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Banlieues Avec Ségolène 2012
samedi 29 décembre 2007, a 18:47
Hommage à Benazir Bhutto
 

Pakistan: Benazir Bhutto tuée dans un attentat suicide 

L'ex-Premier ministre du Pakistan Benazir Bhutto est morte des suites de ses blessures après avoir reçu une balle dans le cou tirée par le kamikaze avant l'attentat-suicide

 

 

 

qui l'avisée jeudi, ont indiqué des hauts responsables de la police. 

Elle a succombé à ses blessures à l'hôpital mais les enquêteurs n'ont pu encore savoir si elle est morte de sa blessure au cou ou des suites de l'explosion, selon l'une de ces sources, qui ont requis l'anonymat. 

"Le kamikaze a d'abord tiré et a fait ensuite exploser la bombe qu'il portait sur lui", a expliqué l'un de ces responsables policiers, ajoutant qu'une balle avait atteint Mme Bhutto au cou. 

L'attentat a été perpétré à Rawalpindi, une grande ville qui jouxte la capitale pakistanaise. Immédiatement après le drame, plusieurs corps déchiquetés jonchaient la route, a témoigné un journaliste de l'AFP sur place. 

Au moins 16 personnes, en plus de l'ex-Premier ministre Benazir Bhutto, ont en outre été tuées dans cet attentat suicide qui a également fait au moins 56 blessés, a annoncé le gouvernement du Pakistan. 

Après la mort de Benazir Bhutto, les violences s'étendaient dans tout le pays. Quatre policiers ont été blessés par balles et 20 maisons brûlées dans un village selon la police tandis que le principal tribunal et un autre bâtiment officiel de Jacobabadont ont été incendiés. 

 

 

Le président du Pakistan Pervez Musharraf, qui présidait une réunion d'urgence de son gouvernement et des autorités militaires au palais présidentiel à Islamabad, a d'ailleurs appelé ses concitoyens à rester calmes pour "que les desseins diaboliques des terroristes soient mis en échec", a annoncé la télévision d'Etat. 

L'ex-Premier ministre Nawaz Sharif s'est lui adressé à la foule massée devant l'hôpital où Mme Bhutto est décédée. 

"Je vous promets que je mènerai votre guerre à partir de maintenant", a-t-il lancé aux partisans de Mme Bhutto et aux nombreuses autres personnes dont bon nombre pleuraient. 

"Je partage votre douleur et votre chagrin, avec la nation tout entière", a-t-il ajouté. 

Les Etats-Unis ont condamné "cet attentat qui montre qu'il y a des gens là-bas qui essayent d'interrompre la construction d'une démocratie au Pakistan", a déclaré un porte-parole du département d'Etat, Tom Casey. 

Le ministre britannique des Affaires étrangères David Miliband s'est de son côté déclaré "profondemment choqué" par l'attentat qui a provoqué la mort de l'ex-Premier ministre pakistanais Benazir Bhutto jeudi, appelant "à la retenue mais aussi à l'unité". 

En France, le chef de la diplomatie Bernard Kouchner a exprimé sa "très grande émotion" et condamné fermement "l'acte odieux", a déclaré jeudi son ministère. 

La Russie également "condamne fermement" l'attentat suicide, a déclaré la diplomatie russe citée par les agences russes. 

"Nous condamnons fermement cet attentat, présentons nos condoléances aux proches de Benazir Bhutto et espérons que la direction du Pakistan va réussir à prendre les mesures nécessaires pour assurer la stabilité dans le pays", a indiqué le porte-parole du ministère russe des Affaires étrangères Mikhaïl Kamynine cité   

 

par l'agence Interfax.

 

L'Inde enfin a qualifié "d'acte abominable" l'assassinat de Benazir Bhutto 

Ce drame est le dernier d'une série record d'attentats suicides dans l'histoire du Pakistan, qui ont fait plus de 780 morts en 2007. 

Le plus meurtrier, pour l'heure, avait déjà visé une manifestation du parti de Mme Bhutto: le 18 octobre, deux kamikazes avaient tué 139 personnes dans un gigantesque défilé de sympathisants qui célébraient, à Karachi, la grande ville du sud, le retour de l'ex-Premier ministre après six années d'exil. 

Mme Bhutto avait réchappé du double attentat parce qu'elle se trouvait à l'intérieur d'un camion blindé en tête du défilé. 

Depuis lors, les autorités ont multiplié les avertissements, assurant que des informations "précises" permettaient de penser que les terroristes islamistes voulaient attenter à sa vie. 

Après l'attentat du 18 octobre, Mme Bhutto avait accusé à plusieurs reprises des "hauts responsables" proches du pouvoir et des membres des services de renseignements d'être à l'origine de cette attaque, sans jamais le prouver. 

L'ex-Premier ministre dirigeait le principal parti de l'opposition au président Pervez Musharraf, le Parti du Peuple Pakistanais (PPP) depuis qu'elle lui avait tourné le dos début novembre après avoir négocié, dans un premier temps, un accord de partage du pouvoir qui lui avait permis de rentrer d'exil grâce à une amnistie mettant un terme à des poursuites pour corruption du temps où elle dirigeait le pays (1988-1990 et 1993-1996). 

C'est précisément en invoquant notamment la menace terroriste islamiste que M. Musharraf avait instauré l'état d'urgence le 3 novembre. Après quelques jours de tergiversations, Mme Bhutto avait mis un terme à ses négociations avec le chef de l'Etat pour un partage du pouvoir dans la perspective des élections législatives et provinciales prévues pour le 8 janvier et était entrée dans l'opposition. 

Face à la pression intense de la communauté internationale et de l'opposition, M. Musharraf, qui a été réélu pour un second mandat le 6 octobre par les assemblées sortantes, avait finalement levé l'état d'urgence le 15 décembre et promis de tout faire pour assurer la sécurité de la campagne électorale et des opérations de vote. 

Mme Butto menait campagne contre M. Musharraf mais surtout contre les fondamentalistes musulmans, en promettant d'"éliminer la menace islamiste" du pays. 

L'année 2007 a connu un record absolu du nombre d'attentats.

Les réactions

Voici les réactions après l'annonce de la mort de Benazir Bhutto, l'ex-Premier ministre pakistanaise. L'opposante a succombé à ses blessures jeudi 27 décembre, après l'explosion d'une bombe, lors d'un meeting dans la banlieue d'Islamabad. 

AU PAKISTAN


Pervez Musharraf, président du Pakistan, appelle ses concitoyens à rester calmes pour "que les desseins diaboliques des terroristes soient mis en échec".(Islamabad)

Nawaz Sharif,
ex-Premier ministre pakistanais : "Je vous promets que je mènerai votre guerre à partir de maintenant (...) Je partage votre douleur et votre chagrin, avec la nation toute entière"promet aux Pakistanais de "mener leur guerre". (Islamabad)

EN FRANCE

Ségolène Royal, présidente de la région Poitou-Charentes : rend hommage à Benazir Bhutto, une "femme exceptionnelle", "extraordinairement courageuse" que l'on a "muselée par le sang", appelant à "se lever" en sa mémoire pour défendre les libertés. "Nous pleurons tous une femme extraordinairement courageuse, assassinée en plein meeting (...) C'est le courage et la liberté que l'on a cherché à faire taire à tout jamais. C'est la détermination d'une femme exceptionnelle que l'on a muselée par le sang afin de décourager et de faire peur aux démocrates dans les pays qui subissent le terrorisme et le fanatisme (...) C'est pourquoi, nous devons tous nous lever pour que d'autres Benazir Bhutto aient, en sa mémoire, le courage de se dresser pour les libertés publiques et la démocratie". (Communiqué de presse du jeudi 27 décembre) 

Patrick Devedjian
, secrétaire général de l'UMP : "Après ce deuxième attentat contre Mme Bhutto, et face à cette longue série de drames meurtriers au Pakistan depuis le début de l'année, l'UMP tient à condamner fermement ces actes criminels (...). L'UMP regrette la disparition de Benazir Bhutto, adresse ses condoléances les plus sincères à ses proches et souhaite aujourd'hui que la direction du Pakistan, aidée par la communauté internationale, prenne les mesures qui s'imposent pour assurer la stabilité et le triomphe de la démocratie dans ce pays meurtri". (Paris, communiqué, jeudi 27 décembre)

François Bayrou, président du MoDem : "C'est un acte épouvantable qui vient de frapper et de tuer Benazir Bhutto (...). Après de nombreux attentats qui la prenaient pour cible, celui-là a hélas emporté une femme courageuse, engagée jusqu'au bout pour reconstruire un pays en décomposition (...) Comme lors de l'assassinat du commandant Massoud, le fanatisme a ainsi atteint son but et c'est un très mauvais signe pour la situation dans cette région du monde et probablement dans le monde tout entier (...) La situation est explosive au Pakistan et toutes les personnes de bonne volonté doivent joindre leurs efforts pour que le processus démocratique puisse se poursuivre en dépit des rancoeurs et de la douleur". (Paris, jeudi 27 décembre)

Nicolas Sarkozy, président de la République : "C'est avec émotion et indignation que j'apprends la nouvelle de la disparition brutale, dans un attentat, de Mme Benazir Bhutto. Je condamne cet acte odieux avec la plus grande fermeté (...) Le terrorisme et la violence n'ont pas leur place dans le débat démocratique et dans le combat des idées et des programmes (...) La France, comme l'Union européenne, est particulièrement attachée à la stabilité et à la démocratie au Pakistan". Le chef de l'Etat souligne qu'il est "plus que jamais indispensable que les élections législatives du 8 janvier se préparent et aient lieu dans des conditions de pluralisme, de transparence et de sécurité qui permettront au peuple pakistanais de s'exprimer et de choisir librement ses représentants élus". Nicolas Sarkozy présente ses "condoléances les plus vives" au président pakistanais, "ainsi qu'à la famille de Benazir Bhutto, aux proches des autres victimes de l'attentat et au peuple pakistanais tout entier". (Lettre à Pervez Musharraf)

Bernard Kouchner, ministre des Affaires étrangères : "condamne avec la plus grande énergie cet acte odieux (...) salue la mémoire de Mme Bhutto, figure éminente de la vie politique pakistanaise (...) réaffirme l'attachement de notre pays à la stabilité du Pakistan et de sa démocratie, qui doivent être au centre de l'attention de toute la communauté internationale". Le ministre fait "part de sa très grande émotion à la suite de l'attentat qui vient de coûter la vie à Benazir Bhutto, qu'il connaissait personnellement (...) Il présente ses condoléances à sa famille, aux victimes de cet attentat et au peuple pakistanais". (Paris, ministère des Affaires étrangères, communiqué)

A L'ETRANGER

Gordon Brown, premier ministre britannique : condamne l'attentat qui a coûté la mort à l'ex-Premier ministre pakistanais Benazir Bhutto, "assassinée par des lâches qui ont peur de la démocratie".

Angela Merkel, Chancelière allemande : condamne "au plus haut point" l'"attentat terroriste lâche" qui a coûté la vie à l'ex-Premier ministre pakistanais Benazir Bhutto. "L'évènement souligne la nécessité de continuer la lutte contre le terrorisme et de soutenir ceux qui souffrent de ses conséquences." (Communiqué de presse du jeudi 27 décembre)

Ban Ki-moon, secrétaire général de l'ONU : "Je suis choqué et scandalisé par l'assassinat de Mme Benazir Bhutto" (…) "Il s'agit d'une attaque contre la stabilité du Pakistan et ses processus démocratiques. Je condamne fermement ce crime odieux et je demande que ses auteurs soient traduits en justice le plus tôt possible" (Communiqué de presse du jeudi 27 décembre)

George W Bush, président des Etat-Unis : "Les Etats-Unis condamnent fermement cet acte lâche perpétré par des extrémistes assoiffés de sang qui essayent de miner la démocratie au Pakistan"(..)"Nous les enjoignons (les Pakistanais) à honorer la mémoire de Benazir Bhutto en poursuivant le processus démocratique" (…) "Ceux qui ont commis ce crime doivent être jugés" (Déclaration à la presse le jeudi 27 décembre)

Hamid Karzaï, président de l'Afghanisrtan : "Nous condamnons de la façon la plus vigoureuse cet acte de lâcheté d'une immense brutalité". "Je suis profondément désolé, profondément affecté que notre sœur courageuse, cette formidable fille du monde musulman ne soit plus des nôtres".
"Elle a sacrifié sa vie au nom du Pakistan et de la région entière".
"Je trouve qu'elle était très, très courageuse, avec une vision (politique) claire pour son pays, pour l'Afghanistan et la région, une vision de démocratie de prospérité et de paix" (Conférence de presse, jeudi 27 décembre)

Mohammad Ali Hosseini, porte parole du ministère iranien des Affaires étrangères : "L'action criminelle d'aujourd'hui (jeudi) à Rawalpindi (près d'Islamabad) est condamnée avec force (...). Le gouvernement du Pakistan ne devrait ménager aucun effort pour identifier le groupe terroriste à l'origine (de l'attentat) et le punir pour empêcher toute autre action de ce type de groupes terroristes". (Téhéran, d'après le site internet de la télévision d'Etat)

Masahiko Komura, ministre japonais des Affaires étrangères : "Le Japon condamne l'attaque (...). Il est absolument inacceptable de tenter de résoudre un problème par la violence (...) J'espère vraiment que le Pakistan va créer les conditions de la démocratie en organisant des élections justes". (Chaîne de télévision NHK, Tokyo)

Scott Stanzel
, porte parole de la Maison Blanche : "Nous condamnons les actes de violence qui ont eu lieu aujourd'hui au Pakistan". Il a également indiqué que Georges W.Bush "fera une déclaration sur la situation" et qu'il a été "informé de la situation au Pakistan". (Crawford, Etats-Unis)

Père Frederico Lombardi, porte parole du Vatican : "Cet attentat montre à quel point il est extrêmement difficile de pacifier une nation aussi travaillée par la violence (...) la paix s'éloigne (...) Nous participons à la douleur de la population pakistanaise". Il a ajouté que Benoît XVI avait été "immédiatement informé". (D'après l'agence Ansa, Vatican)

Pranab Mukehrjee, ministre indien des Affaires étrangères : "Nous sommes choqués et horrifiés par sa mort". (New Delhi)

Anand Sharma, sous-secrétaire indien aux Affaires étrangères : "Aucun mot n'est assez fort pour condamner cet acte abominable". (Conférence de presse à NewDelhi)

Amr Moussa, secrétaire général de la Ligue arabe, a exprimé sa colère, se disant choqué par ce "crime haineux et terroriste". (Le Caire, agence officielle égyptienne Mena)

David Miliband, ministre britannique des Affaires étrangères : "je suis profondément choqué par la nouvelle de la récente attaque à Rawalpindi qui a causé la mort de Benazir Bhutto et tué 15 autres personnes (...) La retenue mais aussi l'unité sont nécessaires en ce moment (...) En visant Benazir Bhutto les groupes extrémistes visent tous ceux qui se sont engagés dans le processus démocratique au Pakistan. Ils ne peuvent et ne doivent pas réussir". (Londres, communiqué du Foreign office)

Romano Prodi, chef du gouvernement italien : "j'exprime ma douleur et celle du gouvernement tout entier à la suite de la mort tragique de Benazir Bhutto, une femme qui a voulu combattre jusqu'au bout (..) avec une seule arme, celle du dialogue et de la discussion politique (...) Je condamne avec indignation l'aveugle fureur de la terreur qui a apporté encore du sang et de la douleur au Pakistan, un pays déjà trop martyrisé par le fanatisme (...) Le difficile chemin vers la paix et la démocratie de cette région ne doit pas s'interrompre et le sacrifice de l'ex-Premier ministre Bhutto devra être l'exemple le plus fort pour ceux qui ne baissent pas les bras devant le terrorisme". (Rome, communiqué)

Mikhaïl Kamynine, porte-parole du ministère russe des Affaires étrangères : "Nous condamnons fermement cet attentat, présentons nos condoléances aux proches de Benazir Bhutto et espérons que la direction du Pakistan va réussir à prendre les mesures nécessaires pour assurer la stabilité dans le pays". (D'après l'agence russe Interfax)

Tom Casey, porte parole du département d'Etat des Etats-Unis : "Nous condamnons bien sûr cet attentat qui montre qu'il y a des gens là-bas qui essayent d'interrompre la construction d'une démocratie au Pakistan". (Washington, département d'Etat)

Shimon Peres, président israëlien : s'est déclaré "choqué".

Je condamne avec force l'assassinat lâche de Mme Bhutto, c'est un acte ignoble qui a visé une femme de courage et de talent, c'est un triste jours pour la démocratie et pour l'avenir du Pakistan.

Arnaud Fage 

"Loin de se réduire, les inégalités criantes s'aggravent"

« Le jour de Noël, c'est là sans doute qu'on prend conscience de la façon la plus aiguë des inégalités criantes, qui loin de se réduire s'aggravent », a déclaré Ségolène Royal à l'occasion de la visite d'un centre d'hébergement d'urgence du Secours catholique à Paris près de la cité Saint Martin, dans le quartier de l'Arsenal

(IVe arrondissement).

 


L'immeuble, dans ce quartier cossu, abrite quelque 150 personnes. Célibataires, divorcés, familles entières avec enfants - une soixantaine d'enfants au total - ont échu là. Les témoignages fusent : qui a perdu son logement après un licenciement, qui après un divorce. L'emploi n'est pas seul en cause: « l'immigration, la violence conjugale » sont aussi facteurs d'exclusion, souligne la directrice, qui précise que « la moitié des personnes hébergées ici travaillent »

Ségolène Royal souligne que « La crise du logement touche les exclus et les bas salaires mais aussi les catégories moyennes »

Ségolène Royal a également réclamé des mesures « énergiques » pour résoudre la crise du logement et a demandé au gouvernement et au Président de la République d'agir : « il y a eu des promesses de campagne, on attend des mesures énergiques et efficaces, qu'on passe des discours aux actes » alors « qu'un tiers des personnes du centre sont pourtant éligibles à un logement social ».

Ségolène Royal précise que « des solutions simples existent » et que si le gouvernement ne les prend pas c'est qu'il « ne veut pas bousculer » les communes de droite qui ne respectent pas leurs obligations.

Ségolène Royal propose que « l'Etat se substitue aux 700 communes qui ne construisent pas les 20% de logements sociaux » imposés par la loi, et aussi à celles qui ne respectent pas « le quota d'un logement d'urgence pour 1.000 habitants » et demande également de « donner aux communes la possibilité de réquisitionner des logements vacants spéculatifs » et que l'Etat mette « à disposition des communes pour construire du logement social, les terrains qu'il compte vendre dans les villes ».

Ségolène Royal salue enfin « le travail extraordinaire des associations » : « Sans elles la misère serait encore plus forte ».

Nicolas Sarkozy met en cause l'indépendance et la dignité de la fonction présidentielle

 

 

Nicolas Sarkozy a déclenché la critique à gauche en utilisant l'avion privé de l'homme d'affaires Vincent Bolloré pour se rendre en Egypte, pour des vacances de fin d'année.

Ségolène Royal précise « qu'il faut que Nicolas Sarkozy arrête de nous provoquer par son comportement ostentatoire et cesse d'être à la charge des milliardaires dont une partie des affaires dépend de l'Etat » et accuse Nicolas Sarkozy de "mettre en cause l'indépendance et la dignité de la fonction présidentielle"


Présidentielle aux Etats-Unis: huit jours décisifs pour les candidats

Après une brève trêve le temps de fêter Noël et à huit jours des premières consultations électorales, les candidats à la Maison Blanche ont recommencé à faire campagne mercredi dans l' Iowa (centre) pour tenter de convaincre les derniers électeurs indécis.

 

 

Les caucus (assemblées d'électeurs) pour départager les prétendants à l'investiture de leur parti auront lieu le 3 janvier dans l'Iowa et les derniers sondages publiés montrent des écarts extrêmement serrés entre Hillary Clinton et Barack Obama côté démocrate et Mike Huckabee et Mitt Romney côté républicain .

Selon le site spécialisé Real Clear Politics, qui recense tous les sondages politiques, Mme Clinton a repris l'avantage dans l'Iowa avec 29,2% des intentions de vote contre 27,3% pour son rival Barack Obama. John Edwards, qui fait campagne sans relâche depuis des mois dans cet Etat rural, reste en embuscade avec 23,5% d'intentions de vote.

Mme Clinton peut s'enorgueillir du soutien du Des Moines Register, le principal quotidien de cet Etat de trois millions d'habitants situé dans le centre du pays.

Mercredi soir, la candidate est apparue aux côtés de son mari Bill Clinton et de sa fille Chelsea, et son équipe a montré le ton de sa campagne dans la dernière ligne droite en diffusant un nouveau message accusant Obama de son manque d'expérience.

 

 

"L'Amérique fait face à la guerre à l'étranger et à une économie fragilisée sur son territoire, des moments critiques qui requièrent un président entraîné, prêt à diriger dès le premier jour et qui offre de vraies solutions aux sérieux défis qui nous attendent", explique le message. "Et cette personne est Hillary Clinton", ajoute le texte.

Mais le sénateur de l'Illinois a de son côté accusé implicitement la sénatrice d'user de vieilles méthodes, à savoir "dire au peuple américain ce qu'il veut entendre au lieu de ce qu'il a besoin d'entendre".

Hillary Clinton aurait été traitée de vielle et laide femme par ses concurrents démocrates.

Côté républicain, l'ancien gouverneur de l'Arkansas, Mike Huckabee fait la course en tête avec 29,2% d'intention de vote devant l'ancien gouverneur du Massachusetts Mitt Romney, crédité de 25,5% des voix.

Tous ces candidats sont dans un mouchoir de poche et ne peuvent pas se permettre de profiter de la "trêve des confiseurs". En 2004, 40% des électeurs des caucus s'étaient décidés au cours de la dernière semaine.

 

 

Pour la seule journée de mercredi, Mme Clinton et M. Obama devaient tenir un total de 16 réunions électorales. Au moins cinq autres candidats -- le sénateur républicain de l'Arizona John McCain, l'ancien sénateur républicain du Tennessee Fred Thompson, Mike Huckabee, le gouverneur démocrate du Nouveau-Mexique Bill Richardson et le sénateur démocrate du Delaware Joe Biden -- devaient également sillonner les routes enneigés de l'Etat.

L'épreuve de l'Iowa passée, les candidats n'auront pas le temps de souffler: les primaires du New Hampshire (nord-est) sont prévues le 8 janvier.

Dans cet Etat , Mme Clinton méne avec 32,3% contre 28,5% pour M. Obama.

Par le passé, tous les démocrates qui ont remporté à la fois les caucus de l'Iowa et les primaires du New Hampshire ont ensuite gagné l'investiture de leur parti.

Au niveau national Hillary Clinton mène toujours avec 49% des voix contre 20% pour Mr Obama.

Hillary Clinton, femme la plus admirée par les Américains
George W.Bush, homme le plus admiré par les Américains

La candidate à l'investiture démocrate est citée par 18% des personnes interrogées. Elle est suivie de près par l'animatrice de télévision Oprah Winfrey (16%).

 

 
Hillary Clinton, sénatrice et candidate à l'investiture démocrate pour l'élection présidentielle américaine, est la femme admirée par le plus d'Américains, selon un sondage annuel USA Today/Gallup diffusé jeudi 27 décembre. Hillary Clinton a été citée par 18% des personnes interrogées. La sénatrice de New York est suivie de l'animatrice de télévision Oprah Winfrey (16%) dans les préférences des sondés. Loin derrière, la secrétaire d'Etat Condoleezza Rice obtient 5%, l'actrice Angelina Jolie et la Premier dame Laura Bush affichant 3%. L'ex-Premier ministre du Pakistan Benazir Bhutto, assassinée jeudi, fait son apparition dans cette liste, 2% des sondés l'ayant cité.


L'ancien Premier ministre britannique, Margaret Thatcher (2%), la présidente de la Chambre des représentants Nancy Pelosi (1%), l'écrivain Maya Angelou (1%) et la reine Elizabeth II (1%) font partie des dix femmes les plus admirées par les Américains. Du côté des hommes, le président George W. Bush arrive en tête (10%), comme c'est souvent le cas pour les présidents en exercice, juste devant son prédécesseur Bill Clinton (8%).
Site officiel d'Hillary Clinton ci-dessous

http://www.hillaryclinton.com/

 
Par Arnaud Fage publié dans : Ségolène Royal présidente en 2012

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