Ce vendredi, lors du discours d'ouverture de l'Université d'Eté du
PS à La Rochelle, Ségolène Royal a présenté les réalisations concrètes
de la région Poitou-Charentes qui ont valeur d'exemple au niveau
national comme international, notamment en matière économique, sociale,
démocratique ainsi qu'en matière d'excellence environnementale, des
réalisations qui sont une "démonstration de la politique par la preuve".
Ségolène Royal a mis en avant les réalisations et actions qui font
la révolution écologique en Poitou-Charentes : le lycée Kyoto, le
premier plan photovoltaïque européen (650 000 m²) qui sert aujourd'hui
de référence en la matière, le pôle de compétitivité des éco-industries
qui a permis le lancement du véhicule électrique et le sauvetage
d'Heuliez qui développe un véhicule électrique. Evoquant la taxe
carbone prévue par le gouvernement, Ségolène Royal a déclaré que
c'était là : « un impôt absurde, injuste, un impôt historiquement
décalé dans le temps, un impôt insupportable pour toutes celles et ceux
qui n'ont pas le choix entre acheter un véhicule polluant parce qu'il
n'y a que cela sur le marché ou acheter une voiture électrique, parce
que du fait de la faiblesse de la politique gouvernementale
industrielle celles-ci ne sont pas produites en grand nombre (…). De
quel droit un gouvernement va-t-il assommer d'impôts les familles alors
qu'elles n'ont même pas le libre choix de rouler propre ? Retirez cet
impôt Mr Fillon et mobilisez votre énergie pour la montée en puissance
de l'industrie automobile française pour mettre massivement sur le
marché des voitures électriques pas chères pour que les familles
puissent choisir. Moi, je n'ai jamais pensé que l'écologie devait se
défendre par la punition. Elle doit se défendre par l'impulsion, par
l'orientation, par l'envie de faire, par l'envie de participer à un
projet mondial, à la protection de la planète. Certainement pas à
trouver des prétextes pour remplir des caisses que l'état a vidées. »
Ségolène Royal a ensuite abordé la question sociale au cœur des
préoccupations des socialistes en décrivant la mise en place de la « sécurité sociale professionnelle », « le service public de la formation professionnelle » et le développement de « l'économie sociale et solidaire » avec le soutien des coopératives ouvrières par la région.
Elle a ensuite souligné l'importance de la « révolution démocratique silencieuse (qui) a été menée par l'ensemble des élus de la région » en évoquant notamment les budgets participatifs et les jurys citoyens mis en place en Poitou-Charentes. Citant l'opposante birmane Aung San Suu Kyi, présidente d'honneur de l'Internationale socialiste, Ségolène Royal a conclu que « ce n'est pas le pouvoir qui corrompt, c'est la peur de le perdre ». « Et
nous, nous n'avons pas peur de le perdre parce que nous l'avons sur les
territoires. Nous n'avons pas peur du tout parce que nous sommes
tournés vers les Français et que nous savons qu'ils nous attendent ».