Dossier Municipales 2008 : Bordeaux
 Bordeaux est une ville du sud-ouest de la France, chef-lieu de la région Aquitaine et du département de la Gironde. La commune est peuplée de 230 600 habitants (2007), tandis que l'aire urbaine compte 1 000 000 habitants et que l'axe Arcachon-Bordeaux-Libourne en compte 1 250 000. Ses habitants sont appelés les Bordelais. La ville est connue dans le monde entier pour ses vignobles, surtout depuis le XVIIIe siècle, qui fut pour elle un véritable âge d'or. Capitale de l'ancienne Guyenne (approximativement l'Aquitaine actuelle), Bordeaux fait partie de la Gascogne et elle est située en bordure des Landes de Gascogne.
Une partie de la ville, le port de la Lune, est classée depuis juin 2007 au Patrimoine Mondial de l'Humanité par l'UNESCO pour l'ensemble urbain exceptionnel qu'il représente.
Géographie
Bordeaux en Gironde
Bordeaux est situé près de la côte Atlantique, dans le sud-ouest de la France.
Généralités
La ville est traversée par la Garonne. C'est un port accessible aux navires de haute mer. Mais la plupart s'arrêtent plus en aval sur la Gironde, principalement au Verdon. Elle possède le dernier pont en aval sur la Garonne, le pont d'Aquitaine. Au-delà, la Garonne, puis l'estuaire de la Gironde, ne sont franchissables que par des bacs.
L'agglomération s'est développée à un rythme rapide, du fait d'un fort étalement urbain. Cet étalement est notamment lié au fait que les habitations de l'agglomération bordelaise excèdent rarement trois, voire deux niveaux, y compris dans les faubourgs proches du centre-ville.
En centre-ville, l'opération de transformation du quartier Mériadeck a visé à séparer les circulations piétonnes et automobiles, en construisant une dalle piétonne au-dessus de la voirie. Le bilan de cette opération est contesté.
Bordeaux, à l'image de son climat, est une ville charnière. Encore du Nord, et déjà du Sud. De la domination anglaise au Moyen Âge, elle cultive un certain flegme, une grande classe. Des courants commerciaux avec les pays de la Hanse et de la Hollande, elle garde le professionnalisme, l'ouverture sur le monde. De l'époque de Louis XIV, elle garde une architecture droite, alignée, classique, que l'on retrouve dans les innombrables châteaux en pierre blonde. Mais Bordeaux se vit aussi au rythme latin. Elle se montre gourmande et fêtarde, car sa population vient de toute l'Aquitaine, cette belle province qui touche l'Espagne. On est ici plus près de Bilbao et de Toulouse que de Paris.
Urbanisme et géographie urbaine
La ville de Bordeaux est divisée en huit arrondissements (voir carte des cantons). Les arrondissements 1 à 6 sont situés sur la rive gauche de la Garonne en bordure du fleuve. Le septième correspond à la rive droite et au quartier de la Bastide. Enfin, le huitième correspond au quartier de Caudéran. Cette division purement administrative n'ayant rien d'historique, les habitants s'identifient plus à leur quartier qu'à leur arrondissement.
La ville peut aussi être divisée en trois parties :
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la vieille ville de Bordeaux
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les anciens faubourgs (partie située à l'intérieur des boulevards)
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les quartiers extérieurs (comme Bordeaux-Lac ou Caudéran). Les types de logement et d'activité sont très différents dans ces trois parties de la ville.
Démographie

La ville de Bordeaux compte 230 600 habitants (recensement 2006) ; c'est la neuvième ville de France. L'agglomération compte 753 931 habitants (recensement 1999). C'est la septième agglomération française après Paris, Lyon, Marseille, Lille, Toulouse et Nice. L'aire urbaine compte 925 253 habitants (recensement 1999), c'est la septième aire urbaine française. Après une période de rapide dépeuplement (280 000 habitants en 1946, 208 159 habitants en 1982) et d'importants travaux de rénovation des quartiers les plus anciens, la population de la ville centre recommence à augmenter. La commune de Bordeaux, qui a gagné plus de 20 000 habitants en 20 ans, connaît actuellement un bel essor démographique à tel point que la ville devrait dépasser les 250.000 habitants en 2008 et 300.000 habitants en 2020. Un projet de fusion de communes est à l'étude, semblable aux cas de Lille-Lomme ou Cherbourg-Octeville, afin de porter la population communale au dessus de 300 000 habitants ; certains y voient un moyen de la rendre plus compétitive et de lui permettre de jouer un véritable rôle de métropole européenne.
Les recensements menés par l'INSEE en 2004 et 2005 montrent que la population bordelaise compte 126 046 ménages et 139 707 logements. Parmi les 229 900 bordelais, la part des hommes représente 46 %, celle des femmes 54 %. L'état matrimonial de la population bordelaise de 15 ans et plus indique que 54 % de la population est célibataire, 32 % marié(e), 8 % divorcé(e) et 6 % veuf ou veuve. Le nombre moyen de personnes par ménage est de 1,8.
Économie
Viticulture
Bordeaux est considérée par beaucoup comme la capitale mondiale du vin. À proximité de Bordeaux, un vignoble important produit de nombreux vins, dont certains parmi les plus prestigieux du monde, collectivement désignés sous le terme de vins de Bordeaux, ou simplement de bordeaux. Il y a autour de Bordeaux 14 000 producteurs de vin, 117 514 hectares de vigne, 400 négociants et un chiffre d'affaires de 14,5 milliards d'euros. La production annuelle est de 700 millions de bouteilles, vins de consommation courante et vins de qualité supérieure confondus.
Ce sont des vins blancs ou rouges, ces derniers sont à l'origine de la couleur bordeaux. Les vins rouges sont généralement produits à partir de cépages Cabernet-sauvignon, Merlot, Cabernet franc, Petit Verdot, Malbec, et de moins en moins fréquemment de Carménère. Les vins blancs sont produits à partir de cépages Sauvignon blanc, Sémillon et Muscadelle.
Le vignoble bordelais est subdivisé en cinq régions : l'Entre-Deux-Mers, le Libournais, le Bourgeais-Blayais, les Graves et le Médoc. Les terroirs les plus célèbres sont ceux de Saint-Émilion, Pauillac, Saint-Estèphe, Sauternes et Pomerol. Un classement des vins de Bordeaux est établi depuis 1855, mais il est fortement remis en question par la critique et certains producteurs du fait de son caractère presque immuable.
Actuellement, le vignoble bordelais connaît une relative crise en raison de la concurrence internationale et de la baisse des prix. Ces dernières années, le nombre de producteurs a diminué de façon significative.
Industrie

Mais Bordeaux est aussi une ville industrielle. L'industrie emploie 28 000 salariés (dont 16 000 pour le bois et le papier), le constructeur automobile Ford Aquitaine Industrie étant le premier employeur industriel aquitain. Bien que l'industrie bordelaise ait souffert ces dernières décennies (rive droite de Bordeaux), la ville a su se repositionner dans les technologies de pointe et les nouvelles technologies, notamment l'aéronautique. L'agglomération bordelaise est en effet un pôle majeur dans le secteur aéronautique spatiale et de défense, second pôle national après Toulouse, avec 20 000 emplois directs et 8 000 emplois en sous-traitance. Sont notamment implantées à Bordeaux les entreprises Dassault, Safran (l'ancienne Snecma), EADS et Thales. C'est notamment en périphérie de Bordeaux que sont construits les avions Falcon, le cockpit de l'Airbus A380, les propulseurs d'appoint de la fusée Ariane et le missile servant de vecteur à l'arme nucléaire, embarqué dans les SNLE, le M-51. Le laser Mégajoule est en constuction en périphérie de Bordeaux, plus précisement à Le Barp : ce projet, capital pour le renouvellement du dispositif de dissuasion nucléaire français, dans lequel le ministère de la défense compte investir plus de deux milliards d'euros, serait associé à un pôle industriel en industrie optique et laser de niveau européen.
Sont aussi présentes la pétrochimie et l'industrie pharmaceutique (Sanofi-Aventis), ainsi que l'industrie agroalimentaire (30 000 emplois) (LU), et en particulier les vins et spiritueux (Marie Brizard, Ricard), mais aussi bien sûr les vins de Bordeaux, secteur dans lequel certaines entreprises peuvent être considérées comme de véritables industries.
Services
Le secteur tertiaire reste dominant dans la capitale girondine notamment grâce à la forte attractivité commerciale et à une concentration des services liés aux entreprises. De plus, le tourisme est en plein essor, Bordeaux disposant d'un riche patrimoine historique et servant de relais vers les côtes d'Aquitaine et l'arrière-pays qui bénéficie considérablement des progrès du tourisme rural.
Bordeaux est le siège de la Chambre de commerce et d'industrie de Bordeaux. Elle gère l'aéroport de Bordeaux - Mérignac, l'École supérieure de commerce (ESC) de Bordeaux et l'Aire de Cestas.
Port autonome de Bordeaux
La ville de Bordeaux a également une activité portuaire importante. En effet, le port autonome de Bordeaux accueille chaque année 1 600 navires et traite environ 9 millions de tonnes de marchandises (dont 4,1 millions de tonnes d'hydrocarbures). Le port autonome de Bordeaux accueille également les éléments de l'A380 en transit vers Toulouse.
Chômage
Répartition des actifs (1999, INSEE):
Administration
Maires de Bordeaux
Voir la liste des maires de Bordeaux
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Jacques Chaban-Delmas (RPR) (1947-1995)
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Alain Juppé (RPR) (1995-2004)
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Hugues Martin (UMP) (2004-2006)
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Alain Juppé (UMP) (2006- )
Parmi les projets dont Hugues Martin a hérité au départ d'Alain Juppé, figurent notamment : le développement et l'amélioration du réseau Tramway dans la CUB, l'amélioration du cadre de vie avec aménagement des quais, étude de diverses lignes TGV rapides et plus directes vers différentes grandes villes…
Le 19 juin 2005, Hugues Martin inaugure sur la place de la Victoire l'Obélisque, un monument dédié à la gloire du vin.
Le 28 août 2006, les conseillers municipaux de la majorité municipale UMP-UDF-DVD démissionnent afin de déclencher des élections municipales anticipées et de permettre le retour d'Alain Juppé à la tête de la ville, après des élections que ce dernier remportera avec 56,24 % des votes.
Quartiers administratifs
En 1995, la mairie de Bordeaux a divisé la ville en 12 quartiers administratifs ou 12 arrondissements pour permettre la mise en place de conseils de quartiers. Ces conseils permettent un meilleur lien entre les bordelais et leurs élus ainsi qu'un traitement plus efficace des problèmes locaux. Les 12 quartiers créés regroupent plusieurs quartiers historiques (22, voir partie quartiers historiques de Bordeaux).
Ces douze quartiers sont les suivants :
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Quartier du Lac
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Quartier de Bacalan
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Quartier Grand-Parc - Chartrons - Paul Doumer
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Quartier de la Bastide
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Quartier Hôtel de Ville - Quinconces - St-Pierre - St-Éloi
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Quartier St-Seurin - Fondaudège
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Quartier de Caudéran
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Quartier St-Augustin - Quintin-Loucheur - Tondu
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Quartier St-Bruno - St-Victor - Mériadeck
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Quartier Capucins - Victoire - St-Michel - Ste-Croix
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Quartier Nansouty - St-Genès - Simiot - Barrière de Toulouse
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Quartier St-Jean - Belcier - Carle Vernet - Albert 1er - Sacré Cœur
Cantons
En 1965, la commune de Caudéran a été rattachée à Bordeaux, elle forme maintenant le 8e canton.
Bordeaux est divisée en 8 cantons :
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Le 1er canton compte 24 453 habitants;
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Le 2e canton compte 23 855 habitants;
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Le 3e canton compte 31 634 habitants;
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Le 4e canton compte 30 994 habitants;
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Le 5e canton compte 25 184 habitants;
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Le 6e canton compte 27 302 habitants;
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Le 7e canton compte 12 993 habitants;
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Le 8e canton compte 38 948 habitants.
Pour un total de 215 363 habitants en 1999 selon l'INSEE
Bordeaux à Gauche, pour que ça change fort
Tous avec Alain Rousset, candidat de la Gauche rénové
Lettre d'Alain Rousset aux bordelais
Madame, Monsieur,
Depuis que j'ai décidé de me présenter à vos suffrages, je travaille avec tous les Bordelais qui me rejoignent à construire un projet ambitieux pour Bordeaux. Un projet qui s'adresse à tous, qui embrasse tous els aspects de votre vie quotidienne et sache conjuguer le bien être de ses habitants et le renouveau d'une économie, aujourd'hui en panne.
Car le plus bel hommage à rendre à Bordeaux, c'est de la doter des moyens et des atouts qui soient à la hauteur de sa beauté, celle qui vient de lui valoir son classement au patrimoine mondial de l'humanité. Je suis fier comme vous de cette reconnaissance. Mais celle-ci ne doit pas exclure la lucidité. Celle, par exemple, que j'entendais, ces jours-ci, de la bouche d'un jeune Bordelais : « Oui, c'est vrai, nous l'aimons notre ville; elle est belle, nous nous promenons le dimanche sur les quais avec ma femme et mon fils, mais je n'arrive pas à y trouver un logement à des conditions acceptables ».
Voici l'un des défis majeurs qu'il nous faut relever. Car, derrière les belles façades de pierre blonde, vous êtes encore nombreux à souffrir d'un développement immobilier abandonné aux investisseurs.
Bordeaux a besoin d'une politique de l'habitat maîtrisée et équitable qui sache, à la fois, développer le logement locatif et encourager l'accès à la propriété pour les jeunes qui le veulent.
Bordeaux a besoin que nous bâtissions, ensemble, un projet éducatif dont le maire doit être, aujourd'hui, co-responsable, car il est le garant de l'avenir des enfants et des jeunes.
Bordeaux a besoin d'une politique sportive qui doit être élaborée en concertation étroite avec les associations, les bénévoles, les clubs. Une politique qui soutienne les pratiques amateur mais sache, aussi, aider les clubs à évoluer au plus haut niveau et créer les stades et les salles qui font, aujourd'hui, cruellement défaut.
Bordeaux a besoin d'un projet culturel qui encourage la créativité, la diversité, favorise et soutienne les échanges artistiques avec d'autres villes, en Europe et dans le monde. C'est pourquoi j'ai apporté mon soutien à la candidature de Bordeaux 2013.
Bordeaux, pour chacun de ses quartiers, doit atteindre une haute qualité de vie. Une ville moderne a le devoir d'être attentive à ce que l'environnement y soit protégé mais aussi à ce que des mesures concrètes en faveur de la santé, accompagnent les citoyens à toutes les étapes de leur vie.
Bordeaux, et ce ne sera pas la moindre de nos tâches, a besoin de tous nos efforts pour relancer son économie. L'expérience que j'ai accumulée, depuis bientôt dix ans, au service de l'Aquitaine, dont je crois pouvoir dire qu'elle est devenue une terre d'innovation, nous aidera à faire de notre ville une grande capitale régionale. Une capitale, enfin digne du rang de métropole européenne. Pour y parvenir, il nous faudra réconcilier le centre de décision que doit être la mairie avec tous les acteurs de l'économie : les commerçants, les artisans, les industriels.Si l'Aquitaine est devenue la première région de France pour la recherche, Bordeaux doit devenir le lieu des grands congrès scientifiques.
Pendant douze ans, j'ai été le maire de la quatrième ville d'Aquitaine. J'ai aimé, passionnément, y dessiner les contours d'un modèle de développement qui concilie dynamisme économique et exigence sociale. Et ceci, au contact étroit des citoyens, des entreprises, des chercheurs, des forces vives.
A la tête de la Communauté urbaine, j'ai eu le souci d'une gestion qui allie le mouvement et la rigueur; j'ai fait en sorte que la CUB puisse poursuivre l'implantation d'un réseau de transports, où le tramway a pris toute sa place. J'ai eu la grande satisfaction d'obtenir gain de cause dans la renégociation du contrat de fourniture de l'eau, source d'une économie de plusieurs centaines de millions d'euros pour les usagers et les contribuables.
Je souhaite maintenant que nous allions plus loin, ensemble, ici à Bordeaux, en partageant la vision que j'ai d'une démocratie vivante. Il y a, à Bordeaux, un vrai malaise qui tient à la méthode de gouvernement de notre ville et à l'absence de transparence et de sens dans les choix qui sont faits. Un dialogue sincère dans la gestion de la ville suppose la reconnaissance et l'émergence, si besoin, d'interlocuteurs, notamment associatifs, de la municipalité. Ce n'est pas le cas aujourd'hui.
Bordeaux a besoin d'un souffle nouveau et d'un enthousiasme collectif; je veux en votre compagnie, les lui redonner. C'est mon ambition la plus chère, celle qui m'anime chaque jour.
Alain Rousset
A Bordeaux, Alain Rousset, candidat des socialistes pour battre Alain Juppé aux municipales
Alain Rousset, le président socialiste de la région Aquitaine et député de la Gironde, devrait affronter l'actuel maire de Bordeaux, Alain Juppé, en mars 2008. Jeudi 18 octobre, c'est avec un simple "je souhaite être le prochain maire de Bordeaux" que M. Rousset a annoncé sa candidature.
Alors que M. Juppé a déjà annoncé sa volonté de briguer un nouveau mandat aux élections municipales de 2008,
Selon M. Rousset, Bordeaux est depuis 1947 "gérée par la même philosophie et a besoin d'un souffle nouveau". Il a reconnu, jeudi, que depuis l'arrivée d'Alain Juppé à la tête de la ville en 1995 "la ville a bougé et pour une bonne part en bien" mais il a dit vouloir lui apporter "ce petit grain de folie qui lui manque", annonçant une "campagne décoiffante". Tout en assurant qu'il avait le plus grand respect pour Alain Juppé, il a évoqué les faiblesses de la ville sur les plans économique, écologique, social, culturel et sportif alors que pour lui Bordeaux "a des potentialités énormes". Se disant favorable à une liste d'ouverture avec une main tendue au Mouvement démocrate (MoDem), Alain Rousset a assuré qu'en cas de succès il démissionnerait de son poste à la région.
À Bordeaux, Alain Rousset défie Alain Juppé
C'est donc Alain Rousset qui conduira la liste socialiste lors des élections municipales de mars prochain. « Je souhaite être le prochain maire de Bordeaux », a lancé le 18 Octobre 2007 avec détermination le président de la Région Aquitaine.
Il y a quelques jours, l'actuel maire UMP Alain Juppé, n'hésitait d'ailleurs pas à se moquer de l'attitude de son adversaire. « Quand la décision sera officialisée, ce sera un non-événement », écrivait dans son blog Alain Juppé, estimant que cela commençait « à friser le ridicule ». C'est donc dans un restaurant du coeur historique de Bordeaux, qu'Alain Rousset a choisi d'expliquer les raisons de son choix. Avec enthousiasme, il a évoqué son désir de « donner un nouveau souffle, une nouvelle ambition, un nouvel avenir » pour cette ville qu'il veut faire « entrer dans le XXe siècle ». Pour lui, cela passe notamment par « un besoin de rajeunissement » au niveau culturel, urbanistique, social et sportif. Celui qui vient d'être élu député de la septième circonscription de la Gironde a cependant reconnu qu'il lui a fallu un certain temps « pour assumer » cette candidature. « Je voulais notamment vérifier qu'il y avait une unité des socialistes et de la gauche derrière ma candidature », a-t-il expliqué. Une condition remplie, tous les socialistes ayant depuis quelques jours multiplié les appels de soutien. Les personnalités socialistes girondines telles que la députée Michèle Delaunay, « tombeuse » d'Alain Juppé en juin, le candidat malheureux aux municipales partielles d'octobre dernier, Jacques Respaud, et Alain Anziani, premier secrétaire départemental, étaient d'ailleurs assis à ses côtés. Tous savent en effet que la bataille s'annonce musclée. Le principal intéressé le reconnaît sans peine. « Je n'ai jamais abordé une élection avec des sondages aussi peu favorables, je passe limite le premier tour », a souligné Alain Rousset. Il aura en effet à affronter un adversaire de taille en la personne d'Alain Juppé.
Mais depuis quelque temps, l'ancien premier ministre se trouve quelque peu affaibli dans son propre fief. En juin dernier, celui qui occupait alors le poste de numéro deux du gouvernement Fillon avait perdu d'une courte tête la circonscription de Bordeaux centre, face à la socialiste Michèle Delaunay. Une percée de la gauche qui s'explique notamment par un changement sociologique dans cette ville, détenue par la droite (Chaban-Delmas puis Juppé) depuis 1947. Président de la Région Aquitaine, président de l'Association des Régions de France, l'ancien maire de Pessac, ancien vice-président de la communauté urbaine de Bordeaux, Alain Rousset, en cas de victoire en mars prochain, devra choisir. Hier, il a annoncé qu'il quitterait la présidence de la Région. Symboliquement, il lancera sa campagne par un meeting avec Bertrand Delanoë, Gérard Collomb et Jean-Marc Ayrault, les maires PS de Paris, Lyon et Nantes. Pour les deux Alain, les enjeux de cette élection sont différents. Juppé joue son avenir politique. Rousset, lui, n'a pas grand-chose à perdre mais tout à gagner. Une éventuelle victoire renforcerait son poids au sein du PS. Une des clés du scrutin résidera dans les éventuelles alliances que les deux hommes, qui souhaitent tous deux mener des listes les plus ouvertes possible, pourront conclure. Rousset peut déjà compter sur une union avec les Verts. Une alliance précieuse puisque le candidat Vert Pierre Hurmic avait remporté 6,83 % des voix au premier tour des législatives de juin dernier. Rousset et Juppé lorgnent surtout tous deux les voix centristes. Lors de l'annonce de sa candidature, Alain Juppé avait laissé entendre qu'une alliance avec le MoDem était en bonne voie : Alain Rousset a pour sa part affirmé hier qu'« une alliance (était) souhaitable ». Les tractations vont donc pouvoir commencer.
 Blog de Monsieur Rousset
http://bordeaux-rousset.fr/blog/
Je soutien totalement Alain Rousset à Bordeaux, candidat de la gauche moderne pour les municipales de Mars 2008 et j'espère qu'il arrachera cette ville à Alain Juppé comme Michelle Delaunay à su conquérir l'ancienne circonscription historique d'Alain Juppé ancrée à droite depuis 1947 grâce à l'aide de Ségolène Royal.
Alors bonne chance Alain Rousset !!!
Arnaud Fage
Par Arnaud Fage publié dans : Ségolène Royal présidente en 2012 |