieuses vont devenir encore plus prestigieuses et les universités les plus défavorisées vont avoir des difficultés supplémentaires.» Elle estime également que «les étudiants ont raison de protester pour que la réforme soit réajustée» mais «il ne faut pas de jusqu'au boutisme, il faut de la discussion, y compris de la part des étudiants».
Sur le PS
Elle souhaiterait la création «à partir du PS, (d')un mouvement politique de masse» à gauche, «des altermondialistes jusqu'au centre-gauche». Une telle transformation pourrait attirer «des électeurs, des citoyens qui ne se reconnaissent pas aujourd'hui dans le PS mais qui sont prêts à revenir vers un mouvement politique qui prend en compte un certain nombre de problèmes qui leur tiennent à coeur».i_bug_fck
Ségolène Royal a réclamé mardi la convocation "d'un Grenelle du pouvoir d'achat, des salaires et des retraites" pour résoudre les conflits sociaux, critiquant la politique de "désordre injuste" de l'exécutif.
"On ne réforme pas la France dans la brutalité et l'arrogance (...) en dressant les Français les uns contre les autres", a affirmé devant la presse l'ex-candidate socialiste à la présidentielle depuis ses nouveaux locaux du 95 boulevard Raspail à Paris.
"Nicolas Sarkozy doit nous dire comment il compte réformer la France en entraînant tout le monde", ce qui implique de "donner une explication claire d'une répartition juste des efforts à accomplir et des progrès à distribuer et à répartir".
Elle a demandé au gouvernement de "remettre dès maintenant l'ensemble des partenaires autour de la table, autour d'un Grenelle du pouvoir d'achat, des salaires et des retraites, parce que tout se tient", précisant que "dans ce Grenelle, il (fallait) intégrer les questions de santé et de logement".
Selon la présidente du Poitou-Charentes, "il y a une sorte de désordre, d'incertitude, de sentiment que les efforts sont inégalement demandés. En six mois, le pouvoir a donné beaucoup aux gros, et s'en est pris aux petits et aux moyens, et c'est pour ça que les réformes ont du mal à passer".
"Finalement, nous avons un désordre injuste dont souffrent les Français.
Donc, il faut rétablir de l'ordre juste", a ajouté Mme Royal, pour qui "il y a parfois des réformes qui vont dans le bon sens mais qui, à cause d'une méthode détestable, sont vouées à l'échec".
Elle a jugé qu'il fallait "réformer le système pour garantir aux Français le maintien du niveau des retraites et remonter les petites retraites".
La réforme des Universités
Ségolène Royal a demandé de "ne pas gâcher cette bonne réforme" qu'est l'autonomie des universités.
"Je dis au gouvernement qu'il ne faut pas gâcher cette bonne réforme, c'est-à-dire qu'il faut l'accompagner des moyens nécessaires pour que les inégalités ne se creusent pas entre les universités.
J'ai toujours dit que pour lutter contre l'échec universitaire (40 % des jeunes sans diplôme à la fin de la deuxième année d'université !) il fallait plus d'autonomie et plus de moyens aux universités pour accompagner plus efficacement les étudiants.
En revanche, la réforme telle qu'elle est conduite, comme je l'ai précisé, pose de graves problèmes :
- l'autonomie sans moyen va creuser les inégalités entre université et les jeunes en ont parfaitement conscience
- le problème de l'échec universitaire n'est pas du tout réglé par la réforme
- il y a un grave malaise social chez les jeunes étudiants, dont un sur trois souffre de précarité et même de pauvreté.
Le pacte présidentiel que j'ai défendu prévoyait :
1/ une loi de programmation pour donner à l'université et à la recherche les moyens de l'excellence
2/ la création d'une allocation-autonomie pour les jeunes afin de leur permettre de faire leurs études dans de bonnes conditions."
La place des "minorités visibles" dans les médias est "globalement restée figée au cours de l'année" 2007 par rapport à 2006, selon un rapport du Club Averroès publié mardi 20 novembre. Cette association, présidée par Amirouche Laïdi, défend le respect de ces minorité dans les différents médias.
Selon le club Averroès, qui avait déjà publié il y a un an un état des lieux de la diversité dans l'audiovisuel, "les changements sont trop modestes".
"Le soufflet est retombé" après les émeutes de 2005
Quatre établissements de Basse-Normandie et un à Lille sont bloqués depuis ce matin pour protester contre la loi d'autonomie sur les universités. Plusieurs assemblées générales dans les lycées de France sont prévues toute la journée. La Fidl a appelé les lycéens à manifester mardi.
Quatre lycées de Basse-Normandie et un à Lille étaient bloqués lundi 19 novembre au matin pour protester contre la loi Pécresse sur les universités, a-t-on appris auprès du rectorat de Caen et des lycéens.
Les lycées Jean Rostand et Augustin Fresnel à Caen, Salvador Allende à Hérouville-Saint-Clair, dans la périphérie de Caen, et Louis Liard à Falaise, au sud de Caen, étaient bloqués lundi matin.
Hier matin de 10h a eu lieu l'assemblée générale ordinaire et extraordinaire de Désirs d'Avenir, aux Salons Vianey, quai de la Rapée à Paris (12ème arrondissement).
Composition de la C.A : Jean-Pierre Mignard a été élé tout nouveau président de l'association, il succède ainsi à Christophe Chantepy.
les fondateurs : N. Rastoin - C. Chantepy - S. Bouchet -Petersen - JL. Fulachier - Leroy - Maury et les élus : D. Bertonotti - D. Batho - M. Saliou - N .Belkacem - P. Tallon 407 personnes ont pris part au vote dont 5 nuls et 405 exprimés. Sur ces 407 votants, 226 étaient présents, 181 représentés (pouvoirs). Le rapport d'activité et les comptes de l'exercice précédant ont été approuvés.
Le directeur de cabinet de la garde des Sceaux a envoyé ce week-end un fax aux syndicats, leur communicant la liste des juridictions chargées des conflits du monde du travail supprimées.
Dans le cadre de la réforme de la carte judiciaire, le gouvernement veut supprimer 63 des 271 conseils de prud'hommes, selon un document officiel dimanche 18 novembre et obtenu par l'AFP.
Dans un fax adressé ce week-end aux syndicats de fonctionnaires de justice, le directeur de cabinet de la garde des Sceaux Rachida Dati annonce ces projets de suppression et communique la liste de 63 des 271 conseils, juridictions chargées de régler les litiges nés à l'occasion d'un contrat de travail.
Dans ce document, la Chancellerie précise que le nombre de conseillers prudhomaux (à ce jour, 14.616 élus et dont les prochaines élections sont prévues en décembre 2008) restera inchangé.
L'an prochain, 700 000 à 850 000 personnes, exonérées jusque-là de la redevance télé, devront la payer. Patrick Bloche, député PS de Paris, tire la sonnette d'alarme car cette mesure touchera principalement des personnes âgées modestes.
C'est une vraie douche froide qui attend des centaines de milliers de Français. Alors qu'ils en étaient exonérés jusqu'à maintenant, ils devront en effet payer au fisc l'an prochain 116 € de redevance audiovisuelle. C'est Patrick Bloche, député PS de Paris, qui a soulevé le lièvre en fin de semaine à l'Assemblée nationale, estimant le nombre de ces infortunés contribuables à 850 000.
Au quatrième jour de grève dans les transports contre la réforme des régimes spéciaux de retraite, le porte-parole du Parti socialiste Julien Dray a estimé samedi que le gouvernement portait "une part importante de responsabilité" et pouvait donner les "garanties" demandées par les salariés afin qu'une "issue rapide soit trouvée".
A ses yeux, "personne n'a intérêt à ce que tout cela se durcisse".
"Pour l'instant, on ne comprend plus bien ce blocage parce qu'il suffit simplement d'un geste" réclamé par les syndicats, a jugé le député de l'Essonne, sur France Info, en soulignant dans le même temps qu'il ne soutenait pas "certaines organisations syndicales minoritaires" qui jouent "le jeu de la radicalisation" du mouvement.
Le président de l'Unef, Bruno Julliard, a estimé jeudi 15 novembre que la rencontre avec Valérie Pécresse, ministre de l'Enseignement supérieur, n'avait "pas été du tout concluante" et a appelé à "amplifier la mobilisation". La rencontre avec Valérie Pécresse n'a "pas été du tout concluante", a déclaré le responsable étudiant à la presse, après quelque trois quarts d'heure de discussions avec la ministre.
"Nous appelons à poursuivre et amplifier la mobilisation dans les universités en participant massivement aux assemblées générales et en votant la grève".
La ministre "a pris note de nos revendications, elle ne s'est engagée sur aucun des sujets", a regretté le responsable étudiant, parlant d'une "première prise de contact pas du tout concluante".
a grève contre la réforme des régimes spéciaux de retraite est reconduite, jeudi 15 novembre, pour 24 heures à la RATP et à la SNCF, dans l'attente de la réponse des syndicats à l'offre gouvernementale d'un délai d'un mois pour négocier par entreprise et par branche.
Les assemblées générales qui se sont tenues jeudi matin se sont majoritairement prononcées pour la poursuite du mouvement dans les transports publics, a-t-on appris de sources syndicales.
L'intersyndicale des cheminots se réunit en ce moment au siège de la CGT, à Montreuil (Seine-Saint-Denis), pour faire le point. Mais le secrétaire général de la CGT-cheminots, Didier Le Reste, a d'ores et déjà indiqué devant la presse, peu avant la réunion, que "le mouvement est reconduit jusqu'aux assemblées générales de demain" vendredi.
Le Conseil constitutionnel dit "oui mais" aux tests ADN et non aux statistiques ethniques
Le Conseil constitutionnel a validé jeudi 15 novembre "sous certaines réserves" le recours au test ADN pour des candidats au regroupement familial prévu dans la loi Hortefeux sur l'immigration, mais a censuré l'autorisation de statistiques ethniques, a-t-on appris du Conseil.
Le Conseil a jugé conforme à la Constitution sous certaines "réserves précises" l'article 13 autorisant sous certaines conditions, dont le volontariat, les tests ADN.
Il a notamment rappelé que "la filiation de l'enfant étranger reste soumis à la loi personnelle de la mère étrangère", en clair à la loi du pays d'origine de sa mère.
partie des mille contribuables disposant d’un patrimoine financier supérieur à 15 millions d’euros qui ont bénéficié du « bouclier fiscal ».
❐
Je paierai beaucoup moins d’impôt sur la fortune (ISF)
(Passage de 20 % à 30% de l’abattement sur la valeur de la résidence principale).
❐ J’ai gagné 200 000 euros car je viens d’hériter avec ma soeur
d’1,5 millions
d’euros et les successions de ce niveau ne sont désormais plus imposées.
RIEN, et pourtant, j’appartiens
à « la France qui se lève tôt »
à laquelle Nicolas Sarkozy
a tant promis pour se faire élire…
Sarkozy, c’est : pas de cadeaux
pour « la France qui se lève tôt »
Et maintenant qu allez-vous payer ?
Ce sont les Français qui vont devoir régler « cash » les 15 milliards de cadeaux fiscaux du mois de juillet. Le gouvernement lui-même expliquait voici quelques mois qu’il fallait 3% de croissance en 2008 pour absorber « le paquet fiscal ». Aujourd’hui, tous les économistes en France comme en Europe tablent sur une croissance en France inférieure à 2%.
La facture, ce sera:
Création de « franchises médicales » sur les consultations, les médicaments, les examens, les analyses...
Augmentation de la NA (baptisée NA sociale)
Transfert de charges vers les collectivités locales non compensées
par l’ état qui contraignent à l’augmentation de la fiscalité locale
Hausse prévisible de la CRDS (contribution au remboursement de la dette sociale)
Suppression de 23 ooo postes de fonctionnaires
Augmentation des tarifs publics et abandon au secteur privé de services publics comme GDF
Baisse du pouvoir d’achat pour tous, abandon des promesses (par exemple l’augmentation de 25 du minimum vieillesse).
Pouvoir d’achat, il ne faut pas en parler, il faut I' augmenter.
Le 26 septembre, les socialistes de Jouy le Moutier ont désigné leur tête de liste pour les élections municipales de mars 2008.
Ils souhaitent que se constitue, autour de leur candidat, une liste ouverte, rassemblant cette majorité de Jocassiens qui, pour toutes les élections extra municipales, marque régulièrement son attachement à la gauche, à l’avènement d’une société plus juste, plus démocratique, plus écologique.
La section du parti Socialiste apportera son soutien à des femmes et des hommes, riches de leurs expériences collectives, désireux de travailler ensemble et d’apporter à Jouy le dynamisme et l’identité qui lui manquent. Ils incarneront le Jouy le Moutier de demain, à l’écoute de chacun et respectueux de tous.
Gilbert MARSAC a été désigné par les adhérents socialistes pour conduire cette liste d’ouverture. Gilbert MARSAC a une longue expérience du travail collectif. Directeur d’une entreprise de 30 salariés depuis 3 ans, en charge de l’insertion par l’activité économique, il a essentiellement travaillé dans le secteur privé avant d’assumer des responsabilités nationales dans le syndicalisme. Membre du Conseil Economique et Social dans les années 1990. Jocassien depuis 1983, il s’est particulièrement investi dans le milieu syndical et associatif. Il est secrétaire de notre section depuis 2005.
Bio express
- Né le 13 février 1951 en Bretagne, Jocassien depuis septembre 1983 - Marié, trois enfants (33, 30, 27 ans) - Directeur d’entreprise, travaux du bâtiment et ménage, depuis 2004, avec une finalité d’insertion des personnes éloignées de l’emploi. Chargé d’étude à temps partiel, à partir de novembre 2007. - Issu du secteur professionnel privé : Artisanat et Industrie Agroalimentaire - Permanent Syndical, à la Fédération Agroalimentaire de la CFDT, à partir de 1983 - Membre du Conseil Economique et Social de 1994 à 1997 et de la Commission Nationale des Comptes de l’Agriculture. - Responsable de structures dans le domaine de la formation professionnelle - Secrétaire Confédéral, Confédération CFDT, à partir de 1997 - Secrétaire de la FCPE, Collège des Toupets, dans les années 1980 - Responsabilité dans diverses associations à Jouy. - Adhérent CFDT depuis 1972, PS depuis 1995, Secrétaire de la section PS de Jouy le Moutier depuis 2005. - DESS Gestion des Entreprises d’Insertion (Marne la Vallée), DU Médiation/ Négociation (Paris V)
Le conseiller général Hussein Mokhtari, candidat PS aux municipales de 2008, voit dans ce scrutin l'occasion historique pour les socialistes de remporter pour la première fois de leur histoire la ville de Garges-lès-Gonesse. Il peut profiter d’une division de la droite locale.
Au PS, la campagne des municipales a déjà commencé. « Nous sommes prêts », déclare Hussein Mokhtari. Cette pugnacité, le candidat socialiste la doit à son investiture du 25 octobre dernier. S'il était le seul prétendant pour le PS à briguer le fauteuil de la mairie en mars prochain, du côté de la droite, les choses semblent plus compliquées où deux listes devraient voir le jour. L'entente impossible entre le maire actuel Maurice Lefèvre (UMP) et le conseiller général Michel Montaldo (UMP) pourrait profiter à Hussein Mokhtari. « Actuellement, la droite n'a pas de chef. Plus elle se divise, et plus cela est favorable pour faire basculer la ville à gauche " commente Hussein Mokhtari.
A 45 ans, Hussein Mokhtari, cadre à la RATP, a toujours vécu à Garges-lès-Gonesse. Dans l'opposition municipales depuis 2001, il a été élu conseiller général sur la partie est de la commune en 2004. « Je me sens proche de tous les Gargeois. De plus, j'ai le soutien de tous les grands élus de gauche de notre territoire, à commencer par Dominique Strauss Kahn. Mon but est de mobiliser toutes les forces vives de la ville, sans oublier les jeunes », analyse celui qui concourra d’abord à l'élection législative de décembre. Il se présente comme suppléant de François Pupponi, le maire de Sarcelles, sur la 8e circonscription.
Pour les municipales, Hussein Mokhtari refuse l'excès de confiance. De la participation des électeurs dépend le réultat du scrutin. « Au moins 50% de l'électorat de gauche devra se rendre aux urnes pour espérer l'emporter », prévient-il.
Investi le 26 septembre par les militants d'Argenteuil, Philippe Doucet lance la campagne municipale des socialistes dans la 1ère ville du Val d'Oise, 3e d'Ile de France, perdue en 2001 par la gauche.
A Ezanville, Philippe Demaret, le Conseiller général du Canton est tête de liste des socialistes. Il tentera de prendre cette ville de 9.000 habitants à la droite. Voici son affiche, son slogan "une énergie nouvelle pour Ezanville" et son blog de campagne qui se met progressivement en place.
Hillary Clinton a remporté haut la main le débat télévisé de la nuit dernière avec ses adversaires démocrates. Dans une salle de Las Vegas surchauffée, elle s’est remarquablement rattrapée de sa médiocre performance du mois dernier. A 50 jours des primaires, la sénatrice de New York est en train de prendre le large.
Lors du dernier débat télévisé fin Octobre, Hillary Clinton avait paru en danger. Hésitante, sur la défensive face aux attaques de ses adversaires sur l’Irak, elle avait même paru chancelante en étant incapable de prendre une position claire sur l’obtention du permis de conduire pour les clandestins. Enfin, les derniers sondages montraient qu’Obama comblait son retard dans certains états. A 48 jours des premières primaires.
Mais le débat de la nuit dernière à Las Vegas s’est passé différemment. Souriante, beaucoup lus décontractée et mieux préparée aux attaques de ses deux principaux rivaux (Barack Obama et John Edwards), Hillary a fait face et fait taire ses détracteurs. L’ambiance était absolument surchauffée à las Vegas, ville connue pour ses combats de boxe. Hillary fut la première à attaquer ses adversaires : « on ne m’attaque pas parce que je suis une femme mais parce que je suis en tête dans les sondages ».
Lorsque le sénateur Edwards l’attaqua sur l’Irak et l’Iran, elle lui répondit sèchement : « il faut arrêter de jeter la pierre à ses adversaires. C’est la seule tactique que vous ayez trouvé pour me déstabiliser. Vous utilisez les mêmes méthodes que les républicains. »
La salle l’applaudit à tout rompre. Elle venait de marquer un point. Barack Obama a, lui, a paru, mal à l’aise. Il s’est pris les pieds dans le tapis au sujet de l’immigration en reconnaissant qu’il avait voté une loi favorisant le travail illégal de clandestins lorsqu’il était législateur de l’Illinois. Edwards ne fera guère mieux par la suite en se montrant évasif sur l’obtention du permis de conduire pour les immigrants clandestins. A ce sujet, Hillary Clinton a retenu les leçons du dernier débat puisqu’elle se prononça contre.
Au vu des réactions du public, Hillary a semblé largement l’emporter. Elle a également désamorcé toute tentative de récupération politique parce « qu’elle est une femme ». « Je ne joue pas la carte de : votez pour moi car je suis une femme. Ici à las Vegas, je joue la carte de la victoire ! » On espère que Ségolène Royal a écouté son discours. Cela pourrait lui servir la prochaine fois. Quand à Hillary Clinton, c’est bien un direct du gauche qu’elle assena à ses adversaires dans la ville des puncheurs…
De l'aéroport de Rochambeau, en Guyane, Ségolène Royal, a appelé vendredi le gouvernement français à "sortir de son entêtement face au mouvement social en cours".
"Le gouvernement porte une grande partie de la responsabilité de ce qui se passe pour avoir tardé à négocier".
"Mieux vaut tard que jamais, il faut absolument que le gouvernement accepte la proposition qui est faite par les organisations syndicales de se mettre autour d'une table pour discuter les conditions de la négociation".
"On ne peut pas s'amuser à faire des bras de fer pour savoir qui perd la face et qui ne la perd pas. Pour que les usagers du service public sortent de la galère qu'ils subissent, il faut que le gouvernement fasse un effort puisque les syndicats en ont fait un en acceptant de négocier et en acceptant le principe de la réforme".
"Il faut accepter de temps en temps de perdre la face. Aujourd'hui il y a du désordre en France, et les premières victimes de ce désordre, ce sont les usagers, et souvent des catégories moyennes et modestes, qui n'ont pas les moyens d'autres modes de transport, donc ils perdent du temps pour aller au travail, ce sont des familles perturbées dans leur vie, et ce sont des salariés inquiets pour leur avenir. Le désordre vient quand il y a un sentiment d'injustice. Si on veut que l'ordre qui permet à chacun de vivre bien dans notre pays revienne, il faut que le gouvernement apporte la preuve que les réformes qu'il propose sont justes".
Ségolène Royal a achevé une visite de quatre jours à l'invitation du président du Conseil régional de Guyane, Antoine Karam (Parti Socialiste Guyanais).
Les soucis s'accumulent pour le Président UMP du Conseil général du Val d'Oise...
Après la victoire surprise de la gauche sur le canton de Sannois en septembre dernier, la majorité UMP du Conseil général se trouve déjà en difficulté à quelques mois du renouvellement de 20 Conseillers généraux en mars prochain. Dans le même temps, François Scellier, le chef de cette majorité, Président du Conseil général depuis plus de 10 ans vient d'être condamné pour favoritisme dans le cadre de ses précédentes fonctions de Maire de Saint-Gratien. Cependant, il a été dispensé de peine...
Voici le point de vue du Parti socialiste suite à cette condamnation et à la réaction sur le sujet de François Scellier dans le Parisien du 8 novembre.
Comment se plaindre et pester contre la justice alors que, reconnu délinquant malgré des "pertes de mémoire", on a bénéficié d'une dispense de peine et été relaxé dans une autre affaire en une seule journée...
Quel culot ! C'est la réaction que chacun pourrait avoir en lisant les pages du Parisien Val d'Oise d'aujourd'hui, où l'on apprend que François Scellier, ancien maire de Saint gratien de 1983 à 2001 et actuel président UMP du conseil général, a hier été jugé coupable par le tribunal correctionnel de Pontoise dans une affaire de délit de favoritisme pour l'attribution de marchés publics. Une première affaire portait sur le choix d'un architecte pour un projet d'extension d'une école de saint-Gratien tandis qu'une seconde, pour laquelle il a été relaxé, concernait la création d'une bibliothèque. Dans l'affaire de l'extension d'une école communale, le maire de l'époque avait choisi l'architecte sans organiser des concours, alors même qu'une délibération du conseil municipal l'y obligeait.
Devenu amnésique ("nous avions totalement oublié qu'il y avait eu une délibération"), François Scellier s'est également brossé en martyr : "Je vais monter sur l'échaffaud " . Il est vrai que les juges se sont comportés comme de véritables bourreaux : Suivant les requisitions du procureur rappelant que les faits remontent à longtemps et que le trouble lié au délit a cessé, les magistrats de Pontoise l'ont reconnu coupable mais l'ont dispensé de la peine d'inégibilité qui devait normalement s'appliquer. Par ailleurs, cerise sur le gâteau, l'affaire ne sera pas mentionnée au casier judiciaire de cet homme politique de premier plan. Quelle cruauté !
Réaction de l'intéressé, en voyage au Japon plutôt que répondant présent à l'audience : "Une affaire qui dure depuis plus de dix ans pour en arriver là : Cela pose la question quant à l'éfficacité de la justice [...] Je me demande ce qu'est une condamnation sans peine [...] Ou on est coupable et on mérite une peine, ou on ne l'est pas et on est relaxé".
Pour François Scellier, l'affaire tient en une phrase : "C'est un magistrat qui a voulu se faire un notable". Là encore, le comportement de l'élu vire à la paranoïa, les jugements étant rendus par trois magistrats de la collégialité, un magistrat du Parquet et selon les conclusions d'un juge d'instruction. A cinq juges contre lui, on frise la théorie du complot...Se plaignant également des frais de procédure que cette affaire lui aura coûté, le président du conseil général semble donc contester la décision du tribunal et remettre en cause le raisonnement tenu en première instance. Dans ce cas, pourquoi ne fait-il pas appel, s'il n'a rien à se reprocher ?
In the November 15 Democratic debate in Las Vegas, when there
was the most at stake, Hillary put on her best performance.
She was prepared, firm, and 100 percent ready to lead America.
But all her experience, strength, and great ideas for the future won't matter if she isn't our nominee. Your help is key to making sure she secures the nomination and takes on the GOP in 2008. Please help Hillary make history with your contribution today.
LAS VEGAS (AFP) La favorite démocrate dans la course à la Maison Blanche en 2008, Hillary Clinton, a tenu tête jeudi aux attaques musclées de ses rivaux, affirmant qu'ils voulaient "la couvrir de boue" lors d'un débat télévisé à Las Vegas (Nevada, ouest).
Lors de ce neuvième rendez-vous télévisé, organisé cette fois dans la capitale mondiale du jeu, les deux principaux rivaux de la sénatrice, Barack Obama et John Edward ont d'emblée pris à partie Mme Clinton sur la couverture santé, la sécurité sociale, l'immigration et l'Irak.
Le sénateur noir Barack Obama tout en assurant que Mme Clinton était une "politicienne très capable" a déclaré que les Américains "avaient besoin de réponses claires à des questions difficiles et ce n'est pas ce que nous avons vu".
Mme Clinton, après une piètre performance lors du dernier débat il y a deux semaines contre des rivaux déterminés à la faire trébucher a vu se multiplier les critiques à propos de prises de positions contradictoires.
"Elle dit qu'elle va apporter le changement à Washington, alors qu'elle continue à défendre un système qui ne marche pas, qui est détraqué,
qui est corrompu" a lancé pour sa part l'ancien sénateur John Edwards.
Comme lors du précédent débat, le gouverneur du Nouveau-Mexique Bill Richardson a regretté l'aggressivité des piques contre Hillary Clinton.
"Arrêtons ce dénigrement" a-t-il demandé à ses rivaux.
Mais l'ex-Première dame a tenu tête à des adversaires qu'elle a accusé
de vouloir la "couvrir de boue". "Si quelqu'un lance des critiques, il devrait au moins s'assurer des faits" a-t-elle dit.
Elle a nié par ailleurs vouloir jouer les victimes, après que ses conseillers aient suggéré qu'elle était attaquée parce qu'elle était une femme. "Je comprends trés bien que l'on m'attaque, pas parce que je suis une femme, mais parce que je suis en tête" a dit Mme Clinton.
Les candidats ont notamment évoqué la crise au Pakistan. Le sénateur Joseph Biden a estimé que Washington devrait passer d'une "politique centrée sur le général Pervez Musharraf à une politique centrée sur le Pakistan".
Mme Clinton a par ailleurs estimé que la sécurité nationale des Etats-Unis était plus importante que de promouvoir les Droits de l'Homme à l'étranger. "La première obligation d'un Président des Etats-Unis est de protéger et de défendre les Etats-Unis" a-t-elle déclaré.
Pour le politologue Costas Panagopoulos, de Fordham University, Mme Clinton s'en est bien sortie et s'était "clairement préparée à la bataille".
"Elle était bien armée et s'attendait à devoir répondre à ces attaques" a-t-il ajouté.
Mme Clinton, qui est apparu plus détendue et souriante que lors de la dernière joute, a eu droit à une question beaucoup moins risquée en fin de débat. Interrogée sur le fait de savoir si elle préférait "les perles ou les diamants" elle a répondu dans un grand rire "les deux".
Les sondages démontrent que la candidate démocrate, toujours en tête dans les sondages, est en perte de vitesse au niveau national. Deux sondages dans l'Etat clé du New Hampshire (nord-est), où doivent se dérouler des primaires dans deux mois, confirment cette tendance.
Dans l'Iowa, où se déroulera le premier caucus ou réunion de militants chargés de désigner le candidat de leur parti le 3 janvier, Mme Clinton est au coude au coude avec Barack Obama et l'ancien sénateur John Edwards.
Les élections primaires se dérouleront dans l'Etat du Nevada
CGT, FO, CFTC, Unsa, CFE-CGC et Sud participeront à la négociation mercredi proposée par la direction. Un représentant de l'Etat sera présent sous condition de reprise du trafic.
Les six fédérations de cheminots (CGT, FO, CFTC, Unsa, CFE-CGC et Sud) ont appelé dimanche 18 novembre à reconduire pour 24 heures la grève à la SNCF contre la réforme des régimes spéciaux de retraite et participeront à la négociation mercredi avec la direction, selon la CGT.
La direction de la SNCF a officiellement proposé dimanche aux syndicats de réunir une première table ronde sur le projet de réforme des régimes spéciaux mercredi prochain, mais conditionne la présence de représentants de l'Etat à l'arrêt du mouvement de grève.
"Conformément aux termes de la lettre de la présidente Anne-Marie Idrac, la table ronde sur le projet de réforme
du régime spécial de retraite SNCF se tiendra au siège
de l'entreprise le mercredi 21 novembre 2007 à 15h", annonce la direction de la SNCF dans son communiqué.
Table-ronde sous conditions
L'ordre du jour comportera trois points: le "calendrier" et la "méthode de travail" pour les négociations, les thèmes des tables rondes consacrées à la négociation d'entreprise "à partir des propositions de la direction" et l'examen "des propositions concrètes des organisations syndicales et de la direction permettant d'améliorer, dans le respect des principes d'harmonisation, la situation et les droits des cheminots".
"Cette table ronde pourra se dérouler en présence de représentants de l'Etat si le niveau de service assuré d'ici mercredi garantit le droit au transport", stipule le communiqué.
Les propositions de négociation faites vendredi soir par la direction de la SNCF et la lettre envoyée par la présidente samedi aux syndicats "démontrent que gouvernement et direction sont obligés de prendre en compte le rapport de force, même si à ce jour, les réponses apportées ne sont pas à la hauteur des enjeux", estimaient les fédérations de cheminots.
Deux " manques importants "
Elles soulignent deux "manques importants" dans les documents et propositions qui leur ont été transmis et demandent une nouvelle fois l'ouverture "sans préalable" de "véritables négociations".
"Aucune possibilité n'est donnée dans le texte d'aborder les principes fondamentaux de la réforme des régimes spéciaux, de même, aucune annonce n'est faite de l'ouverture de négociations sur les questions de l'entreprise qui sont portées dans ce conflit (fret, pouvoir d'achat, emploi)", indiquent les syndicats, qui "vont s'adresser de nouveau à la Présidente de la SNCF pour obtenir de sa part des réponses et des engagements".
Les AG décideront de la reconduction du mouvement
Le gouvernement et les syndicats ont campé samedi sur leurs positions et les assemblées générales ont reconduit le mouvement jusqu'à lundi.
Le Premier ministre François Fillon a demandé un appel à la reprise du travail comme condition à l'ouverture de discussions alors que les fédérations syndicales réclament de "véritables négociations sans préalable".
Dans un communiqué diffusé samedi soir, la CGT, FO, la CFTC, l'UNSA et la CFE/CGC ont "appellé les cheminots à rester unis et mobilisés et à débattre de la reconduction de la grève pour une nouvelle période de 24 heures", selon un communiqué signé des principaux syndicats, à l'exception de Sud-Rail. La CFDT-Cheminots s'est retirée du mouvement vendredi soir.
"Demain, les assemblées générales se réuniront, débattront de la situation sociale, de l'état du rapport de forces et auront des propositions concernant la suite du mouvement", a déclaré Didier Le Reste, secrétaire général de la CGT Cheminots.
Trafic toujours perturbé à la SNCF et la RATP
Le trafic SNCF était encore perturbé dimanche matin
au plan national.
Le trafic est conforme aux prévisions annoncées vendredi pour le week-end : 250 TGV sont prévus, 45 Corail et 40% des trains express régionaux.
Le trafic RATP restait perturbé dimanche à la mi-journée sur l'ensemble des lignes du métro parisien, dont six d'entre elles n'offraient aucun service à 11h15.
Seule la ligne 14, automatique, fonctionnait normalement.
Concernant le RER, le trafic sur la ligne A était "très fortement perturbé" avec une rame sur sept, et "non assuré" sur la ligne B.
La RATP prévoit "un métro sur quatre et un bus sur deux" lundi et "très peu" de RER, soit un trafic "un peu mieux" que dimanche, cinquième jour de grève contre la réforme des régimes spéciaux de retraite, a indiqué sur RTL son président Pierre Mongin.
Les prévisions seront "affinées dans l'après-midi" mais "ça va ressembler à la journée d'aujourd'hui (dimanche)
s'il ne se passe rien, c'est ce que nous voulons éviter".
Au quatrième jour de grève dans les transports contre la réforme des régimes spéciaux de retraite, le porte-parole du Parti socialiste Julien Dray a estimé samedi que le gouvernement portait "une part importante de responsabilité" et pouvait donner les "garanties" demandées par les salariés afin qu'une "issue rapide
soit trouvée".
A ses yeux, "personne n'a intérêt à ce que tout cela se durcisse".
"Pour l'instant, on ne comprend plus bien ce blocage parce qu'il suffit simplement d'un geste" réclamé par les syndicats, a jugé le député de l'Essonne, sur France Info, en soulignant dans le même temps qu'il ne soutenait pas "certaines organisations syndicales minoritaires" qui jouent "le jeu de la radicalisation" du mouvement.
"Je crois qu'il faut, quand on est syndicaliste, être évidemment responsable, c'est-à-dire tenir compte du rapport de forces, tenir compte aussi de l'opinion, ne pas jouer la grève pour la grève avec les risques que cela peut entraîner pour le mouvement, pour les salariés", a-t-il dit.
"Je crois que personne n'a intérêt à ce que tout cela se durcisse parce qu'on sait bien" que dans ce cas, "des opérations (...) viseront à bloquer pour essayer d'empêcher le fonctionnement, et donc le risque de violence existe".
"Ce qui est étonnant, c'est que mardi, on avait l'impression qu'on était quasiment au bord d'un accord et que tout d'un coup, on sent que renaît à l'intérieur du gouvernement l'envie d'aller jusqu'au bout, de faire plier les organisations syndicales, et notamment la CGT, qui est l'organisation syndicale", a également déclaré le porte-parole du PS.
"Je soutiens les salariés, je soutiens les organisations syndicales, je crois que c'est que nous avons dit, nous, Parti socialiste, mais nous voulons qu'une issue rapide soit trouvée. Et c'est la responsabilité d'un gouvernement" de le faire, a observé Julien Dray.
Les organisations syndicales "ont besoin de rassurer un certain nombre de salariés" inquiets, qui demandent des garanties", a-t-il déclaré. "Je pense que le gouvernement peut donner ces garanties, donc il peut faire cette réunion avec l'ensemble des organisations syndicales et ouvrir après les négociations entreprise par entreprise".
A la question de savoir s'il regrettait que la gauche n'ait pas réformé les régimes spéciaux quand elle était au pouvoir, le porte-parole du PS a répondu: "peut-être, oui, certainement". "C'est quelque chose que nous aurions dû faire plus tôt et nous l'aurions fait mieux que ne l'a fait le gouvernement aujourd'hui, parce que je crois que nous aurions, nous, obtenu par la négociation, justement l'accord de toutes organisations syndicales".
Il a par ailleurs estimé qu'"on voit bien aujourd'hui",
à la différence de 1995, que "toutes les organisations syndicales sont prêtes à faire évoluer les régimes spéciaux de retraite.
Ce qu'elles demandent, c'est des garanties quant au pouvoir d'achat", a-t-il noté, voyant dans cette grève le reflet d'"un profond malaise".
"Dans la campagne présidentielle, le thème majeur du candidat-président, c'était celui de la feuille de paie et pour l'instant, les mois passent, l'injustice s'est installée avec le paquet fiscal" en juillet, et "le pouvoir d'achat est en régression", a-t-il dit.
L'an prochain, 700 000 à 850 000 personnes, exonérées jusque-là de la redevance télé, devront la payer.
Patrick Bloche, député PS de Paris, tire la sonnette d'alarme car cette mesure touchera principalement des personnes âgées modestes.
C'est une vraie douche froide qui attend des centaines de milliers de Français.
Alors qu'ils en étaient exonérés jusqu'à maintenant, ils devront en effet payer au fisc l'an prochain 116 de redevance audiovisuelle.
C'est Patrick Bloche, député PS de Paris, qui a soulevé le lièvre en fin de semaine à l'Assemblée nationale, estimant le nombre de ces infortunés contribuables à 850 000.
Un chiffre que conteste son collègue UMP Patrice Martin-Lalande, député du Loir-et-Cher, qui estime quant à lui qu'ils ne seront « que » 700 000.
Une bataille de chiffres qui n'enlève rien au fait qu'en 2008 l'avis d'imposition risque de rester en travers de la gorge d'un grand nombre de contribuables.
Parmi eux, de nombreuses personnes âgées non imposables. Patrice Martin-Lalande admet, toutefois, que la pilule risque d'être amère pour certains et se dit prêt à revoir, dans les prochaines semaines, « les conditions d'exonération pour les cas les plus difficiles ».
« Légal accès à la santé pour tous, cest un droit fondamental. Si l'Etat et l'Assurance Maladie en sont les premiers garants, la Région y contribue au quotidien, en aidant notamment les professionnels de santé à bien se former et en incitant les futurs praticiens à exercer en milieu rural. » Ségolène Royal Présidente de la Région Poitou-Charentes
Métiers du secteur sanitaire et social : 430 nouvelles formations financées en 2007
Pour que chacun ait un métier en Poitou-Charentes et pour répondre à de forts besoins en soins, la Région sest engagée en 2004 à soutenir 10000 futurs professionnels du secteur sanitaire et social à lhorizon 2010. Cette action se concrétise notamment avec les bourses versées chaque année à quelque 1000 étudiants en formation initiale dans les secteurs paramédicaux, sociaux et de santé.
Dans le cadre dune convention avec lAssedic, la Région soutient aussi depuis 2006 la formation de demandeurs demplois au métier daide soignant. Après une première promotion à lissue de laquelle 95 % des élèves ont aujourdhui trouvé un emploi, cette action est renouvelée cette année pour 361 nouveaux élèves entrés en formation en septembre.
De plus, la Région aide désormais chaque année 72 personnes à obtenir un diplôme dans ce même secteur (infirmiers, mais pas uniquement), notamment par validation des acquis de lexpérience.
Plus dinfos sur ces aides régionales: lire le projet de décision soumis au vote des élus régionaux lors de la Commission Permanente du lundi 19 novembre.
L'Actu
24 nouveaux étudiants en médecine soutenus par la Région pour lutter contre la désertification médicale
Pour aider à maintenir un réseau de médecins généralistes de proximité en milieu rural, la Région incite les étudiants en médecine à sinstaller à la campagne dans le cadre de sa compétence daménagement du territoire.
Pour lannée universitaire 2007 2008, 24 nouveaux étudiants vont ainsi bénéficier dune indemnité régionale (logement et déplacement) pour effectuer leur stage pratique de 3ème cycle en milieu rural.
Depuis 2005, 115 étudiants ont bénéficié ou bénéficient de cette aide. A noter :
- à lissue de ce stage soutenu par la Région, deux bénéficiaires sur trois envisagent de sinstaller en milieu rural, contre un sur trois avant le stage ;
- les étudiants de la nouvelle « promotion » sont plus nombreux d'un tiers par rapport aux promotions précédentes ;
- les médecins accueillant ces étudiants sont, pour moitié, formés à la maîtrise de stage avec laide de la Région.
Plus dinfos sur cette nouvelle promotion : lire le projet de décision soumis au vote des élus régionaux lors de la Commission Permanente du lundi 19 novembre.
Découvrez dès maintenant tous les projets de la Commission Permanente du 19 novembre
Comme les élus régionaux s'y sont engagés en 2004, vous pouvez dès maintenant découvrir tous les nouveaux projets qui seront soumis au vote de la Commission Permanente du Conseil Régional lundi 19 novembre.
Contrat Nouvelle Embauche : lO.I.T. confirme la position de la Région Poitou-Charentes
Ségolène Royal et les élus régionaux ont accueilli jeudi 15 novembre avec satisfaction la décision de lOrganisation Internationale du Travail relative au Contrat Nouvelle Embauche. LOIT a en effet condamné le CNE, considérant que la période dessai de deux ans "nétait pas raisonnable".
Cette décision vient confirmer celle du tribunal administratif de Poitiers qui déjà avait conforté la Région dans sa décision de ne pas aider les créations demplois réalisées sous forme de CNE. Ce type de contrat favorise la précarité, ce qui est néfaste tant pour le salarié qui est exposé à une fin de contrat brutale et non motivée que pour lentreprise qui a besoin de personnels motivés et formés.
La Présidente de Région et les élus régionaux ont toujours estimé que le contribuable na pas à financer des aides accordées pour des contrats favorisant la précarité, mais au contraire des contrats de travail « Gagnant Gagnant » garantissant une plus grande stabilité pour les entreprises et les salariés. La Région préfère investir dans linnovation et la qualification des salariés, pour améliorer la productivité des entreprises et les inciter à mieux payer leurs salariés. Ils demandent que « le Gouvernement en tire les conséquences dans le droit français en rendant illégal ce type de contrat de travail ».
En quelques clics, trouvez rapidement un service à la personne près de chez vous
Vous avez besoin d'une garde d'enfant ou de soutien scolaire à domicile ? D'une aide personnelle ? Mais vous ne savez pas où et comment chercher ?
A toute heure, le Portail Poitou-Charentes des Services publics vous propose :
- le carnet d'adresses régional le plus complet ;
- des contacts près de chez vous et dans toute la région ;
- la possibilité de connaître immédiatement le mode de paiement qui vous est proposé par chaque prestataire, et le prix de chaque prestation.
Lécotourisme, un des grands projets touristiques régionaux pour 2008
Mardi dans les Deux-Sèvres, la Région et le Comité Régional de Tourisme Poitou-Charentes ont organisé un Forum des professionnels du Tourisme. Dabord pour dresser le bilan dune saison 2007 contrastée mais satisfaisante, marquée par :
- un bon début de saison ;
- une activité ralentie par une météo très difficile en mai et en juin ;
- un bon bilan global dété (notamment pour les sites de visites) malgré des conditions météorologiques toujours difficile qui ont en revanche pénalisé lhôtellerie de plein-air ;
- une arrière-saison très satisfaisante.
Une journée qui a aussi été loccasion pour le Comité Régional de Tourisme et sa présidente, la conseillère régionale Marie-Claude Bridonneau, de présenter les grandes orientations du CRT pour 2008. Parmi celles-ci : le développement de lécotourisme, sur lequel quelque 180 professionnels ont pu faire des propositions lors dun atelier déchanges et dexpériences à linvitation de la Région.
Du nouveau sur le Portail Jeunes des 15-25 ans : places gratuites pour lavant-première du film « On dirait que » au cinéma Le Relais à St Georges de Didonne.
Vous connaissez le Portail Jeunes régional des 15-25 ans ? Etudier, se loger, travailler, sortir : une mine dinformations utiles avec notamment des places gratuites à saisir. Et justement, le 20 novembre à 20h30, la Région vous invite à la projection en avant première du film « On dirait que », réalisé avec son soutien par Françoise Marie et tourné notamment en Charente-Maritime. Vous pouvez dès à présent réserver votre place sur le Portail Jeunes à condition davoir entre 15 et 25 ans, bien sûr !
Et si vous aimez le sport, vous pouvez aussi réserver vos places pour :
Rugby : SC Angoulême Soyaux le 25 novembre
Football : Niort Gueugnon le 30 novembre
Football : Châtellerault Bayonne le 1er décembre
Tennis : Internationaux féminins de la Vienne du 17 au 25 novembre
Intéressé ? Matchs, avant-premières, spectacles :c'est par ici...
Expo : « Elégance » à la Maison de la Région
Attirée depuis toujours par le dessin et la peinture, Johanna s'est naturellement laissée guider par cette expression universelle et sa passion pour le continent africain. A la recherche de plus de force et de spontanéité, elle s'est peu à peu éloignée des portraits réalistes pour évoquer des attitudes par ces silhouettes qu'elle fait évoluer dans un monde de couleurs et de lumières où se mêlent matières et écritures. La constante présente dans les uvres de Johanna est dans l'élégance extrême de ses personnages. Exposition jusquau 30 novembre, du lundi au vendredi à la Maison de la Région. Vernissage mercredi 21 novembre à 17h45. Entrée libre.
« Habiter l'agglomération de Poitiers », l'exposition
Le territoire de l'agglomération de Poitiers est en pleine mutation : autrefois rural, il est voué à une densification autour de la capitale régionale. Pour mieux préparer son développement futur, il était nécessaire de comprendre comment il a été occupé et utilisé au fil du temps, jusqu'à aujourd'hui. La Région et la Communauté d'Agglomération de Poitiers ont donc décidé de conduire l'inventaire du patrimoine de l'agglomération. Pour en faire partager les premiers résultats au public, elles proposent « Habiter l'agglomération de Poitiers », une exposition grand public qui circulera dans l'ensemble des communes de l'agglomération.
L'exposition sera présentée en avant-première le lundi 19 novembre à 17h30 à la Maison de la Région. Rendez-vous à l'Hôtel de Ville de Poitiers du 20 au 30 novembre.Plus d'infos.
La Région vous propose des places pour Pollutec 2007
Du 27 au 30 novembre, la Région, le Pôle des Eco-Industries de Poitou-Charentes et le Biopôle de Poitiers seront présents à Pollutec, 23ème salon international des équipements, des technologies et des services de lenvironnement. Les trois partenaires offriront cette année encore une vitrine à une dizaine dentreprises régionales. Etudiants, entreprises, collectivités et professionnels du secteur, la Région vous propose des entrées pour le Salon : merci de contacter Isabelle Herrier par courriel ou au 05 49 38 47 61.
Le 29 novembre, la Région vous invite au 1er Forum régional du logiciel libre
En organisant ce Forum à Poitiers, la Région souhaite partager les clefs de compréhension sur l'utilisation et le développement du logiciel libre, conformément à son Plan Numérique Régional. Elle souhaite également offrir un temps fort qui nourrisse le débat sur la gestion mutualisée de projets portés par les collectivités locales, tels que le Portail Poitou-Charentes des Services Publics. Elus et techniciens territoriaux, acteurs du logiciel libre en Poitou-Charentes, vous voulez participer ? Découvrez le programme détaillé de la journée et inscrivez-vous en ligne sur le Portail Poitou-Charentes des Services Publics. Clôture des inscriptions mardi 27.
Ségolène Royal appelle le gouvernement à sortir de son entêtement
Ségolène Royal, en déplacement en Guyane, a appelé vendredi le gouvernement français à "sortir de son entêtement" face au mouvement social en cours et lui a reproché d'avoir tardé à négocier.
"L'entêtement n'est jamais bon conseiller, j'appelle le gouvernement à sortir de son entêtement", a affirmé Ségolène Royal vendredi soir à l'aéroport de Rochambeau, en Guyane, où la présidente PS du Conseil régional de Poitou Charente a achevé une visite de quatre jours à l'invitation du président du Conseil régional de Guyane, Antoine Karam (Parti Socialiste Guyanais).
"Le gouvernement porte une grande partie de la responsabilité de ce qui se passe pour avoir tardé à négocier", a ajouté devant la presse l'ancienne candidate du PS à la présidentielle avant de s'envoler pour Paris.
"Mieux vaut tard que jamais, il faut absolument que le gouvernement accepte la proposition qui est faite par les organisations syndicales de se mettre autour d'une table pour discuter les conditions de la négociation", a-t-elle précisé.
"On ne peut pas s'amuser à faire des bras de fer pour savoir qui perd la face et qui ne la perd pas. Pour que les usagers du service public sortent de la galère qu'ils subissent, il faut que le gouvernement fasse un effort puisque les syndicats en ont fait un en acceptant de négocier et en acceptant le principe de la réforme", a expliqué Ségolène Royal.
"Il faut accepter de temps en temps de perdre la face », a-t-elle ajouté.
"Aujourd'hui il y a du désordre en France, et les premières victimes de ce désordre, ce sont les usagers, et souvent des catégories moyennes et modestes, qui n'ont pas les moyens d'autres modes de transport, donc ils perdent du temps pour aller au travail, ce sont des familles perturbées dans leur vie, et ce sont des salariés inquiets pour leur avenir", a déploré Mme Royal.
"Le désordre vient quand il y a un sentiment d'injustice. Si on veut que l'ordre qui permet à chacun de vivre bien dans notre pays revienne, il faut que le gouvernement apporte la preuve que les réformes qu'il propose sont justes", a-t-elle ajouté.
Georges Frêche soutiendra Ségolène Royal ou Delanoë en 2012
Invité de France3 Sud, Georges Frêche répète qu'il faut saborder le PS pour voir renaître la gauche
Ségolène ou Bertrand. Georges Frêche, invité de la Voix est libre ce samedi sur France 3 Languedoc Roussillon, voit deux candidats possibles à gauche en 2012, Ségolène Royal ou Bertrand Delanoë. Une fois le parti socialiste liquidé et un nouveau parti de gauche créé.
Ségolène Royal s'oppose à un projet de mine d'or en Guyane
Ségolène Royal a pris position jeudi contre le projet de mine d'or de la
multinationale canadienne IamGold
sur la montagne de Kaw, en Guyane française.
"Ce projet n'est pas opportun", a déclaré à la presse la présidente de la région Poitou-Charente, invitée en Guyane par son homologue, Antoine Karam, membre du Parti Socialiste guyanais.
Mme Royal a plaidé pour "l'organisation d'un référendum d'initiative populaire" sur cette question, "en mettant toutes les informations scientifiques sur la table".
"Le principe de précaution doit l'emporter sur tout le reste, la population doit être parfaitement informée des conséquences en terme de dégâts sur l'environnement", a-t-elle ajouté.
Mené dans le cadre d'une concession accordée pour 25 ans sur 30 km2 en novembre 2004, le projet a reçu un avis favorable des services de l'Etat.
CBJ Caïman promet la création de 340 emplois directs - plus de six cents avec les emplois indirects - pour une exploitation minimale de sept ans, et une production de 27 tonnes d'or.
La société indique avoir dépensé 79 millions d'euros depuis 2003,
et projette d'investir 132 millions d'euros dans la construction de l'usine et la mise en exploitation du site, après deux ans de chantier.
Elle s'est engagé à "mettre en oeuvre les techniques les plus avancées" pour "préserver le patrimoine naturel".
Réunis dans le collectif "Non à CBJ Caïman sur la montagne de Kaw", 35 partis, association locales ou nationales - l'essentiel de la gauche guyanaise, des syndicats et associations de protection de l'environnement - prônent le classement de la montagne de Kaw en "réserve de biosphère" et la création d'emplois durables dans ce cadre.
A l'opposé, le projet minier est soutenu par les organisations patronales et socio-professionnelles locales, l'UMP Guyane et la commune de Roura, où se situe le projet.
Ségolène Royal: rendre "illégal" le CNE après la décision de l'OIT
Ségolène Royal a salué jeudi la décision de l'Organisation internationale du travail qui a considéré que la période d'essai de deux ans du Contrat nouvelles embauches (CNE) n'était "pas
raisonnable", demandant au gouvernement de rendrece contrat "illégal".
"Ségolène Royal et les élus régionaux accueillent avec satisfaction la décision de l'Organisation Internationale du Travail relative au Contrat nouvelle embauche", affirme la présidente socialiste de Poitou-Charentes dans un communiqué.
"Cette décision vient confirmer celle du tribunal administratif de Poitiers qui déjà avait conforté la Région dans sa décision de ne pas aider les créations d'emplois réalisées sous forme de CNE", rappelle l'ex-candidate.
"Le gouvernement doit désormais en tirer les conséquences dans le droit français en rendant illégal ce type de contrat de travail", ajoute-t-elle.
Avec un peu de retard, voici le Programme de la visite de Mme Royal en Guyane,
- Eclairage - Une base qui n'obéit pas aux chefs syndicaux, des étudiants qui sortent du bois...
- Le conflit risque d'être plus corsé que prévu.
Pas de rupture sarkozyste en la matière...
Un confit social demeure toujours en France un sacré film à
rebondissements. Lundi soir, à la veille de la grève, l'ouverture surprise de Bernard Thibault a pu laisser espérer au gouvernement et aux usagers un conflit de courte durée. Le patron de la CGT a en effet accepté un dialogue entreprise par entreprise, une réforme régime spécial par régime spécial, ce qu'il avait jusqu'alors toujours refusé. Le syndicat se mettait habilement au centre du jeu, laissant ses partenaires accepter immédiatement sa stratégie lors de rencontres avec le ministre du Travail.
L'optimisme était donc de rigueur, et les commentateurs louaient le doigté de Xavier Bertrand et le courage de Bernard Thibault, promu légitimement en héros du virage réformiste. Le patron de la CGT prenait en effet un risque similaire à celui de la CFDT en 2003, au moment de la réforme des retraites de François Fillon. Le syndicat de François Chérèque en avait peu après payé le prix avec une hémorragie de 30% de ses militants vers la CGT et SUD Rail.
Que vont faire les militants CGT cette fois-ci ? A la veille du week-end, une première réponse s'impose : la base résiste et se crispe. Les AG reconduisent les arrêts de travail, à la RATP et à la SNCF. Le peu d'empressement de la base à suivre ses chefs sur la voie de la discussion éloigne donc considérablement
la sortie du conflit. Car les dirigeants ne peuvent se couper de leurs adhérents et maintiennent donc leur appel à la grève. Cela leur permet en sus de peser sur les négociations en cours. Mais à l'Elysée et au gouvernement, on ne l'entendait pas de cette oreille, et on ne l'avait (peut-être) pas prévu. "On ne négocie pas avec un pistolet sur la tempe", a ainsi affirmé jeudi soir Nicolas Sarkozy cité par Le Monde. Ce que redoutait le pouvoir est donc en passe de se produire : une jonction entre le mouvement des cheminots et la grande mobilisation des fonctionnaires mardi, pour l'emploi et le pouvoir d'achat.
Si le gouvernement refuse de discuter tant que le travail ne reprend pas, le conflit risque de changer de braquet. D'autant plus qu'un autre front surprise est en train de s'ouvrir. Avec près de la moitié des facs en grève ou touchées par la contestation, le mouvement étudiant prend de l'ampleur. Certes, à première vue, il apparaît moins périlleux que celui des régimes spéciaux. Mais après des tâtonnements stratégiques, Bruno Julliard a appelé jeudi à "amplifier la mobilisation" au sortir de sa rencontre avec la ministre de l'Enseignement supérieur. Le savoir-faire de l'Unef en matière de grèves étudiantes et la justesse de ses revendications pour de nombreux étudiants (manque de logements, bourses) peut
conduire à une contestation-tache d'huile, au contraire des blocages de minorités d'extrême-gauche très impopulaires comme constaté cette semaine.
Prendra, prendra pas ? Impossible de prévoir l'alchimie étudiante mais si la loi sur l'autonomie des universités ne cristallise pas l'opposition, le manque de moyens financiers reste une arme toujours efficace car éternellement d'actualité. Les syndicats étudiants savent bien que Valérie Pécresse veut éviter un conflit mais si la solution passe par une inévitable rallonge budgétaire, ils savent aussi que la ministre ne tient pas les cordons de la bourse. Or depuis deux semaines de conflit, ses collègues ministres ou supérieurs (Matignon ou Elysée) ne lui ont pas été d'une grande aide. Mais y a-t-il encore du grain à moudre pour calmer les étudiants ? Cette question-là aussi n'était pas prévue. Rebondissements à suivre donc... "Attachez vos ceintures", avait prévenu François Fillon.
Vidéo choc : un homme est tué électrocuté avec un Taser sans raison justifiée.
Au Canada un drame s'est produit : des policiers de la Gendarmerie Royale du Canada ont tiré sur un homme avec un pistolet électrique Taser. L'homme est décédé.
Cette vidéo montrant la violence policière sur Robert Dziekanski, un Polonais de 40 ans, mort après avoir reçu deux décharges électriques à l`aéroport de Vancouver, le mois dernier, a été rendue publique le 14 novembre.
Ce film, tourné par Paul Pritchard un résident de Victoria, a été donné aux médias par l`avocat de la mère de la victime pour que le public voit la brutalité de la police canadienne.
Comment se plaindre et pester contre la justice alors que , reconnu délinquant malgré des "pertes de mémoire", on a bénéficié d'une dispense de peine et été relaxé dans une autre affaire en une seule journée...
Quel culot ! C'est la réaction que chacun pourrait avoir en lisant les pages du Parisien Val d'Oise d'aujourd'hui, où l'on apprend que François Scellier, ancien maire de Saint gratien de 1983 à 2001 et actuel président UMP du conseil général, a hier été jugé coupable par le tribunal correctionnel de Pontoise dans une affaire de délit de favoritisme pour l'attribution de marchés publics. Une première affaire portait sur le choix d'un architecte pour un projet d'extension d'une école de saint-Gratien tandis qu'une seconde, pour laquelle il a été relaxé, concernait la création d'une bibliothèque.
Dans l'affaire de l'extension d'une école communale, le maire de l'époque avait choisi l'architecte sans organiser des concours, alors même qu'une délibération du conseil municipal l'y obligeait.
Devenu amnésique ( " nous avions totalement oublié qu'il y avait eu une délibération " ), François Scellier s'est également brossé en martyr : " Je vais monter sur l'échaffaud " .
Il est vrai que les juges se sont comportés comme de véritables bourreaux : Suivant les requisitions du procureur rappelant que les faits remontent à longtemps et que le trouble lié au délit a cessé, les magistrats de Pontoise l'ont reconnu coupable mais l'ont dispensé de la peine d'inégibilité qui devait normalement s'appliquer.
Par ailleurs, cerise sur le gâteau, l'affaire ne sera pas mentionnée au casier judiciaire de cet homme politique de premier plan. Quelle cruauté !
Réaction de l'intéressé, en voyage au Japon plutôt que répondant présent à l'audience : "Une affaire qui dure depuis plus de dix ans pour en arriver là : Cela pose la question quant à l'éfficacité de la justice [...] Je me demande ce qu'est une condamnation sans peine [...] Ou on est coupable et on mérite une peine, ou on ne l'est pas et on est relaxé ".
Pour François Scellier, l'affaire tient en une phrase : " C'est un magistrat qui a voulu se faire un notable ". Là encore, le comportement de l'élu vire à la paranoïa, les jugements étant rendus par trois magistrats de la collégialité, un magistrat du Parquet et selon les conclusions d'un juge d'instruction. A cinq juges contre lui, on frise la théorie du complot...Se plaignant également des frais de procédure que cette affaire lui aura coûté, le président du conseil général semble donc contester la décision du tribunal et remettre en cause le raisonnement tenu en première instance.
Dans ce cas, pourquoi ne fait-il pas appel, s'il n'a rien à se reprocher ?
9 et 10 novembre Invitation en Turquie par lUniversité * * * * * *
12 novembre
RENTREE POLITIQUE DE SEGOLENE SUR FRANCE INTER
EMISSION : MATINALE DE FRANCE INTER 7H/10H
1ère intervention prévue à 8h20
* * * * * * 13 et 14 novembre Invitation au Brésil à Belo Horizonte * * * * * * 15 novembre Retour du Brésil par la Guyanne * * * * * * 03 décembre 2007 Inauguration de la faculté de médecine de Poitiers * * * * * *
La présidente de Poitou-Charentes sera la candidate du PS
à l'Elysée en 2007. Elle a remporté la primaire au premier
tour avec près de 60 % des voix des militants.
Elle a gagné haut la main. Avec un résultat supérieur
à 60 %», Ségolène Royal est depuis hier soir la candidate
du Parti socialiste à l'élection présidentielle de 2007.
Très tôt dans la soirée, le résultat, appuyé sur une très forte participation (environ 80 %) des 218 771 adhérents, s'est imposé à tous comme une évidence. Et Ségolène Royal, dès 23 h 30, pouvait savourer sa victoire depuis sa circonscription de Melle, dans les Deux-Sèvres . Et vers 23 h 45, Stéphane Le Foll, directeur de cabinet de François Hollande, flanqué de Patrick Mennucci et Jean-Louis Bianco, deux membres du staff de la présidente de la région Poitou-Charentes, officialisait depuis la rue de Solférino, siège parisien du PS, la victoire de Ségolène Royal, «d'ores et déjà candidate du PS».
Les militants ont fait un choix clair», avait indiqué quelques instants plus tôt Bruno Le Roux, secrétaire national aux élections du PS. Un autre partisan de la vainqueure, Gilles Savary, indiquait que le score définitif ne serait connu que très tard dans la nuit. A Marseille, alors qu'il venait de voter, Patrick Mennucci, l'un des principaux lieutenants de Ségolène Royal, a sans doute eu le mot du jour, celui de César franchissant le Rubicon : «Alea jacta est.», le sort en est jeté.
Au vu de la participation très importante, les partisans de Ségolène Royal ont été rassurés tôt dans la soirée sur l'issue de cette primaire inédite dans l'histoire du PS, et qui porte pour la première fois dans
l'histoire de la Ve République une femme en position de l'emporter.
«Les militants ont voté comme les sympathisants, expliquait un proche de la présidente de Poitou-Charentes, comme pour souligner que les sondages, critiqués pendant la campagne interne,
ne s'étaient pas trompés.
Selon les premiers résultats parvenus avant minuit, Ségolène Royal a obtenu plus de 73 % dans les Bouches-du-Rhône, 69 % dans le Lot, 65,4 % dans le Maine-et-Loire, 64 % dans le Loiret, 61 % dans le Nord, le Pas-de-Calais, la Loire, le Finistère et le Rhône. Et, surtout, 81,44 % dans son fief des Deux-Sèvres.
La présidente de la région Poitou-Charentes portera donc les couleurs socialistes à la présidentielle de 2007. A Melle, son fief des Deux-Sèvres, Ségolène Royal a déclaré jeudi soir qu'elle vivait «intensément ce moment de bonheur». «Je n'ai pas les résultats définitifs, j'ai les premières tendances.
Je voudrais dire tout le bonheur que je ressens, je vis intensément
ce moment de bonheur», a-t-elle encore déclaré.
A Liévin (Pas-de-Calais), plus grosse section de France, Ségolène Royal l'emporte avec 80,4% des suffrages; dans les Bouches-du-Rhône, elle en récolte 75%; 61% des militants du Finistère l'ont choisie, et jusque dans la très strauss-kahnienne fédération du Maine-et-Loire - celle où a été tournée la vidéo dans laquelle elle suggérait de mettre les enseignants aux 35 heures -, la députée des Deux-Sèvres
largement arrive en tête avec 65,40% des voix, contre 25,31%
à DSK et 9,29% à Laurent Fabius. Dans les Deux-Sèvres aussi,
elle est au dessus des 80%.
Le vote s'est achevé jeudi à 22 heures.
A l'issue de six semaines de campagne,
les 218 711 militants socialistes - dont 68 049 nouveaux -
ont donc clairement affirmé leur choix - confirmant d'ailleurs les préférences des sympathisants socialistes exprimées à l'occasion des différents sondages qui ont précédé le scrutin.
Les trois candidats à l'investiture présidentielle avaient voté jeudi en fin d'après-midi, chacun dans leur section respective. Laurent Fabius au Grand-Quevilly, dans son fief de Seine-Maritime. Dans sa section de Sarcelles, dans le Val d'Oise, Dominique Strauss-Kahn s'était déclaré «confiant» et «serein». Enfin, Ségolène Royal avait voté à Melle, dans les Deux-Sèvres, assurant que c'était «finalement le vrai premier tour de l'élection présidentielle».
C'était il y a un an tout juste, Ségolène désigné par les militants socialiste, quelle joie et quelle bonheur, un an après je continu à soutenir Ségolène qui a su lever un vrai élan populaire jamais vu et cette élan populaire ne retombera pas, sa je vous le promet !!!
1 ans après, Ségolène, nous continuons à te soutenir et nous serons toujours à tes cotés pour la rénovation du PS et bien plus...
Pour fêter les 1 ans de la désignation de Ségolène Royal, faites un don même si ce n'est que 5 euros ou faites adhérer au moins un de vos proches à l'association Désirs d'avenir pour soutenir Ségolène !!!
Adhérez ou renouvelez votre adhésion
à Désirs d'avenir:
Chers adhérents, chers amis,
Je tenais à vous remercier de votre soutien et votre implication.
Ce que nous avons fait ensemble, à défaut d'une victoire, constitue une force que nous devons faire fructifier. Le suffrage universel a parlé.
Le pouvoir devra désormais être jugé sur ses actes.
J'ai engagé un renouvellement profond de la vie politique, de ses méthodes et de la Gauche.
Cela s'est traduit notamment par une forte participation des jeunes.
Je vous propose aujourd'hui de renouveler votre adhésion à Désirs d'avenir.
En effet, notre association, qui a tellement fait pour réinventer les méthodes de la vie politique et pour faire vivre la démocratie participative, doit aujourd'hui se doter de moyens plus solides et notamment pour appuyer les comités locaux et poursuivre l'existence du site Internet. Ce sont les moyens nécessaires au service de l'idéal qui nous rassemble et qui fait notre force.Ce que nous avons commencé ensemble, nous allons le continuer ensemble.
C'est pour pouvoir continuer avec vous ce que nous avons commencé, que je vous propose aujourd'hui de renouveler votre adhésion à l'aide du bulletin joint, oudirectement en ligne sur le site Internet.
Vous pouvez compter sur moi. Je serai au rendez-vous de ce travail indispensable qui m'incombe désormais.
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Si vous êtes déjà adhérent, prendre contact avec votre trésorier ou secrétaire de section pour l'adhésion 2007
A linvitation de son homologue guyanais Antoine Karam, la présidente du conseil régional de Poitou-Charentes a entamé mardi 13 une visite de 3 jours en Guyane, où elle ne sétait pas rendue lors de la dernière campagne présidentielle.
Accueillie à sa descente davion par le président du conseil régional de Guyane Antoine Karam et la députée apparentée socialiste Chantal Berthelot, par ailleurs premier vice-président de la collectivité et qui avait présidé son comité de soutien à la présidentielle 2007 en Guyane, Ségolène Royal a entamé mardi 13 une visite de trois jours dont les contours précis nont guère été officiellement dessinés. Cest à linvitation de son homologue guyanais que la présidente de la Région Poitou-Charentes séjournera jusquau vendredi 16.
Lex-finaliste de la dernière élection présidentielle, qui nétait pas venue en Guyane lors de la campagne, préférant déléguer Dominique Strauss-Kahn, lun de ses deux adversaires malheureux des primaires socialistes, doit notamment rencontrer un certain nombre de partis politiques locaux, au premier rang desquels on retrouve le Parti socialiste guyanais (PSG), dirigé par Antoine Karam.
Laspect touristique de cette visite devrait se traduire par des déplacements aux marais de Kaw et aux îles du Salut notamment.
Au second tour du scrutin présidentiel du samedi 5 mai dernier, lex-candidate socialiste avait obtenu 17 954 voix, soit 46,9 % des suffrages exprimés.
Ségolène Royal arrivait en tête dans 8 des 22 communes de Guyane. Saint-Georges de lOyapock avait été la seule commune de lest à voté Royal. Dans louest, seule Papaïchton (65,9 %) lavait portée en tête.
Comme au premier tour, Saint-Laurent du Maroni lavait préférée (51,8 %) à Nicolas Sarkozy.
AFP. Ségolène Royal a déclaré mardi à Cayenne qu'elle ne se réjouit pas "de voir un pays en grève".Mme Royal s'exprimait à son arrivée en Guyane où elle demeurera jusqu'à vendredi à l'invitation de Antoine Karam, président de la région Guyane. "Je ne me réjouis pas de voir un pays en grève", a dit Mme Royal en évoquant les grèves en métropole dans les transports et l'énergie contre la réforme des régimes spéciaux de retraite. "Si j'avais été élue présidente de la République, j'aurais mis tout de suite autour de la table : salariés, patrons et l'Etat pour que tout le monde soit garant du pacte social", a-t-elle dit.
"Les Français sont mécontents car il y a une incohérence.
Des cadeaux fiscaux profitent aux 1.000 Français les plus riches alors qu'il y a 7 millions de pauvres", a-t-elle déclaré "Bien sûr qu'il faut faire la réforme des régimes spéciaux", a déclaré à l'AFP Ségolène Royal, "mais cela ne va pas régler tout le problème des retraites.
Il faut faire la réforme petit à petit pour que tout le monde cotise quarante ans, sauf les professions les plus pénibles". "Mais ça se discute, a-t-elle ajouté, la logique qui veut aller à l'affrontement, c'est pour demain nous expliquer qu'il n'y a plus qu'une solution : la privatisation des systèmes de retraite avec les fonds de pension et celle des systèmes de santé avec les assurances privées".
"Aujourd'hui, il y a une remise en cause des remboursements de soins avec des franchises médicales, y compris pour les personnes âgées, les handicapés, ceux qui souffrent du cancer, de la maladie d'Alzheimer. Le système Sarkozy c'est faire payer, par les malades d'aujourd'hui, la recherche pour les malades de demain", a encore dit Mme Royal.
"La tradition de la France ce n'est pas ça.
La sécurité sociale a été acquise à la Libération, après la Résistance et il faut résister sur les sécurités de base qui font la France a-t-elle aussi déclaré.
Michel Pradillon, avocat et ancien bâtonnier, a entamé mardi, avec le bâtonnier du barreau et un greffier, une grève de la faim pour protester contre la suppression du tribunal de la ville. Interrogé par Nouvelobs.com, il explique son geste.
Pourquoi avoir entamé un mouvement aussi radical pour protester contre la suppression de votre tribunal ? Etait-ce l'ultime moyen pour vous faire entendre ?
- Cela fait un mois et demi que nous pensions à un tel acte. Nous sommes très conscients que cela a une forte portée, mais nous nous sommes finalement décidés. Ce mouvement ne se résume, en fait, pas seulement à une protestation contre la suppression du tribunal. Je suis un Montluçonnais de souche. J'ai 48 ans et ça fait 25 ans que j'exerce dans cette ville. Cela fait des années que je vois partir les entreprises, que je vois la population qui s'appauvrit. Cela fait des années qu'on nous dit qu'à Montluçon, économiquement, on ne peut rien. Tout cela est déjà très difficile à entendre. Mais, qu'un gouvernement républicain décide de supprimer le symbole de son pouvoir régalien dans la ville, c'est inacceptable. Il ne s'agit pas ici d'une histoire de capitaux, mais d'Etat. On peut choisir de maintenir le tribunal de grande instance de Montluçon (TGI). Il y a donc, certes, du désespoir dans notre acte, mais aussi un sentiment d'injustice. Ce gouvernement doit être cohérent avec son discours. Il faut qu'il voie les choses de près. A Montluçon, la liaison ferroviaire a été fermée il y a 40 ans ; il n'y a pas d'autoroute ; et le TGI le plus proche est à 80 kilomètres. Quant au tribunal de commerce -celui de Montluçon est aussi censé disparaître- il faudra se rendre à celui de Cusset, à 95 km. Comment voulez-vous que les justiciables puissent aller voir un juge dans ces conditions ? C'est ça la justice de proximité de Rachida Dati ?
Justement, que reprochez-vous à cette réforme en général et à la garde des Sceaux en particulier ?
- Je lui reproche son systématisme. Cette réforme est partie de l'idée qu'on devait instaurer un TGI par département. Après, il faut adapter ce principe général. C'est le fonctionnement-même de la justice : on pose des règles générales et on les adapte aux cas particuliers. Mais cette réforme a été faite sans discussion, sans concertation. La Chancellerie décide de tout d'un trait de plume. Le TGI de Montluçon est le meilleur du département, selon les chiffres de la Chancellerie. Où est donc la logique ? D'autant que le tribunal a été entièrement refait à neuf au cours des derniers mois. Certains bureaux sont encore en travaux. Et on voudrait nous envoyer à Moulins, où le TGI - un collège de Jésuites véritablement en ruines- n'a même pas la capacité d'accueil nécessaire. De qui se moque-t-on ?
Le Bâtonnier de votre ordre, également en grève de la faim, doit être reçu à la Chancellerie. Est-ce un signe positif ?
- Nous l'espérons. Cette convocation concerne les trois bâtonniers du département. La décision pourrait donc être revue. Il faut bien comprendre que l'Allier n'est pas un vrai département historique : Moulins est la préfecture ; Montluçon rassemble une grande partie des industries ; et Vichy a ce statut, un peu à part, de ville thermale. Ces trois villes sont très éloignées les unes des autres. J'imagine que si la Chancellerie convoque, c'est pour tenter de trouver un compromis. Mais il ne faut pas qu'on déshabille Pierre pour habiller Paul. Il ne faut pas simplement donner l'impression d'offrir une solution.
Interview de Michel Pradillon par François Sionneau pour le Nouvel Obs
Philippe Doucet a remporté ce soir le vote d'investiture pour être le premier des socialistes à l'élection municipale d'Argenteuil.
Alors que depuis de nombreuses semaines un important débat existe au sein du parti socialiste concernant cette ville, Philippe Doucet vient d'obtenir un soutien fort et sans équivoque de la part des militants socialistes de la Ville. Il dépasse de plus de 40 voix son adversaire du jour, Alain Leikine. Faouzi Lamdaoui n'a quant à lui finalement pas participé au vote.
Philippe Doucet affrontera donc Georges Mothron en mars prochain.
A noter aussi concernant les investitures celle d'Eric Dubertrand, autre animateur de Désirs d'avenir, à Saint Leu la Forêt.
Nous reviendrons prochainement plus en détails sur toutes les désignations, municipales et cantonales, du Parti socialiste dans le Val d'Oise. Le blog fera une large place aux différentes campagnes des candidats soutenus par le PS.
Je suis né au Havre en 1961, grande ville populaire de Normandie, issu du monde paysan par mon père et ouvrier par ma mère. Promu de l'école républicaine, je suis le premier de ma famille à obtenir le baccalauréat. J'effectue mes études supérieures sur Paris (sciences politiques, sociologie, histoire) en souhaitant devenir professeur de Sciences politiques à l'Université.
Malheureusement, la fermeture de l'usine de torréfaction de café où travaillent mes parents, et leur licenciement, m'obligent à rentrer plus tôt que prévu dans la vie professionnelle. Le hasard des rencontres me mène dans le secteur du Conseil en technologie. Aujourd'hui, je dirige une unité de 1800 salariés d'un grand groupe technologique français.
Engagé au Parti socialiste depuis 1979, je me vois confier en 1988 mes premières responsabilités militantes, chargé de l'animation du comité de soutien de la Sorbonne à François Mitterrand.
Habitant le Val d'Oise depuis 1991, jai choisi en 2003 de m'installer à Argenteuil.
J'aime l'énergie que dégage cette ville populaire et diverse, j'apprécie la joie de vivre, l'enthousiasme de ses habitants, et j'ai souhaité y voir grandir et s'épanouir mes trois enfants. Sandrine, ma compagne depuis 16 ans, et nos enfants qui ont 10, 8 et 3 ans participent à mes côtés à la vie dArgenteuil, scolaire, sportive, culturelle...
Lors des élections cantonales de 2004, jai été élu Conseiller général sur le canton nord de la ville avec plus de 30% des voix au premier tour, et 60% au second.
Depuis cette élection, jexerce mon mandat au profit de tous les Argenteuillais en suivant de près les projets du département pour notre ville (travaux routiers, 9e collège, subventions aux associations etc), en les aidant dans leurs démarches et face aux difficultés du quotidien (interventions pour des questions de logement, demploi, de formation, daccès aux droits, de nationalité) et en prenant position sur tous les dossiers de la ville, comme contrepoids à la majorité municipale.
Les Argenteuillais savent quils peuvent compter sur moi !
Issu d'un milieu et d'une ville populaire, je retrouve à Argenteuil les raisons justes et nobles de mener un combat politique. Aujourd'hui, par mon engagement municipale, je veux mettre les valeurs humanistes, de solidarité, d'émancipation, d'égalité que je défends depuis des années au profit d'Argenteuil, des Argenteuillaises et des Argenteuillais.
Asnières : un haut responsable de la mairie placé en garde à vue pour 36 heures
NANTERRE, 14 nov 2007 (AFP) - Le directeur des services de la mairie UMP d'Asnières, Bernard Loth, a été placé lundi en garde à vue pour 36 heures, après une perquisition à la mairie et à son domicile, dans le cadre d'une enquête sur des soupçons de favoritisme, a-t-il déclaré mercredi.
M. Loth, qui se décrit lui-même comme le "premier fonctionnaire de la ville", a expliqué que son "domicile" et son "bureau" avaient été perquisitionnés lundi, avant une garde à vue qui a duré 36 heures dans les locaux de la Brigade de répression de la délinquance économique (BRDE), à Paris.
Le parquet de Nanterre a confirmé l'existence d'une enquête préliminaire ouverte sur des soupçons de "favoritisme". "La garde à vue est levée, l'enquête est toujours en cours", a ajouté le parquet.
Les soupçons de favoritisme portent sur l'attribution d'un contrat à une société de restauration collective.
Selon M. Loth, les enquêteurs "voulaient savoir dans quelles conditions le contrat a été conclu. Ils ont emporté avec eux de nombreux documents".
La mairie, dirigée par Manuel Aeschlimann, a dénoncé dans un communiqué l'"une des multiples délations calomnieuses émanant d'opposants municipaux".
Le contrat visé par l'enquête a été signé avec la société Avenance et porte sur la "gestion déléguée" de la restauration collective dans les écoles publiques de la ville.
"Ce contrat a été voté en séance du conseil municipal, le 29 mars dernier, après une procédure classique de mise en concurrence et un avis rendu par une commission d'appel d'offres", a expliqué le directeur général des services.
"Nous nous étions abstenus, car nous considérions que la majorité avait choisi la société la plus chère. Notre représentant en commission d'appel d'offres s'était également abstenu", a indiqué à l'AFP l'élu PS Sébastien Pietrasanta, également candidat aux prochaines municipales.
Le maire d'Asnières, Manuel Aeschlimann, fait déjà l'objet d'une mise en examen pour complicité de favoritisme dans une autre enquête instruite à Nanterre.
Celle-ci porte sur l'attribution d'un marché public pour l'organisation d'un festival folklorique en 1998, alors que M. Aeschlimann était le premier adjoint au maire RPR d'Asnières (1995-1998), Franz Taittinger.
Les Français ne sont pas égaux face au regain d'inflation qui sévit en Europe.
La flambée des prix de l'énergie et la valse des étiquettes sur les produits alimentaires pénalisent d'abord les plus pauvres.
Alors que le président de la République s'est posé en défenseur du pouvoir d'achat, cette réalité commence à poser un problème politique à l'exécutif.
Selon le dernier sondage TNS Sofres, publié le 3 novembre dans le Figaro Magazine, la cote de confiance de Nicolas Sarkozy a baissé de quatre points en un mois, à 53 %, et 85 % des Français ne croient pas en l'efficacité de la politique du gouvernement contre la hausse des prix.
Est-ce une conséquence de ce scepticisme ? L'exécutif a multiplié les initiatives depuis 24 heures : convocation des compagnies pétrolières à Bercy "dans les tout prochains jours" pour examiner avec elles les répercussions de la hausse des prix de l'or noir pour les consommateurs ; annonce de l'instauration d'une prime à la casse des vieilles voitures dès cet hiver ; réunion de travail à l'Elysée, lundi 5 novembre, sous la houlette du chef de l'Etat, avec la grande distribution et les industriels pour obtenir un engagement de modération des prix ; déplacement en Bretagne de M. Sarkozy et du ministre de l'agriculture et de la pêche, Michel Barnier, pour essayer d'apaiser la colère de marins pêcheurs étranglés par l'augmentation sans précédent des prix du gazole.
Il est trop tôt pour dire si cet activisme portera ses fruits.
Mais lundi soir, en sortant de l'Elysée, la ministre de l'économie, Christine Lagarde, a fait preuve d'une certaine prudence.
En annonçant la prochaine création d'un "Observatoire des prix et des coûts", elle a dit espérer "une diminution des prix" dans la grande distribution au début de 2008 sans la chiffrer.
En l'espace de quelques semaines, le climat social s'est tendu.
Le durcissement du mouvement des marins pêcheurs, l'éclosion de plusieurs conflits salariaux à Air France, chez Total, au Crédit Lyonnais, mais aussi chez Conforama, montrent que la question des salaires reste des plus sensibles.
Or, là aussi, les plus pauvres sont les plus mal lotis. Ils font les frais, comme la majorité de la population, de plus de vingt ans de modération salariale.
Mais ils ont de plus été les premiers touchés, en juillet, par l'absence de coup de pouce au Smic et par l'alignement des minima et des prestations sociales sur la seule hausse des prix, décidé par le gouvernement de François Fillon.
Ces deux mesures ont été adoptées quelques semaines avant le vote, au mois d'août, d'une baisse historique de la fiscalité (bouclier fiscal à 50 % ; allégement massif des droits de succession etc.) au profit des plus aisés des contribuables.
Reste la détaxation des heures supplémentaires, entrée en vigueur le 1er octobre.
Par construction, elle ne bénéficiera qu'aux salariés qui se verront proposer des heures supplémentaires par leur employeur.
Les ménages les plus modestes se trouvent, du fait de la structure de leur consommation, plus exposés que la moyenne aux hausses des prix.
La flambée des prix de l'énergie alourdit les factures de chauffage et renchérit le coût des déplacements domicile-travail ; l'augmentation des prix agricoles a fait grimper les prix du pain en septembre et devrait tirer à la hausse les prix des produits laitiers et de certaines viandes.
"Les dépenses contraintes ont explosé depuis trois ou quatre ans, qu'il s'agisse du fioul domestique, du logement, des produits alimentaires ou encore des frais de santé non remboursés.
Notre principal problème de pouvoir d'achat est là, analyse Thierry Saniez de l'association de consommateurs CLCV.
Le super sans plomb a augmenté de 15 % depuis un an. Dans le monde rural, il est fréquent de devoir faire 30 à 40 kilomètres en voiture pour se rendre à son travail.
Le budget transport des familles s'envole. Et trois pleins, c'est presque 200 euros".
Selon Familles rurales, la consommation d'environ 400 grammes de fruits et de légumes par personne et par jour - soit le niveau recommandé par l'Organisation mondiale de la santé (OMS) - représente un budget mensuel de 57 euros pour un couple et de 115 euros pour une famille avec deux enfants de plus de 10 ans.
Mardi 13 novembre, seize universités étaient bloquées, quatre autres vont les rejoindre mercredi, 27 000 étudiants étaient en assemblées générales, contre 17 000 lundi. De plus, le conseil d'administration de Lille 1 a demandé l'abrogation de la loi Pécresse, soutenant ainsi les étudiants.
Le mouvement tente de prendre appui sur les grèves contre les régimes spéciaux et les fonctionnaires pour développer leur mouvement.
Avec plus ou moins de succès : plusieurs assemblées générales ont ainsi refusé de suivre la consigne de la coordination de bloquer les voies ferrées ce mardi.
Les difficultés du mouvement se retrouvent dans la tiédeur du soutien apporté par les adultes aux jeunes. Y compris ceux qui ont râpé leurs boutons de culotte dans les amphis.
D'anciens militants étudiants sont en phase avec le mouvement. Ils le soutiennent tout en restant prudents. Léa Filoche, militante socialiste, présidente de la Fidl en 1998 et ancienne secrétaire nationale de l'Unef, analyse : « Je ne pensais pas que les étudiants réagiraient aussi vite, mais je soutiens leur action.
Il n'est jamais facile pour des étudiants de choisir de bloquer leur fac ou encore d'occuper les gares, mais c'est nécessaire.
J'espère que les étudiants vont gagner, même s'il est difficile de savoir si le gouvernement va plier vite ou pas.
Espérons qu'il n'y ait pas de débordements, d'un côté comme de l'autre, et qu'on parvienne à une solution de compromis.
Par ailleurs, je crois que le mouvement étudiant qui progresse est avant tout lié au contexte social et politique.
L'heure est à la mobilisation sociale et les étudiants veulent en être. »
Isabelle Thomas, conseillère régionale PS de Bretagne était vice-présidente de l'Unef en 1986 lors de la contestation contre la loi Devaquet.
Elle prône des moyens d'action démocratiques : « Cette loi sur l'autonomie prépare un système d'inégalités et d'injustices.
Déjà en 1986, le projet Devaquet organisait l'autonomie en donnant aux universités le droit de choisir leurs frais d'inscription et nous avions réussi à l'abroger.
Comme l'a dit François Fillon c'est une loi symbolique de la droite. Pour moi, elle décrète l'inégalité. Sur les moyens d'action, il y a toujours eu des divisions entre les étudiants, les assemblées générales ont toujours été tendues et les « anti-blocage » ont toujours existé.
La démocratie des votes et des assemblées est donc primordiale. S'il y a contestation, il faut faire des votes à bulletins secrets, comme hier à Rennes. » Des votes qui ont d'ailleurs exprimé une majorité anti-blocage.
David Assouline, sénateur socialiste, porte-parole de la contestation étudiante contre le projet Devaquet en 1986 et ancien dirigeant de l'Unef, se dit fidèle à ses principes de jeunesse en privilégiant les actions massives plutôt que les opérations coup de poing minoritaires :
« Ce mouvement contestataire était prévisible. J'avais moi-même mis en garde au Sénat sur la situation des étudiants, en prévenant qu'il fallait s'attacher à leurs problèmes fondamentaux qui touchent leur vie quotidienne.
Faire passer la loi pendant les vacances était risqué et laissait présager le mouvement de cet automne. En ce qui concerne les moyens d'actions, je préconise, tout comme lorsque j'étais étudiant, des actions massives.
Il faut convaincre la majorité des étudiants et ne pas se perdre dans des actions minoritaires radicales qui rendent le mouvement impopulaire, tel que l'occupation des gares. Pour gagner, il faut être rassemblé jusqu'au bout. »
Julien Dray, membre du Parti socialiste, ancien leader lycéen puis étudiant était vice-président de l'Unef en 1980.
Cet ancien trotskiste ne supporte plus d'être interrogé au titre de son passé activiste. Il nous a lancé, sur un ton rude, « Je ne vous dirai rien sur ce sujet, allez appeler d'autres anciens ! » Il faut dire qu'il s'était déjà fait piéger lors du Grand Rendez-Vous Europe-1/TV5Monde/
Le Parisien/Aujourd'hui en France, manifestant moult préventions : « Le mouvement doit rester attaché à ses revendications mais la radicalité dans la contestation peut faire le jeu in fine de ceux qui veulent faire plier les organisations syndicales ».
Serge July, journaliste, co-fondateur de Libération, vice-président de l'Unef en 1965 et très actif pendant les événements de Mai 68, nous a répondu non sans ironie, qu'il n'était pas un spécialiste et qu'il ne nous dirait rien sur le sujet.
Michel Field, journaliste, ancien responsable lycéen de la LCR qui avait crevé l'écran lors du mouvement contre la loi Debré en 1973, n'a pas souhaité non plus nous répondre, « je ne suis plus étudiant » a-t-il rétorqué.
On s'en serait douté. De même, Daniel Cohn-Bendit, député européen et meneur de Mai 68, n'a pas voulu nous répondre.
Delphine Batho, députée socialiste de la deuxième circonscription des Deux-Sèvres et présidente de la Fidl en 1990, préfère laisser la parole aux lycéens.
En 1969, le journal mao Tout titrait : « Nous ne sommes pas contre les vieux mais contre ce qui les fait vieillir. »
Manifestement, les vieux soixante-huitards sont aujourd'hui dans une optique inverse : ils ne sont pas contre les jeunes mais contre ce qui les rend jeunes.
A la veille du début du mouvement de grève reconductible contre la réforme des régimes spéciaux de retraite, Ségolène Royal accuse Nicolas Sarkozy d'avoir dégradé le climat social en France.
"Bien sûr qu'il faut réformer le système des retraites globalement, mais ce qu'il ne faut pas faire et ce que fait malheureusement le gouvernement, c'est faire de la provocation ou aller à l'affrontement pour l'affrontement", a déclaré l'ancienne candidate socialiste à l'élection présidentielle sur France Inter.
"Il y a arrogance, il y a archaïsme et il y a volonté de ne pas régler les problèmes au fond", a-t-elle ajouté à l'adresse du chef de l'Etat, qui travaille selon elle "beaucoup avec les sondages".
"Nicolas Sarkozy a dégradé le climat social. Un piège est tendu aux organisations syndicales et aux salariés : il va prendre les Français à témoin en disant 'vous voyez je vais aller jusqu'au bout, je vais faire la confrontation dans l'intérêt du pays'", a poursuivi la présidente de la région Poitou-Charentes.
"Non, c'est lui qui a dégradé le climat social parce que les premières décisions qu'il a prises sont celles qui ont avantagé les hauts revenus".
Le "paquet fiscal", voté cet été, "a donné 250.00 euros aux 1.000 Français les plus aisés, ce qui fait un smic par jour, et (Nicolas Sarkozy) a triplé son propre salaire", a-t-elle fait remarquer. "Face à cela, quand il demande aux salariés de base de faire des efforts, il y a quelque chose qui se dégrade dans le climat social".
"Il y a une inquiétude profonde des Français, une hausse des prix, un sentiment de déclassement, des mouvements sociaux qui se préparent, des universités qui commencent à être bloquées. Est-ce là la France nouvelle que Nicolas Sarkozy nous promettait ?", s'est-elle interrogée.
"Nicolas Sarkozy nous avait promis un choc de croissance, aujourd'hui nous avons un choc de défiance".
Ségolène Royal, qui s'était peu exprimée jusqu'ici cette rentrée, n'a pas dévoilé ses ambitions au sein du Parti socialiste.
"Les Français estiment que les socialistes parlent trop entre eux et je ne veux pas tomber là dedans", a-t-elle simplement commenté.
Le Bureau national du PS a apporté mardi "son soutien aux salariés en grève" pour protester contre le contenu de la réforme gouvernementale des régimes spéciaux de retraite, selon un communiqué du parti.
"Le Parti socialiste apporte son soutien aux salariés en grève contre une offensive gouvernementale qui annonce pour demain la même méthode et les mêmes objectifs pour l'ensemble des salariés de ce pays", déclare le Bureau national.
Selon lui, la réforme voulue par l'exécutif "ne répond nullement" à "la nécessité d'une réforme globale des retraites garantissant la pérennité du système par répartition".
La direction du PS fait valoir aussi que "le président de la République et sa majorité ont systématiquement refusé les négociations réclamées par les organisations syndicales", les accusant une nouvelle fois de vouloir "passer en force".
Elle estime encore que "la droite est aujourd'hui particulièrement malvenue de justifier cette réforme par des considérations financières, alors qu'elle vient de voter l'octroi de 15 milliards d'euros par an de cadeaux fiscaux en faveur des contribuables les plus aisés".
Les participants au Bureau national, tous courants confondus, ont exprimé leur satisfaction sur la position du PS, qui avait été contestée la veille et apparaît désormais clarifiée.
Lundi, un porte-parole du parti, Bruno Le Roux, s'était borné à exprimer l'appui du PS à "la demande des syndicats qu'ils font d'une négociation qui soit meilleure".
Mardi après-midi, la porte-parole du groupe PS à l'Assemblée nationale Aurélie Filipetti avait aussi déclaré que son parti "soutenait les grévistes".
Au cours de la réunion du Bureau national, nombre d'intervenants ne se sont pas bornés à critiquer "la méthode" du gouvernement, pour souligner "le caractère injuste de cette réforme". C'était "un Bureau national très combatif, traduisant ce qui se passe sur le terrain", a rapporté le porte-parole du PS, Julien Dray.
"Nous ne laisserons pas les salariés isolés", a ajouté le député de l'Essonne, pour qui ce conflit "n'est pas une affaire corporatiste", ce qui implique que le PS "refuse la volonté du gouvernement d'opposer les salariés les uns aux autres".
Il a souligné qu'"en aucune manière, cette réforme n'apporte de solution au financement déficitaire de la protection sociale". Pour réformer les retraites, "les efforts sont à demander à tous les Français, et d'abord aux plus fortunés".
De son côté, le député des Landes Henri Emmanuelli, interrogé par la presse au sortir de la réunion, a replacé la révision des régimes spéciaux dans le cadre de "l'attaque généralisée" contre les salariés, qui vise notamment le pouvoir d'achat. "Il faut globaliser".
La RATP a annoncé mardi 13 novembre en fin de matinée qu'elle prévoyait un trafic "quasi nul" sur l'ensemble des lignes du métro parisien pour la journée de grève du mercredi 14 novembre. Fonctionneront uniquement la ligne 14, automatique, et la ligne 1 où un train sur quatre sera en service.
"A la suite des préavis des syndicats CFDT, CGT, FO, FSI (Indépendants), Sud et Unsa pour la journée du 14 novembre, la RATP prévoit un trafic très fortement perturbé sur l'ensemble de ses réseaux (bus, métro, RER et tramway)", écrit la RATP dans un communiqué.
La ligne 14 fonctionnera normalement, et une rame sur 4 roulera en moyenne sur la ligne 1 du métro, prévoit la RATP. Sur l'ensemble des autres lignes, le trafic sera "quasi nul".
A la SNCF
Ce sont les cheminots qui donnent le coup d'envoi des grèves reconductibles contre la réforme des régimes spéciaux de retraite, mardi soir, à partir de 20h00.
La SNCF prévoit pour mercredi quelque 90 TGV contre 700 sur le réseau national en temps normal, une trentaine de Corail, un service normal pour les Eurostar et les Thalys, mais un trafic TER très perturbé dans toutes les régions.
Le trafic restera "très perturbé" jeudi et "perturbé" durant le week-end, prévient la SNCF.
Le gouvernement redoute une jonction avec la grève dans la fonction publique du 20 novembre.
EDF, GDF et les étudiants
Les syndicats majoritaires de la RATP, d'EDF et GDF appellent aussi à un mouvement illimité à compter de mercredi. Des préavis de grève reconductibles ont également été déposés à l'Opéra de Paris et à la Comédie française.
Une minorité d'étudiants, qui contestent la loi sur l'autonomie des universités, entend préparer le terrain dès mardi en "bloquant les gares".
En régions, l'Union des transports publics (patronat) ne prévoit pas de perturbation dans les réseaux urbains, dont les salariés ne sont pas concernés par la réforme.
La Fgaac absente du mouvement
A la SNCF, la Fgaac (un tiers des conducteurs), qui a entamé des négociations avec la direction et s'est retirée de la mobilisation dès le 18 octobre, est la seule fédération absente du mouvement.
Le secrétaire général de la CGT-cheminots, Didier
Le Reste, a prédit que "le mouvement sera fort au moins
le 14 et par la suite, nous verrons, selon les réponses du gouvernement", qui "a les moyens de sortir par le haut du conflit en organisant une négociation tripartite" (Etat, syndicats, entreprises).
Entre 200 et 300 cheminots se sont réunis lundi devant
le siège de la SNCF pour préparer la grève.
Echec de la réunion de " conciliation "
Une nouvelle réunion de "conciliation" dans l'après-midi entre six syndicats et la direction s'est conclue sur "un constat d'échec, la direction n'apportant aucune réponse", selon la CGT-cheminots.
La CFTC et la CFE-CGC, qui demandaient notamment la suppression des mises à la retraite d'office à 50 et 55 ans, "restent dans le mouvement".
La CFDT-cheminots, qui a déposé un préavis séparé, a indiqué "être à la disposition de la direction si elle a de nouvelles propositions", mais "les avancées dépendent surtout du gouvernement".
Sarkozy ira "au bout"
Le président Nicolas Sarkozy a une nouvelle fois affirmé vendredi qu'il irait "au bout" de la réforme, qui est "une affaire d'équité, de justice".
Mais le secrétaire général de la CGT, Bernard Thibault, l'a prévenu: "nous ne pourrons pas trouver de solutions avec les directions d'entreprise sur un cadre qui est d'abord un cadre politique".
"On est en train de forcer une décision en guise d'exemple" avant "'la troisième réforme des retraites en 2008' qui intéresse l'ensemble des salariés".
Une vingtaine d'universités sur 85 ont été "perturbées" mardi 13 novembre par le mouvement étudiant réclamant le retrait de la loi sur l'autonomie des universités, selon un relevé effectué par l'UNEF, principal syndicat étudiant.
Selon un comptage établi par l'AFP, plus de 27.000 personnes ont participé mardi à 39 assemblées générales dans les universités, dont 16 étaient bloquées, au moins partiellement.
Lundi, l'AFP dénombrait 17.000 participants
aux AG et 13 universités bloquées.
Selon ce nouveau comptage, plus de 27.000 personnes, entre 250 (Nice) et 2.500 (Bordeaux III), se sont rendus à 39 assemblées générales, entraînant le vote d'un blocage dans au moins cinq nouveaux sites universitaires : Metz, Brest, Amiens, Paris VIII et Bordeaux III.
Quatre sites bloqués mercredi
En tout, 16 universités sur 85 étaient bloquées mardi, pour tout ou partie : outre les cinq déjà citées, Lille I et Lille III, Toulouse II-le Mirail, Montpellier III, Caen, Nantes, Tours, Pau, Limoges, Paris I-Tolbiac, Lyon II.
Quatre autres doivent être bloquées mercredi (Rennes I, Toulouse III, Angers, et Besançon) ce qui portera à vingt
le nombre des facs bloquées.
Quant à Rennes II, la levée du blocage a été votée, lors d'un scrutin à bulletins secrets lundi, mais a été contestée par une minorité d'étudiants qui y voient "une tentative déguisée de briser le mouvement sous couvert de démocratie".
Un vote à bulletins secrets était organisé mardi à Lille II.
Un autre doit se tenir mercredi à Perpignan.
Aucun nouveau mot d'ordre de blocage des gares
Selon l'UNEF, des assemblées générales étaient organisées mardi dans 21 universités. "Aucune assemblée n'a appelé à suivre" le mot d'ordre de blocage des gares lancé ce week-end par la coordination nationale étudiante, affirmait l'UNEF qui, comme la majorité des syndicats étudiants, s'est opposée à cette consigne.
A Nanterre, quelques heurts ont à nouveau éclaté à l'extérieur des amphithéâtres alors que des étudiants tentaient de bloquer l'accès à l'université de droit.
Selon la présidence, les forces de l'ordre sont intervenues à la suite de tensions entre "problocages"
et "antiblocages". Pour l'Unef, la situation était au contraire calme et l'emploi de la force, pour la deuxième journée consécutive, constitue une "provocation irresponsable".
Il n'y a eu ni arrestation, ni blessés, a affirmé le préfet des Hauts-de-Seine.
V. Pécresse "condamne avec vigueur"
A l'Assemblée nationale, la ministre de l'Enseignement supérieur Valérie Pécresse a "condamné avec vigueur toute forme de violence et de dégradation" dans les universités, ainsi que les "blocages qui sont la source d'affrontements".
"Je veux le dire très solennellement (...), je condamne
avec vigueur toute forme de violence et de dégradation.
Rien ne justifie la violence" et "je condamne tout
autant les blocages qui sont la source d'affrontements
et de violences", s'est indignée la ministre
de Enseignement supérieur, lors de la séance
de questions au gouvernement à l'Assemblée nationale.
"Les blocages sont contraires à l'intérêt des étudiants, ils entravent leur réussite", a-t-elle fait valoir. "Plusieurs jours de blocage à quelques semaines des examens, c'est toute l'année d'un étudiant qui peut être mise en danger". Elle a donc appelé "tous les syndicats à dire non à la violence et à ne pas cautionner les blocages".
" Pas de désengagement de l'Etat "
"Pour la réussite des étudiants, la seule méthode, c'est le dialogue", a souligné Valérie Pécresse. "Cette méthode, c'est la mienne". La ministre a également tenu à rassurer les "craintes" qui s'expriment dans les facs vis-à-vis de la loi sur l'autonomie des universités votée l'été dernier.
"Il n'y aura pas de désengagement de l'Etat avec la réforme, bien au contraire", a-t-elle d'abord assuré. "Il n'y a pas de sélection dans la loi" et "les frais d'inscription resteront fixés par le ministère", a-t-elle poursuivi.
Quant aux craintes d'une "privatisation" des universités, c'est "une absolue fausse peur", car les "universités resteront seules maîtres de l'usage qu'elle feront des dons des entreprises et des dons des mécènes. Et les diplômes sont et resteront nationaux", a-t-elle conclu.
Les moments d'enthousiasme de la campagne présidentielle comme les déceptions, les critiques et les ressentiments, elle assure en avoir fait l'inventaire.
Courant décembre - "si je suis satisfaite du résultat", prévient-elle - paraîtra un livre-bilan écrit entre deux voyages en Amérique du Sud et trois réunions en petit comité autour d'un économiste. Ni acte de contrition, ni règlement de comptes, cet ouvrage doit marquer sa volonté d'ouvrir une nouvelle phase.
Apprendre à exister en dehors d'une campagne électorale.
Désignée il y a presque un an, le 16 novembre 2006, par un parti dont elle a convaincu 61 % des adhérents mais avec lequel elle n'a jamais été en phase pendant la bataille présidentielle, Mme Royal se tient à distance du PS.
Le moins que l'on puisse dire est qu'elle ne recherche guère la compagnie des "éléphants". Convaincue de jouir d'une aura particulière dans l'opinion mais aussi auprès des militants, elle revendique un statut à part.
On ne la voit jamais aux réunions hebdomadaires du bureau national et elle n'a pas non plus assisté au dernier conseil national, le parlement du parti, fin octobre. Ayant renoncé à son mandat de députée des Deux-Sèvres, elle s'est privée de tribune parlementaire mais n'a pas renoncé à s'exprimer.
Désormais, elle veut intervenir "sur le fond", en choisissant ses thèmes : la crise des marins pêcheurs ou le rachat des Echos et la cession de La Tribune par le groupe LVMH. Vendredi 9 novembre, elle s'est rendue dans le cabinet d'un médecin généraliste parisien pour y dénoncer les franchises médicales, qui préfigurent "le début de la fin de la Sécurité sociale".
L'ancienne candidate considère avoir fait évoluer le discours du PS sur l'Europe - elle a appelé les socialistes à voter "oui" au traité de Lisbonne sans faire du référendum une affaire de principe -, les rapports avec le MoDem, la vision des 35 heures ou encore l'organisation de primaires à l'italienne afin de permettre aux sympathisants de désigner un candidat à l'élection présidentielle. Vertement critiquée pour avoir mis en doute, après la campagne, le bien-fondé de la proposition du smic à 1 500 euros, elle s'amuse à relever que cette mesure a étrangement disparu du vocabulaire des dirigeants socialistes.
Si elle a marqué des points au plan idéologique, Ségolène Royal tarde en revanche à afficher une stratégie de conquête du PS, qu'elle considère pourtant comme indispensable.
Plutôt que de fonder un courant, elle a relancé son association Désirs d'avenir, qui revendique plus de 10 000 membres dont tous ne sont pas adhérents du PS.
"Cet aiguillon va jouer un rôle de laboratoire d'idées capable d'apporter de la valeur ajoutée au PS", assure l'avocat Jean-Pierre Mignard, qui vient de prendre la présidence de Désirs d'avenir.
"Le préalable à toute chose, considère Mme Royal, c'est la reconstruction d'une offre politique cohérente et nouvelle" qu'elle pourrait "fédérer" à condition que s'opèrent des recompositions internes au PS.
Elle ne "s'interdit pas" de postuler à la direction du parti mais sa tentative manquée de devenir premier secrétaire en mai dernier l'incite visiblement à la plus grande circonspection.
En outre, le spectacle donné par le PS, qui n'a toujours pas soldé le contentieux européen de 2005, ne l'encourage pas à s'impliquer dans des manoeuvres d'appareil d'autant plus aléatoires que les rapports de force internes sont devenus difficiles à cerner.
Cette prudence renforce ceux qui sont convaincus que "l'accident" ou "la parenthèse Ségolène" appartient au passé et que le départ de nombreux adhérents à 20 euros devrait hâter le mouvement. Les partisans de Mme Royal, considère Henri Emmanuelli, "ne représentent pas un mouvement de pensée".
Pour Ségolène Royal, le congrès prévu fin 2008 paraît encore loin. Tout le monde ne partage pas cet avis. "Il faudrait qu'elle s'investisse davantage.
D'ailleurs, beaucoup le lui demandent", plaide Jean-Jack Queyranne, président du conseil régional de Rhône-Alpes. Gaëtan Gorce, député "rénovateur" de la Nièvre, constate pour sa part que " Ségolène Royal dispose, sur le plan des idées, d'une capacité à prendre des risques que les autres n'ont pas". "Dommage qu'elle ne s'intéresse guère à la tactique, ajoute-t-il. Mais c'est aussi ce qui lui permet de voir au-delà du prochain congrès."
Dans l'immédiat, et en attendant que les grandes manoeuvres débutent au PS, Mme Royal peut se réjouir d'avoir enrayé sa chute dans les sondages. Elle a regagné dix points (à 57 % d'opinions favorables) dans le dernier tableau de bord Paris Match-IFOP.
Benazir Bhutto a affirmé qu'elle était d'origine kurde, de par sa mère[réf. nécessaire]. Après ses études à Oxford, elle rentre au Pakistan en 1977 peu avant que son père, président du pays, soit renversé par le général Zia ul-Haq. Après sa détention et son exil, elle revient au pays en 1986
et dirige l'opposition à la loi martiale.
Le 17 août1988, Zia ul-Haq meurt dans un mystérieux accident d'avion
et en novembre de la même année, à la tête du PPP, le parti socialiste pakistanais créé par son père, Bhutto gagne d'une faible majorité les élections législatives et devient Premier ministre le 1er décembre1988,
la première femme à occuper ce type de poste dans un pays musulman.
Son gouvernement est démis par le président Ghulam Ishaq Khan sous l'accusation de corruption et d'abus de pouvoir en août 1990. Son époux Asif Alî Zadari est maintenu en détention de 1990 à 1993, puis est acquitté, mais le parti de Bhutto perd les élections de 1990.
En 1993, cependant, elle devient à nouveau Premier ministre. Elle agit maintenant en politicienne plus chevronnée, fait des alliances, y compris avec des militaires, ce qui lui permet de traiter certains des problèmes de façon plus efficace que lors de son premier mandat, mais elle doit faire face à la montée du fondamentalisme musulman.
En novembre 1996, son parti perd à nouveau les élections au profit
de la Ligue musulmane.
En 1999, Bhutto et Zadari sont à nouveau tous les deux condamnés pour corruption ; Bhutto, en exil en Angleterre et aux Émirats arabes unis, conteste ce jugement. En 2002, ne s'étant pas présentée au procès en appel, elle est condamnée à ne plus pouvoir pénétrer sur le territoire pakistanais.
De plus, le président pakistanais Pervez Musharraf fait voter cette même année un amendement à la constitution interdisant de faire plus de deux mandats de Premier ministre, ce qui lui interdit tout retour au pouvoir.
Retour d'exil
Durant l'été 2007, de longues transactions ont lieu avec le président Musharraf, pour un partage du pouvoir.
Le 5 octobre2007 Musharraf signe l'ordonnance sur la réconciliation nationale, en accordant l'amnistie à Bhutto et Zadari dans toutes les affaires judiciaires à leurs encontres, y compris toutes les charges de corruption.
D'autres dirigeants politiques comme l'ancien premier ministre en exil Nawaz Sharif sont exlus de cette amnistie. En retour, Bhutto et son parti, ont convenu de ne pas boycotter l'élection présidentielle. Bhutto est alors fortement critiquée par sa famille politique et certains membres du parti pour avoir signé un accord avec le chef de la junte.
Le 6 octobre2007 Pervez Musharraf remporte l'élection présidentielle, toutefois, la Cour suprême a statué que le vainqueur ne peut être officiellement proclamé jusqu'à la décision de savoir s'il peut être président tout en restant général de l'Armée.
Après huit années d'exil à Londres, elle est de retour à Karachi,
En larmes, elle est accueillie par de nombreux sympathisants dès sa descente d'avion à l'aéroport international Jinnah. En route pour un rassemblement dans la capitale, deux explosions se produisent. Elle est la cible d'un attentat-suicide, dont elle sort indemne mais 136 personnes sont tuées dont au moins 50 des gardes de sécurité de son parti et 6 policiers, qui formaient une chaîne humaine autour de son camion pour la protéger d'éventuelles attaques et nombreux sympathisants.
Cet article ou cette section traite d'un événement récent. Le texte peut changer fréquemment, et nest peut-être pas à jour. Nhésitez pas à participer et à citer vos sources.
Le 3 novembre alors qu'elle est à Dubaï depuis le 1er novembre pour voir ses enfants, elle rentre après que le président Musharraf a décrété l'état d'urgence pour lutter contre l'augmentation des attentats-suicides et l'ingérence de la justice dans le domaine politique. Il annonce également le report des élections législatives prévues pour la mi-janvier.
Le 7 novembre, elle appelle à manifester en masse contre l'état d'urgence. 400 de ses partisans sont arrêtés.
Le 8 novembre, Pervez Musharraf annonce la tenue des élections législatives avant le 15 février2008 et promet de démissionner de son poste de chef des armées avant de prêter serment pour son deuxième mandat en tant que chef de l'État.
Le 9 novembre, elle est assignée à résidence pour lui éviter de participer au meeting de son parti interdit par l'état d'urgence et par crainte d'attentats-suicides. Malgré l'interdiction, elle réussit à passer deux barrages de police avant d'être stoppée.
Dans la nuit son assignation est levée, le lendemain, elle participe à une manifestation organisée par des journalistes.
Dans une déclaration, elle lance un appel à une « longue marche » le 13 novembre entre Lahore et la capitale Islamabad pour exiger du pouvoir la fin de l'état d'urgence et le maintien des législatives mi-janvier.
Alors qu'elle souhaite rencontrer l'ancien président de la Cour suprême et leader de l'opposition à Musharraf, le juge Iftikhar Muhammad Chaudhry assigné à résidence, elle est bloquée par la police.
Le 10 novembre, elle part pour Lahore, d'où elle compte mener une « longue marche » de protestation vers la capitale.
Le 11 novembre, Musharraf annonce la dissolution du Parlement pour
Le 12 novembre, elle annonce que les négociations pour un éventuel partage du pouvoir avec Musharraf sont rompues
Elle menace le président de boycotter les législatives s'il ne met pas fin
à l'état d'urgence. Elle est a nouveau assignée à résidence dans la nuit
du 12 au 13 novembre dans le but de l'empêcher de participer à une manifestation interdite. 20 000 policiers sont déployés à Lahore,
dont 4 000 aux abords de la maison où elle séjourne.
Le 13 novembre, dans une interview, elle demande à la communauté internationale de cesser de soutenir le président Musharraf et réclame
sa démission.
Elle exclu également de devenir premier ministre tant qu'il sera au pouvoir.
Elle propose à son ancien rival et ancien premier ministre en exil Nawaz Sharif de former ensemble une alliance.
Celui-ci s'est dit favorable à cette proposition. 1 500 de ses sympathisants ont été arrétés alors qu'ils essayaient de mener la « longue marche » prévue.
Pakistan. Assignée à résidence, Bhutto, légérie du PPP, brave létat durgence.
De notre correspondante à Islamabad Célia Mercier
Nichée dans un quartier résidentiel paisible dIslamabad, la maison de Benazir Bhutto est en état de siège. Des camions bloquent les rues, occupées par des centaines de policiers qui déploient des barbelés.
Lex-Premier ministre, leader du Parti du peuple pakistanais (PPP), avait promis vendredi un grand rassemblement populaire, à Rawalpindi, la ville voisine, pour dénoncer le«dictateur»Musharraf, avec qui elle négocie pourtant un partage du pouvoir depuis quelques mois. Mais depuis la déclaration de létat durgence par le général, samedi dernier, les manifestations sont officiellement interdites «pour des raisons de sécurité». La démonstration de force du PPP naura pas eu lieu, la politicienne étant désormais officiellement assignée à résidence.
Public. La horde de journalistes, agglutinés près des barricades de la police, tentaient dapercevoir au loin la Land Cruiser blanche de Benazir. Ils seront son plus important public ce jour-là, avec les policiers. Cest à ces derniers que la politicienne sadresse, après une tentative réussie pour avancer de quelques mètres dans sa ruelle. «Mes frères ! Mes frères ! Vous avez endossé cet uniforme pour servir le peuple pakistanais, laissez-moi passer !» crie Benazir dans un haut-parleur depuis sa voiture. Les quelques dizaines de partisans du PPP qui entourent le véhicule clament en cur : «Donnons une dernière poussée au mur pour quil sécroule ! Pars Musharraf ! Pars ! Ce régime est une armée de chiens ! Continuons le combat !» Les fourgons de police passent et repassent. Une cinquantaine de personnes ont été arrêtées sur place vendredi, et seuls les dirigeants du parti nont pas été inquiétés. Un responsable de la police, interviewé dans la rue, déclare : «Cest létat durgence, cest pour cela que Benazir ne peut pas faire de meeting. Il y a aussi de gros risques dattentats-suicides.» Cest donc afin de les protéger des attentats que les partisans du PPP sont arrêtés ? «Oui, cest cela», répond-il. «Mais ils ne sont pas torturés, ne vous inquiétez pas, ils vont être relâchés dans quelques heures.»
Lattentat dramatique de Karachi, qui a fait plus de 140 victimes lors du retour de Benazir le 18 octobre, hante tous les esprits. Le chef de la police de Rawalpindi a annoncé jeudi que «8 kamikazes étaient entrés dans la ville» pour se faire sauter lors du meeting.Nargis, une activiste du PPP, clame : «Musharraf a imposé une mini-loi martiale. Il nagit pas pour sauver le pays mais pour protéger son siège parce que la Cour suprême allait invalider son élection !» Abida Hussein, une ancienne ministre qui a rejoint le PPP il y a deux ans, donne des interviews avant de se glisser derrière les barbelés pour rejoindre Benazir Bhutto : «Musharraf aurait pu partir en pleine gloire, mais au lieu de cela, nous voyons la cupidité répugnante dun chef dEtat qui saccroche désespérément au pouvoir.»
La voiture de légérie du PPP atteint la barricade dans la cohue.
Le haut-parleur poursuit, en ourdou, puis en anglais pour les médias étrangers : «Nous devons nous battre pour lintégrité du Pakistan ! Et contre lhomme qui a pris en otage 160 millions de Pakistanais !» Des membres du commando antiterrorisme inspectent la foule. Les passants curieux se joignent aux journalistes, tandis que des membres des services secrets, habillés en civils, se promènent discrètement pour écouter les conversations.
Les rumeurs en tout genre circulent, on parle dun hypothétique coup détat des généraux contre Musharraf dans les jours à venir. «Il ne pourra pas tenir, estime un riverain. Tout cet état durgence est parfaitement ridicule. Pourquoi la société civile est-elle réprimée alors que les milices islamistes gagnent du terrain ? Les avocats ont été battus avec une violence inouïe, orchestrée par le chantre de la modération éclairée.»
Médias au pas. Le show est fini et la police finalement remballe ses barbelés. Un vieux monsieur en costume murmure : «La mise en scène était bien réglée. Benazir a joué son rôle, la police lui a laissé faire son speech. Le régime ne veut laisser en place que deux partis : celui de Musharraf et celui de Benazir.» En attendant, les médias ont été mis au pas par un décret interdisant de critiquer larmée et le gouvernement. Les chaînes privées sont privées de diffusion sur le câble.
Les avocats boycottent les tribunaux, tandis quun millier dentre eux ont été arrêtés, dont les quatre leaders du mouvement. Lun deux aurait même été torturé en détention. Le système judiciaire a été purgé de ses éléments réfractaires et cest une Cour suprême à présent bien docile qui va juger de la validité de lélection à la présidence de Musharraf.
Après avoir exploré toutes les options possibles, suite à la non reconduction de l'émission Arrêt sur image et après avoir été remercié , Daniel Schneidermann revient décrypter les médias sur Internet. Un nouveau site, un nouveau format d'Arrêt sur image et une nouvelle interview à Marianne2007.info pour (pratiquement) tout expliquer avec quelques indices sur les premiers sujets qu'il traitera.
La Chambre Régionale des Comptes a rendu ses observations sur la gestion des comptes de la commune d'Asnières (92) dans un rapport.
Pour que les conclusions de ce rapport soient connues des citoyens d'Asnières, il est impératif qu'un conseil municipal se tienne avant le 30 novembre 2007. En effet, la loi interdit toute communication de ce rapport 3 mois avant l'élection.
Nous demandons la totale transparence de la part de la municipalité et donc la tenue d'un conseil municipal extraordinaire afin que les Asniérois puissent connaître la manière dont est gérée la ville avant les élections municipales de mars 2008.
Signez la pétition et faites la signer autour de vous.Cliquez ici
Les soucis s'accumulent pour le Président UMP du Conseil général du Val d'Oise...
Après la victoire surprise de la gauche sur le canton de Sannois en septembre dernier, la majorité UMP du Conseil général se trouve déjà en difficulté à quelques mois du renouvellement de 20 Conseillers généraux en mars prochain. Dans le même temps, François Scellier, le chef de cette majorité, Président du Conseil général depuis plus de 10 ans vient d'être condamné pour favoritisme dans le cadre de ses précédentes fonctions de Maire de Saint-Gratien. Cependant, il a été dispensé de peine...
Voici le point de vue du Parti socialiste suite à cette condamnation et à la réaction sur le sujet de François Scellier dans le Parisien du 8 novembre.
Comment se plaindre et pester contre la justice alors que, reconnu délinquant malgré des "pertes de mémoire", on a bénéficié d'une dispense de peine et été relaxé dans une autre affaire en une seule journée...
Quel culot ! C'est la réaction que chacun pourrait avoir en lisant les pages du Parisien Val d'Oise d'aujourd'hui, où l'on apprend que François Scellier, ancien maire de Saint gratien de 1983 à 2001 et actuel président UMP du conseil général, a hier été jugé coupable par le tribunal correctionnel de Pontoise dans une affaire de délit de favoritisme pour l'attribution de marchés publics. Une première affaire portait sur le choix d'un architecte pour un projet d'extension d'une école de saint-Gratien tandis qu'une seconde, pour laquelle il a été relaxé, concernait la création d'une bibliothèque. Dans l'affaire de l'extension d'une école communale, le maire de l'époque avait choisi l'architecte sans organiser des concours, alors même qu'une délibération du conseil municipal l'y obligeait.
Devenu amnésique ("nous avions totalement oublié qu'il y avait eu une délibération"), François Scellier s'est également brossé en martyr : "Je vais monter sur l'échaffaud " . Il est vrai que les juges se sont comportés comme de véritables bourreaux : Suivant les requisitions du procureur rappelant que les faits remontent à longtemps et que le trouble lié au délit a cessé, les magistrats de Pontoise l'ont reconnu coupable mais l'ont dispensé de la peine d'inégibilité qui devait normalement s'appliquer. Par ailleurs, cerise sur le gâteau, l'affaire ne sera pas mentionnée au casier judiciaire de cet homme politique de premier plan. Quelle cruauté !
Réaction de l'intéressé, en voyage au Japon plutôt que répondant présent à l'audience : "Une affaire qui dure depuis plus de dix ans pour en arriver là : Cela pose la question quant à l'éfficacité de la justice [...] Je me demande ce qu'est une condamnation sans peine [...] Ou on est coupable et on mérite une peine, ou on ne l'est pas et on est relaxé".
Pour François Scellier, l'affaire tient en une phrase : "C'est un magistrat qui a voulu se faire un notable". Là encore, le comportement de l'élu vire à la paranoïa, les jugements étant rendus par trois magistrats de la collégialité, un magistrat du Parquet et selon les conclusions d'un juge d'instruction. A cinq juges contre lui, on frise la théorie du complot...Se plaignant également des frais de procédure que cette affaire lui aura coûté, le président du conseil général semble donc contester la décision du tribunal et remettre en cause le raisonnement tenu en première instance. Dans ce cas, pourquoi ne fait-il pas appel, s'il n'a rien à se reprocher ?
Le site de Ségolène Royal, Désirs d'Avenir (desirsdavenir.org), gagne le trophée de le-démocratie lors du forum mondial de la e-démocratie.
Le Club de l'Hyper-République a décerné mercredi 3 octobre à Issy-les-Moulineaux leur trophée lors du forum mondial de la e-démocratie à la plate-forme de démocratie participative desirsdavenir.org. Ce trophée récompense chaque année une personnalité, un projet ou une réalisation dédié à la démocratie électronique en France.
Désirs dAvenir a été le fer de lance de la candidature de Ségolène Royal pendant la campagne des primaires socialistes, avant de devenir le site de campagne de la candidate aux élections présidentielles. Cette expérience, lancée en février 2006, a été lune des plus abouties de démocratie participative menée à léchelle dun pays : 165 000 contributions, 3 millions de participants, 6 000 réunions physiques, etc.
Pour conduire cette entreprise innovante, il a fallu expérimenter de nouvelles pratiques politiques, modifier profondément la culture militante au sein du Parti Socialiste, inventer des outils, des pratiques et des méthodologies en matière de débats participatifs en collaboration avec des chercheurs et des praticiens de la « démo part ». La plate-forme Désirs dAvenir a innové en particulier sur deux points : la mécanique participative quelle a mise en place à une grande échelle et le recours aux vidéos sur des formats très divers. Sur Désirs davenir cela a été par exemple le suivi des interventions de la candidate, le Zapping quotidien de la campagne, la déclinaison des 100 mesures du Programme en vidéo, des reportages de terrain, des documentaires sur les coulisses de la campagne, etc.
Benoît Thieulin, responsable de la campagne Internet de Ségolène Royal, est venu réceptionner ce trophée.
Il a depuis la campagne créé avec une partie de son équipe une agence Internet la Netscouade (www.lanetscouade.com) spécialisée dans létude, la communication globale, linfluence en ligne et la participation.
Avocat de 51 ans, conseiller municipal d'opposition depuis 12 ans, François Detton est le leader d'une liste de rassemblement avec le PS aux municipales de Montmorency.
bio, projets,priorités sur le site de la campagne : www.montmorency2008.fr
Filmé mercredi dans les couloirs d'Europe 1, le Premier ministre, interrogé sur le fait de savoir s'il n'avait pas envie d'aller plus sur le terrain, répond: "Une fois sur deux j'ai envie d'y aller moi-même et c'est trop tard (...) Et puis souvent, le problème, c'est qu'il (Nicolas Sarkozy) ne veut pas".
Les municipales ne seront "pas une élection facile" pour le Mouvement démocrate, a estimé, jeudi 8 novembre, son président, François Bayrou.
Après le congrès fondateur du MoDem, qui aura lieu les 1er et 2 décembre à Paris, "la première étape sera les élections municipales", et ce ne sera "pas une élection facile pour une famille en formation", a déclaré François Bayrou.
Le MoDem a publié en octobre une première liste de 41 investitures, et doit annoncer prochainement une nouvelle fournée, selon son président.
"Il y a des communes où le choix du candidat se passe facilement", a souligné François Bayrou en citant plusieurs communes du Rhône.
" Des cas plus compliqués "
"Il y a des cas plus compliqués", comme Lyon, a-t-il ajouté.
Depuis le retrait de la vie politique de l'ex-députée Anne-Marie Comparini, qui était la candidate pressentie, pas moins de six personnes se sont mises sur les rangs, parmi lesquelles l'ex-ministre Azouz Begag, la conseillère régionale Anne-Sophie Condemine et Eric Lafond du parti écologiste Cap 21, affilié au MoDem.
Pour les départager, Farnçois Bayrou a proposé de lancer une "consultation" auprès des quelque 1.200 adhérents lyonnais, qui voteront le 5 décembre. "Peut-être ce processus servira-t-il d'exemple pour d'autres villes", a-t-il indiqué.
François Bayrou a été interpellé par un adhérent UDF de longue date, qui lui a demandé de remettre "un peu d'ordre et d'autorité dans ce parti", et de prendre en compte une "majorité silencieuse impliquée dans la vie locale" plutôt que ceux qui s'expriment "à longueur de temps sur internet".
" Déboussolé "
Un autre s'est dit "déboussolé", avoir un "sentiment de laisser tomber", lui reprochant son débat d'entre deux tours de la présidentielle avec Ségolène Royal, et de s'être "affiché aux côtés du PCF" contre les tests ADN pour les candidats au regroupement familial.
Devant ces interventions reflétant le clivage entre UDF "historiques" et nouveaux adhérents, François Bayrou a répliqué qu'"à génération différente, il y a culture différente".
"C'est parce que nous pourrons additionner ces deux générations et cultures que nous serons un grand mouvement politique", a-t-il lancé.
"Nous sommes passés d'une attitude de soumission à l'intérieur d'un camp à une attitude de liberté, capables de choisir nos alliances selon ce qui nous paraîtra le plus juste pour l'avenir de notre pays", a-t-il ajouté.
La porte-parole de l'UMP, Nadine Morano, a officialisé sa candidature comme tête de liste aux élections municipales à Toul (Meurthe-et-Moselle). Si elle est élue, c'est le secrétaire général de la section du Parti socialiste local, David Melloni qui deviendra son adjoint. David Melloni était jusqu'à août dernier le directeur de cabinet du maire PS sortant de Toul, Nicole Feidt.
" Unir nos forces "
"Nous avons des défis économiques importants à relever, il s'agissait pour nous de faire l'unité politique au cours de ces prochaines échéances municipales", a déclaré la députée de la cinquième circonscription de Meurthe-et-Moselle à Reuters. "Il est nécessaire, dans la gestion d'une commune de 20.000 habitants, d'unir nos forces politiques et nos convictions respectives. C'est extrêmement important pour nous de démontrer que nous sommes capables de faire équipe ensemble pour mener les défis de la ville".
Refus de rejoindre la liste socialiste
"Il fallait faire venir des compétences dans cette nouvelle équipe. Et c'est le contraire qui se prépare", a expliqué David Melloni, dans l'Est Républicain au sujet de son refus de rejoindre la liste de Nicole Feidt. "Je pense que Nadine est la seule à pouvoir rassembler. Son influence nationale, c'est quelque chose qui compte pour l'avenir de Toul", ajoute le responsable socialiste.
Je me suis rendue hier dans le cabinet médical du docteur Maire.
C'est un cabinet de groupe qui pratique une santé de proximité et qui réfléchit à l'organisation du système de soin.
Ils sont confrontés comme de nombreux médecins à la peur des malades face à la nouvelle franchise médicale qui sous prétexte de financer la recherche sur la maladie d'Alzheimer fait payer les malades sous forme finalement d'une nouvelle taxe.
Il faut savoir que celle-ci a été instituée par décret; Ce qui veut dire que même si elle est modeste au départ, elle pourra augmenter à tout moment sans débat au Parlement.
De plus, elle est prélevée quel que soit le revenu des gens, ce qui contraire au principe de la Sécurité Sociale dans lequel on cotise en fonction de son revenu.
Cette nouvelle taxe va frapper les malades qui sont aujourd'hui pris en charge à 100 % (maladies de longue durée, cancer, maladies du grand âge...).
Dans un contexte de baisse du pouvoir d'achat, fragiliser la sécurité de base que constitue l'accès aux soins est une décision inadmissible. Les 800 millions d'euros attendus par cette décision sont à comparer au 15 milliards d'euros de cadeau fiscaux qui ont profité essentiellement aux revenus les plus élevés et aux 60 milliards d'euros de subventions aux entreprises dont la Cour des Comptes vient de dénoncer l'inefficacité ou le caractère injustifié pour une grande partie d'entre elles.
Vous trouverez sur le site pour en savoir plus le texte de ma tribune que le journal La Croix va publier lundi. J'ai rédigé cette prise de position à partir de témoignages des gens et d'un travail avec les experts, notamment Pascal Terrasse, député de l'Ardèche et spécialiste de ces questions à l'Assemblée.
Merci de vos témoignages et de vos contributions à ce débat.
"Quand largent, le pouvoir et la presse sont à ce point mélangés,
il y a danger pour la démocratie."
Ce qui est en train de se passer aux Echos est grave. Voilà un journal dont lindépendance fonde la crédibilité, un journal qui gagne de largent, un journal dont le lectorat augmente.
Il vient de tomber aux mains de Bernard Arnault, la première fortune de France contre lavis de sa rédaction qui sest mobilisée pendant quatre mois en dénonçant des risques sérieux de conflits dintérêt.
Car, comment parler sereinement des activités des multiples filiales du groupe LVMH ? Comment traiter sereinement les résultats des groupes concurrents ? Comment rester politiquement libres alors que Bernard Arnault est un ami intime de Nicolas Sarkozy ?
Parfaitement cynique, lElysée a non seulement couvert lopération mais sen est réjoui publiquement. Cest une formidable nouvelle pour un journal quun industriel achète 240 millions deuros, cest un prix très très important sest réjoui George Marc Benamou le conseiller culture et audiovisuel de Nicolas Sarkozy en reconnaissant, mais sans sen émouvoir, que oui, il risquait dy avoir des conflits dintérêt rédactionnels et éditoriaux.
En même temps quil rachète Les Echos, Bernard Arnault vend La Tribune... La première fortune de France sarroge le droit de restructurer à son avantage le marché de la presse économique. Et le gouvernement ne trouve rien à redire. Quand on lui demande sil va saisir le conseil de la concurrence pour sassurer de la transparence de toute cette opération, il élude la réponse.
Quand largent, le pouvoir et la presse sont à ce point mélangés, il y a danger pour la démocratie.
Pour financer nous dit Nicolas Sarkozy, les programmes de recherche sur des maladies graves, faisons appel au porte-monnaie des malades y compris des plus modestes. Plutôt que de porter remède aux lacunes de notre système. Il y a là une triple faute : insécurité sociale, erreur sanitaires, inefficacité économique.
1/ Insécurité sociale, tout d'abord.
C'est une aberration de faire financer les programmes de recherche utiles pour les malades de demain par les malades d'aujourd'hui. Même si des exonérations sont prévues, la contribution va peser de manière uniforme sur tous ceux qui doivent prendre des médicaments ou recourir à des soins, alors même que la contribution de chacun à l'assurance-maladie est proportionnelle aux revenus. De manière insidieuse, on revient sur les principes de la sécurité sociale chacun cotise selon ses moyens et reçoit selon ses besoins), illustrant une fois de plus la volonté de la droite de remettre en cause les assurances publiques universelles, pour favoriser la marchandisation de la santé. Une fois de plus, ce sont les personnes âgées à faible revenu et les salariés les plus faiblement rémunérés qui vont consacrer une part plus importante de leurs revenus à leur protection sociale. On pourrait objecter que les montants sont faibles mais nous savons d'expérience qu'une fois que le principe est acquis, ce genre de prélèvements augmente au fil des ans, sous la pression du déficit des comptes sociaux.
La fixation de son montant par un simple décret et non son inscription dans la loi renforce cette perspective. En outre, ils viennent d'ajouter à une série de mesures déjà très sensibles pour les ménages : forfait de 1 à 4 euros par consultation, autre forfait de 18 euros à l'hôpital, déremboursements de toutes sortes. Lors de l'instauration de la franchise sur les consultations médicales, ses inspirateurs avaient indiqué qu'il s'agissait d'une mesure exceptionnelle. A quand la franchise sur tous les actes ? A quand de nouveaux déremboursements déguisés par la hausse de ces franchises ? En vérité, les classes modestes et moyennes sont celles qui vont être progressivement orientées vers les assurances privées, pour couvrir toutes ces charges nouvelles, laissant au bord de la santé tous ceux qui n'ont pas les moyens de financer une couverture complémentaire et laccès au soin doit rester une sécurité de base.
2/ Erreur sanitaire ensuite.
Ces franchises s'appuient sur l'idée que l'on pourrait, étant malades, faire le choix de consommer moins de soins dès lors qu'on serait sensibilisé aux coûts. Outre que c'est le médecin qui prescrit et non le malade qui décide, allez expliquer aux personnes qui ont été jugées suffisamment malades pour être prises en charge à 100 % (les diabétiques, les cancéreux, les personnes atteintes par le VIH, tous ceux qui souffrent d'une maladie longue et coûteuse, y compris comble de lironie les patients atteints de maladie dAlzheimer) que c'est à elles que reviendra en priorité la charge de financer les dépenses dassurance-maladie. Laffectation de cette nouvelle contribution à la recherche sur une autre maladie est un leurre, comme en témoignent les comptes présentés par le Gouvernement.. Toutes les études montrent que l'on doit donner la priorité à la prévention, au traitement et au dépistage précoce des affections, au bon suivi des traitements. C'est un enjeu de santé publique fondamental, car se soigner tôt évite le plus souvent des dépenses plus lourdes ultérieurement. Inviter le malade à peser sur le choix des prescriptions en le faisant payer est donc un contresens qui pourrait se révéler très dommageable pour la santé des Français à moyen terme. Cest dautant plus pernicieux que déjà 13 % des Français restreignent leurs soins pour des raisons financières. Il est donc absurde de faire payer une franchise aux malades chroniques alors que même les petites dépenses sont indispensables.
3/ Inefficacité économique enfin.
Toutes les études sur la compétitivité et l'attractivité de notre pays, montrent que l'un des points forts de la France est précisément la qualité de son système de santé et les conditions d'accès aux soins, malgré les attaques dont il est lobjet. S'il existe des rigidités dans certains domaines, que j'avais moi-même soulignées en proposant que le dialogue social accorde plus d'agilité aux entreprises exposées à la concurrence, il est économiquement contre-productif de s'attaquer à l'un des points forts de notre compétitivité par une approche erronée. Ce dont notre pays a besoin, c'est de travailleurs bien formés, motivés par une juste rémunération et rassurés par l'existence d'une sécurité sociale qui leur permet de se concentrer sur leur vie professionnelle et leur épanouissement. Il est donc primordial que des mesures soient prises pour restaurer léquilibre des comptes sociaux pour conserver cet acquis économique du pays.
Cest dautant plus vrai quil existe dautres solutions. Le produit de cette nouvelle taxe sur les malades (800 millions d'euros) aurait pu être trouvé en faisant des économies. Je propose comme je lavais déjà fait une réduction des 60 milliards d'aides aux entreprises, dont chacun sait qu'une grande partie bénéficie à des secteurs protégés qui n'en ont pas besoin et dont la Cour des Comptes a très justement souligné les manques de justification. Il est surtout nécessaire dengager une réforme sur loffre de soins, la meilleure coordination entre médecine de ville et hospitalière, le renforcement de toutes les actions de précautions et le lancement de programmes de recherche européens pour faire baisser le coût des soins.
Le ministère de l'identité nationale prend une mesure pour distinguer les individus en fonction de leur couleur de peau, en fonction de leur religion et en fonction de leur origine : la statistique ethnique...
Cette disposition de la loi hortefeux a fait l'objet d'un recours devant le conseil constitutionnel. Une mobilisation massive est necessaire pour empécher une telle pratique.
Bernard Kouchner, ministre des Affaires étrangères françaises,
co-fondateur de Médecins sans Frontières.
Depuis des années, certains politiques –parmi lesquels l’actuel ministre des Affaires étrangères français- se sont faits les chantres du droit d’ingérence.
Un « droit » qui, par nature, implique de se substituer à une autorité existante, dans un pays autre, afin de lui dicter quelques mesures de bonnes conduites. Toute la question est alors de savoir quels sont les critères de bonne conduite, les bonnes valeurs ? Qui définit le bon du mauvais ?
L’affaire de l’Arche de Zoé met en exergue ce problème, au point que désormais nombre de politiques, journalistes ou faiseurs d’opinion se la posent ouvertement.
Car même si, dans ce cas précis, les faits sont poussés à l’extrême, l’ensemble de cette affaire repose clairement la question de l’ingérence et surtout des critères justifiant cette ingérence.
Des critères qui n’ont jamais été définis et qui, de fait, dépendent entièrement de l’interprétation que l’on fait du bien et du mal, du bon et du mauvais, du confort et de l’inconfort, de l’admissible et de ce qui ne l’est pas.
Les déclarations du fondateur de l’Arche de Zoé sont, sur ce thème, un véritable cas d’école lorsqu’il justifie son action sur le « il n’y a qu’à voir comme ils vivent » ! On croit rêver.
C’est exactement comme si un Américain débarquait dans une famille française et décidait d’enlever ses enfants aux parents sous prétexte que la maison n’est pas assez chauffée, les vêtements pas assez « mode » et les ados pas assez ronds.
La question est alors de savoir si le monde entier doit vivre sur les mêmes bases matérielles, intellectuelles et spirituelles.
Actuellement, ce n’est pas le cas, mais l’uniformisation du monde et du mode de vie sont-elle nécessaires ? Comme le rappelait fort justement l’historien Jacques Marseille dans une émission de radio du 3 novembre au matin, la colonisation a commencé avec de bons sentiments.
Avec le désir d’imposer à d’autres pays, d’autres cultures celle des occidentaux, sous prétexte que ces derniers la considéraient comme le summum de l’aboutissement intellectuel. Avec le désir de faire partager le savoir, les découvertes, la spiritualité…
Imposer, serait-ce la meilleure des valeurs, c’est nier aux autres tout système de pensée propre. C’est nier sa liberté d’être humain, exactement comme Robespierre et Saint-Just voulurent imposer leurs idéaux par la Terreur.
Vous m'interrogez sur le référendum et me demandez pourquoi je ne réclame plus un référendum. Pendant la campagne présidentielle,
je me suis engagée en effet à consulter les Français.
Ma prise de position actuelle qui consiste à dire oui à une ratification parlementaire du mini-traité peut paraître contradictoire.
Elle s'explique par le fait que ce texte étant vraiment minimum, c'est une sorte de règlement intérieur qui permet de fonctionner notamment en prévoyant des décisions à la majorité (je vous invite à vous reporter à l'interview que j'ai donnée dans Libération), cela ne mérite pas un référendum. Tous les autres socialistes européens et notamment le président de l'union, M. Socrates, y sont favorables.
Il y a aujourd'hui en France de très graves problèmes de pouvoir d'achat qui diminue, d'injustice fiscale, de recul de la couverture maladie, de ralentissement de la croissance et par contraste, une telle consultation serait perçue comme décalée. Enfin ce que j'avais prévu c'est un référendum sur la réforme des institutions avec un volet sur les institutions européennes.
Certains d'entre vous s'interrogent sur une information parue dans une dépêche et reprise par France Inter notamment selon laquelle j'aurais porté plainte en diffamation contre le livre de Claude Allègre. Je ne sais pas pourquoi cette information sort bizarrement ces jours -ci alors qu'il y a d'autres sujets d'actualité plus importants et que je n'ai pas rendu publique cette action.
J'ai en effet assigné les éditeurs de cet ouvrage,comme toutes les publications qui mettent ou mettront en cause ma vie de famille et mes enfants.
Et comme l'expérience m'a appris que quand je demande l'euro symbolique de réparation, il y a souvent récidive, désormais je demande une amende afin que cesse une bonne fois pour toutes ces rumeurs détestables.
Je pense que la nouvelle année 2008 va balayer tout cela.
Les bâtonniers de Belfort, Fontainebleau, Montbrison ou Montluçon, se sentant menacés par la réforme annoncée, comptent déposer, lundi, 2.500 roses blanches (100 par sites menacés) à l'attention de la garde des Sceaux, "en signe d'espoir et d'ouverture au dialogue".
Une vingtaine de bâtonniers venant de tribunaux qui se sentent menacés par la réforme en préparation de la carte judiciaire comptent se présenter lundi matin devant la Chancellerie pour demander à être reçus, a annoncé dimanche 7 octobre à l'AFP celui de Millau (Aveyron), Me Jérôme Alirol. Cette délégation de bâtonniers -chefs élus des avocats d'un barreau- veut déposer aux abords de la Chancellerie un parterre de 2.500 roses blanches (100 par sites menacés) à l'attention de la garde des Sceaux Rachida Dati, "en signe d'espoir et d'ouverture au dialogue", selon un communiqué.
Parmi les barreaux représentés, selon Me Alirol, devraient figurer ceux de Millau (Aveyron), Montluçon (Allier), Montbrison (Loire), Riom (Puy-de-Dôme), Alès (Gard), Tarascon (Bouches-du-Rhône), Brive et Tulle (Corrèze), Dole (Jura), Belfort, Fontainebleau (Seine-et-Marne)
et Lure (Haute-Saône).
Les organisations de bâtonniers insuffisamment mobilisées
Cette initiative a été organisée directement par ces bâtonniers, parce que leurs organisations représentatives -le Conseil national des barreaux au niveau national, ou la Conférence des bâtonniers pour la province- ne manifestaient pas "une mobilisation suffisante", selon Me Alirol. La réforme de la carte judiciaire vise à rationaliser la répartition des 1.200 juridictions réparties sur 800 sites en France, ce qui implique la fermeture de certains, parmi les plus petits.
Après avoir sollicité les propositions des chefs des 35 cours d'appel, la ministre de la Justice doit présenter les grandes lignes de la réforme d'ici la fin du mois.
Après la santé, la poste, les assedic-anpe, l'éducation, la Sncf... et autres services publics et services au public,l'actuel gouvernement continue ses restructurations de manière accélérée et réduit toujours les notions qui nous sont chères : démocratie, solidarité, égalité et proximité !!!!
Aujourd'hui c'est le tour de la Justice, avec des risques sur Lure de disparition d'une partie des tribunaux présents, notamment le TGI
Avec le Barreau de Lure, la Mairie de Lure et le Comité de Vigilance
pour le maintien des services publics, vous invitent à une
REUNION PUBLIQUE MAIRIE DE LURE - GRAND SALON LUNDI 5 NOVEMBRE 2007 A 12H30
L'heure et la date nous sont imposées, désolé, mais c'est le jour où Mme DATI vient annoncer ses coupes sombres pour l'Alsace et la Franche Comté à Colmar
Venez nombreux !
Il faut stopper cette désertification qui menace de nombreuses régions françaises, et pour laquelle la région de Lure a déjà été largement touchée
Cordialement et solidairement Pour le Comité de Vigilance, Michel ANTONY
Ce jeudi 4 octobre a eu lieu le vote des adhérents du Parti Socialiste pour désigner celui ou celle qui portera les couleurs de la gauche pour les prochaines élections municipales de mars 2008.
J'ai été élu avec 92,9 % des voix face à deux autres candidatures. Je tiens à remercier tous ceux qui m'ont fait confiance. Ce score massif m'impose une lourde responsabilité. Remettre Asnières en mouvement en lui donnant un nouvel élan.
Il ne s'agit pas de faire une campagne de témoignage où le but serait de faire le meilleur score possible pour la gauche mais de gagner en mars 2008: faire gagner les Asniérois au-delà des clivages pour mettre fin à certaines dérives municipales.
Cette campagne sera une campagne d'idées. Ne comptez pas sur moi pour les petites phrases ou les attaques personnelles. Il faudra sans nul doute faire le bilan calamiteux de la majorité sortante. Il faudra surtout proposer une vision d'avenir pour notre ville et aux Asniérois. Je m'y emploierai avec conviction et détermination.
Avec Laurence Lenoir, candidate au Conseil Général, je reste à votre écoute et plus que jamais convaincu qu'il faut rassembler les Asniérois pour permettre à chacun de mieux vivre dans notre ville.
Source : http://www.pietrasanta.fr/
Lundi 29 Octobre 2007 Expulsés de la rue Diderot Asniéres Sur Seine,
la suite...
Dans un article du Parisien du 24 octobre 2007, on apprend que la municipalité ne veut plus payer l'hôtel pour les expulsés de la rue Diderot.
Encore une fois, la municipalité a berné les habitants. Ceci est d'autant plus grave que l'expulsion va arriver en plein hiver...Ceci est d'autant plus symbolique que Marie-Dominique Aeschlimann a été nommée secrétaire nationale de l'UMP chargée des droits de l'homme et de l'humanitaire...
Les explusés du Nouvel Hôtel ont dormi un mois dehors en août, alors que ces personnes travaillent et une majorité d'entre eux sont en situation régulière. De nombreuxs enfants sont même scolarisés dans nos écoles à Asnières. Pour régler cette situation, la municipalité s'était engagé à proposer un logement provisoire avant une proposition de relogement définitive.
Les familles ont alors proposé de participer aux frais de l'hôtel à hauteur de leurs moyens. La mairie n'a jamais fait suite à cette proposition. Si je ne conteste pas le coût des frais d'hôtel, je constate une fois de plus que la municipalité a mal géré ce dossier. Elle a expulsé des familles avec femmes et enfants sans chercher en amont des solutions de relogement. Elle a promis des solutions de relogement en sachant qu'elle ne pourrait pas tenir ses promesses. Elle a mal géré le dossier financièrement en ne cherchant pas des aides de l'Etat ou du Conseil Général et en refusant la participation financière des familles.
La municipalité fait preuve d'une totale inefficacité puisqu'elle écrit même aux Maires d'autres départements pour reloger les familles d'Asnières sachant que ces municipalités ont déjà du mal à satisfaire les demandes de logements sociaux de leurs administrés.
Aujourd'hui, la situation pour ces familles est encore pire qu'au départ puisque le grand froid va arriver...
Soumis par francis le Mer, 31/10/2007 Politique Internationale
Le député socialiste Jean-Louis Bianco a mis en garde mardi contre "
un processus du type de celui des infirmières bulgares" à propos des Européens, dont neuf Français, inculpés au Tchad d'"enlèvement
de mineurs" dans l'affaire de l'Arche de Zoé.
"Le moins qu'on puisse dire, c'est que la justice tchadienne, a priori,
ne présente pas toutes les garanties d'impartialité.
On peut redouter un processus du type de celui des infirmières bulgares", a déclaré le député des Alpes-de-Haute-Provence.
Il devait interpeller François Fillon sur cette affaire à l'Assemblée dans l'après-midi.
M. Bianco s'est intéressé à ce dossier notamment parce qu'il connaît un médecin, "tout à fait honnête et de bonne foi", le Dr Philippe Van Wynkelberg, parti là-bas dans le but d'accueillir avec sa famille un des enfants que l'Arche de Zoé voulait amener en France.
L'ex-secrétaire général de l'Elysée s'est ému "des accusations extrêmement graves" portées par les autorités tchadiennes contre les seize Européens impliqués dans l'opération, "alors qu'il n'y a aucune preuve". "Je n'ai pas entendu les autorités françaises le relever", a-t-il noté.
Le président tchadien Idriss Deby a accusé l'Arche de Zoé d'avoir perpétré "un enlèvement pur et simple" des 103 enfants, se demandant si c'était "pour les vendre ou les tuer et enlever leurs organes".
M. Bianco a vivement critiqué l'ambassadeur de France à N'Djamena, Bruno Foucher, qui "réclame que (les ressortissants français) soient jugés sur place" et n'a pas, a-t-il affirmé, répondu à ses demandes répétées d'informations.
"Il ne faut pas oublier l'assistance à apporter aux ressortissants français, qui est due", a rappelé M. Bianco.
M. Foucher avait déclaré dimanche que ceux "qui ont participé à l'ensemble de cette manipulation illégale répondront de leurs actes
au Tchad".
L'ancien ministre a aussi mis en cause l'attitude du gouvernement français: "on a du mal à comprendre, si cette opération est illégale - et il semble bien que ce soit le cas - pourquoi le gouvernement n'a rien fait pour l'empêcher".
Selon lui, "il semble bien que le ministère de la Défense avait connaissance du transport" entre le Tchad et la France.
Egalement interrogé par l'AFP, l'ancien ministre de la Défense, Paul Quilès, a déclaré n'avoir "jamais vu un ambassadeur de France s'exprimer comme ça". "On n'a pas à tomber dans une surenchère. Ce n'est pas convenable".
M. Quilès a estimé que la vive réaction du président tchadien obéissait aussi à des motifs liés à la persistance d'une rébellion au Tchad tandis que se prépare une opération humanitaire d'aide aux populations
du Darfour.
Il a jugé que "cette indignation forcée n'est pas sans lien avec la difficulté de la France à s'imposer dans cette région".
M. Quilès "n'arrive pas à comprendre comment le ministère des Affaires étrangères et les autorités françaises n'ont pas été plus prudentes en laissant partir cette ONG avec des objectifs qui n'ont pas dû être cachés".
"J'ai retrouvé une femme dirigeante politique, une femme chef d'Etat, forte, déterminée et enthousiaste" a déclaré Ségolène Royal à l'issue d'un petit déjeuner de plus de deux heures au palais présidentiel de la Moneda au centre de Santiago.
"Je l'ai d'abord félicitée pour le bilan de son action depuis qu'elle a été élue", a confié à la sortie du palais Ségolène Royal, en expliquant qu'elles avaient "beaucoup de points en commun", notamment "la volonté de répartir mieux les richesses nationales, la volonté de mettre en place un système social et un système éducatif performant, la volonté d'investir dans des ressources d'avenir et la volonté de répondre à tous les problèmes de sécurité".
"Il y a différentes façons d'exercer l'autorité: chacun doit pouvoir l'exercer en restant soi-même. Michelle Bachelet est une femme qui a de l'autorité, de la volonté et de l'énergie, elle sait où elle va, moi, je partage totalement cette façon de faire".
Ségolène Royal a également rencontré mardi des acteurs de la société civile et des chefs d'entreprises. Elle s'est rendue mercredi en fin de matinée à Valparaiso (120 km à l'ouest de Santiago), le grand port chilien où siège le Congrès, pour y rencontrer des membres de la commission de l'environnement.
Elle compte visiter la ville et la maison du grand poète chilien Pablo Néruda.