Clip de la chanson de campagne Tous Unis (Ségolène Royal) Arrangements et Interprétation : Yves DANYIHO Paroles et réalisation : Michel PHILIPPOUSSIS Bande Image : Marc DOSSETTO
Merci à Nicolas BLANC et Zeyneb ZARABI de la ségosphère 13
Ce soir j'ai d'abord une pensée particulière pour ceux qui souffrent, qui sont dans la solitude, dans l'abandon, ou qui ont connu au cours de l'année 2007, des drames ou des épreuves.
Je vous souhaite que l'année 2008 vous apporte de l'espoir et un nouveau départ dans la vie, et j'en suis sûre, cela va vous arriver.
Je souhaite à la France, c'est à dire à nous tous, une République plus fraternelle ou chacun et chacune aura le sentiment, et même la certitude, qu'il doit pouvoir avancer, réussir, en comptant sur les autres, et d'abord en comptant sur l'Etat.
Et d'abord, l'Etat doit tenir sa parole et ceux qui ont parlé en son nom doivent faire ce qu'ils ont dit. J'attends par conséquent que l'année 2008 apporte aux bas salaires une hausse conséquente, une revalorisation des petites retraites car je sais beaucoup de personnes âgées dans la difficulté, après avoir travaillé pourtant toute leur vie.
Je veux que l'année 2008 soit comme cela a été promis, l'année de lutte contre la vie chère. Et je souhaite pour la France, c'est à dire pour nous tous, que les garanties fondamentales soient renforcées et non pas fragilisées. Pouvoir se soigner, se loger, faire réussir ses enfants à l'école. Recevoir un juste salaire de son travail, pouvoir préparer l'avenir, pouvoir accéder aussi à la culture, tout cela la France a les moyens de pouvoir l'apporter à chacun et à chacune.
Un État fort doit aussi garantir une égalité de développement sur l'ensemble du territoire national et dans les Outre mers. Chacun a le droit d'accéder à la liberté de choix de sa vie, et en même temps aux conditions qui vont garantir cette liberté.
Le monde est devenu un village, rien de ce qui se passe à l'autre bout de la planète nous est étranger. Chaque événement a maintenant une incidence sur toutes les parties du globe. C'est pourquoi si nous voulons ensemble maîtriser les fanatismes, les terrorismes, les atteintes insupportables à l'environnement, alors nous devons faire converger nos politiques diplomatiques pour que les valeurs de protection de la personne humaine l'emportent partout et toujours sur les valeurs financières ou sur l'obscurantisme. C'est cela aussi que je souhaite.
Le temps presse, la France mérite beaucoup mieux que cette juxtaposition entre des comportements ostentatoires et d'un luxe insolent d'un coté, et tant de précarité ou de fragilité pour le plus grand nombre de l'autre.
La France mérite mieux oui, parce que nous avons du potentiel, de l'énergie, du talent dans nos laboratoires, nos entreprises, nos écoles. Toute cette énergie là, pendant l'année 2008, doit être mise au service d'une croissance enfin retrouvée.
Le temps presse, le potentiel est là, et c'est pourquoi je souhaite que l'année 2008 soit l'année de la morale des comportements et des résultats.
Visite de la caserne de pompiers de la Porte de Champerret
Chères amies, Chers amis,
A l'occasion de la fin de l'année, je sors à l'instant d'une visite de la caserne de pompiers de la Porte de Champerret, où j'ai été reçue à 15 heures cet après-midi.
J'ai choisi ce lieu symbolique pour mettre l'accent sur un service public particulièrement mobilisé en ce jour, et d'ailleurs toute l'année.
J'avais été invitée il y a déjà quelques temps, et je voulais terminer l'année en honorant cette promesse.
J'ai été reçue par le Colonel Fievet, responsable de l'état-major de la Brigade de sapeurs pompiers.
Après avoir visité la salle d'état-major où seront gérées toutes les activités de la nuit à venir sur Paris et les trois départements de la petite couronne, nous nous sommes rendus dans la salle d'appels du18.
J'ai longuement discuté avec l'ensemble des pompiers chargés de répondre aux appels d'urgence, une bonne dizaine étant présents y compris trois médecins, un infirmier et du personnel médical spécialisé pour évaluer les appels.
Une discussion sur l'évolution du métier s'est alors engagée.
Cette année les interventions des pompiers ont augmenté de plus de 17%. C'est aussi le miroir d'une société qui se raccroche à un service public qui obéit aux trois mots d'ordre, affichés dans la salle d'appels : "ALTRUISME, EFFICIENCE, DISCRETION".
Ils observent une montée des solitudes, des précarités, des pauvretés, mais aussi de personnes qui ne sont pas pauvres et appellent les pompiers parce qu'il y a moins de médecine libérale de proximité.
Malgré leur obligation de réserve, j'ai compris à demi-mot, y étant moi-même confrontée dans la région que je préside qu'il y a une réforme sérieuse et urgente à faire pour coordonner tout le dispositif des interventions d'urgence.
Il est d'ailleurs à craindre que la franchise médicale va encore déporter vers les pompiers des interventions qui relèvent d'autres corps de métier.
A travers eux, c'est aussi à tous les métiers qui par leur dévouement assurent la continuité du lien social que j'ai voulu honorer.
La préfecture de Police n'a pas autorisé la presse à m'accompagner.
C'est dommage car ce sont des sujets qui intéressent les Français, mais quelques photos ont été prises que je vous joins à ce lettre.
Je leur ai souhaité une très bonne année et je vous adresse également, à vous tous, mes voeux les plus chaleureux.
L'arche de Zoé est une association humanitaire oeuvrant au secours des enfants depuis le Tsunami du 26 decembre 2004.
En 2005 et 2006, l'association travaille sur la réhabilitation des zones sinistrées en Indonésie, conséquence du tsunami de décembre 2004 dans la région. L'ONG met en place quatre camps de réfugiés sur place.
L'opération Darfour 2007 vise à collecter des dons et organiser l'évacuation d'enfants orphelins de moins de 5 ans, afin de leur faire obtenir un statut de demandeur d'asile via des familles d'accueils.
Le 25 octobre 2007, plusieurs bénévoles et responsables de l'association qui accompagnaient un groupe de 103 enfants sur le point de quitter le Tchad, sont arretés par les autorités du pays.
Ils sont soupconnés par les autorités locales de se livrer à un enlêvement d'enfants. Le président tchadien, Idriss Déby, affirme que les enfants concernés ne sont pas orphelins et qu'ils ont pu être enlevés pour alimenter des réseaux pédophiles ou encore un réseau de trafic d'organes.
Le procès a lieu le 21 décembre 2007 devant la Cour criminelle de N'Djamena. Les six ressortissants francais sont accusés de tentative d'enlêvement sur 103 enfants prétendus orphelins. Eric Breteau (37 ans, president de l'Association), Emilie Lelouch (31 ans), Alain Péligat (56 ans), Philippe Van Winkelberg (48 ans), Dominique Aubry (50 ans) et Nadia Merimi (31 ans)sont condamnés à huit années de travaux forcés et une condamnation pécuniaire de 4,12 milliards de francs CFA soit environ 6,5 millions d'euros (40 millions de francs CFA par enfant. Ceux-ci poursuivent leur grève de la faim débutée le 8 décembre et ont entamés à l'annonce du verdict une grève de la soif.
Les six membres de l'association ont transferés en France le 28 decembre 2007. Leur condamnation à huit ans de travaux forcès devrait être réamenagée, ils risquent huit ans de prison ferme en France.
" La pire des choses à vivre au quotidien, pour toute l'équipe, est d'être accusé d'avoir fait mal à des enfants. On aurait preféré être accusés de vol, de meurtre mais pas d'avoir enlevé des enfants, qui sont l'âme et la raison de notre action humanitaire en Afrique. Cette fausse accusation est plus dure à vivre dans nos coeurs et dans nos têtes que la prison." - Emilie Lelouch, compagne d'Eric Breteau
Les membres de l'ADZ n'ont commis qu'une seule erreur : braver les longues procedures admnistratives par urgence humanitaire. On ne s'engage pas dans l'humanitaire sans raisons.
L'auteur de cette page s'interroge sur le sens du mot Justice.
1)L'opération n'était pas clandestine, puisque les membres de l'A.D.Z ont informé la présidence de la République francaise, les ministres des affaires étrangères et de la justice ainsi que les medias. Eric Breteau a envoyé le 8 aout 2007 une lettre au ministre de la Justice, Rachida Dati. Dans ce courrier Eric Breteau explique qu'il veut " venir en aide à des enfants du Darfour (Soudan), préalablement identifiés comme orphelins de pêre et de mére, sans famille proche connue susceptible de les prendre en charge, et qui se trouvent en situation de trés grande vulnérabilité"
2)Nicolas Sarkozy s'est exprimé sur l'affaire de l'Arche de Zoé le 6 novembre 2007 : "J'irais chercher tous ceux qui restent au Tchad, quoi qu'ils aient fait" . La réplique du Tchad ne s'est pas fait attendre : "La justice se fera au Tchad" a déclaré le Président Idriss Déby. - .
3) Dans une lettre manuscrite adressée de prison à France Info, Eric Breteau explique que Rama Yade, secretaire d'etat aux droits de l'homme (!)a declarée a la presse francaise que ses services "etaient informés de notre operation de sauvetage des orphelins du darfour depuis plusieurs mois et que l'Arche de Zoé etait placée sous surveillance et que ce sont ses services qui ont alertés les autorités tchadienne la veille de l'évacuation aerienne(..),déclarant notre operation de sauvetage clandestine et illegale"
Bernard Kouchner, ministre des Affaires étrangères, responsable d'une operation similaire en 1994 au Rwanda, ne s'est pratiquement pas exprimé sur ce sujet. Non seulement il est clair que l'Etat Francais a laché l'organisation mais aussi que Rama Yade est donc responsable, par ces declarations de cette furie mediatique contre l'Arche de Zoé.
4)Il est evident que les "passeurs" d'enfant ont bernés les membres de l'association en mentant sur la nationalité des enfants, certifiant que les enfants etaient originaires du darfour et non du tchad. Cette evidence a été quasi eludée lors d'un procès express.
5) La Chine, premier partenaire officiel du régime de Khartoum, joue de son droit de véto pour proteger le Soudan des sanctions internationales et ainsi proteger ses propres approvisionnements en pétrole soudanais et vendre en retour (legalement ou non) autant d'armes que possible à son partenaire sanguinaire. Rappelons les excellentes relations internationales entre la Chine et la France.. ainsi qu'entre la France et la Libye - pays frontalier du Tchad et du Soudan ,
5) Il a été demandé initialement 103 millions de dommages et interêts aux familles des victimes. Vu l'enrichissement personnel de certains dirigeants africains, on est en droit de se demander ou serait allé tout cet argent.. aux familles (qui vivent en moyenne avec moins d'un dollar /jour) ou à l'Etat tchadien ??
6)On aura probablement jamais de nouvelles des 103 enfants. Encore moins de la repartition exacte du dedommagement financier aux parents Tchadiens.
7) "Aucune poursuite pénale ne peut être engagée contre toute personne ayant aidé ou tenter d'aider une personne persecutée à obtenir le droit d'asile dans un autre pays." - Convention de Genêve de 1951.
Les six membres de l'Arche de Zoé sont passible depuis leur retour en France de 3 ans de prison ferme au minimum. Eric Breteau, president de l'association, est à l'hopital de Fresnes dans un état critique puisqu'il continue sa grève de la faim et de la soif. Au Darfour, un enfant continue de mourir toutes les 5 minutes.
Bordeaux est une ville du sud-ouest de la France, chef-lieu de la région Aquitaine et du département de la Gironde. La commune est peuplée de 230 600 habitants (2007), tandis que l'aire urbaine compte 1 000 000 habitants et que l'axe Arcachon-Bordeaux-Libourne en compte 1 250 000. Ses habitants sont appelés les Bordelais. La ville est connue dans le monde entier pour ses vignobles, surtout depuis le XVIIIe siècle, qui fut pour elle un véritable âge d'or. Capitale de l'ancienne Guyenne (approximativement l'Aquitaine actuelle), Bordeaux fait partie de la Gascogne et elle est située en bordure des Landes de Gascogne.
Une partie de la ville, le port de la Lune, est classée depuis juin 2007 au Patrimoine Mondial de l'Humanité par l'UNESCO pour l'ensemble urbain exceptionnel qu'il représente.
Géographie
Bordeaux en Gironde
Bordeaux est situé près de la côte Atlantique, dans le sud-ouest de la France.
Généralités
La ville est traversée par la Garonne. C'est un port accessible aux navires de haute mer. Mais la plupart s'arrêtent plus en aval sur la Gironde, principalement au Verdon. Elle possède le dernier pont en aval sur la Garonne, le pont d'Aquitaine. Au-delà, la Garonne, puis l'estuaire de la Gironde, ne sont franchissables que par des bacs.
L'agglomération s'est développée à un rythme rapide, du fait d'un fort étalement urbain. Cet étalement est notamment lié au fait que les habitations de l'agglomération bordelaise excèdent rarement trois, voire deux niveaux, y compris dans les faubourgs proches du centre-ville.
En centre-ville, l'opération de transformation du quartier Mériadeck a visé à séparer les circulations piétonnes et automobiles, en construisant une dalle piétonne au-dessus de la voirie. Le bilan de cette opération est contesté.
Bordeaux, à l'image de son climat, est une ville charnière. Encore du Nord, et déjà du Sud. De la domination anglaise au Moyen Âge, elle cultive un certain flegme, une grande classe. Des courants commerciaux avec les pays de la Hanse et de la Hollande, elle garde le professionnalisme, l'ouverture sur le monde. De l'époque de Louis XIV, elle garde une architecture droite, alignée, classique, que l'on retrouve dans les innombrables châteaux en pierre blonde. Mais Bordeaux se vit aussi au rythme latin. Elle se montre gourmande et fêtarde, car sa population vient de toute l'Aquitaine, cette belle province qui touche l'Espagne. On est ici plus près de Bilbao et de Toulouse que de Paris.
Urbanisme et géographie urbaine
La ville de Bordeaux est divisée en huit arrondissements (voir carte des cantons). Les arrondissements 1 à 6 sont situés sur la rive gauche de la Garonne en bordure du fleuve. Le septième correspond à la rive droite et au quartier de la Bastide. Enfin, le huitième correspond au quartier de Caudéran. Cette division purement administrative n'ayant rien d'historique, les habitants s'identifient plus à leur quartier qu'à leur arrondissement.
La ville peut aussi être divisée en trois parties :
la vieille ville de Bordeaux
les anciens faubourgs (partie située à l'intérieur des boulevards)
les quartiers extérieurs (comme Bordeaux-Lac ou Caudéran). Les types de logement et d'activité sont très différents dans ces trois parties de la ville.
Démographie
La ville de Bordeaux compte 230 600 habitants (recensement 2006) ; c'est la neuvième ville de France. L'agglomération compte 753 931 habitants (recensement 1999). C'est la septième agglomération française après Paris, Lyon, Marseille, Lille, Toulouse et Nice. L'aire urbaine compte 925 253 habitants (recensement 1999), c'est la septième aire urbaine française. Après une période de rapide dépeuplement (280 000 habitants en 1946, 208 159 habitants en 1982) et d'importants travaux de rénovation des quartiers les plus anciens, la population de la ville centre recommence à augmenter. La commune de Bordeaux, qui a gagné plus de 20 000 habitants en 20 ans, connaît actuellement un bel essor démographique à tel point que la ville devrait dépasser les 250.000 habitants en 2008 et 300.000 habitants en 2020. Un projet de fusion de communes est à l'étude, semblable aux cas de Lille-Lomme ou Cherbourg-Octeville, afin de porter la population communale au dessus de 300 000 habitants ; certains y voient un moyen de la rendre plus compétitive et de lui permettre de jouer un véritable rôle de métropole européenne.
Les recensements menés par l'INSEE en 2004 et 2005 montrent que la population bordelaise compte 126 046 ménages et 139 707 logements. Parmi les 229 900 bordelais, la part des hommes représente 46 %, celle des femmes 54 %. L'état matrimonial de la population bordelaise de 15 ans et plus indique que 54 % de la population est célibataire, 32 % marié(e), 8 % divorcé(e) et 6 % veuf ou veuve. Le nombre moyen de personnes par ménage est de 1,8.
Économie
Viticulture
Bordeaux est considérée par beaucoup comme la capitale mondiale du vin. À proximité de Bordeaux, un vignoble important produit de nombreux vins, dont certains parmi les plus prestigieux du monde, collectivement désignés sous le terme de vins de Bordeaux, ou simplement de bordeaux. Il y a autour de Bordeaux 14 000 producteurs de vin, 117 514 hectares de vigne, 400 négociants et un chiffre d'affaires de 14,5 milliards d'euros. La production annuelle est de 700 millions de bouteilles, vins de consommation courante et vins de qualité supérieure confondus.
Ce sont des vins blancs ou rouges, ces derniers sont à l'origine de la couleur bordeaux. Les vins rouges sont généralement produits à partir de cépages Cabernet-sauvignon, Merlot, Cabernet franc, Petit Verdot, Malbec, et de moins en moins fréquemment de Carménère. Les vins blancs sont produits à partir de cépages Sauvignon blanc, Sémillon et Muscadelle.
Le vignoble bordelais est subdivisé en cinq régions : l'Entre-Deux-Mers, le Libournais, le Bourgeais-Blayais, les Graves et le Médoc. Les terroirs les plus célèbres sont ceux de Saint-Émilion, Pauillac, Saint-Estèphe, Sauternes et Pomerol. Un classement des vins de Bordeaux est établi depuis 1855, mais il est fortement remis en question par la critique et certains producteurs du fait de son caractère presque immuable.
Actuellement, le vignoble bordelais connaît une relative crise en raison de la concurrence internationale et de la baisse des prix. Ces dernières années, le nombre de producteurs a diminué de façon significative.
Industrie
Mais Bordeaux est aussi une ville industrielle. L'industrie emploie 28 000 salariés (dont 16 000 pour le bois et le papier), le constructeur automobile Ford Aquitaine Industrie étant le premier employeur industriel aquitain. Bien que l'industrie bordelaise ait souffert ces dernières décennies (rive droite de Bordeaux), la ville a su se repositionner dans les technologies de pointe et les nouvelles technologies, notamment l'aéronautique. L'agglomération bordelaise est en effet un pôle majeur dans le secteur aéronautique spatiale et de défense, second pôle national après Toulouse, avec 20 000 emplois directs et 8 000 emplois en sous-traitance. Sont notamment implantées à Bordeaux les entreprises Dassault, Safran (l'ancienne Snecma), EADS et Thales. C'est notamment en périphérie de Bordeaux que sont construits les avions Falcon, le cockpit de l'Airbus A380, les propulseurs d'appoint de la fusée Ariane et le missile servant de vecteur à l'arme nucléaire, embarqué dans les SNLE, le M-51. Le laser Mégajoule est en constuction en périphérie de Bordeaux, plus précisement à Le Barp : ce projet, capital pour le renouvellement du dispositif de dissuasion nucléaire français, dans lequel le ministère de la défense compte investir plus de deux milliards d'euros, serait associé à un pôle industriel en industrie optique et laser de niveau européen.
Sont aussi présentes la pétrochimie et l'industrie pharmaceutique (Sanofi-Aventis), ainsi que l'industrie agroalimentaire (30 000 emplois) (LU), et en particulier les vins et spiritueux (Marie Brizard, Ricard), mais aussi bien sûr les vins de Bordeaux, secteur dans lequel certaines entreprises peuvent être considérées comme de véritables industries.
Services
Le secteur tertiaire reste dominant dans la capitale girondine notamment grâce à la forte attractivité commerciale et à une concentration des services liés aux entreprises. De plus, le tourisme est en plein essor, Bordeaux disposant d'un riche patrimoine historique et servant de relais vers les côtes d'Aquitaine et l'arrière-pays qui bénéficie considérablement des progrès du tourisme rural.
Bordeaux est le siège de la Chambre de commerce et d'industrie de Bordeaux. Elle gère l'aéroport de Bordeaux - Mérignac, l'École supérieure de commerce (ESC) de Bordeaux et l'Aire de Cestas.
Port autonome de Bordeaux
La ville de Bordeaux a également une activité portuaire importante. En effet, le port autonome de Bordeaux accueille chaque année 1 600 navires et traite environ 9 millions de tonnes de marchandises (dont 4,1 millions de tonnes d'hydrocarbures). Le port autonome de Bordeaux accueille également les éléments de l'A380 en transit vers Toulouse.
Chômage
Répartition des actifs (1999, INSEE):
Secteur primaire: 0,3 %
Secteur secondaire: 10,7 %
Secteur tertiaire: 89 %
Taux de chômage: 8,8 % (2004)
Administration
Maires de Bordeaux
Voir la liste des maires de Bordeaux
Jacques Chaban-Delmas (RPR) (1947-1995)
Alain Juppé (RPR) (1995-2004)
Hugues Martin (UMP) (2004-2006)
Alain Juppé (UMP) (2006- )
Parmi les projets dont Hugues Martin a hérité au départ d'Alain Juppé, figurent notamment : le développement et l'amélioration du réseau Tramway dans la CUB, l'amélioration du cadre de vie avec aménagement des quais, étude de diverses lignes TGV rapides et plus directes vers différentes grandes villes…
Le 19 juin 2005, Hugues Martin inaugure sur la place de la Victoire l'Obélisque, un monument dédié à la gloire du vin.
Le 28 août 2006, les conseillers municipaux de la majorité municipale UMP-UDF-DVD démissionnent afin de déclencher des élections municipales anticipées et de permettre le retour d'Alain Juppé à la tête de la ville, après des élections que ce dernier remportera avec 56,24 % des votes.
Quartiers administratifs
En 1995, la mairie de Bordeaux a divisé la ville en 12 quartiers administratifs ou 12 arrondissements pour permettre la mise en place de conseils de quartiers. Ces conseils permettent un meilleur lien entre les bordelais et leurs élus ainsi qu'un traitement plus efficace des problèmes locaux. Les 12 quartiers créés regroupent plusieurs quartiers historiques (22, voir partie quartiers historiques de Bordeaux).
Ces douze quartiers sont les suivants :
Quartier du Lac
Quartier de Bacalan
Quartier Grand-Parc - Chartrons - Paul Doumer
Quartier de la Bastide
Quartier Hôtel de Ville - Quinconces - St-Pierre - St-Éloi
En 1965, la commune de Caudéran a été rattachée à Bordeaux, elle forme maintenant le 8e canton.
Bordeaux est divisée en 8 cantons :
Le 1er canton compte 24 453 habitants;
Le 2e canton compte 23 855 habitants;
Le 3e canton compte 31 634 habitants;
Le 4e canton compte 30 994 habitants;
Le 5e canton compte 25 184 habitants;
Le 6e canton compte 27 302 habitants;
Le 7e canton compte 12 993 habitants;
Le 8e canton compte 38 948 habitants.
Pour un total de 215 363 habitants en 1999 selon l'INSEE
Bordeaux à Gauche, pour que ça change fort
Tous avec Alain Rousset, candidat de la Gauche rénové
Lettre d'Alain Rousset aux bordelais
Madame, Monsieur,
Depuis que j'ai décidé de me présenter à vos suffrages, je travaille avec tous les Bordelais qui me rejoignent à construire un projet ambitieux pour Bordeaux. Un projet qui s'adresse à tous, qui embrasse tous els aspects de votre vie quotidienne et sache conjuguer le bien être de ses habitants et le renouveau d'une économie, aujourd'hui en panne.
Car le plus bel hommage à rendre à Bordeaux, c'est de la doter des moyens et des atouts qui soient à la hauteur de sa beauté, celle qui vient de lui valoir son classement au patrimoine mondial de l'humanité. Je suis fier comme vous de cette reconnaissance. Mais celle-ci ne doit pas exclure la lucidité. Celle, par exemple, que j'entendais, ces jours-ci, de la bouche d'un jeune Bordelais : « Oui, c'est vrai, nous l'aimons notre ville; elle est belle, nous nous promenons le dimanche sur les quais avec ma femme et mon fils, mais je n'arrive pas à y trouver un logement à des conditions acceptables ».
Voici l'un des défis majeurs qu'il nous faut relever. Car, derrière les belles façades de pierre blonde, vous êtes encore nombreux à souffrir d'un développement immobilier abandonné aux investisseurs.
Bordeaux a besoin d'une politique de l'habitat maîtrisée et équitable qui sache, à la fois, développer le logement locatif et encourager l'accès à la propriété pour les jeunes qui le veulent.
Bordeaux a besoin que nous bâtissions, ensemble, un projet éducatif dont le maire doit être, aujourd'hui, co-responsable, car il est le garant de l'avenir des enfants et des jeunes.
Bordeaux a besoin d'une politique sportive qui doit être élaborée en concertation étroite avec les associations, les bénévoles, les clubs. Une politique qui soutienne les pratiques amateur mais sache, aussi, aider les clubs à évoluer au plus haut niveau et créer les stades et les salles qui font, aujourd'hui, cruellement défaut.
Bordeaux a besoin d'un projet culturel qui encourage la créativité, la diversité, favorise et soutienne les échanges artistiques avec d'autres villes, en Europe et dans le monde. C'est pourquoi j'ai apporté mon soutien à la candidature de Bordeaux 2013.
Bordeaux, pour chacun de ses quartiers, doit atteindre une haute qualité de vie. Une ville moderne a le devoir d'être attentive à ce que l'environnement y soit protégé mais aussi à ce que des mesures concrètes en faveur de la santé, accompagnent les citoyens à toutes les étapes de leur vie.
Bordeaux, et ce ne sera pas la moindre de nos tâches, a besoin de tous nos efforts pour relancer son économie. L'expérience que j'ai accumulée, depuis bientôt dix ans, au service de l'Aquitaine, dont je crois pouvoir dire qu'elle est devenue une terre d'innovation, nous aidera à faire de notre ville une grande capitale régionale. Une capitale, enfin digne du rang de métropole européenne. Pour y parvenir, il nous faudra réconcilier le centre de décision que doit être la mairie avec tous les acteurs de l'économie : les commerçants, les artisans, les industriels.Si l'Aquitaine est devenue la première région de France pour la recherche, Bordeaux doit devenir le lieu des grands congrès scientifiques.
Pendant douze ans, j'ai été le maire de la quatrième ville d'Aquitaine. J'ai aimé, passionnément, y dessiner les contours d'un modèle de développement qui concilie dynamisme économique et exigence sociale. Et ceci, au contact étroit des citoyens, des entreprises, des chercheurs, des forces vives.
A la tête de la Communauté urbaine, j'ai eu le souci d'une gestion qui allie le mouvement et la rigueur; j'ai fait en sorte que la CUB puisse poursuivre l'implantation d'un réseau de transports, où le tramway a pris toute sa place. J'ai eu la grande satisfaction d'obtenir gain de cause dans la renégociation du contrat de fourniture de l'eau, source d'une économie de plusieurs centaines de millions d'euros pour les usagers et les contribuables.
Je souhaite maintenant que nous allions plus loin, ensemble, ici à Bordeaux, en partageant la vision que j'ai d'une démocratie vivante. Il y a, à Bordeaux, un vrai malaise qui tient à la méthode de gouvernement de notre ville et à l'absence de transparence et de sens dans les choix qui sont faits. Un dialogue sincère dans la gestion de la ville suppose la reconnaissance et l'émergence, si besoin, d'interlocuteurs, notamment associatifs, de la municipalité. Ce n'est pas le cas aujourd'hui.
Bordeaux a besoin d'un souffle nouveau et d'un enthousiasme collectif; je veux en votre compagnie, les lui redonner. C'est mon ambition la plus chère, celle qui m'anime chaque jour.
Alain Rousset
A Bordeaux, Alain Rousset, candidat des socialistes pour battre Alain Juppé aux municipales
Alain Rousset, le président socialiste de la région Aquitaine et député de la Gironde, devrait affronter l'actuel maire de Bordeaux, Alain Juppé, en mars 2008. Jeudi 18 octobre, c'est avec un simple "je souhaite être le prochain maire de Bordeaux" que M. Rousset a annoncé sa candidature.
Alors que M. Juppé a déjà annoncé sa volonté de briguer un nouveau mandat aux élections municipales de 2008,
Selon M. Rousset, Bordeaux est depuis 1947 "gérée par la même philosophie et a besoin d'un souffle nouveau". Il a reconnu, jeudi, que depuis l'arrivée d'Alain Juppé à la tête de la ville en 1995 "la ville a bougé et pour une bonne part en bien" mais il a dit vouloir lui apporter "ce petit grain de folie qui lui manque", annonçant une "campagne décoiffante". Tout en assurant qu'il avait le plus grand respect pour Alain Juppé, il a évoqué les faiblesses de la ville sur les plans économique, écologique, social, culturel et sportif alors que pour lui Bordeaux "a des potentialités énormes". Se disant favorable à une liste d'ouverture avec une main tendue au Mouvement démocrate (MoDem), Alain Rousset a assuré qu'en cas de succès il démissionnerait de son poste à la région.
À Bordeaux, Alain Rousset défie Alain Juppé
C'est donc Alain Rousset qui conduira la liste socialiste lors des élections municipales de mars prochain. « Je souhaite être le prochain maire de Bordeaux », a lancé le 18 Octobre 2007 avec détermination le président de la Région Aquitaine.
Il y a quelques jours, l'actuel maire UMP Alain Juppé, n'hésitait d'ailleurs pas à se moquer de l'attitude de son adversaire. « Quand la décision sera officialisée, ce sera un non-événement », écrivait dans son blog Alain Juppé, estimant que cela commençait « à friser le ridicule ». C'est donc dans un restaurant du coeur historique de Bordeaux, qu'Alain Rousset a choisi d'expliquer les raisons de son choix. Avec enthousiasme, il a évoqué son désir de « donner un nouveau souffle, une nouvelle ambition, un nouvel avenir » pour cette ville qu'il veut faire « entrer dans le XXe siècle ». Pour lui, cela passe notamment par « un besoin de rajeunissement » au niveau culturel, urbanistique, social et sportif. Celui qui vient d'être élu député de la septième circonscription de la Gironde a cependant reconnu qu'il lui a fallu un certain temps « pour assumer » cette candidature. « Je voulais notamment vérifier qu'il y avait une unité des socialistes et de la gauche derrière ma candidature », a-t-il expliqué. Une condition remplie, tous les socialistes ayant depuis quelques jours multiplié les appels de soutien. Les personnalités socialistes girondines telles que la députée Michèle Delaunay, « tombeuse » d'Alain Juppé en juin, le candidat malheureux aux municipales partielles d'octobre dernier, Jacques Respaud, et Alain Anziani, premier secrétaire départemental, étaient d'ailleurs assis à ses côtés. Tous savent en effet que la bataille s'annonce musclée. Le principal intéressé le reconnaît sans peine. « Je n'ai jamais abordé une élection avec des sondages aussi peu favorables, je passe limite le premier tour », a souligné Alain Rousset. Il aura en effet à affronter un adversaire de taille en la personne d'Alain Juppé.
Mais depuis quelque temps, l'ancien premier ministre se trouve quelque peu affaibli dans son propre fief. En juin dernier, celui qui occupait alors le poste de numéro deux du gouvernement Fillon avait perdu d'une courte tête la circonscription de Bordeaux centre, face à la socialiste Michèle Delaunay. Une percée de la gauche qui s'explique notamment par un changement sociologique dans cette ville, détenue par la droite (Chaban-Delmas puis Juppé) depuis 1947. Président de la Région Aquitaine, président de l'Association des Régions de France, l'ancien maire de Pessac, ancien vice-président de la communauté urbaine de Bordeaux, Alain Rousset, en cas de victoire en mars prochain, devra choisir. Hier, il a annoncé qu'il quitterait la présidence de la Région. Symboliquement, il lancera sa campagne par un meeting avec Bertrand Delanoë, Gérard Collomb et Jean-Marc Ayrault, les maires PS de Paris, Lyon et Nantes. Pour les deux Alain, les enjeux de cette élection sont différents. Juppé joue son avenir politique. Rousset, lui, n'a pas grand-chose à perdre mais tout à gagner. Une éventuelle victoire renforcerait son poids au sein du PS. Une des clés du scrutin résidera dans les éventuelles alliances que les deux hommes, qui souhaitent tous deux mener des listes les plus ouvertes possible, pourront conclure. Rousset peut déjà compter sur une union avec les Verts. Une alliance précieuse puisque le candidat Vert Pierre Hurmic avait remporté 6,83 % des voix au premier tour des législatives de juin dernier. Rousset et Juppé lorgnent surtout tous deux les voix centristes. Lors de l'annonce de sa candidature, Alain Juppé avait laissé entendre qu'une alliance avec le MoDem était en bonne voie : Alain Rousset a pour sa part affirmé hier qu'« une alliance (était) souhaitable ». Les tractations vont donc pouvoir commencer.
Je soutien totalement Alain Rousset à Bordeaux, candidat de la gauche moderne pour les municipales de Mars 2008 et j'espère qu'il arrachera cette ville à Alain Juppé comme Michelle Delaunay à su conquérir l'ancienne circonscription historique d'Alain Juppé ancrée à droite depuis 1947 grâce à l'aide de Ségolène Royal.
Avant même son retour au Pakistan le 18 octobre dernier, le bras droit et amie de toujours, de Benazir Bhutto,
Naheed Khan, martelait que " la menace numéro un pour "BB", ce sont les islamistes ". En effet, l'attentat le plus meurtrier du Pakistan a visé Benazir, alors qu'elle était sur son convoi en train de saluer " son " peuple qu'elle retrouvait parès huit ans d'exil. " Ce n'est pas moi qu'ils ont visé mais ce que je représente " déclarait Benazir Bhutto au lendemain de l'attentat qui a coûté la vie à 137 personnes. " Les islamistes n'ont aucun intérêt à laisser la démocratie revenir. Car ils savent que nous sommes déterminés à les combattre ".
Depuis ce jour, et c'est son entourage proche qui le dit, Benazir Bhutto vit dans la crainte d' un attentat. " Mais n'a pas peur " confie Naheed. " Elle se battra pour la démocratie et ne se laissera pas intimider par des éléments extrémistes qui veulent saboter le processus démocratique en cours avec les élections".
Le président Musharraf qui craignait des menaces d'attentat en période de campagne électorale, avait pourtant averti Benazir Bhutto de limiter ses déplacements, les mouvements de foule et les grands meetings.
Benazir Bhutto était la cible parfaite des islamistes : car elle était une véritable amie de l'administration Bush et une future alliée de Musharraf. Même si l'accord de partage de pouvoir " Bhutto-Musharraf " a volé en éclats avec l'instauration de l'état d'urgence le 3 novembre, Benazir a pour une certaine frange de la population islamistes fanatiques incarné la trahison. Si son parti, le PPP, remporte la majorité aux élections du 8 janvier, elle serait sans doute redevenue Premier ministre et aurait donc, de facto, partagé le pouvoir avec Musharraf. Ce que ne lui pardonnent pas ce qui ont voulu sa peau.
Des milliers de Pakistanais suivent le cercueil de Bhutto
En larmes, se frappant la tête et la poitrine en signe de douleur, des milliers de partisans de Benazir Bhutto ont suivi le cortège funèbre de l'ancien Premier ministre pakistanais, assassiné la veille dans un attentat suicide.
Le cercueil recouvert du drapeau vert-rouge-noir du Parti du peuple pakistanais a quitté en ambulance la maison familiale de Naudero, dans la province du Sindh, accompagné du mari de la dirigeante de l'opposition assassinée, Asif Ali Zardari.
Benazir Bhutto a était inhumée dans le mausolée familial du cimetière de Garhi Khuda Bakhsh, à sept kilomètres de là, un édifice blanc surmonté d'un dôme dont elle avait ordonné la construction.
Elle reposera aux côtés de son père Zulfikar Ali Bhutto, le premier Premier ministre élu du pays, renversé par l'armée en 1977 et pendu ensuite, et de ses frères Murtaza et Shahnawaz.
Des slogans contre le président pakistanais Pervez Musharraf sont montés de la foule. "Honte à Musharraf l'assassin!", ont crié les partisans de Bhutto le long du trajet vers le cimetière, certains juchés sur les toits des maisons.
"Vous pouvez tuer les Bhutto, et les tuer encore, il y en aura toujours un pour se dresser contre vous!", ont repris les manifestants.
Le corps de Benazir Bhutto avait été amené d'Islamabad à bord d'un avion de l'armée de l'air. Venus de Doubaï, le mari de Bhutto, Asif Ali Zardari, et leurs trois enfants accompagnaient le cercueil.
L'arrivée de la dépouille dans la maison familiale, à bord d'une ambulance, avait été accueillie par les pleurs et les cris de la foule. "Soyez patients. Donnez-nous le courage de supporter cette perte", avait lancé Zardari.
Un jour noir pour l'opposition
Benazir Bhutto incarnait l'espoir du retour à la démocratie. C'est maintenant fini. Le parti démocrate le plus populaire est désormais orphelin. Privée de son icône, l'opposition peut-elle
survivre ? C'est un jour noir pour elle. Mais peut être aussi le début d'un renouveau.
Beaucoup de Pakistanais approuvaient Benazir Bhutto car " il n'y avait qu'elle " comme ils disent. " Maintenant, peut être que sa disparition sera l'occasion pour de nouvelles figures politiques d'émerger " témoigne Shaheed, un jeune sympathisant du PPP de Bhutto, joint par téléphone. " C'est tragique qu'elle finisse comme cela mais j'espère que ça fera naître une nouvelle conscience politique. Car il y a beaucoup de gens qui valent la peine.
Pour l'opposition, le 27 décembre est un double coup dur. D'abord, pour le PPP en deuil, la relève sera impossible à assurer d'ici le 8 janvier. Et pour l'autre grand parti d'opposition, la PML-N, son leader Nawaz Sharif a annoncé qu'il boycotterait le scrutin.
Plus qu'un jour noir pur l'opposition, c'est un jour de deuil national. Benazir était une icône, elle pouvait rassembler et faire vibrer les foules. Elle portait un nom et savait l'utiliser.
" Maintenant, le principal challenge pour l'opposition sera de repenser sa stratégie, et cela passe par des figures politiques nouvelles " estime Amir, un journaliste pakistanais.
L'opposition sera-t-elle faire de ce drame un nouvel espoir ?
Bienvenue sur mon Blog : je l'ai créé pour les élections municipales 2008. Comme vous le savez sans doute, elles auront lieu les 9 et 16 mars. Je porterai à cette occasion les couleurs de la Gauche et conduirai une liste sur laquelle se retrouveront des citoyens épris de démocratie et de justice sociale.
Tous sont passionnés par leur ville et veulent s'unir pour représenter une alternative à la Municipalité sortante. Au-delà de l'énergie que je veux mettre au service de ce nouveau défi, je souhaite vous faire partager le regard lucide et sans faux semblant qu'il faut aujourd'hui porter sur Saint-Brieuc : conduite sans véritable méthode ni rigueur, notre ville a, durant cette dernière mandature, perdu beaucoup de temps.
J'ai souhaité lancer ce forum pour pouvoir dialoguer directement avec celles et ceux qui veulent participer au débat public. Bien sûr il ne remplace pas les contacts directs, mais il les complète et les enrichit. Il permettra à chacun de suivre la campagne, de m'interroger, de consulter les documents de campagne et de réagir.
Bien évidemment, je répondrai régulièrement et personnellement à vos questions.
J'attends toutes vos suggestions ! A très bientôt donc,
Danielle BOUSQUET
Les 9 et 16 Mars 2008, Votez pour Danielle Bousquet
La candidate
Autoportrait
… Se raconter n'est pas très simple…
En bref, je suis née le 1o mai 1945 à Ploeuc-sur-Lié dans les Côtes d'Armor, en Bretagne… ce sont là mes racines. J'ai un mari, deux enfants et quatre petits-enfants.
Mes parents, enseignants, m'ont donné à la fois le goût des études et de l'action: après des études secondaires au lycée Renan à Saint-Brieuc, j'ai fait HEC à Paris. À l'époque,
je dois avouer que ce n'était pas toujours évident d'être Bretonne
à Paris… Après mes études, j'ai d'abord été Directrice commerciale dans une PME de 5oo salariés à Paris. Et puis, j'ai décidé de revenir en Bretagne, plus précisément en Côtes d'Armor et encore plus précisément à Saint-Brieuc.
J'ai été professeur de sciences économiques puis chef d'établissement en 1987. Nommée Principale au collège de Moncontour, je suis devenue proviseur adjoint dans un lycée de Saint-Brieuc jusqu'en 1997, année où j'ai été élue députée. Je suis présidente de l'association “l'Écloserie d'Armor” dont l'objectif est de favoriser la mise en place de projets de jeunes créateurs d'entreprises.
J'ai été élue en 1983 au conseil municipal de Saint-Brieuc.
J'y ai été adjointe dans les secteurs successifs des services publics en régie, de l'Éducation et des Finances, aux côtés de Claude Saunier, alors Maire. J'ai quitté cette fonction en 1996 pour des raisons professionnelles, mais je suis restée conseillère municipale.
J'ai été élue à l'Assemblée nationale le 1er juin 1997
puis réélue le 16 juin 2oo2. Je suis membre de la Commission des affaires étrangères et vice-présidente de la délégation de l'Assemblée nationale aux droits des femmes et à l'égalité des chances entre les hommes et les femmes. Je suis également vice-présidente du groupe d'études sur la démographie et la population. Très attachée à la lutte contre le sous développement et la pauvreté, je suis aussi membre du Forum parlementaire inter-européen sur la population et le développement. En 2oo4 j'ai participé à la mission d'information de l'Assemblée Nationale sur l'accompagnement de la fin de vie. En tant que parlementaire, je suis vice-présidente de l'assemblée parlementaire de la francophonie.
Depuis 2oo1, je suis conseillère municipale d'opposition de la ville de Saint-Brieuc, et conseillère d'agglomération de la communauté d'agglomération de Saint-Brieuc, membre du bureau du Pays de Saint-Brieuc. Vous m'avez réélue à l'Assemblée Nationale le 17 juin 2oo7 (je vous en remercie à nouveau). Dans mon action de députée, je suis intervenu à de multiples reprises sur des projets pour la ville et l'agglomération briochine: port de Saint-Brieuc Le Légué et plus récemment la carte judiciaire.
Questionnaire
à gauche de cœur avec Danielle Bousquet et son équipe
Les prochaines élections municipales se déroulent en mars 2oo8. Vous le savez, pour cette échéance électorale, je rassemble autour de moi bon nombre de Briochins à gauche de coeur. Comme moi, ils connaissent bien notre ville, comme moi, ils ont avec elle une histoire et ils ont pour elle de belles ambitions.
Je veux faire de Saint-Brieuc une ville où les nouvelles solidarités s'expriment avec coeur.
Je veux faire de Saint-Brieuc une ville engagée dans un urbanisme durable et solidaire.
Je veux faire de Saint-Brieuc une ville d'innovations, de créativités débridées, originales et novatrices.
Avec mon équipe, j'ai commencé à présenter mon projet aux Briochins.
Ils nous ont fait part de toutes leurs suggestions, leurs idées et leurs envies pour Saint-Brieuc. Aujourd'hui, je veux aller plus loin encore à vos côtés.
Pour ma part je soutien totalement Mme Danielle Bousquet , candidate de la gauche rénové pour les municipales à Saint Brieuc en espérant qu'elle remportera cette mairie pour changer la politique menée par le maire sortant de droite!!!
" C'est le courage et la liberté " qui ont été visés à travers Benazir Bhutto, assassinée jeudi au Pakistan, a estimé Ségolène Royal quelques heures après l'attentat-suicide sanglant survenu à Rawalpindi (est).
"Nous pleurons tous une femme extraordinairement courageuse, assassinée en plein meeting", écrit l'ancienne candidate socialiste à l'élection présidentielle dans un communiqué. "Avec la disparition de Benazir Bhutto, c'est le courage et la liberté que l'on a cherché à faire taire à tout jamais".
La présidente PS de la région Poitou-Charentes salue "la détermination d'une femme exceptionnelle que l'on a muselée par le sang afin de décourager et de faire peur aux démocrates dans les pays qui subissent le terrorisme et le fanatisme". "Nous devons tous nous lever pour que d'autres Benazir Bhutto aient, en sa mémoire, le courage de se dresser pour les libertés publiques et la démocratie".
Tiens, un people qui balance ! On n'avait pas vu ça depuis… longtemps. Dans un entretien au JDD, le tennisman-chanteur raconte comment l'entourage de Nicolas Sarkozy a tenté de « l'acheter » pour un concert du Champs de Mars. Edifiant.
Etonnant entretien de Yannick Noah, dimanche 23 décembre, à nos confrères du JDD. Entre deux commentaires sur sa tournée, sa vie de star et de tennisman, celui qui a ravi à Zidane le titre de personnalité préférée des Français lâche quelques commentaires engagés. Soutien de Ségolène Royal pendant la campagne, il lui réaffirme sa loyauté. Mais surtout, il critique ouvertement Nicolas Sarkozy. Les dépêches et articles qui ont repris cette saillie inattendue sont unanimement marqués par le fait que Yannick Noah se dise « choqué » et « dégoûté » par la politique présidentielle. Pourtant, l'info la plus dérangeante de cette interview est quelques lignes plus loin.
Surbordination de soutien Noah affirme que « l'entourage présidentiel » l'a sollicité pour qu'il se produise en concert à l'occasion du 14 juillet, moyennant une importante somme versée à son association, Fête le mur. Pour « rigoler », Yannick Noah explique qu'il a laissé entendre qu'il accepterait si cette somme était multipliée par quatre. Dès le lendemain, le fameux « entourage présidentiel » lui faisait savoir que c'était d'accord ! Evidemment, Noah a refusé. Une bonne leçon, en tout cas, pour Mireille Mathieu qui n'a sans doute pas négocié aussi habilement sa prestation du 6 mai place de la Concorde… Du côté de l'Elysée, pas un bruit. Interrogé par Marianne2.fr, le château n'infirme ni ne confirme l'accusation de la star. Bigard ou de Carla Bruni, pourquoi pas, mais Yannick Noah, sûrement pas. C'est dommage, pour une fois qu'on ne parlait pas de vie privée !
Avis aux citoyens retardataires, les inscriptions sur les listes, en vue des municipales et des cantonales des 9 et 16 mars 2008, s'achèvent le 31 décembre. Les jeunes majeurs font l'objet d'une inscription d'office. Pour les autres, notamment ceux qui ont déménagé et n'ont pas encore déposé leur demande, pas de trêve des confiseurs qui tienne. Parcours fléché des démarches à suivre.
Où s'inscrire ?
Vous pouvez vous adresser au service des élections de la mairie, dans la commune où vous êtes domicilié ou dans laquelle vous résidez de façon continue depuis au moins six mois. Il est aussi possible de vous inscrire soit dans la commune où vous êtes assujetti à résidence en qualité de fonctionnaire, soit dans celle où vous payez des impôts locaux depuis au moins cinq ans (taxe d'habitation, taxe foncière, taxe professionnelle). Les jeunes électeurs, qui ont eu 18 ans en 2007 ou les auront avant le 9 mars, date du premier tour des deux scrutins, sont, en principe, inscrits automatiquement, même s'il leur est conseillé de vérifier la prise en compte de cette inscription auprès de leur mairie.
Quels documents présenter ?
Il faut remplir un formulaire d'inscription sur les listes électorales - délivré en mairie ou disponible sur le site www.service-public.fr -, présenter l'original de votre carte nationale d'identité ou de votre passeport en cours de validité et fournir une photocopie de ce document ainsi que d'un justificatif de domicile (facture EDF, avis d'imposition, quittance de loyer, etc.) ou d'un justificatif d'inscription aux impôts locaux depuis plus de cinq ans. En cas de domiciliation chez un proche, cette personne doit fournir une attestation certifiant que vous habitez bien chez elle et un justificatif de domicile.
Quelle procédure pour les ressortissants de l'Union européenne résidant en France ?
Autorisés à voter en France pour les élections municipales et européennes, ceux-ci peuvent s'inscrire sur des listes dites «complémentaires». Mais il s'agit de deux listes distinctes : les ressortissants de l'UE, qui se seraient inscrits uniquement pour les européennes, doivent donc renouveler leur demande pour le scrutin de mars. Enfin, pour les personnes qui viennent d'acquérir la nationalité française et qui n'ont pas encore obtenu une carte d'identité ou un passeport français, il est possible, pour s'inscrire, de présenter le certificat de nationalité ou le décret de naturalisation.
sauf "une preuve de vie et desespoir", l'ensemble des mots sont ceux Ingrid, touchant emouvant. Nous devons nous mobiliser, nous ne pouvons pas faire pression directement, mais allez sur le site il y a des choses à faire quand même.
y no seremos libres hasta que estes aqui et nous serons libres que lorsque tu le seras
Ce clip de soutien est tout en contraste.
Ingrid Betancourt, 9 jours avant son enlèvement : Avec les autres candidats à l'élection présidentielle colombienne, elle rencontre les FARC et leur demande de cesser les prises d'otages.
Ingrid, 6 ans après son enlèvement : Accablée et épuisée par sa prise d'otage, il faut agir et se mobiliser pour sa libération.
Pakistan: Benazir Bhutto tuée dans un attentat suicide
L'ex-Premier ministre du Pakistan Benazir Bhutto est morte des suites de ses blessures après avoir reçu une balle dans le cou tirée par le kamikaze avant l'attentat-suicide
qui l'avisée jeudi, ont indiqué des hauts responsables de la police.
Elle a succombé à ses blessures à l'hôpital mais les enquêteurs n'ont pu encore savoir si elle est morte de sa blessure au cou ou des suites de l'explosion, selon l'une de ces sources, qui ont requis l'anonymat.
"Le kamikaze a d'abord tiré et a fait ensuite exploser la bombe qu'il portait sur lui", a expliqué l'un de ces responsables policiers, ajoutant qu'une balle avait atteint Mme Bhutto au cou.
L'attentat a été perpétré à Rawalpindi, une grande ville qui jouxte la capitale pakistanaise. Immédiatement après le drame, plusieurs corps déchiquetés jonchaient la route, a témoigné un journaliste de l'AFP sur place.
Au moins 16 personnes, en plus de l'ex-Premier ministre Benazir Bhutto, ont en outre été tuées dans cet attentat suicide qui a également fait au moins 56 blessés, a annoncé le gouvernement du Pakistan.
Après la mort de Benazir Bhutto, les violences s'étendaient dans tout le pays. Quatre policiers ont été blessés par balles et 20 maisons brûlées dans un village selon la police tandis que le principal tribunal et un autre bâtiment officiel de Jacobabadont ont été incendiés.
Le président du Pakistan Pervez Musharraf, qui présidait une réunion d'urgence de son gouvernement et des autorités militaires au palais présidentiel à Islamabad, a d'ailleurs appelé ses concitoyens à rester calmes pour "que les desseins diaboliques des terroristes soient mis en échec", a annoncé la télévision d'Etat.
L'ex-Premier ministre Nawaz Sharif s'est lui adressé à la foule massée devant l'hôpital où Mme Bhutto est décédée.
"Je vous promets que je mènerai votre guerre à partir de maintenant", a-t-il lancé aux partisans de Mme Bhutto et aux nombreuses autres personnes dont bon nombre pleuraient.
"Je partage votre douleur et votre chagrin, avec la nation tout entière", a-t-il ajouté.
Les Etats-Unis ont condamné "cet attentat qui montre qu'il y a des gens là-bas qui essayent d'interrompre la construction d'une démocratie au Pakistan", a déclaré un porte-parole du département d'Etat, Tom Casey.
Le ministre britannique des Affaires étrangères David Miliband s'est de son côté déclaré "profondemment choqué" par l'attentat qui a provoqué la mort de l'ex-Premier ministre pakistanais Benazir Bhutto jeudi, appelant "à la retenue mais aussi à l'unité".
En France, le chef de la diplomatie Bernard Kouchner a exprimé sa "très grande émotion" et condamné fermement "l'acte odieux", a déclaré jeudi son ministère.
La Russie également "condamne fermement" l'attentat suicide, a déclaré la diplomatie russe citée par les agences russes.
"Nous condamnons fermement cet attentat, présentons nos condoléances aux proches de Benazir Bhutto et espérons que la direction du Pakistan va réussir à prendre les mesures nécessaires pour assurer la stabilité dans le pays", a indiqué le porte-parole du ministère russe des Affaires étrangères Mikhaïl Kamynine cité
par l'agence Interfax.
L'Inde enfin a qualifié "d'acte abominable" l'assassinat de Benazir Bhutto
Ce drame est le dernier d'une série record d'attentats suicides dans l'histoire du Pakistan, qui ont fait plus de 780 morts en 2007.
Le plus meurtrier, pour l'heure, avait déjà visé une manifestation du parti de Mme Bhutto: le 18 octobre, deux kamikazes avaient tué 139 personnes dans un gigantesque défilé de sympathisants qui célébraient, à Karachi, la grande ville du sud, le retour de l'ex-Premier ministre après six années d'exil.
Mme Bhutto avait réchappé du double attentat parce qu'elle se trouvait à l'intérieur d'un camion blindé en tête du défilé.
Depuis lors, les autorités ont multiplié les avertissements, assurant que des informations "précises" permettaient de penser que les terroristes islamistes voulaient attenter à sa vie.
Après l'attentat du 18 octobre, Mme Bhutto avait accusé à plusieurs reprises des "hauts responsables" proches du pouvoir et des membres des services de renseignements d'être à l'origine de cette attaque, sans jamais le prouver.
L'ex-Premier ministre dirigeait le principal parti de l'opposition au président Pervez Musharraf, le Parti du Peuple Pakistanais (PPP) depuis qu'elle lui avait tourné le dos début novembre après avoir négocié, dans un premier temps, un accord de partage du pouvoir qui lui avait permis de rentrer d'exil grâce à une amnistie mettant un terme à des poursuites pour corruption du temps où elle dirigeait le pays (1988-1990 et 1993-1996).
C'est précisément en invoquant notamment la menace terroriste islamiste que M. Musharraf avait instauré l'état d'urgence le 3 novembre. Après quelques jours de tergiversations, Mme Bhutto avait mis un terme à ses négociations avec le chef de l'Etat pour un partage du pouvoir dans la perspective des élections législatives et provinciales prévues pour le 8 janvier et était entrée dans l'opposition.
Face à la pression intense de la communauté internationale et de l'opposition, M. Musharraf, qui a été réélu pour un second mandat le 6 octobre par les assemblées sortantes, avait finalement levé l'état d'urgence le 15 décembre et promis de tout faire pour assurer la sécurité de la campagne électorale et des opérations de vote.
Mme Butto menait campagne contre M. Musharraf mais surtout contre les fondamentalistes musulmans, en promettant d'"éliminer la menace islamiste" du pays.
L'année 2007 a connu un record absolu du nombre d'attentats.
Les réactions
Voici les réactions après l'annonce de la mort de Benazir Bhutto, l'ex-Premier ministre pakistanaise. L'opposante a succombé à ses blessures jeudi 27 décembre, après l'explosion d'une bombe, lors d'un meeting dans la banlieue d'Islamabad.
AU PAKISTAN
Pervez Musharraf, président du Pakistan, appelle ses concitoyens à rester calmes pour "que les desseins diaboliques des terroristes soient mis en échec".(Islamabad) Nawaz Sharif, ex-Premier ministre pakistanais : "Je vous promets que je mènerai votre guerre à partir de maintenant (...) Je partage votre douleur et votre chagrin, avec la nation toute entière"promet aux Pakistanais de "mener leur guerre". (Islamabad)
EN FRANCE
Ségolène Royal,présidente de la région Poitou-Charentes : rend hommage à Benazir Bhutto, une "femme exceptionnelle", "extraordinairement courageuse" que l'on a "muselée par le sang", appelant à "se lever" en sa mémoire pour défendre les libertés. "Nous pleurons tous une femme extraordinairement courageuse, assassinée en plein meeting (...) C'est le courage et la liberté que l'on a cherché à faire taire à tout jamais. C'est la détermination d'une femme exceptionnelle que l'on a muselée par le sang afin de décourager et de faire peur aux démocrates dans les pays qui subissent le terrorisme et le fanatisme (...) C'est pourquoi, nous devons tous nous lever pour que d'autres Benazir Bhutto aient, en sa mémoire, le courage de se dresser pour les libertés publiques et la démocratie". (Communiqué de presse du jeudi 27 décembre) Patrick Devedjian , secrétaire général de l'UMP : "Après ce deuxième attentat contre Mme Bhutto, et face à cette longue série de drames meurtriers au Pakistan depuis le début de l'année, l'UMP tient à condamner fermement ces actes criminels (...). L'UMP regrette la disparition de Benazir Bhutto, adresse ses condoléances les plus sincères à ses proches et souhaite aujourd'hui que la direction du Pakistan, aidée par la communauté internationale, prenne les mesures qui s'imposent pour assurer la stabilité et le triomphe de la démocratie dans ce pays meurtri". (Paris, communiqué, jeudi 27 décembre)
François Bayrou, président du MoDem : "C'est un acte épouvantable qui vient de frapper et de tuer Benazir Bhutto (...). Après de nombreux attentats qui la prenaient pour cible, celui-là a hélas emporté une femme courageuse, engagée jusqu'au bout pour reconstruire un pays en décomposition (...) Comme lors de l'assassinat du commandant Massoud, le fanatisme a ainsi atteint son but et c'est un très mauvais signe pour la situation dans cette région du monde et probablement dans le monde tout entier (...) La situation est explosive au Pakistan et toutes les personnes de bonne volonté doivent joindre leurs efforts pour que le processus démocratique puisse se poursuivre en dépit des rancoeurs et de la douleur". (Paris, jeudi 27 décembre)
Nicolas Sarkozy, président de la République : "C'est avec émotion et indignation que j'apprends la nouvelle de la disparition brutale, dans un attentat, de Mme Benazir Bhutto. Je condamne cet acte odieux avec la plus grande fermeté (...) Le terrorisme et la violence n'ont pas leur place dans le débat démocratique et dans le combat des idées et des programmes (...) La France, comme l'Union européenne, est particulièrement attachée à la stabilité et à la démocratie au Pakistan". Le chef de l'Etat souligne qu'il est "plus que jamais indispensable que les élections législatives du 8 janvier se préparent et aient lieu dans des conditions de pluralisme, de transparence et de sécurité qui permettront au peuple pakistanais de s'exprimer et de choisir librement ses représentants élus". Nicolas Sarkozy présente ses "condoléances les plus vives" au président pakistanais, "ainsi qu'à la famille de Benazir Bhutto, aux proches des autres victimes de l'attentat et au peuple pakistanais tout entier". (Lettre à Pervez Musharraf)
Bernard Kouchner, ministre des Affaires étrangères : "condamne avec la plus grande énergie cet acte odieux (...) salue la mémoire de Mme Bhutto, figure éminente de la vie politique pakistanaise (...) réaffirme l'attachement de notre pays à la stabilité du Pakistan et de sa démocratie, qui doivent être au centre de l'attention de toute la communauté internationale". Le ministre fait "part de sa très grande émotion à la suite de l'attentat qui vient de coûter la vie à Benazir Bhutto, qu'il connaissait personnellement (...) Il présente ses condoléances à sa famille, aux victimes de cet attentat et au peuple pakistanais". (Paris, ministère des Affaires étrangères, communiqué)
A L'ETRANGER
Gordon Brown, premier ministre britannique : condamne l'attentat qui a coûté la mort à l'ex-Premier ministre pakistanais Benazir Bhutto, "assassinée par des lâches qui ont peur de la démocratie".
Angela Merkel, Chancelière allemande : condamne "au plus haut point" l'"attentat terroriste lâche" qui a coûté la vie à l'ex-Premier ministre pakistanais Benazir Bhutto. "L'évènement souligne la nécessité de continuer la lutte contre le terrorisme et de soutenir ceux qui souffrent de ses conséquences." (Communiqué de presse du jeudi 27 décembre)
Ban Ki-moon, secrétaire général de l'ONU : "Je suis choqué et scandalisé par l'assassinat de Mme Benazir Bhutto" (…) "Il s'agit d'une attaque contre la stabilité du Pakistan et ses processus démocratiques. Je condamne fermement ce crime odieux et je demande que ses auteurs soient traduits en justice le plus tôt possible" (Communiqué de presse du jeudi 27 décembre)
George W Bush, président des Etat-Unis : "Les Etats-Unis condamnent fermement cet acte lâche perpétré par des extrémistes assoiffés de sang qui essayent de miner la démocratie au Pakistan"(..)"Nous les enjoignons (les Pakistanais) à honorer la mémoire de Benazir Bhutto en poursuivant le processus démocratique" (…) "Ceux qui ont commis ce crime doivent être jugés" (Déclaration à la presse le jeudi 27 décembre)
Hamid Karzaï, président de l'Afghanisrtan : "Nous condamnons de la façon la plus vigoureuse cet acte de lâcheté d'une immense brutalité". "Je suis profondément désolé, profondément affecté que notre sœur courageuse, cette formidable fille du monde musulman ne soit plus des nôtres". "Elle a sacrifié sa vie au nom du Pakistan et de la région entière". "Je trouve qu'elle était très, très courageuse, avec une vision (politique) claire pour son pays, pour l'Afghanistan et la région, une vision de démocratie de prospérité et de paix" (Conférence de presse, jeudi 27 décembre)
Mohammad Ali Hosseini, porte parole du ministère iranien des Affaires étrangères : "L'action criminelle d'aujourd'hui (jeudi) à Rawalpindi (près d'Islamabad) est condamnée avec force (...). Le gouvernement du Pakistan ne devrait ménager aucun effort pour identifier le groupe terroriste à l'origine (de l'attentat) et le punir pour empêcher toute autre action de ce type de groupes terroristes". (Téhéran, d'après le site internet de la télévision d'Etat)
Masahiko Komura, ministre japonais des Affaires étrangères : "Le Japon condamne l'attaque (...). Il est absolument inacceptable de tenter de résoudre un problème par la violence (...) J'espère vraiment que le Pakistan va créer les conditions de la démocratie en organisant des élections justes". (Chaîne de télévision NHK, Tokyo) Scott Stanzel , porte parole de la Maison Blanche : "Nous condamnons les actes de violence qui ont eu lieu aujourd'hui au Pakistan". Il a également indiqué que Georges W.Bush "fera une déclaration sur la situation" et qu'il a été "informé de la situation au Pakistan". (Crawford, Etats-Unis)
Père Frederico Lombardi, porte parole du Vatican : "Cet attentat montre à quel point il est extrêmement difficile de pacifier une nation aussi travaillée par la violence (...) la paix s'éloigne (...) Nous participons à la douleur de la population pakistanaise". Il a ajouté que Benoît XVI avait été "immédiatement informé". (D'après l'agence Ansa, Vatican)
Pranab Mukehrjee, ministre indien des Affaires étrangères : "Nous sommes choqués et horrifiés par sa mort". (New Delhi)
Anand Sharma, sous-secrétaire indien aux Affaires étrangères : "Aucun mot n'est assez fort pour condamner cet acte abominable". (Conférence de presse à NewDelhi)
Amr Moussa, secrétaire général de la Ligue arabe, a exprimé sa colère, se disant choqué par ce "crime haineux et terroriste". (Le Caire, agence officielle égyptienne Mena)
David Miliband, ministre britannique des Affaires étrangères : "je suis profondément choqué par la nouvelle de la récente attaque à Rawalpindi qui a causé la mort de Benazir Bhutto et tué 15 autres personnes (...) La retenue mais aussi l'unité sont nécessaires en ce moment (...) En visant Benazir Bhutto les groupes extrémistes visent tous ceux qui se sont engagés dans le processus démocratique au Pakistan. Ils ne peuvent et ne doivent pas réussir". (Londres, communiqué du Foreign office)
Romano Prodi, chef du gouvernement italien : "j'exprime ma douleur et celle du gouvernement tout entier à la suite de la mort tragique de Benazir Bhutto, une femme qui a voulu combattre jusqu'au bout (..) avec une seule arme, celle du dialogue et de la discussion politique (...) Je condamne avec indignation l'aveugle fureur de la terreur qui a apporté encore du sang et de la douleur au Pakistan, un pays déjà trop martyrisé par le fanatisme (...) Le difficile chemin vers la paix et la démocratie de cette région ne doit pas s'interrompre et le sacrifice de l'ex-Premier ministre Bhutto devra être l'exemple le plus fort pour ceux qui ne baissent pas les bras devant le terrorisme". (Rome, communiqué)
Mikhaïl Kamynine, porte-parole du ministère russe des Affaires étrangères : "Nous condamnons fermement cet attentat, présentons nos condoléances aux proches de Benazir Bhutto et espérons que la direction du Pakistan va réussir à prendre les mesures nécessaires pour assurer la stabilité dans le pays". (D'après l'agence russe Interfax)
Tom Casey, porte parole du département d'Etat des Etats-Unis : "Nous condamnons bien sûr cet attentat qui montre qu'il y a des gens là-bas qui essayent d'interrompre la construction d'une démocratie au Pakistan". (Washington, département d'Etat)
Shimon Peres, président israëlien : s'est déclaré "choqué".
Je condamne avec force l'assassinat lâche de Mme Bhutto, c'est un acte ignoble qui a visé une femme de courage et de talent, c'est un triste jours pour la démocratie et pour l'avenir du Pakistan.
Arnaud Fage
"Loin de se réduire, les inégalités criantes s'aggravent"
« Le jour de Noël, c'est là sans doute qu'on prend conscience de la façon la plus aiguë des inégalités criantes, qui loin de se réduire s'aggravent », a déclaré Ségolène Royal à l'occasion de la visite d'un centre d'hébergement d'urgence du Secours catholique à Paris près de la cité Saint Martin, dans le quartier de l'Arsenal
(IVe arrondissement).
L'immeuble, dans ce quartier cossu, abrite quelque 150 personnes. Célibataires, divorcés, familles entières avec enfants - une soixantaine d'enfants au total - ont échu là. Les témoignages fusent : qui a perdu son logement après un licenciement, qui après un divorce. L'emploi n'est pas seul en cause: « l'immigration, la violence conjugale » sont aussi facteurs d'exclusion, souligne la directrice, qui précise que « la moitié des personnes hébergées ici travaillent »
Ségolène Royal souligne que « La crise du logement touche les exclus et les bas salaires mais aussi les catégories moyennes »
Ségolène Royal a également réclamé des mesures « énergiques » pour résoudre la crise du logement et a demandé au gouvernement et au Président de la République d'agir : « il y a eu des promesses de campagne, on attend des mesures énergiques et efficaces, qu'on passe des discours aux actes » alors « qu'un tiers des personnes du centre sont pourtant éligibles à un logement social ».
Ségolène Royal précise que « des solutions simples existent » et que si le gouvernement ne les prend pas c'est qu'il « ne veut pas bousculer » les communes de droite qui ne respectent pas leurs obligations.
Ségolène Royal propose que « l'Etat se substitue aux 700 communes qui ne construisent pas les 20% de logements sociaux » imposés par la loi, et aussi à celles qui ne respectent pas « le quota d'un logement d'urgence pour 1.000 habitants » et demande également de « donner aux communes la possibilité de réquisitionner des logements vacants spéculatifs » et que l'Etat mette « à disposition des communes pour construire du logement social, les terrains qu'il compte vendre dans les villes ».
Ségolène Royal salue enfin « le travail extraordinaire des associations » : « Sans elles la misère serait encore plus forte ».
Nicolas Sarkozy met en cause l'indépendance et la dignité de la fonction présidentielle
Nicolas Sarkozy a déclenché la critique à gauche en utilisant l'avion privé de l'homme d'affaires Vincent Bolloré pour se rendre en Egypte, pour des vacances de fin d'année.
Ségolène Royal précise « qu'il faut que Nicolas Sarkozy arrête de nous provoquer par son comportement ostentatoire et cesse d'être à la charge des milliardaires dont une partie des affaires dépend de l'Etat » et accuse Nicolas Sarkozy de "mettre en cause l'indépendance et la dignité de la fonction présidentielle"
Présidentielle aux Etats-Unis: huit jours décisifs pour les candidats
Après une brève trêve le temps de fêter Noël et à huit jours des premières consultations électorales, les candidats à la Maison Blanche ont recommencé à faire campagne mercredi dans l' Iowa (centre) pour tenter de convaincre les derniers électeurs indécis.
Les caucus (assemblées d'électeurs) pour départager les prétendants à l'investiture de leur parti auront lieu le 3 janvier dans l'Iowa et les derniers sondages publiés montrent des écarts extrêmement serrés entre Hillary Clinton et Barack Obama côté démocrate et Mike Huckabee et Mitt Romney côté républicain .
Selon le site spécialisé Real Clear Politics, qui recense tous les sondages politiques, Mme Clinton a repris l'avantage dans l'Iowa avec 29,2% des intentions de vote contre 27,3% pour son rival Barack Obama. John Edwards, qui fait campagne sans relâche depuis des mois dans cet Etat rural, reste en embuscade avec 23,5% d'intentions de vote.
Mme Clinton peut s'enorgueillir du soutien du Des Moines Register, le principal quotidien de cet Etat de trois millions d'habitants situé dans le centre du pays.
Mercredi soir, la candidate est apparue aux côtés de son mari Bill Clinton et de sa fille Chelsea, et son équipe a montré le ton de sa campagne dans la dernière ligne droite en diffusant un nouveau message accusant Obama de son manque d'expérience.
"L'Amérique fait face à la guerre à l'étranger et à une économie fragilisée sur son territoire, des moments critiques qui requièrent un président entraîné, prêt à diriger dès le premier jour et qui offre de vraies solutions aux sérieux défis qui nous attendent", explique le message. "Et cette personne est Hillary Clinton", ajoute le texte.
Mais le sénateur de l'Illinois a de son côté accusé implicitement la sénatrice d'user de vieilles méthodes, à savoir "dire au peuple américain ce qu'il veut entendre au lieu de ce qu'il a besoin d'entendre".
Hillary Clinton aurait été traitée de vielle et laide femme par ses concurrents démocrates.
Côté républicain, l'ancien gouverneur de l'Arkansas, Mike Huckabee fait la course en tête avec 29,2% d'intention de vote devant l'ancien gouverneur du Massachusetts Mitt Romney, crédité de 25,5% des voix.
Tous ces candidats sont dans un mouchoir de poche et ne peuvent pas se permettre de profiter de la "trêve des confiseurs". En 2004, 40% des électeurs des caucus s'étaient décidés au cours de la dernière semaine.
Pour la seule journée de mercredi, Mme Clinton et M. Obama devaient tenir un total de 16 réunions électorales. Au moins cinq autres candidats -- le sénateur républicain de l'Arizona John McCain, l'ancien sénateur républicain du Tennessee Fred Thompson, Mike Huckabee, le gouverneur démocrate du Nouveau-Mexique Bill Richardson et le sénateur démocrate du Delaware Joe Biden -- devaient également sillonner les routes enneigés de l'Etat.
L'épreuve de l'Iowa passée, les candidats n'auront pas le temps de souffler: les primaires du New Hampshire (nord-est) sont prévues le 8 janvier.
Dans cet Etat , Mme Clinton méne avec 32,3% contre 28,5% pour M. Obama.
Par le passé, tous les démocrates qui ont remporté à la fois les caucus de l'Iowa et les primaires du New Hampshire ont ensuite gagné l'investiture de leur parti.
Au niveau national Hillary Clinton mène toujours avec 49% des voix contre 20% pour Mr Obama.
Hillary Clinton, femme la plus admirée par les Américains George W.Bush, homme le plus admiré par les Américains
La candidate à l'investiture démocrate est citée par 18% des personnes interrogées. Elle est suivie de près par l'animatrice de télévision Oprah Winfrey (16%).
Hillary Clinton, sénatrice et candidate à l'investiture démocrate pour l'élection présidentielle américaine, est la femme admirée par le plus d'Américains, selon un sondage annuel USA Today/Gallup diffusé jeudi 27 décembre. Hillary Clinton a été citée par 18% des personnes interrogées. La sénatrice de New York est suivie de l'animatrice de télévision Oprah Winfrey (16%) dans les préférences des sondés. Loin derrière, la secrétaire d'Etat Condoleezza Rice obtient 5%, l'actrice Angelina Jolie et la Premier dame Laura Bush affichant 3%. L'ex-Premier ministre du Pakistan Benazir Bhutto, assassinée jeudi, fait son apparition dans cette liste, 2% des sondés l'ayant cité.
L'ancien Premier ministre britannique, Margaret Thatcher (2%), la présidente de la Chambre des représentants Nancy Pelosi (1%), l'écrivain Maya Angelou (1%) et la reine Elizabeth II (1%) font partie des dix femmes les plus admirées par les Américains. Du côté des hommes, le président George W. Bush arrive en tête (10%), comme c'est souvent le cas pour les présidents en exercice, juste devant son prédécesseur Bill Clinton (8%). Site officiel d'Hillary Clinton ci-dessous
Depuis que Benazir Bhutto, ancien 1er ministre a annoncé son retour au Pakistan, c'est la liesse à Larkana. Située à 450km au Nord de Karachi, Larkana est le fief des Bhutto, les fondateurs du PPP, le Parti du peuple pakistanais.
28 décembre 12:34 - GHARI KHUDA BAKSH (AFP) - Le cercueil de Benazir Bhutto , assassinée jeudi près d'Islamabad, est arrivé vendredi peu avant 11H00 GMT au mausolée familial dans sa province natale du Sind, dans le sud Pakistan, ont indiqué des témoins.
Mme Bhutto, qui fut la première femme à diriger un pays musulman, sera inhumée aux côtés de son père Zulfikar Ali Bhutto, le premier Premier ministre élu du pays, renversé par l'armée en 1977 et pendu par la suite.
Des centaines de milliers de partisans s'étaient massés pour rendre hommage à la défunte dont le cercueil était enveloppé du drapeau à l'effigie du Parti du peuple pakistanais (PPP).
Le cortège a mis plus de deux heures à se frayer un chemin à travers la foule pour parcourir les 5 kilomètres séparant le village familial de Ghari Khuda Baksh du mausolée.
L'ancienne première ministre pakistanaise est décédée des suites de ses blessures.
Selon la police pakistanaise, Bénazir Bhutto avait également reçu une balle dans le cou tirée par le kamikaze, avant même l'attentat dans la banlieue d'Islamabad qui lui a coûté la vie et a tué 16 autres personnes. "Un kamikaze a fait exploser la bombe qu'il portait sur lui alors que les gens quittaient le meeting", a précisé le porte-parole du ministère de l'Intérieur. Il y a au moins 56 blessés, en plus des 16 morts.
Bénazir Bhutto déja visée par un attentat le 18 octobre, à son retour d'exil Ce drame est le dernier d'une série record d'attentats suicide dans l'histoire du Pakistan, qui ont fait plus de 780 morts en 2007. Le plus meurtrier avait déjà visé une manifestation du parti de Benazir Bhutto : le 18 octobre, deux kamikazes avaient tué 139 personnes dans un gigantesque défilé de sympathisants qui célébraient, à Karachi, la grande ville du sud, le retour de l' ancienne Premier ministre après six années d'exil. Elle avait réchappé de l'attentat, étant à l'intérieur d'une voiture blindée en tête du cortège. Née le 21 juin 1953, fille aînée de l'ancien premier ministre Zulfikar Ali Bhutto, pendu en avril 1979, Benazir Bhutto avait fait ses études aux Etats-Unis, à Harvard, et obtenu un diplôme de philosophie à Oxford. Elle était retournée au Pakistan en 1977, quand son père avait été renversé par le général Zia ul-Haq, avant d'être exécuté par le régime militaire.
L'ex-premier ministre pakistanaise a été la cible d'un attentat qui a eu lieu cet après-midi dans la banlieue d'Islamabad et qui a fait au moins seize autres morts. A l'issue d'un meeting de Benazir Bhutto, un homme s'est approché d'elle, et a tiré des coups de feu avant de se faire exploser.
Apres huit ans d'exil, Benazir Bhutto était rentrée au Pakistan en octobre. Un moment plein d'émotion pour l'ancien Premier ministre de 54 ans, qui voulait se présenter aux élections de janvier, et devenir l'égérie du retour à la démocratie.
"Les gens que vous voyez derrière moi donnent la vraie image du Pakistan, avait-elle déclarée à son retour. Ce sont les représentants des classes moyennes et des classes ouvrières qui travaillent dur et qui veulent avoir le pouvoir de construire une nation moderne et modérée, ou tous sont égaux, c'est le vrai Pakistan, et si nous avons la démocratie, c'est vraiment le visage du Pakistan que le monde veut voir, pas celui des extrémistes qui ont proliféré sous la dictature."
Le retour de la fille prodigue avait été secrètement négocié avec le régime militaire du général Musharraf. Benazir Bhutto incarnait une sorte de légitimité dont le régime avait, et a toujours besoin pour isoler les extrémistes religieux et mener la lutte contre le terrorisme islamiste.
We must brace ourselves for the media lovefest that will be occasioned by the return of the former Prime Minister of Pakistan Benazir Bhutto.
These photos from the wire services are just the beginning:
Of course one may well ask what Ms. Bhutto has done to warrant such adulation. Especially since she was removed from her position twice for corruption.
Indeed, Wikipedia has a very extended description of Ms. Bhutto and her husband's extensive schemes throughout the world. (Her husband's nickname is "Mr. 10%.")
Bhutto was charged with corruption and faced a number of legal proceedings (the resolution of which seems to vary depending on opinion) in Pakistan. She has also been charged with laundering state-owned money through Swiss banks, in a case that remains before the Swiss courts. Her husband, Asif Ali Zardari, spent eight years in prison under similar charges of corruption…
Zardari was released from jail in 2004, but Bhutto and her husband continue to face allegations by (among others) the Pakistani government, of having stolen hundreds of millions of dollars by demanding "commissions" on government contracts and tenders. Over the past decade, the couple have faced an approximate combined total of 90 legal cases; while eight cases still remain…
A 1998 article in the New York Times indicates that Pakistani investigators have documents that uncover a network of bank accounts all linked to the family's lawyer in Switzerland with Asif Zardari as the principal shareholder in most of these corporations…
The paper also said that Zardari's parents, who had modest assets at the time of Bhutto's marriage, now own a 355-acre estate south of London. The estate has been auctioned through a court order.
Controversy still surrounds Bhutto - according to The Times a powersharing deal with Musharraf will allow her access to her Swiss bank accounts, containing £740 million ($1.5 Billion). Another one of her prime assets include her 10 bedroom mock tudor Surrey mansion…
Wikipedia then goes on to discuss the charges country by country.
As for our watchdog media's fawning, Wikipedia once again suggests an answer:
Policy on Taliban
It was during Bhutto's rule that the Taliban gained prominence in Afghanistan due to her support. Bhutto and the Taliban were openly opposed to each other when it came to social issues. According to Islamic law, which the Taliban follows, as a woman she had no right to be in power.
However, she saw the Taliban as a group that could stabilise Afghanistan and then allow economic access to trade with Central Asian republics.
Her government provided military and financial support for the Taliban, even as far as sending a very small number of the Pakistani army into Afghanistan. The Taliban took power in Kabul in September 1996.
Besides, she is still quite photogenic.
Oh, and she is a woman.
What more could you want?
Update!
Unfortunately, as you have probably heard by now, a more typical Muslim welcome was in store for Ms. Bhutto.
A scene of devastation after an explosion at a procession of Pakistan's former Prime Minister Benazir Bhutto in Karachi, Pakistan on Thursday, Oct 18, 2007.
51 dead in blasts near Bhutto in Karachi
By PAISLEY DODDS and MAT PENNINGTON
KARACHI, Pakistan - Two bombs exploded Thursday night near a truck carrying former Prime Minister Benazir Bhutto on her triumphant return to Pakistan after eight years in exile, killing at least 51 people and wounding 150, an official said. Party workers and police said Bhutto was unhurt.
Associated Press photographer B.K. Bangash at the scene said he saw between 50 and 60 dead or badly injured people. He said some of the bodies were ripped apart.
An initial small explosion was followed by a huge blast just feet from the front of the truck carrying Bhutto during a procession through Karachi. The blast shattered windows in her vehicle and set a police escort vehicle on fire.
Those traveling atop the truck with Bhutto climbed down, with one man jumping off while others climbed down.
Bhutto, who is expected to seek the premiership for an unprecedented third time and partner in ruling Pakistan with U.S.-backed President Gen. Pervez Musharraf, was safe, said her lawyer, Sen. Babar Awan.
Police Chief Azhar Farooqi told Dawn News that Bhutto was rushed from the area under contingency plans.
"She was evacuated very safely and is now in Bilawal House," Farooqi said, referring to Bhutto's residence in Karachi.
Officials at four hospitals in Karachi reported a total of 51 dead and 150 wounded.
Dr. Seemi Jamali of Jinnah Hospital said it had 19 dead from the blast, and of the 70 wounded, between 20 and 25 were in critical condition.
A man who identified himself only as Dr. Faisal of Liaqat National Hospital, reported 30 killed and 80 wounded, many critically.
Provincial Home Secretary Ghulam Mohammed Mohtaram said the main force of the blast appeared to be taken by the police vehicle.
Footage from the scene of the blasts showed bodies on the ground, lying motionless, under a mural that read "Long Live Bhutto."
Pools of blood, broken glass, tires, motorcycles and bits of clothing littered the ground near where the bombs went off. Men moved the injured away from the fires near the blast site. One bystander came upon a body, checked for signs of life, and moved on, presumably to find more who could be saved.
The injured were carried in stretchers from ambulances and rushed them into a hospital emergency room, while others carried the wounded in their arms. Many of the wounded were covered in blood, and some had their clothes ripped off.
Medical personnel began to tend to the injured while dozens of people walked through in a daze.
After the blasts, pickup trucks filled with men rushed away from the scene and others began to run, but many more stayed and milled in between the police vehicle and those of the procession.
Bhutto had been traveling on a truck equipped with a bulletproof glass cubicle to the tomb of Pakistan's founding father, Mohammed Ali Jinnah, to give a speech. More than 150,000 jubilant supporters had surrounded the convoy carrying Bhutto through Karachi amid massive security.
Authorities had urged her to use a helicopter to reduce the risk of attack. But Bhutto, hated by radical Islamists because she supports the U.S.-led war on terrorism, brushed off the concerns.
"I am not scared. I am thinking of my mission," she had told reporters on the plane. "This is a movement for democracy because we are under threat from extremists and militants." …
Pakistan's former prime minister Benazir Bhutto is rescued from her truck after a bomb explosion in Karachi, Pakistan on Thursday, Oct 18, 2007. Two explosions went off near the vehicle carrying former Pakistan premier Benazir Bhutto, killing or wounding dozens of people. Party workers and police said Bhutto was unhurt.
Some reports are now saying there may be as many as 200 people dead.
Oh well, that's the thanks Ms. Bhutto gets for supporting the nascent Taliban.
27 décembre 18:05 - RAWALPINDI (AFP) - L'ex-Premier ministre pakistanais et leader de l'opposition Benazir Bhutto a été tuée jeudi dans un attentat suicide qui a fait au moins 20 autres morts à l'issue d'un meeting électoral dans la banlieue d'Islamabad, à deux semaines des législatives.
Benazir Bhutto, lors d'un meeting à Rawalpindi, le 27 décembre 2007
AFP - Aamir Qureshi
Le kamikaze a d'abord ouvert le feu, l'atteignant d'une balle au cou alors qu'elle saluait la foule depuis le toit ouvrant de sa voiture blindée en quittant les lieux, selon des sources policières concordantes. Il a immédiatement après déclenché la bombe qu'il portait sur lui.
Benazir Bhutto, qui fut en 1988 la première femme à diriger un pays musulman, à l'âge de 35 ans, est morte ensuite à l'hôpital, sans que l'on sache encore si elle est décédée de sa blessure par balle ou des suites de l'explosion.
L'attentat a été perpétré à Rawalpindi, une grande ville qui jouxte la capitale pakistanaise. Immédiatement après le drame, plusieurs corps déchiquetés jonchaient la route, a témoigné un journaliste de l'AFP
sur place.
Des partisans de Benazir Bhutto sur les lieux de l'attentat à Rawalpindi, le 27 décembre 2007
AFP - Aamir Qureshi
En plus de Mme Bhutto, au moins 20 personnes ont été tuées et 56 blessées, a annoncé le porte-parole du ministre de l'Intérieur, Javed Cheema.
Après la mort de Benazir Bhutto, les violences s'étendaient dans tout le pays. Quatre policiers ont été blessés par balles et 20 maisons brûlées dans un village selon la police tandis que le principal tribunal et un autre bâtiment officiel de Jacobabadont ont été incendiés.
Le président du Pakistan Pervez Musharraf, qui présidait une réunion d'urgence de son gouvernement et des autorités militaires au palais présidentiel à Islamabad, a d'ailleurs appelé ses concitoyens à rester calmes pour "que les desseins diaboliques des terroristes soient mis en échec", a annoncé la télévision d'Etat.
L'ex-Premier ministre Nawaz Sharif s'est lui adressé à la foule massée devant l'hôpital où Mme Bhutto est décédée.
"Je vous promets que je mènerai votre guerre à partir de maintenant", a-t-il lancé aux partisans de Mme Bhutto et aux nombreuses autres personnes dont bon nombre pleuraient.
L'ex-Pemier ministre Nawaz Sharif, le 26 décembre 2007 lors d'un meeting à Gujrat
AFP/PAKISTAN MUSLIM LEAGUE - null
Le président américain George W. Bush a fermement condamné " cet acte lâche perpétré par des extrémistes assoiffés de sang qui essayent de miner la démocratie au Pakistan", devant des journalistes à l'extérieur de son ranch texan de Crawford.
Le ministre britannique des Affaires étrangères David Miliband s'est de son côté déclaré "profondemment choqué" par cet attentat appelant "à la retenue mais aussi à l'unité".
En France, le chef de la diplomatie Bernard Kouchner a exprimé sa "très grande émotion" et condamné fermement "l'acte odieux", a déclaré jeudi son ministère.
Ce drame est le dernier d'une série record d'attentats suicides dans l'histoire du Pakistan, qui ont fait plus de 780 morts en 2007.
Carte de localisation
AFP - afp infographie
Le plus meurtrier, pour l'heure, avait déjà visé une manifestation du parti de Mme Bhutto: le 18 octobre, deux kamikazes avaient tué 139 personnes dans un gigantesque défilé de sympathisants qui célébraient, à Karachi, la grande ville du sud, le retour de l'ex-Premier ministre après six années d'exil.
Mme Bhutto avait réchappé du double attentat parce qu'elle se trouvait à l'intérieur d'un camion blindé en tête du défilé.
Depuis lors, les autorités ont multiplié les avertissements, assurant que des informations "précises" permettaient de penser que les terroristes islamistes voulaient attenter à sa vie.
Après l'attentat du 18 octobre, Mme Bhutto avait accusé à plusieurs reprises des "hauts responsables" proches du pouvoir et des membres des services de renseignements d'être à l'origine de cette attaque, sans jamais le prouver.
Benazir Bhutto, quitte la scène lors d'un meeting à Rawalpindi, le 27 décembre 2007
AFP - Aamir Qureshi
L'ex-Premier ministre dirigeait le principal parti de l'opposition au président Pervez Musharraf, le Parti du Peuple Pakistanais (PPP) depuis qu'elle lui avait tourné le dos début novembre après avoir négocié, dans un premier temps, un accord de partage du pouvoir qui lui avait permis de rentrer d'exil grâce à une amnistie mettant un terme à des poursuites pour corruption du temps où elle dirigeait le pays (1988-1990 et 1993-1996).
C'est précisément en invoquant notamment la menace terroriste islamiste que M. Musharraf avait instauré l'état d'urgence le 3 novembre. Après quelques jours de tergiversations, Mme Bhutto avait mis un terme à ses négociations avec le chef de l'Etat pour un partage du pouvoir dans la perspective des élections législatives et provinciales prévues pour le 8 janvier et était entrée dans l'opposition.
Face à la pression intense de la communauté internationale et de l'opposition, M. Musharraf, qui a été réélu pour un second mandat le 6 octobre par les assemblées sortantes, avait finalement levé l'état d'urgence le 15 décembre et promis de tout faire pour assurer la sécurité de la campagne électorale et des opérations de vote.
Mme Butto menait campagne contre M. Musharraf mais surtout contre les fondamentalistes musulmans, en promettant d'"éliminer la menace islamiste" du pays.
L'année 2007 a connu un record absolu du nombre d'attentats.
Avec celui de vendredi, plus de 780 personnes ont été tuées cette année à travers le pays, quasi exclusivement par des kamikazes.
Les Etats-Unis, dont le Pakistan de M. Musharraf est l'allié-clé dans leur "guerre contre le terrorisme", estiment qu'Al-Qaïda et les talibans afghans, épaulés par des militants locaux, ont reconstitué leurs forces dans les zones tribales du nord-ouest, d'où ils menacent de nouveau les Etats-Unis.
Après le siège puis l'assaut de la Mosquée rouge d'Islamabad début juillet, dans lequel une centaine de fondamentalistes lourdement armés ont été tués, Oussama ben Laden lui-même avait déclaré le djihad, la "guerre sainte", à M. Musharraf et son régime, pour venger ces "martyrs".
Et récemment, un commandant proche des talibans a annoncé, selon la presse pakistanaise, qu'il ferait tout pour empêcher les élections.
27 décembre 13:48 - N'DJAMENA (AFP) - Condamnés, sans distinction de peine, à huit ans de travaux forcés au terme d'une enquête et d'un procès express, les six Français de L'Arche de Zoé attendent désormais leur transfèrement vers la France, qui marquera au Tchad l'épilogue de cette affaire tumultueuse.
Eric Breteau (c) et Emilie Lelouch quittent le palais de justice de N'Djamena après avoir été condamnés, le 26 décembre 2007
AFP - Pascal Guyot
Les autorités françaises ont annoncé mercredi, immédiatement après le verdict, qu'elles demanderaient le transfèrement des condamnés en France pour qu'ils y purgent leur peine, conformément à la convention de coopération judiciaire franco-tchadienne de 1976.
Cette demande pourrait intervenir dès jeudi, et le rapatriement "très rapidement", selon des sources diplomatiques à N'Djamena.
Pour leur part, les six condamnés ont tous fait une demande individuelle de transfèrement vers la France auprès des autorités consulaires françaises, a-t-on appris jeudi à N'Djamena de source proche du dossier.
Cette demande formelle, exprimée dès mercredi soir, est la première étape du processus de transfèrement en France des condamnés pour y purger leur peine, prévu par l'article 29 de la convention judiciaire franco-tchadienne de 1976.
Cet article dispose que "si l'une ou l'autre partie contractante en fait la demande, tout ressortissant de l'un des deux Etats condamnés à une peine d'emprisonnement ou à une peine plus grave sera, sous réserve de son consentement, remis aux autorités de l'Etat dont il est ressortissant".
Le ministre tchadien de la Justice Albert Pahimi Padacke, le 27 décembre à N'Djamena
AFP - Pascal Guyot
"Les Tchadiens respecteront l'accord de 1976", a affirmé jeudi le ministre tchadien de la Justice Albert Pahimi Padacké, en précisant n'avoir encore "pas reçu de demande".
Au terme d'une instruction bouclée en six semaines, et de quatre jours de procès devant la Cour criminelle de N'Djamena, les six membres de L'Arche de Zoé, menés par Eric Breteau, ont tous été condamnés à huit ans de prison assortis de travaux forcés pour "tentative d'enlèvement d'enfants".
Cette peine devra être aménagée en cas de transfèrement en France, où les travaux forcés n'existent pas.
Les Français, et les deux intermédiaires tchadien et soudanais qui ont écopé de quatre ans de prison, ont par ailleurs été condamnés "solidairement" à verser 4,12 milliards de francs CFA (6,3 millions d'euros) aux familles des 103 enfants que l'association a tenté d'exfiltrer vers la France le 25 octobre.
Accueillis à l'orphelinat d'Abéché, dans l'est du Tchad, ces derniers vont enfin pouvoir retrouver leurs parents, comme l'a ordonné la Cour.
Pour autant, le procès, souvent chaotique et mené tambour battant, n'a pas permis de déterminer toutes les responsabilités de cette affaire hors norme, et notamment celles des gouvernements français et tchadien.
Eric Breteau, qui n'a fait qu'esquisser des regrets à la fin des débats, a affirmé que Paris et N'Djamena connaissaient ses intentions bien avant le 25 octobre.
Il avait communiqué dès le mois de juin sur son projet d'évacuation d'"orphelins du Darfour", région soudanaise en guerre civile, quel que soit l'avis des autorités des pays concernés.
A la barre, maître de sa propre défense, le patron de L'Arche de Zoé a répété qu'ils pensait exfiltrer des "orphelins du Darfour". S'ils étaient tchadiens et avaient des parents, a-t-il plaidé sans toutefois entériner cette hypothèse, alors ce sont les intermédiaires qui ont menti.
Emilie Lelouch dans le fourgon qui l'emmène du palais de justice de N'Djamena où elle a été condamnée le 26 décembre 2007AFP - Pascal Guyot
L'accusation et les parties civiles ont fait de cet homme "très intelligent" de 37 ans, toujours sûr de lui, leur cible privilégiée, négligeant d'évaluer les responsabilités des cinq autres bénévoles de l'association, qui ont toutefois écopé d'une peine aussi lourde.
"C'est un procès qui ne fait pas honneur à la justice tchadienne", a réagi après le verdict Me Mario Stasi, un des avocats de la défense qui ont pourtant insisté sur "l'indépendance" de cette justice lors du procès.
"La France et le Tchad étaient clairement impliqués dans ce dossier", a reconnu un avocat des parties civiles, Me Magloire Badjé, faisant allusion à la visite controversée à N'Djamena du président français Nicolas Sarkozy, le 4 novembre, pour rapatrier trois journalistes français et quatre hôtesses de l'air espagnoles initialement inculpés.
Deux jours plus tard, Nicolas Sarkozy avait même promis d'aller "chercher" les autres détenus "quoi qu'ils aient fait", provoquant l'ire des responsables tchadiens, avant que les deux pays ne baissent le ton.
"Il y a eu des ingérences politiques pendant l'instruction, mais je ne pense pas qu'il y en ait eu pendant le procès", a estimé Me Badjé.
Conseiller Régional d'Ile de France - Conseiller Municipal de Montmagny
Depuis quelques temps, Montmagny est le théâtre d'un ballet de pelleteuses, grues et autres engins de chantiers… reprenant la plupart des projets que nous avions préparés avant 2001.
Cette activité soudaine est plutôt surprenante au regard de six années de passivité absolue dans laquelle était enfermée notre ville.
Aujourd'hui, même avec un budget très important dédié aux travaux en 2007, (lié à un emprunt de 7 millions d'euros sur 2007 !), il sera difficile rattraper le temps perdu.
Mais aussi, ce brusque réveil devrait faire monter l'endettement à un niveau jamais atteint dans notre ville : près de 15 millions d'€uros ! (voir budget 2007)
MM. Roy et Floquet disent depuis le début de leur mandat que la situation financière de la ville ne leur permet pas d'investir. Pourtant, depuis 2003, la ville est largement passée en dessous du niveau moyen d'endettement des collectivités. Malgré cela, depuis 2003, la ville continue d'épargner ...
Or, pendant ce temps là, les prix de la construction ont fortement augmenté. Aujourd'hui, les Magnymontois paient ces travaux au prix fort et voient la situation de la dette se dégrader dangereusement.…
Ne serait-ce donc pas plutôt l'absence d'idées et de projet qui nous coûte cher ?
« Le jour de Noël, c'est là sans doute qu'on prend conscience de la façon la plus aiguë des inégalités criantes, qui loin de se réduire s'aggravent », a déclaré Ségolène Royal à l'occasion de la visite d'un centre d'hébergement d'urgence du Secours catholique à Paris près de la cité Saint Martin, dans le quartier de l'Arsenal (IVe arrondissement).
L'immeuble, dans ce quartier cossu, abrite quelque 150 personnes. Célibataires, divorcés, familles entières avec enfants - une soixantaine d'enfants au total - ont échu là.
Les témoignages fusent : qui a perdu son logement après un licenciement, qui après un divorce. L'emploi n'est pas seul en cause: « l'immigration, la violence conjugale » sont aussi facteurs d'exclusion, souligne la directrice, qui précise que « la moitié des personnes hébergées ici travaillent »Ségolène Royal souligne que « La crise du logement touche les exclus et les bas salaires mais aussi les catégories moyennes
»Ségolène Royal a également réclamé des mesures « énergiques » pour résoudre la crise du logement et a demandé au gouvernement et au Président de la République d'agir : « il y a eu des promesses de campagne, on attend des mesures énergiques et efficaces, qu'on passe des discours aux actes » alors « qu'un tiers des personnes du centre sont pourtant éligibles à un logement social ».Ségolène Royal précise que « des solutions simples existent » et que si le gouvernement ne les prend pas c'est qu'il « ne veut pas bousculer » les communes de droite qui ne respectent pas leurs obligations.
Ségolène Royal propose que « l'Etat se substitue aux 700 communes qui ne construisent pas les 20% de logements sociaux » imposés par la loi, et aussi à celles qui ne respectent pas « le quota d'un logement d'urgence pour 1.000 habitants » et demande également de « donner aux communes la possibilité de réquisitionner des logements vacants spéculatifs » et que l'Etat mette « à disposition des communes pour construire du logement social, les terrains qu'il compte vendre dans les villes ».Ségolène Royal salue enfin « le travail extraordinaire des associations » : « Sans elles la misère serait encore plus forte ».
Chavez reçoit le feu vert d'Uribe pour la libération de 3 otages des Farc
26 décembre 22:53 - CARACAS (AFP) - Le président vénézuélien Hugo Chavez a reçu mercredi de son homologue colombien Alvaro Uribe le feu vert pour une opération de remise en liberté de trois otages de la guérilla colombienne des Farc, dont il avait proposé les modalités.
Le président vénézuélien Hugo Chavez, le 26 décembre 2007 à Caracas AFP - Jaime Razuri
Cette intervention vénézuélienne par voie aérienne en territoire colombien accompagnée d'une délégation internationale pourrait, selon M. Chavez, commencer dès la nuit de mercredi à jeudi et être achevée le jeudi même.
A Bogota, le chef de la diplomatie colombienne Fernando Araujo a précisé devant la presse que le gouvernement de M. Uribe avait "autorisé la mission humanitaire" de libération des trois otages "dans les termes proposés" par M. Chavez dans une lettre.
Selon le texte complet de cette missive, publié à Caracas, M. Chavez a pris contact ces dernières heures par téléphone avec la présidente argentine Cristina Fernandez, le chef de l'Etat français Nicolas Sarkozy et son homologue brésilien Luiz Inacio Lula da Silva, les présidents équatorien Rafael Correa, bolivien Evo Morales et cubain Fidel Castro, pour mettre au point la composition de la délégation internationale qui sera à bord des avions vénézuéliens pour récupérer les trois otages.
M. Uribe a mandaté Luis Carlos Restrepo, Haut commissaire colombien pour la paix, comme son représentant dans cette opération, a précisé M. Araujo.
"Pour des raisons constitutionnelles, les avions impliqués dans cette mission devront porter l'emblème de la Croix rouge internationale", a-t-il ajouté.
La guérilla des Forces armées révolutionnaires de Colombie (Farc) a promis le 18 décembre de libérer trois de ses otages, à savoir Clara Rojas, la principale collaboratrice d'Ingrid Betancourt, son fils de trois ans, Emmanuel, et la parlementaire colombienne Consuelo Gonzalez.
M. Chavez a expliqué mercredi qu'il avait opté pour une "opération dans la transparence", qui a reçu l'accord des Farc, car une "opération clandestine" aurait été trop risquée.
Hugo Chavez explique sur une carte les détails de son opération de récupération des otages libérés par les Farc, le 26 décembre à Caracas AFP - Jaime Razuri
Pour récupérer les otages en territoire colombien, M. Chavez et les Farc ont mis au point un plan impliquant un cortège d'avions à bord desquels se trouveraient des représentants des gouvernements de plusieurs pays, dont l'Argentine, le Brésil, Cuba, l'Equateur et la France, ainsi que du Comité international de la Croix-Rouge (CICR).
Hugo Chavez a fourni des détails du processus de libération: des avions et deux hélicoptères doivent partir d'un aéroport du sud-ouest du Venezuela vers la ville colombienne de Villavicencio, à quelque 100 km au sud-est de Bogota.
De là, les deux hélicoptères équipés de réservoirs supplémentaires rejoindront le point de remise en liberté des otages, qui sera décidé par les Farc et tenu secret, puis repartiront vers le Venezuela.
M. Chavez a en outre souhaité que cette triple libération, promise par les Farc, soit suivie rapidement par celle de la Franco-Colombienne Ingrid Betancourt, enlevée avec Clara Rojas le 23 février 2002.
"Nous voulons libérer tous ces otages. Plaise à Dieu qu'un autre groupe soit libéré et j'ai l'espoir que dans ce groupe se trouvera notre amie Ingrid Betancourt, je l'ai dit au (président français, Nicolas) Sarkozy", a-t-il déclaré.
Hugo Chavez a par ailleurs accusé les Etats-Unis d'avoir fait échouer un plan de libération de tous les otages dits "politiques" des Farc, au nombre de 45, que la guérilla propose d'échanger contre quelque 500 de ses combattants incarcérés par les autorités colombiennes.
Les négociations "se passaient bien, nous étions très optimistes, il s'agissait d'un accord humanitaire intégral, (...), un plan de libération de tous les otages, pas seulement trois, mais tous, y compris les gringos (ndlr: trois Américains)".
"Uribe avait dit oui (...) mais d'intenses pressions du gouvernement des Etats-Unis ont fait avorter l'opération", a-t-il ajouté.
Le principal intermédiaire de L'Arche de Zoé au Tchad a affirmé samedi devant la Cour criminelle de N'Djamena qu'il avait amené à l'organisation une soixantaine d'enfants tchadiens sur les 103 enfants qu'elle s'apprêtait à exfiltrer le 25 octobre en France. Le procès a été suspendu samedi en fin d'après-midi et devait reprendre lundi.
ouleïmane Ibrahim Adam est accusé dans le cadre de l'affaire de l'Arche de Zoé de "complicité de tentative d'enlèvement de 63 mineurs et de faux et usage de faux en écritures publiques".
Il comparaît avec neuf autres accusés, six Français et trois Tchadiens.
Il a affirmé samedi devant la Cour criminelle de N'Djamena qu'il avait amené à l'Arche de Zoé une soixantaine d'enfants tchadiens sur les 103 enfants qu'elle s'apprêtait à exfiltrer en France.
Il nie tout d'abord avoir signé les 63 attestations en français et en arabe certifiant que chaque enfant était bien orphelin et qu'il venait du Darfour. Pressé de questions, il finit par reconnaître à deux reprises, sur les copies d'attestations qu'on lui présente, qu'il est bien l'auteur de la signature portée au bas des 63 attestations.
Dans le box des accusés, Emilie Lelouch, l'assistante et compagne d'Eric Breteau responsable de L'Arche de Zoé, exulte. Depuis le début du procès, les six Français, accusés de "tentative d'enlèvement", affirment qu'ils étaient persuadés que les 103 enfants étaient des "orphelins du Darfour", ainsi que les intermédiaires, dont Souleïmane Ibrahim Adam, leur ont présentés.
Les six Français de L'Arche de Zoé ont tous été condamnés mercredi
à la même peine, huit ans de travaux forcés, par la Cour criminelle de N'Djamena qui les a jugés coupables d'avoir tenté d'enlever 103 enfants au Tchad afin de les emmener en France il y a deux mois.
Le président de l'Arche de Zoé Eric Breteau,
le 26 décembre 2007 à N'Djamena
AFP - pascal guyot
Le président de l'association Eric Breteau, son assistante Emilie Lelouch, les logisticiens Alain Péligat et Dominique Aubry, le médecin Philippe Van Winkelberg et l'infirmière Nadia Merimi ont été reconnus coupables de "tentative d'enlèvement de 103 enfants tendant à compromettre leur état civil" et "grivèlerie".
Mahamat Dagot, un chef de quartier de Tiné, ville frontalière du Soudan, et Souleïmane Ibrahim Adam, un Soudanais qui a servi d'intermédiaire dans la région d'Adré, autre localité de l'extrême est du Tchad, ont été jugés coupables de "complicité de tentative d'enlèvement d'enfants" et, bénéficiant de "larges circonstances atténuantes", ont écopé de quatre ans de prison ferme.
Enfin, le maire et le secrétaire général de la mairie de Tiné, Sinine Amadou Nassour et Ahmat Harane Gnoye, ont été acquittés après avoir été mis hors de cause à la barre par Eric Breteau.
Eric Breteau, tout comme Souleïmane Ibrahim Adam, ont également été jugés coupables de "faux et usage de faux en écritures publiques".
Les huit coupables ont été condamnés à verser "solidairement" aux familles des 103 enfants un total de 4,12 milliards de francs CFA (6,3 millions d'euros) de dommages et intérêts.
Les membres de l'Arche de Zoé, Eric Breteau, Alain Peligat, et Emilie Lelouch, le 26 décembre 2007
AFP - Pascal Guyot
A l'énoncé du verdict par le président de la Cour Ngarhondo Djidé, après trois heures d'attente dans une salle d'audience bondée et à la lumière de néons, les Français ont paru sonnés. L'infirmière Nadia Merimi a fondu en larmes dans les bras de son avocat français, Me Mario Stasi.
Les condamnés sont repartis en fourgon cellulaire vers la maison d'arrêt. Main dans la main, Eric Breteau et Emilie Lelouch portaient à nouveau le pantalon de sapeur-pompier et le gilet bleu estampillé Children Rescue, nom de leur opération au Tchad, qu'ils avaient abandonnés le temps du procès.
Les Français avaient été arrêtés le 25 octobre à Abéché, principale ville de l'est tchadien, alors qu'ils s'apprêtaient à embarquer 103 enfants à bord d'un Boeing-757 afin de les emmener en France, où les attendaient des familles d'accueil. L'opération avait été condamnée par Paris et N'Djamena.
Dans la matinée, la défense des dix accusés avait plaidé l'acquittement, tandis que le procureur général Beassoum Ben Ngassoro requérait entre sept et onze ans de travaux forcés pour chacun des six Français, des peines plus légères pour les deux intermédiaires et l'acquittement des deux responsables de la mairie de Tiné.
Intervenant en dernier, Eric Breteau, qui avait pris en main sa défense dès vendredi à l'ouverture du procès, a pour la première fois esquissé de timides regrets.
"Nous avons toujours recherché des orphelins du Darfour", région soudanaise voisine en guerre civile, a-t-il réaffirmé.
Si les 103 enfants "sont Soudanais (...), nous les avons privés d'un avenir meilleur", a-t-il dit. "S'ils sont Tchadiens et qu'on nous a menti, si nous les avons séparés de leurs familles, nous sommes navrés, sincèrement désolés, car nous n'avons jamais voulu les séparer des familles".
"Je suis scandalisé par l'uniformité de la peine" contre les six Français, a déclaré à l'AFP leur avocat tchadien, Jean-Bernard Padaré.
Sa consoeur française Céline Lorenzon a annoncé qu'elle allait "faire revoir la peine en France, puisque les travaux forcés n'existent pas".
"La même peine pour tous, cela signifie que les peines étaient fixées d'avance", a-t-elle ajouté, "en colère et écoeurée".
Le ministère français des Affaires étrangères a fait savoir que Paris demanderait "aux autorités tchadiennes le transfèrement en France des condamnés" pour qu'ils y purgent leur peine, conformément à une convention de coopération judiciaire de 1976. De source diplomatique à N'Djamena, on affirme que ce rapatriement pourrait intervenir "très rapidement".
PARIS (AFP) - Ségolène Royal a estimé lundi que des "solutions simples" existent pour résoudre la crise du logement, proposant notamment "la réquisition des logements spéculatifs" et la substitution de l'Etat aux communes ne respectant pas leurs obligations en matière de logements sociaux.
"Le jour de Noël, c'est là on s'en doute qu'on prend conscience de la façon la plus aiguë des inégalités criantes, qui loin de se réduire s'aggravent en France", a affirmé l'ex-candidate à la présidentielle après une visite de la cité Saint Martin, structure d'hébergement d'urgence du Secours catholique qui abrite quelque 150 personnes dans le IVe arrondissement.
Selon Mme Royal, "des solutions simples existent, il y a des moyens d'agir très rapidement" et si le gouvernement ne les adopte pas c'est qu'il "ne veut pas bousculer" les communes de droite qui ne respectent pas leurs obligations.
Elle propose donc que "l'Etat se substitue aux 700 communes qui ne construisent pas les 20% de logements sociaux" prévus par la loi SRU (solidarité et rénovation urbaine) et à celles qui ne respectent pas "le quota d'un logement d'urgence pour 1.000 logements".
Il faut, par ailleurs, "donner aux communes la possibilité de réquisitionner des logements vacants spéculatifs", a dit la présidente de Poitou Charentes.
Elle a dénoncé la vente de terrains appartenant à l'Etat et aux différents ministères "à des prix spéculatifs". Ces terrains doivent être "mis à la disposition des communes pour qu'elles puissent construire des logements à des prix modérés", a-t-elle affirmé.
26 décembre 12:35 - N'DJAMENA (AFP) - Le procureur général de la Cour criminelle de N'Djamena a requis mercredi une peine comprise entre 7 et 11 ans de prison, assortie de travaux forcés, contre chacun des six membres français de L'Arche de Zoé et demandé l'acquittement de deux des quatre autres accusés.
Eric Breteau (g) et Emilie Lelouch (c), de l'Arche de Zoé sont conduits vers la salle d'audience du tribunal de N'Djamena, le 26 décembre 2007
AFP - Pascal Guyot
Le procureur Beassoum Ben Ngassoro a demandé de déclarer les six Français "coupables" de "tentative d'enlèvement d'enfants en vue de compromettre leur état-civil", de "faux et usage de faux en écritures publiques" et de "grivèlerie".
Il n'a pas fait de distinction entre les six membres de l'association L'Arche de Zoé, jugés depuis vendredi pour avoir tenté le 25 octobre d'emmener 103 enfants par avion de l'est du Tchad en France, aux côtés de trois Tchadiens et d'un Soudanais, accusés de leur avoir servi d'intermédiaires.
"Ils sont arrivés avec des intentions apparemment humanitaires, mais ont rapidement basculé dans l'inhumanitaire", a déclaré le procureur, devant les accusés, impassibles dans le box.
Il a demandé l'acquittement de deux accusés tchadiens, Sinine Amadou Nassour, 49 ans, maire de Tiné, et Ahmat Harane Gnoye, 47 ans, secrétaire général de la mairie de cette localité frontalière du Soudan.
Il a également demandé à la Cour de déclarer coupables "de complicité d'enlèvement d'enfants" Mahamat Dagot, 75 ans, chef de quartier de Tiné, et Souleimane Ibrahim Adam, réfugié soudanais de 57 ans, mais a demandé à ce qu'ils bénéficient de circonstances atténuantes "car ils ont été victimes d'une tromperie".
Il a laissé leurs peines "à l'appréciation du jury".
La défense des Français a réclamé l'acquittement dès l'entame de ses plaidoiries.
"Vous ne pouvez que prononcer l'acquittement (...) Vous n'avez aucun fait justifiant une condamnation", a déclaré Me Céline Lorenzon, avocate française défendant les six membres de l'association.
"Mes clients ont agi dans la bonne foi et dans la transparence", a soutenu Me Abdou Lamian, leur avocat tchadien.
"On reproche aujourd'hui à ces hommes et ces femmes d'avoir voulu appliquer au drame du Darfour la doctrine élaborée par Bernard Kouchner", fondateur de l'ONG Médecins sans frontières (MSF) et actuel chef de la diplomatie française, farouche défenseur du droit d'ingérence, a souligné Me Gilbert Collard, autre avocat français de la défense.
Au cours de l'instruction et des débats, les membres de l'Arche de Zoé ont affirmé avoir voulu "évacuer" vers la France des "orphelins du Darfour", province soudanaise voisine de l'est du Tchad, en proie à la guerre civile. Ils ont soutenu avoir été trompés par les intermédiaires locaux qui leur ont caché que les enfants étaient pour la plupart tchadiens et avaient un ou des parents.
Le procureur a réclamé qu'on restitue aux "parents identifiés" les enfants, qui sont hébergés dans un orphelinat d'Abéché, principale ville de l'est du Tchad, d'où l'Arche de Zoé comptait les faire partir pour la France.
Il a demandé de condamner solidairement les six Français, Mahamat Dagot et Souleimane Ibrahim Adam à verser 4,12 milliards de francs CFA (6,3 millions d'euros) aux parents des enfants, et un franc CFA symbolique à l'Etat tchadien.
Les parties civiles avaient réclamé un million d'euros de dommages et intérêts par enfant, soit un total de 103 millions d'euros.
Le procureur a demandé au tribunal de prononcer la restitution du Boeing-757 de la compagnie espagnole charter Girjet, affrété par L'Arche de Zoé pour ramener les enfants en France et saisi le 25 octobre peu après son atterrissage à Abéché.
Le jury doit délibérer à l'issue des plaidoiries. En cas de condamnation, les six Français pourraient être transférés en France pour y purger leur peine en vertu de l'"Accord en matière judiciaire" signé en 1976 entre le Tchad et la France.
Deux extraits de l'émission de Paul Amar "Revu et Corrigé", qui tente de décrypter l'actualité sur la visite de Kadhafi en France.
Le premier extrait est constitué par la passe d'armes entre Calixthe Beyala, auteur d'une tribune à la gloire du Guide dans le Figaro, et Memona Hintermann, qui a révélé il y a quelques jours qu'elle aurait été victime il y a plus de vingt ans d'une tentative de viol de la part du colonel Kadhafi.
Dans le second extrait, la journaliste, qui semble revendiquer de plus en plus ses origines réunionnaises, exprime son ras-le-bol de certaines "salades"...
Au procès, des parents accusent L'Arche de Zoé d'avoir "volé" leurs enfants
24 décembre 18:33 - N'DJAMENA (AFP) - Les parents des 103 enfants que L'Arche de Zoé voulait emmener du Tchad vers la France ont accusé lundi, devant la Cour criminelle de N'Djamena, les membres français de l'association jugés pour "tentative d'enlèvement" d'avoir "volé" leurs petits.
Alain Péligat, Emilie Lelouch et Eric Breteau (d) à leur arrivée le 24 décembre 2007 au tribunal de N'Djamena
AFP - Pascal Guyot
Les avocats des 70 familles parties civiles ont demandé qu'ils soient condamnés, en réparation de "préjudices incommensurables", à payer 650 millions de francs CFA (un million d'euros) pour chacun des 103 enfants, qui n'ont toujours pas été remis à leurs parents.
L'Etat tchadien a réclamé 4 milliards de francs CFA et la retenue comme "garantie" du Boeing 757 de la compagnie espagnole Girjet qui devait transporter les enfants en France le 25 octobre.
A l'ouverture de l'audience, les six Français, jugés avec trois Tchadiens et un Soudanais accusés de "complicité", avaient l'air moins détendus que samedi. L'infirmière Nadia Merimi, victime d'un léger malaise, a été évacuée à la mi-journée vers la base militaire française de N'Djamena.
Seulement effleurée jusqu'ici, la question de l'exfiltration avortée des enfants, à l'insu des personnes qui les ont confiés à L'Arche de Zoé, s'est invitée dans les débats.
"Les Blancs ont volé les enfants pour les emmener en France", lance un père qui a confié l'un de ses fils à deux intermédiaires à Tiné, ville frontalière du Soudan. "On nous disait qu'ils allaient les mettre à l'école à Abéché" (est).
Des parents d'enfants que l'Arche de Zoé voulaient emmener en France, à leur arrivée le 24 décembre 2007 au tribunal de N'Djamena
AFP - Pascal Guyot
Un père, vêtu d'une djellabah et d'une toque blanches, raconte avoir confié ses enfants au marabout soudanais Souleïmane Ibrahim Adam, jugé pour "complicité d'enlèvement" et accusé par le président de L'Arche de Zoé Eric Breteau d'avoir menti en présentant les enfants comme des orphelins du Darfour, région soudanaise voisine en guerre civile.
"Souleïmane a emmené les enfants dans une charrette vers Adré (autre ville frontalière) pour les scolariser. Mais quand nous sommes allés les voir à Adré, ils étaient déjà partis à Abéché", témoigne-t-il.
"C'est du vol d'enfants", tonne un avocat des parties civiles.
La défense tente alors d'esquiver le sujet et de revenir sur son thème de prédilection, la nationalité et la filiation des enfants, dont les Français sont accusés d'avoir "compromis l'état civil".
Avec insistance, Me Gilbert Collard a demandé à un père s'il dispose des actes de naissance de ses enfants. "Non", répond-il.
Le marabout soudanais Souleïmane Ibrahim Adam quitte le tribunal de N'Djamena, le 24 décembre 2007
AFP - Pascal Guyot
"Comment peut-on compromettre un état civil quand il n'y en a pas", s'exclame alors l'avocat français, immédiatement recadré par les magistrats de la Cour qui s'emploient à lui expliquer que, dans les "régions reculées" dont sont originaires ces familles, l'acte de naissance est un document très rare.
"Je suis surpris que la défense devienne aussi légaliste alors que les enfants allaient être emmenés en France sans aucune autorisation", rétorque le procureur général Beassoum Ben Ngassoro.
A l'heure des plaidoiries, les parties civiles s'en sont prises à Eric Breteau, "manipulateur hors normes", "vendeur de têtes", "qui a roulé tout le monde dans la farine". Le meneur de L'Arche de Zoé, qui le matin intervenait à tout moment pour distribuer bons et mauvais points, secoue la tête dans le box.
"Il y a des gens qui pensent que les enfants sont une marchandise", estime Me Josiane Laminal Ndintamadji. "On n'a pas entendu de la part des protagonistes ne serait-ce qu'un début de regret", renchérit Me Amadi Naté.
Pour l'avocat de l'Etat tchadien, Philippe Houssiné, l'invocation de la Convention de Genève sur le droit d'asile "ne couvre pas l'illégalité des actes d'Eric Breteau et de sa clique".
Le verdict pourrait tomber mercredi soir, après les réquisitions du parquet et les plaidoiries de la défense.
Nous vous invitons à vous joindre au rassemblement de
solidarité organisé ce lundi 24 décembre à 12H00 sur la
Place du Palais de Justice, à Nice.
Clara, Emanuel et Consuelo vont être libérés
Clara Rojas
La nouvelle est arrivée mardi : les FARC ont décidé de libérer unilatéralement trois de leurs otages. Ce sont Clara Rojas, la directrice de campagne d'Ingrid, Emanuel, le fils de Clara Rojas et Consuelo de Perdomo, sénatrice colombienne. Le Comité de soutien se réjouit de cette nouvelle. Plusieurs informations nous avaient fait part
d'un état de santé mauvais de Clara comme de Consuelo.
De même, un otage échappé, Jhon Pinchao, avait expliqué
que Clara avait été séparée de son fils. Nous avons hâte
de les voir libres et espérons qu'ils passeront Noël
Plus que jamais, nous devons agir encore et encore pour parvenir à la libération rapide de l'otage franco-colombienne et des 3000 autres séquestrés. Des actions s'organisent : c'est vous, c'est nous, qui tous ensemble ramènerons Ingrid et les otages de Colombie.
C'est pourquoi nous avons besoin de votre soutien :
Pour s'être rendus dans la zone des rebelles touaregs, au Nord, ils sont accusés d'atteinte à la sûreté de l'Etat.
Pour avoir voulu faire un reportage sur la rébellion touareg au Niger, Thomas Dandois et Pierre Creisson, deux journalistes français, ont été arrêtés il y a une semaine par les autorités du pays. Leur situation s'est dégradée vendredi, quand ils ont appris qu'ils étaient poursuivis pour "atteinte à la sûreté de l'Etat". Un chef d'inculpation passible de la peine de mort.
Pour médiatiser leur cas et demander à ce qu'il soit mis fin à leur détention, les deux frères des journalistes, ainsi que leurs employeurs, ont tenu ce lundi une conférence de presse au siège de Reporters sans frontières:
Thomas Dandois et Pierre Creisson travaillaient pour l'agence Camicas Productions et réalisaient un reportage pour Arte. Au Niger depuis quelques semaines, ils se sont vu refuser des visas pour se rendre dans la zone Nord. Quand les autorités nigériennes ont appris qu'ils avaient tout de même décidé d'y pénétrer, ils les ont filé durant tout leur reportage, avant de les arrêter, en compagnie de leur chauffeur Al Hassane Abdourahmann, une fois les interviews de rebelles réalisées.
Incarcérés au camp pénal de Kollo, à 25 kilomètres au sud-est de la capitale Niamey, ils sont défendus sur place par Maître Moussa Coulibaly, qui a dénoncé samedi à l'AFP "un grave recul pour la liberté et l'Etat de droit":
"A ce que je sache, aucune information judiciaire n'a été ouverte contre [les rebelles touaregs] alors que tous ceux qui les approchent de près ou de loin sont poursuivis pour les crimes les plus graves."
Rebelles Touaregs qui, sous la bannière du Mouvement des Nigériens pour la justice (MNJ), s'affrontent avec l'armée nigérienne dans la région Nord. La zone est strictement interdite aux journalistes depuis août et l'instauration de "l'état de mise en garde", prolongé de trois mois fin novembre par le Président Mamadou Tandja.
Réclamant également la libération des deux journalistes, le Syndicat national des journalistes souhaite que le Niger ne devienne pas "une prison pour journalistes". En septembre déjà, le reporter français François Bergeron a été incarcéré au Niger, accusé du même crime, mais a lui bénéficié d'une grâce présidentielle:
Les geôles nigériennes renferment également deux journalistes locaux soupçonnés de complicité avec le MNJ. Moussa Kaka, correspondant de Radio France internationale (RFI), et Ibrahim Manzo Diallo, directeur du bimensuel Aïr-Info, sont détenus respectivement depuis le 26 septembre et le 9 octobre.
24 décembre 07:29 - N'DJAMENA (AFP) - Le procès des six Français, trois Tchadiens et un Soudanais comparaissant devant la Cour criminelle de N'Djamena dans l'affaire de L'Arche de Zoé, suspendu samedi en fin d'après-midi, reprend ce lundi.
Emilie Lelouch et Eric Breteau quittant en fourgon le tribunal de N'Djamena le 22 décembre 2007
AFP - Pascal Guyot
L'Arche de Zoé rejette depuis le début de son procès la responsabilité sur ses intermédiaires locaux, qu'elle accuse d'avoir présenté comme orphelins du Darfour les 103 enfants, mais elle peine à justifier les conditions de leur exfiltration avortée.
Habilement, le président de L'Arche de Zoé Eric Breteau, jugé notamment pour "tentative d'enlèvement d'enfants tendant à compromettre leur état civil" avec cinq Français de son association, s'est imposé, dès l'ouverture vendredi du procès devant la Cour criminelle de la capitale tchadienne, comme le meneur des débats.
A la barre comme dans le box, il intervient pour argumenter, réfuter, dédouaner les uns et charger les autres. Ainsi, il a mis hors de cause samedi les trois Tchadiens jugés pour "complicité", mais s'en est vivement pris aux deux principaux intermédiaires qui ont "fourni" les enfants à l'association: le Soudanais Souleïmane Ibrahim Adam, inculpé des mêmes faits, et le Tchadien Mahamat Eritero, arrivé samedi à la barre comme simple témoin et reparti en fourgon cellulaire pour la prison.
Mahamat Eritero escorté par la police à sa sortie du tribunal le 22 décembre 2007à N'Djamena
AFP - Pascal Guyot
"Les enfants nous ont été présentés par Mahamat Eritero et Souleïmane Ibrahim comme des orphelins du Darfour", région soudanaise en guerre civile, a lancé devant la Cour Eric Breteau, rejetant sur eux tout "mensonge ou tromperie sur leur état civil". Un autre intermédiaire cité comme témoin, Moktar Fadoul, a reconnu samedi que L'Arche de Zoé demandait des orphelins du Darfour.
Les explications du vieux marabout Souleïmane Ibrahim Adam, pressé de toutes parts, sont apparues plus confuses. Il a d'abord reconnu sa signature au bas de documents attestant que les enfants sont des orphelins du Darfour, mais a estimé, sans plus de précisions, que sa vigilance avait été "trompée". Il a assuré que ces 63 enfants étaient en fait tchadiens, sans vraiment convaincre sur le fait qu'il les a présentés comme tels.
Eric Breteau le 22 décembre 2007 au tribunal de N'Djamena
AFP - Pascal Guyot
"La qualité des enfants, qu'ils soient orphelins ou pas, qu'ils soient soudanais, tchadiens, burkinabè ou autres, ne nous intéresse pas", fait valoir un avocat des parties civiles, Me Magloire Badjé. "Cela ne retire rien au fait qu'on a voulu les enlever pour les emmener en France". Sur ce point, Eric Breteau n'est pas encore parvenu à clarifier les conditions dans lesquelles il a tenté d'exfiltrer les 103 enfants vers la France, le 25 octobre, depuis Abéché (est).
L'objectif était selon lui de sauver, en deux ans, 1.000 orphelins du Darfour, en s'appuyant, insiste-t-il, sur la Convention de Genève de 1951 sur les victimes de guerre.Le meneur de L'Arche de Zoé a garanti que l'opération n'était ni "clandestine" ni "secrète", tout en avouant avoir fait "le choix de la confidentialité" vis-à-vis des autorités locales, de ses employés et intermédiaires, ainsi que des personnes qui lui ont confié les enfants. La seule autorisation qu'il dit avoir obtenue au Tchad est la validation, par les responsables de la navigation aérienne d'Abéché, du plan de vol du Boeing 757 qui devait transporter les enfants.
De la même manière, il a justifié la nécessité d'une "évacua tion sanitaire" des 103 enfants par le simple fait qu'ils étaient sous-alimentés. Enfin, Eric Breteau affirme avoir "fait certifier" aux personnes qui lui amenaient des enfants qu'elles les "confiaient définitivement", sans pourtant leur dévoiler leur destination finale. Pour autant, les Français paraissent plutôt sereins dans le box.
"C'est une mascarade. On nous a donné un chronogramme détaillé (...), nous sommes condamnés le 26 (mercredi), je prends dix ans et nous sommes rapatriés le 30", confiait Eric Breteau à l'AFP à la veille du procès.
Ségolène Royal avec les ouvriers de Charles Jourdan, pendant que "le président s'amuse"
Ségolène Royal a déploré jeudi à Romans, où elle venait de dialoguer avec des ouvriers de l'usine Charles Jourdan mise en liquidation judiciaire, que "le président s'amuse" alors que "la France souffre".
"Le président s'amuse, et pendant ce temps, la France souffre", a déclaré l'ex-candidate PS à la présidentielle.
"Le peuple souffre et le roi s'amuse".
Ségolène Royal venait de s'entretenir longuement avec des ouvriers de cette usine de chaussures de luxe (197 en tout, sous le coup de licenciements).
"Il faut que les choses sérieuses commencent et que la politique industrielle se mette en place. Il est plus que temps de passer à l'action". Elle a voulu faire de sa visite "un geste de solidarité pour dire +en voilà assez de cette cruauté sociale, de ces entreprises qui ferment et qui délocalisent+".
"Je ne veux pas qu'une chappe de plomb s'abatte sur ce qui se passe aujourd'hui".
Elu personnalité préférée des Français dans un sondage Ifop, le chanteur s'en prend au " cynisme ", à la " désinformation " et au " déballage de richesse " du président, et demande: " Qu'est-ce qu'il y a eu à part un brouhaha et de la godille ? Quels problèmes ont été réglés ? "
Yannick Noah déclare que "tout le choque" dans l'action de Nicolas Sarkozy à l'Elysée.
Dans un entretien paru dimanche 23 décembre dans Le Journal du Dimanche, le chanteur, élu personnalité préféré des Français, déclare: "L'attitude, le ton, l'arrogance me choquent. Le déballage de richesse, le cynisme me choquent. La désinformation me choque".
Le maire de Paris Bertrand Delanoë (PS) a décidé de saisir la chambre régionale des comptes d'Ile-de-France pour qu'elle aide la Régie immobilière de la ville de Paris (RIVP) à remettre de l'ordre dans l'occupation des appartements qu'elle possède.
La RIVP est propriétaire depuis 2007 de l'immeuble dans lequel l'ancien directeur de cabinet de la ministre du Logement Christine Boutin, Jean-Paul Bolufer, qui a démissionné jeudi, occupe un logement à un prix très modéré.
Cet immeuble de la RIVP appartenait auparavant à la SAGI, que la mairie de Paris ne contrôlait pas.
La Confédération française des retraités (CFR) s'est élevé, vendredi 21 décembre, contre la "perte programmée de pouvoir d'achat" des retraités en 2008. Cette perte est due à l'augmentation des retraites de 1,1% au 1er janvier, alors que l'inflation s'élèverait à 1,6%.
La "conférence de revalorisation" des pensions de retraites réunie jeudi par le ministre du Travail, Xavier Bertrand, a débouché sur une hausse inférieure à l'inflation au 1er janvier. Les syndicats plaidaient, eux pour un vrai "coup de pouce".
Ce résultat est "inacceptable pour les retraités" affirme la CFR dans un communiqué. Il "confirme une perte programmée de pouvoir d'achat des pensions de base, s'ajoutant à celle de 2007".
Le ministère de l'Éducation nationale a annoncé vendredi 21 décembre l'ouverture de 8.600 postes aux concours de recrutement externes des enseignants du second degré, soit 1.245 de moins que l'année dernière, et 9.880 postes aux concours externes pour devenir professeur des écoles, soit 635 de moins qu'en 2007.
Au total, 20.530 postes sont ouverts, dont 1.730 en interne (2.720 postes bruts en moins qu'en 2007). En 2005, ce chiffre s'élevait à 29.550 postes et l'année 2008 sera l'année la moins favorable aux candidats aux différents concours depuis 2001.
Les députés ont adopté jeudi soir le projet de loi pouvoir d'achat après un examen au pas de charge des mesures annoncées par le chef de l'Etat le 29 novembre (rachat des RTT, prime de 1.000 euros ou déblocage de la participation, réduction des dépôts de garantie).
Sans surprise, l'UMP a voté pour et la gauche contre. "Ce texte d'urgence va permettre à beaucoup de Français de gagner plus et pour les autres d'économiser sur des dépenses parfois très lourdes comme le loyer", a estimé Frédéric Lefebvre (UMP).
"Ce texte ne résout rien", lui a répondu la députée verte de Paris Martine Billard, qui a dénoncé "la poursuite de la remise en cause des 35 heures ainsi que la casse des accords collectifs".
Le diagnostic de l'Insee sur la situation économique de la France "atteste de l'absence de crédibilité du budget 2008 et de l'inefficacité du paquet fiscal" adopté cet été, juge le Parti socialiste.
Dans un communiqué, le secrétaire national du PS chargé de l'Economie, Michel Sapin souligne que "l'Insee contredit le gouvernement".
"La note de conjoncture publiée aujourd'hui par l'Insee est sans appel: la croissance française est mollassonne et le pouvoir d'achat des ménages se dégrade".
Depuis quelques jours, Philippe Doucet, les Jeunes Fiers d'être Argenteuillais et le Mouvement des Jeunes Socialistes organisent une grande campagne citoyenne d'inscription sur les listes électorales à Argenteuil. Rappelant les prérogatives majeures et les responsabilités importantes d'un Maire, ils invitent les jeunes et les moins jeunes à s'inscrire sur les listes électorales avant le 31 décembre mais aussi à participer aux municipales des 9 et 16 mars 2008.
C'est un choix majeur qui engage la ville pour 6 ans !
À Argenteuil, le Maire a un rôle clef pour : • le logement, • la gestion des écoles primaires, • l'installation des entreprises sur la ville et donc de l'emploi, • la mise en oeuvre des actions sociales, • les activités culturelles et sportives, • la vie des associations • la politique en faveur de la jeunesse • etc.
Ce sont des domaines importants de votre vie quotidienne. Si vous n'êtes pas inscrit sur les listes électorales d'ici fin décembre 2007, vous ne pourrez pas participer à l'élection du Maire d'Argenteuil les 9 et 16 mars 2008. Si vous ne vous inscrivez pas ou si vous ne votez pas, vous ne pourrez pas vous plaindre après le vote du choix des citoyens et de la politique municipale qui sera menée ensuite.
En 2008, soyez acteur de votre ville, soyez acteur de votre vie. Inscrivez-vous et votez !
Par Gaëlle Pialot (Etudiante en journalisme) 17H20 21/12/2007
En 2003, l'ancien commissaire Jean-Pierre Havrin, apôtre de la police de proximité à Toulouse, était pris publiquement à partie par Nicolas Sarkozy en personne. "Les policiers ne sont pas là pour organiser des matchs de rugby avec les jeunes des quartiers", lui avait lancé le ministre de l'Intérieur. (Voir la vidéo, extrait d'un montage BakchichTV)
Aujourd'hui à la retraite, ce flic de gauche a décidé de défendre son bilan. "Je me lâche, je me sens devenir un citoyen à part entière".
Retraité depuis le 2 décembre, l'ancien directeur départemental de la sécurité publique de Toulouse, désormais libéré du "fardeau" que représentait pour lui le devoir de réserve, et s'en donne à coeur joie avec les journalistes. "Comment Sarkozy m'a viré", "Le match retour de Jean-Pierre Havrin": la presse locale attendait cela depuis cinq ans.
Les médias nationaux se captivent aussi pour ce personnage atypique. Jean-Pierre Havrin, c'est en effet l'histoire d'une étonnante symbiose. Celle d'un flic plein de gouaille, amateur de bonne chère et de chansons paillardes, et d'un autodidacte diplômé en droit des affaires, ancien conseiller de Jean-Pierre Chevènement, amateur de poésie.
Mercredi, une équipe de la rédaction nationale de France 3 l'a suivi pendant une journée. L'occasion rêvée pour Havrin d'organiser un petit coup de provoc' devant le commissariat de Bagatelle, le lieu où il avait été "descendu" par Nicolas Sarkozy.
Amis policiers, personnalités politiques, journalistes, anciens jeunes des quartiers: tous sont réunis pour un apéro quelque peu ostentatoire au Bagatelle, le café qui fait face au commissariat. Pierre Cohen, le candidat PS aux municipales est présent. Quoi de plus normal, Jean-Pierre Havrin est inscrit sur sa liste électorale.
Karim Faïssan, un trentenaire habitant la Reynerie, un quartier sensible de Toulouse est venu saluer l'instigateur de la police de proximité:
"Quand on traînait en bas des immeubles, les policiers venaient nous voir, ils connaissaient tous nos prénoms et nos familles. Ils venaient nous engueuler, mais ils nous conseillaient aussi.
"J'ai fait de la prison. Un policier m'a aidé à me réinsérer à ma sortie. C'était un type que je détestais parce qu'il m'avait passé les menottes plusieurs fois. Mais personne d'autre ne m'a aidé à ce moment là. Maintenant qu'il n'y a plus la 'pol prox', entre les jeunes et la police c'est oeil pour oeil, dent pour dent."
"Nous étions sur la bonne voie"
Pour Nicolas Sarkozy, l'épisode toulousain visait à décrédibiliser la police de proximité en l'assimilant à de la simple prévention et à une preuve de l'inefficacité des politiques de gauche en matière de sécurité, trop laxistes à son goût.
Jean-Pierre Havrin a donc été mis au placard, un placard doré: la direction de la Fédération sportive de la police francaise. "Il me donnait ce que je voulais à condition que je ferme ma gueule." Pendant cinq ans, il s'est donc tu, ou presque -il a tout de même collaboré avec Le Canard enchaîné.
La pilule reste dure à avaler pour celui qui, depuis son entrée au cabinet de Jean-Pierre Chevènement, ministre de l'Intérieur de 1997 à 2000 n'a cessé de promouvoir "une police au service des citoyens, et non au service du pouvoir".
Selon Havrin, Sarkozy aurait profité de l'effet pervers que produit la "pol prox" sur les statistiques pour mieux la stigmatiser:
"Il disait que la délinquance avait augmenté à Toulouse en se basant sur le taux d'élucidation, qui était proche de zéro. Ce qui est normal quand on fait de la police de proximité: on prend toutes les plaintes, même des conflits de voisinages.
En revanche, les habitants des quartiers venaient nous dire qu'ils dormaient mieux, peu à peu les commerces réouvraient dans les quartiers chauds comme le Mirail. Nous étions sur la bonne voie."
L'ex-patron de la police dénonce une récente régression des rapports entre jeunes et policiers, et fait le lien entre les violences de 2005 en banlieue et l'abandon de la police de proximité.
Qu'en reste-t-il aujourd'hui? Havrin décrit des troupes démotivées:
"Les agents que l'on appelait les 'proximiers', qui connaissait bien les jeunes, ont très mal vécu le désaveu du ministre. Il ne comprenaient pas, ils s'étaient tellement investis sur le terrain."
Sous couvert d'anonymat, l'un d'entre eux explique que tous les proximiers ont ensuite demandé une mutation, déprimés: "Nous n'allions quand même pas retourner patrouiller dans une voiture, après tout ce que nous avions réalisé auprès des jeunes."
Ségolène Royal avec les ouvriers de Charles Jourdan pendant que "le président s'amuse"
"Je suis ici en solidarité. Restez debout!": Ségolène Royal, dans l'escalier de l'usine Charles Jourdan à Romans-sur-Isère, dit son "admiration" et sa "colère" devant les salariés dont l'entreprise a été mise en liquidation judiciaire.
Entourée de micros et caméras en nombre, l'ancienne candidate à l'élection présidentielle, chemise en daim et pantalon noir, arpente les salles, les chaînes de montage vides et rencontre pendant une heure et demie les ouvriers de cette entreprise, fleuron de Romans, "capitale de la chaussure de luxe".
Au milieu des escarpins de cuir ou de daim raffinés, de bottes somptueuses en lézard, les ouvrières ne cachent pas leur émotion. Des femmes ont la larme à l'oeil, évoquant leurs 35, 38 ou 40 ans d'entreprise.
Certains salariés affichent des visages maussades: On est liquidés, on est morts..."
Interpellée, Ségolène Royal s'arrête, discute. Ici, elle se renseigne sur le nombre d'années de présence dans l'entreprise. "40 ans?", s'étonne-t-elle. "C'est vous la doyenne? Quand êtes-vous entrée?" "A 16 ans et demi", répond l'employée, les yeux embués, en anorak rouge.
Une ouvrière rousse, au verbe haut, dénonce les financiers qui ont mis à mal l'entreprise et ne veulent que "du profit, du profit".
Une autre parle, mais ne finit pas sa phrase, trop émue. Ségolène s'approche et l'embrasse.
Tous se relaient pour dire le "savoir-faire", "l'élégance", le "travail d'orfèvre", l'esprit de famille" de cette entreprise fondée en 1921, qui a chaussé Rita Hayworth, Grace Kelly, Mistinguett et même "le pape".
Tous se relaient pour raconter leur histoire: Charles Jourdan a été mis en liquidation judiciaire lundi entraînant le licenciement de ses 197 salariés après le retrait de l'Américain Omniscent, qui restait seul en lice pour la reprise après le départ de Repetto. Le chausseur avait été placé en redressement judiciaire le 12 septembre pour la troisième fois depuis 2003...
La présidente de Poitou-Charentes circule parmi les embauchoirs, les chaînes et compatit: "Je trouve atroce, abominable ces licenciements avant Noël".
Une ouvrière parle d'"appel au secours", une déléguée du personnel lui dit: "nous lançons le dernier cri d'appel pour qu'un industriel sérieux nous reprenne".
Dans le petit musée du premier étage où sont conservés les précieux modèles, elle "lance un appel aux industriels sérieux". C'est un "outil de travail qui ne doit pas mourir".
Ségolène Royal est venue, car elle a vu la "détresse" des salariés. Se disant "femme politique" avec "un peu de pouvoir médiatique", elle s'est mise "au service d'une cause" qu'elle croit "être très bonne". "S'il y a un petit espoir de faire bouger les choses, il faut y aller", lance-t-elle, elle qui n'a apporté que sa "modeste présence".
Et elle évoque une prochaine rencontre des salariés le 3 janvier avec Hervé Novelli, secrétaire d'Etat aux Entreprises et au Commerce extérieur. "Preuve que ça a bougé", selon elle.
A la fin de la visite, un délégué lui offre "au nom du CE" deux paires d'escarpins, rouge et noire.
A l'extérieur de l'usine, avant de repartir pour Paris, elle lance: "En voilà assez de cette cruauté sociale, de ces entreprises qui ferment et délocalisent", avant de lâcher une phrase: "le Président s'amuse et la France souffre".
Ségolène Royal, présidente PS de la région Poitou-Charentes : «Sarkozy, c'est une agitation frénétique et peu de résultats»
L'ancienne candidate affirme qu'en 2008 elle sera « au premier rang » pour mener le travail de rénovation du PS
Ségolène Royal, présidente PS de la région Poitou-Charentes, était jeudi 20 décembre l'invitée de l'émission « Face aux chrétiens », animée par Frédéric Mounier. Elle répondait aux questions d'Aymeric Pourbaix (Radio Notre-Dame), Pauline de Torsiac (RCF) et Mathieu Castagnet (La Croix).
Après les rancœurs de la présidentielle, le PS peut-il retrouver son unité ?
Ségolène Royal : C'est indispensable. D'ailleurs, je m'y emploie, je prends des contacts. Beaucoup de leaders du PS se rendent compte qu'ils n'ont pas eu le comportement qu'il fallait. Moi-même, éprouvée par la bataille interne de la désignation, je n'ai peut-être pas fait tout ce qu'il fallait.
J'étais tournée vers les Français, dans un calendrier très court, et j'ai pensé que tout le monde serait derrière moi. Je suis optimiste et ce sera une de mes responsabilités de rassembler ceux qui ne se sont pas rassemblés durant la présidentielle.
Briguerez-vous la tête du parti, alors que certains responsables vous reprochent de ne pas participer aux instances du PS ?
On verra le moment venu. En tout cas, je serai à la pointe de ce travail de rénovation, mais il peut y avoir plusieurs personnes au premier rang. J'ai déjà commencé, je me suis remise au travail. Je travaille à mon rythme. Je rassemble des équipes, je relance mon site Internet. Je m'étais dit que jusqu'à la fin décembre, je ne participerais pas aux structures internes du PS et je ne répondrais pas au jour le jour, du tac au tac, à Nicolas Sarkozy.
J'ai perdu la présidentielle, je ne m'incruste pas sur le terrain, ni en interne ni en externe. Mais janvier ouvrira une autre phase et, fin janvier, je serai présente au dernier forum du Parti socialiste.
S'il était réélu à Paris, Bertrand Delanoë ne deviendrait-il pas l'un des principaux atouts du PS ?
Il l'est déjà aujourd'hui. Les maires des grandes villes et de la capitale constituent des atouts. Je n'ai pas de rivaux. C'est moi qui ai été candidate à l'élection présidentielle.
Le gouvernement vient de réunir les partenaires sociaux pour fixer l'agenda social de 2008. Que pensez-vous de la méthode de Nicolas Sarkozy ?
C'est sept mois de perdu ! C'est en septembre qu'il aurait fallu faire cette réunion nationale. Voyez ce contraste entre une agitation frénétique et, finalement, fort peu de résultats à la fin de l'année. On sait bien que c'est dans les premiers mois d'une élection qu'on est capable de faire bouger les choses. Paradoxalement, Nicolas Sarkozy a perdu beaucoup de temps. Et là, qu'est-ce qu'on a eu ? Un président de la République qui a semé le trouble et provoqué des grèves dans le pays.
Les heures supplémentaires ou le rachat des RTT vont-ils améliorer le pouvoir d'achat des Français ?
J'ai une vision assez simple de la politique : tout ce qui marche, c'est bien. Mais il n'y a qu'un salarié sur trois qui a des RTT à racheter. Nicolas Sarkozy a dit qu'il fallait travailler plus pour gagner plus. Aujourd'hui, il nous demande de prélever sur notre propre épargne-temps, de racheter ce qui nous appartient : c'est un peu une arnaque. La seule mesure efficace de Nicolas Sarkozy c'est le bouclier fiscal… pour les plus riches !
Que vous inspire l'annonce d'un possible divorce par consentement mutuel devant un notaire ?
On est là dans un matérialisme exacerbé. Un divorce, ce n'est pas seulement une séparation de biens. Les principales victimes d'un divorce, ce sont d'abord les enfants. La dimension psychologique et affective d'un divorce ne se règle pas par un acte notarié. Voilà une drôle de conception de la société, des rapports humains et de la complexité de la famille.
Votre campagne a été parsemée de petites phrases à connotation religieuse. Était-ce intentionnel ou simplement le fruit de votre éducation catholique ?
Elles me venaient naturellement. Ce sont les gens qui manquent de liberté et d'authenticité qui viennent ratiociner sur des phrases aussi magnifiques qu'« aimez-vous les uns les autres ». On ne peut pas faire de politique sans valeurs.
J'ai appris dans les valeurs religieuses le sens du bien, du mal, du respect de l'autre, de l'amour du prochain… tous les fondamentaux des valeurs de l'humanité que tout le monde devrait intégrer. Quand je dis qu'il faut remettre les valeurs humaines avant les valeurs financières, c'est important.
Que vous inspire la publicité autour des récents épisodes de la vie privée du président de la République ?
Nicolas Sarkozy a le droit d'aller de s'amuser à Disneyland, mais il faut qu'il nous dise assez rapidement quand il compte s'occuper sérieusement de nos problèmes. Quand compte-il tenir les promesses faites, souvent fallacieuses, comme l'augmentation de 25 % des petites retraites ?
Aujourd'hui, je vois les personnes âgées basculer dans la pauvreté, obligées de choisir entre le chauffage et la nourriture. Alors, Nicolas Sarkozy, après votre tour de manège, augmentez ces petites retraites de 25 % comme vous l'aviez promis !
Ségolène Royal demande au gouvernement de légiférer contre le surendettement
Ségolène Royal a demandé vendredi au gouvernement et au chef de l'Etat une loi contre le surendettement et les tarifications bancaires.
"Je réclame à Nicolas Sarkozy une loi très efficace contre le surendettement et contre les tarifications bancaires. Aujourd'hui, la priorité est de légiférer pour mettre fin aux abus des banques", a déclaré Ségolène Royal à Poitiers à l'occasion d'un déjeuner de Noël avec les associations caritatives de la Vienne. "Il faut que le gouvernement et le président de la République se bougent".
"Je vois des familles qui vivaient normalement il y a encore quelques années et qui, aujourd'hui, vont basculer dans la précarité et la grande pauvreté parce que la vie est trop chère", a ajouté la présidente de la région Poitou-Charentes devant des journalistes.
La candidate socialiste à la dernière présidentielle a aussi demandé à Nicolas Sarkozy de réformer "urgemment" pour "bien calculer la vie chère", l'indice des prix qui est "mensonger".
"Les prix des produits alimentaires ont augmenté de 10% alors que les bas salaires et les petites retraites ne bougent pas. Les grands discours ça suffit! Il faut que le président de la République prenne en charge rapidement et sérieusement les problèmes qui se posent à nous", a-t-elle conclu.
La région Poitou-Charentes attribue une aide exceptionnelle aux salariés licenciés économiques, selon Mme Royal
"La région Poitou-Charentes a voté une aide exceptionnelle pour les salariés qui ont subi un licenciement économique en 2007 afin de les accompagner dans les fêtes de fin d'année", a déclaré Ségolène Royal vendredi à Poitiers à l'occasion d'un déjeuner de Noël avec les associations caritatives de la Vienne.
Huit cent cinquante-quatre salariés licenciés économiques en 2007 sont concernés par cette mesure. Chaque salarié recevra un chèque de 50 euros et 30 euros par enfant de moins de 18 ans à charge. "Cette dépense de solidarité qui coûtera 90.000 euros à la Région a été réalisée en économisant sur les cartes de voeux. Cette année, elles seront électroniques pour la plupart d'entre elles. Les autres, en papier, seront très simples", a précisé la candidate socialiste à la dernière présidentielle et présidente de la région.
Cette aide exceptionnelle concerne les salariés licenciés économiques d'une entreprise de la région et domiciliés dans la région Poitou-Charentes.
Ségolène Royal estime ne pas avoir de rivaux au sein du PS
Ségolène Royal estime ne pas avoir de rivaux au sein du Parti socialiste car elle était la candidate du parti à la dernière élection présidentielle.
"Je n'ai pas de rivaux. C'est moi qui ai été candidate à l'élection présidentielle", a-t-elle répondu à une question sur le maire de Paris, Bertrand Delanoë, lors de l'émission "Face aux chrétiens" Radio Notre-Dame-RCF-La Croix.
"Les maires des grandes villes et de la capitale constituent des atouts", a souligné la présidente de Poitou-Charentes.
Priée de dire si elle briguerait la tête du parti, Ségolène Royal a répondu : "On verra le moment venu."
"Je serai à la pointe de ce travail de rénovation, mais il peut y avoir plusieurs personnes au premier rang", a-t-elle dit.
Sur les dissensions apparues dans le parti lors de la campagne électorale, elle a estimé que "beaucoup de leaders du PS se rendent compte qu'ils n'ont pas eu le comportement qu'il fallait".
"Moi-même, éprouvée par la bataille interne de la désignation, je n'ai peut-être pas fait tout ce qu'il fallait. J'étais tournée vers les Français, dans un calendrier très court, et j'ai pensé que tout le monde serait derrière moi."
"Je suis optimiste et ce sera une de mes responsabilités de rassembler ceux qui ne se sont pas rassemblés durant la présidentielle", a-t-elle ajouté.
L'ex-candidate à la présidentielle achève sa tournée médiatique
L'ex-candidate entend désormais "tourner une page pour que 2008 soit une nouvelle étape".
Comment va-t-elle ? Comment assume-t-elle depuis ce mois de mai lourd de défaites politique et personnelle ? Après sept mois de discrétion plus ou moins respectée, Ségolène Royal fait son come-back sur la scène médiatique. Quinze jours après la sortie de son livre Ma plus belle histoire c'est vous (Grasset) revenant sur la campagne de la présidentielle, l'ex-candidate achève son marathon : télés, radios, presse écrite... l'acte II de Ségolène Royal se joue d'abord ainsi.
Elle rit souvent. Elle est d'humeur joyeuse en cette fin d'année qui clôt, pour elle, une séquence politique entre illusions et échecs. Plutôt détendue, elle reste souvent elliptique quand elle évoque son avenir au sein de son parti et joue la corrosive lorsqu'elle parle des éléphants du PS qui lui ont fait défaut: "S'ils s'entendaient au moins entre eux contre moi, ça serait un plus !". Ajoutant plus tard un "je vais essayer de les convaincre puisque je dois rassembler" sans aucune ambiguïté sur le nouveau tailleur qu'elle veut endosser.
Après avoir fait un état des lieux des difficultés de sa bataille élyséenne, elle désire maintenant " tourner une page pour que 2008 soit une nouvelle étape". Une étape programmée. En janvier, elle a promis de préciser son "offre politique". Elle veut créer l'événement. Va-t-elle partir à la conquête du parti ? "J'ai des idées sur ce que j'ai l'intention de faire mais je ne le dirai pas aujourd'hui".
L'affrontement avec Bertrand Delanoë, le maire de Paris, dont on dit qu'il pourrait être son rival ? "Je n'ai aucun intérêt aux combats de coqs". Rien n'a changé, finalement, dans la "ségo attitude" mais on peut deviner que la présidente de Poitou-Charentes tiendra le premier rôle dans un PS déboussolé.
Les élections municipales, dont elle pense qu'elles seront "un vote national", seront un moyen d'occuper le terrain. Elle va sillonner la France pour soutenir les candidats qu'elle aura distingués. Marseille pour aider Jean-Noël Guérini? "Pourquoi pas" répond-elle .
Comment est-elle donc ? Elle ne s'interdit aucune banderille. "Passer des manèges d'Eurodisney au Vatican, ça va être drôle !" commente-t-elle, faisant allusion à la nouvelle love story du Président. Plus sérieusement, alors qu'elle juge François Bayrou, qu'elle a pourtant raillé dans son ouvrage, "courageux", elle fustige Nicolas Sarkozy qui donne "l'illusion d'une assurance", qui "pourrit le climat social". Dénonçant "la désinformation" pratiquée par l'exécutif, elle estime que la réforme des régimes spéciaux n'a pas abouti, "elle a été retirée puisqu'elle a été remise à la négociation".
Le rachat des RTT est jugé "épsilonesque" puisqu'il ne concerne qu'un tiers des salariés. L'ouverture, c'est "habilement pervers", la réforme des institutions est "marginale". Bref, un bilan sarkozien où rien ne trouve grâce à ses yeux. Même si elle convient que "l'opinion attend qu'on ne soit pas opposé à tout".
Alors comment va-t-elle ? Elle jubile quand de jeunes clients du restaurant lui crient "Joyeux Noël". Elle joue l'étonnement puis se réjouit du très joli score de son opus, classé 3e au hit parade des lecteurs, derrière ceux de Michel Drucker et Simone Veil : 120000 exemplaires vendus en deux semaines. Y aurait-il un deuxième effet Ségo ? Et oui, l'effet Ségolène est de retour !!!
Ségolène Royal : "Sarkozy a le droit de s'amuser, mais..."
"…ce qu'il doit nous dire maintenant c'est quand et comment il compte s'occuper sérieusement de nos difficultés, de nos problèmes", a déclaré l'ex-candidate à l'élection présidentielle interrogée sur la publication de photos du chef de l'Etat et de Carla Bruni.
Nicolas Sarkozy a le droit d'aller faire des tours de manège avec qui il veut", a déclaré, mercredi 19 décembre, Ségolène Royal, "mais il a aussi surtout l'obligation morale de remplir les promesses qu'il a faites".
"Il a le droit de s'amuser, a estimé l'ancienne candidate socialiste à l'élection présidentielle sur i>Télé, après la publication dans la presse de photos du président de la République assistant à la parade de Noël de Disneyland Paris en compagnie de la chanteuse et ancien mannequin, Carla Bruni.
"Mais ce qu'il doit nous dire maintenant c'est quand et comment il compte s'occuper sérieusement de nos difficultés, de nos problèmes, et comment il compte s'y prendre et à quel moment est-ce qu'il va rendre des comptes sur l'efficacité de son action", a insisté Ségolène Royal, sans qui n'a pas exclu que la publication des photos soit "calculé(e) pour faire oublier la piteuse semaine" écoulée. Interrogée sur l'opportunité pour un dirigeant politique de mettre sa vie privée sur la place publique, la présidente du conseil régional de Poitou-Charentes a répondu: "ça ne m'intéresse pas à la limite de commenter ça."
Elle a cependant observé que le chef de l'Etat avait pris des "risques". "Il ne peut pas aujourd'hui reprocher (...) aux journalistes de poser des questions sur ce qu'il met lui-même en scène", a-t-elle jugé.
Le Parlement ukrainien a approuvé mardi la nomination de l'égérie de la Révolution orange Ioulia Timochenko au poste de Premier ministre, au terme d'un long imbroglio politique.
Au total, 226 députés pro-occidentaux du bloc Timochenko et du parti présidentiel, soit la stricte majorité des 450 sièges du Parlement, ont soutenu la candidature de Mme Timochenko, votant l'un après l'autre à main levée dans l'hémicycle.
Mme Timochenko, rayonnante, a aussitôt reçu de ses alliés plusieurs grands bouquets de roses. Ses adversaires pro-russes ont suivi le déroulement du vote, qu'ils boycottaient, le visage figé.
Un premier vote sur la nomination de Mme Timochenko s'était soldé par un échec le 11 décembre, une voix de majorité ayant alors manqué. Les pro-occidentaux avaient invoqué une défaillance du système du vote électronique et décidé de revoter à main levée.
Avant le vote décisif, Mme Timochenko, vêtue d'une robe blanche, sa traditionnelle tresse blonde enroulée dans les cheveux, a prononcé un discours passionné devant les parlementaires, en accusant ses adversaires d'empêcher son élection.
"Ils ont une peur bleue que je (...) mette de l'ordre dans l'Etat", a-t-elle lancé, avant de promettre : "Tôt ou tard vous, tout votre bande va répondre devant l'Ukraine de ce qu'elle a fait".
Le vote sur le Premier ministre "sera un moment de vérité, un test de solidité pour la coalition" pro-occidentale, a-t-elle fait valoir, alors que son gouvernement doit encore être formé.
Le président Iouchtchenko a "salué" sobrement dans un communiqué la nomination de Mme Timochenko. Elle était son alliée lors de la Révolution orange, le soulèvement pacifique qui le porta fin 2004 au pouvoir, mais leurs relations ont depuis souvent été houleuses.
Connue pour sa personnalité énergique et flamboyante, Mme Timochenko a déjà été Premier ministre de Viktor Iouchtchenko de février à septembre 2005, avant d'être limogée par le chef de l'Etat sur fond de conflits au sein de l'équipe au pouvoir et de rivalités personnelles.
Ses activités au gouvernement, critiquées pour leur populisme, et surtout son projet de réviser des privatisations réalisées sous le régime du président Léonid Koutchma ont renforcé sa popularité dans une partie de la population mais repoussé nombre d'investisseurs.
Les deux leaders ont toutefois fini par s'allier de nouveau contre les pro-russes, emmenés par le Premier ministre sortant Viktor Ianoukovitch, dont les conflits avec le président ont poussé ce dernier à prononcer au printemps la dissolution du Parlement, à l'origine de plusieurs mois de crise politique.
Les législatives anticipées du 30 septembre ont été remportés de justesse par les pro-occidentaux (bloc Timochenko avec 31% des voix et parti présidentiel avec 14%) devant le Parti des régions de M. Ianoukovitch avec 34,37% et ses alliés communistes avec 5,39%.
Lors des dernières législatives, le parti de Mme Timochenko a obtenu 31% des suffrages contre 22% lors des élections de 2006 soit une progression de 9 points.
Un vrai succès personnelles pour Ioulia Timochenko.
On parle dès à présent de sa candidature à l'élection présidentielle en Ukraine prévue en 2009.
Je lui apporte dès à présent tout mon soutien et je lui souhaite bonne chance.
Surprise : Hillary Clinton largement en tête dans les sondages
Alors que la presse américaine se déchaîne ces dernières semaines, sur ses gaffes à répétition, le dernier sondage réalisé ce week-end montre qu'Hillary Clinton accroit son avance. Côté républicain,Rudolph Giuliani a toujours les faveurs des pronostics.
A lire la presse américaine (et française !) ces dernières semaines, Hillary Clinton allait vivre le syndrome « Ségolène Royal » : en tête dans les sondages, tout le monde la voyait se dégonfler comme une baudruche au détriment de la montée irrésistible de Barack Obama.
Le dernier sondage réalisé au niveau national par l'institut gallup ce week-end vient pourtant démentir tous les pronostics : Hillary Clinton continue de caracoler en tête côté démocrate et elle accroît même son avance :
Elle compte maintenant 18 points d'avance sur Obama. Par rapport à début Décembre, elle passe de 39 à 45% d'intentions de vote. Obama progresse également, mais de manière moins flagrante passant de 21 à 24% Enfin, le 3ème larron, côté démocrate, John Edwards, n'arrive toujours pas à décoller puisqu'il reste à 15% d'intentions de vote.
Côté républicain, et malgré qu'il soit devenu la nouvelle coqueluche des médias, Mike Huckabee n'est toujours pas en mesure de menacer le grand favori, Rudolph Giuliani. L'ancien maire de New York a accru son avance ces deux dernières semaines, passant de 25 à 27% d'intentions de vote. Huckabee reste deuxième avec un score inchangé de 16% par rapport à ces deux dernières semaines. Il précède de peu un peloton de 3 candidats émergents à 14% : Mc Cain, Thompson et Romney.
A la vue de ces derniers sondages, Hillary Clinton apparaît toujours la mieux placée côté démocrate. Par contre, la situation apparaît beaucoup plus complexe côté républicain. Si Giuliani est toujours en tête, son avance apparaît fragile par rapport à un groupe de plusieurs candidats. Cela démontre une nouvelle fois qu'aucun candidat côté républicain ne semble faire l'unanimité jusqu'à présent
Ségolène Royal : les Français "dépensent plus pour manger moins"
L'ex-candidate à la présidentielle détourne la formule "Travailler plus pour gagner plus" de Nicolas
Sarkozy pour dénoncer le manque de mesures concrètes sur le pouvoir d'achat. La socialiste était ce soir l'invité d'I-télé et France Info.
"Ce ne sont que des promesses virtuelles". Ségolène Royal a une nouvelle fois taclé le gouvernement, hier soir, sur la question du pouvoir d'achat. Invitée de l'émission "C'est vous qui le dites", sur France Info et I-Télé, la candidate socialiste a dénoncé le manque de "vraies" mesures dans le projet de loi examiné depuis hier par les députés.
Pour la candidate socialiste, la priorité, ce n'est pas le rachat des RTT, mais la "baisse de la TVA sur les produits de base".
L'absence de statistiques officielles sur les décès de sans-abri complique l'évaluation des politiques d'insertion.
Mis sous pression par les associations d'aide aux démunis, Matignon vient de nommer le député des Yvelines Etienne Pinte pour mener une mission "sur l'hébergement et le logement des personnes sans abri ou mal logées".
Ses conclusions seront scellées par la signature d'un contrat entre l'Etat et les associations le 15 janvier. Mais une nouvelle fois, une question de taille ne figure pas sur la feuille de route de l'élu UMP: la mortalité des sans-abri.
Il n'existe en effet aucune donnée statistique sur le nombre de sans-abris qui meurent dans la rue chaque année en France. Dans la nuit de mercredi à jeudi, un SDF est mort dans sa voiture en région parisienne. Les médias en ont parlé. C'est un peu le rituel: chaque fois que le thermomètre baisse, les journaux se font l'écho de ces morts anonymes, les égrenant une à une.
Mais, au total, combien de SDF meurent chaque année dans la rue? Leur nombre est-il en baisse ou en augmentation? Mystère. Or, sans chiffres, impossible d'évaluer l'efficacité des politiques de réinsertion.
Alors que la baisse du nombre des victimes d'accidents de la route est brandie comme preuve de l'efficacité des politiques de sécurité routière, le nombre d'accidentés de la vie, lui, n'intéresse personne. Comment expliquer ce silence?
Un collectif leur rend hommage deux fois par an
Deux fois par an, le collectif Les morts de la rue rend à Paris un dernier hommage à ces anonymes. Un faire-part est publié. La liste des défunts est lue lors d'une cérémonie. Le 13 novembre, des banderoles colorées décoraient ainsi l'église Saint-Merri, dans le IVe arrondissement. Certaines portaient un nom, un âge. D'autres, une simple mention: "Un homme, environ 35 ans."
De mi-mars à mi-octobre, le collectif a dénombré 187 sans-abri morts dans toute la France, une liste constituée grâce aux informations recueillies sur le terrain par la cinquantaine d'associations membres, mais sans doute bien inférieure au bilan réel. "C'est suffisant pour donner l'alerte", indique Cécile Rocca, membre du collectif:
"On ne connaît qu'une toute petite partie des décès. On n'est pas mandaté par l'Etat, et donc on n'a pas le droit d'accéder aux dossiers. On ne rêverait que d'une chose, ce serait que l'Etat donne des chiffres."
A l'institut médico-légal, on ne sait pas identifier un sans-abri
Qu'il s'agisse d'un sans-abri retrouvé sans vie ou d'une victime d'un accident sur la voie publique, tous les cadavres à la rue passent par l'institut médico-légal (IML). Et sur le sujet, le service communication de la préfecture de police formule une réponse bien étrange.
Une fois à la morgue, il serait en effet impossible de faire la différence entre une personne qui a vécu et est décédée dans la rue, et un touriste étranger mort par exemple d'une crise cardiaque, si ce dernier ne porte pas de papiers d'identité sur lui, et si aucun de ses proches ne fait de démarche pour le retrouver. Cécile Rocca va plus loin:
"Quand un SDF est retrouvé avec des papiers d'identité, l'institut médico-légal et les services de police considèrent que l'adresse qui y figure est la sienne, même s'il a quitté ce logement depuis des années, ou s'il s'agit de l'adresse d'un centre d'hébergement ou d'une association. Et donc, ce mort n'est pas considéré comme un SDF."
A la mairie de Paris, on n'a pas les moyens financiers pour compter
Il existe bien une mission funéraire et un Observatoire statistique parisien du funéraire à la mairie de Paris. Mais Olivier Pagès, conseiller de Paris, et Philippe Delemarre, directeur de l'observatoire, sont tous les deux incapables de donner le moindre chiffre, et renvoient la balle à l'institut médico-légal et à la préfecture de police. Philippe Delemarre assure:
"L'institut médico-légal ne fait pas la distinction entre les SDF et les morts sur la voie publique qui restent non identifiés. En tout cas, s'ils la font, elle ne nous est pas communiquée."
La mairie de Paris dispose pourtant de chiffres: elle prend en charge l'enterrement de quelques 500 à 600 corps chaque année, qui sont inhumés dans le "jardin de la fraternité" du cimetière de Thiais. Ces convois gratuits sont destinés aux "personnes dépourvues de ressources relationnelles et financières".
Ce chiffre rassemble donc toutes les personnes démunies et isolées, qu'elles aient un logemement ou non.
Tous les sans-abri ne sont d'ailleurs pas enterrés par la mairie de Paris au cimetière de Thiais: certains ont des proches ou des amis qui prennent en charge la cérémonie, d'autres sont enterrés dans le caveau familial.
"Il y a un double tabou: sur les sans-abri, et sur la mort"
Pourquoi la mairie de Paris ne se donne-t-elle pas les moyens d'avoir ces chiffres? En deux ans d'existence, l'observatoire municipal n'a produit que des données brutes, classées en fonction du sexe et de l'âge. Olivier Pagès, l'élu qui a impulsé la création de l'observatoire, assure qu'il aimerait disposer de chiffres concernant les SDF, mais que pour l'instant les financements manquent. Il avance deux explications:
"Beaucoup de gens pensent qu'il vaut mieux s'occuper des SDF quand ils sont encore vivants.
De plus, il y a un double tabou: un tabou politique portant sur les sans-abri, et un tabou en amont concernant la mort."
Depuis 2001, l'Insee a (enfin) lancé un recensement de la population exclue. Mais rien n'a encore été fait concernant leur mortalité.
Joint par téléphone, les agents de l'Insee ne sont pas plus loquaces que ceux des autres administrations: "Nous n'avons rien du tout sur le sujet."
Conséquence: l'Inserm indique, à son tour, qu'en l'absence d'un "item" créé par l'Insee, impossible de dégager des statistiques...
Oeuvrant au quotidien auprès des personnes en difficulté dans la rue, les associations d'aide aux démunis connaissent bien les sans-abri, et sont rapidement au courant quand l'un d'entre eux décèdent. Pourtant, aucune ne sait combien décèdent chaque année dans les rues de France. Toutes donnent la même réponse: ce n'est pas à nous de le faire, mais à la préfecture de police. Xavier Emmanuelli, président fondateur du Samu Social de Paris, explique ainsi:
"Le Samu Social de Paris ne centralise pas le nombre de personnes décédées dans la rue et pour cause, ce genre d'initiative relève plutôt des services de police. (...) Le recensement est difficile et les causes de la mort extrêmement diverses."
Un silence sur les chiffres qui arrange tout le monde
A qui profite ce silence? C'est la question que se pose, inlassablement, depuis plusieurs années, l'anthropologue Daniel Terrolle.
Pour lui, la mortalité des sans-abri témoigne de l'effet des politiques sociales. En l'absence de chiffres et de statistiques, il est impossible d'évaluer l'efficacité des politiques de réinsertion. Une situation qui arrangerait tout le monde:
Le chercheur dénonce "une collusion complète entre l'Etat qui n'a pas envie de changer de politique sociale", et ce qu'il appelle "les tenants du marché de la pauvreté", c'est-à-dire les associations caritatives et humanitaires, dont les plus importantes ne font d'ailleurs pas partie du collectif Les morts de la rue. En clair, pour éviter de rendre des comptes, les associations s'abstiennent d'en tenir...
Daniel Terrolle rappelle une vérité crue:
"Quand on est dans la rue, il n'y a que deux sorties possibles: la mort ou la réinsertion. Et finalement, la principale réinsertion, c'est la mort."
Avant de conclure:
"Les pouvoirs publics soutiennent Les morts de la rue, la mairie de Paris le subventionne, mais tout ceci est très ambigu: tout le monde souhaite éviter que le Collectif fasse la jonction entre "ils sont morts dans la rue" et "la réinsertion ne marche pas."
Samedi. Vu a la télé: la police évacue par la force un campement des Don Quichotte. Lundi. Lu dans les journaux: nouveau conte de fée à Disneyland Paris. Sans commentaire!
Une nouvelle fois, ce gouvernement aura répondu par la force à une demande sociale des plus légitimes. Qu'il est donc loin le temps où madame Boutin faisait les yeux doux à Augustin Legrand, porte-parole des Don Quichotte, pour lui proposer une mission au nom d'une pseudo ouverture qui se révèle n'être qu'une opération de communication mensonge.
Je suis scandalisée de voir la police chargée d'évacuer le campement des Don Quichotte. C'est indigne! Mais qu'ont voulu nous dire les Don Quichotte, samedi, en installant leur campement aux abords de Notre dame?
Que le gouvernement n'a pas tenu ses promesses: sur les 27000 places d'hébergement promises, seules 14000 seraient disponibles. Nicolas Sarkozy n'a pas tenu sa promesse quant au droit opposable au logement!
La charge fut rude, samedi. un homme est tombé dans la Seine... et pendant ce temps, Madame Boutin nous explique benoitement qu'il n'y a aucun problème d'hébergement en France. Mais de qui se moque-t-on? Encore une fois, on répond à la misère par la répression.
Une nouvelle fois, on réprime les associations qui nous interpellent sur le fait que des personnes dorment dehors et risquent de mourir de froid.
Les sans abris pourront toujours allumer un feu pour Noël... mais la fée ne sera pas là pour chanter avec sa guitare!
Six mois après sa défaite, Ségolène Royal bouge plus que jamais. Débarrassée des éléphants, elle joue la carte de l'émancipation. Et est gonflée à bloc.
Ségolène Royal est amoureuse. Elle est amoureuse de sa liberté. Comme François Mitterrand, qui pouvait annuler un rendez-vous pour flâner le long de la Seine, imposant à tous son calendrier. Il y a deux semaines, l'ex-candidate s'invite à l'émission politique matinale de France Inter. Le soir même, ce lundi 12 novembre, rebelote : elle prend son téléphone et annonce sa venue sur le plateau du journal télévisé de France 2. Tant bien que mal, ses collaborateurs jonglent avec son agenda. D'autres paient les pots cassés. C'est le cas de Julien Dray, qui devait promouvoir son livre (« Règlement de comptes ») lors de ces deux émissions.
L'ex-conseiller politique de Ségolène Royal n'a pas vraiment digéré l'affront. « Elle ne veut pas se laisser enfermer dans un agenda, la défend Sophie Bouchet-Petersen. Ségolène, c'est une femme de la guerre de mouvement ! »
Six mois après sa défaite, Ségolène Royal bouge toujours. Elle bouge même plus que jamais, parce qu'elle a mis de l'ordre dans sa vie. Elle habite dans l'appartement de Boulogne-Billancourt, alors que François Hollande a emménagé avec sa jeune compagne dans le 15e arrondissement de Paris, tout près du parc André-Citroën. Elle fait de la gym, mange léger et sort beaucoup. Dominique Besnehard, l'ancien agent de stars devenu producteur, lui concocte des dîners en compagnie de vedettes et mitonne ses sorties. Ces dernières semaines, il l'a accompagnée aux spectacles de Grand Corps Malade et de Charles Aznavour, ainsi qu'au théâtre d'Aubervilliers, où jouait Didier Bezace, l'un de ses soutiens de campagne. « On rigole beaucoup », note Besnehard.
Voilà pour la vie privée. La vie politique a pris le même chemin, celui de l'émancipation. Ségolène Royal n'a plus dans les pattes les éléphants du PS, qu'elle traînait durant la campagne « comme un forçat traîne son boulet », dit un proche. Désormais, elle est seule aux commandes. Et elle est gonflée à bloc. Un livre est passé par là : « Ma plus belle histoire, c'est vous », qui est sorti le 4 décembre. Elle y dit tout de la campagne : « Le parcours de la combattante, mes bourdes qui n'en étaient pas, la machine de guerre incroyablement efficace de l'adversaire, la conséquence de ma condition de femme dans un pays qui a instauré la loi salique. Sur ce dernier point, j'ai tout entendu : j'étais une castratrice, ou la mère dont la France n'avait pas besoin ! » Mais pas de rancune, assure Ségolène Royal. Juste des faits, rien que des faits. Et des perspectives pour l'avenir. « Je dis ce que j'ai à dire, et j'en tire les leçons pour être prête la prochaine fois ! » lâche-t-elle en se marrant.
L'exercice a été salutaire, quoique laborieux. « Elle a purgé la séquence de la campagne », témoigne Sophie Bouchet-Petersen, qui a participé comme l'avocat Jean-Pierre Mignard ou le fidèle Patrick Mennucci à la rédaction du livre par le biais de notes. Désormais, la campagne est rangée au rayon des souvenirs. Ou presque. « La coupure avec cette période n'est pas nette, confie Ségolène Royal. La défaite m'habite toujours un peu. » Ça ne se voit pas trop. Vendredi dernier, dans son bureau à la déco épurée et colorée, l'ex-candidate cabotine. Vêtue d'une veste grise et d'une jupe noire, légèrement maquillée, elle semble détendue. Devant elle, posé sur une table en verre, l'ordinateur portable qui ne la quitte jamais. Nuit et jour, de Poitiers ou de Santiago du Chili, elle s'en sert pour envoyer des mails à ses collaborateurs. Placés à côté, deux téléphones portables. Elle répond à un appel sur l'un, envoie un texto sur l'autre. La dame est très demandée. Les invités du jour défilent. La machine Royal est en route.
« Ségolène est dans une stratégie de longue, très longue durée, qui aboutira à 2012 », explique Jean-Louis Bianco, l'un de ses fidèles. Dans ce but, la présidente de Poitou-Charentes a mis au point une méthode que l'ancien secrétaire général de l'Elysée qualifie de « mitterrandienne » : celle des cercles qui ne se croisent presque jamais. Elle compartimente. Dans le schéma ségoléniste, on appartient à un cénacle mais on ignore le nom des membres d'un autre. Personne n'est capable d'avoir une vision globale de son travail, sauf Ségolène elle-même.
Le coeur du dispositif s'active une fois par semaine. A 8 heures du matin, tous les mardis, une petite dizaine de fidèles se donnent rendez-vous dans les nouveaux locaux de Ségolène Royal, sis dans un immeuble bourgeois du boulevard Raspail, à Paris. Cent cinquante mètres carrés payés sur sa cassette personnelle par Pierre Bergé, le richissime président de la fondation Yves-Saint-Laurent. « Si vous trouvez un autre socialiste capable de faire
47 % à la présidentielle, vous me prévenez ! » répond-il à qui l'interroge sur les raisons de ce cadeau.
Le mardi, dans l'ambiance cosy d'une des deux salles de réunion, on retrouve autour d'un café les amis de toujours Jean-Pierre Mignard et Michel Sapin, l'omniprésent Jean-Louis Bianco, qu'elle consulte tous les jours au téléphone, la tête chercheuse Sophie Bouchet-Petersen, le fidèle François Rebsamen, les jeunes députées Delphine Batho et Aurélie Filippetti, l'eurodéputé Vincent Peillon, la « désireuse d'avenir » Dominique Bertinotti... Pas de plan de bataille à échafauder ni d'ordre du jour précis mais, pendant une heure, une discussion à bâtons rompus sur les sujets d'actualité : régimes spéciaux de retraite, grèves, Parti socialiste, etc. Ségolène Royal intervient peu. « Chacun soumet son point de vue et elle en fait son miel », raconte François Rebsamen.
Pataquès.÷ Parfois, le résultat est déroutant. La semaine dernière, après la réunion du mardi, Ségolène Royal décide seule de convoquer la presse pour évoquer la loi Pécresse. Elle prend la parole : « Je dis au gouvernement de ne pas gâcher cette bonne réforme, c'est-à-dire qu'il faut l'accompagner des moyens nécessaires pour que les inégalités ne se creusent pas entre les universités. » Rien d'explosif, sauf peut-être la première partie de la phrase, la seule que retiendra la presse : la loi Pécresse est une « bonne réforme »... Dès le lendemain, Ségolène Royal doit donc ajuster le tir sur Internet : non, elle ne soutient pas la loi les yeux fermés. Un pataquès qui rappelle ceux de la campagne présidentielle. « Elle est toujours dans l'improvisation, elle veut toujours montrer qu'elle existe par elle-même au lieu de construire une équipe », raille un ténor socialiste.
Plus discrètement, Ségolène Royal consulte. Là encore, les cercles se côtoient sans se toucher. D'un côté, les chercheurs, ses « experts », comme elle les appelle. Economistes, sociologues, diplomates ou juristes, ils la rencontrent au gré de repas collectifs ou en tête-à-tête. Objectif : « Renforcer les points faibles de sa campagne, comme l'économie et l'international », reconnaît un proche. « Elle a soif d'apprendre », témoigne Philippe Aghion, prof d'économie à Harvard, qui la recevra en février pour une conférence devant les étudiants de la prestigieuse université américaine. En attendant, elle paie de sa personne : elle s'est notamment plongée dans les ouvrages ardus d'Anthony Giddens, le penseur du New Labour anglais.
Autre cercle : celui de la culture, où l'on retrouve Dominique Besnehard et Pierre Bergé. Tous les deux dotés d'un solide entregent, ils jouent les go-between dans les réseaux parisiens. Ravie de s'afficher dans la presse people en présence des stars du moment, Ségolène Royal en profite pour peaufiner sa connaissance du milieu. L'autre soir, à Aubervilliers, elle a ainsi discuté avec le metteur en scène et acteur Didier Bezace du sujet des théâtres subventionnés.
Le PS est lui aussi sollicité. Certes, à la seule évocation de son nom, nombre de ténors socialistes ont encore des haut-le-coeur. Mais d'autres mettent la main à la pâte royaliste. Pierre Moscovici, député du Doubs proche de Strauss-Kahn, la rencontre souvent. André Vallini, député de l'Isère et ex-président de la commission d'Outreau, l'alimente en notes sur les institutions ou la délinquance sexuelle. David Assouline, le sénateur ségoléniste de Paris, vient d'organiser une rencontre avec une vingtaine de sénateurs socialistes au palais du Luxembourg. Elisabeth Guigou, pas vraiment proche de Ségolène Royal, a aussi eu droit à un petit déjeuner au Bourbon, le café voisin de l'Assemblée. Ce matin de septembre, attablées en terrasse, les deux femmes discutent du mini-traité européen. Pas de quoi passionner les médias. Pourtant, à la grande surprise de l'ex-garde des Sceaux, les caméras de Canal + sont là. Elles filment la scène quelques minutes, comme si Ségolène Royal voulait qu'on comprenne bien le message : avec le PS, je joue collectif.
Star internationale. Rue de Solferino, le goût de l'ex-candidate pour la lumière fait toujours grincer des dents. A l'étranger, c'est l'inverse. Ségo, on veut l'avoir à ses côtés pour profiter de son aura. Tous les moyens sont bons. Les socialistes italiens, par exemple, n'ont pas lésiné. Début septembre, ils dépêchent un petit bimoteur à l'aéroport du Bourget pour l'emmener à Bologne, où a lieu la fête du grand parti de centre gauche dirigé par Walter Veltroni, le maire de Rome. Après une heure trente de vol, la madone française reçoit un accueil enthousiaste des Italiens. « Les gens se bousculaient pour la toucher, raconte le député Bruno Le Roux, présent lors de l'escapade bolonaise. Des camarades italiens m'ont dit : "Vous avez perdu une élection, mais vous avez gagné un leader." » Rue de Solferino, une fois encore, les oreilles ont dû siffler...
D'autant que, quelques semaines plus tard, elle peaufine son image de star internationale. A l'hôtel Intercontinental de Buenos Aires, sous une pluie de confettis argentés qui célèbrent l'élection à la tête de l'Etat de Cristina Kirchner, à qui son mari, Nestor Kirchner, tend-il la main pour monter sur la scène ? A Ségolène Royal, et à elle seule. La scène fait le tour des télés mondiales. Jean-Luc Mélenchon, l'autre ténor socialiste présent dans la salle, doit s'étrangler...
Qu'elle soit en Argentine, au Chili ou au Québec, Ségolène Royal ne se déplace pas en touriste. Aidée par son réseau de diplomates, elle prépare soigneusement ses entretiens. Au Chili, elle rencontre la nouvelle présidente, Michelle Bachelet, dans le palais présidentiel de la Moneda, à Santiago. L'entretien est prévu pour durer trois quarts d'heure. Il se prolongera pendant deux heures - un record souligné par les journaux chiliens. En Argentine, elle échange avec les responsables du principal syndicat, le CTA. Ils l'entretiennent d'une initiative assez rare dans le monde : la possibilité pour les travailleurs au noir et les salariés précaires de se syndiquer. « Partout où elle va, elle pioche des idées pour son projet », explique Sophie Bouchet-Petersen.
Toutefois, la maîtresse du Poitou-Charentes n'a pas encore arrêté avec précision sa stratégie de conquête du pouvoir. Pour l'heure, dans son bureau avec vue sur les platanes du boulevard Raspail, elle réfléchit à la création d'un grand parti de centre gauche. Sur le modèle de la formation italienne de Veltroni, il déplacerait le point de gravité du PS vers la droite. Les communistes, les Verts et les radicaux de gauche seraient conviés. Mais elle n'a pas encore contacté François Bayrou. « La question se posera un jour, dit-elle. Je suis disponible. »
Dans ce Meccano, le PS est une pièce essentielle. Elle refuse pourtant de s'en approcher de trop près. Ségolène Royal a séché les deux conseils nationaux organisés depuis les élections du printemps, et refuse de participer au bureau national, l'exécutif du PS auquel elle est conviée. François Rebsamen l'a incitée à y assister. « Pas maintenant, pas dans ces conditions », lui a-t-elle répondu, consciente que l'état de décrépitude du parti nuirait à son image.
1. Grasset.
Les soldats de Ségolène
«O n attend les consignes ! » . Devant son stand recouvert d'affiches « Désirs d'avenir », Nathalie Lanzi, responsable de l'association pour les Deux-Sèvres, piaffe d'impatience. Nous sommes à la Fête de la rose
de Melle, sous le cagnard de la fin août. Comme partout en France, les 17 000 adhérents du réseau lancé en 2006 par Ségolène Royal se sentent un peu orphelins. Ils veulent poursuivre le combat, c'est-à-dire le débat. Même après la défaite, les 900 « collectifs » entendent jouer leur rôle de « poil à gratter du PS » , dit Nathalie Lanzi. Les voici, les consignes : lors de son discours, Ségolène Royal exhorte ses troupes à continuer. Elle les engage aussi à adhérer au parti, pour fortifier ses appuis au cas où l'envie lui prendrait de partir à sa conquête.
Mais c'est surtout le 17 novembre que la machine à produire des idées se remet en route. Ce samedi, réunis quai de la Rapée, à Paris, plus de 300 adhérents élisent à la tête de l'association l'avocat Jean-Pierre Mignard, fidèle d'entre les fidèles de Ségolène Royal. Une façon de reprendre en main le réseau, jusqu'alors chapeauté par Christophe Chantepy. Aux dirigeants historiques (la conseillère Sophie Bouchet-Petersen, la publicitaire Nathalie Rastoin...) s'ajoutent aussi, lors de l'assemblée, les jeunes pousses de la « ségosphère » telles Delphine Batho et Najat Vallaud-Belkacem. Le message est clair : on remet de l'essence dans le moteur. Dans les prochains mois, la nouvelle équipe sollicitera des « experts », tels des médecins ou des chefs d'entreprise, pour alimenter la pensée ségoléniste. « On doit être le fer de lance de la rénovation du parti », explique Dominique Bertinotti, maire du 4e arrondissement de Paris et membre du conseil d'administration. Pas sûr qu'au sein de l'appareil socialiste, qui vient d'organiser ce week-end le premier de ses trois forums de la rénovation, on apprécie beaucoup ces agitateurs d'idées. Circonstance aggravante, ils ne sont pas tous adhérents au PS... « Je suis désolée, mais nous sommes plus porteurs d'avenir que ces forums », raille une dirigeante de l'association. Entre les petits soldats de Ségo et les grognards de Solferino, l'avenir n'est pas forcément rose.
L'introuvable christophe chantepy
«V ous êtes sur la messagerie de Christophe Chantepy. Laissez-moi un message et je vous rappellerai dans les meilleurs délais.» Tsss, tsss, on l'attend toujours, Chantepy... Il semblerait en tout cas que le désir d'avenir de l'ancien directeur de cabinet pour la campagne de Ségolène Royal s'inscrive désormais loin de la vie politique. Depuis bientôt six mois et le second tour de la présidentielle, il n'apparaît plus sur aucun radar. Tout bonnement introuvable. Rares, même, sont ceux qui, au PS, ont de ses nouvelles.
Alors, pourquoi une telle retraite ? Pourquoi un tel gâchis, disons-le, quand on connaît ce stakhanoviste à la cigarette facile, bouillonnant d'idées ? Chantepy, 47 ans, garde, au-delà de la défaite de Mme Royal, un sentiment plus que mitigé quant à cette aventure présidentielle. Car il s'agit bien pour lui d'une aventure, avec tout ce que cela suppose d'imprévisibilités, pour ne pas dire d'improvisations. Et ça, l'énarque pur jus, membre du Conseil d'Etat, maniaque de la précision et du travail bien fait qu'il est, ne l'a pas supporté. « Totophe », son surnom durant la campagne, était « le point de passage de toutes les emmerdes. Aujourd'hui, il a envie de souffler », confie une proche de Mme Royal.
Bizarrement, il ne conserve aucune rancoeur à l'égard de l'ancienne candidate socialiste, qu'il voit « de temps en temps en tête-à-tête », se réjouit Jean-Louis Bianco, autre cheville ouvrière de la campagne. Entre ses activités au Conseil d'Etat et sa fonction de président d'honneur de l'association Désirs d'avenir, il n'est pas rare de croiser Chantepy, ce passionné d'art moderne, dans diverses manifestations culturelles entre Berlin, où il possède un appartement, et les quartiers branchés de Paris. Pour le reste, on attend toujours son coup de fil.
La franc-tireuse
Sur la méthode Sarkozy
« Conduire un pays moderne à la grève est la marque d'un pays mal gouverné ». (« Libération ». 22/10)
« Quand l'argent, le pouvoir et la presse sont à ce point mélangés, il y a danger pour la démocratie » (au sujet du rachat des « Echos » par LVMH, 9/11).
« Pour sortir du conflit (...), il appartient au gouvernement et au président de la République de sortir de leur entêtement. Il faut accepter de temps en temps de perdre la face provisoirement » (AFP, 16/11).
Sur le PS
« Le smic à 1 500 euros bruts dans cinq ans, qui est une idée-phare de Laurent Fabius, ou la généralisation des 35 heures sont deux idées qui étaient dans le projet socialiste, que j'ai dû reprendre dans mon pacte présidentiel et qui n'ont pas été du tout crédibles » (LCP, 20/06).
Sur les OGM
« Je félicite le ministre de l'Environnement (Jean-Louis Borloo, NDLR) pour sa prise de position en faveur du gel de la commercialisation des semences OGM » (20/09).
Sur la réforme des universités
« Je soutiens une réforme qui permet aux universités d'avoir davantage d'autonomie », mais le gouvernement doit dire qu'elle « sera accompagnée par une augmentation de moyens » (AFP, 12/11).
Sur la réforme des régimes spéciaux
« Bien sûr qu'il faut faire la réforme des régimes spéciaux (...). Il faut (la) faire petit à petit pour que tout le monde cotise quarante ans, sauf les professions les plus pénibles » (AFP, 13/11) §
M.R.Sur la réforme des universités
« Je soutiens une réforme qui permet aux universités d'avoir davantage d'autonomie », mais le gouvernement doit dire qu'elle « sera accompagnée par une augmentation de moyens » (AFP, 12/11)
Agenda de Ségolène Royal
Mercredi 19 Décembre 2007
- Ségolène Royal : Interview I Télé / Le Point par Delphine Gouedard et Sylvie Pierre Brossolette.
Jeudi 20 Décembre 2007
- Ségolène Royal invitée de Radio Notre Dame dans l'émission "Face aux chrétiens"
Dimanche 23 Décembre 2007
- Ségolène Royal invitée de Radio Notre Dame dans l'émission "Face aux chrétiens" (rediffusion)
Janvier 2008
- Ségolène Royal sera l'invitée de Michel Drucker dans le cadre de l'émission Vivement dimanche qui a lieu le dimanche après midi et dont la deuxième partie a lieu de 19 à 19h50.
François Hollande a estimé, mardi 18 décembre lors d'une conférence de presse, que Nicolas Sarkozy était "devenu l'oncle Picsou", dénonçant le plan "lointain", "partiel" et "incertain" du gouvernement pour le pouvoir d'achat.
"Au 1er janvier 2008, il n'y aura pas un euro de plus pour les Français, il y aura bien des euros en moins", a déclaré le Premier secrétaire du Parti socialiste à l'Assemblée nationale avant le début de l'examen du projet de loi sur le pouvoir d'achat. "Nicolas Sarkozy a dit qu'il n'était plus le père Noël. Il est devenu, si je puis dire, l'oncle Picsou", a ajouté François Hollande.
Rappelant les mesures qui vont entrer en application au 1er janvier, le député de Corrèze a évoqué la hausse des prix du gaz, la mise en application des franchises médicales et la réduction de moitié de l'exonération de la redevance télévisée pour les personnes de plus de 65 ans.
Un texte "lointain, partiel et incertain" pour le PS
Les socialistes ont démonté point par point le projet de loi sur le pouvoir d'achat, examiné à partir de mardi soir par les députés. Ce texte, qui permet notamment le rachat de jours de réduction du temps de travail (RTT), est "lointain quant à ses effets, partiel quant à ses bénéficiaires et incertain quant à son impact", a accusé François Hollande.
Toutes les mesures sont soumises au "bon vouloir des chefs d'entreprises", a remarqué Jean-Marc Ayrault.
"Pour l'immense majorité, ce sera ou l'aumône, ou le pourboire", a dénoncé le président du groupe socialiste.
Les salariés qui ne bénéficient ni d'un accord de participation, ni de jours de RTT seront "exclus du dispositif", a noté François Hollande. De plus, ces jours RTT "supposent de l'activité, du travail et donc de la croissance" et "il nous est dit par le Premier ministre que la croissance pour 2007 sera inférieure à ce qui avait été espéré et que la croissance 2008 sera encore à un niveau plus faible".
"Comment prétendre qu'il y aura des possibilités de travailler plus?", a demandé le Premier secrétaire du PS.
Une étude démontre l'inefficacité du rachat des jours de RTT
Les socialistes ont trouvé mardi un nouvel argument contre le projet de loi avec la publication d'une évaluation de la commission des Finances de l'Assemblée sur le dispositif de rachat de jour RTT.
Cette étude, commandée par le président socialiste de la commission Didier Migaud, montre que le rachat des jours de RTT sera beaucoup moins avantageux pour les salariés que la défiscalisation des heures supplémentaires mise en place par la loi du 21 août sur le travail, l'emploi et le pouvoir d'achat (TEPA).
"Ce qui est donné d'un côté, à supposer que cela le soit, est repris de l'autre", a dénoncé François Hollande.
Les socialistes entendent profiter du débat dans l'hémicycle pour défendre leur plan "immédiat, global et concret" pour le pouvoir d'achat. Ils prônent notamment une revalorisation de 50% de la prime pour l'emploi (PPE), une baisse de la TVA sur les produits alimentaires, l'encadrement des loyers et la généralisation du chèque-transport.
Le texte que les députés examinent doit entrer en vigueur le 1er janvier. Les débats à l'Assemblée Nationale devraient durer au moins jusqu'à jeudi.
François Hollande a dénoncé le "faux plan sur le pouvoir d'achat" du gouvernement.
"Je veux alerter nos concitoyens : il n'y a pas de plan pour le pouvoir d'achat mais il y a un plan de rigueur qui se prépare" pour après les élections municipales de mars prochain, a déclaré mercredi le premier secrétaire du Parti socialiste lors des questions d'actualité à l'Assemblée nationale.
"Il y a un plan immédiat en face", celui que défendent les socialistes et qui comporte notamment une "baisse de la TVA sur les produits de première nécessité", a-t-il expliqué. Ce faisant, "dès le 1er janvier, les Français auront un effet" sur leur pouvoir d'achat.
Le député de Corrèze portait, comme la plupart des députés socialistes, un badge rouge à la boutonnière réclamant "Plus de pouvoir d'achat pour tous les Français" et frappé du poing et de la rose, l'emblème du PS.
Lors d'une conférence de presse dans la matinée, François Hollande et Michel Sapin, secrétaire national du PS chargé de l'Economie, avaient jugé que ce plan de rigueur était inéluctable après les élections municipales car le budget 2008 n'est pas sincère et les mesures économiques du gouvernement sont inefficaces.
Le premier secrétaire du PS a cité la prochaine hausse du prix du gaz, les franchises médicales mises en place le 1er janvier et la suppression de l'exonération partielle de la redevance TV pour les personnes âgées de plus de 65 ans.
"Mais ce n'est rien par rapport à ce qui s'annonce", a-t-il dit, évoquant "le retour de la TVA sociale" et une hausse de la Contribution pour le remboursement de la dette sociale (CRDS).
Devant les députés, le ministre du Budget, Eric Woerth, a expliqué que le gouvernement se prononcerait sur la hausse du prix du gaz en janvier et traiterait la dette sociale "en son temps".
Pour le premier secrétaire du PS, "aucun des objectifs qu'avait fixés Nicolas Sarkozy au lendemain de son élection n'a été atteint : l'inflation est plus forte que prévu, la croissance est plus faible qu'attendu et le déficit des finances publiques et des finances sociales est bien plus lourd qu'il n'a été affiché".
Michel Sapin a critiqué les "hypothèses insincères" sur lesquelles ont été construites le budget 2008 : une inflation de 1,6% alors que l'Insee attend 2,4%, un pétrole à 73 dollars le baril et un euro à 1,37 dollar, deux prévisions inférieures aux cours actuels, et une croissance comprise entre 2% et 2,5%, supérieure aux prévisions de nombreux économistes.
"La politique économique, financière, budgétaire de ce gouvernement va se briser sur le mur des réalités".
La quasi-totalité des fédérations de l'Education - FERC-CGT, FSU, Unsa-Education, FO - ainsi que le Snalc-Csen ont appelé mercredi à la grève le 24 janvier pour dénoncer "les suppressions de postes dans l'Education nationale prévues pour 2008", a annoncé la FSU à l'AFP.
"Il y a un appel à la grève pour le 24 janvier dans l'Education lancé par la FSU, l'Unsa-Education, la Ferc-CGT et FO pour dénoncer l'absence de réponse du gouvernement aux suppressions de postes prévues au budget 2008 dans l'Education nationale", a déclaré Gérard Aschieri, secrétaire général de la FSU. Il s'exprimait à l'issue d'une réunion mercredi soir à laquelle participaient, outre les quatre syndicats, le Sgen-CFDT et la FAEN.
Cette annonce s'inscrit également dans le cadre de la riposte au "contentieux commun à tous les fonctionnaires (salaires, carrières, statut)", écrivent les quatre syndicats dans un communiqué.
Mardi, six syndicats (sur 8) de fonctionnaires ont en effet appelé à une journée de grève le 24 janvier pour obtenir une revalorisation globale des salaires, au lendemain d'un premier round de négociations sur les salaires dont ils étaient tous sortis déçus.
Il s'agit de la deuxième journée de grève à laquelle appellent ces fédérations, après celle du 20 novembre, lancée pour dénoncer la politique des 11.200 suppressions de postes dans l'Education en 2008. A cette date, les enseignants avaient massivement débrayé, avec des chiffres de grévistes compris entre 40% (ministère) et 60% (syndicats).
"En dépit de leurs interpellations, les revendications portées par les personnels lors de la grève du 20 novembre n'ont reçu aucune réponse, qu'il s'agisse des suppressions d'emplois ou des diverses mesures annoncées en matière d'éducation", écrivent la FERC-CGT, la Fnec FP-FO, la FSU et l'Unsa-Education.
Comme la CFDT Fonction publique, le Sgen-CFDT a différé sa réponse, souhaitant continuer le dialogue avec le gouvernement, mais se réservant la possibilité de rejoindre le mouvement en l'absence de réponse gouvernementale d'ici mi-janvier. La FAEN doit se prononcer jeudi après consultation de ses instances.
Peu avant mercredi, le Snalc-Csen (enseignants du second degré, classé traditionnellement à droite), qui n'avait pas participé à la journée du 20 novembre, a appelé, dans un communiqué distinct, à "participer activement à la journée de grève dans la fonction publique le 24 janvier 2008, afin de protester contre la politique salariale en trompe-l'oeil du gouvernement".
Le directeur du FMI a boudé, les 9 et 16 décembre, l'élection de Pupponi, son remplaçant à l'Assemblée nationale.
Elu député dimanche à Sarcelles (Val d'Oise) à la place de DSK, François Pupponi a reçu un appel de félicitation de son prédécesseur, mais pas sa voix. Ni au premier ni au second tour. Dominique Strauss-Kahn, nouveau directeur du FMI, ne s'est pas déplacé pour mettre un bulletin dans l'urne. Pas plus qu'il n'a voté par procuration.
En témoigne la liste d'émargement du bureau de vote numéro 2 de Sarcelles, que Rue89 s'est procurée. En dessous du nom du socialiste, deux cases vierges de toute signature:
Comme beaucoup d'électeurs, Strauss-Kahn ne s'est donc pas mobilisé pour cette législative partielle, marquée par une très faible participation (30,6% au second tour). La partie n'était pourtant pas gagnée pour François Pupponi: au premier tour, il n'avait devancé son adversaire UMP, Sylvie Noachovitch, que de 168 voix.
Jointe par Rue89, Anne Hommel, chargée de la communication de Dominique Strauss-Kahn, a tenu à préciser:
"Il était à Washington au moment du vote et venait juste de rentrer d'Argentine. Il n'a pas eu le temps de faire de procuration."
Réélu député en juin dernier, DSK avait mis fin à son mandat le 8 octobre, pour prendre un mois plus tard la tête du FMI. Il avait toutefois déclaré aux Sarcellois, le jour de son départ:
"Je ne vous quitte pas. Ne croyez pas que vous soyez débarrassés de moi. Vous aurez l'occasion de me revoir. Je m'éloigne juste un peu le temps de me faire désirer."
Apparemment, une législative partielle, même dans sa circonscription et même pour l'un de ses anciens lieutenants, n'est pas une occasion suffisante. Fort à parier qu'il en sera autrement pour la présidentielle de 2012.